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  • HIT17 : data re-use et données de santé générées par les patients à l’honneur du Challenge numérique

    La réutilisation des données de santé et les données de santé générées par les patients : tels étaient les deux thèmes de l’édition 2017 du Challenge numérique et santé connectée, dont les lauréats ont été annoncés le 16 mai 2017 dans le cadre de la Paris Healthcare Week.

    Porté par Eurasanté, cet appel à projets national est financé par Bpifrance dans le cadre du Programme d’Investissements d’Avenir.

    Les lauréats 2017 sont Stimul pour les données de santé générées par les patients, et Synodis pour la réutilisation des données.

    La prochaine édition du Challenge, qui sera bientôt lancée, sera centrée sur l’open data, avec un focus sur le croisement des données issues des collectivités territoriales avec celles des établissements de santé.

  • HIT17 : « Nous sommes déjà dans l’ère du big data en cancérologie » (UniCancer)

    La cancérologie est déjà rentrée dans l’ère du big data : telle est la principale conclusion de la session sur la e-santé en cancérologie organisée par Unicancer le 16 mai 2017 dans le cadre de la Paris Healthcare Week.

    La fédération a également mis l’accent sur le développement de la télémédecine (deuxième avis, télémonitoring) ainsi que sur le rôle croissant du patient dans la prise de décision concernant ses soins, mais aussi dans l’amélioration de sa prise en charge ou l’alimentation de son DPI.

    ConSoRe : exploiter les entrepôts de données patients

    Le projet ConSoRe (Continum soins recherche) a été lancé en 2015 dans 4 centres de lutte contre le cancer afin de pouvoir :

    • Utiliser toutes les données du système d’information hospitalier.
    • Fouiller les données multi-sources et multi-formats, pour la constitution de cohortes.
    • Identifier de nouvelles hypothèses.

    La V0 a permis aux centres de lutte contre le cancer impliqués de constater qu’il est possible de :

    • créer un entrepôt sans modifier les systèmes d’information hospitaliers ;
    • interroger des données structurées et non structurées ;
    • obtenir un délai de réponse rapide.

    Le projet, qui concernera 8 centres de lutte contre le cancer fin 2017, va maintenant rentrer dans une deuxième phase, visant à permettre de constituer des cohortes de patients à partir de mots clés (exemple : mélanome ; pas de complications; etc.), mais aussi d’utiliser des techniques de machine learning et d’analyse automatique des images et des textes.

    My CLB : faciliter l’interaction du patient avec l’hôpital

    Le deuxième projet présenté par Unicancer a été développé par le centre Léon Bérard. My CLB est un portail qui permet au patient d’interagir en ligne avec l’équipe de l’établissement, par messagerie, désengorgeant ainsi les secrétariats médicaux. Il a également accès à son DPI, qu’il pourra à terme directement alimenter. Le centre Léon Bérard expérimente actuellement le télésuivi des patients, via l’envoi de formulaires, dans le cadre de la chirurgie ambulatoire ou de la prise d’anticancéreux oraux, avec un système de déclenchement d’alerte selon les réponses des patients.

    My CLB fait partie du projet régional MyHOP, conçu par les Hospices Civils de Lyon et développé par le GCS Sisra, qui offre un point d’accès unique au patient pour accéder à ses informations et interagir avec les professionnels de santé qui assurent sa prise en charge dans l’ensemble de Rhône-Alpes. 100 000 comptes ont été ouverts pour l’instant, dans 6 établissements, dont 3 CHU.

    Demain, le patient évaluateur

    En conclusion, Unicancer a insisté sur le rôle croissant des patients, en particulier dans l’amélioration de sa prise en charge, via le recueil des PROMS (patient reported outcomes). Le développement d’infrastructures adaptées pour ce faire est donc nécessaire.

  • HIT17 : annonce du partenariat Libheros & Orkyn pour améliorer les soins à domicile

    Augmenter la qualité des soins et couvrir l’ensemble du parcours de soins du patient à sa sortie de l’hôpital, tel est l’objectif du partenariat noué entre Libhéros et Orkyn’, filliale de Air Liquide, annoncé à la Paris Healthcare Week le 16 mai 2017.

    Du bon professionnel de santé à l’équipement à domicile

    Dans un contexte d’augmentation de la prévalence des maladies chroniques et de contrainte budgétaire, les séjours hospitaliers se raccourcissent. Une coordination ville-hôpital doit être de plus en plus efficiente. C’est dans cet environnement que la solution digitale de prise de rendez-vous en ligne proposée par Libheros s’intègre à la l’adaptation du domicile proposée par Orkyn.

    L’objectif du partenariat est de faciliter la prise en charge à domicile des soins à effectuer à la sortie de l’hôpital du patient. Pour cela:

    • Libheros propose sa solution aux établissements de santé et aux professionnels libéraux. Sur sa plateforme pro, les professionnels peuvent avoir accès à leur agenda de tournée, le type de soin à effectuer, etc. 
    • Orkyn coordonne l’équipement matériel des soins: dispositif médical, adaptation du domicile, etc. L’objectif est de coordonner au plus prêt dans la relation patient-professionnel.

    Pour chacun des acteurs, ce partenariat apporte des avantages substantiels. Les professionnels de santé disposent d’un outil de suivi des patients et connaissent l’écosystème de leur patientèle. Ils  ont accès à un réel partage d’information et peuvent ainsi surveiller l’observance des traitements.

    Ainsi, le but du partenariat était de proposer une même plateforme pour l’organisation des soins à domicile et l’équipement en matériel des soins. Le patient, l’hôpital et les professionnels de santé deviennent acteurs de la coordination. Le partenariat se repose sur les acteurs de proximité comme les pharmaciens et les médecins généralistes.

    Mise en place du partenariat

    Le projet a été testé sur deux territoires: en île-de-France et à Lyon. Il s’agissait ici

    • de valider la demande de la part des patients et des établissements.
    • d’une opportunité d’expérimenter la mesure de l’observance. Orkyn, en installant et en équipant les domiciles des patients peut accompagner les accompagnant dans la prise de traitement.

    Cela a notamment été testé dans le cadre de l’apnée du sommeil.

  • HIT17 : « Nous faisons de l’ingénierie de la connaissance pour l’aide à la décision » V. Bouvier, VIDAL

    Dans le cadre de HIT 2017, Health & Tech intelligence vous propose le point de vue de Vincent Bouvier, Directeur Général de Vidal, éditeur de données de santé.

    Au delà du dictionnaire Vidal, quel est votre cœur de métier? 

    Notre cœur de métier est d’aider les professionnels de santé dans la façon dont ils soignent. Pour cela, nous tenons à jour une base de données pour que les produits de santé utilisés soient en conformité avec la réglementation et l’état de la science. Il s’agit de construire une base de connaissance structurée de façon à la proposer aux professionnels de santé au moment où ils en ont besoin: au lit du patient, dans une situation clinique.

    Ainsi, les données de dossiers patients, les prescriptions et les délivrances constituent une chaîne pour que le traitement puisse être effectué au bon moment, par le bon professionnel de santé et pour le bon patient.

    A qui s’adressent ces informations et pour quoi faire?

    La base de données s’intègre chez 200 partenaires ayant une application médicale: libéraux, officine, hôpitaux. Il s’agit de faire que, de l’infirmière au médecin généraliste, tout le monde ait la même information. 

    Ce système d’information permet de structurer la connaissance afin d’apporter une aide à la décision. Somme toute, nous faisons de l’ingénierie de la connaissance pour l’aide à la décision.

    Vous avez été rachetés par M3, un groupe japonais. Que vous apporte cette acquisition?

    Pour M3, il est clair que c’était le moyen d’entrer en Europe. De notre côté, le changement se fait sentir dans le soutien financier que nous apporte le groupe. En effet, il nous permet de voir à plus long terme et de faire des investissements.

    Par exemple, la mutation digitale a été opérée chez Vidal par l’agrément de la base de données sur les médicaments. Cela a permis de développer des services numériques pour améliorer l’utilisation des médicaments. Pour cela, les alertes aux professionnels de santé doivent être lancées au bon moment. C’est là le cœur de la stratégie: améliorer la pertinence des messages.

    Rencontrez-vous des freins réglementaires dans le déploiement de vos services?

    Ce qui représente des freins règlementaires pour les autres est en fait des opportunités pour nous. Comme nous avons l’agrément des données sur les médicaments, nous travaillons avec les éditeurs de données.

    De plus, ces contraintes représentent des barrières à l’entrée du marché. A cela j’ajouterai que, en ce qui concerne les médecins, plus la réglementation sur les médicaments augmente, plus ils ont des responsabilités professionnelles et plus on leur demande de prouver leur information. Notre devoir de tenir à jour nos bases de données vient de cette responsabilité du professionnel de santé. 

    Si vous aviez un conseil à donner au prochain ministre de la santé, quel serait-il?

    Je conseillerais de faire tout son possible pour développer les systèmes d’information pour que les professionnels travaillent avec des référentiels communs. Cela a un impact fort sur la qualité des soins et sur la structure des coûts.

    De plus, je conseillerais d’utiliser davantage l’expertise du secteur privé qui produit des informations de qualité. 

  • Données de santé : Medeo relie les médecins et les objets connectés

    La start-up lyonnaise Medeo créée en 2015 a développé Kligo, une solution qui permet de récupérer les données générées par les objets connectés de santé.
    Ayant remporté un appel d’offre en Inde début 2017, Medeo va avoir l’occasion de développer et tester sa solution à grande échelle.

    La réponse aux difficultés d’accès aux soins et aux déserts médicaux 

    Medeo, start-up lyonnaise spécialisée dans les solutions de santé connectée est née de la collaboration Rémi-Jean Berger et Yacine Remini, diplômés de l’Ecole centrale de Lyon et de l’EM Lyon. La solution Kligo permet en effet d’interfacer les données collectées par les objets connectés de santé aux systèmes d’information des professionnels de santé. Le dispositif est constitué d’un boitier sans fil. 

    Appliquée aux régions sous-dotées en professionnels de santé comme l’Inde, où la start-up travaille avec l’hôpital de Bengalore, Kligo permet de collecter des données de santé à distance, de pouvoir les transférer et les stocker sur un logiciel et donc de pouvoir les analyser. 

    Après l’Inde, la France

    Après l’Inde, la start-up espère investir le marché français en équipant les hôpitaux mais aussi patients et médecins d’ici 2018. Cela suppose d’équiper préalablement les patients en objets connectés de santé. Actuellement 50 médecins sont équipés en France, et un test est en cours sur un patient diabétique hypertendu, ce qui permet d’effectuer une télésurveillance et d’adapter le traitement. 

    Medeo lève actuellement des fonds à hauteur de 800 000 euros pour continuer son développement, notamment à l’international. 

  • E-santé : Health&Tech analyse l’efficacité des stratégies et des structures régionales (Etude)

    Identifier les meilleurs accompagnements territoriaux proposés aux entreprises de la e-santé, localiser et caractériser les entreprises de la e-santé : tels sont les principaux objectifs de l’étude Ecosystèmes territoriaux d’innovation dans la e-santé, publiée le 15 mai 2017.
    Health&Tech Intelligence publie cette première étude en partenariat avec la Caisse des dépôts.

    La première étude Health&Tech s’appuie sur une enquête auprès des structures territoriales d’accompagnement des entreprises (pôles de compétitivité, clusters, agences de développement et de l’innovation), en charge de la mise en œuvre des stratégies locales en matière d’innovation et de développement économique. Elle a été complétée par des entretiens qualitatifs auprès d’entreprises de la e-santé localisées sur différents territoires, et positionnées sur différents segments de la e-santé : télémédecine, dispositifs médicaux, m-santé…

    L’étude apporte des données inédites sur la localisation et la typologie des entreprises de la e-santé, et analyse l’efficacité des politiques d’accompagnement des entreprises mises en place par les collectivités après la réforme territoriale, autour d’une triple analyse :

    • stratégies territoriales en matière de e-santé : cadre légal d’intervention des collectivités depuis la dernière réforme territoriale, dispositifs de financement des entreprises, rôle des différentes structures d’accompagnement, outils mis en place ;
    • tissu territorial des entreprises de la e-santé : localisation, typologie, segments de marché adressés, perspectives de développement ;
    • apports réciproques entre stratégies territoriales et stratégies d’entreprises : fertilisation croisée des écosystèmes de la santé et du numérique, insertion locale des entreprises et ouverture à l’international.

    Cette étude s’adresse aux acteurs économiques et institutionnels des territoires, aux agences régionales de santé, aux décideurs nationaux.

     85 pages, Editée le 15  mai 2017. Tarif préférentiel pour les lecteurs de H&TI de 500 €HT au lieu de 700 € HT via le lien suivant.

  • Le Canada renouvelle sa confiance à Inforoute, son agence Esanté, et la dote de 300 m$ sur 5 ans

    300M$, soit 210 m€, pour 5 ans, tel est le budget d’Inforoute Santé Canada annoncé en mars 2017 par le gouvernement canadien. Inforoute santé est une association à but non lucratif créée en 2001 chargée de promouvoir et déployer la santé numérique dans les 13 régions canadiennes.
    Health&Tech Intelligence réalise une étude approfondie en 3 parties, de son action, sa gouvernance et de ses résultats avant de dresser un parallèle avec la France – dont l’ASIP Santé, nouvellement nommée Agence française de santé numérique, est l’homologue.

    INFOROUTE est crédité d’un budget de 300 m$ sur 5 ans (220m€ env) – PARTIE 1

    Inforoute Santé du Canada est une organisation fédérale canadienne chargée de faire avancer la santé numérique dans les 13 provinces et territoires. Créée en 2001 sous la forme d’une Association à but non lucratif, Inforoute de Santé dispose d’un budget variable défini par le gouvernement fédéral en accord avec les gouvernements des provinces et territoires.  Le dernier budget récemment alloué à Inforoute de Santé en Mars 2017 s’établit à environ 300 Millions de $ (210 millions d’€). C’est la cinquième contribution fédérale autorisée pour cette association dont le bureau est constitué de représentants du gouvernement fédéral et des ministres de la santé des provinces et territoires canadiens.

    Au total elle aura reçu 2.4 milliards de $ (1.68 Milliard d’€) depuis sa création en 2001. En 2016, plus de 95% des fonds avaient été engagés et 93% dépensés.

    Michael Green, son président et directeur général, déclare qu’ Inforoute de Santé Canada sera « en mesure d’étendre les initiatives d’ordonnances électroniques et de soins virtuels, de soutenir l’adoption et l’utilisation continues des dossiers médicaux électroniques, d’aider les patients à accéder en ligne à leurs dossiers de santé et, enfin, de relier efficacement les systèmes de dossiers de santé électroniques afin de les rendre accessibles à tous les professionnels de la santé et à toutes les organisations de la santé — le tout en vue de transformer les soins ». 

    Un fonds spécial eSanté est également destiné à faciliter l’accès aux soins dans les territoires (Yukon, Terre neuve). A hauteur de 108 m$ Canadien (75.6 m€) pour 4 ans, ce fonds permettra notamment d’encourager l’engagement de projets de eSanté dans les domaines de la santé mentale, des maladies chroniques et de la santé buccale des enfants et de réduire la dépendance à l’égard du transport médical à l’extérieur de la région.

    Dossier médical, PACS, informatisation de la médecine de ville, e-prescription

    • 700 m€ pour le dossier médical

    L’action d’Inforoute est inscrite dans la durée avec notamment le soutien aux dossiers médicaux électroniques DSE, DME et DSP[1]  et surtout au DSE, le Dossier de Soins Electronique canadien – EHR en anglais –  l’équivalent du Dossier Médical Partagé français.

    Le projet de DSE a servi à justifier la création de Inforoute de Santé Canada en 2001.
    Sur la période 2002 à 2009, le DSE a pu bénéficier de plus de 1 milliards de subventions fédérales (700 M€) et a permis d’établir un cadre pancanadien d’interopérabilité et d’aider au déploiement de registres dans la presque totalité des provinces et territoires.

    • 255 m€ pour le PACS

    Inforoute Santé a également été un acteur majeur de la numérisation de l’imagerie médicale grâce aux PACS locaux et territoriaux. Le volet « systèmes d’imagerie diagnostique » du projet de Dossier de Santé Electronique canadien a bénéficié, entre 2003 et 2009, d’une enveloppe de 365 millions de dollars canadiens (255 M€).

    • 230 m€ pour le déploiement du dossier patient en Ville

    L’aide au déploiement de DPI pour la médecine de ville a été à l’origine d’un des plus importants investissements représentant 340 Millions de $ canadiens (230 Millions €) engagé sur une seule année en 2010-2011. Elle a permis d’accélérer l’adoption des DME (DPI) dans les soins primaires où un retard important était constaté il y a quelques années par comparaison avec les pays de l’OCDE. Le taux d’usage par les médecins de ville est passé de 20% en 2009 à 73% en 2016. 

    • Depuis 2003, système d’information sur le médicament et développement de la e-prescription

    Parmi les nouveaux projets, et dans la continuité des efforts de développement d’un système d’information sur le médicament lancé dès 2003, le nouveau programme PrescripTIon vise le déploiement sur l’ensemble du Canada de la ePrescription généralisant la transmission informatique des ordonnances entre les prescripteurs et les pharmacies.

    ICIS, doté de 53m$ (37m€ env.), agence de la donnée de santé

    D’autres agences fédérales interviennent également en santé numérique. L’ICIS, l’Institut canadien d’information sur la santé vise à combler des lacunes dans les données sur la santé afin d’améliorer les prises de décisions et l’efficience grâce au Big Data et à la promotion de la médecine factuelle (Evidence Based Medicine dont le Canada a été l’un des initiateurs). L’ICIS vient d’être doté d’un budget initial de 53 m$ sur cinq ans et de 15 m$ par an à partir de 2018.

    Principaux résultats : pas encore de généralisation du dossier patient malgré un cadre d’interopérabilité propice

    Inforoute Santé du Canada a largement contribué au rattrapage du retard canadien en matière de santé numérique, notamment en matière de numérisation de l’imagerie médicale et pour l’équipement des médecins de ville en solution de DPI. Grâce aux subventions fédérales, le Canada dispose aujourd’hui d’une infrastructure correspondant à des prérequis pour la généralisation du DSE. Ainsi, les registres des assurés et des répertoires de ressources couvrent 100% du pays. Mais le projet de DSE a subi de nombreux retards. Sa généralisation à 50% de la population a été prévu initialement pour 2010 avant d’être retardé à 2016. L’objectif n’est toujours pas atteint aujourd’hui malgré les progrès enregistrés sur les prérequis.

    [1] Le DSE correspond au DMP Français actuel, le DME est le Dossier Médical Informatisé d’un établissement ou d’un cabinet tandis que le DSP se rapporte au Dossier Médical Personnel destiné à l’usage des patients et citoyens. (En anglais : EHR, EMR et PHR).

  • Australie : des experts appellent à la réglementation des apps et du marché de la santé numérique

    Les Australiens qui utilisent des applications dédiées à préserver ou améliorer leur santé mentale sont invités à faire preuve de prudence.
    Des experts s’inquiètent de la qualité de certains dispositifs et ont appelé début mai 2017 à une plus grande réglementation du marché de la santé numérique, en plein essor au sein du pays.

    Applications de santé mentale : leur efficacité remise en cause par le Dr. Grundy

    Parmi ces spécialistes critiques figure le Dr. Quinn Grundy, chercheur postdoctoral à la Faculté de pharmacie de l’Université de Sydney au Centre Charles Perkins. Elle a affirmé à l’Australian Associated Press que les applications mobiles avaient le potentiel de fournir des services de santé mentale sur mesure, accessibles et rentables.

    Cependant, elles peuvent également être potentiellement nuisibles, explique-t-elle, soulignant par ailleurs qu’il est complexe pour les consommateurs de trier les dizaines de milliers d’applications disponibles sur le marché.

    Une analyse « des meilleures parmi les meilleures » applications du genre, financée par l’Australian Communications Consumer Action Network (ACCAN), a démontré qu’il y avait peu de preuves assurant de leur efficacité pour améliorer la santé mentale de leurs utilisateurs.

    Même les meilleures applications ne seraient pas complètement fiables

    « Au final, nous ne nous sommes pas sentis à l’aise pour soutenir l’une de ces applications, car même celles qui provenaient d’organisations réputées ne fournissaient pas les assurances sur la protection de la vie privée que l’on espérait, a précisé le Dr. Grundy à l’Australian Associated Press. [Et lorsque l’on observait] une excellente politique de confidentialité, il n’était pas évident que le développeur [de l’outil] possédait une expertise en santé mentale ou qu’il avait basé [son système] sur [un fondement médical] solide. »

    En étudiant ces outils, l’équipe du Dr. Grundy a révélé différents aspects jugés dérangeants :

    • Beaucoup de services communiquent sur la facilité et la rapidité avec lesquelles elles étaient capables de résoudre les problèmes des usagers. « Si l’état d’un consommateur ne s’améliore pas, [les fabricants] en prendraient-ils la responsabilité ? » ;
    • Un certain nombre d’applications suggèrent que « les problèmes quotidiens », comme une mauvaise qualité de sommeil et le stress étaient le signe d’un problème de santé mentale. Or, une consultation avec un professionnel de la santé et une analyse personnelle beaucoup plus poussée sont nécessaires pour parvenir à ce genre de conclusion.

    Certains services pourraient aggraver la santé mentale des utilisateurs

    Pour le Dr. Grundy, certaines applications pourraient dans le pire des cas aggraver la santé mentale de l’usager.

    Elle se base sur le cas de Jazmin, une étudiante en doctorat qui a commencé à utiliser une application dite de pleine conscience pour tenter de mieux contrôler son stress. Elle explique qu’elle avait alors un emploi du temps universitaire très chargé et qu’elle essayait en parallèle de monter sa start-up. « Je me sentais assez stressée. »

    Au départ, elle trouve les méditations proposées par l’outil assez utiles, en particulier la nuit. « Mais le fait de devoir établir des rapports quotidiens a commencé à devenir fastidieux, et je me suis rendu compte que le sentiment de mal-être que je ressentais au début c’était aggravé, j’ai fini par me sentir pire qu’avant. Alors j’ai abandonné. »

    Vers une plus grande réglementation du marché ?

    Le Dr. Quinn Grundy regrette que les gouvernements n’agissent pas davantage pour réglementer le marché. Son point de vue est notamment partagé par le Pr. Lisa Bero, pharmacologue et chercheur australienne dans les soins de santé.

    Le Dr Grundy a présenté son analyse courant mai au symposium sur l’intégrité et la polarisation de la recherche (the Bias and Research Integrity Node Symposium), organisé par le Centre Charles Perkins de l’Université de Sydney. L’occasion d’insister sur l’importance de la mise en œuvre d’une réglementation précise sur la commercialisation des applications dédiées à la santé mentale afin de s’assurer que les consommateurs reçoivent un soutien de qualité, fondé sur des données probantes.

  • Australia warns against mental health applications

    Australians who use mindfulness applications dedicated to preserve or improve their mental health are advised to exercise caution.

    Experts worry about the quality of certain devices and have called in early May 2017 for greater regulation of the digital health market, booming within the country.

    Mental health applications: their effectiveness is questioned by Dr. Grundy

    One of these critical experts is Dr. Quinn Grundy, a postdoctoral researcher at the University of Sydney’s Faculty of Pharmacy based at the Charles Perkins Centre. She said to the Australian Associated Press that mobile apps have the potential to provide tailored, accessible and cost-effective mental health services.

    However, they can also be potentially harmful, she explained, pointing out that it is hard for consumers to sort through the tens of thousands of applications available on the market.

    An analysis of « the best of the best » applications of that kind, funded by the Australian Communications Consumer Action Network (ACCAN), showed that there was little evidence of their effectiveness in improving the mental health of their users.

    Even the best applications would not be completely reliable

    « In the end we didn’t feel comfortable in endorsing any of these apps because even the ones that were from reputable organisations didn’t provide the privacy assurances one would hope for, » Dr. Grundy said to the Australian Associated Press. Or if they had a great privacy policy it was unclear that the developer had any mental health expertise or that it was based on sound evidence. « 

    By studying these tools, Dr. Grundy’s team revealed various disruptive aspects:

    • Many services communicate about how easy and quickly they could solve user problems. « So we wondered if a consumer didn’t get better would they blame themselves? »;
    • A number of applications suggest that daily problems, such as sleeping and stress, are a sign of a mental health problem. However, a consultation with a health professional and a deeper analysis are necessary to reach this kind of conclusion.

    Some services may worsen the mental health of users

    For Dr. Gundy, some applications could aggravate the mental health of the user in the worst case.

    Jazmin, PHD student, began using a mindfulness application to try to better control her stress. She explains that it was a particularly busy period for her with study as well as trying to establish a start-up. « I felt quite stressed. »

    At first, she finds the meditations proposed by the tool quite useful, particularly at night. « But the requirement for daily reporting started to get annoying, and I realized that when I rated myself as feeling down, that actually compounded those feelings, I ended up feeling worse. So I gave it up. »

    Towards stricter market regulation?

    Dr. Quinn Grundy regrets that governments don’t do more to regulate the market. Her point of view is shared by Professor Lisa Bero, an Australian pharmacologist and researcher in evidence-based health care.

    Dr. Grundy presented her analysis in May 2017 at the Bias and Research Integrity Node Symposium hosted by the University’s Charles Perkins Centre. It was her opportunity to emphasize the importance of implementing specific regulations on the commercialization of applications dedicated to mental health in order to ensure that consumers receive quality, evidence-based support.

  • Chine : La start-up Infervision crée un système basé sur l’IA pour détecter le cancer du poumon

    La société chinoise Infervision vient de dévoiler un système de diagnostic basé sur l’intelligence artificielle pour aider les médecins à dépister le cancer du poumon à un stade précoce.

    Le dispositif est capable de repérer en quelques instants les premiers signes du cancer sur une série d’images médicales, permettant aux médecins de proposer plus rapidement un traitement à leurs patients.

    Un système axé sur l’apprentissage approfondi

    En Chine, le cancer du poumon cause environ 600 000 décès chaque année selon les chiffres officiels.

    Pour tenter de limiter ce fléau, la société Infervision a décidé d’utiliser l’intelligence artificielle afin d’aider les équipes médicales à détecter plus facilement la maladie et ainsi permettre aux patients de bénéficier d’un traitement le plus tôt possible.

    Le dispositif de l’entreprise se base sur trois outils high tech

    • Le système mis au point par la société chinoise repose notamment sur le diagnostic intelligent assisté par CT (tomodensitométrie), ou AI-CT, qui permet de repérer la tumeur à un stade précoce. Cette forme d’intelligence artificielle est capable de détecter et de mettre en évidence les caractéristiques du cancer sur une série d’images CT (tomodensitométrie). Il repère les éventuels nodules cancéreux et permet aux médecins de les identifier plus facilement, offrant ainsi aux patients une meilleure chance de survie.
    • Le diagnostic intelligent assisté par rayons X (AI-DR) aide quant à lui les radiologues à repérer les lésions pulmonaires. Il peut détecter plus de vingt types de lésions différentes et a prouvé qu’il pouvait identifier celles que les radiologues manquaient habituellement.
    • Infervision utilise enfin ce qu’il appelle « the AI scholar ». Il s’agit d’une plateforme intelligente de recherche et d’apprentissage approfondi permettant aux médecins d’utiliser des algorithmes d’apprentissages complexes sans formation poussée. L’outil peut traiter plus de cent images à la fois.

    L’intelligence artificielle pourrait révolutionner l’industrie de santé

    En une seule année d’existence, Infervision a réussi a démontré la valeur de l’intelligence artificielle dans l’assistance aux professionnels de la santé. La start-up a analysé environ 100 000 images de scanner (CT-scan) et 100 000 radiographies en 2016, un rendement très important.

    L’entreprise chinois espère étendre ses systèmes d’apprentissage approfondi à d’autres domaines de la profession médicale dans les années à venir.