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  • EU eHealth Competition : 2 start up espagnoles, 1 irlandaise récompensées

    Santé mentale, pré-diagnostic et diabète, tels sont les 3 domaines d’activités des lauréats de la EU eHealth Competition annoncés le 4 mai 2017 à Barcelone. Les trois lauréats se partagent une aide financière de 1,1 million d’euros provenant des différents sponsors.

    Créée en 2012 par TICBioMed dans le but d’accompagner des PME dans le développement de leurs activités, d’améliorer leur visibilité et d’offrir des opportunités de partenariats, la EU e-Health Compétion, qui s’est déroulée à Barcelone, a annoncé, le 4 mai 2017 les trois meilleures solutions de cette année parmi une liste de 15 finalistes.

    La EU e-Health Competition

    Les critères de sélection des finalistes

    L’appel à projet, se terminant le 6 mars 2017, était ouvert aux start-up de toute l’Europe, de la Grande Bretagne à Israël. Le champ de la compétition concerne la e-santé, le bien-être et le diabète. Ainsi, étaient éligibles les TIC et m-santé mais les biotechs et les dispositifs médicaux en étaient exclus.

    Les critères de sélection étaient:

    • d’avoir un numéro de TVA,
    • d’être implantée en Europe (parmi les pays éligibles)
    • d’avoir moins de 150 employés 
    • d’avoir un chiffre d’affaires inférieur à 5 millions d’euros
    • de ne pas appartenir à un conglomérat ni être une filière d’une multinationale
    • de ne pas avoir déjà participé à la compétition

    L’édition 2017: arrivée de la catégorie diabète

    Dans les éditions précédentes, il y avait seulement deux catégories: les « champions » et les « promesses ». Ainsi, 10 start-up étaient en lice. En 2017, la catégorie « diabète » a apporté cinq entreprises supplémentaires. 

    Les trois lauréats de la compétition

    Les trois lauréats sont:

    • Catégorie Champion: SilverCloud Health, Irelande
    • Catégorie Promesse: MEDIKTOR, Espagne
    • Catégorie Diabète: MedicSen, Espagne

  • Canada : enseignements et recommandations pour déployer le DMP en France (Dr J.P.Thierry, Synsana)

    Health&Tech Intelligence a souhaité solliciter l’avis du Dr Jean Pierre Thierry à l’occasion de l’annonce de la dotation budgétaire de 300 m$ d’Inforoute santé du Canada par le Gouvernement canadien en mars 2017. Cette analyse propose un éclairage sur la structuration et la gouvernance France vs Canada. Elle permet également de souligner les points critiques d’un déploiement à grande échelle d’un dossier médical personnel : financements, gouvernance et planification.

    L’expérience Canadienne en matière de Dossier Médical Partagé (le DSE au Canada) est intéressante à plus d’un titre même si l’organisation sanitaire canadienne est différente de la situation française et partage des points communs avec l’Italie ou l’Espagne, pays également caractérisés par une forte autonomie des provinces/régions. Le Canada dispose d’une agence eSanté, Inforoute Santé du Canada en charge de garantir l’interopérabilité, à terme, d’un grand projet pancanadien fondé sur une infrastructure respectant des standards communs à l’échelle du pays.

    Inforoute Santé du Canada gère la plus grande partie des investissements au niveau fédéral (avec un périmètre qui réunirait en France le financement du DMP, le programme Hôpital Numérique et les deux nouveaux programmes pilotés par la DGOS, et l’équivalent des Territoires numériques de santé ou encore les projets de l’ASIP). Comme en France avec le DMP, le projet de DSE canadien a subi d’importants retards. Enfin l’avancement des projets régionaux/provinciaux, comme dans les autres grands pays ayant une organisation « fédérale » est variable selon les régions (un même constat peut être fait en Espagne ou en Italie tandis que les plus petits pays semblent bénéficier d’une mise en œuvre facilitée). En France, malgré la centralisation, des « inégalités régionales » peuvent être également constatées : la Franche Comté est-elle une Alberta française ?.

    Quels enseignements de portée générale ?

    1er enseignement : l’importance d’un financement suffisant sur longue période

    Comme dans d’autres pays, on constate  une sous-estimation initiale des coûts et une évaluation initiale irréaliste de la durée nécessaire à l’aboutissement des projets de DMP/DES. L’exemple du Canada permet également de mettre en évidence le caractère avant tout « réactif » de décisions motivées par les comparaisons internationales (ex : le financement de l’équipement de la médecine de ville en 2009/2010 par Inforoute Santé du Canada précédant un freinage des investissements entre 2011 et 2017). Il sera intéressant de suivre l’évolution après le constat récent d’une absence d’évolution vers la maturité des DPI des établissements de soins de ce pays comparé aux USA ou à d’autres pays européens les plus avancés (Danemark, Pays-Bas).

    Alors que la transition numérique est reconnue comme plus que jamais indispensable pour améliorer l’efficience des systèmes de santé des pays avancés, les effets de la crise débutée en 2008 constitue un risque majeur et paradoxal. Au Canada comme dans d’autres pays. La crise a vraisemblablement freiné l’effort d’investissement dans plusieurs pays alors qu’aux États-Unis, le plan de relance économique de 2009 a permis de disposer de 30 milliards de $ de subventions pour accélérer l’informatisation des établissements de soins et des cabinets de ville entre 2010 et 2016.

    Enseignement n°2 :  la question de la gouvernance et de l’articulation entre le national, le régional et le local.

    La difficulté ressort comme plus grande dans les provinces/régions/Pays de grandes tailles et ayant un écosystème plus complexe. La maîtrise technique et la disponibilité d’un cadre d’interopérabilité bien défini sont considérés comme des prérequis car ils permettent d’alimenter le DSE. Les facteurs clés de succès les plus important sont désormais : la réduction de l’hétérogénéité (facilitée par exemple par la mutualisation et, si possible, des appels d’offres nationaux), la gestion de projet, la conduite du changement, l’adaptation aux contraintes locales et les ressources humaines (ex : l’agence de eSanté de l’Ontario compte 700 salariés).

    Enseignement n°3 : Un horizon temporel adapté

    Ces projets nécessitent une persévérance des efforts dans le temps. Le cycle du DES/DMP au Canada, malgré son avance sur la France, nécessite encore au moins 10 ans d’efforts soutenus pour viser une généralisation à l’ensemble des provinces et surtout la consolidation pancanadienne (soit un cycle complet d’une durée de 20 à 30 ans impacté par la baisse conjoncturelle des investissements publics dans certains pays).

     

  • Singapour : 165 000 applications de santé mobiles, panorama d’un marché dynamique

    Il existe actuellement plus de 165 000 applications de santé disponibles sur le marché singapourien, révèle dans une récente étude la firme de recherche américaine sur les soins IMS Institute for Healthcare Informatics.

    Dans la cité-État, un utilisateur de smartphone sur cinq utilise une ou plusieurs applications médicales sur ses appareils mobiles. Les experts invitent néanmoins les consommateurs à la vigilance : ses services numériques doivent être appuyés par un professionnel de la santé et employés en complément d’un suivi médical.

    Les applications de santé renforcent le lien entre patients et médecins

    Ces applications de santé populaires à Singapour offrent des conseils quotidiens sur le bien-être, sur l’alimentation, sur le mode de vie à adopter pour rester en bonne santé, sur le suivi de son poids et sur le sommeil, certaines proposent aussi des soins médicaux plus complexes.

    Ces dernières « mesurent et surveillent les symptômes [mais aussi] le traitement de la maladie, et [quelques-unes] permettent même aux utilisateurs d’accéder à leurs médecins à distance », a précisé à la presse le Dr Winston Ho, directeur médical de Parkway Shenton, principal fournisseur de solutions de soins primaires de la cité-État.

    L’étude de l’IMS révèle qu’environ une application sur dix permet aux utilisateurs de se connecter à un périphérique, tel qu’un moniteur de fréquence cardiaque, leur offrant la possibilité d’envoyer leurs commentaires et questions à des professionnels de la santé.

    Top 3 des dernières applications de santé singapouriennes

    Cette année, plusieurs applications de santé sophistiquées qui aident les patients à surveiller leur état de santé ont été lancées à Singapour :

    • L’outil Breatherite, par exemple, développé par le leader de l’industrie pharmaceutique singapourienne Mundipharma, utilise un système de réalité augmentée qui aide les personnes asthmatiques à corriger leurs erreurs, assez fréquentes, lorsqu’elles se servent de leur inhalateur.
    • Le dispositif Zero Bleeds, mis au point par la société du même nom, conseille quant à lui les personnes souffrant d’hémophilie pour qu’elle puisse mieux gérer leur condition.
    • Il y a aussi nBuddy (Nutritionist Buddy), une application de nutrition qui permet aux Singapouriens en surpoids ou atteints d’obésité de gérer leurs repas, leur consommation calorique et leur niveau d’activité physique. Il a été développé par un diététicien du National University Hospital (NUH).
      Il existe également nBuddy Diabetes, une autre application de nutrition dédiée aux personnes souffrant de pré-diabète ou de diabète de type 2.

    Health tech : De plus en plus de start-up singapouriennes investissent le marché

    En parallèle de la forte croissance que connaît depuis quelques années le marché des applications de santé mobile, de nombreuses entreprises spécialisées dans le domaine de la health tech se sont développées à Singapour.

    Parmi elles, on retrouve Holmusk, une société de santé numérique locale dont l’objectif est de proposer des solutions aux problèmes les plus complexes rencontrés dans le secteur des soins.

    Elle crée notamment des programmes numériques et des algorithmes prédictifs élaborés, combinant recherche clinique et technologies de pointes, afin d’encourager les consommateurs à adopter un mode de vie plus sain et de proposer des idées pratiques dans l’optique d’améliorer les services de soins personnalisés et la gestion de la santé de la population en général.

    La m-santé, une solution intéressante en cas de pénurie de médecins

    Il subsiste un écart important de qualité au niveau des programmes d’intervention post-dépistage, a déclaré Lim Lin Su, diététicien en chef du NUH, qui a conceptualisé nBuddy et nBuddy Diabetes. Le fait est qu’il n’y aura selon l’experte jamais assez de médecins ou de diététiciens pour fournir aux patients les plus critiques des conseils sur l’alimentation et le style de vie à adopter pour conserver une bonne santé.

    C’est dans ce contexte que les applications de santé mobile se révèlent utiles. Elles permettent aux patients d’accéder rapidement à l’information dont ils ont besoin. Elles aident notamment les personnes diabétiques à surveiller leur taux de glycémie et leur tension artérielle, à réaliser des petits changements dans leurs habitudes quotidiennes et à adapter leur traitement sur le long terme pour préserver au mieux leur santé avec l’aide de leurs médecins, précise le Dr. Ho, cité par le quotidien singapourien Today.

    « Ces [outils] aident également à surmonter les obstacles traditionnels, comme le manque d’accessibilité [aux centres de soins] pour les utilisateurs de fauteuils roulants, et peuvent même leur permettre de contacter leur équipe soignante en dehors des heures d’ouverture de la clinique. Tout cela améliorera la conformité des soins et permettra une intervention en temps opportun en cas de situation d’urgence », ajoute-t-il.

    Le NUH exécute actuellement un programme de gestion de poids d’une durée de trois mois, période durant laquelle les participants sont soutenus par des diététiciens utilisant l’application nBuddy. Un essai pilote mené par l’hôpital a révélé que la quasi totalité des 40 participants ont perdu entre 3 et 5 kilos à l’issue des trois mois suivant le démarrage du programme.

    Applis médicales : l’intervention d’un professionnel de la santé reste essentielle

    Certains chercheurs, cependant, mettent en garde les utilisateurs. Les applications médicales pourraient présenter des risques lorsqu’elles sont utilisées de manière incorrecte ou sans le soutien de professionnels de la santé.

    Une étude publiée en décembre 2016 dans la revue américaine spécialisée Health Affairs a examiné 137 des applications les mieux notées destinées aux personnes ayant besoin d’une aide médicale importante.

    Alors que presque toutes les applications permettent aux usagers de stocker leur données de santé, telle que leur pression artérielle, seule un cinquième d’entre elles ont émis une réponse appropriée lorsque les examinateurs ont enregistré un symptôme classé « rouge » (haut niveau d’alerte), comme une pression artérielle trop élevée.

    « Si un podomètre calcule de manière imprécise le nombre de pas réalisés, l’impact est inoffensif. On ne peut pas en dire autant pour une application qui utilise un algorithme visant à diagnostiquer le cancer de la peau par le biais de photos prises avec un smartphone », prévient le Dr. Ho.

    Singapour : les autorités contrôlent une partie des applications de santé

    À Singapour, les applications mobiles destinées à des fins médicales, comme celles qui aident à diagnostiquer une maladie ou à proposer des ajustements pour tel ou tel traitement, sont actuellement réglementées en tant quel dispositifs médicaux. Elles sont soumises à des contrôles menés par la Health Sciences Authority (HSA). Ce n’est en revanche pas le cas de celles centrées sur le bien-être ou d’autres domaines de santé plus généraux. Les nouvelles applications, telles que nBuddy, appartiennent à cette deuxième catégorie.

    Les utilisateurs devraient toujours consulter un professionnel de la santé pour obtenir des conseils médicaux et des informations liées à la gestion de leur état de santé, a déclaré un porte-parole de l’HSA. Les experts ont souligné que même les applications les plus sophistiquées ne pouvaient fournir un diagnostic précis.

    Effectuer un suivi régulier auprès d’un médecin est primordial pour les patients souffrant de maladies multiples ou de maladies complexes. Ils doivent impérativement associer l’utilisation d’une application de santé à des dispositifs de détection très précis, insiste le Dr. Lim.

  • Marco Pintore directeur général du pôle de compétitivité Alsace BioValley

    Le conseil d’administration du Pôle de compétitivité Alsace BioValley a annoncé le 16 mai la prise de poste de son nouveau directeur général, Marco Pintore.

    Il succède à Didier Frommweiler, en poste de 2013 à 2016.

  • Silver éco : Humanis lance Hadagio, plateforme numérique médico-sociale pour les seniors fragiles

    Humanis a déployé le 12 mai 2017 un portail de services à destination des personnes âgées, et notamment fragiles, censé faciliter leur maintien à domicile.

    Il s’agit d’un outil s’inscrivant dans le cadre de l’opération « Réseaux de confiance » d’Humanis dont l’objectif est de rompre l’isolement des personnes âgées et de proposer une meilleure garantie de qualité des services en s’appuyant sur un ensemble de personnes issues de différentes sphères d’aide aux seniors, la famille y compris, et se connaissant entre elles.

    Hadagio réunit un bouquet de services autour de la sécurité des seniors à domicile grâce aux objets connectés surveillant leur état de santé, du bien-être et de la prévention en proposant des outils pour devenir acteur de sa santé et de la communication renforcée entre professionnels de santé qui suivent ces seniors.

    L’outil s’adresse aussi bien aux particuliers qu’aux établissements.

    Prolongement d’un modèle économique innovant

    Humanis, le groupe paritaire de protection sociale, est engagé dans une démarche structurée de transformation digitale. Hadagio est l’une des solutions émanant de cette stratégie mise à disposition des foyers abritant des personnes dépendantes. Il est à la fois le reflet d’un nouveau modèle économique hissant haut l’économie locale et solidaire et relayant le pouvoir d’action au sein du réseau qui gravite autour de la personne dépendante.

    Services proposés

    Hadagio propose des services que l’on peut classer en 3 catégories principales:

    • la télésurveillance et le monitoring: pour garantir une meilleure sécurité et la prévention des chutes, grâce à des caméras émettant des images des personnes âges vers un centre de personnes agréées, ou surveiller en continu les paramètres de vie via un système de capteurs connectés qui permettent de tracer des courbes ou de lancer des alertes; le lien avec un centre d’appel fait également partie de l’offre pour gérer les situations à haut risque
    • la coordination du corps médical gravitant autour de la personne dépendante et sa famille: suivi du patient et planification des actes médicaux, communication entre les différentes professions, consultations à domicile et a fortiori prévention des complications
    • l’engagement social et la prévention: soutien à la motivation, un service de messagerie, liste des visites, chat pour les personnes enclines aux nouvelles technologies, dossier comportemental pour le suivi nutritionnel, bilan d’énergie dépensée, un panel d’outils pour devenir acteur de sa santé.

    Utilisateurs divers

    Le service est adapté aux particuliers fragiles et leurs aidants. Les services de surveillance sont en particulier censés aider, soulager et rassurer les familles et les aidants.

    Les professionnels de santé sont également visés car ils peuvent utiliser l’outil pour un meilleur suivi du patient et une meilleure coordination entre professionnels intervenants sur un même dossier patient.

    L’outil est à destination des établissements accueillant des personnes dépendantes (EHPAD, résidences seniors, hôpitaux et cliniques, PSAD) pour un suivi renforcé et pour donner une réponse immédiate aux alertes et socialiser la personne.

    Les structures territoriales peuvent y trouver leur intérêt pour créer de nouvelles activités économiques.

  • Québec 2017-2022 : 100 M$ pour développer un cluster en IA dans le Grand Montréal

    L’intelligence artificielle est la pierre angulaire du développement économique de la métropole montréalaise.
    Le gouvernement québécois a annoncé le 15 mai 2017 l’instauration d’un comité d’orientation chargé d’élaborer un plan stratégique permettant la création d’un cluster québécois en intelligence artificielle (IA).
    Le gouvernement oriente la métropole vers un positionnement sur ce créneau d’excellence et espère un rayonnement à l’international. Il se donne 5 ans pour développer le cluster et débourse 100 M$ (67M€) au développement du cluster.

    Il s’agit de donner davantage d’élan à l’émergence de l’innovation déjà soutenue par une recherche académique très centrée sur l’IA, animée par 250 chercheurs et doctorants. La présence de Google tire le secteur vers le haut avec un soutien financier annoncé à hauteur de 4,5 M$ (environ 3 M€) aux travaux de Yoshua Bengio, pionnier du deep learning, et la construction de son centre de recherche avec à sa tête Hugo Larochelle.

    Un contexte économique et académique favorable

    Le gouvernement s’appuie sur des données de l’agence de promotion économique du Grand Montréal pour injecter 100 M$ (environ 67 M€) au développement d’un secteur en croissance exceptionnelle – en 2016, 75% des investissements étrangers accompagnés dans la région de Montréal étaient destinés au secteur des hautes technologies, dont 20% à l’IA spécifiquement.

    Le gouvernement souhaite consolider le leadership régional et international du Québec dans le domaine du deep learning. Le cluster doit en accélérer le développement en optimisant la communication entre les acteurs de la recherche universitaire, les structures d’aide à l’accroissement du tissu industriel et les capitaux nationaux et internationaux.

    Le contexte de la recherche universitaire est particulièrement favorable, car les deux principales universités québécoises, l’Université de Montréal et l’Université McGill, réunissent 250 chercheurs et doctorants travaillant dans les domaines liés à l’IA. Il s’agit de la plus grande concentration d’académique dans ce domaine au monde. C’est par ailleurs, l’Université de Montréal qui accueillera le comité d’orientation.

    La présence de Google, Microsoft et les personnalités phares du secteur

    Google tient un rôle particulièrement important dans le développement du secteur et l’attraction de nouveaux acteurs internationaux.

    L’entreprise a déjà annoncé en octobre 2016 vouloir investir 4,5 M$ (3 M€)dans la recherche sur l’IA à Montréal et mettre à contribution des figures incontournables du domaine. Cette somme devrait financer les travaux de recherche de Yoshua Bengio, un des plus grands experts mondiaux dans l’AI. Pour diriger son centre de recherche sur l’AI et le deep learning, elle s’associe aussi avec Hugo Larochelle.

    Microsoft quant à lui s’est déjà installé dans la région et veut développer sa structure. L’entreprise s’est engagée à contribuer à la recherche académique des deux universités montréalaises en versant des subventions à hauteur de 7M$ (environ 4,7 M€).

  • Appel à projet : 4 lauréats e-santé parmi les 23 projets retenus par le département Alpes-Maritimes

    Le département Alpes-Maritimes avait ouvert le 20 janvier 2017 son 9e appel à projets santé « Soutien aux équipes médicales et scientifiques du département pour des innovations techniques dans le domaine de la santé ». L’objectif était d’accompagner des projets innovants, développés par des équipes du département, visant à l’amélioration de la santé, à la prévention, au dépistage, au diagnostic et à la prise en charge des pathologies.

    Parmi les 23 projets retenus, qui recevront au total une dotation de 1,7 million d’euros, se trouvent 4 projets e-santé qui recevront 127.481 euros.

    Parmi les 23 projets retenus, 9 projets concernent le cancer (977 099€), 5 projets les maladies neuro-dégénératives et handicap (335 086€) et 5 autres l’environnement (296 736€). 

    Les 4 projets e-santé seront financés à hauteur de 127 481€ : 

    • Acquisition de vidéos bucco-dentaires pour limiter les transferts de patients âgés dépendants (souffrant d’Alzheimer et autres maladies) entre deux sites du CHU, l’EHPAD de Tende et le pôle odontologie de Nice
    • Évaluation par une nouvelle technologie non invasive des lésions hépatiques (fibroses et stéatoses) liées aux facteurs environnementaux
    • Création d’un centre de recherche en simulation en santé (CR2S) à l’échelle des Alpes-Maritimes portant sur les pratiques professionnelles
    • Big data for brain research : infrastructure de calcul à haute performance dédiée au traitement des données massives biomédicales pour l’étude des troubles neurologiques. 

  • Ubo, l’assistant-robot de vie des personnes âgées ou dépendantes à 999 euros

    Fruit du travail de la start-up française Big Robots, Ubo a été mis au point afin de répondre aux besoins des personnes dépendantes. Dévoilé en mai 2017 lors du salon Innorobo, il sera disponible à l’achat au premier trimestre 2018.
    Du haut de ses 80cm, surveiller, enregistrer, transmettre et rapprocher sont les missions du robot-assistant.
    Grâce aux objets connectés liés, il suit l’état de santé de la personne qu’il assiste. Il peut interagir avec les objets électroniques de son entourage et facilite ainsi la gestion domestique en plus de permettre la communication à distance grâce à la tablette numérique dont il est équipé.

    Un suivi connecté

    Par le biais de la montre biométrique et le bracelet connecté associés à Ubo, ce dernier surveille en continu l’état de santé physique et morale de la personne en transmettant les constantes médicales et vitales de cette dernière (pression sanguine, température, respiration, etc.) à un serveur à distance. Toute modification des paramètres alerte les systèmes ou les personnes connectées.

    Il peut également être utilisé pour fournir une aide d’urgence, puisque grâce à la fonctionnalité « téléprésence » associée à une application smartphone, les personnes ayant une autorisation préalable peuvent contrôler et diriger Ubo à distance et communiquer à la fois avec les personnes sur place.

    Ubo, l’assistant personnel

    Ubo peut maîtriser les objets connectés de son entourage en exécutant les commandes orales de la personne appelant la mise en service d’un appareil ou d’une fonction (chauffage, TV, lumière, rideau électrique, etc.).

    Sa caméra HD, ses 4 microphones numériques, ses 2 haut-parleurs Hi-Fi et sa tablette HD 8 rendent possible la communication avec d’autres personnes via Internet. Grâce à l’assistant virtuel Alexia intégré, Ubo peut interagir avec la personne en répondant aux questions qui lui sont adressées.

  • HIT17 : projet d’accord d’utilisation commune de la plateforme numérique Hubtelemed (FHF & SFT-Antel)

    La FHF et la Société Française de Télémédecine ont annoncé le 16 mai 2017 lors d’une conférence à la Paris Healthcare Week un projet d’accord d’utilisation commune de la plateforme numérique HUBTELEMED.

    Développé par l’association AGIR pour la télémédecine, ce nouvel outil vise à permettre la constitution dynamique et robuste d’une banque de données des projets de télémédecine engagés (ou en développement) dans les GHT, sur la base du volontariat, par les acteurs de terrain.

    L’objectif est de permettre à tous les établissements utilisateurs de partager les retours d’expérience et d’engager des requêtes à partir des données collectées et agrégées.

    A terme, ce dispositif en accès gratuit vise à pouvoir mesurer en temps réel le niveau de recours à la télémédecine, identifier les filières médicales les plus avancées en télémédecine, et disposer d’une vision globale et pertinente des dispositifs sur les territoires de santé.

    A cette occasion, la FHF et la SFT ont rappelé aux pouvoirs publics et au nouveau Gouvernement l’impératif du déverrouillage économique de cette activité reconnue depuis 2009 mais demeurant dépourvue de modalités tarifaires par des dispositions réglementaires.

    De même, FHF et SFT ont rappelé l’importance de développer des programmes de formation, « pierre angulaire de l’accompagnement au changement et aux nouvelles dynamiques organisationnelles », adaptés à tous les acteurs, couvrant de façon pragmatique tous les aspects qu’un projet de Télémédecine doit prendre en compte : de la formation fondamentale aux sciences humaines, sans oublier les aspects juridiques et technologies; en précisant que l’ensemble de ces modules de formations labellisées pourraient également être intégré prochainement dans la plateforme.

  • HIT17 : « Nous sommes en phase d’industrialisation de notre offre Healthcare  » (OVH)

    Julien Levrard, responsable de l’offre OVH Healthcare, a accordé un entretien à Health&Tech Intelligence le 16 mai 2017 dans le cadre de la Paris Healthcare Week, où l’hébergeur est présent pour la première fois depuis son obtention de l’agrément HDS en octobre 2016 :

    • positionnement de l’offre OVH en matière d’hébergement des données de santé,
    • stratégie commerciale,
    • objectifs de déploiement 2017,

    Tels sont les principaux points abordés au cours de cet entretien.

    Pourquoi avoir lancé une offre d’hébergement des données de santé ?

    Cette offre répond à une demande récurrente de nos clients. Nous avons également mené des études de marché qui nous ont convaincus de l’intérêt de nous positionner sur ce secteur.

    Nous avons obtenu l’agrément HDS en octobre 2016, au bout de 15 mois de procédure, après avoir prédéfini une offre avec une quinzaine de clients. L’offre a réellement été lancée début janvier 2017.

    Qui sont vos clients ?

    Nous travaillons avec deux types d’acteurs :

    •  les start-up de la e-santé, comme Betterize ;
    • des ESN, éditeurs ou infogérants, avec qui nous nouons des partenariats. Ils sont notre relai auprès des clients finaux, car nous ne répondons en général pas en direct aux appels d’offres.

    Qui sont vos concurrents sur ce marché ?

    Aujourd’hui, nous avons peu de concurrents directs. En effet, nous sommes les seuls à pouvoir fournir de façon industrielle les infrastructures de private cloud que nous proposons. La flexibilité de notre infrastructure et la maturité de notre offre nous permettent d’ajouter de nouveaux serveurs de calcul ou de stockage en quelques minutes.

    Quels sont vos objectifs pour l’année 2017 ?

    OVH a une stratégie commerciale basée sur le 1-10-100-1000 :

    • à 1, nous faisons une POC avec un client ;
    • à 10, nous regardons si l’offre est viable ;
    • à 100, nous optimisons et industrialisons l’offre ;
    • à 1000, nous passons dans le mass market.

    Pour l’HDS, nous sommes actuellement en train de « gérer le 100 », avec une industrialisation de la gestion des contrats, etc.

    Nous ambitionnons de passer au mass market en 2018.

    Prévoyez-vous un déploiement de votre offre HDS à l’international ?

    Nous annoncerons jeudi 17 mai l’ouverture de notre offre HDS à l’international. Dans ces pays, il n’y a pas de procédure d’agrément pour l’hébergement des données de santé mais une conformité au droit local à respecter.

    Comment abordez-vous le passage de l’agrément HDS à la certification ?

    Nous suivons le sujet de près, car il est important qu’il soit abordé avec bon sens. Pour autant, nous avons déjà un système de management de la sécurité, et nous abordons sereinement ce passage.