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  • NHS : 97 % des généralistes favorables à une digitalisation du système de santé (étude Doctorlink)

    La start-up Doctorlink a publié un rapport le 6 septembre 2017 sur la perception du digital en santé par les généralistes de la NHS.

    Sur 100 médecins interrogés :

    • 97% pensent que le modèle de santé actuel doit être modernisé pour les soins primaires. Ils considèrent notamment que les modèles de consultation doivent s’adapter via le digital pour survivre (97%).
    • 88% des généralistes considèrent que le digital est nécessaire pour trouver des solutions concrètes et rendre leurs pratiques à « l’épreuve du futur ».
    • 91% d’entre eux estiment que le digital améliore l’efficacité des soins et facilite une meilleure connectivité entre les soins primaires. Toutefois, malgré une approbation unanime du panel interrogé quant à l’efficacité et l’utilité du digital dans les actes de soins primaires, les praticiens redoutent l’accueil des patients. 

    Pour information, la start-up Doctorlink est une plateforme de triage disponible depuis septembre 2017 pour les médecins de la NHS à travers le Royaume-Uni. 

  • La FDA recrute des entrepreneurs pour assister la Digital Health Unit

    La Food and Drug Administration (FDA) annonce le 6 septembre 2017 sa volonté d’établir un programme d’Entrepreneur-in-Residence (EIR). Il s’agit de recruter des entrepreneurs issus du numérique avec une connaissance en e-santé pour rejoindre la future Digital Unit de la FDA.

    L’EIR aidera au développement du programme Software Precertification (PreCert). Il devra être présent au moins trois jours par semaine sur le campus de la FDA à Silver Springs pour une durée de six mois minimum et deux ans maximum.

    Pour rappel, ce programme permettrait une certification et donc une mise sur le marché plus rapide des innovations considérées comme étant « moins risquées ». La FDA annonce également sa volonté de recruter 13 personnes pour la Digital Health Unit.

    Les missions de l’EIR

    L’EIR aura les missions suivantes :

    • Analyser les processus de gestion des entreprises du numérique et les indices de performance pour identifier les indicateurs de qualité des produits et d’efficacité des organisations ;
    • Développer et évaluer des systèmes d’analyse et de recueil de données ;
    • Collaborer avec des intervenants externes, les membres de l’équipe pilote, les équipes de la FDA afin d’identifier les enjeux et caractéristiques pour créer un nouvelle représentation de la santé numérique ;
    • Assister aux réunions avec la Digital Health Unit team et ou le Senior Office Staff ;
    • Apporter des recommandations.

    Expertises

    La FDA cherche des candidats ayant développé les expertises suivantes :

    • Étude de marché ;
    • Conception de logiciels (développement, contrôle qualité) ;
    • Modélisation de marché, analyse et identification d’axes d’amélioration ;
    • Élaboration d’essais clinique, surveillance post mise sur le marché ;
    • Analyse de décision incluant la gestion du risque.

    Les candidats peuvent postuler jusqu’au 29 septembre 2017 en envoyant un CV ainsi qu’une lettre de motivation à cette adresse : FDAPre-certpilot@fda.hhs.gov avec la mention « Pre-Cert Pilot: EIR” en objet. 

  • Télémédecine : Nexity propose un service de téléconsultation à ses salariés

    Nexity, le groupe immobilier français, propose à l’ensemble de ses collaborateurs un service de téléconsultation médicale gratuit et accessible 24h/24, 7j/ 7 depuis le 1er juin 2017.

    Il s’agit d’un avantage supplémentaire proposé aux employés dans le cadre de sa politique RH. Ce service permet de contacter une infirmière qui, dans un premier temps, évalue la situation et oriente ensuite le salarié vers un médecin, un praticien inscrit à l’Ordre des Médecins pour une téléconsultation.

    L’après-téléconsultation

    Le médecin établit un diagnostic et propose la solution adéquate.

    Dans le cas où une ordonnance s’avère nécessaire, elle peut être directement transmise à la pharmacie sélectionnée par le patient. Par ailleurs, si un examen physique s’impose, le salarié est réorienté vers un spécialiste.

    Pour garantir la continuité des soins, à l’issue de la téléconsultation, le médecin peut, si le patient le souhaite, transmettre un rapport à son médecin traitant.

    Le groupe affirme que ses collaborateurs se montrent très satisfaits de ce service après 3 mois d’utilisation.

    Pour rappel, Nexity proposait déjà à ses collaborateurs un service d’accompagnement psychosocial gratuit, réalisé par des psychologues cliniciens via une plate-forme téléphonique accessible 24h/24, 7j/7.

  • IA : IBM investit 240 millions de dollars sur 10 ans dans un laboratoire commun avec le MIT

    240 millions de dollars, soit 200 millions d’euros : tel est le montant qu’IBM va investir, sur dix ans, dans un laboratoire de recherche dédié à l’intelligence artificielle et commun avec le Massachusetts Institute of Technology, a annoncé l’entreprise le 7 septembre 2017.

    Le partenariat conclu entre les deux entités prévoit l’ouverture d’un laboratoire nommé « MIT- IBM Watson AI », qui réunira des chercheurs d’IBM et des étudiants du MIT. La recherche portera sur le deep learning et le calcul quantique.

    Deux domaines d’application seront privilégiés : la sécurité et la santé.

    Il est prévu qu’une partie des résultats de recherche soient partagés en open code. La création de start-ups et l’intégration des découvertes dans les produits d’IBM sont également attendues.

    La division santé d’IBM, Watson Health, avait déjà conclu une collaboration de recherche de 5 ans avec le Broad Institute d’Harvard et du MIT en novembre 2016, pour un montant de 50 millions de dollars.

    De son côté, Google Deepmind a annoncé début juillet 2017 l’ouverture d’un centre de R&D sur le campus de l’université d’Alberta, au Canada.

  • 23andMe : une levée de fonds de 200 millions de dollars pour des tests génétiques grand public

    La société américaine 23andMe, fournisseur de tests ADN qui réalise des analyses génétiques approfondies à partir d’un échantillon de salive, est en train de lever 200 millions de dollars (environ 166 millions d’euros) dans un tour de table mené par Sequoia Capital, annonçait la presse américaine le 5 septembre 2017.

    Cette levée de fonds est la deuxième depuis 2015, lorsque 23andMe avait levé 115 millions de dollars (95,3 millions d’euros).

    Après une période d’interdiction de vente entre 2013 et 2015, suivie d’une période lors de laquelle la FDA avait levé l’interdiction de 2015 à 2017, 23andMe a officiellement été autorisé en avril 2017 à commercialiser des tests directement auprès de consommateurs pour détecter 10 maladies et pathologies, dont les maladies de Parkinson et Alzheimer.

    L’objectif de la levée de fonds est de permettre à la société de développer la recherche en génétique, de même que de nouveaux produits. L’argent devrait lui permettre d’accroître ses recettes sans obligation de rentrer en bourse.

  • Etude : textos et applis pour doper l’observance donnent des résultats mitigés chez les adolescents

    Envoyer des SMS ou recourir à des applications mobiles pour lutter contre le manque d’observance des traitements chez les adolescents souffrant de maladies chroniques, c’est faisable et bien accepté par les patients. Mais, dans la revue de la littérature* publiée en avril dans le Journal of Medical Internet Research, seulement la moitié des études enregistrent une amélioration de la compliance.

    Près de 2 ados sur 3 ne suivent pas leur traitement

    Les maladies chroniques touchent près d’un adolescent et enfant sur cinq. Et la courbe est ascendante à cause de l’obésité et de l’asthme. Parmi ces millions de jeunes patients – et notamment chez les adolescents -, on estime que 50 à 75% ne sont pas adhérents à leur traitement. Ce manque de compliance a des conséquences à long terme : plus de morbidité, une espérance de vie plus courte et des dépenses de soins évitables de l’ordre de 100 à 300 milliards de dollars par an aux Etats-Unis.

    SMS et applis : une solution ?

    Afin d’améliorer la compliance au traitement chez les adolescents, de nombreuses initiatives sont menées. Bon nombre d’elles s’appuient sur les nouvelles technologies. Des pédiatres américains de l’Université de Chicago ont donc mené une revue de la littérature pour identifier d’éventuelles preuves d’une telle stratégie.

    Sur les 1423 études recensées, 15 ont été sélectionnées par les chercheurs : des essais randomisés, contrôlés mais dont la majorité n’incluaient pas plus de 50 volontaires âgés de 24 ans maximum et souffrant d’une maladie chronique. L’adhérence au traitement était mesurée de différentes manières selon les études : auto-déclaration des adolescents, biomarqueurs, ou encore en contrôlant le nombre de médicaments…

    Le recours aux nouvelles technologies (SMS ou applis) pouvaient, là aussi prendre plusieurs formes :

    • des SMS automatisés plusieurs fois par jour, par semaine ou par mois pour rappeler la prise de médicaments
    • des SMS personnalisés envoyés aux heures souhaités par les patients
    • des SMS plus sophistiqués mentionnant le dosage, les effets secondaires, avec des messages de renforcement
    • des SMS envoyés aux parents si l’adolescent ne répond pas
    • des SMS émanant de proches via un réseau social de support…

    Les interventions reposant sur des applications mobiles offraient, elles aussi, différentes fonctionnalités pour renforcer l’adhérence au traitement :

    • des rappels de prise de traitement
    • des dispositifs sans fil permettant la prise de constantes, tels qu’un glucomètre
    • des vidéos de patients
    • des réseaux de communication avec les pairs
    • des récompenses financières..

    Un bénéfice dans la moitié des études

    L’évaluation des interventions via des systèmes de SMS ou des applications mobiles donne des résultats en demi-teinte :

    • 7 études sur 15 mettent en évidence une différence significative dans l’observance au traitement
    • l’acceptabilité et la faisabilité de ces initiatives étaient bonnes

    Des évaluations manquant de fiabilité

    Les auteurs de cette revue de la littérature se montrent cependant prudents. Certes, des interventions basées sur les nouvelles technologies ont le potentiel d’augmenter l’observance chez les adolescents. Elles suscitent un haut niveau de satisfaction dans cette partie de la population mais les preuves scientifiques d’un réel bénéfice sont encore maigres. En outre, la plupart des études ne reposent pas sur une solide méthodologie. Par exemple, aucun des essais n’a mesuré l’effet à long terme de ces programmes.

    Quel effet à long terme des nouvelles technologies ?

    Des questions essentielles restent donc en suspens. Par exemple, à quelle dose faut-il envoyer des rappels pour que la compliance s’installe sur la durée ? Le coût de telles interventions reste aussi à évaluer. Enfin, les obstacles à la bonne adhérence au traitement chez les adolescents restent encore mal connus. Poursuivre les recherches dans ce domaine s’avère un préalable indispensable au développement de nouveaux outils efficaces.

  • Indonésie : le marché de la health tech attire de plus en plus les investisseurs

    Daren Tan, l’un des responsables de la société de gestion de portefeuille singapourienne Golden Equator Capital, estime que les marchés du numérique, des big data, de la fintech et de l’analyse de données continueront à dominer les investissements en Indonésie dans un avenir proche, notamment dans le domaine de la health tech.

    « Les sociétés de capital risque examinent de plus en plus le secteur de la santé (…), où il existe des opportunités inexploitées », a-t-il déclaré à Dealstreetasia.com le 31 août 2017.

    Une forte attraction pour le marketing B2C

    Les investisseurs se tournent principalement vers le commerce B2C en Indonésie, s’intéressant à des entrepreneurs dotés de connaissances et d’une expertise locales, estime l’expert.

    Les acteurs régionaux ou mondiaux les plus importants du secteur de la santé recherchent des opportunités pour se lancer sur un marché hautement localisé : ils deviennent alors des acquéreurs potentiels. « Nous avons déjà vu plusieurs grands groupes chinois investir dans des entreprises indonésiennes ou procéder à des acquisitions, comme JD.com (Traveloka), Alibaba (Lazada et Tokopedia) et Tencent (Go-Jek) », explique Daren Tan.

    Un commerce B2B encore à l’état embryonnaire

    Le marketing B2B est encore naissant en Indonésie mais l’augmentation des investissement chinois en Asie du Sud-Est amènent les observateurs de l’industrie à surveiller de plus près les changements de comportements des entreprises de capital risque et des investisseurs en général dans la région.

    « La présence croissante de l’investissement chinois [en Asean], comme le soutien d’Alibaba à Lazada et Tokopedia, et celui de Tencent à Go-Jek, ne modifie pas fondamentalement notre stratégie [celle de Golden Equator Capital]. Nous considérons ces acteurs plus importants comme des acquéreurs potentiels, à mesure que les start-up émergent et recherchent des opportunités de sortie », commente M. Tan.

    La concurrence accrue pourrait modifier l’écosystème du capital risque en Asean

    Cette concurrence accrue pourrait avoir un un impact sur l’écosystème du capital risque en Indonésie. La densité des fonds de capital-risque en Asean a augmenté, ce qui a permis de collecter des fonds auprès d’associés financiers (Limited Partners).

    Avec l’émergence de nouveaux fonds de risque, à la fois locaux et internationaux, sur l’ensemble de la région, il y a eu aussi un nombre croissant d’investisseurs cherchant à intégrer le secteur des nouvelles technologies.

    High tech : un secteur déterminant dans la formation des économies émergentes

    M. Tan pense que cet intérêt est lié à la convergence de différents facteurs, dont :

    • la croissance continue et le dynamisme des start-up en Asie du Sud-Est au cours des cinq dernières années ;
    • le nombre croissant de créations [de petites entreprises] et de grandes rondes de financement ;
    • le fait que de plus en plus d’acteurs du secteur prennent conscience que la technologie joue un rôle clé dans la formation des économies émergentes et le changement de comportement des consommateurs.
  • Indonesia: untapped, the health tech market is attracting more and more investors

    Daren Tan, managing partner of Golden Equator Capital (Singapore), said digital, big data, fintech and analytic markets will continue to dominate venture capital i investment in Indonesia in the near future, particularly in the field of health tech.

    « Venture firms are also increasingly looking at the digital health (…), which remain untapped opportunities, » he told Dealstreetasia.com on August 31, 2017.

    A strong attraction for B2C marketing

    Investors are mainly focused on B2B players in Indonesia, they are interested in entrepreneurs with localized knowledge and expertise in their space, the expert said.

    As larger regional or global players are looking for opportunities to enter a highly localized market, they become potential acquirers. « We have already seen several larger Chinese players investing in Indonesian companies or proceeding with acquisitions, i.e. JD.com (Traveloka), Alibaba (Lazada and Tokopedia) and Tencent (Go-Jek ), » Daren Tan said.

    The B2B sector is still nascent

    The B2B space remains nascent but the increase in Chinese investment in Southeast Asia has caused industry observers to look out for shifts in investment behavior and changes in the venture capital (VC) playbooks in the region.

    « The increasing presence of Chinese investment in the region, such as Alibaba’s backing of Lazada and Tokopedia, and Tencent’s backing of Go-Jek, does not fundamentally change our [Golden Equator Capital] strategy. We see these larger players as potential acquirers, as startups grow and look for exit opportunities, » Mr Tan said.

    The increased competition could change the VC ecosystem in Asean

    This growing competition could have an impact on the venture capital ecosystem. The density of venture funds in Asean has increased, making fundraising from limited partners more competitive.

    With the emergence of new venture funds, both local and international, in Southeast Asia, there has also been a growing number of investors seeking to integrate the technology sector in the region.

    High tech: a key sector in shaping emerging economies

    Mr Tan believes that this interest is rooted in:

    • the continued growth and dynamism of Southeast Asia’s startup scene over the past five years;
    • the growing number of exits and large financing rounds;
    • the fact that more and more players in the sector are becoming aware that technology is playing a key role in shaping emerging economies and new consumer behavior.
  • 5G : l’université de Swansea développe des pansements suivant en temps réel l’état du patient

    L’université du Swansea (Pays de Galles) annonce le 20 juin 2017, le développement de pansements intelligents imprimés en 3D.

    Ces pansements sont composés de nano-capteurs permettant de suivre en temps réel l’activité ainsi que l’état de santé du patient. Les nano-capteurs enverront des messages aux équipes médicales afin de les informer sur le processus de guérison et même de libérer des médicaments suivant un calendrier chronométré.

    En cours de développement, chaque pansement comportera un connecteur sans fil 5G pour la transmission de ces informations. L’utilisation de l’imprimante 3D a un double avantage pour l’équipe de chercheurs : la production des pansements à un coût raisonnable, l’intégration des nano-capteurs au pansement.

    La ville de Swansea souhaite investir dans un concentrateur de test 5G afin de finaliser les prototypes de pansements intelligents d’ici un an.

    En 2015, l’Université de Bath (Royaume-Uni) avait testé un pansement changeant de couleur afin de déceler une infection de la plaie. Plus récemment, la Suisse développait également un pansement permettant de suivre la guérison de la plaie à distance via une LED de couleur dénotant le dynamisme des recherches en Europe sur le développement de pansements intelligents facilitant la surveillance du processus de guérison des patients. 

  • Chine/USA : Tencent investit des dizaines de millions de $ dans les start-up health tech américaines

    Le groupe Tencent investit de plus en plus dans la santé numérique et la biotechnologie. Au cours des dernières années, il a financé toute une série de projets américains dans ces secteurs.

    Le géant de l’internet chinois s’intéresserait de près aux innovations réalisées dans la Silicon Valley pour repérer les solutions les plus prometteuses à même de répondre aux défis auxquels doit et devra faire face le secteur de la santé chinois.

    Tencent multiplie les investissements dans le domaine de l’e-santé

    Les start-up américaines spécialisées dans la technologie médicale pourraient choisir leurs investisseurs parmi les acteurs locaux mais elles sont de plus en plus nombreuses à être attirées par les entreprises chinoise.

    Tencent fait partie des investisseurs les plus prolifiques sur le marché depuis quelques années.

    Un intérêt pour les soins à domicile et la lutte contre le cancer

    Selon les données recueillies par les sociétés de recherche Crunchbase et Rock Health, le groupe basé à Shenzhen aurait notamment investi dans les start-up suivantes :

    • CliniCloud, qui a mis au point une trousse médicale connectée pour les soins à domicile ;
    • Clear Labs, qui élabore des tests pour contrôler la nourriture ;
    • Grail, à l’origine d’un dispositif ambitieux visant à détecter le cancer par une analyse sanguine ;
    • Karius, une société spécialisée en génétique qui teste des maladies infectieuses ;
    • Circle Medical, un fournisseur de soins primaires à la pointe de la technologie ;
    • HomeHero, une entreprise initialement centrée sur une technologie dédiée aux soins à domicile mais qui a annoncé qu’elle allait se tourner vers une nouvelle activité (pas encore révélée) ;
    • Scanadu, à l’origine du « tricorder médical », un appareil médical multifonction futuriste dédié à la gestion des données (projet abandonné en 2016).

    Une ronde de financement de 155 M. $

    Tencent investit également de manière plus indirecte.

    Le groupe a par exemple mené en avril 2016 une ronde de financement de 155 millions de dollars (130 M. €) pour iCarbonX, spécialisé en santé et en intelligence artificielle, qui a par la suite obtenu un accord de 100 millions de dollars (84 M. €) avec la société de partenaires sociaux PatientsLikeMe, basée aux États-Unis. L’objectif du partenariat est de combiner différentes formes de données sur la santé, comme des informations centrées sur la génomique et les symptômes signalés par le patient, en utilisant l’IA pour mieux comprendre la maladie.

    Les entreprises n’ont pas indiqué si les activités de PatientsLikeMe allait être étendues en Chine.

    Tencent : à la recherche de solutions contre la pénurie de médecins et le cancer

    Les plus grands acteurs chinois du secteur internet que sont Tencent, Baidu et Alibaba ont tous des équipes dédiées à l’investissement dans la Silicon Valley et dans d’autres hubs technologiques américains.

    La particularité de Tencent est d’avoir concentré son énergie sur le domaine de la santé, qui serait le cinquième plus grand secteur économique des États-Unis selon les experts. Le groupe souhaite en effet résoudre certains des problèmes majeurs de santé en Chine, dont la pénurie de médecins à laquelle est confronté le pays, en particulier dans les zones reculées, et le taux important de personnes atteintes de certains cancers.

    Chine : 800 000 cas de cancer du poumon d’ici 2020

    Selon les chiffres officiels, la Chine devrait compter plus de 800 000 cas de cancer du poumon d’ici 2020 en raison notamment du niveau important de pollution extérieure et du taux élevé de tabagisme. Une autre préoccupation des autorités est le nombre de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, plus élevé que dans n’importe quel autre pays du monde.

    Health tech : les start-up américaines veulent investir le marché asiatique

    L’implication de groupes chinois dans des start-up américaines facilitera un potentiel développement de ces sociétés sur le marché chinois.

    Certaines de ces entreprises américaines ne se sont pas encore présentes en Chine mais quelques-unes ont profité de leur lien avec des investisseurs chinois pour importer leurs activités dans le pays.

    L’une des premières initiatives de Grail a été de fusionner avec une entreprise locale, Cirina, fondée par le célèbre scientifique chinois Dennis Lo. Cet accord, s’il rencontre le succès escompté, permettrait à Grail de commercialiser son test sanguin de dépistage du cancer sur les marchés asiatique et occidental.

    L’IA fait partie des secteurs les plus attractifs

    Les start-up centrées sur l’intelligence artificielle sont également très intéressées par un déploiement en Chine, une volonté partagée par le gouvernement. L’IA est considérée par les décideurs politiques comme un outil prometteur permettant de soulager les médecins de certaines tâches et donc de leur libérer du temps pour que davantage de personnes puissent accéder au traitement dont elles ont besoin.

    « [Aux États-Unis], nous sommes passés du papier à la santé numérique, puis à la santé mobile et enfin à la santé axée sur l’intelligence artificielle, commente Walter De Brouwer, fondateur de Scanadu. En Chine, ils ont l’occasion de passer directement du papier à l’IA. »