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  • Centrale Supélec Exed et Care Insight ouvrent un executive certificate e-santé-télémédecine

    Care Insight et Centrale Supélec Exed annoncent le 4 octobre 2017 leur partenariat pour la mise en place d’une formation continue sur la e-santé : l’executive certificate e-santé-télémédecine.

    CentraleSupélec Exed est l’entité dédiée à la formation continue de CentraleSupélec.

    Une formation abordant les enjeux de la e-santé

    L’executive certificate e-santé télémédecine est une formation continue exposant les enjeux, le contexte et la déontologie liés au déploiement de la e-santé. La formation propose un état des lieux français et international dans le secteur de la santé numérique.

    Le cabinet Care Insight interviendra pour partager son expertise en matière de numérique et santé notamment sur l’innovation et son intégration dans une stratégie de santé et un écosystème complexe.

    Cette formation portera également sur la qualité et la sécurité dans un univers très réglementé. Enfin, un volet indispensable lié à évaluation des projets e-santé viendra compléter cette formation.

    L’executive certificate e-santé / télémédecine a été conçu pour les directeurs d’établissement, DSI, gestionnaires de risques, cadres d’ARS, industriels de l’informatique et de l’électronique de santé, ESN, CRO, industriels du secteur de la santé, ingénieurs d’affaires et de services marketing, médecins et toute personne intéressée par le management hospitalier et la qualité-sécurité des systèmes d’information en Santé.

    Contenu de la formation

    L’executive certificate e-santé / télémédecine propose plusieurs modules notamment :

    • le module « Radical Innovation Design – RID® » : problématiser à partir d’une idée initiale un besoin idéal, maximisant les chances de développer une innovation radicale de produit, de service ou de modèle d’affaire ; structurer l’activité de montée en compétences et d’acquisition de connaissance en phase de problem setting, développer une stratégie d’exploration des solutions conceptuelles à partir du ou des scénarios d’usage, définir des concepts de solution porteurs de valeur, s’organiser en mode projet dans la phase problem setting, établir des preuves solides d’utilité, d’innovation, de profitabilité et de concept au travers des protocoles de validation et du prototypage ;
    • le module « innover dans la filière du médical et du médico-social » avec notamment la réalisation d’une étude de cas ;
    • le module « qualité et sécurité en matière de e-santé  / télémédecine  » : organisation, outils et méthodes, connaître les démarches qualitatives et de gestion de la qualité, savoir les introduire dans son projet de e-santé / télémédecine.

    Pour plus d’information contactez laurent.wippern@care-insight.fr

  • Christine Lecomte nommée responsable développement innovation en e-santé au CHU de Strasbourg

    Christine Lecomte est responsable développement de l’innovation en e-santé aux Hôpitaux Universitaires de Strasbourg depuis septembre 2017.

    Elle était précédemment directrice innovation et usages numériques au GCS Alsace e-santé.

  • Moyen-Orient : la start-up Altibbi lève 5,5 millions d’euros pour sa plateforme de télémédecine

    La start-up Altibbi annonce le 3 octobre 2017 avoir effectué une levée de fonds de 6,5 millions de dollars (5,53 millions d’euros).

    Altibbi développe une plateforme de télémédecine à destination exclusive du Moyen Orient. Elle regroupe plus 1,5 million de contenu médical en arabe et rassemble 12 000 patients utilisateurs sur 10 pays arabes.

    La plateforme permet de consulter un médecin en ligne, de prendre rendez-vous, d’accéder à des articles écrits par des médecins.

    Pour information, il s’agit de la troisième levée de fonds pour cette start-up fondée en 2010 qui aurait rassemblé selon le CEO, 8,5 millions de dollars d’investissements (7,2 millions d’euros).

    Les fonds devraient être utilisés d’une part pour l’ouverture de deux structures au Caire (Égypte) et à Ryad (Arabie Saoudite). Cette levée de fonds permettrait enfin de financer des sessions gratuites de questions/réponses avec des médecins sur le même principe qu’un live tweet.

  • Singapour : les acteurs de la e-santé doivent s’intéresser de près à la sécurisation des données

    À mesure que l’IoT prend de l’ampleur via le développement de projets « smart city » à Singapour, les opérateurs de soins reconnaissent le besoin sérieux de sécuriser les enregistrements de données et les dispositifs connectés.

    « Les services de santé numériques ne peuvent être déployés correctement sans efforts de cybersécurité solides », prévient Sara Jost, responsable du pôle « Global Healthcare Industry » à Blackberry, dans une analyse parue fin septembre sur Enterpriseinnovation.net. Elles délivrent ses conseils pour aider les organisations de santé à mieux protéger les données sensibles.

    La sécurisation des dispositifs médicaux « devient une priorité absolue »

    « Les problèmes de cybersécurité sont l’un des facteurs qui sapent la révolution numérique des services de santé pour réellement conduire vers la médecine de précision, les soins collaboratifs et l’engagement des patients », estime Sara Jost.

    Les attaques informatiques mettent en danger les patients

    Elle cite en exemple le piratage subi l’année dernière par le NHS Lincolnshire, au Royaume-Uni, et l’hôpital de Google. Les deux établissements ont annulé toutes leurs opérations et transféré les cas les plus graves vers les installations voisines à la suite d’une attaque ciblée. Si les piratages parviennent à hacker les dossiers de santé d’un patient ayant besoin d’une attention immédiate, la vie du malade peut être mise en danger, indique l’experte. « En outre, les complications créées lors d’une attaque de la cybersécurité peuvent durer sur une période prolongée, même après que l’incident a été traité. »

    Les piratages sont en augmentation dans le domaine de la santé

    La croissance des attaques dites de « ransomware » (ou « rançongiciel » : logiciel malveillant qui prend en otage des données personnelles) dans le monde entier et leur impact général sur la société devrait encourager Singapour à se préoccuper de l’état de son propre réseau de cybersécurité dans son optique de développer une smart city, en particulier dans des domaines critiques comme celui des transports et des soins.

    « La sécurisation du réseau et des dispositifs médicaux devient ainsi une priorité absolue pour l’industrie de la santé et, maintenant plus que jamais, le secteur de la santé doit veiller à fournir les efforts nécessaires en matière de cybersécurité au même niveau que ceux dédiés à la prestation des soins aux patients. »

    IoT : les hôpitaux singapouriens développent de plus en plus de technologies

    L’IoT a révolutionné le fonctionnement des entreprises dans divers secteurs, y compris celui de la santé. Selon un rapport publié par Deloitte, une adoption plus large de la TEC, qui permet aux praticiens d’entreprendre des consultations en ligne, de réaliser des prescriptions électroniques, de diagnostiquer et de dispenser un traitement via une surveillance numérique à distance, peut entraîner des économies directes et améliorer les services de soins délivrés patients.

    Les hôpitaux de Singapour ont également commencé à utiliser des dispositifs connectés et envisagent d’introduire une technologie qui peut aider les médecins, les infirmières et les patients à recevoir des conseils médicaux à distance. Par exemple, l’équipe du Singapore’s Integrated Health Information Systems (IHiS) a introduit des dispositifs mobiles pour que les médecins puissent suivre à distance leurs patients, des résultats de radiologie et de tests menés en laboratoire mais aussi d’autres informations sur les patients.

    Des dispositifs intéressants mais vulnérables

    Tous les périphériques connectés (stimulateurs cardiaques, pompes à insuline, etc.) ont des avantages significatifs mais ils sont aussi potentiellement attaquables. Par exemple, la FDA a confirmé cette année que les implants cardiaques de l’entreprise St. Jude Medical (États-Unis) étaient vulnérables aux cyberattaques, note Sara Jost.

    Protéger les données des patients est impératif

    Le directeur général de l’IHiS, M. Bruce Liang, a annoncé fin mai que le gouvernement singapourien facilitera l’accès à tous les médecins aux antécédents médicaux et aux informations relatives aux traitements de leurs patient.

    Les patients ont, par ailleurs, la possibilité de stocker leurs informations de santé sur une base de données électronique mais aussi de mieux comprendre et gérer leur santé eux-mêmes.

    Ces initiatives sont liées à la vision plus large de Singapour consistant à promouvoir des modèles de soins innovants et intégrés dans le secteur de la santé et à utiliser les big data pour élaborer des politiques de santé publique fondées sur des données probantes.

    Cybersécurité : les assureurs augmentent leurs tarifs

    « Il s’agit d’une décision audacieuse, estime l’experte. L’IHiS reconnaît que les progrès technologiques apportent également des risques : les dossiers des patients et d’autres données sensibles peuvent se retrouver entre de mauvaises mains est une menace réelle pèse sur les opérateurs de santé. Selon le Bureau des droits civils du ministère de la Santé et des Services sociaux des États-Unis, un Américain sur deux a été touché au cours de la dernière année par une violation de ses données dans le secteur de la santé. De plus, les assureurs spécialisés dans la cyberattaque ont multiplié par trois leurs tarifs pour les fournisseurs de soins car il s’agit de l’industrie la plus attaquée depuis deux ans, dépassant le secteur financier. »

    Les opérateurs doivent donc reconnaître que les données sont aussi importantes que leurs patients et prendre les mesures nécessaires pour atténuer les risques, analyse Sara Jost.

    5 conseils pour mieux protéger les données de santé

    Le Dr Yaacob Ibrahim, ministre des Communications et de l’Information à Singapour, exhorte les citoyens à reconnaître que la cybersécurité est la responsabilité de tous, aussi bien celle des organisations que celle des individus.

    La spécialiste donne cinq conseils aux professionnels de la santé pour avancer dans la bonne direction en la matière :

    « La technologie offre aux fournisseurs de soins un moyen de fournir efficacement des services médicaux de meilleure qualité mais ils doivent développer un cadre de sécurité solide pour assurer le bon fonctionnement de leur entreprise sans compromettre les soins délivrés aux patients », résume Sara Jost. Elle estime que la sécurité des données doit devenir une priorité à Singapour en tant que smart city, autant au niveau du gouvernement que des entreprises et de la communauté de patients.

  • Etude : le big data guide les actions de santé publique dans les maladies respiratoires (Jama)

    Le taux de mortalité lié aux maladies respiratoires chroniques a augmenté de près de 30% aux Etats-Unis entre 1980 et 2014. Des différences importantes sont cependant enregistrées ente chaque état. Pour repérer de telles disparités, des chercheurs américains ont analysé les données de plus de 80 millions d’individus pendant 35 ans. Comme le montre l’étude* publiée dans le Jama le 26 septembre, le big data permet de guider les actions prioritaires de santé publique.

    Le fardeau des maladies respiratoires 

    Les maladies respiratoires sont responsables d’un décès sur 15 aux Etats-Unis. Le taux de mortalité est passé de 41/100 000 en 1980 à 55/100 000 en 2002 puis a diminué à 53/100 000 en 2014. Cette hausse de 29,7% pendant cette période est surtout due au poids croissant de la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO). Cette nette tendance à la hausse cache malgré tout de grosses disparités régionales, comme le montre une étude publiée le 26 septembre dans le Jama. 

    80 millions de décès analysés

    Pour affiner l’état des lieux des maladies respiratoires, des épidémiologistes de l’université de Washington, à Seattle, ont épluché les données de plus de 80 millions d’Américains décédés entre 1980 et 2014, soit sur une période de 35 ans. « C’est vraiment ce que l’on peut appeler du big data, soulignent les deux auteurs d’un éditorial paru lui aussi dans le Jama.

    Le big data révèle les disparités régionales…

    Et les données fournissent des informations intéressantes et importantes sur les maladies respiratoires chroniques qui permettent d’identifier certaines zones qui devraient bénéficier de programmes de santé publique ». Par exemple, les taux de mortalité par BPCO allaient d’une baisse de 60,5% dans certains états à une explosion de 263,7% dans d’autres. Ce sont les états du Sud du pays qui ont enregistré les plus fortes hausses. Ces résultats issus du big data devraient donc permettre d’identifier les zones qui pourraient bénéficier le plus d’interventions de santé publique visant à limiter les principaux facteur de risque ce cette maladie.

    …et les ratés de la santé publique

    L’analyse des données sur le taux de mortalité lié à l’asthme donne aussi une photographie plus fine de cette pathologie respiratoire. Si le nombre de décès a diminué de 46% dans cette période, cette tendance à la baisse n’est pas uniforme. Les états qui enregistrent les taux de mortalité les plus élevés sont ruraux, à prédominance noire, et plutôt pauvres. Or, les programmes de contrôle de l’asthme des CDC n’ont pas été développés dans l’Alabama, la Caroline du Sud ou encore la Virginie.

    Des données qui poussent à l’action

    Le Big Data a livré des secrets mais il doit maintenant servir à l’action. Les auteurs de l’étude estiment donc que les responsables locaux de santé publique et les cliniciens devraient se saisir de ces données pour « s’attaquer au fardeau que représentent les maladies respiratoires chroniques ». Ils insistent sur la nécessité de mettre en place un dépistage et un traitement plus précoce dans les zones les plus durement touchées.

  • Inde : comment le système de santé peut-il être davantage centré sur les nouvelles technologies ?

    Le Dr. indien Swati Kapoor (Practo) estime que l’high tech peut changer fondamentalement la manière dont les soins sont livrés et accessibles en Inde en rendant les services de santé plus efficaces et abordable pour les masses.

    Cependant, l’industrie a du mal à faire la transition, explique-t-elle dans une tribune publiée fin septembre sur le site d’actualité participatif indien Youthkiawaaz.com.

    L’experte présente 5 pistes pour favoriser le développement de la health tech au sein du pays :
    1. augmenter les investissements publics dans les programmes de recherche ;
    2. encourager les médecins à adopter des nouvelles technologies ;
    3. gagner la confiance des consommateurs ;
    4. informer les patients sur les avantages d’un système de santé numérique ;
    5. promouvoir les nouvelles technologies dédiées au secteur de la santé.

    Pour améliorer l’accès aux soins, l’Inde doit se tourner vers la health tech

    L’industrie de la santé en Inde devrait toucher 280 milliards de dollars US (238 Mds €) d’ici la fin de 2020. Le domaine des soins est l’un des secteurs les plus importants du pays et a contribué à la richesse de la nation grâce à la prolifération des médecins, des hôpitaux, des cliniques, des laboratoires, au tourisme médical et aux opportunités d’emploi.

    Moins de 10 % du budget des hôpitaux indiens est consacré au numérique

    Pour continuer à évoluer dans le bon sens, le secteur de la santé doit davantage se tourner vers les nouvelles technologies, analyse la diététicienne Swati Kapoor, afin d’améliorer l’accès aux soins et la qualité des services. Cependant, la majorité des hôpitaux consacrent moins de 10 % de leur budget annuel aux initiatives centrées sur le numérique.

    L’experte perçoit cinq manière de changer le visage du secteur de la santé indien afin de le rendre plus compétent et d’offrir de meilleurs services médicaux à tous les citoyens de ce vaste pays :

    1. Augmenter le financement public des programmes de recherche

    « Bien que le secteur de la santé indien connaisse des opportunités, le gouvernement dépense seulement 30 % de son budget total dédié à la santé dans le domaine des soins de santé primaires », indique le Dr. Kapoor.

    Un manque de mesures facilitant l’accès à la santé pour les plus démunis

    Le système de santé en Inde est divisé entre le secteur public et le secteur privé. C’est à ce dernier que l’on doit en grande partie l’adoption de nouvelles technologies dans le pays. Il existe quelques programmes gouvernementaux d’assurance-maladie et d’aide pour accéder aux soins, « mais le manque de ce genre d’initiatives pour les citoyens des régions rurales et des zones les plus pauvres conduit à la mise en place d’installations médicales inefficaces et coûteuses pour cette tranche de la population ».

    En développant de nouvelles technologies dans l’industrie, les services de soins pourraient devenir moins coûteux, estime la spécialiste. Selon elle, le gouvernement pourrait engager le dialogue avec les acteurs du secteur privé pour les inciter à surmonter ensemble les obstacles rencontrés par les consommateurs. Elle pense également que les politiques et les projets de santé publique pourraient être plus efficaces et moins coûteux s’ils intégraient l’utilisation de technologie numérique.

    2. Encourager l’adoption des nouvelles technologie par les médecins

    « Les médecins spécialisés dans les nouvelles technologies peuvent changer le secteur de la santé car ils suivent la tendance actuelle de l’industrie », fait remarquer Swati Kapoor. Les patients ont davantage confiance en eux comme ils sont au fait des dernières évolutions du secteur. De plus, les groupes pharmaceutiques, les entreprises de dispositifs médicaux et d’autres professionnels de la santé vont personnaliser leurs produits, leurs services et leurs stratégies marketing en fonction de leurs exigences et donc logiquement proposer des solutions plus modernes et novatrices.

    « Les médecins indiens doivent utiliser la technologie et être à jour des dernières tendances, applications mobiles et gadgets pour améliorer l’expérience générale des patients. »

    L’intérêt d’un dossier de santé électronique

    La gestion d’un vaste système de données sur les patients peut être facilitée en utilisant un dossier de santé électronique (EHR) permettant aux médecins d’accéder facilement à l’historique médical de leurs patients, avance la diététicienne.

    Elle indique que plus de 60 % de la population indienne vit dans des villages ayant un accès limité aux hôpitaux, aux médecins qualifiés et aux établissements de santé. « La télémédecine peut offrir une éducation à la santé longue distance et de qualité et une consultation en temps réel à un coût raisonnable pour les personnes issues de différentes régions. »

    • Avec l’augmentation du taux de pénétration des smartphones en Inde, WhatsApp, les messages textos, les applications et les courriels peuvent être utilisés par les médecins et les patients pour une consultation. Les virements en ligne ou les portefeuilles mobiles peuvent également être utilisés pour régler plus facilement les frais liés à divers services de soins.
    • Les gadgets médicaux comme les thermomètres infrarouges et les stéthoscopes numériques peuvent déterminer avec précision la santé du patient en quelques secondes.
    • Les applications mobiles de santé comme celle élaborée par Practo aident les médecins à développer leur présence numérique, à se connecter avec les patients et à gérer efficacement leur programme. La société de santé numérique PEPID offre aussi une formation médicale continue aux médecins et les met à jour sur les diverses maladies et sur leur gestion.

    « Une fois que les médecins seront convaincus qu’il est nécessaire d’adopter la voie numérique, l’ensemble de l’industrie suivra. Lorsqu’ils gèrent des startup dédiées à la santé, ils apprennent comment la technologie peut les aider à offrir les meilleurs soins à leurs patients. En retour, ces startup leur délivrent des idées forgées sur le terrain et peuvent innover pour offrir de meilleures solutions de soins technologiques. »

    3. Les start-up axées sur la santé doivent gagner la confiance des utilisateurs

    « La santé est une affaire personnelle et, par conséquent, les médecins et les patients ne veulent pas compromettre leur vie privée, souligne le Dr. Kapoor. La confiance est le facteur le plus important qui influence l’adoption de la technologie dans le secteur de la santé. Les startup proposant des produits, des applications et des logiciels [dédiés à la santé] doivent garantir à leurs clients que leurs informations personnelles seront sécurisées. »

    Selon elle, les startups doivent fonctionner en étroite collaboration avec les médecins, les impliquer dans leurs campagnes de marketing et modifier leurs produits et services pour répondre au mieux aux besoins des clients. Les médecins pourraient ainsi les aider à valider la pertinence de leur technologie pour le secteur de la santé, ce qui entraînera une utilisation accrue de ces services numériques.

    4. Informer les patients sur les avantages du numérique

    Lorsqu’un médecin utilise les dernières technologies de santé, les patients peuvent être au premier abord méfiants vis-à-vis de l’application en question, de la confidentialité de leurs données et des potentiels problèmes techniques.

    Ces facteurs peuvent constituer des obstacles importants à l’adoption à grande échelle des nouvelles technologies de santé, reconnaît la spécialiste. Par conséquent, des efforts doivent être faits pour soulager leurs angoisses et leur permettre de s’adapter à ce changement.

    « Les patients doivent être informés sur la façon dont la technologie peut simplifier leur existence et réduire les coûts globaux des services de santé. Par exemple, un patient atteint de diabète peut bénéficier d’une application mobile qui offre une surveillance continue de ses niveaux de glucose, qui est facile à transporter et qui offre des résultats précis et rapides. »

    5. Inviter les entreprises pharmaceutiques et de santé à promouvoir les technologies

    Les entreprises pharmaceutiques et de santé informent et éduquent les médecins à propos des dernières recherches et progrès dans le domaine de la santé. « Pour générer une tendance technologique dans [l’industrie], (…) les groupes pharmaceutiques peuvent adopter des outils de santé numériques en combinaison avec les médicaments qu’ils commercialisent afin d’offrir de meilleures solutions de soins (…). Par exemple, une foule de dispositifs médicaux, comme l’implant cardiaque, les stimulateurs cardiaques et les défibrillateurs, peuvent rendre la vie d’un patient atteint de maladie cardiovasculaire plus confortable », estime Swati Kapoor.

    Novartis est par exemple en train d’élaborer un appareil combinant un dispositif numérique à un médicament pour les patients atteints d’angine de poitrine. L’appareil surveillera l’état des malades et permettra une intervention précoce en leur administrant automatiquement un médicament contre l’insuffisance cardiaque en cas de besoin afin de réduire l’angoisse des patients et les frais liés aux soins d’urgence.

    « Les moyens mentionnés ci-dessus pour davantage axer le secteur de la santé indien vers les nouvelles technologies peuvent non seulement changer la façon dont les services de soins sont dispensés mais aussi les rendre plus pratiques et abordables pour tous, résume le Dr. Kapoor. L’adoption d’outils technologiques novateurs dans ce domaine permettra de développer des solutions innovantes pour résoudre les problèmes de santé actuels et futurs. »

  • La start-up GiftedMom remporte la finale camerounaise du concours Seedstars World

    La start-up GiftedMom annonce le 3 octobre 2017 avoir remporté la finale camerounaise du concours international Seedstars World.

    GiftedMom a développé une application camerounaise qui envoie aux femmes enceintes des notifications, SMS et messages vocaux, avec pour objectif de réduire la mortalité infantile dans les zones reculée.

    GiftedMom représentera donc le Cameroun lors de la finale qui aura lieu en Suisse en avril 2018.

    Pour information, le gagnant du concours remportera 1 million de dollars.

  • Belgique : actions politiques en faveur de la formation des médecins libéraux wallons à la e-santé

    Dans un article en date du 2 octobre 2017 du journal belge « Le Spécialiste », journal dédié à l’actualité des médecins spécialistes, le point de vue sur les évolutions à donner à la e-santé de la ministre de l’Action sociale, de la Santé, de l’Égalité des chances et de la Fonction publique est exposé.

    Alda Gréoli, nommée ministre au gouvernement wallon en juillet 2017, fonde sa stratégie en e-santé sur la formation des professionnels de santé et une politique de gestion de données qui limite leur usage aux prestataires de soins.

    Former les professionnels pour faire progresser la e-santé et les rallier à la révolution digitale

    Bien que les actions générales dans le domaine de la e-santé relèvent de la compétence de la Fédération, la région wallonne a également son mot à dire et encourage le développement de la e-santé.

    À cet effet, un programme de formation nommé « e-santé Wallonie »a été mise en place et est piloté par la Fédération des associations de généralistes wallons (FAGW). Il vise au soutien de l’utilisation des nouvelles technologies au cours des soins primaires sur le territoire de la région wallonne et propose à ce titre des formations certifiantes en e-santé, des formations dans le domaine de la gestion électronique de dossier médical, des services médicoadministratifs, des base de données, de la prescription électronique, le tiers-payant électronique, la facturation électronique, etc.

    Il s’agit d’un programme d’un coût total de 512 000 euros, cofinancé par l’Institut national d’assurance maladie-invalidité (INAMI) à hauteur de 210 000 euros et la région Wallonne à hauteur de 302 000 euros.

    Les données, la chasse gardée des prestataires de soins

    Quant à l’échange de données généré par ces nouvelles pratiques professionnelles, elle estime qu’il doit s’inscrire dans le cadre de la relation thérapeutique et de la continuité des soins. La région Wallonie a défini son cadre juridique en conséquence – la collecte, la conservation et la détention des données de santé doit être assurée par les prestataires de soins en applications stricte du principe du secret professionnel et de la liberté thérapeutique du patient.

  • Écosystème : l’Occitanie, 2e région de France pour le financement des start-ups (étude)

    Le cabinet Avolta Partners a publié une étude en octobre 2017 classant les régions françaises pour le financement des start-ups.

    Selon son étude, l’Occitanie serait la deuxième région de France pour le financement des start-ups : 454 M€ ont été levés entre 2014 et 2016. Cette somme représente 8,7 % de la valeur totale de capital-risque investi sur la période.

    La health tech apparaît en bonne place parmi les start-ups ayant levé le plus de fonds : 1001pharmacies a levé 2 M€ en mars 2014 et 8,9 M€ en juillet 2015.

    Selon l’étude, les résultats de l’Occitanie s’expliquent par le dynamisme de Montpellier Métropole où la medtech et la healthtech sont des secteurs à suivre. L’étude constate une augmentation de la maturité de ces start-ups, avec des trésoreries moyennes qui augmentent de 0,4 M€ à 0,8 M€, sur la période 2014 – 2016. Par ailleurs, les parts d’investissements allouées au secteur ont aussi augmenté de 3,9 M€ en 2014 à 6,2 M€ en 2016.

  • Appel à projets  : garantir l’accès aux soins et lutter contre la désertification médicale

    La fondation Crédit Agricole Solidarité et Développement (CASD) lance son 2e appel à projets dans les domaines de l’accès aux soins et de la lutte contre la désertification médicale.
    Lors de l’édition de cette année, les projets bénéficiant aux personnes âgées, aux personnes précaires ou aux jeunes auront la priorité.

    L’objectif de l’opération est de soutenir 15 à 25 projets en fonction du nombre et de la qualité des projets reçus,des initiatives locales et nationales, qui s’inscrivent dans les thématiques suivantes notamment :
    • e-santé et télémédecine : utilisation des nouvelles technologies pour faciliter l’accès aux soins ;
    • accompagnement vers le soin et meilleur accès aux soins ;
    • soins mobiles/itinérants (unité médicale mobile / cabinet dentaire mobile …) ;
    • maisons et centres de santé ;
    • prévention.

    La dotation de cet appel à projets est d’un montant total de 400 000 euros et le dépôt de candidature doit être fait via le site de la fondation au plus tard le 10 novembre 2017 à midi.

    Documentation

    La brochure de l’appel à projets est consultable sur cette page et le cahier des charges complet est disponible sur ici.

    Critères d’éligibilité

    Les projets doivent être portés par une structure collective d’intérêt général éligible au mécénat existant depuis au moins 6 mois.Les entreprises non labellisées ESUS et les SISA ne sont pas éligibles tout comme les projets individuels.

    La priorité sera donnée aux projets contribuant à :

    • mieux couvrir le territoire en termes d’offre de soins ;
    • faciliter l’accès aux soins pour les personnes fragiles ;
    • proposer un premier recours aux soins dans les zones où c’est nécessaire ;
    • lutter contre le cumul des difficultés d’accès aux soins et limiter le nombre de déserts médicaux ou zones en risque de le devenir ;
    • favoriser l’autonomie socio-économique des personnes par le maintien en bonne santé.

    Les projets prenant en compte des problématiques sociétales complémentaires à l’instar du développement durable et de la mobilité seront favorisés.

    Calendrier

    Le dépôt de candidature est ouvert sur le site de la Fondation CASD depuis le 2 octobre 2017 au 10 novembre 217 à midi: https://www.fondation-ca-solidaritedeveloppement.org/soumettre-un-projet/.

    La présélection et la sélection définitive auront lieu respectivement début janvier et début février 2018. Les candidats seront informés des résultats par mail.