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  • Malaisie : Un système de séquençage des gènes nouvelle génération pour mieux lutter contre le cancer

    La société Qiagen Biotechnology Malaysia a annoncé en septembre qu’elle avait lancé en Malaisie GeneReader, le premier système de séquençage de gène nouvelle génération (Next-Generation Sequencing, NSG) de l’entreprise.

    Le système GeneReader NGS va être installé au sein du nouveau laboratoire local d’e-santé, Pathomics Health, pour lui permettre de fournir des services de séquençage sur l’ensemble du pays. La collaboration vise également à développer de nouveaux outils d’intégration permettant une amélioration du diagnostic du cancer.

    Explorer la nature moléculaire d’une tumeur plus rapidement et à moindre coût

    L’ouverture officielle de Pathomics Health est prévu le 5 octobre 2017. Le laboratoire cherche à fournir un plus dans la recherche sur le cancer en intégrant l’imagerie histopathologique intelligente (observation à échelle microscopique des tissus vivants ou morts) et l’analyse des génomes.

    « Le GeneReader NGS simplifie le flux de travail du [séquençage de gène nouvelle génération] et génère un résultat interprété avec précision, a déclaré le Dr. Ron Tan, conseiller scientifique de Pathomics Health (source : Asiaone.com). Nous savons que la technologie NGS a atteint un succès exceptionnel, elle a notamment permis des avancées dans les domaines des sciences de la vie, des tests appliqués, des diagnostics moléculaires et de la pharmaceutique. Nous sommes particulièrement heureux d’exploiter la capacité du système GeneReader pour explorer la nature moléculaire d’une tumeur plus rapidement et de manière moins coûteuse que d’autres plateformes. »

    Une alliance entre le milieu universitaire et l’industrie de santé

    Pathomics Health et l’Université de Malaya ont l’intention de partager et d’améliorer l’application, la compréhension et les ressources disponibles associées à la pathologie moléculaire, en particulier son application au cancer, à travers leurs réseaux respectifs dans le milieu universitaire et au sein de l’industrie.

    Un système de séquençage plus simple d’utilisation

    Le système GeneReader NGS de Qiagen est la première solution complète de séquençage de prochaine génération « Sample to Insight » (« de l’échantillon à l’interprétation »). Il couvre l’ensemble du processus de séquençage, de la préparation des échantillons à l’interprétation des données.

    En conséquence, le dispositif est plus simple et rentable pour les laboratoires. « Avec le système GeneReader NGS (…), les chercheurs et le personnel de laboratoire peuvent maintenant se concentrer sur leurs recherches et non sur des problèmes techniques» , a déclaré William Lin, directeur des opérations commerciales de Qiagen pour l’Asie du Sud-Est.

    100 000 Malaisiens souffriront d’un cancer chaque année

    Selon l’Organisation mondiale de la santé, le cancer est l’une des principales causes de morbidité et de mortalité dans le monde. Il y a eu environ 14 millions de nouveaux cas et 8,2 millions de décès liés au cancer en 2012. Chaque année, plus de 60 % des nouveaux cas se manifestent en Afrique, en Asie et en Amérique centrale et du Sud. Ces régions représentent 70 % des décès liés au cancer dans le monde.

    Dans quelques années, un Malaisien sur quatre développera un cancer à l’âge de 75 ans et environ 100 000 Malaisiens souffriront d’un cancer chaque année, avance le ministre adjoint de la Santé de la Malaisie, Datuk Seri Hilmi Yahaya (chiffres officiels). D’ici 2020, l’incidence du cancer en Malaisie devrait augmenter de 15 %.

  • Malaysia: A next-generation sequencing system for better cancer control

    Qiagen Biotechnology Malaysia announced in September that it has launched the company’s first GeneReader next-generation sequencing (NGS) System in Malaysia.

    The GeneReader NGS system will be installed at the new local digital health solution company, Pathomics Health, to enable it the fim to provide sequencing services across the country. The collaboration also aims to develop new integrative tools to improve the diagnosis of cancer.

    Exploring a tumor’s molecular nature more quickly and affordably

    The official opening of Pathomics Health is scheduled for October 5, 2017. The laboratory wants to provide a new standard in cancer research by integrating smart histopathology (the study of changes in tissues caused by disease) imaging and genomics analysis.

    « The GeneReader NGS simplifies the NGS workflow and generates an interpreted result without hassle, » said Dr Ron Tan, a scientific advisor to Pathomics Health (source: Asiaone.com). We know that NGS technology has achieved outstanding success, posting breakthroughs in the life sciences, applied testing, pharma and molecular diagnostics. We are particularly pleased to offer GeneReader system’s ability to explore a tumor’s molecular nature more quickly and affordably than other platforms. »

    A partnership between academia and the healthcare industry

    Pathomics Health and the University of Malaya intend to share and improve the application, understanding and available resources related with molecular pathology, particularly its application to cancer, through their respective networks in academia and within the healthcare industry.

    A simpler sequencing system

    Qiagen’s GeneReader NGS system is the first complete « Sample to Insight » next-generation sequencing solution. It covers the entire sequencing process from sample prep to data interpretation.

    As a result, the device is simpler and more cost-effective for laboratories. « With (…) GeneReader NGS System, researchers and lab staff can now focus on their research not technical issues, » said William Lin, Qiagen’s director of commercial operations for Southeast Asia.

    100,000 Malaysians will suffer from cancer each year

    According to the World Health Organization, cancer is one of the leading causes of morbidity and mortality in the world. There were approximately 14 million new cases and 8.2 million cancer-related deaths in 2012. More than 60% of new cases occur each year in Africa, Asia, and Central and South America. These regions account of 70% of cancer deaths worldwide.

    In just a few years, one in four Malaysians will develop cancer by the age of 75 and about 100,000 Malaysians suffer from cancer each year, according to Malaysia’s Deputy Minister of Health Datuk Seri Hilmi Yahaya (official figures). By 2020, cancer incidence in Malaysia is expected to increase by 15%.

  • Corée : le public est-il prêt à accepter des services de soins basés sur l’analyse de données ?

    Les professionnels de la santé cherchent de plus en plus à développer les soins axés sur l’analyse des données, qui touchent des domaines tels que la médecine de précision et l’intelligence artificielle.

    La population est-elle prête à accepter ces services et à partager leurs informations personnelles ? C’est l’une des questions centrales que se sont posées les universitaires et les doctorants ayant participé à la conférence internationale EIBLE-KHIDI 2017, qui s’est déroulée à Séoul le 22 septembre 2017. Les experts ont mis en avant les avantages que représente l’analyse des données dans l’industrie de santé, notamment en termes d’efficacité et de coûts, mais ont également reconnu qu’il y avait des efforts à faire au niveau de la sécurisation des informations.

    L’analyse des big data améliore la prise de décision des médecins

    Les offreurs de soins se tournent de plus en plus vers l’analyse des données pour mieux faire face à la hausse des coûts dans le domaine de la santé, à l’augmentation des maladies chroniques, au vieillissement de la population et à la pénurie de professionnels de santé, ont relevé les experts présents lors de ce séminaire organisé par l’Ewha Institute for Biomedical Law & Ethics et le Korea Health Industry Development Institute.

    Les grandes institutions médicales traitent les données comme un atout stratégique et mettent en place des systèmes qui aident les professionnels de la santé à améliorer leur prise de décision et à générer des résultats plus viables, ont-ils déclaré.

    Promouvoir le droit « au plus haut niveau possible » de santé

    Affirmant que les big data peuvent aider à promouvoir le droit « au plus haut niveau possible » de santé , un droit reconnu dans les termes internationaux des droits de l’Homme, le Pr. Carole Peterson, de l’Université d’Hawaï, a exhorté les gouvernements à honorer ce droit en utilisant l’analyse de données pour améliorer les résultats en matière de soins tout en augmentant l’efficacité des services et la baisse des coûts.

    Développer les big data pour encourager les patients à s’engager davantage

    « Des données accessibles et l’existence de communautés de santé en ligne peuvent également permettre aux individus de prendre davantage le contrôle de leur santé et améliorer l’accès aux soins pour les communautés éloignées et les pays moins développés, a déclaré le Pr. Peterson. Les big data nous aident également à surveiller et à contrôler la propagation des maladies infectieuses. »

    Exemple : la gestion de l’épidémie de virus Ebola

    La spécialiste a donné un exemple avec l’épidémie de virus Ebola en 2014, durant laquelle les Centres américains de prévention des maladies (CDC) ont utilisé BioMosaic, un outil qui fusionne les données sur la santé, sur la population et sur les mouvements pour prédire la propagation de la maladie. BioMosaic a permis aux CDC d’identifier les populations à risque et ainsi de créer une carte des zones touchées.

    Big data : le risque d’une violation de la vie privée

    Le Pr. Carole Peterson reconnaît néanmoins que l’exploitation des big data présente des risques importants : l’exploration de données et les techniques de ré-identification peuvent entraîner des violations de la vie privée et des possibilités accrues de discrimination.

    Discrimination : les gouvernements doivent revoir leur législation

    « Les gouvernements devraient examiner leurs statuts anti-discriminatoires et les modifier, le cas échéant, pour garantir que toutes les formes de discrimination en matière d’invalidité soient interdites, y compris la discrimination fondée sur une évaluation selon laquelle une personne risque de développer un handicap à l’avenir. »

    L’importance d’une protection élevée au niveau de l’utilisation et du partage des données

    Lee Mang-yeong, doctorant en santé numérique au Samsung Advanced Institute of Health Sciences & Technology (SAIHST), a lui abordé l’un des problèmes issus de la médecine de précision.

    « La médecine de précision est une stratégie clinique émergente, puisqu’elle pèse sur les différences entre les individus en matière de prévention, de diagnostic, de traitement et même de suivi. Il existe un besoin non satisfait de contrôler les données sur la santé générées par le patient en fonction de sa participation à l’étude (…). »

    Selon Lee Mang-yeong, il est nécessaire d’assurer une protection élevée au niveau de l’accès, de l’utilisation et du partage de données, et d’aider les participants à adopter une attitude positive à l’égard de l’étude. « Il existe de nombreuses études sur la sensibilisation du public aux essais cliniques sur le cancer, en particulier en ce qui concerne les tests génétiques, a-t-il déclaré. Bien que nous puissions anticiper la sensibilisation du public à la médecine de précision à partir de ces études, nous n’avons pas observé de progrès en Corée du Sud ».

    Pour maximiser la participation à la médecine de précision, il estime que des informations appropriées devraient être fournies au public pour répondre aux attentes ou aux préoccupations de chaque groupe. « Il est également essentiel de sécuriser les canaux accessibles autant que possible. Pour cela, une aide et un soutien au niveau national sont nécessaires. »

    Intelligence artificielle : les robots vont bouleverser le rapport à la santé

    Tjasa Zapusek, une étudiante post universitaire de l’Université de Copenhague, a présenté ses idées centrées sur l’intelligence artificielle en médecine et sur la confidentialité des données.

    « Jusque dans les années 60, les médecins jouissaient d’un haut niveau de pouvoir, en particulier dans le domaine de la psychiatrie. Le droit à la vie privée, y compris la protection des données sensibles relatives à la santé, est maintenant protégé. Chacun a le droit d’accéder aux données qui le concernent et de les rectifier. »

    Robots : vers un traitement médical optimal ?

    En supposant que la volonté du patient est respectée et qu’aucun droit à la vie privée n’est violé, les médecins et les autres professionnels de la santé ont besoin d’avoir accès à l’historique des traitements médicaux de l’individu car cela leur permet d’échanger des informations, des opinions et des connaissances nécessaires à la délivrance d’un bon diagnostic et d’un traitement adapté, insiste-t-elle.

    « Nous avons des robots, capable de fournir un traitement médical optimal et de communiquer avec les patients d’une manière différente mais toujours efficace. Les dossiers médicaux du patient servent de supports de travail pour le robot, ce qui lui permet de mettre en application ses connaissances techniques. »

    Pendant des années, l’implication du robot dans les procédures médicales a été limitée aux « chirurgies assistées par robotique », rappelle déclaré Tjasa Zapusek. « Cependant, les expérimentations scientifiques actuelles présentent des scénarios complètement différents, où les opérations médicales peuvent être réalisées de manière autonome à 100 % par un robot. Tôt ou tard, les robots ne seront plus considérés comme de simples outils (…) » Une prise en compte dès aujourd’hui des limites et des questions éthiques que suppose le développement de la robotique dans le domaine de la santé est primordiale pour appréhender au mieux ce changement majeur dans l’industrie.

  • Korea: are the public ready to accept care services based on data analysis?

    Health professionals are increasingly looking to develop data-driven healthcare in areas such as precision medicine and artificial intelligence.

    Are the public ready to accept these services and share their personal information? This was one of the central questions discussed by academics and doctoral students who attended the 2017 EIBLE-KHIDI international conference held in Seoul on September 22, 2017. Experts highlighted the benefits of data analysis in the healthcare industry, notably in terms of efficiency and cost, but also acknowledged that there is an effort to be made to better secure personal information.

    Big data analysis improves medical decision-making

    Healthcare providers are increasingly turning to data analytics to better cope with rising health costs, chronic diseases, the aging population and the shortage of professionals, said the experts during the seminar organized by Ewha Institute for Biomedical Law & Ethics and Korea Health Industry Development Institute.

    Major medical institutions treat data as a strategic asset and put in place systems that help healthcare professionals improve decision-making and drive actionable results, they said.

    Promoting the right to « the highest attainable standard » of health

    Saying that big data can help promote the right to « the highest attainable standard » of health,a recognized right in international human right terms, Professor Carole Peterson of the University of Hawaii urged governments to fulfill this right by using big data to improve healthcare outcomes while increasing efficiency and lowering costs.

    Developing big data to encourage patients to be more engaged

    « Accessible data and online health communities also can empower individuals to take more control over their health, including more access to remote communities and less developed nations, » said Prof. Peterson (source: Koreabiomed.com). Big data also helps us to monitor and control the spread of infectious diseases. « 

    Example: the management of the Ebola virus outbreak

    The expert gave an example with the 2014 Ebola virus outbreak, where the US Centers for Disease Prevention (CDC) used BioMosaic, a tool that merges health, population and movement data to predict the spread of the disease. BioMosaic enabled the CDC to identify populations at risk and thus to create a map of the diaspora population moving from affected areas.

    Big data: the risk of violations of privacy

    Prof. Carole Peterson also recognizes that big data exploitation presents significant risks: data mining and « re-identification » techniques can lead to violations of privacy and increased opportunities for discrimination.

    Discrimination: Governments need to review their legislation

    « Governments should, therefore, review their anti-discrimination statutes and amend them, if necessary, to ensure that all forms of disability discrimination are prohibited, including discrimination based upon an assessment that a person is at risk of developing a disability in the future, » she said.

    The importance of high protection in using and sharing data

    Lee Mang-yeong, a PhD student in digital health at the Samsung Advanced Institute of Health Sciences and Technology (SAIHST), touched on the issue of precision medicine.

    « Precision medicine is an emerging clinical strategy, as it weighs the differences between individuals to prevention, diagnosis, treatment and even aftercare. It is an unmet need to lead patient-generated health data based on participation in the study for implementing precision medicine. »

    According to Lee Mang-yeong, it is necessary to ensure high protection in accessing, using and sharing data, and to help participants to have a positive attitude to the study. « There are many studies about public awareness toward cancer clinical trials, particularly genetic testing, » he said. « Although we can guess the public awareness toward precision medicine from these studies, there is no progress in Korea. »

    To maximize participation in precision medicine, he believes that appropriate information should be provided for each group’s expectations or concerns. « It is also fundamental to secure channels that are accessible as much as possible. For this, assistance and support at the national level are needed. »

    Artificial Intelligence: Robots will change our relationship to health

    Tjasa Zapusek, a Bologna Program postgraduate student of the University of Copenhagen, presented her ideas about artificial intelligence in medicine and confidentiality of data.

    « Until the 60s, doctors enjoyed high levels of power, especially in the field of psychiatry. The right to privacy, including the protection of sensitive data relating to health is now protected. Everyone has the right to access the data concerning him/her, and the right to have it rectified. »

    Robots: Towards optimal medical treatment?

    Assuming the accordance of the patient’s will and not violating any right of privacy, doctors and other healthcare professionals need to have access to the history of individual’s medical treatments, since it enables those to exchange information, opinions, and knowledge, she insisted.

    « We have robots, capable of providing optimal medical treatment, and able to communicate with patients in a different way, but still effective. Patient’s medical files serve as robot’s workbooks, enabling them to put their technical knowledge, stored on the discs in practice. »

    For years, robot’s involvement in medical procedures has been limited to « robotic-assisted surgeries, » Tjasa Zapusek said. « However, current scientific achievements present completely different scenarios, where medical operations can be performed 100 percent autonomously by a robot. Sooner or later, robots will no longer be considered simple tools (…) » Taking into account problems and ethical issues involved in the development of robotics in healthcare is primordial to better cope with this major change in the industry.

  • L’Université Johns Hopkins ouvre son accélérateur dédié à la santé numérique

    L’Université Johns Hopkins annonce le 2 octobre 2017 l’ouverture de son nouvel accélérateur, M-1 Ventures en références aux étudiants en médecine de première année.

    L’accélérateur accueillera des start-ups en early stage dans le domaine de la santé. Pour information, l’Université John Hopkins accueille déjà plusieurs start-ups.

    Ces spinoff que sont RoundTrip, B.well, EduMD feront partie de l’accélérateur.

    Le start-ups sélectionnées participeront à un programme de 16 semaines et recevront 25 000 $ (21 284€) pour mener à bien leur projet.

  • WDMH Congress : briser les barrières de l’innovation en santé, Bordeaux, 13 octobre 2017

    When Doctors Meet Hackers est un événement organisé par AquitHealth, association de promotion de la e-santé en Nouvelle Aquitaine, autour du futur de la santé et la façon dont le travail des professionnels de santé et des professionnels du numérique va s’imbriquer. Il se tiendra à l’Hôtel de Région Nouvelle Aquitaine le 13 octobre 2017.

    La journée du 13 octobre est consacrée aux conférences et tables rondes proposant de s’interroger sur la capacité du système de santé français à s’adapter à la révolution numérique du secteur de la santé, sur la contribution des professionnels de santé à la transition numérique, le statut du patient et le financement de nouveaux services, sur le cadre éthique lié à la santé connectée et l’usage des données et enfin sur les modes d’évaluation de nouveaux dispositifs.

    Un hackathon va se dérouler en parallèle et pour une durée totale de 45 heures. Un espace collaboratif sera mise en place réunissant professionnels de santé, patients, designers, hackers, et entrepreneurs pour faire émerger des solutions innovantes aux problèmes de santé. À l’issue du hackathon, le 15 octobre 2017, 5 prix seront remis aux gagnants qui consistent entre autres en 2 000 euros de dotation et en de nombreuses aides aux développement de startup (mentoring & mise en relation).

    Inscription

    L’inscription à l’événement est gratuite et se fait via ce lien.

    Programme

    L’accueil commencera à 8h du matin.

    9h15 : Keynote – La e-santé dans les pays émergents

    9h30 : Table Ronde – Nouveau Monde, Nouveaux Acteurs

    Le système de santé français est-il adapté à la révolution numérique du secteur de la santé ? Quels sont les bouleversements à venir et les nouveaux acteurs ? Quelle est la place des GAFA en tant qu’acteurs de la santé face aux acteurs traditionnels ? Les professionnels de santé sont-ils moteurs de la transition numérique ?

    11h : Table Ronde – Nouveaux clients, nouveaux payeurs

    Santé ou gadget ? Qui est prêt à payer le prix de l’innovation ? Un marché ou un besoin ? Une réforme de la tarification indispensable ? Et le patient dans tout ça ? Défiance ou confiance ? Vers un nouvel âge de la démocratie sanitaire ?

    14h : Keynote – Casser les codes (des) anciens

    14h15 : Table Ronde – Nouvelle morale publique et privée

    La santé connectée pose-t-elle un nouveau cadre éthique ? Quels usages de la donnée de santé ? La réglementation est-elle adaptée à la révolution numérique en santé ?

    15h15 : Keynote – Des chiffres et des hommes

    15h30 : Table Ronde – Nouvelles technologies, nouvelles évaluations ?

    Quelles évaluations des dispositifs e-santé ? Qui évalue et comment ? Les outils d’évaluation traditionnels sont-ils adaptés ? Quels impacts et quels bénéfices ?

    18h00 : Hackathon – Début des pitchs

    Hackathon

    Pour les détails pratiques liés à l’hackathon, consulter cette page: http://wdmh.fr/hackathon/.

  • Silver éco : Zembro commercialise sa nouvelle alarme personnelle connectée, Zembro Plus

    Zembro, start-up belge ayant mise au point une montre connectée dotée d’un système d’alerte, lance ce 3 octobre 2017 à destination des personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer ou d’une démence similaire occasionnant des troubles cognitifs sa solution Zembro Plus qui est une montre d’alarme personnelle permettant la détection d’égarement via la géolocalisation.

    La solution encourage le maintien à domicile de ce public nécessitant une surveillance rapprochée et permet aux aidants et à la famille de rester connectés grâce à l’ensemble de services associés à la montre :
    • géolocalisation via GPS de la personne grâce aux balises de sécurité bluetooth à répartir dans la zone de vie ;
    • détection d’absence de mouvement grâce à trois capteurs de mouvements au bout d’un certain laps de temps prédéfini ;
    • connexion à la centrale d’écoute Zembro qui est un service d’alerte professionnelle disponible 24/7.

    La montre permet au porteur de déclencher l’alarme manuellement en cas de besoin et notifie à l’entourage lorsqu’elle est déchargée, bien qu’elle dispose d’une autonomie de 2 à 6 jours selon l’intensité d’utilisation.

    Elle peut également être utilisée dans le cadre professionnels par le personnel en EHPAD.

    La montre et les services associés sont disponibles à partir de 69 euros par mois.

  • Les patients de l’AP-HP peuvent désormais accéder à leurs résultats de biologie en ligne

    L’AP-HP expérimente depuis début septembre à l’hôpital Cochin un service permettant à tous les patients pris en charge dans un centre de prélèvement de l’AP-HP de consulter en ligne leurs résultats de biologie médicale sur un serveur sécurisé, a indiqué l’institution le 29 septembre 2017.

    Le service sera ensuite progressivement déployé à l’ensemble des hôpitaux de l’AP-HP, à commencer par les hôpitaux Ambroise-Paré, Berck, Raymond-Poincaré et Sainte-Perrine.

    Les médecins de ville et les médecins partenaires de l’AP-HP pourront également consulter les résultats d’analyse de leurs patients sur ce portail à partir du 1er trimestre 2018.

  • Etude : des traqueurs d’activité ludiques permettent de lutter contre la sédentarité (Jama)

    Équiper des familles de compteurs de pas, leur fixer des objectifs et récompenser leurs efforts a permis d’augmenter le taux d’activité physique. Les résultats de cette expérimentation* menée aux États-Unis ont été publiés le 2 octobre dans le Jama Internal Medicine.

    Les dangers de la sédentarité

    La sédentarité gagne du terrain un peu partout dans le monde, et tout particulièrement en France. Une étude de l’agence Santé Publique France, publiée le 26 septembre, révèle que la proportion de femmes physiquement actives a baissé de 16%, et chez les 40-54 ans, la chute atteint mêmes les 22%. Résultat : à peine la moitié des femmes (53%) suivent les recommandations de l’OMS en matière d’activité physique, contre 70% chez les hommes.

    Cette sédentarité constitue évidemment un facteur de risque important pour de nombreuses pathologies, telles que le diabète, les maladies cardiovasculaires, le cancer. Dans un souci de santé publique, les gouvernements de bon nombre d’Etats cherchent donc des outils efficaces pour lutter contre la sédentarité. La gamification fait partie des pistes à explorer.

    Bouger grâce au jeu et au smartphone

    Des chercheurs de l’université de Pennsylvanie ont donc mené un essai randomisé et contrôlé afin d’évaluer l’efficacité d’une intervention de gamification pour améliorer les systèmes d’incitation et accroître l’activité physique. Deux-cents adultes issus de 94 familles et âgés de 55 ans en moyenne ont été inclus dans l’essai. Tous les participants comptaient leurs pas chaque jour, soit via un podomètre, soit par l’intermédiaire d’un smartphone. Pour chacun d’entre eux, un nombre de pas moyen a été calculé avant le début de l’intervention ainsi que des objectifs à atteindre en fonction de leur niveau de départ. Un retour sur leurs performances leur était envoyé par e-mail ou sms, et ce pendant 24 semaines.

    Pour la moitié des participants, ceux qui appartenaient au groupe gamification, un jeu familial leur était proposé pendant 12 semaines. Pour gagner des points et franchir des niveaux, ils devaient collaborer, se supporter les uns les autres. Par exemple, chaque jour, la famille était informée que l’un des membres avait été sélectionné au hasard pour représenter leur équipe. Si ce membre remplissait le contrat fixé en terme d’activité physique, toute la famille conservait ses points. Chaque joueur disposait aussi de 5 jours où il considérait que toute activité était impossible; mais il pouvait alors demander de l’aide à un membre de sa famille. 

    Résultats : plus de pas chaque jour

    • 53% des membres du groupe gamification ont atteint leurs objectifs d’activité physique contre 32% dans le groupe contrôle
    • L’augmentation du nombre de pas était bien plus importante dans le groupe gamification (1661 pas contre 636)
    • Dans les 12 semaines de suivi après le jeu, le taux de personnes maintenant leurs objectifs chute moins chez ceux qui ont participé au jeu (44% contre 33%)
    • Le nombre de pas reste aussi plus important (1385 contre 798)

    Plus d’activité mais pour quels bénéfices ?

    Les auteurs de l’essai estiment que « ces résultats démontrent qu’il est possible de tirer parti des incitations au sein des réseaux sociaux pour changer les comportements de santé ». En outre, « l’utilisation de dispositifs portables et de smartphones permet d’offrir ce genre d’interventions à plus grande échelle. » Le coût en serait faible puisque les récompenses matérielles étaient de l’ordre d’une tasse à café .

    Cependant, l’expérimentation montre qu’au bout de 20 semaines, l’effet de la gamification s’essouffle et que l’activité physique décline. Il faudrait donc imaginer des solutions pour maintenir l’effet à plus long terme. Enfin, comme le soulignent les chercheurs américains, une revue de la littérature menée chez des diabétiques de type 2 n’a pas démontré qu’une activité physique plus intense – et notamment un plus grand nombre de pas quotidien- avait un impact sur l’état de santé.

  • LAB2U facilite la prise de sang à domicile en mettant en relations patients et infirmiers libéraux

    La start-up LAB2U qui amène le laboratoire d’analyses médicales au patient, a lancé le 25 septembre 2017 son application mobile pour faciliter la prise de sang dans l’agglomération de Tours.

    La solution proposée est une solution de confort. Elle s’adresse avant tout aux citadins actifs des grandes métropoles en manque de temps, aux personnes souffrant de maladies chroniques, comme le diabète, et femmes enceintes, des publics pour lesquels des prises de sang régulières s’imposent.

    Via son application mobile téléchargeable sur smartphone, le patient propose plusieurs créneaux de rendez-vous à destination de la communauté des infirmiers libéraux diplômés d’État qui répondent à l’appel et se rendent au domicile du patient à l’horaire désigné.

    Mode opératoire

    Le patient souhaitant procéder à un prélèvement doit télécharger l’application et créer un compte sécurisé. Il envoie via l’application une copie de son ordonnance et propose trois créneaux de passage de l’infirmer. La demande est immédiatement transférée aux infirmiers libéraux qui peuvent répondre à la demande.

    L’infirmier qui procède au prélèvement dépose l’échantillon dans un laboratoire de biologie proche qui se charge d’effectuer les analyses.

    L’application est adossée à un hébergeur agréé Ministère de la Santé, garantissant une sécurité optimale des informations personnelles des utilisateurs. Le laboratoire ayant effectué les analyses transmet les résultats au patient de façon sécurisée que ce dernier peut télécharger directement sur son smartphone.

    Modèle économique et développement

    L’application est disponible gratuitement et le tiers payant est pratiqué sur les soins remboursables. Cependant, le service de prise de rendez-vous est facturé 5,80 euros au patient. La start-ups perçoit également les frais administratifs appliqués aux laboratoires de biologie.

    Quant au développement de son service, la start-up ambitionne d’étendre progressivement le service LAB2U à toutes les métropoles françaises et à plus long terme d’exporter son service dans d’autre pays.