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  • Innovation : un 4e appel à projets RHU lancé, la date limite de dépôt pour les IHU reportée

    Agnès Buzyn, ministre de la Santé, et Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, ont lancé le 2 octobre 2017 l’appel à projets pour la 4e vague de Recherche hospitalo-universitaire en santé (RHU).

    Lancés dans le cadre du 2e volet du PIA, les projets RHU associent secteur académique, hospitalier et entreprises. Le 4e appel à projets bénéficie d’un financement de 100 millions d’euros au total.

    Les ministres ont également annoncé le décalage de la date limite de dépôt de dossier pour l’appel à projets Instituts Hospitalo-Universitaire (IHU). Estimant que « l’évaluation à mi-parcours confirme le grand intérêt scientifique des projets, mais soulève des questions à ce jour non résolues concernant la gouvernance et le modèle économique à terme », les ministres indiquent que les projets soumis devront tenir compte de ces enseignements et proposer une gouvernance sans fondation support. Deux projets seront retenus, pour un montant maximum de 50 millions d’euros chacun.

    Les attributions RHU et IHU auront lieu à l’été 2018.

  • Investissement : Sofimac crée Crosslife, un fonds pour la santé, et reprend le fonds ITI (Inserm)

    Sofimac, la société de gestion spécialisée dans l’amorçage et l’accompagnement des PME non-cotée dans la santé et le numérique, vient d’annoncer le 2 octobre 2017 la création d’un fonds d’investissement dédié à la santé, Crosslife.

    Il est prévu que le fonds arrive à une dotation de 200 millions d’euros jusqu’au premier semestre 2018 dans l’objectif de pouvoir financer les start-ups dans la phase suivant leur amorçage, depuis le tour de table A jusqu’à leur entrée en bourse, voire après et ce jusqu’à un montant maximal de 20 millions d’euros.

    La société reprend en parallèle la gestion du fonds d’investissement Inserm Transfert Initiative (ITI), une position qui lui permet de donner un accès privilégié à ses investisseurs aux innovation de laboratoires.

    Le fonds Crosslife est le fruit d’une association avec un groupe de gestion américain de San Francisco, Bay City Capital. Il s’agit là d’une façon pour le groupe de s’assurer un accès direct aux investisseurs américains. La stratégie de développement à l’étranger repose sur la constitution d’un réseau de partenaires plutôt que de filiales, puisque la société a déjà noué deux partenariats du même type en Chine et en Allemagne.

  • Etude : des traqueurs d’activité ludiques permettent de lutter contre la sédentarité (Jama)

    Équiper des familles de compteurs de pas, leur fixer des objectifs et récompenser leurs efforts a permis d’augmenter le taux d’activité physique. Les résultats de cette expérimentation* menée aux États-Unis ont été publiés le 2 octobre dans le Jama Internal Medicine.

    Les dangers de la sédentarité

    La sédentarité gagne du terrain un peu partout dans le monde, et tout particulièrement en France. Une étude de l’agence Santé Publique France, publiée le 26 septembre, révèle que la proportion de femmes physiquement actives a baissé de 16%, et chez les 40-54 ans, la chute atteint mêmes les 22%. Résultat : à peine la moitié des femmes (53%) suivent les recommandations de l’OMS en matière d’activité physique, contre 70% chez les hommes.

    Cette sédentarité constitue évidemment un facteur de risque important pour de nombreuses pathologies, telles que le diabète, les maladies cardiovasculaires, le cancer. Dans un souci de santé publique, les gouvernements de bon nombre d’Etats cherchent donc des outils efficaces pour lutter contre la sédentarité. La gamification fait partie des pistes à explorer.

    Bouger grâce au jeu et au smartphone

    Des chercheurs de l’université de Pennsylvanie ont donc mené un essai randomisé et contrôlé afin d’évaluer l’efficacité d’une intervention de gamification pour améliorer les systèmes d’incitation et accroître l’activité physique. Deux-cents adultes issus de 94 familles et âgés de 55 ans en moyenne ont été inclus dans l’essai. Tous les participants comptaient leurs pas chaque jour, soit via un podomètre, soit par l’intermédiaire d’un smartphone. Pour chacun d’entre eux, un nombre de pas moyen a été calculé avant le début de l’intervention ainsi que des objectifs à atteindre en fonction de leur niveau de départ. Un retour sur leurs performances leur était envoyé par e-mail ou sms, et ce pendant 24 semaines.

    Pour la moitié des participants, ceux qui appartenaient au groupe gamification, un jeu familial leur était proposé pendant 12 semaines. Pour gagner des points et franchir des niveaux, ils devaient collaborer, se supporter les uns les autres. Par exemple, chaque jour, la famille était informée que l’un des membres avait été sélectionné au hasard pour représenter leur équipe. Si ce membre remplissait le contrat fixé en terme d’activité physique, toute la famille conservait ses points. Chaque joueur disposait aussi de 5 jours où il considérait que toute activité était impossible; mais il pouvait alors demander de l’aide à un membre de sa famille. 

    Résultats : plus de pas chaque jour

    • 53% des membres du groupe gamification ont atteint leurs objectifs d’activité physique contre 32% dans le groupe contrôle
    • L’augmentation du nombre de pas était bien plus importante dans le groupe gamification (1661 pas contre 636)
    • Dans les 12 semaines de suivi après le jeu, le taux de personnes maintenant leurs objectifs chute moins chez ceux qui ont participé au jeu (44% contre 33%)
    • Le nombre de pas reste aussi plus important (1385 contre 798)

    Plus d’activité mais pour quels bénéfices ?

    Les auteurs de l’essai estiment que « ces résultats démontrent qu’il est possible de tirer parti des incitations au sein des réseaux sociaux pour changer les comportements de santé ». En outre, « l’utilisation de dispositifs portables et de smartphones permet d’offrir ce genre d’interventions à plus grande échelle. » Le coût en serait faible puisque les récompenses matérielles étaient de l’ordre d’une tasse à café .

    Cependant, l’expérimentation montre qu’au bout de 20 semaines, l’effet de la gamification s’essouffle et que l’activité physique décline. Il faudrait donc imaginer des solutions pour maintenir l’effet à plus long terme. Enfin, comme le soulignent les chercheurs américains, une revue de la littérature menée chez des diabétiques de type 2 n’a pas démontré qu’une activité physique plus intense – et notamment un plus grand nombre de pas quotidien- avait un impact sur l’état de santé.

  • LAB2U facilite la prise de sang à domicile en mettant en relations patients et infirmiers libéraux

    La start-up LAB2U qui amène le laboratoire d’analyses médicales au patient, a lancé le 25 septembre 2017 son application mobile pour faciliter la prise de sang dans l’agglomération de Tours.

    La solution proposée est une solution de confort. Elle s’adresse avant tout aux citadins actifs des grandes métropoles en manque de temps, aux personnes souffrant de maladies chroniques, comme le diabète, et femmes enceintes, des publics pour lesquels des prises de sang régulières s’imposent.

    Via son application mobile téléchargeable sur smartphone, le patient propose plusieurs créneaux de rendez-vous à destination de la communauté des infirmiers libéraux diplômés d’État qui répondent à l’appel et se rendent au domicile du patient à l’horaire désigné.

    Mode opératoire

    Le patient souhaitant procéder à un prélèvement doit télécharger l’application et créer un compte sécurisé. Il envoie via l’application une copie de son ordonnance et propose trois créneaux de passage de l’infirmer. La demande est immédiatement transférée aux infirmiers libéraux qui peuvent répondre à la demande.

    L’infirmier qui procède au prélèvement dépose l’échantillon dans un laboratoire de biologie proche qui se charge d’effectuer les analyses.

    L’application est adossée à un hébergeur agréé Ministère de la Santé, garantissant une sécurité optimale des informations personnelles des utilisateurs. Le laboratoire ayant effectué les analyses transmet les résultats au patient de façon sécurisée que ce dernier peut télécharger directement sur son smartphone.

    Modèle économique et développement

    L’application est disponible gratuitement et le tiers payant est pratiqué sur les soins remboursables. Cependant, le service de prise de rendez-vous est facturé 5,80 euros au patient. La start-ups perçoit également les frais administratifs appliqués aux laboratoires de biologie.

    Quant au développement de son service, la start-up ambitionne d’étendre progressivement le service LAB2U à toutes les métropoles françaises et à plus long terme d’exporter son service dans d’autre pays.

     

  • GCS Aquitaine : l’utilisation d’outils électroniques de partage de données augmente prodigieusement

    Le développement de PAACO dans le cadre du projet TSN, la mise en œuvre de la messagerie sécurisée ainsi que de la télémédecine et enfin la réalisation de travaux préalables à une réorganisation régionale de plusieurs GCS en vue de la création d’une structure unique, le GIP ESEA : telles sont les principales réalisations du Groupement de Coopération Sanitaire Aquitaine (GCS) Aquitaine en 2016 sur lesquelles il revient dans son rapport d’activité publié le 29 septembre 2017.

    Le grand projet de restructuration impliquant le rapprochement du GCS TéléSanté Aquitaine avec les GCS Epsilim et le Groupement de Coopération Sanitaire Poitou-Charentes (E-santé Poitou-Charentes) pour la création du GIP ESEA doit aboutir le 1er octobre 2017. Sa mission sera de permettre l’accompagnement de la transformation numérique profonde auprès des professionnels.

    L’année 2016 est, par ailleurs, qualifiée comme une année de forte montée en puissance des service de télémédecine en établissements et qui de plus a vu la mise en place de plusieurs projets impliquant des solutions mobiles (Plaies et cicatrisation, E-Dom santé et Addictologie).

    Les outils d’échange électronique de documents, le grand succès du groupement

    La messagerie sécurisée ProMess

    Le GCS Aquitaine fait état notamment du succès de la messagerie professionnelle sécurisée ProMess. Fin 2015, seulement 4 établissements de santé du GCS étaient compatibles avec les critères MSSanté, alors qu’ils sont au nombre de 44 à la fin de l’année 2016. Par ailleurs, 86 autres établissements sont engagés dans le programme d’accompagnement de l’ASIP pour le devenir.

    L’exemple illustre de son utilisation et du bénéfice qu’elle génère est le partage d’informations via la plateforme de génétique moléculaire des cancers, commune au CHU de Bordeaux et à l’Institut Bergonié. L’objectif de l’analyse génétique par les établissements compétents est de préciser le diagnostic et de déterminer le traitement le plus adapté au patient. Sans le partage sécurisé des données, les délais du retour des résultats étaient de 10 jours. La plateforme permet une communication beaucoup plus rapide entre les différents intervenants en faveur de la personnalisation du traitement bénéfique pour le patient.

    L’outil de parcours PAACO

    PAACO (Plateforme Aquitaine d’Aide à la Communication) est l’outil électronique de parcours et de communication permettant le partage des dossiers de patients en territoire, en usage depuis 2012 en Aquitaine. La dynamique des projets PAERPA notamment a conduit à une multiplication par deux du nombre d’utilisateurs : fin 2016, on compte 3 790 utilisateurs, pratiquement 30 000 dossiers de patients créés et presque 110 000 documents partagés.

    Ceci a abouti à une généralisation de partage des données entre plusieurs structures à la fois.

    Les usages de la télémédecine s’intensifient

    La télémédecine est également un volet où des évolutions ont été constatées avec la forte augmentation du recours à la téléconsultation notamment dans le cadre de la gestion des AVC en EHPAD.

    481 téléconsultations ont été réalisées dans le cadre du projet Téléthrombolyse via la plateforme TéléA pour la gestion de l’AVC à distance. 19 nouveaux EHPAD et 2 centres experts se sont ralliés au dispositif en 2016.

    En termes de développements, on peut citer trois projets en mobilité:

    • Plaies et cicatrisation est le projet de téléconsultations et de téléexpertise en dermatologie dans le cadre duquel la solution PAACO a été mise en œuvre permettant  l’échange de données de différents types et la téléconultation grâce au volet webconférence ;
    • E-Dom santé est une expérimentation qui cible le maintient à domicile des patientes atteintes d’un cancer du sein métastatique avancé. Elle permet la surveillance à distance de patientes grâce à une montre connectée, un outil de vidéoconférence et une tablette ;
    • Addictologie est un projet visant les patients hospitalisés en Dordogne dont le suivi est effectué par des infirmiers, mais dans le cas où un avis médical s’avère nécessaire qui passe en l’occurrence par un outil de webconférence sur tablette.

     

  • Etats-Unis : le ministre de la Santé contraint à la démission

    Tom Price, ministre de la Santé des États-Unis, a annoncé sa démission le 29 septembre 2017. Cette annonce fait suite à une polémique croissante sur son recours à des vols privés dans le cadre de ses déplacements ministériels.

    L’intérim est assuré par Don J. Wright.

  • IoT : Harvard et le MIT créent un tatouage connecté pour surveiller les signes vitaux du patient

    La Harvard Medical School et le Massachusetts Institute of Technology annoncent le 2 octobre 2017 le développement commun d’un tatouage connecté ayant pour visée de surveiller les fonctions vitales du patient en temps réel.

    Le tatouage se présente sous la forme d’un circuit imprimé se collant sur la peau et changeant de couleur en fonction de l’état de santé du patient.

    Il contient une encre composée de biocapteurs transformant la peau en écran de surveillance interactif. Tous les changements de couleurs sont déclenchés par le liquide interstitiel.

    D’autres encres sont utilisées : 

    • une encre qui passe du rose au violet pour indiquer l’évolution du PH ;
    • une encre devenant verte en fonction du taux de glucose et de sodium.

    Les tatouages connectés, une tendance à suivre

    L’université d’Austin (Texas) avait déjà un tatouage connecté changeant de couleur en fonction de l’évolution des fonctions vitales du patient. 

    L’université de Tel Aviv a également développé un tatouage connecté, qui se distingue des autres tatouages connectés en étant composé exclusivement d’électrodes. Il enregistre les signaux électriques transmis par la peau pour évaluer la condition physique du patient.

  • Reconnaissance vocale : Nuance lance un assistant virtuel intelligent pour les médecins aux US

    Nuance International annonce le 27 septembre 2017 le lancement aux États-Unis d’un assistant virtuel pour les professionnels de santé, Dragon Medical Virtual Assistant.

    Cet assistant virtuel est capable de mener des conversations complexes et ainsi d’automatiser une partie du travail de préparation des consultations : relié au dossier patient informatisé, il peut par exemple montrer au praticien les traitements en cours, alerter sur des contre-indications possibles, etc.

    L’objectif est de permettre aux médecins de passer plus de temps auprès des patients, alors que les médecins américains déclarent passer la moitié de leur journée à des tâches informatiques.

  • Save the date : Amgen lance son premier hackathon en cancérologie ( 29/09/2017)

    La société Amgen annonce le lancement de son premier hackathon en cancérologie qui aura lieu le 29 septembre 2017.

    À l’occasion de ce hackhathon, les 50 participants venus de tout horizon ont 48H pour présenter une solution technologique pour améliorer la communication patients-soignants en cancérologie et en hématologie.

    Plusieurs représentants d’associations de patients, professionnels de santé, patients experts, développeurs ou encore startupers seront tous réunis dans les locaux de Microsoft France pour 48H d’échanges, de réflexions et de construction de projets. Ils accompagneront et orienteront les développeurs et les designers dans la conception d’une solution technique qui réponde aux besoins.

    Ils rassemblent notamment des représentants de patients, de soignants, des spécialistes du parcours de soins, du design thinking, du lean management, de l’expérience client ou encore de la communication interpersonnelle.

    Le projet sélectionné, désigné au terme des 48H, gagnera deux mois d’incubation dans un accélérateur de start-ups où des professionnels accompagneront l’équipe gagnante pour concrétiser leur idée.

    Plus d’informations via ce lien 

  • Cameroun : deux start-ups e-santé sélectionnées pour la compétition mondiale Seedstars World

    Onze start-ups camerounaises concourront à Douala (Cameroun) pour savoir laquelle de ces entreprises innovantes représenteront le pays à l’occasion de la compétition mondiale, Seedstars world.

    Seules les start-ups de moins de deux ans, ayant un investissement de moins de 500 000 $ peuvent s’inscrire à cette compétition. Viennent ensuite les étapes régionales, comme celle qui se tiendra à Douala avant la grande finale qui se tiendra en Suisse.

    À l’issue de cette finale, les 20 premiers gagnants participent à un programme virtuel d’une durée de trois mois. Les start-ups ont également la possibilité de bénéficier d’un investissement compris entre 20 000 $ et 50 000 $. Le premier prix de cette compétition est d’ un million de dollars.

    Parmi les onze start-ups sélectionnées, deux start-ups sont spécialisées en e-santé : Allô Doc et GiftedMom.