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  • Diabète : la start-up healthimation lance une application de gestion du poids via un avatar animé

    Produire une application entre animation et engagement du patient telle est l’ambition de la start-up Healthimation pour son programme de gestion du poids des patients atteints d’un diabète de type 2.

    Concrètement, l’application propose un programme de 12 semaines, établi par un médecin, intitulé « why wait » accompagnant les patients dans leur perte de poids. Ce programme se compose de prescriptions alimentaires et d’exercices présentés sous la forme animée, d’une liste de courses établie en fonction des préférences de l’utilisateur.

    En plus de collecter des données en temps réel, l’application accompagne le patient à travers un avatar animé pour identifier les axes de progression ainsi que les progrès au cours du programme.

    Destinée au marché américain, l’application est payante et fonctionne sous forme d’abonnement (50$/mois).

    La start-up renforce stratégie d’une application oscillant entre le serious game, le divertissement (pour la forme de l’application) et l’engagement patient en engageant une comédienne qui incarnera l’avatar Lena pour aider le patient à naviguer dans l’application. L’orientation vers plus d’animation pour l’année 2018 permettrait de cibler de plus jeunes utilisateurs qui seraient atteints de diabète mais également d’autres maladies chroniques telles que l’obésité.

  • Australie-USA : un service personnalisé centré sur l’IA pour réduire la dépendance aux opioïdes

    IPug, une société high tech basée en Australie, vient de lancer une nouvelle plateforme numérique de santé publique nommée « Preventum », dont le but est d’informer et d’éduquer la population via l’intelligence artificielle et la « gamification » afin de mettre au point des campagnes plus ludiques et personnalisées.

    Par le biais d’un partenariat avec les gouvernements et organismes de santé américains, le service visera dans un premier temps à réduire la dépendance aux opioïdes aux États-Unis, l’un des problèmes nationaux majeurs.

    Opioïdes : plus de 30 000 décès aux États-Unis en 2015

    L’abus d’opioïdes a tué plus de 30 000 personnes aux États-Unis en 2015 selon les chiffres officiels et les experts prédisent que les surdoses d’analgésiques sur ordonnance seront à l’origine de plus de 650 000 décès au cours de la prochaine décennie. Ils sont aujourd’hui responsables aux États-Unis de davantage de décès que les accidents de la route et les crises cardiaques.

    Preventum : première plateforme numérique de santé publique basée sur l’IA

    Pour combattre ce fléau, iPug, une société basée à Brisbane, en Australie, a récemment lancé Preventum, la première plateforme numérique de santé publique au monde qui utilise l’intelligence artificielle. Disponible depuis peu, elle a été conçue pour aider les gouvernements et les organismes de santé à mener des campagnes de santé plus modernes et attrayantes.

    « Nous devons passer à un modèle basé sur la prévention »

    « Actuellement, les forces de l’ordre, les fournisseurs de soins et les gouvernements effectuent un très bon travail pour lutter contre la surconsommation d’opioïdes. Cependant, au vu du nombre croissant de consommateurs chroniques d’opioïdes et des décès par surdosage, nous savons que traiter le problème après qu’il se soit installé n’est pas la solution, a déclaré Steve Huff, P.-D.G. d’iPug (source : Businesswire.com).

    Nous devons passer à un modèle basé sur la prévention. Pour cela, nous devons changer de comportement en influençant les croyances, les connaissances et les attitudes des individus vis-à-vis des opioïdes. Avec Preventum, nous fournissons des connaissances au public en ce qui concerne l’utilisation, le stockage et l’arrêt des opioïdes. Nous incitons également les médecins à réduire le nombre de prescriptions d’opioïdes (…). »

    Une prévention ludique et personnalisée

    Preventum combine des informations probantes avec des éléments d’intelligence artificielle, de gamification (utilisation des mécanismes du jeu dans d’autres domaines) et des données personnelles recueillies sur les individus sur une même plateforme mobile. L’idée est de moderniser le modèle des campagnes de santé publique en proposant une diffusion personnalisée sur les smartphones et les appareils mobiles, à la fois pour les médecins et pour les patients.

    « Imaginez que vous allumiez la télévision et que toutes les publicités s’adressent directement à vous, en utilisant votre nom, votre couleur préférée et la musique que vous aimez (…) », a déclaré M. Huff. L’objectif est de proposer un contenu « personnel et pertinent ».

    Preventum : deux campagnes à venir pour lutter contre la crise des opioïdes

    Preventum peut être personnalisé pour tout problème de santé publique mais il sera lancé pour la première fois dans le cadre de deux campagnes numériques de santé publique visant à lutter contre la crise des opioïdes :

    • la campagne Digital Opioid (DOC) va cibler les consommateurs chroniques d’opioïdes ;
    • la deuxième campagne, DOC2 (DOC Squared), va, elle, inciter les médecins à délivrer davantage de données concernant les opioïdes sur les systèmes de surveillance des médicaments sur ordonnance afin de réduire le nombre de prescriptions de ces substances opiacées.
  • Belgique : controverse autour des hôpitaux ayant vendu les données de leurs patients à Quintiles IMS

    Une controverse anime la population belge depuis l’annonce, le 5 octobre 2017, qu’une quinzaine d’hôpitaux ont vendu les données de leurs patients à une multinationale.

    Bien que la législation belge considère les données de santé comme des données sensibles devant être anonymisées, plusieurs incertitudes demeurent, notamment la vente de données à des fins commerciales.

    En l’espèce, une quinzaine d’hôpitaux ont vendu les données de leurs patients sans avoir informé ces derniers à l’entreprise QuintilesIMS.

    Le besoin d’une réglementation relative au couplage des données de santé

    Plusieurs facteurs sont à l’origine de la controverse en Belgique :

    • une anomymisation considérée comme relative pour le cas du couplage de données : les données médicales indiquent plusieurs précisions telles que le nom du médecin, les pathologies traitées, les médicaments prescrits, les réactions au traitement qui, lorsqu’elles sont associées, permettraient d’identifier les patients ;
    • l’avis favorable de la Commission de la vie privée (équivalent la CNIL) ;
    • l’absence d’information des patients quant à l’utilisation de leurs données ;
    • les données sont collectées par le secteur public à destination de l’Assurance maladie : c’est avec les moyens du secteur public que ces données sont collectées ;
    • les contrats diffusés dans la presse soulignent que l’entreprise se réserve un droit de transmission « à un tiers » sans désigner ce dernier.

    À l’aune du RGPD, l’annonce d’un tel contrat entre plusieurs hôpitaux et une entreprise privée pose la question d’une réglementation claire relative au couplage des données de santé, notamment sur l’information et le consentement des patients pour l’utilisation de ces données mais également sur le couplage des données dans une relation commerciale. 

  • Cécile Jaglin nommée directrice générale du CHU d’Angers

    Cécile Jaglin a été nommée directrice générale du CHU d’Angers par un décret du 9 octobre 2017 publié au Journal officiel du 10 octobre 2017. Elle succède à Yann Bubien, devenu directeur adjoint du cabinet d’Agnès Buzyn.

    Directrice d’hôpital, Cécile Jaglin était précédemment déléguée générale de HUGO.

  • HUGO

    Hôpitaux universitaires du Grand Ouestnull

  • Jean-Paul Hamon réélu président de la Fédération des médecins de France (FMF)

    Jean-Paul Hamon a été réélu président de la Fédération des médecins de France lors du conseil d’administration du syndicat le 7 octobre 2017.

    Médecin généraliste à Clamart, Jean-Paul Hamon préside depuis 2011 la FMF, syndicat de médecins libéraux regroupant des généralistes et des spécialistes.

  • Innovation et territoires : Crédit Agricole Brie Picardie fait du mécénat pour les projets numériques

    Pour la deuxième année consécutive, Brie Picardie Mécénat et Solidarité, le fonds de dotation du Crédit Agricole Brie Picardie, a lancé le 1er octobre 2017 un appel à projets d’innovation numérique dans le cadre du mécénat d’entreprises.

    Il est à destination des organisations à but non lucratif (associations, collectivités, hôpitaux, universités, écoles, etc.) situées en Seine-et-Marne, dans l’Oise et la Somme.

    Au terme de la sélection, 3 à 5 projets seront retenus et se partageront une dotation globale de 60 000 euros. Une dotation supplémentaire de 5 000 euros sera allouée à deux des projets sélectionnés qui auront été le coup de cœur des collaborateurs du Crédit Agricole Brie Picardie et des internautes.

    Les dossiers sont à déposer jusqu’au 4 novembre 2017.

    Lors de l’édition précédente, des projets portant sur le numérique en tant que moyen de lutte contre les exclusions ont été récompensés (Digitale Académie de Montereau, l’ESAD d’Amiens, les associations L’enfant@ l’hôpital et Agena).

    Dépôt de candidatures

    Liste des pièces à fournir

    Les pièces à joindre en annexe avec le dossier de demande de subvention en format PDF de préférence sont le suivantes :

    • copie de la publication au Journal Officiel (pour les associations et les fondations) ;
    • statuts de l’organisme ou de l’association ;
    • rapport d’activité de la dernière année (ou/et procès-verbal de la dernière Assemblée générale) ;
    • bilan et compte de résultat du dernier exercice clos (2016 ou à défaut 2015) ;
    • budget prévisionnel de l’organisme de l’année en cours ;
    • budget du projet ;
    • visuel illustrant le projet ou les activités de l’organisme, libre de droit, format paysage (500 px de large par 300 px de haut en format jpg ou png) (NB: seules les photos de projets primés seront susceptibles d’être utilisées).

    Le dossier de candidature peut être téléchargé via le lien suivant : http://www.ca-briepicardie.net/mecenat-solidarite

    Une fois complété, il doit être renvoyé, accompagné de pièces justificatives, à l’adresse suivante : ca.bpms@ca-briepicardie.fr.

  • Maladies chroniques : 8 Français sur 10 accepteraient d’être équipés d’objets connectés (Odoxa)

    81 % des Français accepteraient d’être équipés d’un objet connecté médical dans le cadre du suivi d’une maladie chronique ou d’une affection de longue durée : tel est l’un des principaux enseignements de l’enquête réalisée par Odoxa pour Unicancer et dévoilée le 10 octobre 2017.

    Autres points à retenir de cette enquête : la santé connectée est, pour 82 % des Français, une opportunité pour améliorer la prévention, et 76 % d’entre eux estiment qu’elle représente une opportunité pour la qualité des soins.

    En ce qui concerne la prise en charge du cancer, 79 % des Français préféreraient être suivis en ambulatoire.

    Enfin, la moité des personnes interrogées considèrent qu’il faut que les patients interviennent le plus possible dans leur traitement et le suivi de leur maladie pour que la médecine soit efficace : la notion d’empowerment du patient fait son chemin.

    On notera également que le numérique a une influence sur le choix de l’établissement où être soigné : la réputation est le premier critère de choix, cité par 61 % des personnes interrogées.

    L’enquête a été réalisée auprès d’un échantillon de 1020 personnes, représentatif de la population française, entre le 20 et le 21 septembre 2017.

  • VirtualiSurg lauréate du prix innovation santé à l’occasion du congrès de l’AFC 2017

    VirtualiSurg, start-up spécialisée dans la réalité virtuelle dans le domaine médical, a obtenu pour son prototype de formation aux actes chirurgicaux en réalité virtuelle le prix de l’innovation santé discerné par un jury composé d’experts, à l’occasion du congrès de l’Association française de chirurgie 2017, le 29 septembre 2017.

    Le prix est sponsorisé par quatre autres entités spécialistes de l’innovation (Alsace BioValley, Lion BioPôle, Pôle des Microtechniques (PMT) et Medicen) et permettra à la jeune start-up d’élargir son réseau et d’intégrer un écosystème favorable à son développement.

    VirtualiSurg bénéficiera dans le cadre de ce prix d’un accompagnement des 4 entités impliquant :
    – une adhésion d’une année à une ou plusieurs de ces entités ;
    – une mise en relation avec des acteurs (académiques, entreprises), de chacune des entités ;
    – des actions de communications organisée par l’ensemble des entités.

    VirtualiSurg propose des simulations d’opérations chirurgicales en réalité virtuelle à des fins d’apprentissage. Le premier prototype que la start-up fondée en mai 2017 permet de simuler une opération visant à l’ablation partielle de l’estomac (« sleeve gastrectomie »).

    Le fondateur, Nicolas Mignan, ancien directeur général des services de l’université de médecine Paris Descartes, a décidé de proposer cette solution, car l’obésité est au cœur des préoccupation de santé publique et dans le cadre de la chirurgie bariatrique, sa solution permet de s’entraîner à l’étape la plus délicate de l’opération, à savoir l’agrafage. Son expérience lui a permis d’expérimenter, dans le cadre de la formation, le recours aux corps de synthèse auxquels il a décidé d’ajouter une couche de réalité virtuelle.

    Ses services visent les entreprises de dispositifs médicaux, les centres hospitaliers, les cliniques, mais également les établissements de formation tels les facultés de médecine et les écoles de chirurgie.

    À la suite des journées AFC qui ont donné confirmation de la nécessité du projet porté par la la start-up, elle s’engage dans une phase de démarchage commercial et vise la mise en service du module complet de formation au cours du premier trimestre 2018.

  • Rendez-vous médicaux en ligne : Findoc lève 1,4 M€ et prévoit une nouvelle levée de 5 M£ en 2018

    Findoc, start-up fondée par deux Français à Londres proposant une plateforme de prise de rendez-vous médicaux en ligne, a levé en premier tour de table 1,4 million d’euros en mai 2017, apporté à hauteur de 50% par Fuel Ventures. Elle annonce vouloir initier une deuxième levée de fonds de 5 millions de livres (environ 5,6 millions d’euros) en mars 2018 pour finir de convaincre le marché anglais.

    En 2016, la plateforme était imaginée comme un simple annuaire de médecins. Au bout de quelques mois, elle a été optimisée pour proposer également la prise de rendez-vous en ligne. Avec une base d’environ 3 400 praticiens britanniques, la start-up estime disposer d’un avantage considérable sur ses concurrents et avec ses sept nouvelles recrues depuis la levée de fonds, elle souhaite accélérer le déploiement et le développement de sa plateforme.

    L’objectif de la start-up est de conquérir le marché britannique, puis européen.

    Ajout de nouveaux services sur la plateforme

    À la suite de sa levée de fonds, la start-up souhaite consolider sa force commerciale et marketing. Sept collaborateurs sont à bord, et les effectifs devraient atteindre une vingtaine de collaborateurs en janvier 2018. L’objectif premier est d’ajouter de nouvelles fonctionnalités sur la plateforme tels un service d’agenda pour les professionnels de santé. Améliorer la fluidité de navigation pour les patients, tout en développant de nouvelles fonctionnalités est aussi parmi les premières préoccupations de la start-up.

    Trois ambitions : devenir leader du marché, proposer des téléconsultations et s’exporter

    La start-up a pu lancer un pilote dans le cabinet d’un médecin généraliste (general practitioner) pour une période de 3 à 6 mois. Cette expérience devrait lui donner les clés pour adopter la bonne stratégie vis-à-vis de la communauté des médecin que la start-up cherche à séduire, car la plateforme vit grâce à l’abonnement payé par chaque médecin, ce qui permet la gratuité pour les patients.

    C’est également en ralliant la communauté des professionnels à sa cause que Findoc voudrait approcher le NHS (National Health Service) pour gagner le terrain du service public.

    L’objectif de 2020 est de réussir à inclure la téléconsultation à la plateforme et la start-up a déjà fait les premiers pas en ce sens à travers la coopération avec la plateforme Quare qui propose des consultations en ligne avec des médecins français aux expatriés français de Londres.

    En 2018, la start-up prévoit d’étendre sa plateforme à l’ensemble du Royaume-Uni pour finir par s’exporter à d’autres pays européens tels la Norvège, les Pays-Bas et la Suède.

    Une relation étroite avec son investisseur

    C’est sous l’impulsion de son investisseurs principal, Mark Pearson, que la start-up a revu sa stratégie et ses ambitions. Partie d’une levée de fonds à 400 000 livres, elle a fini par en réunir 1,2 million. Sous le conseil de l’investisseur, à la tête du fonds Fuel Ventures, la start-up a revu ses plans pour miser sur la stratégie du tout ou rien, condition du soutien financier de Mark Pearson.

    Désormais, l’investisseur est le conseil avisé de Findoc et garde un droit de regard sur les investissements futurs.