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  • Réseaux de soins : pour l’Igas, un dispositif de suivi et d’évaluation pérenne est nécessaire

    « Il est indispensable que le ministère de la Santé réinvestisse le sujet des réseaux de soins, en commençant par mieux le connaître » : telle est la principale recommandation émise par l’Inspection générale des Affaires sociales dans son rapport sur les réseaux de soins diffusé début octobre 2017.

    Soulignant la place importante occupée par les réseaux de soins dans les secteurs de l’optique, du dentaire et de l’audioprothèse, l’Igas estime leur impact sur la qualité d’accès aux soins difficilement mesurable, et appelle à la mise en place d’un dispositif de suivi et d’évaluation pérenne.

    Les points à retenir du rapport de l’Igas

    • Les réseaux de soins sont les plus développés dans l’optique, le moins dans le dentaire, l’audioprothèse occupant une place intermédiaire.
    • Ils doivent leur essor à un cadre juridique sommaire, et échappent à tout contrôle de la part des autorités sanitaires.
    • Les réseaux de soins opèrent une véritable régulation des parcours de santé, en termes de référencement et tarification des produits et des soins, d’orientation des patients vers des professionnels de santé sélectionnées, et de contrôle de qualité.
    • Ils ont un effet favorable sur l’accès aux soins du point de vue financier, mais plus incertain du point de vue géographique.
    • Les réseaux de soins opèrent une restriction importante de la liberté de choix et de prescription.
    • Ils présentent pour certains des écarts avec le droit en matière de recueil du consentement des patients, de conservation des données personnelles ou de respect des responsabilités des plateformes.

    Les recommandations de l’Igas

    L’Igas souhaite la mise en place d’un dispositif de suivi et d’évaluation pérenne s’appuyant sur :

    • un recueil structuré de données pour mesurer le déploiement et l’activité des réseaux de soins ;
    • des études pour mesurer l’impact des réseaux de soins sur le système de santé : accès aux soins, qualité et dépenses de santé.
  • Inter Mutuelles Assistance s’associe à Santéclair pour proposer un service de téléconsultation

    Inter Mutuelles Assistance dévoile la signature d’un accord de partenariat avec Santéclair pour inclure dans son offre de services associés à sa plateforme « Ma Santé au Quotidien » la téléconsultation, à l’occasion de l’édition 2017 du congrès international REAVIE réunissant les assureurs ce 12 octobre 2017.

    L’ensemble des clients d’Inter Mutuelles Assistance pourront accéder au service tel qu’il a été conçu par Santéclair et annoncé le 22 septembre 2017.

  • L’Estonie veut impulser une coalition des partisans des flux transfrontaliers des données de santé

    Ain Aaviksoo, le secrétaire général adjoint du ministère estonien des Affaires sociales pour le développement des services de e-santé et l’innovation, a déclaré le 12 octobre 2017 au « The Baltic Course », un média en ligne spécialisé dans les pays baltes, qu’il souhaitait lancer un projet concernant le mouvement transfrontalier des données de santé.

    Il souhaite profiter de la présidence estonienne de l’Union européenne pour encourager les acteurs qui souhaitent partager leurs données de santé pour que leur projet aboutisse et montre à la fois la voie aux plus sceptiques.

    Une lettre d’intention ralliant les acteurs d’ici fin 2017

    Bien qu’aucune proposition définissant un cadre juridique n’a été formulée jusqu’à présent, Ain Aaviksoo se montre enthousiaste quant à la réalisation du projet et compte sur les pays intéressés par le projet pour apporter leur propres investissements auxquels des investissements du secteur privé et de la Commission européenne pourraient s’ajouter.

    Les représentants des pays membres de l’Union européenne partisans de la libre-circulation des données de santé sont invités à apposer leur signature à la « lettre d’intention » d’ici la fin de l’année 2017.

    La circulation des données, un sujet au cœur des débats européens

    Ain Aaviksoo rapporte que les flux transfrontaliers de données constituent un sujet souvent débattu à Bruxelles et cite l’exemple de citoyens européens migrant dans un autre état européen qui ne peuvent pas simplement emporter leurs données de santé, ce qui peut être préjudiciable à leur traitement.

    Il évoque la libre-circulation des données comme potentiel droit fondamental de l’Union européenne au même titre que la libre-circulation des biens, des capitaux, des personnes et des services.

    La conférence sur la e-santé qui se tiendra du 16 au 18 octobre 2017 à Tallinn dans le cadre de la présidence estonienne du Conseil de l’Union européenne pourrait influer le développement d’une politique des données puisque des décideurs de l’UE, les ministres de santé des États membres, des industriels du secteur des technologies de l’information et de la santé et des chercheurs y seront réunis pur débattre sur le sujets suivants :

    • les droits des personnes à gérer leurs propres données de santé ;
    • la libre circulation transfrontalière des données ;
    • l’utilisation des données dans les activités de recherche et développement ;
    • la création des conditions d’un marché unique numérique des soins.

     

  • Malakoff Médéric crée un fonds dédié aux start-ups doté de 150 millions d’euros

    Malakoff Médéric annonce le 12 octobre 2017 la création d’un fonds d’investissement de 150 millions d’euros dédié aux start-ups opérant dans le domaine de la healthtech et de la fintech.

    Le projet avait été dévoilé fin septembre 2017 par Thomas Saunier, le directeur général du groupe, juste avant d’être soumis au conseil d’administration et de recevoir son aval début octobre 2017.

    Le fonds d’investissement créé vise au développement des start-ups innovantes opérant dans le digital et porteuses d’innovation disruptive. C’est une façon de prolonger la transformation digitale entreprise au sein de la structure en externe.

    Les 150 millions d’euros seront principalement injectés dans un nouveau fonds d’investissement ouvert à un partenaire, également fonds d’investissement spécialisé dans l’accompagnement de start-ups. Une partie mineure sera néanmoins placée dans des fonds déjà existants ou réservée aux investissements directs dans des start-ups suscitant un intérêt majeur pour le groupe.

  • Dominique Le Guludec, la nouvelle présidente de la HAS sous réserve de confirmation par le Parlement

    La présidence de la République annonce ce 13 octobre 2017 envisager de nommer Dominique Le Guludec présidente de la Haute autorité de santé (HAS).

    Sa désignation a été soumise aux présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat qui émettront leur avis à travers les commissions correspondantes.

    Le Pr Le Guludec, cardiologue et chef du service de médecine nucléaire et biophysique à l’hôpital Bichat, actuellement présidente de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), pourrait succéder à Agnès Buzyn si un avis favorable est émis.

  • World Mental Health Day : les applications sur le traitement des pathologies mentales à suivre

    À l’occasion de la journée mondiale de la santé mentale qui a eu lieu le 10 octobre 2017, plusieurs start-ups se spécialisent dans le domaine du diagnostic et de la prévention de plusieurs pathologies mentales.

    Parmi les start-ups, celles qui se distinguent actuellement sont : TalkLife Connect, Woebot, Pacifica Labs, Spire. Ces applications visent pour l’instant le marché américain.

    Traitant essentiellement les premiers stades de stress, de dépression, notamment au travail, ces applications permettent de diagnostiquer et de gérer les changements émotionnels brutaux par le biais de tutoriels, de vidéos, de consultation avec les spécialistes, d’applications de conversation.

    La prolifération de ces applications, renforce la tendance des thérapies numériques.

  • Silver éco : appel à manifestation d’intérêt de la Mutualité française et de la Silver Valley

    La Mutualité Française lance son premier appel à manifestation dans le cadre de sa journée Innovation pour l’autonomie le 29 novembre 2017, en partenariat avec Silver Valley.

    Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 25 octobre 2017.

    Conditions de candidature

    L’appel à manifestation s’adresse à toutes les entreprises qui développent des biens et des services à destination des seniors et de leurs aidants.

    Trois thématiques ont été retenues :

    • Faire mieux avec moins et permettre ainsi de retrouver des marges de manœuvres financières ou améliorer la qualité de services à moyens financiers constants ;
    • Aider les aidants en leur facilitant la vie quotidienne et leur relation avec une personne âgée fragile ou en perte d’autonomie avancée ;
    • Améliorer la qualité d’accompagnement à domicile d’une personne âgée fragile ou en perte d’autonomie avancée, en agissant sur les pratiques professionnelles.

    Modalités de candidature

    Pour plus de renseignements, retrait du règlement et du dossier de candidature, les candidats sont invités à prendre contact M. Camille Brouard Responsable Innovation et Prospective de la Mutualité Française : camille.brouard@mutualite.fr

  • L’université de Washington crée une application pour détecter le cancer du pancréas via un selfie

    L’Université de Washington annonce le 11 octobre 2017 le développement d’une solution pour détecter les premiers symptômes du cancer du pancréas.

    Les chercheurs de l’université ont crée une application diagnostiquant le cancer du pancréas en prenant un selfie. L’application analyse la présence d’ictère (décoloration jaune) présente dans le blanc de l’oeil et sur la peau due à l’accumulation dans les tissus de bilirubine.

    Le diagnostic instantané du cancer via un selfie

    Le cancer du pancréas est l’un des plus difficiles à détecter : selon le Cancer Research UK  le cancer du pancréas est le cancer avec les plus faibles taux de survie (1% des adultes) car les premiers symptômes sont très difficilement détectables.

    L’application évalue le taux et la gravité de l’ictère à partir du selfie. Concrètement, l’application est complétée par une imprimante 3D reliée au smartphone. Cette imprimante contrôle l’exposition à la lumière. L’application isole les parties blanches de l’oeil et mesure la coloration de la cornée sclérotique. 

    Associer l’application et l’imprimante 3D permettrait selon les chercheurs de l’université de Washington dévaluer plus précisément le niveau de bilirubine.

  • World Mental Health Day : la Commission européenne lance la plateforme iFightDepression

    La Commission européenne a publié le 10 octobre 2017, un guide de bonne pratique relatif à la santé mentale. Parmi les recommandations et innovations développées à l’échelle européenne se trouve la plateforme iFightDepression.

    Seule initiative représentant la e-santé au sein de l’Union européenne, la plateforme gratuite comporte plusieurs fonctionnalités telles que :
    • des vidéos de sensibilisation à destination du grand public incluant un test pour diagnostiquer les symptômes de dépression ;
    • des outils de formations à destination des professionnels de santé ;
    • des vidéos et matériaux de gestion pour les personnes souffrant d’une dépression légère ou modérée.

    Développée par la Commission européenne, cette initiative allemande est gratuite et à disposition des citoyens européens.

    Elle se distingue pour sa visée pédagogique en vue de sensibiliser les patients, le grand public mais également l’entourage et les praticiens. Pour information, iFightDepression a été financé par l’Union européenne dans le cadre de la troisième édition du programme EU Health program (2014-2020).

    Cette application a été lancée à l’occasion de la journée mondiale de la santé mentale.

  • La caisse-maladie suisse CPT et la pharmacie Zur Rose élaborent un nouveau modèle d’assurance santé

    CPT, caisse-maladie suisse d’assurance obligatoire des soins proposant également des formules d’assurance de santé complémentaire, a annoncé fin septembre 2017 son partenariat avec la chaîne de pharmacie de vente par correspondance, Zur Rose, pour la mise en œuvre d’un nouveau modèle d’assurance innovant – CPTwin.easy.

    La formule repose sur une combinaison de télémédecine, d’orientation du parcours de soins par du personnel spécialisé avant même la première consultation, de substitution générique et des médicaments fournis exclusivement par une chaîne de pharmacies pour réduire les coûts de santé aussi bien pour l’assureur que pour l’assuré.

    La caisse d’assurance affirme que, grâce à la nouvelle formule d’assurance ses assurés, peuvent réaliser des économies sur leur cotisation à hauteur de 20%.

    La clé du succès revendiqué par la caisse réside dans un parcours très encadré des assurés. Un assuré bénéficiaire de la formule CPTwin.easy doit systématiquement passer par le centre de consultation télémédicale « Medi24 » avant d’engager des prestations médicales et d’en bénéficier.

    Il est aiguillonné par le personnel spécialisé du centre de téléconsultation qui en fonction de la situation définit avec l’assuré le parcours de soins. Ainsi, l’assuré est orienté vers un médecin généraliste ou directement vers un spécialiste.

    En cas de prescription, l’assuré s’engage d’une part à se procurer ses médicaments exclusivement au sein du réseau Zur Rose et d’autre part à accepter que les molécules princeps prescrites soient systématiquement remplacées par des génériques.