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  • Maintien domicile/seniors : les Français en faveur d’un financement spécifique des nouvelles technos

    Pour les deux tiers des Français et les trois-quarts des médecins, la santé connectée est une opportunité pour l’aide au maintien à domicile des personnes âgés : les Français (79 %), aidants (85%) et professionnels de santé (83 %), sont favorables à un financement spécifique des nouvelles technologies visant à aider au maintien à domicile des personnes âgées ou dépendantes. Il s’agit de l’une des informations clés du Baromètre Santé 360 « La prise en charge du vieillissement en France »*, réalisé par Odoxa avec le concours scientifique de la Chaire santé de Sciences Po pour le compte de Nehs et de la Fehap. Les résultats de cette enquête ont été présentés le 18 novembre 2019.

    2 technologies en particulier sont jugées utiles par les aidants interrogés pour accompagner les personnes âgées dépendantes : les alertes automatiques en cas de problème de santé et la télésurveillance médicale.

    De manière générale, il ressort de ce sondage que la prise en charge du grand âge et de la dépendance constitue un malaise partout en Europe : 75 % des Européens se sentent concernés à titre personnel par la prise en charge du grand âge et de la dépendance mais les deux-tiers des Européens comme des Français se disent mécontents de la prise en charge de cette question dans leur pays. Près de 9 Français sur 10 jugent ainsi les politiques publiques inadaptées aux défis du secteur.

    Autres enseignements principaux de baromètre :

    • les Ehpad sont globalement mal perçus par les sondés (68 % de mauvaise image) en France mais les personnels de santé/soignants s’occupant de personnes âgées « jouissent d’une très bonne image », observent les auteurs de l’enquête, que ce soit en établissements (60 %) ou lorsqu’ils interviennent à domicile (79 %) : ce constat est inversé dans la plupart des autres pays européens, l’image des établissements y étant un peu moins mauvaise et celle des personnels y travaillant nettement moins bonne ;
    • le coût des Ehpad est largement sous-estimé par les personnes interrogées et les sondés ont peu de connaissance sur les dispositifs d’aides existants pour prise en charge de la perte d’autonomie ;
    • en cas de perte d’autonomie, les Français souhaitent majoritairement rester à leur domicile ;
    • le financement des actions en faveur du grand âge et de la perte d’autonomie doit relever de la solidarité nationale pour une majorité de Français ;
    • les aidants représentent plus de 7,5 millions de Français mais les professionnels de santé sous-estiment largement leur nombre : par ailleurs, 83 % des aidants ne bénéficient d’aucun dédommagement ni rémunération au titre de leur activité d’aidants ;
    • 79 % des Français sont favorables aux pratiques avancées.

    Les nouvelles technologies comme moyen d’améliorer la santé des personnes âgées et leur accès au soin

    • Pour 6 Français sur 10 les nouvelles technologies sont un moyen d’améliorer la santé des personnes âgées et leur accès au soin.

    Aidants et professionnels de santé favorable à un financement spécifique des nouvelles technologies

    Pour les deux tiers des Français et les trois-quarts des médecins, la santé connectée en particulier est une opportunité pour l’aide au maintien à domicile des personnes âgés. Les Français (79 %), aidants (85%) et professionnels de santé (83 %), sont favorables à ce que soit prévu un financement spécifique des nouvelles technologies visant à aider au maintien à domicile des personnes âgées ou dépendantes.

    2 technologies en particulier sont jugées utiles par les aidants pour accompagner les personnes âgées dépendantes : les alertes automatiques en cas de problème de santé et la télésurveillance médicale.

    La prise en charge du grand âge et de la dépendance, une problématique dans tous les pays européens  

    •  75 % des Européens sondés se sentent concernés à titre personnel par la prise en charge du grand âge et de la dépendance ;
    • cependant, cette préoccupation, jugée majeure par 9 Français sur 10 et autant de soignants (médecins et infirmières), est largement insatisfaite : les deux-tiers des Européens comme des Français se disent mécontents de la prise en charge de cette question dans leur pays.

    Grand âge et perte d’autonomie : les politiques publiques jugées inadaptées

    • Près de 9 Français sur 10 jugent les politiques publiques inadaptées aux défis du grand âge et de la perte d’autonomie.
    • Plus de 8 Français sur 10 se disent inquiets des difficultés budgétaires de nombreux départements liées au financement de l’APA et pensent qu’elles vont accentuer la fracture territoriale.
    • 7 aidants sur 10 s’estiment mal aidés par les pouvoirs publics.

    Le financement des actions doit relever de la solidarité nationale, estiment les Français

    Le financement des actions en faveur du grand âge et de la perte d’autonomie doit relever de la solidarité nationale pour une majorité de Français.

    Les trois quarts des Français approuvent la création d’un « 5ème risque » dédié au financement public de la prise en charge de la perte d’autonomie et du grand âge. Cependant, plus de 8 Français sur 10 se disent inquiets des difficultés budgétaires de nombreux départements liées au financement de l’APA et pensent qu’elles vont accentuer la fracture territoriale.

    Ehpad : une mauvaise image générale mais un personnel bien perçu (France)

    • Les Ehpad sont plutôt mal perçus : 68 % de mauvaise image.
    • Cependant, les personnels de santé/soignants s’occupant de personnes âgées « jouissent d’une très bonne image », notent les auteurs de l’enquête, que ce soit en établissements (60 %) ou lorsqu’ils interviennent à domicile (79 %).

    Un constat inversé à échelle européenne

    Cette forte dichotomie entre perception du personnel et perception de l’établissement est très française, observent les auteurs du baromètre : dans la plupart des autres pays européens, l’image des établissements est un peu moins mauvaise qu’en France (+6 points) et, inversement, celle des personnels y travaillant est nettement moins bonne (- 11 points).

    En cas de perte d’autonomie, les Français veulent rester à leur domicile

    La notion de « chez soi » est à préserver, notent les auteurs de l’enquête, en évitant le nombre trop important d’intervenants extérieurs. Il ressort que la solution privilégiée par les Français en cas de perte de capacités physiques consisterait à adapter son domicile pour y rester.

    En revanche, cette demande de rester à domicile ne serait plus majoritaire en cas de troubles cognitifs : dans ce cas, plutôt que de rester à domicile (29 %), les Français préféreraient intégrer un établissement spécialisé. Les aidants, eux, sont plus partagés à ce sujet (39 % vs 39 %). Le seul élément de rupture est la survenue de troubles cognitifs.

    Le coût des Ehpad largement sous-estimé par les patients

    À noter que les personnes interrogées sous-estiment largement le coût des Ehpad (écart de 1 à 3 entre ce qu’ils seraient prêts à payer et le coût réel moyen de ceux-ci).

    Le prix constitue aussi un important facteur explicatif incitant les Français et les Européens à préférer rester chez eux. Ainsi, la somme moyenne mensuelle que les Français seraient prêts à consentir pour aller en Ehpad est 3 fois inférieure (648 €) au tarif médian actuel (plus de 1 900 €). D’ailleurs les Français ont rarement prévu les moyens pour faire face à ces difficultés : seulement 29 % ont prévu une épargne spécifique et 10 % ont souscrit à une assurance dépendance. Même les aidants, plus concernés, ne sont guère plus prévoyants (36 % et 22 %).

    À noter par ailleurs que 7 Français sur 10 – et plus d’1 aidant sur 2 – n’a pas connaissance des dispositifs existants concernant la prise en charge de la perte d’autonomie.

    Les acteurs de la dépendance : le nombre d’aidants sous-estimé, les médecins généralistes plébiscités

    Les aidants représentent plus de 7,5 millions de Français mais les professionnels de santé sous-estiment toujours largement le nombre d’aidants familiaux. Les médecins notamment sont 3 à 4 fois en dessous de la réalité (moins de 2 millions contre 7,8 en réalité).

    7 aidants sur 10 s’estiment mal aidés par les pouvoirs publics

    Par ailleurs, 83 % des aidants ne bénéficient d’aucun dédommagement ni rémunération au titre de leur activité d’aidants.

    À l’inverse, les soignants en général et les médecins généralistes en particulier jouissent d’une certaine reconnaissance. Le fait que le « médecin traitant » soit au cœur du système de santé français est en effet perçu comme une force par les trois quarts des citoyens français sondés, que ce soit pour les patients (âgés ou non) et l’ensemble du système de soins.

    Les Français approuvent les pratiques avancées

    Leur confiance dans le médecin généraliste n’empêche pas les Français d’approuver largement les pratiques avancées : 79 % y sont favorables. D’ailleurs, ils sont « pour » l’accentuation de la pratique avancée des infirmier(e)s, des pharmaciens et des autres professions paramédicales.

    83 % pensent que développer les pratiques avancées sera utile pour aider au soin et au maintien à domicile des personnes âgées et dépendantes.

    Méthodologie

  • Étude : l’IA capable de faciliter le diagnostic de la leucémie en classifiant les cellules sanguines

    Des chercheurs allemands de l’hôpital universitaire de Munich ont créé un réseau de neurones profonds afin d’évaluer les capacités de l’intelligence artificielle à diagnostiquer une forme rare de cancer, la leucémie myéloïde aiguë. Formé sur un jeu de données de 18000 globules blancs, cette stratégie s’est révélée aussi efficace que l’analyse traditionnelle par des humains. Les résultats de cette étude* ont été publiés le 12 novembre 2019 dans la revue Nature Machine Intelligence.

    Intelligence artificielle ou cytologiste ?

    Chaque jour, des millions de cellules sanguines sont scrutées dans des laboratoires médicaux et des cliniques afin de pouvoir poser un diagnostic de maladies. La plupart de ces tâches répétitives sont encore effectuées manuellement par des cytologistes qui inspectent les cellules dans des frottis sanguins colorés et les classent en environ 15 catégories différentes. Malgré le haut degré de formation de ces professionnels, ce processus pose deux problèmes : la classification des cellules sanguines est sujette à des variations comme toute tâche humaine, et elle nécessite la présence d’un cytologiste qualifié.

    Un réseau de neurones pour diagnostiquer un cancer hématologique

    Par conséquent, comme pour toute tâche répétitive, l’idée de la déléguer en partie à un système d’intelligence artificielle fait son chemin. C’est précisément ce que des chercheurs allemands de l’hôpital universitaire de Münich ont voulu tester. Ils ont donc formé un réseau de neurones profonds à partir de quelque 18 000 images annotées de globules blancs. Les images étaient extraites de frottis sanguins de 100 patients atteints d’un cancer hématologique – la leucémie myéloïde aiguë – et de 100 témoins. Sa mission : classer les leucocytes et évaluer les performances du réseau en comparant la variabilité inter-expert.

    Les résultats de cette étude ont été publiés le 12 novembre 2019 dans la revue Nature Machine Intelligence.

    Résultats : l’IA aussi précise que l’humain

    La solution basée sur l’intelligence artificielle a été capable d’identifier les cellules sanguines au moins aussi bien qu’un expert en cytologie.  » Notre approche peut potentiellement être utilisée comme aide à la classification pour examiner un nombre beaucoup plus grand de cellules dans un frottis qu’un expert humain. Cela permettra aux cliniciens de reconnaître les populations de cellules malignes présentant une prévalence plus faible et à un stade plus précoce de la maladie », estiment les auteurs de l’étude.

    Un manque de données numérisées

    Cependant, les algorithmes d’apprentissage en profondeur pour le traitement des images nécessitent, à la fois, une architecture de réseau de neurones à convolution appropriée avec des centaines de milliers de paramètres, et une quantité suffisamment importante de données de formation. Or, aucun grand ensemble de données numérisées sur les frottis sanguins n’était disponible, bien que ces échantillons soient constamment utilisés dans les cliniques. Actuellement, les chercheurs allemands collaborent donc étroitement avec le département de médecine III de l’hôpital universitaire LMU de Munich et l’un des plus grands laboratoires européens de la leucémie, afin de numériser davantage de frottis sanguins.

    « Pour intégrer notre approche dans la pratique clinique, la numérisation des échantillons de sang des patients doit devenir une routine, ont souligné ces derniers. Les algorithmes doivent être formés à des échantillons provenant de différentes sources afin de faire face à l’hétérogénéité inhérente à la préparation des échantillons ». Ils espèrent ainsi pouvoir affiner leur modèle et évaluer avec précision d’autres caractéristiques de la maladie, telles que les mutations génétiques.

  • Inauguration du 1er accélérateur PharmaTech en Europe : le 9 décembre 2019 à Paris

    Digital Pharma Lab lance PharmaTech, présenté comme « le premier accélérateur PharmaTech en Europe ». Il sera inauguré, avec le soutien de Bpifrance et EIT Health, le lundi 9 décembre à Paris, dans le cadre de la conférence « Révolution PharmaTech », qui marquera le démarrage de la première promotion du programme d’accélération.

    L’objectif de cette matinée est triple :
    • découvrir les solutions innovantes pitchées par les start-ups PharmaTech sélectionnées pour la première saison : « Comment les nouvelles technologies vont-t-elles impacter la recherche, les essais cliniques, les données de santé, la chaîne de distribution… et soigner ? » ;
    • comprendre les enjeux des industriels face à l’innovation et à la montée des thérapies digitales mais aussi avoir des retours d’expérience concrets sur des collaborations réussies entre des start-ups et des industriels ;
    • rencontrer les intervenants, les laboratoires pharmaceutiques, les sociétés de dispositifs médicaux et les start-ups PharmaTech qui vont collaborer sur des projets novateurs en santé : un moment de networking est prévu après la conférence.

    Le programme détaillé de l’événement sera dévoilé ultérieurement.

    Les inscriptions à la conférence, gratuites, doivent être réalisées sur le site Eventbrite.fr, accessible via ce lien.

    Parmi les intervenants :

    • Claude Bertrand, EVP R&D des laboratoires Servier ;
    • Martin Dubuc, président de Biogen ;
    • Thibaud Guymard, directeur de Biogen Healthcare Solutions ;
    • Magali Schembri, chief digital officer d’Otsuka ;
    • Isabelle Vitali, directrice innovation & business excellence de Sanofi ;
    • Marion Cassiau, directrice du programme Healthtech de Bpifrance ;
    • Anaïs Delicourt, business creation manager d’EIT Health ;
    • Bernard Kirsch, CIO de L’Oréal et président d’Angels Santé ;
    • Claude Evin, avocat et ancien ministre de la santé ;
    • Anne Osdoit, partner de Sofinnova ;
    • Maryne Cotty-Eslous, P.-D.G. de Lucine ;
    • Yohan Attal, P.-D.G. de myBrain Technologies ;
    • Yann Rateau de Meursac, P.-D.G. de Yuni.
  • HDW19 : « la régionalisation des décisions sur le numérique en santé est une aberration » (Cédric O)

    « La régionalisation des décisions numériques en santé est une aberration, estime Cédric O : Agnès Buzyn ne peut pas le formuler comme cela mais Dominique Pon l’a clairement pris en compte dans la feuille de route, même si il faut déconstruire certaines choses. »
    Le secrétaire d’État chargé du Numérique, intervenu après la ministre de la Santé en ouverture du colloque « Données de santé et intelligence collective », insiste par ces propos sur l’importance de l’interopérabilité des systèmes, problématique centrale du sujet : le Health Data Hub (HDH), dont la création est prévue le 1er décembre 2019, vise justement à mettre à disposition une base de données de santé nationale unique.

    À noter : le colloque du ministère est organisé ce 18 novembre par le ministère des Solidarités et de la Santé en lien avec la Health Data Week, une semaine d’événements dédiés aux données de santé.

    Olivier Clatz, directeur du Grand Défi « Comment améliorer les diagnostics médicaux par l’intelligence artificielle (IA) ? », annonce par ailleurs le lancement d’un nouvel appel à projets (AAP) porté par le Grand Défi IA en lien avec le HDH :
    • ouverture le 16/12/2019 – clôture le 31/O3/2020 ;
    • projets portant sur la médecine 4P ;
    • 300 000 euros de subventions accordés aux projets retenus ainsi que l’appui du Health Data Hub et de son équipe. Un prototype de solution devra être livré en 24 mois.

    De manière plus générale, le numérique est présenté par le ministère comme un moyen d’améliorer le système de santé au niveau individuel mais aussi collectif afin de mieux soigner et de proposer une meilleure organisation. Faciliter les usages est le rôle de l’État, souligne-t-il.

    Cédric O insiste sur le fait que le numérique en santé est un « sujet transformant ». Il ajoute par ailleurs que des champions de l’intelligence artificielle (IA) sont en train d’émerger, États-Unis et Chine en tête, et qu’il n’y a donc pas de temps à perdre pour innover dans ce domaine. Il rappelle à ce propos l’importance des Grands Défis sur l’IA lancés par le gouvernement, précisant que l’État ne peut pas agir seul et qu’une mobilisation de l’ensemble des acteurs est nécessaire. Selon le secrétaire d’État, le refus du risque et le principe de précaution est une « approche mortifère » : il faut se lancer et agir dès maintenant.

    Colloque du ministère : autres informations clés communiquées pendant la matinée :

    Feuille du route du numérique en santé :

    À propos des 5 orientations de la feuille de route, la gouvernance se précise avec :

    • la Délégation ministérielle du numérique en santé (DNS) : en cours de création ;
    • l’Asip Santé qui devient l’Agence du numérique en santé (ANS) ;
    • les concertations du Conseil du numérique en santé : la doctrine technique est en cours de concertation publication. Sa version finale est prévue pour janvier 2019.

    Sécurité et interopérabilité :

    • le décret relatif à l’identifiant national de santé (INS) a été publié : le déploiement du dispositif est prévu pour 2020 ;
    • cybersécurite : une campagne d information sur la cyber-vigilance sera annoncée le 28 novembre 2019 lors de l’étape Ile de France du Tour de France du Numérique en Santé.

    Déploiement de plateformes numériques : l’espace numérique de santé comme clé de voute(ENS)

    • 2ième trimestre 2020 : adresse messagerie sécurisée pour les patients
    • d’ici 2022 : Mise à disposition d’applications pour les patients, référencées avec l’implication d’usagers

    Une démonstration a été faite des développements en cours sur le DMP à la fois pour le patient et pour le professionnel de santé, comme outil de stockage accessible par tous.

    Plateforme Health Data Hub (HDH) : enrichir le patrimoine des données et affirmer le principe du bien commun « Personne n’est propriétaire des données »

    • Rappel clé du ministère : les données exploitées seront anonymisées ;
    • Objectifs du hub : constituer un catalogue de données administratives ; enrichir les sources et standardiser les données ;
    • Mise en place d’une charte des producteurs de données
    • L’information et le dialogue avec la société civile est soulignée comme préoccupation clé : informer et répondre par des garanties sur l’usage des données exploitées ;
    • Existence d’une « pression internationale » : le but est de devenir un « leader international » :
      • afin de mettre à disposition des données de qualité, des partenariats scientifiques sont prévus à échelle européenne :
        • exemples de partenariats : collaboration et partage des données sur les urgences avec Santé Publique France, mise à disposition d’un premier registre par l’agence de la biomédecine, un travail en cours avec les rafiologues sur les données de dosimétrie et mise à disposition de 500 000 angioplasties par les cardiologues ; Mise à dispotision de registre de l’Inca – et de TEP par le  CEA; les données sociales seront apportées par la Drees et l’Irdes ;
    • 19 projets sont en cours d’expérimentation dans le Hub.
    • audit de sécurité de la plateforme en construction : en cours
    • un deuxième appel à projets centré sur la médecine 4P est organisé : ouverture le 16/12/2019 / clôture le 31/O3/2020.
  • Des sites santé britanniques partagent les données sensibles de leurs visiteurs avec les GAFAM

    Certains des sites de santé les plus populaires du Royaume-Uni partagent des données sensibles de leurs visiteurs (symptômes médicaux, diagnostics, noms de médicaments, informations sur leur cycle menstruel et leur fécondité) avec des dizaines d’entreprises dont Google, Amazon et Facebook.  C’est ce qu’affirme le Financial Times (FT) dans une enquête publiée le 13 novembre 2019.

    Le quotidien britannique a établi à l’aide d’outils open source que 79 des 100 sites du domaine de la santé les plus fréquentés du pays (dont WebMD, Healthline, Babycentre et Bupa) partageaient avec des tiers les informations obtenues à l’aide de cookies sur leurs visiteurs sans les en informer. Le FT affirme notamment que :
    • les noms de médicaments saisis sur Drugs.com ont été envoyés à la filiale publicitaire de Google, DoubleClick ;
    • les éléments saisis dans le vérificateur de symptômes de WebMD et les diagnostics reçus, notamment une overdose, ont été partagés avec Facebook ;
    • des informations sur les cycles menstruels et d’ovulation obtenues par BabyCentre sont parvenus à Amazon Marketing ;
    • des mots clés tels que « maladie cardiaque » et « envisager l’avortement » ont été partagés par les sites British Heart Foundation, Bupa et Healthline, avec des sociétés comme Scorecard Research et Blue Kai (propriété du groupe Oracle).

    Si les journalistes du Financial Times ont accepté les politiques de confidentialité proposées par les sites, aucun d’entre eux ne leur a demandé de façon « explicite et détaillée » de consentir au partage d’informations sensibles.

  • Le Health Data Institute veut aider les établissements à exploiter leurs données de santé (rapport)

    « Encourager les établissements de santé à se doter d’une stratégie d’exploitation des données qu’ils génèrent » pour servir à « l’adaptation de l’offre de soins » et à « l’amélioration de l’efficience interne ». C’est l’objectif du position paper intitulé « Données de santé, quelle valeur pour les établissements de soin? », dévoilé le 14 novembre 2019 par le think tank HealthCare Data Institute (HDI) à l’occasion de la 5ème édition du HDI Day.

    Le HDI invite dans son introduction les établissements de soins à exploiter « l’ensemble » de leurs ressources en données, y compris celles qui sont « de nature administrative et financière » en lien avec « les ressources humaines et la gestion de l’établissement », en « s’éloignant du cadre de la recherche » et en visant « des finalités opérationnelles ».
    Sur la base d‘une série d’entretiens avec des acteurs du monde de la santé, le think tank encourage les établissements :

    • à « mettre en place une approche collaborative facilitant l’accès pour les professionnels de santé à des indicateurs pertinents, actionnables et restitués de façon ergonomique » ;
    • à élaborer avec lui un « guide pratique des aspects règlementaires et techniques pour la constitution de registres (ou autres jeux de données) faisant état des pratiques médicales » ;
    • à « ’informer les patients via leur site internet des études en cours réutilisant de la donnée » dans le cadre d’une MR-004 – la méthodologie de référence de la Cnil qui encadre les traitements de données à caractère personnel à des fins d’étude, évaluation ou recherche n’impliquant pas la personne humaine.

    Le Health Data Institute ajoute que « ce même site pourrait servir » dans un second temps à « informer les patients des résultats publiés des études listées« . Il recommande enfin « une orientation des programmes de subvention publics existants ou à venir en faveur du déploiement de services basés sur les entrepôts de données de santé ».

  • HDW19 : focus sur 4 projets retenus dans le cadre du 1er AAP Health Data Hub (colloque ministère)

    Consommation individuelle d’antibiotiques et survenue de bactériémies communautaires à bactéries résistantes ; la transplantation rénale et les médicaments immunosuppresseurs ; l’insuffisance cardiaque (IC) et le télésuivi des pacemakers connectés ; le parcours de l’infarctus du myocarde (IDM) aigu en Île-de-France. Tels sont les sujets sur lesquels portent les 4 projets « Health Data Hub » (HDH) présentés dans le cadre du colloque « Données de santé et intelligence collective », organisé le 18 novembre 2019 par le ministère des Solidarités et de la Santé en ouverture de la Health Data Week, une semaine d’événements centrés sur les données de santé. À noter qu’au total, 10 projets ont été retenus à l’issue de l’appel à projets (AAP) lancé en début d’année par le gouvernement en vue de la création du HDH, prévue le 1er décembre 2019.

    Les 4 projets exposés sont les suivants :

    • projet Bacthub : la consommation individuelle d’antibiotiques joue-t-elle un rôle sur la survenue des bactériémies communautaires à bactéries résistantes ? ;

    • projet Rexetris : relations exposition – effet à long terme chez le patient transplanté rénal des médicaments immunosuppresseurs ;

    • projet Hydro : prédiction des crises d’insuffisance cardiaque (IC) via le télésuivi des pacemakers connectés  ;

    • projet Parcours IDM : parcours de l’infarctus du myocarde (IDM) aigu en Île-de-France, par appariement du registre e-Must au SNDS pour comprendre et expliquer les déterminants de l’IDM aigu et son parcours de soins.

    Olivier Clatz, directeur du Grand Défi « Comment améliorer les diagnostics médicaux par l’intelligence artificielle (IA) ? », a par ailleurs annoncé en introduction du colloque le lancement d’un nouvel AAP porté par le Grand Défi IA en lien avec le HDH :
    • ouverture le 16/12/2019 – clôture le 31/O3/2020 ;
    • projets portant sur la médecine 4P ;
    • 300 000 euros de subventions accordés aux projets retenus et l’appui du Health Data Hub et de son équipe. Un prototype de solution devra être livré en 24 mois.

    Projet Bacthub :

    • la consommation individuelle d’antibiotiques joue-t-elle un rôle sur la survenue des bactériémies communautaires à bactéries résistantes ?
    • Présentation par Laurence Watier, directrice scientifique, chef de projet, Inserm et Christel Daniel, directrice adjointe du département « web innovations données » à l’AP-HP ;

    Ce projet est basé sur la réalisation d’une thèse, qui vient de début : il devrait donc être achevé dans 3 ans.

    • 150 000 à 200 000 patients inclus.

    L’innovation du projet :

    • inclusion des données avec l’entrepôt de l’AP-HP et le SNDS : l’objectif est de proposer un chaînage de toutes ces données ;
    • la caractère innovant porte sur la standardisation des données : le niveau d’interopérabilité entre établissements de santé ne permet pas aujourd’hui un chaînage aisé de ces données. L’approche des porteurs du projet est de finaliser l’harmonisation des données de l’AP-HP en lien avec l’Agence numérique de santé (ANS).
    • autre aspect innovant : mise en place de méthodes et d’outils pour garantir la qualité des données de cet échantillon et le consolider en lien avec les professionnels de l’AP-HP avant le transfert sur la plateforme des données.

    Collaboration : les acteurs impliqués

    Le projet avance « plutôt bien même si c’est lent, parce que de toute façon la construction de ce genre de projet est tout le temps lente », notent les porteurs du projet, notant que le déploiement du RGPD avait notamment alourdi les procédure.

    Le HDH apporte « une aide considérable » au projet en termes de coordination des acteurs et sur le plan technologique, avec la mise à disposition d’ingénieurs spécialisés en intégration des données, précisent les porteurs.

    Projet Rexetris :

    • Relations exposition – effet à long terme chez le patient transplanté rénal des médicaments immunosuppresseurs
    • présentation par le Pr Pierre Marquet, directeur UMR-1248, Inserm, chef de projet, université de Limoges et Nicolas Chatauret, chef de projet recherche Rexetris – Agence de la biomédecine.

    Les données seront hébergées par le Health Data Hub d’ici d’ici le 1er semestre 2020

    Contexte et enjeux du projet 

    Focus sur le système expert Abis

    Objectifs du projet :

    Questions médicales : 2 études en cours

    Collaboration : les acteurs impliqués

    Projet Hydro :

    • Prédiction des crises d’insuffisance cardiaque (IC) via le télésuivi des pacemakers connectés.
    • Présentation par Arnaud Rosier, directeur général d’Implicity, qui porte le projet avec David Perlmutter, directeur de la R&D à Implicity.

    L’innovation du projet :

    Collaboration : les acteurs impliqués

    Projet Parcours IDM :

    • Parcours de l’infarctus du myocarde (IDM) aigu en Île-de-France, par appariement du registre e-Must au SNDS pour comprendre et expliquer les déterminants de l’IDM aigu et son parcours de soins.
    • Présentation par Sophie Bataille, MOA pilotage stratégique, parcours IDM – GCS SESAN, et Matthieu Hanf, parcours ID – GCS Sesan.

    Le registre e-Must :

    L’innovation du projet :

    Collaboration : les acteurs impliqués

    Selon Sophie Bataille, il serait intéressant d’avoir « une politique nationale afin d’avoir des registres [régionaux] allant dans la même direction pour qu’ils puissent se regrouper quand chacun d’entre eux sera prêt ».

  • MOA

    Maître d’ouvrage

  • MOE

    Chef de projet maîtrise d’oeuvre

  • Transformation de l’État : le CNNUm propose de réunifier Dinum et DITP au sein d’un ministère dédié

    « Créer un ministère de la Transformation de l’État et du Numérique. » C’est ce que propose le Conseil national du numérique (CNNum) dans sa note datée du 14 novembre 2019 intitulée « Transformation de l’État : dépasser la norme par la pensée design ». Selon le document, cette décision marquerait « une volonté politique solide » avec « des moyens à la hauteur [des] ambitions ».

    Jugeant que « trop souvent », la transformation numérique « est synonyme de dématérialisation des services existants » plutôt que d’« amélioration de ces derniers par les nouvelles technologies », le CNNum y voit l’occasion de « repenser les missions de l’État » par « une vision renouvelée, centrée sur l’expérience utilisateur et portée par une gouvernance forte ». Le Conseil propose également un « rapprochement » de la Dinum (ex Dinsic) et de la DITP, toutes deux issues de la scission en 2017 du Secrétariat général de la modernisation de l’action publique (SGMAP). Le CNNum affirme dans son document que cette scission a « réduit la capacité de réformer en profondeur le mode de fonctionnement et les missions de services publics » et abouti à « créer un mécontentement chronique à l’égard d’une dématérialisation qui se contente de transposer les processus préexistants ». Le nouveau ministère proposé par la note aurait vocation à intégrer les deux entités réunifiées.  

    Le Conseil demande aussi un « renforcement » des moyens « financiers et humains » affectés par la France à la transformation publique, jugés « limités en comparaison avec d’autres pays européens ». Il cite le Government Digital Service britannique, qui comptait 850 employés en 2019, contre 144 équivalents temps plein (ETP) pour la Dinsic à fin 2017. 

    Le CNNUm demande par ailleurs la création au sein de l’Observatoire de la qualité des démarches en ligne d’un comité stratégique intégrant « administrations, usagers et spécialistes du design », et l’intégration dans le processus de développement, d’arbitrage et de déploiement des politiques publiques des « notions d’expérience utilisateur et de design ».