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  • Etude : L’Apple Watch pourrait détecter l’apnée du sommeil et l’hypertension avec l’appli Cardiogram

    Une large étude* sur plus de 6 000 personnes, présentée au Congrès de l’American Heart Association, révèle que l’Apple Watch parvient à repérer plus de 80% des cas d’apnée du sommeil et d’hypertension. Cette précision a été obtenue grâce à un système d’intelligence artificielle appelée DeepHeart.

    Des pathologies mal diagnostiquées

    Le syndrome d’apnée du sommeil, qui se caractérise par des pauses respiratoires durant le sommeil, touche 4% de la population en France. Il altère évidemment la qualité du sommeil mais peut aussi provoquer des dépressions, un diabète ou de d’hypertension. Pour dépister le SAOS, il faut faire un examen complexe, la «polygraphie ventilatoire nocturne», pendant plusieurs nuits.

    L’hypertension, facteur de risque cardiovasculaire, touche elle une personne sur trois. Et parmi elles, une sur 5 l’ignore. Améliorer la détection du SAOS et de l’hypertension s’avère donc un véritable enjeu de santé publique.

    Depuis quelques années, de nombreux objets connectés ont été mis au point pour répondre à cette problématique. Des bracelets connectés et autres applis qui captent les sons émis pendant le sommeil prétendent être des outils d’auto-diagnostic du SAOS. Cependant, les validations scientifiques manquaient.

    Une montre connectée dotée d’intelligence artificielle

    La start-up Cardiogram, en partenariat avec l’Université de Californie, a donc mené une étude visant à évaluer la précision diagnostique de l’Apple Watch. Quelque 6 000 utilisateurs de l’application mobile Cardiogram ont donc été invités à partager leurs données cardiaques enregistrées pendant la nuit. Le système d’intelligence artificielle DeepHeart, intégré à l’application Cardiogram d’Apple Watch, a ensuite analysé les données de 70% des participants. Ainsi testé, l’algorithme a cherché à repérer les cas d’apnées du sommeil et d’hypertension sur les 30% de volontaires restant.

    Résultats 

    • La montre a détecté le syndrome d’apnée du sommeil avec une précision de 90%
    • La montre a détecté l’hypertension artérielle avec une précision de 82%

    Les auteurs de l’étude précisent que le taux de dépistage, obtenu avec l’Apple Watch, devrait pouvoir être obtenu avec d’autres bracelets et montres connectés.

    Pas seulement avec l’Apple Watch…

    Ces résultats montrent que les bracelets connectés devraient pouvoir à terme faciliter le diagnostic de ces troubles qui restent souvent dans l’ignorance des malades eux-mêmes. Il faut cependant noter que cette étude n’a pas été publiée dans une revue à comité de lecture, mais présentée lors d’un congrès, ce qui minore sa puissance.

  • Diabète : Insulia reçoit l’agrément de la FDA et le marquage CE pour intégrer Basaglar et Tresib

    Voluntis, la société à l’origine d’Insulia, un compagnon numérique à destination des personnes atteintes de diabète de type 2, a annoncé le 16 novembre 2017 avoir obtenu l’autorisation de la FDA ainsi que le marquage CE pour l’intégration à son dispositif des insulines basales Basaglar et Tresib.

    La nouvelle arrive depuis Cambridge, dans l’état du Massachusetts (États-Unis), où Voluntis a installé ses locaux à la suite de sa levée de fonds (21 millions d’euros) de 2014 visant à renforcer sa présence sur le continent américain. Son logiciel compagnon est disponible aux États-Unis, comme en Europe, sur ordonnance. La solution repose sur une collaboration entre le professionnel de santé et le patient : ce premier déclenche la prescription du dispositif via son portail, ce qui permet au patient diabétique de télécharger l’application correspondante. De là, le professionnel de santé peut paramétrer le dosage personnalisé et suivre l’évolution de la glycémie de ses patients, alors que le patient reçoit des messages personnalisés de conseil et des recommandations de dosage d’insuline, en fonction de son taux de glycémie.

    Pierre Leurent, le PDG de Voluntis, se félicite de la validation de deux insulines basales supplémentaires pouvant être combinées au dispositif Insulia afin de faciliter la définition du bon dosage d’insuline à être injectée quotidiennement par les diabétiques. Un travail est déjà en cours, en prévision de la mise sur le marché de deux insulines supplémentaires en 2018, au suivi desquels Insulia devrait également être adaptée.

  • IECBT

    Internet-enabled cognitive behavioural therapynull

  • CCO

    Chief clinical officernull

  • Big data : Roche acquiert Viewics pour des décisions éclairées grâce à l’analyse des données

    Roche, groupe pharmaceutique suisse, a annoncé le 17 novembre 2017 l’acquisition de la société américaine Viewics, spécialisée dans l’analyse des données de laboratoire. Les solutions de cette dernière visent à permettre l’extraction et l’intégration des mégadonnées (big data) dans différents systèmes technologiques utilisés par les laboratoires pharmaceutiques.

    La plateforme de Viewics est une solution cloud interactive et accessible depuis tous types d’appareils électroniques.
    Elle permettra à Roche de disposer d’outils analytiques qui amélioreront son processus de décision en le rendant plus rapide et fondé sur des données reflétant la réalité du marché et ce concernant divers domaines, tels le coût et les performances du laboratoire.

    L’accord signé entre les deux sociétés prévoit le rachat de l’intégralité du capital de cette société basée à San José (Californie), opération qui doit être bouclée au plus tard le 21 novembre 2017.

    Selon la communication de Roche, ce rachat s’inscrit dans la volonté du groupe de renforcer ses capacités numériques.

    Le montant mis en jeu par cette transaction n’a pas été dévoilé.

  • Horizon 2020 : l’UE investit 2 Mds € pour une numérisation sécurisée du secteur de la santé

    Plus de 2 milliards d’euros seront consacrés au plan « santé, changement démographique et bien-être » durant les trois dernières années (2018-2020) du programme de financement « Horizon 2020 » de l’Union européenne, révèle la Commission européenne dans un rapport publié le 27 octobre 2017.

    Les initiatives fiancées dans le secteur de la santé seront centrées sur trois axes :

    – une meilleure santé et de meilleur soins, la croissance économique et les systèmes de santé durables ;
    – la transformation numérique dans le secteur de la santé et des soins ;
    – le développement de solutions numériques fiables et d’une cybersécurité solide en matière de santé et de soins.

    H&T fait la synthèse des propositions majeures présentées par la Commission dans le domaine de la e-santé, les principales préoccupation étant la numérisation de l’industrie et la renforcement de la cybersécurité, à la fois pour les patients et les organisations de soins.

    Santé : les 4 défis de l’Union européenne

    Selon l’analyse des auteurs du rapport, l’UE est actuellement confrontée à quatre principaux défis de santé :

    • 1. des coûts de santé et de soins élevés et potentiellement non viables, une situation principalement due à la prévalence croissante des maladies chroniques, à une population vieillissante nécessitant des soins plus diversifiés et à des demandes sociétales croissantes ;
    • 2. l’influence sur la santé des facteurs environnementaux externes, y compris les changements climatiques ;
    • 3. le risque de ne plus être en mesure de protéger les populations contre les menaces de maladies infectieuses ;
    • 4. les inégalités dans le secteur de la santé et notamment au niveau de l’accès aux soins.

    « L’Europe doit investir dans la recherche, la technologie et l’innovation pour développer des solutions intelligentes, évolutives et durables qui permettront de surmonter ces défis, précise la Commission européenne dans son rapport. Elle doit travailler avec d’autres acteurs mondiaux et saisir toutes les opportunités de leadership. »

    La création d’un cloud européen de la santé

    Parmi les axes de recherches envisagés dans le domaine de la e-santé, on retrouve :

    • l’exploration du potentiel numérique de l’innovation dans le domaine de la santé et des soins, y compris la construction d’un « cloud européen de la recherche et de l’innovation en santé » ;
    • la stimulation de l’innovation dans l’industrie des soins en Europe en explorant l’application des technologies de pointe, l’amélioration de la santé de la main-d’œuvre et la promotion de la science réglementaire (la science réglementaire contribue à évaluer la sécurité, l’efficacité, la qualité et la performance de l’ensemble des activités et des produits médicaux mis sur le marché / source : Université Paris-Descartes).

    Voici un aperçu des propositions clés dans le secteur de la e-santé mises en avant dans chacun des trois axes présentés par la Commission européenne.

    1. L’amélioration du système de santé passera par les nouvelles technologies

    Le premier axe identifié par la Commission se concentre sur l’amélioration des services de soins, la croissance économique et la mise en place de systèmes de santé durables. Il se divise en cinq centres d’intérêt :

    • la médecine personnalisée ;
    • une industrie innovante de la santé et des soins ;
    • les maladies infectieuses et l’amélioration de la santé mondiale ;
    • les systèmes de santé et de soins innovants – l’intégration des soins ;
    • le décodage du rôle de l’environnement, y compris le changement climatique, pour la santé et le bien-être.

    Médecine personnalisée et big data : une alliance entre l’UE et le Canada

    Parmi les projets en e-santé cités dans cette première partie figure l’établissement d’une collaboration phare avec le Canada pour le stockage, l’intégration et le partage de données humaines afin de permettre le déploiement d’approches en médecine personnalisée.

    « L’UE possède une vaste expérience dans la création et la gestion de référentiels de données pour soutenir la recherche biomédicale. (…) Une expertise similaire existe au Canada, notamment via l’IHEC (International Human Epigenome Consortium) et (…) le PhenomeCentral, un référentiel pour les cliniciens et les scientifiques travaillant sur les maladies rares humaines », indique le rapport.

    L’Europe avance qu’il existe un besoin reconnu d’outils permettant aux chercheurs de gérer, d’échanger et de préserver efficacement leurs données. Les référentiels de données sont dispersés dans le monde entier et sont généralement encadrés par des normes incompatibles entre elles. Selon l’Union Européenne, il est urgent de mettre en place une meilleure intégration des référentiels publics, un partage coordonné des données et un stockage durable des données de grande valeur.

    Pour cette collaboration internationale, la contribution de l’UE sera comprise entre 4 et 6 millions d’euros. « Néanmoins, cela n’empêche pas la soumission et la sélection de propositions demandant des montants différents, précise les auteurs du programme. En plus des pays de l’UE associés au projet et du Canada, d’autres partenaires internationaux pourront être envisagés [et] la participation des PMEs est encouragée. »

    Impacts attendus :

    • une intensification du partage, de la réutilisation, de la collaboration et de la découverte des connaissances dans le domaine de la santé, tout en garantissant la sécurité juridique de l’utilisation des données ;
    • une intégration de diverses données sur la santé et sur les maladies dans des domaines nécessitant l’analyse d’un volume important d’informations tels que la médecine personnalisée ;
    • une recherche plus efficace grâce à une réduction de la duplication des expériences ;
    • le développement d’un réseau d’infrastructures de recherche et de bases de données dans l’UE et au Canada créateur de synergies entre les activités en cours et contribuant à l’émergence de nouvelles découvertes qui répondent aux défis sociétaux définis dans le projet « Horizon 2020/32 » ;
    • le renforcement de la position de l’UE et du Canada dans le domaine des sciences et une plus grande collaboration entre le milieu universitaire et l’industrie, une évolution qui se traduira par davantage d’innovations, d’emplois et de croissance ;
    • une contribution unique au marché numérique en pilotant des solutions de recherche en informatique médicale ;
    • la poursuite des priorités « Open science » et « Open to the world » et une contribution au Health Research and Innovation Cloud, l’un des clouds thématiques de l’European Open Science Cloud (EOSC), dont le but est de rassembler un maximum de données de recherches européennes sur un espace virtuel.

    2. Accélérer la transformation numérique des services de santé

    « Transformation numérique en santé et dans le domaine des soins » est l’axe n°2 sur lequel l’Union européenne souhaite se consacrer dans le secteur de la santé. L’objectif ici est de soutenir la gestion de la santé et du bien-être tout en favorisant la participation des citoyens et en facilitant la transformation des services de santé en modèles davantage numérisés, centrés sur la personne et les communautés.

    Par ce projet, l’UE espère contribuer à la maximisation du potentiel de l’économie numérique dans le secteur de la santé en vue d’un développement durable au bénéfice de la société, de l’environnement et des citoyens.

    Les différentes initiatives soutenues par l’Union européenne porteront sur la santé en ligne, la santé mobile (mHealth) et les TIC dans l’optique de garantir un vieillissement actif et en bonne santé de la population.

    Les propositions seront centrées sur les sujets suivants :

    • Le développement des technologies basées sur le big data et l’intelligence artificielle afin de surveiller l’état de santé et la qualité de vie des patients après le traitement du cancer.
      > Contribution de l’UE (entre 2018 et 2020) : entre 3 et 5 millions d’euros.
    • La mise en place d’environnements de travail et de vie adaptables intelligents favorisant un vieillissement actif et en bonne santé de la population.
      > Contribution de l’UE : entre 3 et 4 millions d’euros.
    • La mise en œuvre à grande échelle de l’innovation numérique dans le secteur des soins au sein d’une société vieillissante.
      > Contribution de l’UE : entre 2 et 5 millions d’euros.
    • L’exploitation de tout le potentiel de la recherche en médecine in silico* pour élaborer des diagnostics et des thérapies personnalisés dans des environnements basés sur le cloud.
      > Contribution de l’UE : entre 10 et 15 millions d’euros.

      * Néologisme désignant une recherche effectuée au moyen de calculs complexes informatisés.

    • L’établissement d’un prototype permettant un échange interopérable des dossiers de santé électroniques (DSE) européens.
      > Contribution de l’UE : entre 6 et 10 millions d’euros.
    • L’élargissement de l’identification univoque des produits médicinaux.
      > Contribution de l’UE : entre 5 et 8 millions d’euros.
    • Le développement de services de santé et de soins numériques.
      > Contribution de l’UE : entre 5 et 6 millions d’euros.
    • La mise en place à grande échelle de pilotes de soins intégrés personnalisés et axés sur les résultats.
      > Contribution de l’UE : entre 4 et 6 millions d’euros.
    • Le soutien à l’investissement dans le déploiement d’environnements de vie intelligents permettant de bien vieillir.
      > Contribution de l’UE : 1 million d’euros maximum.
    • Le soutien à l’adoption à grande échelle de plateformes de services ouvertes dans le domaine du vieillissement actif et en bonne santé de la population.
      > Contribution de l’UE : 1,5 million d’euros.
    • Le soutien au développement de la coopération internationale en matière de transformation numérique dans le secteur de la santé.
      > Contribution de l’UE : 2 millions d’euros maximum.
    • Le soutien aux stratégies visant l’adoption rapide de services de santé et de soins numériques.
      > Contribution de l’UE : 3 millions d’euros.
    • Le soutien à une initiative d’innovation numérique dans le domaine de la santé et des soins dans le contexte d’une stratégie de marché numérique unique.
      > Contribution de l’UE : 4 millions d’euros.

    3. Cybersécurité : vers une mise en place de solutions numériques fiables

    Le troisième et dernier centre d’intérêt de la Commission européenne dans le secteur de la santé concerne l’instauration de solutions numériques fiables et d’un système de cybersécurité solide.

    L’objectif est de mettre au point des technologies et des solutions multidisciplinaires en matière de santé et de soins, en mettant l’accent sur la cybersécurité afin d’assurer la confidentialité des données ainsi que la sécurité et la protection des infrastructures de santé et de soins.

    Ce projet répond au besoin de solutions basées sur les TIC sécurisées et axées sur l’utilisateur. Le but est de permettre la détection précoce des risques et la mise en place d’interventions centrées sur l’analyse de données volumineuses en agrégeant diverses sources de données nouvelles et existantes (telles que les dossiers médicaux, les registres, les plateformes sociales et autres) ainsi que de données comportementales.

    L’UE pourra ainsi contribuer au développement de deux domaines prioritaires : « la numérisation et la transformation de l’industrie et des services européens » et « la stimulation de l’efficacité de l’Union européenne en matière de sécurité ».

    Numérisation et transformation de l’industrie et des services européens

    L’initiative « Digitizing European Industry » comprend le lancement d’un ensemble d’initiatives en faveur de la construction de plateformes industrielles numériques du futur. « L’industrie européenne doit conclure des accords portant sur le développement de fonctions et d’interfaces pour les plateformes, les architectures de référence et les protocoles d’interaction qui ont le potentiel de créer des marchés et des débouchés commerciaux menant à des écosystèmes et à des normes viables », précise la Commission.

    Les initiatives financées par l’UE dans ce cadre devraient grandement contribuer à la construction de plateformes de e-santé mais aussi à l’interopérabilité entre les plateformes existantes et à l’intégration de technologies numériques pertinentes telles que l’IoT, l’IA, la photonique (l’étude et la fabrication de composants permettant la génération, la transmission, le traitement ou la conversion de signaux optiques), la robotique, le cloud et les systèmes d’analyse des big data.

    Les propositions seront centrées autour de la thématique suivante :

    • Le développement d’une vie intelligente et saine à domicile.

    Le défi est ici de favoriser le déploiement à grande échelle de solutions numériques intégrées qui amélioreront la qualité de vie des citoyens tout en démontrant des gains d’efficacité significatifs dans la prestation de soins à travers l’Europe.

    > Contribution de l’UE : entre 15 et 20 millions d’euros pour les actions en faveur de l’innovation.

    L’amélioration de l’efficacité de l’UE en matière de sécurité

    Les propositions seront centrées autour des thématiques suivantes :

    • La mise en œuvre d’une série d’outils pour évaluer et réduire les cyber-risques dans les hôpitaux et les centres de soins pour protéger la vie privée et les données des patients mais aussi les infrastructures.
      > Contribution de l’UE : entre 3 et 5 millions d’euros.
    • La sensibilisation et le développement de programmes de formation sur la cybersécurité dans les hôpitaux.
      > Contribution de l’UE : 1 millions d’euros au maximum.

    D’autres projets viendront s’ajouter au programme d’ici 2020 si la Commission européenne les juge suffisamment pertinents, l’objectif étant de respecter le budget prévisionnel établi entre 2018 et 2020, soit une enveloppe de 2,005 milliards d’euros.

  • Innovation organisationnelle née de la coopération entre le Centre d’oncologie intégrée (All.)& Ford

    Ford, fabriquant historique de véhicules, explique dans son média en ligne dans un article du 15 novembre 2017 comment un hôpital universitaire, en l’occurrence le Centre d’oncologie intégrée de l’Hôpital universitaire de Cologne en Allemagne, peut tirer profit des processus organisationnels de l’usine d’un fabricant automobile et inversement.

    Entré au service d’oncologie du CHU de Cologne pour soigner cancer, Mike Butler, directeur qualité de l’usine de production de Ford à Cologne, a observé l’environnement hospitalier dans lequel il a été contraint d’évoluer pendant 5 ans et est arrivé à la conclusion que certains aspects organisationnels du service de l’oncologie pouvaient être améliorés à la lumières des méthodes organisationnelles de son usine :
    • accélérer le flux des traitements ;
    • améliorer les transmissions ;
    • réduire le stress des patients.

    Partenariat gagnant-gagnant

    Les première propositions ont été formulées en 2008 et depuis, une équipe d’une quinzaine d’ingénieurs de chez Ford ont travaillé sur l’amélioration des processus organisationnels du Centre d’oncologie intégrée. Selon le média, le flux des patients en a déjà été amélioré de 30% dans le Centre d’oncologie intégrée qui vise à devenir la plus grande unité de traitement ambulatoire du cancer en Allemagne. Un certains nombre de suggestions sont en train d’être mises en œuvre au sein du centre :

    • sur les sols et les couloirs de l’établissent une ligne de peinture de couleur vive a été ajoutée afin de guider le personnel et les patients et leur permettre de mieux s’orienter au sein de l’établissement ;

    • de grands écrans ont été installés afin de faciliter la communication entre les différents personnels et leur organisation au moment des rotations ;

    • des cloison ont été installées pour organiser les espaces accueillant les patients afin de permettre une organisation flexible et répondant aux différents besoins.

    En échange, le personnel du CHU de Cologne fournit son aide dans la gestion et l’exploitation des données massives au fabricant automobile au service de sa recherche et développement.

  • Télémédecine : le Centre européen d’étude du diabète lance une plateforme d’accompagnement numérique

    Le Centre européen d’étude du diabète annonce le 9 novembre 2017 le lancement d’une plateforme de télémédecine, Plasidia, dédiée à l’accompagnement des patients.

    Cette plateforme vise à accompagner les patients atteints de diabète en proposant un suivi à distance des mesures glycémiques. Ce suivi est validé chaque semaine avec si cela est nécessaire des alertes automatiques et manuelles.

    Cette plateforme comporte également une fonctionnalité de télé-expertise à destination des praticiens afin de permettre aux médecins traitant de solliciter l’avis des spécialistes : endocrinologue, diabétologue, etc.

    Pour information, Plasidia sera déployée sur tout le territoire français d’ici mars 2018.

  • PLFSS 2018 : la 3e partie relative aux recettes pour 2018 adoptée, le projet global à voter le 21/11

    Le 16 novembre 2017 en séance publique, le Sénat a adopté la troisième partie du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2018, relative aux recettes pour 2018, par 216 voix contre 37 avec quelques modifications.

    Deux des points modifiés concernent :
    • les déserts médicaux et introduisent une exonération partielle des cotisations vieillesse pour les médecins retraités disposés à continuer à pratiquer une fois retraités, afin de pallier le manque de médecins, en cumulant activité libérale et retraite de façon non préjudiciable ;
    • la CSG et l’exonération de la hausse de la CSG les personnes dédommagées au titre de la Prestation de Compensation du Handicap (PCH) et l’annulation de l’augmentation du taux de la CSG applicable aux pensions de retraite et d’invalidité.

    La quatrième partie doit être examinée le 17 novembre 2017 avant que l’ensemble du projet de loi ne soit soumis à un vote solennel le 21 novembre 2017.

  • Communiqué de la Présidence : Eric Lombard, directeur général de la Caisse des dépôts (CDC)

    Le président de la République a annoncé, dans un communiqué datant du 16 novembre 2017, sa volonté de nommer Eric Lombard, un ancien de Generali, directeur général de la Caisse des dépôts et consignations (CDC). Il est amené à remplacer Pierre-René Lemas, qui assure cette fonction par intérim.

    Le président souhaite lui confier la mission de mettre en œuvre la feuille de route qu’il a fixée afin de clarifier les rôles des différentes institutions financières de l’État, à savoir la CDC, l’Agence des participations de l’État et Bpifrance.

    Sa désignation a été soumise aux présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat qui émettront leur avis à travers les commissions correspondantes.