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  • Australie : les professionnels de la santé encouragent les fumeurs à passer à la e-cigarette

    Les professionnels de la santé, qui se sont réunis mi-novembre à Melbourne pour discuter des effets de la e-cigarette, conseillent aux Australiens de préférer la cigarette électronique à la cigarette classique. Ils estiment que cela pourrait sauver davantage de vies dans le pays.

    Hayden McRobbie, un professeur de la Queen Mary University of London et de l’Auckland University of Technology, a notamment déclaré à l’occasion de la conférence que les cigarettes électroniques pouvaient contenir de la nicotine mais qu’elles ne nuisaient pas aux poumons comme le font les cigarettes classiques.

    La e-cigarette pourrait sauver des vies

    Colin Mendelsohn, professeur à l’Université de Nouvelle-Galles du Sud, a renchéri en assurant que les cigarettes électroniques contenant de la nicotine permettaient aux utilisateurs de reproduire la même expérience que les cigarettes ordinaires mais sans les effets nocifs des vapeurs toxiques (source : Techtimes.com).

    Hayden McRobbie a ajouté que cette conclusion ne sauverait peut-être pas le budget santé du gouvernement australien sur le long terme mais, qu’au moins, elle permettrait de sauver plus de vies dans le pays. Les effets de la cigarette électronique ne sont « pas tout à fait clairs », admet-il, mais la quasi-totalité des experts du secteur s’entendent pour dire que ses avantages l’emportent sur les effets nocifs des cigarettes conventionnelles.

    Australie : de nombreuses e-cigarettes contenant de la nicotine sont importées

    En Australie, les cigarettes électroniques contenant de la nicotine ne sont pas autorisées à la vente mais de nombreuses personnes en importent de l’étranger. La Nouvelle-Zélande, cependant, prévoit de légaliser leur vente et de les réglementer en tant que produits de consommation d’ici 2018.

    E-cigarette : des avis contradictoires

    Selon une enquête nationale sur la santé menée par le biais d’interviews entre 2014 et 2015, plus de la moitié des utilisateurs de cigarettes électroniques avaient arrêté de fumer au cours des cinq dernières années, contrairement aux 28 % qui n’ont jamais utilisé d’e-cigarettes.

    Les auteurs de l’étude ont également constaté que le passage à la cigarette électronique était le moyen le plus efficace pour arrêter de fumer et que les utilisateurs quotidiens d’e-cigarettes étaient trois fois plus susceptibles de parvenir au sevrage que les non-utilisateurs.

    Il existe cependant des points de vue contradictoires sur les avantages ou les inconvénients de l’utilisation de la cigarette électronique.

    Cigarette électronique vs cigarette classique : mêmes effets nocifs ?

    • Dans une récente étude publiée dans l’American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine de l’American Thoracic Society, des chercheurs ont découvert que les cigarettes électroniques produisaient les mêmes effets négatifs que les cigarettes classiques. Les utilisateurs d’e-cigarette et les consommateurs de tabac ont en effet présenté une même augmentation significative des biomarqueurs du « stress oxydant et de l’activation des mécanismes de défense innée associés à la maladie pulmonaire ».

    La e-cigarette, moins toxique que la cigarette traditionnelle ?

    • D’un autre côté, une nouvelle étude financée par le centre Cancer Research UK a mis en avant le fait que les cigarettes électroniques pouvaient être plus sûres et moins toxiques que les cigarettes conventionnelles. Les experts ont en effet trouvé des niveaux significativement plus faibles de toxines et de substances cancérogènes dans les échantillons de salive et d’urine des consommateurs réguliers de cigarettes électroniques que dans ceux des fumeurs de cigarettes.

    La cigarette est la principale cause de décès évitable

    Selon les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), la cigarette est la principale cause de décès évitable, tuant 6 millions de personnes chaque année.

  • Australia: Healthcare professionals encourage smokers to switch to e-cigarettes

    Health experts, who met in mid-November 2017 in Melbourne to discuss how e-cigarettes can help tobacco smokers give up their habits, advise Australians to choose electronic cigarettes instead of conventional cigarettes. They believe that it could save more lives in the country.

    Hayden McRobbie, a professor from the Queen Mary University of London and the Auckland University of Technology, said at the conference that e-cigarettes may contain nicotine, but do not harm the lungs as classic cigarettes do.

    E-cigarette could save lives

    Colin Mendelsohn, a professor from the University of New South Wales, agrees with Mr McRobbie, saying that electronic cigarettes that have nicotine enable users to reproduce the same smoking experience as conventional cigarettes, but without the harmful effects of toxic fumes. (source: Techtimes.com).

    Hayden McRobbie added that this evolution may not save the Australian government’s health budget in the long run, but at least it would save more lives in the country. The effects of the e-cigarette are « not entirely clear, » he admits, but almost all industry experts believe that their benefits outweigh the harmful effects of classic cigarettes.

    Australia: Many e-cigarettes containing nicotine are imported

    In Australia, nicotine-containing electronic cigarettes are not allowed to be sold, but many people import them from outside the country. New Zealand, however, plans to legalize its sale and regulate them as consumer products by 2018.

    E-cigarette: contradictory opinions

    According to the 2014 and 2015 National Health Interview Survey, more than half of e-cigarette users were able to stop smoking in the last five years, compared to the 28 percent who never used e-cigarettes. The authors of the study also found that switching to the e-cigarette was the single strongest predictor of giving up smoking and that daily e-cigarette users are three times more likely to quit smoking than non-users of e-cigarettes.

    There are, however, conflicting views on the benefits or disadvantages of e-cigarette use.

    Electronic cigarette vs classic cigarette: Same harmful effects?

    • In a recent study published in the American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine of the American Thoracic Society, researchers found that electronic cigarettes produced some of the same negative effects as conventional cigarettes. Both e-cigarette users and tobacco users displayed significant increases in biomarkers of « oxidative stress and activation of innate defense mechanisms associated with lung disease. »

    The e-cigarette, less toxic than the traditional cigarette?

    • However, on the other hand, a new study funded by the Cancer Research UK has highlighted the fact that e-cigarettes may be safer and less toxic than classic cigarettes. In this study, experts found significantly lower levels of toxins and carcinogens in saliva and urine samples of long-time electronic cigarettes users compared to long-term tobacco cigarette smokers.

    Cigarette smoking is the leading cause of preventable death

    According to the Centers for Disease Control and Prevention (CDC), cigarette smoking is the leading cause of preventable death, killing 6 million people every year.

    In 2015 alone, about 49 million American adults used tobacco according to official figures.

  • Télémédecine : Eovi Mcd Mutuelle prend acte de la décision du CNOM de porter plainte

    Eovi Mcd Mutuelle annonce, dans un communiqué du 17 novembre 2017, avoir pris acte « par voie de presse » du communiqué accusateur du CNOM (Conseil national de l’ordre des médecins) par lequel ce dernier condamnait la campagne publicitaire de la mutuelle concernant son offre de service de téléconsultation.

    La mutuelle avait gardé le silence pendant quelques jours après le communiqué du CNOM avant de se positionner.
    Elle signale qu’un simple courrier lui était parvenu de la part du CNOM afin de l’inviter à « circonscrire la publicité sur la mise à disposition gratuite d’un service de téléconsultation à ses seuls adhérents ».

    Elle insiste par ailleurs sur le fait que ce n’est pas le service proposé en soi qui est mis en cause, mais les modalités de promotion de ce service. Enfin, elle signifie opter pour la voie du dialogue en invitant les représentants du CNOM à une rencontre afin d’échanger sur le sujet.

  • IA : un robot médical à intelligence artificielle chinois passe une épreuve de concours avec succès

    L’intelligence artificielle dont est doté le robot médical Xiaoyi a réussi l’épreuve écrite du concours de médecine en Chine en obtenant 456 points sur un total de 600, soit 96 points de plus que la moyenne nationale. La nouvelle rapportée par la presse internationale le 16 novembre 2017 met en avant les capacités d’apprentissage et de mobilisation de connaissances du robot Xiaoyi, fruit de la collaboration entre une équipe de recherche de l’Université Tsinghua et l’entreprise d’IA chinoise iFlyTek.

    Ce projet industriel s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale chinoise, dévoilée en juillet 2017, de faire de l’IA un secteur clé de l’industrie nationale estimé à une valeur de mille milliards de yuans d’ici 2030.

    Il est prévu qu’à partir de mars 2018 il soit utilisé par les médecins chinois pour la formation et l’aide au diagnostic.

    Réflexion et non mémorisation

    Le robot a fait preuve d’une rapidité inégalée en répondant aux questions en 60 minutes, alors que 10 heures sont allouées à l’épreuve. Pour arriver à un tel résultat, le robot a passé au crible près d’un million d’images médicales, 53 ouvrages de médecine, deux millions de dossiers médicaux et 400 000 documents et rapports médicaux.

    Nénamoins, Xiaoyi a bien fait appel à ses capacités de raisonnement et d’analyse pour arriver à une telle réussite et ne s’appuyait pas sur la simple mémorisation de données, car l’épreuve ne consistait pas en de simples questions fermées auxquelles il aurait pu trouvé des réponses toutes faites.

    L’équipe ayant développé Xiaoyi concède cependant qu’il serait incapable, à l’instar d’un humain, de prendre en compte des imprévus au cours du diagnostic et du traitement, et pouvoir prétendre remplacer un médecin humain.

    Développement futur et applications nouvelles

    L’équipe de recherche qui travaille sur le projet a mis en place une coopération avec le Centre national d’examens médicaux en Chine afin d’explorer de nouvelles applications de l’IA de Xiaoyi dans le domaine médical.

    À partir de mars 20118, les médecins chinois pourront profiter de ses capacités d’étude et d’analyse pour les seconder dans la formation, pour poser un diagnostic ou définir le traitement le plus adéquat pour un patient.

  • HCIT

    Healthcare information technologynull

  • Data : 8 Français sur 10 partageraient leurs données pour stimuler le progrès en santé (Odoxa)

    84% de Français accepteraient de partager leurs données de santé à condition qu’elles soient mises au service de :
    • l’amélioration du diagnostic et des traitements médicaux ;
    • l’accélération de la recherche médicale ;
    telle est la conclusion du sondage publié le 16 novembre 2017 et réalisé par Odoxa pour Healthcare Data Institute, un Think Tank international consacré au big data dans le domaine de la santé.

    Intitulé « Les Français et leurs données de santé », le sondage a impliqué un échantillon de 1 000 personnes interrogées, âgées de 18 ans et plus, du 25 au 26 octobre 2017.

    Le deuxième aspect essentiel ressortant du sondage concerne la confiance dont les citoyens français ont besoin afin de céder le droit d’utilisation secondaire de leurs données personnelles de santé. Si deux tiers pensent que les institutions françaises œuvrent à la mise en place du cadre nécessaire à leur protection, seulement 10% en sont persuadés.

    Anonymisation et sécurité des données conditions sine qua non de partage

    Seulement 12% des sondés ne souhaitent pas mettre à disposition leurs données de santé personnelles, quel que soit la finalité du partage ou les garanties fournies.

    La raison principale de partage de données mise en avant par les sondés est l’amélioration des diagnostics, des décisions cliniques et des traitements médicaux avec 53% des consentements. Viennent ensuite les raisons telles que :

    • faire avancer plus rapidement la recherche médicale (51%) ;
    • améliorer la qualité et la coordination des prises en charge et de notre système de soins (46%) ;
    • mesurer la performance des acteurs du soin et/ou des produits de santé pour améliorer la qualité des soins prodigués (33%) ;
    • faire avancer l’innovation, notamment des start-up (18%).

    Si 6% des sondés sont disposés à partager leurs données sans aucune condition, et 14% seulement avec les professionnels de santé, les autres posent des conditions :

    • savoir à quelles fins elles seront potentiellement utilisées (52%) ;
    • savoir exactement à qui les données seront transmises (hôpitaux, universités, laboratoires, fondations, etc.) (51%) ;
    • pouvoir faire valoir son droit d’opposition à tout moment (50%).

  • A. Buzyn : réflexion sur les bonnes pratiques de télémédecine et prêche pour la pertinence des soins

    Agnès Buzyn, la ministre des Solidarités et de la Santé, s’est adressée dans une allocution générale aux journalistes membres de l’Association des journalistes de l’information sociale (AJIS), le mardi 21 novembre 2017, en évoquant, quelques heures avant le vote solennel du PLFSS au Sénat, les grands dossiers que son ministère mène de front depuis la rentrée : les déserts médicaux, la stratégie nationale de santé, le dossier médical partagé (DMP) et la télémédecine.

    Agnès Buzyn a annoncé avoir réquisitionné la HAS pour mener une réflexion sur les bonnes pratiques en télémédecine et est convaincue que le DMP permettra une meilleure qualité de médecine et favorisera l’émergence de la pertinence des soins, valeur à laquelle elle est très attachée et qui permettra une utilisation optimisée de ressources.

    La HAS missionnée pour réfléchir sur les bonnes pratiques de télémédecine

    Comme elle l’avait annoncé dans sa feuille de route, le numérique reste une priorité pour elle. Si elle a bien rappelé que les négociations professionnelles dans le cadre de la négociation conventionnelle sur ce sujet ne commenceront pas avant 2018, elle a insisté sur un fait : « L’idée est que la France rattrape son retard. Les expérimentations qui étaient programmées et qui auraient dû débuter dès 2014 ont mis trop de temps à être mise en œuvre. On ne peut plus se permettre d’avoir autant de retard, sachant que de nombreux pays sont bien plus avancés que nous ».

    La Ministre souligne néanmoins que la télémédecine « n’a pas vocation à se substituer ou être applicable à la totalité des actes de consultation. »  « Je pense qu’on aura aussi un peu de régulation à faire, une régulation par la qualité », a-t-elle spécifié aux journalistes. Elle a ainsi demandé à la HAS qu’elle s’interroge sur les bonnes pratiques en terme de télémédecine. « Il y a l’évidence des pathologies à laquelle la télémédecine se prête très bien. À l’inverse, il y a des situations cliniques où elle peut être insuffisante et où il faut qu’un professionnel touche le malade, l’examine. La réflexion débute donc. »

    Selon Agnès Buzyn, les EHPAD peuvent être les premiers établissements concernés par la télémédecine. « Il faut la favoriser dans ces structures, de façon à ce que les médecins puissent aider les infirmières de nuit à mieux identifier et à mieux traiter les patients ».

    Le dossier médical partagé amené à être généralisé

    • Concernant le DMP, la ministre de la Santé regrette « un défaut d’informatisation » sur le territoire, avec une très grande difficulté à suivre le parcours de soin du malade. « L’Assurance maladie l’a, mais un médecin qui voit un malade pour la première fois a du mal à faire l’historique de son parcours et peut être amené à faire réaliser deux IRM à un mois d’intervalle parce qu’il n’en aura pas eu connaissance », regrette-t-elle. Donc le dossier médical partagé, informatisé, a été repris par la CNAM il y a deux ans. Celle-ci l’expérimente actuellement dans plusieurs départements, « avec un très bon taux de participation des professionnels ». Environ 100 000 dossiers auraient déjà été ouverts. Il a également « vocation à se rapprocher du dossier pharmaceutique, dossier mis en place par les pharmaciens pour suivre les prescriptions médicamenteuses. Quand nous aurons ce type d’outil, nous avancerons vers une meilleure pertinence des prescriptions et une meilleure qualité de médecine », pointe la ministre.
    • Elle a également mentionné l’enquête de l’OCDE sur les actes et prescriptions inutiles dans les pays industrialisés – évalués autour de 25 % – en soulignant le gâchis des ressources en soin. Mais, rappelle Agnès Buzyn, nombre de patients sont aussi sous-traités. Au cours de sa fonction au gouvernement, elle va donc veiller à améliorer la pertinence des soins, c’est-à-dire que le bon produit soit prescrit au bon patient. Selon celle qui fut pendant une grande partie de sa carrière médecin en hématologie à l’hôpital public, « il est nécessaire que les professionnels de santé s’auto-saisissent de ce problème ».
  • PLFSS 2018 : le projet de loi adopté par le Sénat ce 21 novembre 2017 et renvoyé à l’Assemblée

    Le Sénat a définitivement adopté le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2018 par 204 voix contre 35 ce mardi 21 novembre 2017.

    Comme annoncé auparavant, le texte final comporte des modifications concernant :
    • les déserts médicaux : créer une incitation en disposant qu’à compter du 1er janvier 2018, les médecins qui acceptent de reprendre ou continuer un peu d’activité puissent cumuler activité libérale et retraite ;
    • la CSG : exonérer de la hausse de la CSG les personnes dédommagées au titre de la Prestation de Compensation du Handicap (PCH) ;
    • télémédecine et expérimentations : ouvrir les expérimentations aux modes d’exercice coordonné de professionnels de santé sur le territoire ; permettre, à titre expérimental, une orientation pertinente du patient atteint d’insuffisance rénale chronique terminale vers la modalité de prise en charge la plus adaptée à sa situation, par une tarification unique modulable en fonction du patient et non du mode de prise en charge et garantir le respect de la réglementation en matière de téléradiologie.

    Au préalable, la dernière et quatrième partie concernant les dépenses pour 2018 a elle été adoptée par 227 voix contre 37 le 17 novembre 2017.

    La commission mixte paritaire chargée de proposer un texte sur les dispositions restant en discussion du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2018 se réunit le mercredi 22 novembre 2017 à 11h30, alors que le texte adopté par le Sénat sera renvoyé à l’Assemblée nationale pour deuxième lecture à partir de mardi 28 novembre 2017.

  • France : R-One par Robocath, le robot qui sécurise les interventions chirurgicales

    La société française Robocath a récemment développé R-One, une plateforme de robotique médicale qui vise à réduire l’exposition des médecins aux rayons X et à améliorer les conditions des interventions chirurgicales.

    L’entreprise a déposé une soixantaine de brevets et a levé en mai 4,7 millions d’euros pour accélérer l’homologation de sa solution.

    R-One permet aux chirurgiens d’opérer avec une grande précision et en sécurité

    Fondé en 2009 à Rouen par le neuroradiologue Philippe Bencteux, Robocath a mis au point R-One pour assister les chirurgiens et leur permettre ainsi d’intervenir en finesse et en toute sécurité.

    L’expert travaille depuis 2003 « sur la robotisation de la manipulation des cathéters pour traiter un infarctus ou un AVC » (source : Les Échos).

    Le chirurgien opère à distance et évite ainsi une exposition aux rayons X

    Grâce à R-One, les médecins ont la possibilité de manipuler à distance leurs instruments depuis une station de contrôle située à proximité de la table d’intervention.

    M. Bencteux a élaboré deux technologies pour assurer le fonctionnement de son robot :

    • R-grasp, qui reproduit avec une grande précision les mouvements de la main ;
    • SecurAccess, qui sécurise le geste des praticiens.

    Le principal intérêt du dispositif est de protéger les chirurgiens contre les rayons X. Actuellement, les professionnels réalisant des angioplasties, par exemple, doivent être équipés d’un tablier de plomb de 10 kilos pour assurer leur protection. L’exposition aux radiations est si importante dans le métier que de nombreux cardiologues auraient développés des cancers liés à leur activité. Certains seraient également atteints de cataracte mais aussi de troubles musculo-squelettiques dus au port prolongé du tablier.

    R-One apparaît alors comme une solution particulièrement intéressante puisqu’elle permet d’effectuer l’opération suffisamment loin du patient pour ne pas être exposé aux rayons X.

    Une solution validée par les cardiologues

    « J’étais sceptique mais j’ai fait de nombreux tests sur des cochons. Les résultats sont au rendez-vous, la manipulation est très intuitive. Les conditions d’intervention seront moins fatigantes et la concentration, meilleure, permettra des gestes plus sûrs », commente le Pr. Alain Cribier, un cardiologue français exerçant au Centre hospitalier universitaire de Rouen, devenu célèbre pour avoir été le premier chirurgien au monde à poser des valves aortiques artificielles de manière non invasive, sauvant ainsi des centaines de milliers de patients (source : Ouest-France).

    La plateforme de robotique médicale a également reçu un très bon accueil de la part des cardiologues à l’occasion du congrès EuroPCR, qui s’est tenu en mai 2017 à Paris. C’était la première fois que Philippe Bencteux présentait publiquement son robot.

    « Une révolution »

    Le Pr. Cribier est aujourd’hui convaincu de l’intérêt du dispositif et semble très enthousiaste à l’idée de le voir se développer en région rouennaise. « Ce n’est pas une évolution, c’est une révolution. Si ce robot est installé à Rouen, on verra défiler ici le monde entier. C’est fondamental pour le rayonnement de la Normandie. »

    Lancement prévu en 2018 en France et au Moyen-Orient

    Depuis 2013, la société a déjà levé 1,8 million d’euros et obtenu 1,6 million d’euros d’aide publique de la part de Bpifrance.

    Go Capital et NCI sont les actionnaires historiques de la société. M Capital Partners, Normandie Participations, NFactory et plusieurs business angels se sont ajoutés à la liste des investisseurs lors de la seconde levée de fonds réalisée au mois de mai.

    L’entreprise rouennaise a par ailleurs présenté un dossier dans le cadre d’un appel d’offres lancé par le Medical Training Center de Rouen pour que le premier R-One opérationnel y soit mis en place.

    Robocath vise aussi le marché américain

    Philippe Bencteux vise une commercialisation de son produit fin 2018 en Europe mais aussi au Moyen-Orient, où la société n’a pas identifié de concurrent pour le moment.

    Un lancement est également prévu en 2019 aux États-Unis, où il existe cependant déjà une solution similaire, Corindus Vascular Robotics.

  • Etude : L’Apple Watch pourrait détecter l’apnée du sommeil et l’hypertension avec l’appli Cardiogram

    Une large étude* sur plus de 6 000 personnes, présentée au Congrès de l’American Heart Association, révèle que l’Apple Watch parvient à repérer plus de 80% des cas d’apnée du sommeil et d’hypertension. Cette précision a été obtenue grâce à un système d’intelligence artificielle appelée DeepHeart.

    Des pathologies mal diagnostiquées

    Le syndrome d’apnée du sommeil, qui se caractérise par des pauses respiratoires durant le sommeil, touche 4% de la population en France. Il altère évidemment la qualité du sommeil mais peut aussi provoquer des dépressions, un diabète ou de d’hypertension. Pour dépister le SAOS, il faut faire un examen complexe, la «polygraphie ventilatoire nocturne», pendant plusieurs nuits.

    L’hypertension, facteur de risque cardiovasculaire, touche elle une personne sur trois. Et parmi elles, une sur 5 l’ignore. Améliorer la détection du SAOS et de l’hypertension s’avère donc un véritable enjeu de santé publique.

    Depuis quelques années, de nombreux objets connectés ont été mis au point pour répondre à cette problématique. Des bracelets connectés et autres applis qui captent les sons émis pendant le sommeil prétendent être des outils d’auto-diagnostic du SAOS. Cependant, les validations scientifiques manquaient.

    Une montre connectée dotée d’intelligence artificielle

    La start-up Cardiogram, en partenariat avec l’Université de Californie, a donc mené une étude visant à évaluer la précision diagnostique de l’Apple Watch. Quelque 6 000 utilisateurs de l’application mobile Cardiogram ont donc été invités à partager leurs données cardiaques enregistrées pendant la nuit. Le système d’intelligence artificielle DeepHeart, intégré à l’application Cardiogram d’Apple Watch, a ensuite analysé les données de 70% des participants. Ainsi testé, l’algorithme a cherché à repérer les cas d’apnées du sommeil et d’hypertension sur les 30% de volontaires restant.

    Résultats 

    • La montre a détecté le syndrome d’apnée du sommeil avec une précision de 90%
    • La montre a détecté l’hypertension artérielle avec une précision de 82%

    Les auteurs de l’étude précisent que le taux de dépistage, obtenu avec l’Apple Watch, devrait pouvoir être obtenu avec d’autres bracelets et montres connectés.

    Pas seulement avec l’Apple Watch…

    Ces résultats montrent que les bracelets connectés devraient pouvoir à terme faciliter le diagnostic de ces troubles qui restent souvent dans l’ignorance des malades eux-mêmes. Il faut cependant noter que cette étude n’a pas été publiée dans une revue à comité de lecture, mais présentée lors d’un congrès, ce qui minore sa puissance.