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  • La FRDJ (Canada) accélère le lancement d’EOPatch, 1ère mini pompe à insuline portable

    La Fondation de la recherche sur le diabète juvénile (FRDJ), basée au Canada, a établi début janvier 2018 un partenariat avec la société d’appareils médicaux sud-coréenne EOFlow pour accélérer le développement de son EOPatch, une mini pompe à insuline portable, premier pas vers la conception d’un pancréas artificiel.

    Une technologie portable de petite taille pratique à utiliser pour les enfants

    Selon ses concepteurs, l’EOPatch est le dispositif portatif le plus léger et le plus sûr du genre. Le dispositif est adhésif et doté d’un contrôleur portable à écran tactile ressemblant à un smartphone. Il mesure 49,5 millimètres sur 32 mm, fait 12,6 mm d’épaisseur et pèse moins de 28 grammes (une once).

    « Les technologies portables de nouvelle génération, plus petites et davantage centrées sur l’utilisateur, élimineront les obstacles qui empêchent certaines personnes, en particulier les jeunes enfants, d’utiliser ces dispositifs de gestion de la glycémie qui sauvent des vies », a déclaré dans un communiqué Jaime Giraldo, chercheur à la FRDJ.

    La FRDJ cherche un moyen de guérir le diabète de type 1

    «[Nous travaillons] ardemment pour [améliorer le quotidien des personnes souffrant de diabète de type 1] pendant que nous cherchons des moyens de guérir cette maladie », a-t-il ajouté. L’innovation dans les dispositifs automatisés d’administration d’insuline et dans les systèmes de pancréas artificiel aidera à améliorer de manière significative la santé et la qualité de vie des [malades]. »

    La Fondation de la recherche sur le diabète juvénile est un organisme à but non lucratif qui investit depuis plus de quarante ans dans des sociétés de santé numériques centrées sur le diabète de type 1. En 2017, elle a notamment aidé à financer Smartloop, un service de livraison d’insuline automatisé mis au point par l’entreprise californienne Bigfoot Biomedical. Elle a également collaboré avec IBM sur l’utilisation de l’apprentissage automatique (machine learning) pour mieux identifier et traiter la maladie.

    Vers la conception d’un pancréas artificiel ?

    EOFlow travaille sur son dispositif portable depuis 2011. La société a récemment reçu l’autorisation du ministère sud-coréen de la Sécurité alimentaire et Pharmaceutique pour commercialiser son produit.

    La fondation canadienne financera les essais cliniques de l’appareil, qui, selon ses objectifs, servira non seulement de pompe à insuline mais aussi de système complet d’injection d’insuline, une étape importante vers la conception espérée d’un pancréas artificiel.

  • FRDJ (Canada) accelerates the launch of EOPatch, the 1st tiny wearable insulin pump

    The Juvenile Diabetes Research Foundation (FRDJ) established in early January 2018 a partnership with South Korean medical device company EOFlow to accelerate the development of the company’s EOPatch, a wearable insulin pump, a first step towards the design of an artificial pancreas.

    A wearable and small technology convenient to use for children

    EOPatch is the world’s lightest and safest fully functional wearable. It is an adhesive insulin pump with a handheld touchscreen-enabled controller that closely looks like a smartphone. It measures 49.5 by 32 by 12.6 millimeters and weighs less than 28 grams (one ounce).

    « Next-generation wearable designs that are smaller and employ user-centric design will remove barriers that prevent some people, especially small children, from using these life-saving and life-changing glucose management devices, » said in a statement Jaime Giraldo, Ph.D., research scientist at FRDJ.

    FRDJ is looking for a cure for Type 1 diabetes

     » [We are] working hard to reduce the burden of living with Type 1 diabetes while we search for ways to cure this disease, » he added. « Innovation in automated insulin delivery devices and artificial pancreas systems will help to significantly improve health and quality of life for people with [Type 1 diabetes]. »

    The Juvenile Diabetes Research Foundation is a non-profit organization that has been investing for more than 40 years in digital health care companies focused on Type 1 diabetes. In 2017, it helped find Smartloop, an automated insulin delivery system developed by the Californian company Bigfoot Biomedical, and has also collaborated with IBM on the use of machine learning to better identify and treat the disease.

    Towards an artificial pancreas?

    EOFlow has been working on its wearable device since 2011. The company recently received regulatory clearance from South Korea’s Ministry of Food and Drug Safety to market its product.

    The Canadian foundation will fund clinical trials for the device, which it hopes will eventually act as not only an insulin pump, but as a full closed-loop system to deliver insulin, an important step along the way to an artificial pancreas.

  • Data : l’offre de santé mentale en France

    Près de 8 % des Français souffraient de dépression en 2010, selon la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques.

    Plus de 5 millions de personnes prenaient un traitement psychotrope en 2014 et près de 2 millions étaient suivies pour une maladie psychiatrique. Les maladies mentales représentent donc un fardeau économique et social important.

    La Drees a publié un Atlas de la santé mentale en France en ligne le 9 janvier 2018, qui montre, région par région, le manque de moyens pour la prise en charge sur le territoire.

    Une e-santé mentale innovante peut jouer un rôle pour faire face à ce défi sociétal.

    Retrouvez dans le rubrique Data du site, mercredi 7 février 2018, l’état de la prise en charge en France répertorié par H&TI.

  • La prise en charge de la santé mentale en France

    Près de 8 % des Français souffraient de dépression en 2010, selon la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees).

    Plus de 5 millions de personnes prenaient un traitement psychotrope en 2014 et près de 2 millions étaient suivies pour une maladie psychiatrique. Les maladies mentales représentent donc un fardeau économique et social important.

    L’Atlas de la santé mentale en France, publié en ligne par la Drees le 9 janvier 2018, montre une offre en dent de scie selon les territoires et, globalement, un manque de solutions pour une bonne prise en charge des malades. Une e-santé mentale innovante peut jouer un rôle pour faire face à ce défi sociétal.

    H&TI a répertorié des données au niveau national pour avoir un aperçu de la prise en charge de la santé mentale en France.

    Maladies et médications

    Un manque de moyens humains en psychiatrie

    Un système de soutien aux malades et aux aidants trop peu développé

  • Bruno Jarry est élu nouveau président de l’Académie des technologies

    Bruno Jarry, jusqu’alors vice-président de l’Académie des technologies est devenu son Président à l’issue d’une élection en assemblée plénière, comme annoncé par l’Académie des technologies dans un communiqué de presse du 11 janvier 2018.

    Il succède à Alain Bravo, qui a écourté son mandat afin de se consacrer pleinement à la création de la Maison des technologies pour le progrès et l’innovation. C’est par ailleurs Pascal Viginier, Inspecteur général pour le Groupe Orange-France Télécom, qui est nommé vice-président.

    Il a dans le passé été Directeur scientifique du groupe britannique Tate & Lyle, fournisseur mondial d’ingrédients et de solutions pour l’industrie agroalimentaire, puis Conseiller du président de l’Institut Curie (2004-2006) et enfin chargé de mission au cabinet du Premier Ministre pour les questions liées aux biocarburants et à la chimie verte (2007-2013).

    Il est l’initiateur de la Convention annuelle et des Grands prix de l’Académie des technologies, un événement dont la vocation est de mieux faire connaître les innovations technologiques d’une filière industrielle et dont la première édition, consacrée à l’innovation dans le secteur agroalimentaire, a eu lieu en novembre 2017, en présence de la Ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.

  • La Commission européenne veut harmoniser l’évaluation des technologies de santé

    La Commission européenne présente une proposition de règlement visant à renforcer la coopération des organes d’évaluation des technologies de santé à l’échelle européenne. On en dénombre actuellement une cinquantaine en Europe.

    L’évaluation technico-économique des technologies médicales permet de mesurer la valeur ajoutée de nouvelles technologies médicales, qu’il s’agisse de produits, d’équipements ou de méthodes de traitement de diagnostic, par rapport aux solutions existantes.

    Le texte de la Commission européenne prévoit notamment la mise en place d’évaluations cliniques et de consultations scientifiques communes, l’identification des technologies de santé émergentes et la poursuite d’actions de coopérations volontaires dans d’autres domaines. S’il est adopté par le Parlement, il sera effectif dans les trois ans qui suivent son adoption.

    Cette initiative vise notamment à renforcer l’information des patients sur la valeur ajoutée des technologies médicales. Elle doit également permettre aux États de fonder leurs politiques de santé publique sur des données harmonisées. Enfin, les industriels en santé ne seront plus contraints de s’adapter à différentes procédures nationales d’évaluation des technologies en santé.

    État du droit européen en matière d’évaluation des technologies de santé

    Au cours des vingts dernières années, les États membres ont coopéré dans ce domaine sur la base du volontariat. La Directive 2011/21/UE sur les soins de santé transfrontaliers a crée en 2013 un réseau européen volontaire d’évaluation des technologies de la santé (ETS) composé d’agences et d’organismes ETS nationaux, auquel il revient d’infléchir la stratégie et la politique de l’UE en matière de coopération scientifique et technique. Les travaux produits par ce réseau européen, auxquels se sont ajoutées trois actions communes engagées par l’Union européenne, lui ont permis de se doter d’un socle de connaissances méthodologiques solides et d’échanger des informations entre États. L’Union souhaite désormais institutionnaliser ce partage d’information et uniformiser les procédés d’évaluation. Le renforcement de la coopération sanitaire en matière d’évaluation s’avère aujourd’hui nécessaire, d’après M. Katainen, vice-président de la Commission européenne.

    « Renforcer la coopération sanitaire en matière d’évaluation des technologies de la santé à l’échelon de l’Union favorise l’innovation et améliore la compétitivité de l’industrie médicale. Le secteur des soins de santé est une composante essentielle de notre économie : il représente environ 10% du PIB de l’Union européenne. Nous proposons un cadre règlementaire qui aura des effets bénéfiques sur les patients partout en Europe, encouragera l’innovation, favorisera le recours aux innovations médico-technologiques de qualité et améliorera la viabilité des systèmes de santé dans l’ensemble de l’Union, M. Katainen. »

    La proposition de règlement se décline en quatre volets

    La proposition de règlement sur l’évaluation des technologies de la santé (ETS) vise à « jeter les bases d’une coopération européenne permanente et viable en matière d’évaluation clinique commune de nouveaux médicaments et de certains nouveaux dispositifs médicaux ».

    Les États membres de l’Union européenne seront en mesure d’utiliser des méthodes, procédures et des outils communs d’évaluation dans l’ensemble de l’Union. Ils collaboreront principalement dans quatre domaines : 

    • mutualisation des évaluations cliniques, qui porteront prioritairement sur les technologies les plus innovantes et présentant un fort potentiel de répercussions sur les patients ;
    • mutualisation des consultations scientifiques, qui permettront aux concepteurs de technologies de demander l’avis des autorités responsables de l’ETS ;
    • identification des technologies de santé émergentes et « prometteuses » ;
    • renforcement de la coopération volontaire entre états membres dans d’autres domaines. 

    La proposition de règlement va être examinée par le Parlement européen et le Conseil. S’il est adopté, il sera applicable trois ans plus tard. Les États membres disposeront de trois ans supplémentaires pour s’adapter aux nouveaux dispositifs.

  • La CPAM en Côtes d’Armor : déploiement de 32 000 DMP et généralisation prévue pour septembre 2018

    Le Groupement de Coopération Sanitaire e-santé Bretagne revendique la création de près de 32 000 DMP créés sur le département des Côtes d’Armor, dans un communiqué du 30 janvier 2018.

    L’expérimentation débutée en janvier 2017 se poursuit auprès de neuf caisses d’assurance maladie dans l’objectif de développer les usages du DMP sur le département et de promouvoir sa création auprès de nouveaux bénéficiaires.

    Parmi les bénéficiaires prioritaires, on compte les établissements de santé et les officines. La généralisation du DMP sur tout le territoire doit débuter à partir de septembre 2018.

    Le projet pilote lancé en janvier 2017 auprès de 9 caisses d’assurance maladie (Côtes d’Armor, Amiens, Besançon, Clermont-Ferrand, Créteil, Strasbourg, Toulouse et Tours) a permis d’identifier les bonnes pratiques associées au déploiement et de préciser la stratégie de déploiement national.

    Critères de succès

    • des acteurs engagés : établissements de santé, représentants des professionnels de santé libéraux, représentants d’associations de patients, acteurs du secteur médico-social, représentants des EHPAD, ARS Bretagne ;
    • l’accompagnement du GCS e-santé Bretagne sur l’ensemble du projet ;
    • des établissements de santé particulièrement engagés qui ont permis le déploiement du DMP dans leurs structures et développé l’usage du DMP par son alimentation automatique avec le compte-rendu d’hospitalisation ;
    • l’accompagnement de terrain pour les professionnels de santé libéraux par les Délégués de l’Assurance Maladie (DAM) et les Conseillers Informatique Service (CIS) qui ont assisté les professionnels libéraux dès le début de l’opération afin de les guider pour la mise à jour de leur logiciel métier ou pour la connexion via la plateforme www.dmp.gouv.fr. Cette action a débouché sur le raccordement de près de 500 professionnels de santé libéraux au DMP et son utilisation de fait dans la pratique de routine (consultation et alimentation).

    Bilan chiffré du déploiement

    Au cours de l’année 2017, les assurés du régime général d’assurance maladie des Côtes d’Armor ont procédé à l’ouverture de leur DMP :

    • en ligne, sur le site mon-dmp.fr : 6 174 ;
    • dans les accueils de la CPAM : 18 595 ;
    • par l’intermédiaire des établissements de santé du département : 3 429 ;
    • par l’intermédiaire des des professionnels de santé libéraux : 1 907.

    Les établissements de santé partenaires de l’expérimentation participent à la fois à la création des DMP et à leur alimentation. Ils sont actuellement 6 et sont complétements opérationnels : CH de Saint-Brieuc, CH de Guingamp, CH de Lannion, CH de Dinan, Hôpital Privé des Côtes d’Armor à Plérin et la Polyclinique du Trégor à Lannion.

    Les professionnels de santé libéraux ayant recours au DMP sont au nombre de 484 fin janvier 2018, alors qu’ils n’étaient que 74 au 31 août 2017. La progression fulgurante sur le 3e trimestre de 2017 est attribuable aux conseillers informatique service (CIS) de la CPAM qui faisaient de l’accompagnement pro-actif auprès des libéraux.

    Cap sur la généralisation du DMP au sein du territoire

    En 2018, un travail sera entrepris avec les hôpitaux de psychiatrie et les EHPAD et quelques établissements pilotes permettront de tester les procédures de déploiement et de création du DMP dans ces structures.

    Jusqu’à présent le DMP était créé aux ouvrants droit et un axe de développement supplémentaire consiste à procéder à la création d’un DMP pur les ayants droit en 2018.

    Établissements de santé

    Dans la catégorie établissements de santé, la priorité est donnée aux établissements de médecine-chirurgie-obstétrique (MCO). Cinq établissement de santé supplémentaires sont concernés par le déploiement (CH de Lamballe, CH de Quintin et la Polyclinique du Pays de Rance à Dinan), dont deux sont en attente de la mise à jour de leur outil informatique (CH de Paimpol et CH de Tréguier).

    Officines

    Au cours du 1er semestre 2018, les patients pourront également procéder à la création de leur DMP dans les pharmacies. La Cnam a souhaité s’appuyer sur le réseau des officines pour permettre une montée en charge encore plus importante du nombre de DMP créés en proposant aux pharmaciens une incitation financière à la création de 1€ par DMP ouvert.

  • Étape n° 2 des négociations conventionnelles sur la téléconsultation

    Les négociations conventionnelles sur la téléconsultation entre la Caisse nationale de l’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) et les syndicats de médecins libéraux se sont poursuivies le 31 janvier 2018. Il s’agit de la deuxième réunion sur les six prévues.

    Quelques points clés de cette deuxième étape du processus entamé le 18 janvier 2018 illustrent les orientations de la Sécurité sociale, qui soutient l’entrée de la télémédecine dans le droit commun, mais souhaite l’encadrer de près pour éviter les excès. Pour cela, le recours au médecin traitant, qui va décider de l’accès à une téléconsultation, se profile.

    À l’occasion de la réunion du 31 janvier 2018, voici les nouveaux points-clé qui ont été énoncés par la CNAMTS :

    • la confirmation de la la téléconsultation ouverte à « toutes les spécialités médicales concernées » ;
    • la téléconsultations vise en priorité les patients souffrant d’affection de longue durée (ALD) et/ou atteints de maladies rares ainsi que ceux qui résident dans des zones sous denses et/ou en EHPAD ;
    • les consultations à distance  doivent s’inscrire « dans le cadre du parcours de soins » sous condition de réunir la condition de l’« adressage par le médecin traitant » et de la « programmation de l’intervention du médecin requis » ;
    • l’obligation d’une consultation physique précédant la téléconsultation au minimum et d’un examen clinique préalable au minimum lors des 12 mois précédents scellent le rôle du médecin traitant comme voie d’entrée du dispositif avec des dérogations possibles dans certains cas (patients sans médecin traitant, impossibilité d’obtenir un rendez-vous dans un délai raisonnable, consultation dans les spécialités en tension démographique, voire en accès direct, etc. ) ;
    • en cas d’accès de soins « compliqué », la téléconsultation peut appeler à une réorganisation territoriale en recourant aux CPTS (communauté professionnelles territoriales de santé) qui devront faire le nécessaire pour mettre en place des « plateformes de consultation » ;
    • la sécurisation des données mises en jeu à l’occasion d’une vidéotransmission, forme que doit prendre une téléconsultation, doit être garantie ;
    • la téléconsultation doit se dérouler dans un cadre permettant la traçabilité de la facturation des actes réalisés ;
    • concernant la facturation et la rémunération des actes, la CNAMTS propose de faire rentrer la téléconsultation dans la nomenclature générique, impliquant un paiement à l’acte et à hauteur d’une consultation de base (avec possibilité de majoration), qui serait adossé d’un forfait structure visant à financer les dépenses liées à l’équipement.

  • AUC

    Area Under the Curve (aire sous la courbe ROC)null

  • CCCP

    Partners Connected Cardiac Care Programnull