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  • La RFAS interroge le rôle du Big data dans le champ de la protection sociale (numéro 4-2017)

    Le numéro 4-2017 de la Revue française des affaires sociales (RFAS), publication trimestrielle éditée par la Direction de la Recherche du Ministère des Solidarités et de la Santé, interroge le rôle et les enjeux du Big Data dans le champ de la protection sociale.

    Coordonnée par Magali Beffy et Franck Von Lennep, ce numéro se propose d’étudier les nouvelles techniques statistiques associées au Big data, les nouveaux usages individuels et collectifs, les nouvelles régulations et les questions éthiques et juridiques qu’il soulève.

    Ce dossier publié à l’attention des chercheurs, citoyens et acteurs publics et privés de la santé est un travail de synthèse pluridisciplinaire.

    La Revue française des affaires sociales retient une définition délibérément large du concept de « Big data ». Celui-ci repose sur « le croisement de données aux types et finalités originellement différentes (…) mais il englobe aussi un ensemble de techniques d’analyse et de traitements relevant de l’apprentissage statistique ».

    Le numéro cible deux catégories d’utilisation du Big Data : des usages à vocation de connaissance et de recherche, permettant d’éclairer les déterminants des comportements, des inégalités, de l’état de santé, etc. ; et des usages se rapportant à des cas individuels, à finalité d’aide à la décision (aide à la recherche d’emploi, au diagnostic et à la stratégie thérapeutique).

    Axe 1 : Statistique classique et apprentissage statistique 

    Ce premier axe interroge l’évolution du système statistique public français et européen sous l’impulsion du Big data. Il se propose également d’examiner les nouvelles méthodes développées par la statistique publique pour traiter des bases de données de grande ampleur.

    L’article « Utilisation des réseaux bayésiens comme technique de fouille de données massives – application à des données de recours aux soins » de Chloé Dimeglio, Cyrille Delierre, Pierre Chauvin et Thomas Lefèvre explore la diversification des méthodes utilisées par les statisticiens, entre l’imposition d’un modèle d’exploitation des bases de données a priori et une fouille de données sans hypothèse préalable dans le cadre du recours au soins.

    Le point de vue de Stéphanie Combes et Pauline Givord pose la question de la mesure et de la validité des outils utilisés. Le second point de vue de Bruno Falissard interroge la pérennité des méthodes utilisées pour exploiter les données, quand leur taille et leur ampleur sont susceptible de remettre en question leur validité. 

    Axe 2 : Quels usages du Big Data au sein de notre système de protection sociale ?

    Le Big data fait émerger de nouveaux usages dans le champ de la protection sociale, que ce deuxième axe se propose de traiter. Sont également évoqués le rôle régulateur de l’Etat et le rôle des acteurs institutionnels financeurs et les organismes producteurs de services, au prisme du Big data. Cet axe traite également de la capacité éventuelle du Big data à améliorer l’efficience du système de protection sociale, en ce qui concerne la qualité du service rendu et la maîtrise des dépenses sociales.

    L’article « Big Data et cancer : le challenge » d’Alain Livartowski, Julien Guérin et Gilles Wainrib, décrit les potentialités offertes par le Big data pour la recherche médicale, dans le cadre de la lutte contre le cancer. Les auteurs évoquent les difficultés d’accès aux données des chercheurs et des médecins et l’impact du Big data sur le raisonnement médical avec, notamment, le passage d’un raisonnement déductif à un raisonnement inductif.

    Hélène Tanghe et Paul-Olivier Gibert, interrogent quant à eux « l’enjeu de l’anonymisation à l’heure du Big data ». Cyrille Hagnéré de l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (ACOSS) et Pascale Breuil et Renaud Villard, de la Caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV) expliquent en quoi le Big data renouvelle leurs méthodes de travail et fait évoluer leurs compétences.

    Un troisième point de vue co-signé par le docteur Pierre-Etienne Heudel, Thierry Durand et le Professeur Jean-Yves Blay décrit les projets mis en œuvre par un établissement de lutte contre le cancer, fondé sur le Big data, ses usages en matière de recherche et d’aide à la décision médicale.

    Axe 3 : Comment concilier Big data et solidarité ?

    Dans l’appel à contribution, les coordonnateurs du numéro se proposaient d’interroger une tension grandissante liée au Big data : s’il peut favoriser des services nouveaux, il peut également menacer des solidarités existantes ou accroître des inégalités. Ce sujet n’a pas été traité par les contributeurs. 

    Axe 4 : Le Big data, un changement sociétal ?

    Plusieurs questions d’ordre philosophique sont traitées dans cet axe : le concept de vie privée a-t-il encore un sens à l’heure du Big data ou est-il appeler à évoluer ? Quels sont les risques inhérents à l’usage d’algorithmes pour infléchir les décisions personnelles ? L’accompagnement des personnes pour prendre conscience de leurs droits et les faire valoir doit-il constituer un nouveau service public ?

    Dans « Peut-on délibérer du « Big data en santé » sans controverser ? Retour sur l’expérience d’un atelier citoyen français », Guillaume Gourgues et Alice Mazeaud analysent le déroulé d’un atelier citoyen organisé par le Ministère des Solidarités et de la Santé au printemps 2016 sur le thème du Big data en santé. Ils examinent les conditions dans lesquelles la délibération démocratique peut s’exercer sur le sujet clivant du Big data en santé. 

    Le dernier point de vue, proposé par François Taddei et Bénédicte Tilloy, explore la notion d’éducation des citoyens au « monde numérique ». Les auteurs rappellent que le numérique peut avoir un impact significatif sur les salariés vulnérables, mais peut également catalyser un certain nombre d’avancées dans le monde du travail. 

    Le prochain numéro de la Revue française des affaires sociales, dont la publication est prévue au printemps 2018, portera sur la « mise en place des systèmes de protection sociale en Afrique ». 

    Pour se procurer le numéro, suivre ce lien.

  • Silver économie : appel à projets au service des seniors pour la Bourse Charles Foix 2018

    Silver Valley, en partenariat avec le Conseil régional d’Île-de-France, le Conseil départemental du Val-de-Marne, l’Établissement Public Territorial Grand-Orly Seine Bièvre, AG2R La Mondiale, la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse (Direction de l’Action Sociale Ile-de-France), a lancé le 19 février 2018 la 15ème édition de la Bourse Charles Foix et l’appel à projets associé.

    Sont éligibles les projets portant de nouvelles solutions sous forme de produit, service ou combinaison d’un produit et d’un service accessibles, notamment financièrement pour et par les retraités et/ou à leur entourage. Trois lauréats se partageront une dotation totale de 45 000 euros.

    La clôture de la réception des candidatures est fixée au 30 mars 2018 à 18h30.

    Les projets retenus devront aider à :

    • l’amélioration du soutien des seniors dans tout lieu de vie (maison, appartement, résidence autonomie, Ehpad) ;
    • la réalisation ou poursuite de leurs activités quotidiennes (lire, manger, se déplacer, rencontrer ses amis, faire ses courses,…).

    Documentation et renseignements

    La description complète de l’appel est disponible ici.

    Le règlement de la Bourse Charles Foix 2018 est disponible ici.

    Le dossier de candidature est à télécharger ici.

    Adresse de soumission du dossier : bcf@silvervalley.fr

    Une réunion d’information sur l’appel à projets se tiendra le 1er mars 2018 à 10h à 12h au sein de la plateforme immobilière Silver Innov’ au 54 rue Molière, 94200 Ivry-sur-seine. Pour s’y inscrire, il faut envoyer un mail à : bcf@silvervalley.fr.

    Critères d’éligibilité

    Les porteurs de projet, qu’ils soient associations, professionnels, entrepreneurs ou chercheurs, développant un projet d’innovation dans la filière de la Silver économie, peuvent candidater si les  conditions suivantes sont satisfaites :

    • projet destiné à des seniors actifs ou retraités (autonomes, fragilisés ou dépendants) ;
    • projet ayant une ambition d’intérêt social ;
    • projet porté par une structure (association, entreprise) déclarée et âgée de 5 ans maximum ;
    • projet en phase avancée de recherche et développement ;
    • dans le cadre de cet appel à projets, l’innovation (technologique, service, processus, usage, organisation, modèle économique) se distingue très nettement de l’invention ou d’une découverte dans la mesure où elle doit s’inscrire dans une perspective applicative ;
    • le candidat doit avoir envoyé le dossier de candidature daté et signé par version électronique avant la date de clôture de l’appel à projets ;
    • le candidat doit avoir réglé les frais de gestion s’élevant à 200 euros avant la date de clôture de l’appel à projets (pour les détails, se référer au lien de l’appel au projet ci-dessus).

    Récompense – accompagnement et dotation financière

    Les lauréats bénéficieront, au-delà des 20 000, 15 000 et 10 000 euros respectivement selon le classement, des avantages suivants :

    • accompagnement individualisé durant un an par Silver Valley ;
    • adhésion gratuite pendant 24 mois à Silver Valley ;
    • promotion du projet auprès des acteurs de la filière et des médias via les activités de Silver Valley ;
    • adhésion à vie au Club des entrepreneurs de la Bourse Charles Foix ;
    • une solution d’hébergement comprenant l’accès à l’ensemble des dispositifs d’accompagnement de Silver Innov’ en fonction de ses besoins (à concurrence de 25m²) pour une durée de 6 mois, dans la limite de 3 hébergements.

    Calendrier

    • 19 février 2018 : lancement de l’appel à projets;
    • 1er mars 2018 de 10h à 12h : réunion d’information à Ivry-sur-Seine;
    • 30 mars 2018 à 18h30 : Clôture de l’appel à projets ;
    • 17 mai 2018 : audition de 10 à 15 sélectionnés devant le Jury FIDUP ;
    • 5 juin 2018 : audition des 5 à 10 projets finalistes devant le Grand Jury ;
    • 13 juin 2018 : Remise de la 15ème édition de la Bourse Charles Foix.

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  • « Contribuer à l’efficience opérationnelle du parcours de soin ambulatoire » (G. O’Brien, Domicalis)

    Créée en 2010 à Mérignac (Gironde), Domicalis (6 salariés) édite des progiciels de e-santé pour la chirurgie ambulatoire et le télé-suivi des pathologies chroniques à domicile.

    En décembre 2017, l’entreprise a obtenu les certifications internationales ISO 9001 et ISO 13485 (Dispositif Médical) ainsi que le marquage CE de son produit Domicalis Care.

    L’occasion pour H&TI de rencontrer Gérald O’Brien, son PDG. Cet ingénieur de formation, ex-directeur de programme à Capgemini Consulting a créé Domicalis afin de mettre à profit ses deux compétences : la R&D et le business developpement.

    Quels sont les progiciels développés par Domicalis ?

    Notre métier est d’accompagner les prises en charge des patients sur leur lieu de vie et d’assurer la coordination entre les professionnels de santé (hospitaliers, libéraux, paramédicaux) et médico-sociaux impliqués. Pour cela, nous avons mis au point deux logiciels, le premier – né en 2013 – s’appelle Domicalis Care. Il est orienté autour de la télésurveillance médicale à domicile. Il facilite les parcours de soins au domicile en mettant tous les acteurs de la prise en charge en relation à travers un outil numérique fonctionnant comme un réseau social professionnel et sécurisé. Cet espace collaboratif réunit à la fois des personnes physiques  (par exemple le médecin traitant, l’infirmière, etc.), des sociétés (assistance à la personne), des équipements connectés (médicaux, domotique, bien-être) et des progiciels métier. Cet espace numérique de partage d’information est essentiel pour assurer le continuum Hôpital-Ville-Domicile et donc décloisonner les parcours des patients.

    Le deuxième, Ambulis, gère tout ce qui est suivi de la relation avant et après une chirurgie ambulatoire. C’est un facilitateur qui répond à une attente sociétale : les patients préfèrent passer du temps chez eux que de rester à l’hôpital, quand cela est possible. Mais aussi à une attente gouvernementale : Agnès Buzyn, ministre de la Santé, qui envisage 70 % d’ambulatoire à l’horizon 2022. Actuellement on atteint péniblement 54 % en France tandis que les pays anglosaxons sont plutôt autour de 80-85%.

    Les promesses de nos solutions sont :

    • l’efficience opérationelle des établissements de soins (gain de productivité) ;
    • un meilleur management du risque (détection des dégradations de l’état général, des décompensations, de l’observance du patient, etc.) grâce à un canal de communication
    • la fluidification de la relation Hôpital-Ville-Domicile ;
    • la satisfaction du patient, qui est rassuré. S’il a des douleurs, le signale via les outils numériques et a besoin de parler à quelqu’un, la mise en relation est simple et rapide et il sait que le responsable de sa prise en charge va tenir compte de cette information.

    Concrètement, comment fonctionnent ces logiciels ?

    Pour Ambulis, le patient qui va être opéré télécharge l’application sur son téléphone. Par son biais, l’établissement hospitalier peut rester en permanence en lien avec lui, avant et après l’opération. Ambulis sert à sécuriser l’ensemble du processus : il permet aux professionnels de vérifier que tout est bien requis pour que l’intervention ait lieu, que les examens sanguins sont faits, que le patient a pensé à prendre ses béquilles par exemple, voire qu’il a prévu qu’on vienne le chercher à la sortie de l’hôpital. Certaines choses peuvent sembler basiques mais si tous les critères ne sont pas remplis, l’opération ne peut pas avoir lieu dans de bonnes conditions. Après l’intervention, l’Appli est utilisée pour vérifier les symptômes post opératoires et répondre à des questionnaires sur l’efficacité de l’opération chirurgicale.

    Pour Domicalis Care, tout commence par la construction du parcours de soin du patient et du réseau de prise en charge par l’infirmier(e) de coordination. Véritable « chef d’orchestre » de la prise en charge, ce(tte) dernier(e) identifie les acteurs dans le système, paramètre le parcours de soins (constantes médicales suivies, appareils connectés, questionnaires de suivi, modalités d’observance, seuils d’alerte, etc.). Chacun ensuite peut accéder à Domicalis via un portail Web ou une application mobile, le tout parfaitement sécurisé conformément au RGPD. Notre système facilite l’usage en fournissant à chaque acteur uniquement l’information qu’il souhaite, via son canal de communication usuel et sans même qu’il se connecte à nos solutions (mode « push » d’information). Les personnels intervenant à domicile disposent des dossiers de leurs patients sur leur téléphone et peuvent le mettre à jour même en l’absence de connexion Internet (mode « offline »). Lorsque l’accès à Internet est de nouveau possible, l’information saisie est synchronisée avec le serveur de Domicalis Care.

    Qui s’en sert actuellement ?

    Pour ces deux dispositifs, qui sont gratuits pour les patients, nos clients sont principalement des groupes de cliniques privés, et des établissements ESPIC et des prestataires de santé à domicile. Ils sont déjà une dizaine à avoir signé un contrat avec Domicalis pour les services de chirurgie orthopédique, urologique, bariatrique et ondotologique ainsi que pour la chirurgie du sein en cancérologie. Domicalis Care est actuellement utilisé pour le suivi de la nutrition artificielle et pour la télésurveillance de l’insuffisance respiratoire. Le système est soit en locatif avec un abonnement à l’usage – soit via la vente d’une licence avec un usage illimité – ce que privilégient les grands groupes.

    Vous visez depuis plusieurs années les marchés étrangers ?

    Il est vrai que nous avons signé en juin 2016 un contrat de distribution mondiale avec Agfa Healthcare en Belgique avec l’ambition de se déployer au niveau international. Nous misons principalement sur l’Amérique du Nord et l’Europe. Mais nous n’en sommes qu’aux balbutiements puisque le déploiement commercial n’a commencé qu’en 2018. Cela devrait prendre 6 à 9 mois avant de constater voir les premiers résultats commerciaux. Il nous fallait d’abord avoir les prérequis réglementaires.

    C’est chose faite avec les normes ISO, obtenues en décembre 2017 ?

    Oui les normes ISO 9001 et ISO 13485 (Dispositif Médical) facilitent grandement l’obtention des équivalents du marquage CE à travers le monde. Ces marquages sont nécessaires pour commercialiser ce type de produits à l’étranger. Grâce à la certification, Domicalis devrait pouvoir obtenir plus facilement les normes HIPA aux Etats-Unis, qui sont draconiennes en matière du contrôle du risque produit.

    Obtenir la certification a été un travail de longue haleine : 18 mois de travail pour un demi-poste à temps plein, ce qui est conséquent pour une TPE de 6 personnes. Tout au long du processus, nous avons dû faire évoluer le produit, la gestion des aspects risques produits et intégrer de nombreuses précisions dans la documentation.

    Au même moment, vous étiez noté par l’agence de notation de start-ups Early Metrics ?

    Early Metrics, agence de notation financière et extra-financière des TPE a classé 150 entreprises de e-santé. Elle a développé un process, rodé auprès de 1 500 entreprises tous secteur confondus, qui leur permet de faire une évaluation à 360° de la start-up. Les consultants m’ont contacté en fin d’année 2017 pour réaliser cette analyse gratuite. Domicalis a obtenu la notation de 76/100 de la part de l’organisme, ce résultat nous place dans le top 8% des 150 entreprises de la e-santé déjà évaluées par Early Metrics.

    Quelles sont les ambitions de Domicalis pour les années à venir ?

    Aujourd’hui, nous voulons d’abord être reconnus sur certaines spécialités médicales comme une solution qui amène de la valeur ajoutée pour les patients et contribue à l’efficience opérationnelle des parcours de soins ambulatoires.

    Nous souhaitons étendre le nombre des spécialités médicales couvertes par nos solutions (insuffisances rénale et cardiaque chronique) et intégrer du contenu d’éducation thérapeutique et de prévention dans nos outils. Nous avons fait 500 000 € de chiffre d’affaires en 2017 et notre objectif est d’atteindre 3,5 millions d’€ d’ici quelques années, grâce au déploiement en France et à l’international. A plus court terme, nous allons faire grossir les effectifs, en recrutant au niveau R&D et commercial.

    Vous faites partie du cluster Tic Santé Nouvelle Aquitaine. Qu’est-ce que cela implique pour vous ?

    Faire partie de cette communauté de 68 membres – industriels, institutionnels et usagers – est un réel plus. En dehors du networking, nous organisons des réunions sectorielles sur le thème de la santé et montons des projets collaboratifs. Je suis personnellement très actif au sein du cluster. J’étais déjà membre de ce qui était en quelque sorte son ancêtre, sans véritable structure. Nous avions monté de beaux projets collaboratifs avec des grands industriels aquitains et c’est peut-être cette dynamique qui a pu contribuer à la création du Cluster TIC Santé par le président de la région. Ainsi, le projet Licorne, mis en place avec le service de gériatrie polypathologique du CHU de Nice a pu être possible grâce à notre rencontre avec Agfa Healthcare, tout comme le projet Pelican avec le CHU de Bordeaux, le projet e-DomSanté avec l’Institut Bergonié, le centre de Lutte contre le Cancer de Nouvelle-Aquitaine. Enfin, nous avons été lauréat du concours mondial de l’Innovation en 2015 avec Afga Healthcare et Robosoft, autre industriel de la Région.

  • L’ARS Île-de-France finance un serious game pour infirmiers, inscrit aux programmes de 4 IFSI

    Selon un communiqué de presse en date du 22 février 2018, l’Agence Régionale de Santé Ile-de-France a participé au financement d’un jeu sérieux (serious game) à destination des étudiants infirmiers.

    L’initiative remonte à 2014, lorsque l’ARS s’est associée avec le Centre de simulation de la faculté de médecine de l’Université de Paris-Sud, pilote du projet avec son LabForSIMS, et quatre instituts de formation aux soins infirmiers (IFSI). Les deux principaux objectifs pédagogiques du jeu consistent à apprendre à détecter de façon précoce l’aggravation de l’état d’un patient et échanger en équipe via l’outil de communication standardisé proposé par la Haute autorité de santé (HAS), à savoir le SAED.

    Projet collaboratif entre l’ARS, les Instituts de formation aux soins infirmiers et l’Université Paris-Sud

    L’ARS Île-de-France appuie les projets de formation par la simulation en santé. Dans le cadre de sa volonté d’améliorer constamment la formation dans le but de garantir la qualité et la sécurité des soins, l’ARS soutient des projets de formation des professionnels.

    Depuis 2014, elle soutient le projet du Centre de simulation de la faculté de médecine de l’Université Paris-Sud, piloté par le Dr Antonia Blanié, LabForSIMS, Université Paris-Sud) en collaboration avec quatre instituts de formation aux soins infirmiers : Barthélémy Durand (91), Perray-Vaucluse (91), Paul Guiraud (92), Sud Francilien (91).

    Les caractéristiques du jeu sérieux pour infirmiers

    Il s’agit d’un jeu interactif qui prépare les infirmiers à des situations de surveillance dans quatre environnements cliniques différents : en urgences pédiatriques, en Ehpad, en psychiatrie et en chirurgie.

    L’étudiant peut procéder aux actions suivantes :

    • interroger le patient ;
    • mesurer les paramètres vitaux ;
    • effectuer des actes techniques ;
    • consigner des observations dans le dossier de soins ;
    • appeler le médecin.

    Il se familiarise également avec le processus de classement des informations qu’il doit délivrer au médecin selon un ordre de priorité qu’il doit établir, conforme à l’outil SAED.

    Déploiement du jeu sérieux

    Les quatre IFRI ayant participé au développement et à la mise en œuvre du jeu ont intégré depuis la rentrée 2017 des séances de formation par le jeu dans leur dispositifs de formation.

    En plus de constituer un outil de formation initiale, le jeu pourra s’inscrire dans le cadre de la formation continue et est notamment adapté à l’utilisation par les infirmiers de nuit, qui sont moins confrontés dans leur pratique quotidienne à des situations d’urgence. Recourir à cet outil de simulation pourra leur permettre d’entretenir et d’améliorer leurs compétences pour faire face à des situations d’aggravation de l’état de santé d’un patient.

  • Data : Jaguar Network reçoit l’agrément hébergeur de données de santé à caractère personnel

    Jaguar network, hébergeur-opérateur marseillais a obtenu l’agrément hébergeurs de données de santé à caractère personnel délivré par le Ministère de la santé. Cet agrément est valable pour son datacenter de Marseille et celui de l’hébergeur lyonnais DCforData dans lequel il a investi fin 2017.

    Jaguar Network – qui compte 150 salariés et affiche une croissance de 27 % de son chiffre d’affaires – entend se distinguer parmi les hébergeurs en ne se limitant pas à de l’hébergement d’applications pouvant contenir des données de santé ou à l’hébergement de services collectant des données de santé, mais en devenant l’hébergeur de référence des sociétés innovantes dans le domaine de la santé.

    Trois gisements de croissance

    Selon différentes sources, le PDG de Jaguar Wetwork, Kevin Polizzi, a identifié trois gisements de croissance :

    • les smart cities
    • l’industrie 4.0, avec notamment la santé connectée ;
    • la création d’un incubateur de start-ups dédiées aux biotechnologies.

    Une dizaine de start-ups auraient déjà signé pour rejoindre Onelife, parmi lesquelles GenPred.

    Cet accélérateur sera logé dans le Quanta, le bâtiment de 5.500 m2 que Jaguar network est en train de faire construire à Marseille pour un investissement total de 20 millions d’euros.

  • Société Française de Radiologie, première société savante à adhérer au pôle de compétitivité Medicen

    La Société Française de Radiologie (SFR) est la première société savante à adhérer au pôle de compétitivité Medicen Paris Région, selon un communiqué publié le 7 février 2018. Cette association est le fruit de la volonté de la SFR d’aider au développement de l’innovation en imagerie médicale.

    Selon le professeur Jean-François Meder, président de la SFR, le partenariat mis en place est une façon de mobiliser la recherche académique et les start-ups sont au service de l’innovation à travers différentes initiatives. Dorénavant, Medicen Paris Région siégera au sein de son comité Innovation.

    Pour répondre aux besoins spécifiques des radiologues de la SFR, des projets en imagerie sont annoncés comme fruits du partenariat dans les mois à venir. Les membres de Medicen et d’autres acteurs de l’écosystème francilien en innovation prendront part à ces projets innovants.

  • L’appli fitness HealthifyMe (Inde) lève 9,8M€ pour étoffer son offre santé et investir dans l’IA

    HealthifyMe, qui a développé la plateforme de santé et de fitness la plus importante d’Inde, a annoncé le 9 février 2018 avoir clôturé un tour de table (série B) de 12 M. USD (9,8 M€) mené par Sistema Asia Fund, le fonds dédié à l’Inde de Sistema, le plus grand conglomérat de Russie.

    HealthifyMe a l’intention d’utiliser cette nouvelle somme pour enrichir son offre de services et maintenir sa position de leader en Inde mais aussi pour pénétrer d’autres marchés émergents. L’entreprise souhaite également investir dans l’intelligence artificielle et la science des données.

    HealthifyMe veut développer des services nutritionnels, de diagnostic et d’assurance

    Samsung NEXT (Silicon Valley), Atlas Asset Management (Singapour) et Dream Incubator (Japon) ont également participé au tour de financement aux côtés des investisseurs existants IDG Ventures India, Inventus Capital (US-Inde), Blume Ventures et NB Ventures (Dubaï).

    Vers un portefeuille de services numériques plus fourni

    Grâce à ce nouveau fonds, HealthifyMe compte renforcer sa présence en Inde en offrant des produits axés sur l’alimentation ainsi que des solutions de diagnostic et d’assurance au-delà de son portefeuille actuel de services numériques, centrés sur la nutrition et le fitness.

    Un développement à échelle mondiale

    La société indienne espère également entrer dans d’autres marchés émergents. Elle a récemment investi les pays du Golfe. Son application figure déjà dans le top 3 sur Google Play aux Émirats arabes unis.

    Un vif intérêt pour l’IA et la science des données

    L’entreprise envisage aussi d’utiliser cette nouvelle somme pour développer ses capacités en matière d’intelligence artificielle et de science des données.

    IA : HealthifyMe a lancé Ria, le premier robot nutritionniste au monde

    200 millions de données recueillies en 2017

    L’entreprise indienne assure détenir la plus grande base de données nutritionnelles indiennes au monde.

    L’année dernière, les utilisateurs de l’application ont enregistré environ 200 millions d’informations sur leur alimentation et leur entraînement physique et ont échangé près de 10 millions de messages avec leurs nutritionnistes et leurs coachs sportifs. Fin 2017, HealthifyMe a lancé Ria, le premier nutritionniste virtuel au monde conçu par le biais de l’IA, qui guide désormais les utilisateurs (abonnements payants) en complément du suivi assuré par des nutritionnistes et des coachs humains.

    « Ria [va bouleverser] l’accès au fitness et aux conseils nutritionnels »

    « Notre [objectif] est de construire le plus grand service de santé et de fitness au monde, a déclaré Tushar Vashisht, le P.-D.G. de HealthifyMe (source : Businessworld.in). Nous voulons aider des millions de consommateurs à atteindre leurs objectifs par le biais d’un engagement avec des nutritionnistes et d’autres experts de la santé soutenus [par des systèmes centrés sur] l’intelligence artificielle. (…) [Ce] financement nous aidera à nous lancer sur d’autres marchés émergents où les maladies liées à l’obésité et au mode de vie connaissent une croissance exponentielle (…) »

    HealthifyMe : une appli fitness, un programme bien-être et un partenaire digital

    HealthifyMe a été co-fondée en 2012 par Tushar Vashisht et Sachin Shenoy, qui travaillaient auparavant à l’Unique Identification Authority of India (mise en place par le système d’identification de la population indienne Aadhaar, établi par le gouvernement de l’Inde), la Deutsche Bank et Google en Inde et dans la Silicon Valley, aux États-Unis.

    L’application permet aux utilisateurs de suivre différentes données, dont le nombre de calories consommées et dépensées, de définir des objectifs santé et sportifs personnels et de mesurer leurs progrès. Disponible en téléchargement gratuit, elle peut être synchronisée avec tous les principaux dispositifs portables Google Fit et Apple Health.

    Un abonnement payant pour un suivi personnalisé

    Dans le cadre de ses services d’abonnement, HealthifyMe met en relation les utilisateurs avec des nutritionnistes et des coachs qualifiés qui passent en revue leurs progrès accomplis sur une période donnée, leur fournissent des programmes nutritionnels et d’exercices physiques et les aident à atteindre leurs objectifs.

    Un programme de bien-être numérique en entreprise

    L’entreprise indienne a également mis en place un programme de bien-être numérique en entreprise et a travaillé avec des clients tels que Cognizant (États-Unis), Procter & Gamble (États-Unis), Accenture (Irlande), Philips (Pays-Bas), Unilever (Angleterre et Pays-Bas) et Shell (Angleterre et Pays-Bas).

    Elle assure le rôle de partenaire numérique et préventif pour des fournisseurs de soin en Inde comme l’hôpital multi-spécialités Medanta (Delhi), le Centre Apollo pour l’obésité, le diabète et l’endocrinologie (New Delhi) et l’hôpital Manipal (Karnataka, sud-ouest de l’Inde).

    Un siège mondial établi à Singapour en 2016

    Début 2016, HealthifyMe a établi son siège à Singapour et a levé 6 millions de dollars US (4,9 M€) dans un tour de table (série A) mené par IDG Ventures India, Inventus Capital, Blume Ventures et NB Ventures.

  • HealthifyMe fitness app (India) raises 9.8M€ to expand its health offer and invest in AI

    India’s leading mobile health and fitness platform HealthifyMe announced on February 9, 2018, the close of a US$12 million (€9.8m) Series B round of funding led by Sistema Asia Fund, the India focused fund of Russia’s largest conglomerate.

    HealthifyMe intends to use this new funds to enrich its service offering and maintain its leading position in India but also to enter other emerging markets. It also plans to invest in artificial intelligence and data science.

    HealthifyMe wants to develop nutritional services, diagnostics and insurance

    Samsung NEXT (Silicon Valley), Atlas Asset Management (Singapore) and Dream Incubator (Japan) also participated in the round of funding alongside existing investors IDG Ventures India, Inventus Capital (US-India), Blume Ventures and NB Ventures (Dubai).

    With this fresh round, HealthifyMe intends to strengthen its presence in India by offering health foods, diagnostics and insurance products beyond its digital nutrition and fitness services portfolio.

    A global development

    The Indian company also hopes to enter other emerging markets. It recently launched in the Gulf Cooperation Countries market. Its application is already in the top 3 on Google Play in the United Arab Emirates.

    A keen interest in the AI and data science

    The firm plans to use the funds to further its artificial intelligence and data science capabilities.

    IA: HealthifyMe launched Ria, the world’s first nutritionist robot

    200 million data tracked in 2017

    The Indian company claims to hold the world’s largest database of Indian foods.

    Last year, its users have tracked 200 million foods, workouts and exchanged 10 million messages with their nutritionists and trainers. In late 2017, HealthifyMe launched Ria, the world’s first AI nutritionist, which is now guiding its paying consumers alongside human nutritionists and trainers.

    « Ria will have a game changing effect on fitness/nutrition access to Indians »

    « Our vision is to build the world’s largest online health and fitness service, » said Tushar Vashisht, CEO of HealthifyMe (source: Businessworld.in). « We want to help millions of consumers achieve their goals by engaging with nutritionists and other health experts empowered with Artificial Intelligence. [This] funding will help us to launch in other emerging markets where obesity and lifestyle diseases are growing exponentially. (…) »

    HealthifyMe: a fitness app, a workplace wellness program and a digital partner

    HealthifyMe was co-founded in 2012 by Tushar Vashisht and Sachin Shenoy, who worked previously at the Unique Identification Authority of India (a statutory authority established under the provisions of the Aadhaar and founded by the Government of India), Deutsche Bank and across India and Silicon Valley, USA.

    The app enables users to keep a track of their calories, set personal fitness goals and measure progress. It is available to download for free and can be synced with all leading wearables, Google Fit and Apple Health.

    Subscription services for a personalized support

    As part of its subscription services, HealthifyMe connects users with qualified nutritionists and trainers who review their progress, provide them with diet and exercise plans, and help them achieve their fitness goals.

    A digital workplace wellness program

    The Indian company has also implemented a digital workplace wellness program and has worked with clients like Cognizant (USA), Procter & Gamble (USA), Accenture (Ireland), Philips (Netherlands), Unilever (England and the Netherlands) and Shell (England and Netherlands).

    The firm works as a digital and preventative partner for healthcare providers in India such as multi-speciality hospital Medanta (Delhi), the Apollo Center for Obesity, Diabetes and Endocrinology (New Delhi) and Manipal Hospital (Karnataka, South West India).

    The company had setup its global headquarters in Singapore in 2016

    In early 2016, HealthifyMe had setup its global headquarters in Singapore and received Series A funding of US$6 million (€4.9m) led by IDG Ventures India, Inventus Capital, Blume Ventures and NB Ventures.

  • L’agence Early Metrics évalue les start-ups françaises de la e-santé : les 20 meilleures notées

    L’agence de notation Early Metrics note le potentiel des start-ups à partir de 50 critères extra-financiers, dont l’équipe, le produit/service et l’éco-système. L’objectif est de les aider à trouver des financements ou à réorienter leur business model.

    Plus de 1 500 entreprises ont déjà été notées et 150 dans le domaine de la santé.

    Un palmarès a été publié le 14 février 2018 dans le quotidien Les Echos, partenaire d’Early Metrics. Il répertorie les 20 start-ups les mieux notées à fin 2017, dans le domaine du diagnostic, du traitement, du parcours de soins, de la prévention des risques et de la prise en charge de la douleur.

  • Santé populationnelle : sa mise en oeuvre à travers l’outil HealtheIntent® de Cerner

    Fondée en 1979 aux États-Unis, l’entreprise Cerner est l’un des leaders mondiaux de l’informatique en santé. Elle compte aujourd’hui 25 000 salariés et revendique un chiffre d’affaires de 3,9 milliards d’euros.

    Dans le sillage du European Collaboration Forum (forum européen collaboratif) organisé par Cerner à Londres du 5 au 8 février 2018, Health & Tech Intelligence se propose de revenir sur la solution HealtheIntent® développée par l’entreprise américaine pour répondre aux enjeux actuels des parcours de soins et de la santé populationnelle.

    Essor de solutions technologiques permettant d’appréhender la « santé des populations » dans leur ensemble

    Dans un entretien accordé à H&TI en juillet 2017, Antoine Malone, directeur de projets à la Fédération hospitalière de France, définissait l’approche populationnelle en santé de la manière suivante : « La responsabilité populationnelle vise à suivre la trajectoire du patient sur l’ensemble de la chaîne de création de valeur, et à répondre ainsi au défi posé par la triple transition épidémiologique, démographique et technologique via des systèmes intégrés. Elle se distingue donc de la notion de parcours par une intégration complète de l’ensemble des services et acteurs autour des besoins des patients et de la population, avec eux et pour eux. »

    Plébiscitée outre-Atlantique et outre-Manche depuis près de 20 ans, l’approche populationnelle émerge progressivement en France. La Fédération hospitalière de France publiait le 28 mars 2017 sa « plateforme politique » pour la période 2017-2022, en vue d’impulser « un nouvel élan rassembleur au sein du système de santé » dans le contexte de l’élection présidentielle de 2017. La FHF identifiait ainsi 12 priorités, dont la deuxième proposait « d’engager une révolution dans l’organisation de notre système en le fondant sur le principe de la responsabilité populationnelle ».

    La santé populationnelle repose sur l’utilisation d’outils analytiques puissants. Le suivi en temps réel de la santé des populations suppose de recueillir, traiter et sécuriser les données les concernant de manière continue. L’agrégation de données permet de réaliser des analyses adaptées aux besoins spécifiques d’une population. Aux États-Unis, de nombreuses entreprises développent des solutions de santé populationnelle. Un sondage réalisé par le Deloitte Center for Health Solutions (rendu public le 6 février 2018) révélait que les prestataires de soins américains concentrent actuellement leurs efforts sur le population health management. En France, les Services Numériques d’Appui à la Coordination en Région (SNACs) préfigurent ces évolutions.

    HealtheIntent®, solution d’analyse de données en temps quasi-réel issues de sources multiples

    Commercialisée par Cerner depuis 2010, HealtheIntent® permet à ses usagers de recueillir en temps réel des données pour l’ensemble d’une population. Elles sont intégrées de manière sécurisée dans HealtheEDW, l’entrepôt de données de Cerner, puis sont standardisées et normalisées. Les usagers d’HealtheIntent® disposent de fonctions adaptées à leurs activités.

    Solution à finalités prédictives et de santé publique

    Pour un médecin, ces fonctions permettent de prévenir la survenue d’évènements aggravateurs de la situation d’un patient. À ces fonctions prédictives s’ajoutent des objectifs quantifiés de santé publique : les réseaux ville-hôpital de santé ou les ARS peuvent utiliser des fonctions d’analyse (notamment statistique) de HealtheIntent® pour superviser l’état de santé d’une population prise en charge de façon collaborative par des acteurs de ville et l’hôpital.

    Cerner développe des progiciels de contenu d’analyse statistique (HealtheAnalytics) en collaboration étroite avec ses clients. Ces logiciels fournissent des contenus pré-structurés dans un domaine d’analyse spécifique et incluent des indicateurs de performance, des rapports et des modèles de présentation de données. 

    HealtheIntent® compte aujourd’hui 110 réseaux de santé dans le monde. L’outil est connecté à plus de 24 Dossiers Patients Informatisés, dont Cerner Millennium, McKesson, Cerner Soarian Clinicals, Meditech, GE Centricity, Allscripts, Athenahealth, eClinicalWorks, Epic et EMIS. HealtheIntent® est utilisée par de nombreux établissements de santé américains, dont le réseau Intermountain HealthCare (Utah, USA, 1 500 médecins), le Children’s Hospital of Orange County (Californie, USA, 760 médecins), Advocate Health Care and Advocate Physician Partners (Illinois, USA, 4 600 médecins), ou encore Agnesian HealthCare (Wisconsin, USA, 120 médecins).

    Quels sont les usages possibles de HealtheIntent® pour une population porteuse d’une même maladie chronique ?

    L’approche populationnelle permet d’optimiser le suivi des populations atteintes de maladies chroniques. Prenons l’exemple de patients diabétiques. Leur suivi médical est assorti d’objectifs, d’examens précis : fonds d’oeil, évaluations de la fonction rénale, dosages de l’hémoglobine glycosylée, examens des pieds, etc. réalisés à échéances régulières. Un médecin utilisateur de HealtheIntent® peut visualiser en temps réel l’état du suivi des patients diabétiques placés sous sa responsabilité.

    De nombreux cas pratiques ont été présentés lors du European Collaboration Forum de février et seront développés dans un second article.