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  • Clinical genomics: Congenica (UK) signs eHealth deals with Chinese Companies

    On February 1, 2018, Congenica, a global provider of clinical genomics interpretation software (England), signed a series of memorandums of understanding with leading Chinese companies and healthcare providers during a UK-Chinese trade event held in Beijing and focused on the future of medicine.

    These contracts aim to provide innovative solutions integrating China’s hospital systems and healthcare infrastructures across the country to efficiently and accurately analyze current clinical and genomic data at scale, using Sapientia, the gold-standard clinical genomics analysis platform developed by Congenica.

    Agreements with Digital China Health, Unitegen and BGI Genomics (HK)

    The main contracts signed by Congenica include:

    • A MoU with Digital China Health, a subsidiary of Digital China, to integrate Congenica’s clinical decision support capabilities in the national digital health platform under development in China by Digital China Health. 
    • A deal with the clinical diagnostic lab Unitegen and another one with BGI Genomics (Hong Kong), a recognized global leader in genomics, to expand the deployment of Sapientia platform on the Chinese market.

    In June 2017, Congenica announced that the Sapientia platform was being used in a partnership with China-based UniteGen to carry out whole genome sequencing processing and analysis as part of China’s “100K Wellness Pioneer Project”, hosted by Beijing 4P Health Research Institute.

    Strengthening collaboration between the two countries

    Congenica represented on the trade mission by its CEO, David Atkins. The firm were among the five UK companies to attend the event held in early February in Beijing.

    Hosted by Dr. Liam Fox, UK Secretary of State for International Trade, and China’s ex-Vice Minister for NHFPC, Jin Xiaotao, representatives of the two states presented their vision of the future of digital health and confirmed the opportunities for international collaboration and trade between the United Kingdom and China.

  • Un écran-patch seconde peau pour surveiller les constantes vitales des patients âgées

    Le patch-écran connecté a été développé par une équipe constituée des membres du monde académique et industriel, dirigée par le professeur japonais Takao Someya de l’école d’ingénierie de l’Université de Tokyo (Graduate School of Engineering) et dévoilé à l’occasion du symposium annuel de l’Association américaine pour l’avancement des sciences (2018 AAAS Annual Meeting Symposium), à Austin dans l’état du Texas (USA), le 17 février 2018.

    Le dispositif, selon l’auteur, constitue une réponse au besoin de surveillance des données vitales des patients âgées, soulageant ainsi le personnel médical et les membres de famille en charge de la personne malade.

    La commercialisation du patch devrait intervenir d’ici trois ans.

    Un écran seconde peau connecté transmettant des mesures

    Le patch-écran est imaginé comme une seconde peau, flexible et extensible. Il peut gagner jusqu’à 45% de sa taille d’origine sans altération de ses fonctionnalités et ne mesure qu’un millimètre d’épaisseur.

    Le dispositif consiste en une feuille de caoutchouc sur laquelle ont été posés une matrice micro-luminescente, d’un capteur – une « électrode nanomesh respirable », et d’un câblage extensible. Le capteur est capable de recueillir des données médicales telle que la température, la pression artérielle et la myoélectricité (les propriétés électriques du muscle). De ce fait, il peut également effectuer un ECG, afficher en direct la courbe correspondante et le garder en mémoire.

    Étant doté d’un module de transmission sans fil, il peut communiquer les données recueillies au nuage (cloud) ou à un dispositif connecté.

    Le Pr Takao Someya souhaiterait améliorer davantage la fiabilité des parties étirables du dispositif et le maintien de ses fonction sur des surface de grande taille avant de le commercialiser. Selon lui, les premières application de ce dispositif qualifié de non invasif concerneraient le secteur de la surveillance et notamment des personnes âgées en perte d’autonomie.

  • Nov’Ap, l’Observatoire Fehap de l’innovation, lance la 8e édition des Trophées de l’Innovation 

    Pour la 8ème année consécutive, la Fehap (Fédération des Etablissements Hospitaliers et d’Aide à la Personne) lance, lundi 26 février 2018, son appel à innovation.

    Les trophées de l’innovation récompensent des projets en cours de réalisation (candidatant dans la catégorie « Espoir ») et des projets déjà mis en place dans les structures (candidatant dans la catégorie « Réalisé »). 
    Les différentes thématiques de l’appel à innovations 2018 portent sur :
    • La vie associative (dynamiser son CA, favoriser la mixité des instances, oser le dialogue inter associatif …) ;
    • les ressources humaines/la gestion/les innovations organisationnelles ;
    • les pratiques professionnelles et innovations médicales ;
    • les systèmes d’information/digital ;
    • les usagers (améliorer la qualité de vie des personnes, mobiliser les usagers …);
    • sport, santé et bien-être.

    Cette année, la thématique spéciale « Responsabilité sociétale et environnementale » sera la catégorie Coup de Cœur du Jury dans la perspective du 43ème congrès de la Fehap qui se tiendra à Rennes les 28 et 29 novembre 2018.

    Date limite de candidature : 1er juin 2018 sur le internet www.novap.fehap.fr

    Afin de sélectionner les lauréats des Trophées de l’innovation, Nov’Ap s’appuie, lors de l’étape de sélection, sur des experts et des personnalités extérieures à la fédération réunis au sein d’un Comité pluraliste.  Présidé par Antoine Perrin, Directeur Général de la Fehap, le Comité de sélection est chargé d’examiner les dossiers envoyés par les structures adhérentes de la Fehap en réponse à l’appel à innovations.

    A l’issue des délibérations, tous les projets reçus feront l’objet d’une communication dans le Cahier de l’Innovation Fehap et seront intégrés à la cartographie interactive des projets innovants du site Nov’ap.

    Parmi les lauréats des précédentes éditions  : le centre mutualiste de rééducation et de réadaptation fonctionnel de Kerpape de la Mutualité Française Finistère Morbihan pour le « Rehab-Lab », le projet de télémédecine dans les Ehpad de la Résidence La Roseraie à Bréviandes, l’optimisation des flux logistiques en hémodialyse de 3 centres de santé et 5 unités de dialyse du bassin sud Lyonnais (Auvergne- Rhône-Alpes).

    Plus de 700 projets accompagnés

    Les lauréats se verront remettre un trophée lors du 43ème Congrès de la Fehap. Ils seront accompagnés dans leur développement et leur recherche de financement par Nov’ap. Ainsi depuis plus de 7 ans, la Fehap a pu recueillir plus de 700 projets innovants  qui ont tous comme point commun la volonté d’améliorer l’existant pour répondre aux besoins des usagers.

    Nov’ap, depuis sa création en 2015, a en effet pour vocation de faire émerger, faire connaitre et organiser l’innovation entre les adhérents dans le champ de la protection sociale au bénéfice des usagers et de leurs proches.

    Les actions de Nov’Ap

    • Organiser chaque année les trophées de l’innovation de la Fehap ;
    • accompagner les lauréats aux trophées de l’innovation dans la catégorie Espoir ;
    • organiser des ateliers en région autour du thème de l’innovation ;
    • créer une cartographie des projets innovants réalisés par les adhérents Fehap ;

    A titre d’exemple, des adhérents ont pu visiter le centre de Kerpape, le centre de simulation de l’hôpital Foch, le « Hopale lab » de la fondation Hopale, participer au colloque HTA de la fondation Rothschild, au comité de pilotage de préparation des journées APF à l’UNESCO consacrées à l’innovation. 

    Une nouveauté : les adhérents peuvent candidater toute l’année à Nov’Ap

    Tous les projets reçus au-delà du 1er juin 2018 seront pris en compte pour la 9ème édition des trophées. L’appel à innovation sera ainsi annualisé, permettant de renforcer la dynamique en faveur de l’innovation tout au long de l’année. 

  • La CNAMTS, mise en demeure par la CNIL pour manquement à la sécurité des données de santé du SNIIRAM

    A la suite de la publication d’un rapport de la Cour des Comptes en mai 2016 mettant en évidence les « failles de sécurité » du SNIIRAM (Système national d’information interrégimes de l’Assurance Maladie), la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés) a diligenté plusieurs des missions de contrôle sur place entre les mois de septembre 2016 et mars 2017 afin de vérifier la conformité du SNIIRAM à la loi du 6 janvier 2018 modifiée.

    Les contrôles réalisés par la CNIL ont mis en évidence des manquements à la loi Informatiques et Libertés en matière de sécurité des données. Le 27 février 2018, la CNIL a enjoint la CNAMTS (Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés) de renforcer la sécurisation du SNIIRAM. La CNAMTS dispose d’un délais de trois mois pour s’y conformer.

    Le SNIIRAM, une base de données sans équivalent en Europe

    Créé par la loi n°98-1194 du 23 décembre 1998 de financement de la sécurité sociale et mis en oeuvre par la CNAMTS, le SNIIRAM contient des milliards de données relatives à la santé des assurés sociaux (actes médicaux, feuilles de soins, séjours hospitaliers, etc.).

    Mise en service en 2004, cette base de données est accessible aux caisses gestionnaires des régimes d’assurance maladie, aux agences régionales de santé, aux ministères, à l’institut national des données de santé, et à organismes de recherche, etc. Le SNIIRAM constitue une base de données médico-administratives sans équivalent en Europe.

    Aux termes de l’article L.161-28-1 du code de la sécurité sociale, le SNIIRAM contribue :

    • « à la connaissance des dépenses de l’ensemble des régimes d’assurance maladie par circonscription géographique, par catégorie de professionnels responsables de ces dépenses et par des professionnels ou établissement ;
    • à la transmission en retour aux prestataires de soins d’informations pertinentes relatives à leur activité et à leur recette, et s’il y a lieu à leurs prescriptions ;
    • à la constitution du système national des données de santé (…). Il est alimentée par les organismes gérant un régime de base d’assurance maladie ».

    Des failles de sécurité mises en évidence par la Cour des Comptes en 2016

    Dans un rapport rendu public le 3 mai 2016, la Cour des Comptes soulignait l’état de sécurité insuffisant des données du SNIIRAM : « les efforts doivent être poursuivis afin de réduire les risques pouvant affecter la confidentialité et la sécurité des données ». La Cour des Comptes formulait treize recommendations pour « sécuriser l’existant » et encourager l’utilisation du SNIIRAM à des fins de recherche et d’intérêt général.

    A la suite de la publication du rapport de la Cour des Comptes, la Commission nationale Informatique et Libertés a inscrit le SNIIRAM au nombre des thématiques de son programme annuel de contrôles. En application de la décision n°2016-186C du 20 juin 2016 de la Présidente de la CNIL, des missions de contrôles ont été diligentées auprès de la CNAMTS, de prestataires techniques et de caisses primaires d’assurance maladie pour vérifier la conformité du SNIIRAM à la loi Informatique et Libertés.

    Des mesures de sécurité jugées « insuffisantes » par la CNIL au regard de la loi du 6 janvier 1978 modifiée

    La décision de la CNIL, prise le 8 février 2018, a été rendue publique le 27 février 2018 par une décision du 15 février. La CNIL a relevé plusieurs « insuffisances » concernant, notamment : 

    • la pseudonymisation des données de santé des assurés sociaux (qui vise à rendre plus difficile la ré-identification des personnes) ;
    • les procédures de sauvegarde des données ; 
    • l‘accès aux données par les usagers du SNIIRAM (en particulier, l’insuffisante sécurité de leurs postes de travail ) et des prestataires ; 
    • les extractions de données individuelles du SNIIRAM ;
    • la mise à disposition d’extractions de données agrégées du SNIIRAM aux partenaires.

    Ces éléments constituent des manquements à l’article 34 de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, aux termes duquel : « Le responsable du traitement est tenu de prendre toutes précautions utiles, au regard de la nature des données et des risques présentés par le traitement, pour préserver la sécurité des données et, notamment, empêcher qu’elles soient déformées, endommagées, ou que des tiers non autorisés y aient accès (…) ».

    La CNAMTS dispose d’un délais de trois mois pour s’y conformer

    La CNIL a mis en demeure la CNAMTS « de prendre toute mesure utile pour garantir pleinement la sécurité et la confidentialité des données des assurés sociaux conformément aux exigences de l’article 34 de la loi Informatique et Libertés » sous un délais de trois mois. Une mise en demeure est en droit français une interpellation formelle de la part d’un organe institutionnel.

    La CNIL précise dans un communiqué de presse daté du 27 février 2018 qu’ »au regard de la particulière sensibilité des données des données traitées, du volume des données enregistrées et du nombre important d’organismes habilités à y accéder, il a été décidé de rendre publique cette mise en demeure ».

    La CNAMTS s’expose à des sanctions si elle ne se conforme pas à la loi aux termes du délais de trois mois imparti par la CNIL

    La Présidente de la CNIL précise dans sa décision que cette mise en demeure ne constitue pas une « sanction ». En revanche, si la CNAMTS ne se conforme pas aux disposition de la loi Informatique et Libertés aux termes du délais de trois mois imparti par la CNIL, un rapporteur sera désigné et la formation restreinte de la CNIL pourra prononcer à l’encontre de la CNAMTS l’une des sanctions prévues à l’article 45 de la loi du 6 janvier 1978 modifiée, à savoir :

    • 1° Un avertissement ;
    • 2° Une sanction pécuniaire, dans les conditions prévues à l’article 47, à l’exception des cas où le traitement est mis en œuvre par l’Etat ;
    • 3° Une injonction de cesser le traitement, lorsque celui-ci relève de l’article 22, ou un retrait de l’autorisation accordée en application de l’article 25.

    La décision de la CNIL est consultable en ligne.

  • Doro lance « SmartCare by Doro », une solution de surveillance des personnes âgées à domicile

    Doro, fournisseur de produits et de services à haute composante technologique à destination des seniors, a dévoilé à l’occasion du Mobile World Congress 2018, rendez-vous réunissant les acteurs du marché de la téléphonie, à Barcelone qui se tient du 26 février au 1er mars 2018, son dernier service à destination des seniors et de leur entourage – le SmartCare by Doro.

    Le dispositif repose sur un réseau de capteurs capables de lancer l’alerte en cas de comportement anormal.

    La première phase de la commercialisation se déroulera dans les pays nordiques avant l’arrivée du produit sur le marché français.

    Un dispositif connecté pour la sécurité des seniors

    SmartCare by Doro est composé d’un routeur domestique et de capteurs intelligents connectés au Cloud My Doro. Il repose sur une architecture système ouverte qui permet la connexion avec des capteurs ou des dispositifs tiers.

    Les capteurs intelligents détectent tout changement inhabituel de comportement et déclenchent l’alerte en temps réel. Celle-ci peut viser les proches et prendre la forme de notification, alerte ou alarme. Selon les pays et le service contracté, l’alerte pourra être lancée auprès des centres d’appels d’urgence qui entreront en contact avec le senior ou déclencheront l’intervention de services d’urgence.

  • PREPS

    Programme de Recherche sur la Performance du Système des Soinsnull

  • DIU

    Diplôme Inter-Universitairenull

  • 85 % des utilisateurs de la prise de rendez-vous en ligne de l’AP-HP recommandent le service

    80 000 rendez-vous ont été pris en ligne depuis que le service a été inauguré dans les établissements de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) selon un communiqué de cette dernière en date du 20 février 2018.

    Dans le cadre d’une enquête de satisfaction, sur 25 000 usagers interrogés, 85% ont exprimé leur souhait de recommander le service utilisé et 58% des utilisateurs ont attribué au service la note maximale de 10/10.

    Une seconde enquête est programmée par l’AP-HP à l’automne 2018.

    Service satisfaisant du point de vue des utilisateurs

    Service fourni en partenariat avec Doctolib et disponible à ce jour dans 22 établissements sur les 39 qui composent l’AP-HP, il apparaît comme plébiscité par les 25 000 usagers ayant accepté de partager leur retour d’expérience.

    Les principaux résultats de l’enquête dévoilent :

    • 85% des utilisateurs désireux de recommandent le service attribuent une note d’au moins 8/10 ;
    • 1/3 des utilisateurs n’aurait pas choisi de consulter au sein de l’AP-HP sans l’existence du service.

    Parmi les traits du service les plus appréciés, on compte :

    • l’ergonomie de la plateforme de pris de rendez-vous ;
    • la facilité d’accès aux consultations ;
    • le récapitulatif des informations communiquées avant le rendez-vous ;
    • le rappel de rendez-vous par SMS ;
    • l’existence d’une liste d’attente permettant d’avoir un rendez-vous avancé en cas de désistement.

    Évolutions et suivi du service

    Une seconde enquête afin d’évaluer la satisfaction des usagers et l’impact des améliorations sera menée à l’automne 2018.

    Parmi les évolutions visant à améliorer la qualité du service, l’AP-HP cite la possibilité pour les patients d’indiquer le nom du médecin qui les a adressé à un praticien de l’AP-HP.

  • La CNIL publie de nouveaux outils de Privacy Impact Assessment, adaptés au RGPD et objets connectés

    A quelques mois de l’entrée en vigueur du Règlement général sur la protection des données (RGPD), la Commission nationale Informatique et Libertés (CNIL) publie le mardi 27 février 2018 une nouvelle version des ses guides Privacy Impact Assessment (PIA) ou Analyse d’impact sur la vie privée, assortie d’une guide d’adaptation de la méthode PIA au contexte des objets connectés et une étude de cas sur un moniteur de sommeil.

    Remarques sémantiques préalables 

    Analyse d’impact relative à la protection des données ou Data Protection Impact Assessment (DPIA) terme retenu par le RGPD, et Analyse d’impact sur la vie privée ou Privacy Impact Assessment ou (PIA) , terme plus communément utilisé dans d’autres régions du monde, sont synonymes.

    Le RGPD rend obligatoire l’analyse d’impact relative à la protection des données (DPIA) pour les traitements « susceptibles d’engendrer des risques élevés »

    Un DPIA vise à bâtir et démontrer la mise en oeuvre de principes de protection de la vie privée. Le DPIA repose sur deux piliers, comme le rappelle la CNIL sur son site internet : 

    • l’évaluation juridique de la nécessité et de la proportionnalité du traitement au regard des principes et droits fondamentaux ;
    • l’étude technique des risques sur la sécurité des données.

    Aux termes de l’article 35 du RGPD, une analyse d’impact relative à la protection des données (DPIA) doit être obligatoirement réalisée lorsque le traitement est « susceptible d’engendrer un risque élevé pour les droits et libertés des personnes concernées ». Le DPIA doit être réalisé avant la mise en oeuvre du traitement.

    Les traitements satisfaisant au moins deux des critères suivants doivent faire l’objet d’une analyse d’impact : évaluation/scoring, décision automatique avec effet légal ou similaire, surveillance systématique, collecte de données sensibles, collecte de données personnelles à grande échelle, personnes vulnérables, utilisation d’une nouvelle technologie, exclusion du bénéfice d’un droit/contrat.

    A compter de mai 2018, une analyse d’impact ne sera pas exigée pour deux types de traitements : 

    • les traitements ayant fait l’objet d’une formalité préalable auprès de la CNIL avant le 25 mai 2018 ;
    • les traitements consignés au registre d’un correspondant « informatique et liberté ».

    La CNIL actualise ses guides et son logiciel PIA pour les rendre conformes au RGPD

    La CNIL a révisé le contenu de ses guides « PIA » pour les adapter aux nouvelles obligations introduites par le RGPD et pour compléter le logiciel PIA proposé par la CNIL. La méthode PIA de la CNIL est composée de trois guides : 

    • La méthode : elle explique comment réaliser un PIA ;
    • Les Modèles PIA : ils permettent de formaliser l’étude en détaillant la façon de traiter les différentes sections présentées dans la méthode ;
    • Les bases de connaissances : elles comprennent des éléments utiles pour mener le PIA (catalogue de mesures, typologies, exemples de données).

    Pour accompagner la publication des guides, le logiciel PIA fait peau neuve. PIA a été corrigé et amélioré sur les points suivants : ajout de versions allemandes et espagnoles, d’un manuel utilisateur, d’un exemple de PIA entièrement complété, d’un historique de pièces-jointes, etc. La nouvelle version beta de l’outil PIA est disponible au téléchargement à cette adresse.

    Une version de la méthode PIA adaptée au secteur des objets connectés

    La CNIL publie une version de la méthode PIA appliquée au secteur des objets connectés. Le document d’une cinquantaine de pages est appelé PIAF ou Privacy Impact Assessment Framework. Une étude de cas sur un moniteur du sommeil est également accessible sur le site de la CNIL. Les guides, le PIAF et l’étude de cas sont téléchargeables à cette adresse.

  • Astrazenca va collaborer avec Alibaba et Tencent pour booster la health tech en Chine

    Astrazeneca (AZ), groupe bio-pharmaceutique né de la fusion du suédois Astra et du britannique Zeneca, a annoncé début février 2018 avoir mis en place des partenariats avec les géant chinois de l’internet Alibaba et Tencent dans le cadre d’accords visant à utiliser les technologies émergentes pour améliorer l’offre de soins en Chine.

    L’entreprise a signé ces deux accords à l’occasion de la première visite officielle en Chine de Theresa May, Première ministre britannique. Pascal Soriot, le PDG du groupe, faisait partie de la délégation d’entreprises formée pour l’événement.

    Des accords signés dans l’IA et la lutte contre les médicaments contrefaits

    • Le partenariat stratégique mis en place avec Ali Health (Alibaba) mettra à profit l’expertise de l’entreprise chinoise dans les domaines de l’internet et de l’intelligence artificielle (IA) pour développer des services de santé dits « intelligents », par exemple centrés sur l’éducation des patients, la prévention et la gestion des maladies chroniques ou le dépistage et le diagnostic cliniques assistés par IA.
    • L’accord signé avec Tencent vise à exploiter la puissance de l’analyse des big data pour lutter contre les ventes en ligne de médicaments contrefaits. Astrazeneca apportera son savoir-faire médical tandis que Tencent utilisera son système d’apprentissage par scénarios sociaux pour identifier les ventes illégales de médicaments.

    Cette visite s’est tenue environ deux mois après que l’entreprise a transformé son centre de R&D en Chine en co-entreprise avec un fonds de capital-investissement soutenu par l’État.

    La Chine est le deuxième plus gros marché d’AZ

    « Nous avons réalisé des progrès encourageants dans les principaux domaines thérapeutiques et réalisé une forte croissance en Chine », a déclaré M. Soriot dans un discours portant sur le bilan de l’année 2017 (source : Fiercepharma.com).

    L’année dernière, les ventes de médicaments du groupe en Chine ont augmenté de 30 % à taux de change constant au quatrième trimestre et de 15 % pour l’ensemble de l’année, atteignant au total près de 2,4 milliards d’euros, assure-t-il. En Europe et aux États-Unis, en revanche, elles ont baissé en moyenne de 16 % et de 7 % respectivement.

    La Chine pourrait devenir le 1er pays à approuver le traitement roxadustat

    • Parmi les principaux moteurs de revenus d’AZ en Chine figure Iressa, un médicament indiqué chez l’adulte pour le traitement du cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC) localement avancé ou métastatique. Ses ventes au sein du pays ont augmenté de 28 % pour atteindre 117 millions d’euros, largement stimulées par l’introduction du produit dans la liste des médicaments du pays couverts par l’assurance maladie nationale.
    • De plus, l’anti-asthmatique Symbicort et l’anti-inflammatoire Pulmicort ont tous deux enregistré une croissance à deux chiffres sur le marché chinois.
    • Par ailleurs, Tagrisso, un nouveau médicament d’Astrazenca indiqué dans le traitement du CBNPC, a été lancé au sein du pays en avril 2017.
    • AZ s’attend également à ce que la Chine devienne le premier pays à approuver l’inhibiteur roxadustat dans la seconde moitié de 2018, contredisant la perception commune selon laquelle le pays accuse un retard au niveau des approbations de nouveaux médicaments.

    AZ : 25 ans de présence sur le marché chinois

    L’année 2018 marque le 25ème anniversaire des activités d’AstraZeneca en Chine. « En tant que notre deuxième plus grand marché, avec des politiques de santé favorables et une demande croissante de médicaments innovants, la Chine [pourrait jouer] un rôle croissant dans nos projets internationaux », a déclaré Pascal Soriot dans un communiqué.