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  • Apnée du sommeil : Orkyn présente sa solution de télé-suivi qui « améliore l’observance des patients »

    Orkyn, prestataire de services de santé à domicile, revient dans le cadre d’une conférence de presse ce 13 mars 2018 sur son expérimentation de télé-suivi de 85 000 de patients apnéiques qu’il accompagne depuis 2013. La société a mis en avant un gain d’observance, la possibilité d’identifier les dérives d’observance et des patients plus motivés qui suivent mieux et plus longtemps leur traitement.

    Cette année, dans le cadre des expérimentations de télémédecine pour l’amélioration des parcours en santé lancés par l’Assurance maladie visant les patients souffrant d’insuffisance respiratoire, Orkyn lance le télé-suivi de patients en ventilation non invasive (VNI).

    Prévenir les dérives d’observance et proposer un suivi personnalisé

    Orkyn a mené une étude clinique en 2016 sur quelques milliers de personnes, dont les résultats sont en cours de publication. Celle-ci a démontré l’effet bénéfique du télé-suivi chez les patients apnéiques en comparant les chiffres des prises en charges classiques. L’étude a permis de mettre en évidence un gain d’observance d’environ 30 minutes en moyenne par nuit chez les patients télé-suivis.

    Actuellement, ce sont 85% des patients apnéiques accompagnés par Orkyn qui bénéficient d’une prise en charge en télé-suivi. 

    Les patients apprécient la possibilité de visualiser leurs données et les courbes de modélisation qui constituent la matérialisation des progrès atteints.

    Des équipes entraînées veillent

    Des équipes composées de techniciens et d’infirmiers en fonction de la complexité de la pathologie du patient surveillé veillent sur les données de suivi prélevées par l’appareil au domicile du patient. Les équipes de télé-suivi sont dispatchées dans 5 centres régionaux d’alertes sommeil et une équipe nationale gère les alerte en ventilation.

    Les membres de ces équipes bénéficient tous d’une formation liée aux pathologies couvertes prodiguée en interne au sein du Centre de formation d’Orkyn et d’une formation aux dispositifs médicaux et appareillage utilisés.

    En fonction de l’événement survenant, les équipes en charge de la surveillance vont proposer des actions d’accompagnement adéquates qui peuvent aller d’un appel téléphonique à la proposition d’un rendez-vous au patient avec son prescripteur.

    Un suivi plus régulier et plus rapproché par le prescripteur pour une meilleure efficacité

    Dans la cadre de la méthode de suivi classique ne recourant pas à la télémétrie, le patient peut être en rupture de traitement pendant plusieurs mois sans que le prescripteur ou quiconque le sache. Avec le télé-suivi d’Orkyn, le prescripteur a un accès aux données du télé-suivi, aux alertes et à l’ensemble des interventions Orkyn.

    Grâce aux données et l’interface de visualisation, le prescripteur peut non seulement détecter les dérives d’observance, mais également les dérives d’efficacité du traitement, comme des problèmes de fuite au niveau du masque, et peut convoquer le patient ou faire appel au technicien pour comprendre ce que cela cache.

  • Le Projet régional de santé de l’ARS IDF soumis à consultation des Franciliens

    Afin d’aboutir à un Projet régional de santé (PRS) qui réponde au plus près aux attentes des usagers, l’Agence régionale de santé Ile-de-France souhaite mettre à contribution les citoyens de son territoire dans l’élaboration de son plan pour la période 2018-2022.

    Depuis le 12 mars 2018, une page web sur le site de l’ARS est dédiée au recueil des propositions et observations liées au PRS, depuis laquelle tous les documents attachés au PRS sont consultables.

    Il s’articule autour de cinq axes, parmi lesquels le rôle du Francilien comme acteur de sa santé et l’accès égal et précoce à l’innovation, et repose sur trois documents dédiés au Projet régional de santé à moyen terme (2018-2022), à long terme (à horizon 2027) et à un public en particulier, à savoir aux plus démunis.

    Impliquer le citoyen

    L’ARS a publié sa proposition de PRS et tous les documents annexes le 9 mars 2018 sur son site en affirmant sa volonté d’aller au-delà de l’obligation légale de consultation de la Conférence régionale de la santé et de l’autonomie, les Conseils départementaux de la citoyenneté et de l’autonomie, le Préfet de région, les Collectivités territoriales de la région et le Conseil de surveillance de l’ARS Île-de-France.

    Cette décision s’inscrit dans sa volonté d’affirmer les citoyens franciliens comme acteurs de leur propre santé disposant de 3 mois pour partager et communiquer leurs souhaits et préoccupations.

    En amont, l’ARS s’est déjà rapprochée d’acteurs locaux afin d’identifier leurs priorités propres en matière de santé pour les intégrer dans la version actuelle du PRS. Il s’agit notamment des professionnels de santé sans implication institutionnelle préalable ou des habitants de quartiers défavorisés dans huit communes via la Fédération régionale des associations de médiation sociale et culturelle d’Île-de-France.

    « Améliorons la santé des Franciliens » : 5 axes et 3 documents

    Intitulé « Améliorons la santé des Franciliens », le PRS actuel reflète 5 axes prioritaires définis par l’ARS d’Ile-de-France :

    • améliorer l’organisation des parcours de santé sur les territoires ;        
    • améliorer la réponse aux besoins de la population ;
    • favoriser un accès égal et précoce à l’innovation et aux produits de la recherche ;
    • rendre chaque Francilien acteur de sa santé et de la politique sanitaire ;
    • mobiliser les politiques publiques au service de la santé.

    Il se décline en trois documents :

    • « Améliorons la santé des Franciliens – Horizon 2027 » constitue le Cadre d’orientation stratégique qui détermine les objectifs stratégiques et les résultats attendus à 10 ans ;
    • « Améliorons la santé des Franciliens – Plan d’action 2018-2022 »  est le schéma régional de santé fixant pour les 5 premières années les objectifs opérationnels et les prévisions d’évolution en fonction du Cadre d’orientation stratégique ;
    • « Améliorons la santé des Franciliens – Accompagnement des plus démunis », décrit le programme régional d’accès à la prévention et aux soins, décliné du Schéma régional de santé spécifiquement pour faciliter l’accès égal au système de santé.

  • #FASN2018 : parcours de vie et santé numérique au service de la coordination, Paris le 26/06/2018

    À l’heure de la transition numérique du système de santé, la campagne « Faire avancer la santé numérique » (#FASN) a choisi d’organiser des rencontres nationales sur la thématique des parcours de vie, le 26 juin 2018 à Paris.

    Ce rendez-vous traitera de l’ensemble des solutions numériques et nouvelles organisations mises au service des parcours de l’usager du système sanitaire et médico-social. Il est une occasion d’échanger sur les sujets d’actualité du secteur : coordinations territoriales, coopérations inter-établissements, avancées technologiques, décloisonnement ville-hôpital, intégration du volet social dans les systèmes d’information, etc.

    Aujourd’hui, on parle de parcours au sens de parcours de santé, parcours de soin et parcours de vie, et l’un des enjeux de la loi de modernisation de notre système de santé est de recentrer le système de santé sur les soins de proximité, à partir du médecin généraliste, et décloisonner des champs de la prévention, de l’offre de soins et de l’accompagnement médico-social.

    Dans cette perspective, la loi prévoit la mise en place de fonctions d’appui pour la coordination des parcours de santé complexes qui visent à apporter une réponse aux professionnels, et en particulier aux médecins traitants, dans la prise en charge des situations complexes.

    Pour plus d’informations, consulter cette page.

    Pour l’inscription, consulter cette page. 

  • Anne Gradvohl nommée Directrice de projets innovation chez Groupe VYV

    Anne Gradvohl a été nommée Directrice de projets innovation au sein de la Direction de recherche et innovation du Groupe VYV début mars 2018.

    Elle reportera à Pierre Brun, lui-même Directeur de la recherche et innovation.

    Anne Gradvohl vient de la mutuelle de fonctionnaires Intériale qu’elle avait intégré en 2013 et au sein de laquelle elle avait fondé la Direction de l’innovation. Ses principaux axes d’action sont la télémédecine et la médecine prédictive, vécus comme des moyens facilitant les prises en charge médicales et réduisant les inégalités, d’autant plus s’ils sont associés à la technologie et aux partenariats avec des start-ups.

  • Handicap et TIC : le Human Lab, pour « transformer les limitations en motivations » (Yohann Veron)

    À Rennes (Ille-et-Vilaine), le « Humanlab » – un fablab, soit laboratoire de fabrication numérique ouverts au public – permet à toute personne souffrant d’un handicap d’apprendre à « se réparer soi-même » aux côtés de bénévoles technophiles. Le local est notamment équipé de cinq imprimantes 3D, d’une découpeuse laser, de différents systèmes électroniques et d’un oscilloscope.

    Yohann Veron, l’un des manager du HumanLab, revient pour H&TI sur les avancées de ce lab. « On ne fait pas de la prestation. On fait gagner les personnes handicapées en compétences en les faisant agir sur leur handicap en s’auto-réparant », explique-t-il à son retour d’Inde, où avec une délégation de l’HumanLab il était parti partager son expertise au STEAM Fabrikarium.

    « Le Human Lab, c’est toute une histoire… Je suis enseignant en mécanique automobile dans un lycée près de Rennes. Dans mon temps libre, depuis longtemps, je fabrique des synthétiseurs analogiques. En 2013, quand le fablab de Rennes a ouvert, j’ai appris que des « bidouilleurs » y partageaient leurs connaissances et j’ai proposé mon savoir. Il y avait là du matériel et des gens qui bricolaient, qui avaient des compétences et étaient prêts à les partager dans un lieu accessible à tous et gratuit.

    Le temps des mains-robot

    Un jour, Nicolas Huchet, un jeune homme qui avait été amputé de sa main droite dix ans auparavant est venu à notre rencontre. Il utilisait une prothèse myo-éléctrique et voulait s’en fabriquer une moins chère que celle du commerce. On s’est dit qu’on pouvait l’aider. C’est à plusieurs « makers » que nous avons conçu une main bionique, capable de bouger tous les doigts, en open source pour moins de 1 000 €.

    Celle-ci a été réalisée grâce à des plans en libre accès sur Internet, une imprimante 3D, un moteur, une carte électronique et des capteurs, pour détecter au niveau du coude les contractions musculaires qui commandent l’ouverture et la fermeture des cinq doigts.

    Le prototype de cette prothèse originale a fait grand bruit en 2014. Nicolas Huchet s’est fait inviter à travers le monde pour en faire la démonstration. C’est ainsi que nous avons fondé l’association Myhumankit, qui a notamment permis de facturer ces interventions. Nicolas Huchet est devenu le président de l’association puis, lorsqu’il en a pris les fonctions de directeur du développement, j’ai été élu président. Nous sommes allés frapper à la porte de la Fondation de France, de Google, de l’Agefiph (Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées), de la région Bretagne et de la mutuelle GMF, qui nous subventionnent pour trois ans, ce qui nous a permis d’employer cinq salariés : Nicolas Huchet, Delphine Bézier, qui a une maîtrise en arts numériques, Hugues Aubin, philosophe, Guillaume Sabin, sociologue et moi-même. MyHumanKit recherche davantage des profils d’ingénieux que d’ingénieurs !

    Aujourd’hui, l’association regroupe en plus une trentaine de bénévoles, mais surtout une communauté internationale qui communique ensemble au quotidien autour d’idées pour aider les gens à s’autoréparer.

     « Quelque chose en plus »

    Très vite, nous nous sommes rendu compte qu’agir sur le handicap de Nicolas, ça lui avait fait changer de statut : il n’était plus dans une posture d’avoir une chose « en moins » mais il était doté, avec sa main bionique, de « quelque chose en plus ». On s’est dit qu’il fallait faire la promotion du HumanLab afin de permettre à plus de personnes en situation de handicap de transformer leurs limitations en motivations.

    Aussi, depuis 13 mois, nous ouvrons tous les jeudis les portes de l’HumanLab au public atteint d’un handicap, pour aider tout un chacun à réaliser ses aides techniques sur-mesure. Il ne s’agit pas d’une prestation, mais de « faire-ensemble » : nous leur faisons gagner en compétences en les auto-réparant.

    Pour cela, le HumanLab est notamment équipé d’une découpeuse laser, de cinq imprimantes 3D, de matériel électronique, d’un fer à souder, d’un oscilloscope et d’outillage divers.

    Des exemples de réalisations uniques

    • Le tourne-tête de Mathilde. Mathilde est une personne atteinte de dégénérescence cérébrale dont les membres s’atrophient. Elle dispose d’un appui-tête qui la maintient mais elle ne peut tourner la tête ni à droite, ni à gauche. Plusieurs bénévoles travaillent depuis 8 mois avec elle sur un projet d’appui-tête électrique fixé à son fauteuil roulant qu’elle pourra facilement actionner avec un bouton.
    • Le bras anti-gravité de Nicolas. Le jeune homme, myopathe, ne peut pas bouger les bras. Son bras gauche appuie sur son ventre ce qui entraîne des douleurs. Il doit demander l’aide d’un tiers pour le déplacer à intervalles réguliers. Un bénévole l’aide actuellement à aller au bout de son idées de bras articulé, qui lui permettra d’avoir un minimum de mobilité sans trop d’effort. Ils s’inspirent d’un projet Open source qui existait déjà en plastique imprimé 3D, qu’ils vont adapter avec des tubes d’acier.
    • Des aides à la mobilité. Nous avons récupéré des moteurs électriques de vélos à assistance électrique de la ville de Rennes. Nous allons nous en servir pour réaliser un tricycle, une planche multi-roues ou encore une cinquième roue pour un fauteuil roulant, qui va remplacer la personne qui pousse.

    Quand un projet est porté par l’association, c’est MyHumankit qui finance le prototype. Une fois que la personne est satisfaite du projet, c’est à elle d’acheter le matériel et de le reproduire. Nous gardons le prototype afin de le documenter et l’exposer. Ce qui est sûr, c’est que c’est peu cher pour la personnes en situation de handicap, mais cela prend du temps puisque la R&D est faite avec les bénéficiaires et les bénévoles.

    Retour d’Inde

    Nous nous sommes rendus à Bombay, en Inde du 10 au 14 février 2018 pour le STEAM Fabrikarium, une sorte de hackaton géant co-organisé par Makers Asylum et MyHumankit, regroupant 80 personnes qui, pendant ces 4 jours ont réfléchi, fabriqué, cassé, créé amélioré des aides techniques aux handicaps. Le HumanLab y a présenté cinq projets. L’objectif était de montrer l’intérêt de lier la technologie avec les personnes.

    Les personnes en situation de handicap, nombreuses dans les pays en voie de développement, sont en train de se rendre compte du potentiel des fablabs, qui permettent de réaliser des prothèses et des fauteuils roulants électriques à bas prix. Nos projets sont tous open source –  ce qui permet aux projets de grandir à longueur d’années car des hôpitaux, des centre de rééducation ou encore des ingénieurs des écoles s’en emparent et les améliorent. En Inde, comme ailleurs, les HumanLab ont vocation à rassembler des gens pour partager, en réalisant ensemble des aides techniques au handicap. »

  • Etude : l’e-learning aussi efficace que la formation traditionnelle chez les soignants ?

    Les connaissances, les compétences et les comportements des professionnels de santé formés via l’e-learning seraient équivalents à ceux ayant bénéficié d’un apprentissage traditionnel. La revue* Cochrane publiée le 22 janvier 2018 remet cependant en question certaines affirmations selon lesquelles l’e-learning serait plus efficace.

    La formation interactive à distance gagne du terrain

    L’e-learning se développe chez les professionnels de santé du monde entier. En France, cette nouvelle méthode d’apprentissage n’a pas encore pris toute sa mesure. Pourtant, le manque de professionnels de santé dans les établissements de soins les empêche souvent de se déplacer pour des sessions de formation. L’e-learning semble donc avoir de l’avenir. Pour favoriser son développement, la Haute Autorité de Santé (HAS) a d’ailleurs édité un guide sur l’amélioration des pratiques d’e-learning en 2015.

    Pour convaincre médecins et infirmiers de renoncer en partie au présentiel, encore faut-il que ces formations à distance aient démontré leur efficacité. Plusieurs études ont tenté de mesurer les effets de l’e-learning dans la pratique médicale, et cette méthode d’apprentissage a souvent été associée à de larges effets positifs par rapport à l’absence d’intervention et à de petits effets positifs par rapport à l’apprentissage traditionnel. Cependant, les résultats ne sont pas concluants.

    16 essais randomisés passés au crible

    Des chercheurs ont donc mené une revue systématique Cochrane afin de mesurer l’efficacité des programmes éducatifs interactifs en ligne chez les professionnels de santé. Leur but était d’évaluer leur impact sur les résultats des patients, mais aussi sur les compétences et les connaissances des soignants. Les auteurs de cette revue ont identifié 16 essais randomisés portant sur 5 679 professionnels de santé (infirmières, médecins, conseillers en santé infantile…)

    Résultats

    La comparaison e-learning/apprentissage traditionnel ne montre pas de différence significative concernant les résultats cliniques des patients. Que les soignants aient été formés en présentiel ou à distance, grâce à des vidéos, des cours en ligne, des forums interactifs, des MOOC ou toute autre technique de formation en ligne, la proportion de patients ayant un niveau de cholestérol à lipoprotéines de faible densité (LDL) inférieur à 100 mg/dL et la proportion de patients ayant un taux d’hémoglobine glyquée inférieur à 8 % était quasiment la même.

    L’e-learning encore en manque de preuves

    Concernant les comportements des professionnels de santé, l’e-learning ne semblait pas changer la donne non plus en terme de traitement et de dépistage de la dyslipidémie. Enfin, les auteurs de la revue Cochrane déclarent « ne pas avoir pu établir avec certitude si l’e-learning améliore ou réduit les compétences des professionnels de santé. Même si l’e-learning pourrait être plus efficace que l’apprentissage traditionnel, en particulier dans des contextes de formation médicale, les affirmations générales selon lesquelles celui-ci est intrinsèquement plus efficace pourraient être erronées. »

    En fait, les études menées jusqu’à maintenant ne permettent pas de trancher la question. Les chercheurs soulignent que les preuves sont de faible certitude. La diversité des formations en e-learning rend bien évidemment l’évaluation compliquée. Une majorité des formations sont d’ailleurs mixtes : présentiel et à distance, pour ne pas faire totalement disparaître l’aspect humain.

  • Le numérique et l’IA parmi les partenariats officialisés entre la France et le Québec

    Le 7 mars 2018, Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères et Philippe Couillard, Premier ministre québécois, ont procédé à une cérémonie de signatures d’une série de partenariats entre les deux pays. 

    21 ententes ont été officialisées dans plusieurs secteurs-clés tels que le numérique, la recherche et l’intelligence artificielle.

    À l’occasion de sa visite officielle dans l’Hexagone, le Premier ministre québécois a présidé à la signature d’une série de partenariats institutionnels et commerciaux.

    Collaboration entre chercheurs

    Dans le domaine de la recherche, une déclaration d’intention commune a été conclue entre le Fonds de recherche du Québec et l’Inserm. Celle-ci permettra de réaliser des activités et des projets conjoints, notamment en matière de soutien à la recherche de pointe. Génome Québec a également formalisé deux collaborations, l’une avec GIP Genopole (afin de mettre en lien des chercheurs français et québécois autour d’un projet génomique) et l’autre avec le Centre d’énergie atomique. 

    Des start-ups québécoises à Station F

    Les grandes écoles sont également concernées par les partenariats : HEC Montréal a notamment signé un accord avec Station F. L’ambition de ce partenariat est d’accompagner des start-ups québécoises numériques à haut potentiel pour leur permettre d’intégrer l’incubateur Ubisoft à Station F. HEC Montréal accueillera aussi de son côté des jeunes pousses issues de cette pépinière.

    L’accompagnement des start-ups et les échanges entre incubateurs font d’ailleurs l’objet de plusieurs des partenariats signés lors de la cérémonie, par exemple entre HEC Montréal et Blue Factory (l’accélérateur de l’ESCP-Europe), l’Institut d’entrepreneuriat Banque Nationale/HEC Montréal et Paris&Co, le Digihub de Shawanigan et Plaine Coworking, Le Camp et Creative Valley. 

  • Le promoteur Office Santé lève 2 millions d’euros pour développer l’offre de maisons de santé

    Office Santé, une entreprise rennaise qui conçoit, construit et livre des maisons et pôles de santé pluri-professionnelles, a annoncé le 7 mars 2018 sur son site avoir finalisé une levée de fonds de 2 millions d’euros auprès de Groupe Trecobat, MBA Mutuelle et Groupama Loire Bretagne.

    Ce tour de table est destiné à accélérer le développement géographique d’Office Santé grâce au recrutement de nouvelles compétences, et à lancer son offre de services destinée aux professionnels de santé.

    Une offre d’accompagnement organisationnel

    Dans son plan pour l’égal accès aux soins dans les territoires, Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, a donné pour objectif de doubler le nombre de maisons de santé d’ici 2022. Fin 2017, environ 900 maisons santé étaient recensées en France.

    C’est dans ce contexte qu’Office Santé lance Office Santé Services. Pilotée par Antoine Bacholle (ex- directeur d’hôpitaux à la Générale de santé et Vivalto Santé), cette structure vient prolonger le métier d’origine d’Office Santé et propose aux professionnels de santé d’optimiser leur organisation en les libérant de leurs préoccupations administratives et logistiques et en leur permettant de se consacrer davantage à leurs patients.

    De la Bretagne au Sud-Ouest en passant par l’Ile-de-France

    Aux côtés des maisons de santé destinées aux communes rurales d’une surface moyenne de 400 m2, Office Santé agit en secteur urbain (Rennes, région parisienne), et réalise des pôles de santé rassemblant des activités de santé complémentaires comme à Lorient (56) (1540 m2, travaux en cours) ou Sartrouville (78) (2 500 m2, démarrage des travaux en juin 2018).

    L’activité, lancée en Bretagne en 2014, s’est étendue en Ile-de-France depuis 2016 et se déploiera dans la région Sud-Ouest en 2018. L’année 2017 a vu l’activité d’Office Santé doubler avec un rythme d’une dizaine d’opérations par an.

  • Agrégation de données médicales : Google étend son rôle dans le secteur de la santé

    Google a annoncé des mesures pour accompagner l’industrie de la santé dans son adoption du cloud : le 5 mars 2018, l’entreprise américaine a ainsi confirmé, par le biais d’un post sur son blog signé du vice-président Healthcare Gregory J. Moore, le lancement d’une nouvelle API Cloud Healthcare, plus de produits conformes à la HIPAA (Health Insurance Portability and Accountability Act) et de nouveaux partenariats.

    L’API Google Cloud Healthcare, dévoilée au HIMSS de Las Vegas, vise à aider les organisations du secteur de la santé à agréger différents types de données médicales et à les utiliser pour l’analyse Big Data et le Machine Learning. Ces données pourront provenir de laboratoires, d’enregistrements médicaux ou encore d’imageries aux rayons X, par exemple.

    En facilitant l’accès à ces données, Google a pour objectif de faire gagner du temps aux professionnels de santé, d’améliorer leur efficacité et d’économiser de l’argent. La firme s’est associée avec plusieurs organisations comme la Stanford School of Medicine pour constituer la plus grande base de données médicales au monde. L’API est actuellement disponible en Early Access, et sera déployée par Google courant 2019.

    Google étend la liste de ses produits conformes HIPAA et noue des partenariats

    Parallèlement au lancement de cette API, Google étend la liste de ses produits conformes HIPAA. Les moteurs Google App Engine et Cloud Machine Learning Engine feront désormais partie de cette liste. Au total, on compte une vingtaine de services Google Cloud Platform conformes aux exigences des régulateurs américains.

    Enfin, l’entreprise a annoncé un partenariat avec l’entreprise logistique Flex. L’objectif de cette alliance est de fournir au secteur de la santé des tableaux de bord analytiques couplés à des capacités de Machine Learning et d’intelligence artificielle. Dans le cadre de ce partenariat, la nouvelle plateforme de services gérés de Flex, BrightInsight, tournera sur la Google Cloud Platform. Elle est conçue pour prendre en charge les appareils médicaux conformes CE et FDA.

    D’autres entreprises du secteur de la santé se sont associées avec Google, comme Kanteron Systems, qui utilise la Google Cloud Plateform pour sa plateforme de médecine de précision (Precision Medicine Plateform). De même, le système d’exploitation Chrome OS fait l’objet d’une collaboration avec Healthcast et Citrix Systems pour permettre un meilleur accès aux données.

  • Les TIC permettent de faire davantage attention à sa santé, pour 61 % des Français (étude Opinionway)

    « Les Français et la prévention augmentée », tel est le titre de l’étude Mazars réalisée en partenariat avec Opinionway qui sera rendue publique au Salon Santé pour tous, organisé par l’Association médecine pour tous (AMT) du 9 au 11 mars 2018, à Paris.

    Les résultats de ce sondage en ligne montrent que les Français « sont prêts à basculer dans une santé et une prévention 4.0 qui répond notamment à des enjeux d’accompagnement et de personnalisation », assure le cabinet Mazars. L’IA séduit les répondants, qui restent néanmoins préoccupés par la notion de protection des données.

    L’étude a été menée entre le 31 janvier et 1er février 2018 via un questionnaire auto-administré en ligne auprès d’un échantillon de 1 010 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

    Les Français prêts à recourir à l’IA

    Après une première partie consacrée à la perception de leur état de santé – 82 % des répondants se déclarent « en bonne santé » -, et des questions liées à la prévention en matière de santé au sens large, Mazars a voulu savoir si les Français étaient « ouverts » à l’utilisation des nouvelles technologies dans le domaine de la santé.

    Premier enseignement : 61 % des répondants – et 72 % des 18-24 ans – estiment que « grâce aux nouvelles technologies (Smartphone, objets connectés), chacun peut faire davantage attention à sa santé ».

    50 % des répondants sont également prêts à recourir aux logiciels d’intelligence artificielle pour interpréter des données médicales, avec une part plus forte chez les 18-24 ans (65%). Par ailleurs :

    • ils sont près de 70 % à être favorable à la consultation en ligne de leur dossier médical ;
    • un tiers des Français (33%) se dit prêt à effectuer une consultation médicale à distance via une plateforme marchande type Amazon. Pour les 18-24 ans, on atteint un taux de 48 % ;
    • 76% des Français estiment que l’intelligence artificielle et les nouvelles technologies peuvent être utiles pour les personnes fragiles souffrant d’une affection particulière ou les personnes âgées ;
    • ils considèrent également qu’elles « permettraient un suivi et des recommandations personnalisées » (74%), qu’elles « pourraient sauver des vies » (74%) et qu’elles constituent « une réponse aux problèmes du système de santé comme les déserts médicaux » (67%).

    Les TIC : une menace ?

    Les personnes interrogées restent toutefois vigilantes sur les dangers du recours à ces technologies. Elles sont 60% à penser que celles-ci sont une menace pour la vie privée et 45% à estimer qu’elles constituent une menace pour le travail des médecins. Enfin, 46 % affirment qu’elles pourraient « mettre notre santé en danger ».