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Données de santé : 93 % des Européens souhaitent pouvoir gérer leurs données (consultation UE)
Davantage de possibilité pour gérer ses propres données de santé, un cadre légal favorable et des moyens techniques permettant l’échange des données de santé transfrontalier, tels sont les principaux points ressortant des résultats de la consultation publique organisée par la Commission européenne sur la promotion de l’innovation numérique au sein du marché unique numérique, clôturée le 12 octobre 2017. Les résultats ont été publiés en février 2018.
Le Conseil de l’Union européenne a adopté les conclusions en décembre 2017 qui invitaient les États membres et la Commission à travailler ensemble sur un nombre de sujets, ressortis également dans le cadre de la consultation publique, afin de saisir le potentiel des technologies numériques dans les domaines de la santé et des soins : systèmes d’information interopérables, sécurité des données et de protection de la vie privée, mise en œuvre de l’infrastructure de services de santé numériques, échanges transfrontières de données de santé, registres communs des maladies. Réciproquement, les États membres ont appelé la Commission à soutenir le développement et le déploiement d’infrastructures nationales interopérables pour le partage et l’échange de données de santé, en particulier pour les soins primaires.
Concernant la typologie des répondants, il est à noter que 17,4% sont des institutions de santé, 14,6% des organisations non gouvernementales, des plateformes ou des réseaux, 13,9% des prestataires de santé numérique, et 13,1% des organismes académiques ou de recherche.
Les Européens souhaitent avoir la main sur leurs données de santé (section 4.1.1)
Voici les points-clés des résultats d’analyse des questionnaires :
- selon 93% des répondants, les citoyens européens devraient être en mesure de gérer leurs données de santé ;
- 83% des répondants pensent que le partage des données de santé permettrait d’améliorer les soins, le diagnostic et la prévention des maladies dans l’Union européenne ;
- 73,6% des répondants considèrent que le transfert des données médicales d’un pays à l’autre permettrait d’accroître les possibilités de recherche médicale ;
- 83,6% des répondants pensent que le digital et notamment la possibilité pour les patients de donner un retour sur leur expérience peut contribuer à améliorer les services de santé.
Vie privée, cybersécurité et manque d’infrastructure parmi les principaux obstacles identifiés (section 4.2.2)
- Les principaux obstacles identifiés à l‘accès électronique aux données et à leur partage :
- les risques de violations de la vie privée ;
- la cybersécurité ;
- le manque d’infrastructure ;
- le manque de prise de conscience ;
- pour 50% d’organisations interrogées, ce sont également les restrictions légales de certains États-membres ;
- pour 70% des organisations, l’hétérogénéité des dossiers médicaux électroniques est la troisième frein au partage des données.
La réponse se trouve dans les normes et standards internationaux et l’interopérabilité
- Les axes de travail pour lever les obstacles cités :
- pour 59% des répondants, la mise en place de normes garantissant la qualité et la fiabilité des données ;
- pour 56,8% des répondants, ce sont les dossiers médicaux électroniques (EHR) ;
- pour 54,4% des répondants, cela passe par des normes de cybersécurité dédiées à la santé ;
- pour 53,5%, cela passe également la promotion d’une interopérabilité en formats ouverts.
Les mêmes thématiques sont citées lorsque les répondants sont interrogés à propos des actions attendues de l’Union européenne qui doit coordonner les actions permettant un cadre commun et harmonisé.
L’analyse complète des résultats est consultable dans sa version anglaise, disponible via le lien ci-contre.
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La société medtech TytoCare (US) lève 20M€ pour développer ses solutions de télé-santé en Chine
TytoCare, une société de technologie médicale leader sur le marché mondial, a annoncé fin janvier 2018 avoir conclu un tour de financement de 25 millions de dollars US (20 M. €) pour soutenir son expansion en Chine et pénétrer plus facilement les marchés asiatiques.
Basée aux États-Unis et en Israël, TytoCare propose des solutions de télé-santé intégrées pour que les médecins puissent effectuer à distance des examens physiques et établir des diagnostics complets sans que les patients n’aient besoin de quitter leur domicile. Son offre comprend TytoHome, qui offre aux consommateurs un service de télé-médecine, et TytoPro, une plateforme conçue pour que les professionnels de la santé puissent communiquer plus facilement entre eux.
TytoCare s’allie à Ping An, n°1 sur le marché de la e-santé en Chine
Global Voyager Fund, filiale de l’assureur chinois Ping An, a mené le tour de table. Cet investissement stratégique aidera TytoCare à développer ses activité en Chine. Ping An est l’un des leaders du secteur de la health tech au sein du pays. Il dispose notamment de la plateforme de télémédecine Good Doctor, très populaire sur le marché local.
TytoCare a levé plus de 45 M. USD depuis sa création
Parmi les autres entreprises qui ont participé à cette levée de fonds figurent les investisseurs historiques de TytoCare, dont la compagnie d’assurance santé à but non lucratif Cambia Health Solutions (États-Unis), l’e-pharmacie Walgreens (États-Unis), le cabinet d’investissement spécialisé dans la santé OrbiMed (États-Unis), le groupe pharmaceutique Fosun Pharma (Chine) et la société de capital risque LionBird (Israël) ainsi qu’un nouvel investisseur, OurCrowd Qure, le premier fonds numérique israélien axé sur la santé, qui a également établi un partenariat avec l’université privée américaine Johns Hopkins.
En tenant compte de cette opération, TytoCare a obtenu plus de 45 millions USD (36 M. €) à ce jour, a confirmé une porte-parole de la société (source : Medcitynews.com).
Marco Huesch a été nommé directeur médical de ce nouveau fonds, qui se concentrera sur les start-ups spécialisées dans les technologies de la santé mais aussi dans la fintech. Auparavant, M. Huesch a été vice-président de la division « recherche » au Penn State Hershey Medical Center (États-Unis), où il exerçait également en tant que professeur agrégé.
De nombreux investissements dans des start-ups israéliennes
Les investissements vont cibler différentes entreprises dans le secteur de la health tech dont Zebra Medical (Israël), expert en analyse d’imagerie médicale et en intelligence artificielle, la société de tests génétiques KolGene (Israël) et l’entreprise de gestion du diabète DarioHealth (États-Unis et Israël).
Analyse de données : le groupe va élargir son offre pour améliorer ses capacités
Le somme nouvellement collectée sera également utilisée pour soutenir le développement de TytoCare aux États-Unis et envisager une pénétration des marchés européens et asiatiques sur le moyen terme. En 2016, l’entreprise a reçu l’autorisation de la FDA pour la commercialisation de son stéthoscope numérique, qui a ainsi été lancé aux États-Unis l’année dernière.
Le PDG et fondateur de TytoCare, Dedi Gilad, a indiqué au site spécialisé Medcitynews.com que sa cible actuelle sur le marché américain était les employeurs auto-assurés.
L’entreprise souhaite ajouter d’autres examens médicaux à son offre afin de pouvoir observer à distance de nouveaux cas spécifiques et ainsi élargir ses capacités au niveau analytique.
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Medtech company TytoCare (US) raises US$25 million to develop telehealth solutions in China
TytoCare announced late January 2018 the closing if a US$25 million (€20m) round of funding to support its expansion into China and build its customer base on the US market.
Based in the United States and Israel, TytoCare develops integrated telehealth solutions to connect people to clinicians in order to provide efficient home examination and diagnosis solutions. Its offering includes TytoHome, which offers consumers a telemedicine service, and TytoPro, designed to make it easier for healthcare professionals to communicate with each other.
TytoCare joins forces with Chinese eHealth leader Ping An
Global Voyager Fund, a subsidiary of Chinese insurer Ping An, led the round. This strategic investment will help TytoCare to enter the Chinese market. Ping An is one of the leaders in the health tech market in China. The group is the owner of the successful telemedicine platform Good Doctor.
TytoCare has raised more than US$45 million since its establishment
Established investors in TytoCare include nonprofit health insurance corporation Cambia Health Solutions (USA), online pharmacy Walgreens (US), healthcare-dedicated investment firm OrbiMed (USA), the pharmaceutical company Fosun Pharma (China) and venture capital firm LionBird (Israel) as well as a new investor, OurCrowd Qure, Israel’s first digital fund focused on healthcare, which has also established a partnership with the American private university Johns Hopkins.
With this new fundraising, TytoCare has raised more than USD45 million (€36m) to date, a spokeswoman for the company confirmed (source: Medcitynews.com).
Marco Huesch has been appointed chief medical officer of this fund, which will focus on start-ups specialized in health technologies but also in fintech. Mr. Huesch previously worked as vice chair of research at Penn State Hershey Medical Center (USA), where he also served as an associate professor.
Many investments in Israeli start-ups
The investments will target different companies in the health tech sector including medical imaging analysis business Zebra Medical (Israel), genetic testing company KolGene (Israel) and diabetes management business DarioHealth (United States and Israel).
Data analysis: the group will expand its offer to improve its capabilities
The fund will also be used to support TytoCare’s expansion in the United States and potentially expand its business to European and Asian markets. In 2016, the company received FDA clearance for its digital stethoscope, which was launched in the US market last year.
CEO and founder of TytoCare Dedi Gilad told Medcitynews.com that the firm’s current focus in the US market is on self-insured employers.
The company wants to add more exams to bring more use cases to telehealth and correlate those exams to specific patients and expand the company’s capabilities on the analytics side.
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Data : les centres de lutte contre le cancer équipés d’un entrepôt de données de santé
Unicancer a construit en 2015 un moteur de recherche dédié aux données de santé, capable de retrouver des informations disséminées dans le texte de centaines de milliers de dossiers des patients des Centres de lutte contre le cancer (CLCC). C’est l’outil ConSoRe, pour Continuum soins-recherche.
Sur les 20 centres de lutte contre le cancer de l’hexagone, 10 ont déjà ou sont en train d’adopter ConSoRe. L’entrepôt rassemble les données structurées et non structurées de chacun des établissement depuis 2004, notamment sur les traitements, les examens, la caractérisation des tumeurs et la démographie des patients. À terme, tous les CLCC devraient être équipés de ConSoRe et l’entrepôt de données enrichi des informations des outils métiers de la radiothérapie, des analyses biologiques et des données d’imagerie.
Dans la rubrique Data du 14 mars 2018, Health&Tech Intelligence liste les CLCC impliqués dans le dispositif.
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Les centres de lutte contre le cancer équipés de l’entrepôt de données de santé ConSoRe
Unicancer a construit en 2015 un moteur de recherche puissant sur les données de santé, capable de retrouver des informations disséminées dans le texte de centaines de milliers de dossiers des patients des Centres de lutte contre le cancer (CLCC). C’est l’outil ConSoRe, pour Continuum soins-recherche.
ConSoRe se veut utile aux chercheurs comme aux cliniciens. Il permet :
• l’identification simplifiée de patients à qui proposer une étude clinique multicentrique. ConSoRe identifie en quelques secondes le nombre de patients répondant aux principaux critères de sélection dans les différents centres ;
• la visualisation synthétique de l’histoire pathologique des patients (apparition d’une tumeur, récidive, métastase, second cancer et traitements) et des soins dispensés en préparation de la réunion de concertation pluridisciplinaire ;
• l’analyse de données pour des études épidémiologiques, en vie réelle ou médico-économiques. Par exemple, ConSoRe sert à un programme de recherche sur la résistance aux traitements anti-cancéreux.En mars 2018, sur les 20 centres de lutte contre le cancer de l’hexagone que H&TI a répertorié, 10 ont déjà ou sont en train d’adopter ConSoRe. L’entrepôt rassemble les données structurées et non structurées de chacun des établissement depuis 2004, notamment sur les traitements, les examens, la caractérisation des tumeurs et la démographie des patients. À terme, tous les CLCC devraient être équipés de ConSoRe et l’entrepôt de données enrichi des informations des outils métiers de la radiothérapie, des analyses biologiques et des données d’imagerie.
À noter que les données des patients sont hébergées dans le Centre qui les soigne, que celles-ci sont protégées par les règles de confidentialité définies par la CNIL, et que les chercheurs et soignants n’ont accès qu’à des données du Centre où ils travaillent. Cependant, tous les utilisateurs peuvent interroger les autres centres pour avoir un dénombrement des cas d’intérêt.
Dans le cadre d’un partenariat de recherche sur la résistance aux traitements, ConSoRe va également être installé dans un centre hospitalier-universitaire, les Hôpitaux universitaires de Strasbourg.
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Institut Montaigne : 4 leviers et 19 propositions pour pérenniser le système de santé en innovant
• Élaborer un « Pacte Innovation Santé 2025 » pour une visibilité pluriannuel ;
• miser sur les talents pour faire émerger et développer les innovations ;
• consolider les interactions au sein de l’écosystème ;
• garantir et faciliter les financements aux entreprises innovantes et la recherche ;
• assurer un environnement réglementaire propice à l’accès rapide et sécurisé du patient aux meilleures innovations,telles sont les préconisations formulées par l’Institut Montaigne pour encourager l’innovation en santé et qui ont émergé des échanges avec des chercheurs, professionnels de santé, grands groupes industriels, start-ups et financeurs entre autres, dans le cadre du rapport « Innovation en santé : soignons nos talents » de l’Institut, mis en ligne le 13 mars 2018.
Selon le rapport, l’innovation est la seule à pouvoir apporter une réponse à la métamorphose du système de santé imposée par les défis actuels, dont notamment la prise en charge des maladies chroniques. Elle permettra, selon les auteurs, d’assurer des soins de qualité et de maîtriser les coûts grâce à l’amélioration de la prévention et des parcours de soins facilités.
Quatre domaines sont énoncés comme particulièrement porteurs : les biotechnologies, les dispositifs médicaux, la santé numérique et les données en santé.
Le rapport fait le constat que la France est en train de perdre de la vitesse par rapport à d’autres pays quant à l’intégration de l’innovation et que les freins culturels, réglementaires et financiers à l’innovation qu’affiche la France ont des répercussions négatives à la fois sur le tissu industriel, le système de santé et enfin les patients.
Pré-requis : inscrire les acteurs dans une vision à long terme et coordonnée
Le Pacte Innovation Santé 2025, un document dont l’autorité incombe au ministère de la Santé et dont les mots d’ordre sont prévisibilité et stabilité, devrait viser à placer l’ensemble des parties prenantes à l’évolution du système de santé dans une démarche coordonnée et à long terme.
Il devrait s’articuler autour des axes suivants :
- créer de la stabilité et de la prévisibilité à long terme pour l’ensemble des acteurs ;
- mettre en œuvre un pacte cohérent et global agissant sur les quatre leviers principaux identifiés dans ce rapport ;
- structurer une filière scientifique, économique et industrielle forte et influente, à l’image d’autres filières industrielles ;
- instaurer une véritable instance de dialogue avec un Comité de Pilotage de ce Pacte, regroupant l’ensemble des acteurs.
Favoriser les talents nationaux
- La proposition n°2 met l’emphase sur la préservation de l’excellence de la recherche française, scientifique et clinique notamment, qui pour perdurer et garder cette position doit faire face à la course internationale aux talents. Pour les retenir, on doit développer des formations pluridisciplinaires en sciences de la vie et à adapter les filières de formation dans quatre secteurs prioritaires : les biotechnologies, les dispositifs médicaux, la santé numérique et les données en santé.
- La proposition n°3 vise à assurer une attractivité à la recherche publique, notamment par une politique de salaires attractifs et une proposition d’évolution de carrière avec des passerelles entre le privé et le public.
Consolider l’écosystème, dynamiser ses synergies et le rendre visible
- La proposition n°4 concerne la convergence des financements : l’allocation des 4,9 milliards d’euros prévus par le Plan d’Investissement pour la santé doit être utilisée de façon optimisée.
- La proposition n°5 appelle à pérenniser l’action et les financements des IHU afin de renforcer leur rôle de catalyseur favorisant la création d’écosystèmes locaux de pointe, capables d’assumer le rôle de « hubs régionaux » spécialisés dans leurs secteurs, visibles et compétitifs. Un rôle d’autant plus important que les IHU réunissent des acteurs divers au service d’une quadruple ambition : l’amélioration de la recherche, la qualité des soins, une formation de pointe, et la valorisation industrielle des innovations.
- La proposition n°6 suggère d’œuvrer en faveur d’un « méga-hub » en santé. Un hub des sciences du vivant et de l’innovation permettrait d’être le fer de lance de la filière à l’échelle nationale, grâce notamment à des investissements publics dédiés.
- La proposition n°7 appelle à la multiplication d’interfaces de rencontres et de collaborations entre les acteurs de l’innovation de l’écosystème.
- La proposition n°8 vise le transfert de technologies en révisant l’organisation des SATT et favorisant les bonnes pratiques en matière de transfert.
Financement : concentration et incitations
- La proposition n°9 appelle à concentrer les capacités financières en recherche publique sur quelques priorités stratégiques en innovation biomédicale.
- La proposition n°10 suggère des mesures incitatives visant les investisseurs institutionnels et les acteurs de l’assurance vie à investir dans les sciences de la vie.
- La proposition n°11 vise à attirer les investisseurs internationaux à venir en France.
- La proposition n°12 appelle à faciliter le développement de « consolidateurs en dé-risquant » les investisseurs privés pour créer des véhicules dédiés à la consolidation sectorielle.
- La proposition n°13 appelle à remettre les hôpitaux au cœur de la diffusion de l’innovation en leur réservant des enveloppes spécialement dédiées à la recherche via des fonds dédiés à l’innovation, et grâce aux nouveaux modes de tarification.
De la nécessité d’une réglementation et d’autorités favorisant à l’accès rapide du patient aux innovation
- La proposition n°14 appelle à la révision de l’ensemble de réglementation en santé et spécialement celle régissant les essais cliniques et la production.
- La proposition n°15 vise le rôle de l’ANSM et notamment les moyens dont elle dispose pour mener ses missions à bien, notamment celle de l’instruction des essais cliniques.
- La proposition n°16 vise la HAS et ses procédures : créer un processus fast track d’évaluation pour des produits présentant potentiellement un intérêt clinique majeur et systématiser les réévaluations pour les produits innovants et onéreux en se basant sur les données en vie réelle.
- La proposition n°17 appelle à inscrire dans la réglementation la place légitime des experts dans l’innovation et l’évaluation de l’innovation.
- La proposition n°18 suggère la création d’une Commission d’évaluation des technologies numériques de santé au sein de la HAS.
- La proposition n°19 appelle à alléger et simplifier les conditions d’accès aux données de santé en diminuant les délais d’instruction des dossiers et en renforçant le contrôle a posteriori de la CNIL plutôt que le contrôle ex-ante.
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Démocratie et numérique : enjeux et menaces, Cité Internationale Universitaire , 19-24 mars 2018
La 4e édition de l’Université de la Paix, qui se tiendra du 19 au 24 mars 2018 à la Cité Internationale Universitaire de Paris, met à l’honneur le thème de la démocratie et du numérique à travers les enjeux et les menaces qu’ils charrient.
Pendant cinq jours conférences, tables rondes, expositions et projections vont animer la réflexion sur les enjeux des nouvelles technologies et les menaces qu’elles peuvent entraîner pour la démocratie. Cybersécurité, algorithmes, robots, transhumanisme, big data et IA seront traités.
Programme
Une version actualisée du programme (susceptible de changer) est disponible ici.
La révolution numérique est-elle une menace pour la démocratie, la paix, les libertés publiques ou la liberté des médias, et quels sont les défis soulevés par l’intelligence artificielle, le transhumanisme et la robotique sont des questions qui seront abordées.
- Lundi 19 mars
- Des robots et des hommes, Plénière d’ouverture, 19h, Fondation Deutsch de la Meurthe
- Transhumanisme et médecine prédictive, Guy Vallancien, chirurgien, membre de l’Académie nationale de médecine, professeur honoraire des universités
- Robotique, humanoïde et anthropologie, Denis Vidal, anthropologue, directeur de recherche à l’Institut français de recherche sur le développement, enseignant associé à l’École des hautes études en sciences sociales, à l’Université Paris-Diderot et au Musée du Quai Branly
- La protection des libertés publiques à l’heure de l’intelligence artificielle, Conférence inaugurale, 20h, Fondation Deutsch de la Meurthe, Isabelle Falque-Pierrotin, Conseiller d’État, Présidente de la Commission nationale de l’informatique et des libertés
- Des robots et des hommes, Plénière d’ouverture, 19h, Fondation Deutsch de la Meurthe
- Jeudi 22 mars
- Révolution numérique en Allemagne : un enjeu intergénérationnel, Conférence-débat, 18h, Maison Heinrich Heine, Wolfgang Gründinger, conseiller en transformation numérique, Association fédérale allemande pour l’économie numérique, Lena Habrant, résidente de la Maison Heinrich Heine, étudiante en Master politiques publiques à Sciences Po Paris et Johannes Thiele, résident de la Maison Heinrich Heine, doctorant à l’Université Paris-Saclay dans un laboratoire du CEA
- Vendredi 23 mars
- Le numérique: de la sauvegarde des données personnelles à la liberté des médias, Table ronde, 18h, Collège néerlandais
- Vie privée et sauvegarde des données personnelles, Sophie Kwasny, chef de l’Unité de protection des données personnelles du Conseil de l’Europe
- Protection des données personnelles : antidote à l’hyperrationnalité, à l’auto-profilage et au conformisme du Big Data, Luca Bolognini, avocat, président de l’Institut italien pour la protection de la vie privée et la valorisation des données personnelle
- L’information pour tous : les enjeux de la démocratie sanitaire à l’ère numérique, Conférence,19h, Fondation Argentine, Célia Boyer, directrice de la Fondation Health on the Net Modération, Angel Benitez Collante, doctorant en santé publique, Sorbonne Universités-Paris Descartes et María Griselda Gaiada, PhD en philosophie, Université nationale de la Plata-Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Inscription
L’inscription se fait via ce lien.
- Lundi 19 mars