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  • Doctolib propose la prise de rendez-vous en ligne dans les centres de santé des Alpes-Maritimes

    Les patients peuvent prendre rendez-vous dans un centre de santé du Conseil départemental des Alpes-Maritimes directement sur Internet depuis fin février 2018. 

    Le service, gratuit et accessible à tout moment, a été développé en partenariat avec la société Doctolib. Le département est le premier du territoire à équiper ainsi ses centres de santé. Telle est l’annonce faite par un communiqué de presse diffusé sur le site web de la société spécialisée dans la prise de rendez-vous en ligne.

    Trois centres santé sont équipés à l’heure actuelle, avant la généralisation : le centre de Protection Maternelle Infantile (PMI) de Cannes-Est, le Carrefour Santé Jeunes de Nice et le Centre Gratuit d’Information, de Dépistage et de Diagnostic des infections sexuellement transmissibles (CeGIDD) de Nice.

    Toutes les consultations réalisées dans ces centres sont désormais accessibles à la prise de rendez-vous en ligne via le site www.departement06.fr et le site www.doctolib.fr. Le Conseil départemental a décidé de faciliter l’accès des habitants à de nombreux professionnels de santé et de renforcer ses actions de prévention sur le territoire des Alpes-Maritimes. 

    Renforcer l’accès aux soins et la prévention, notamment auprès des jeunes

    En mettant en place ce nouveau service, le Conseil départemental des Alpes-Maritimes renforce la visibilité de ses centres de santé, notamment auprès des jeunes, utilisateurs privilégiés d’Internet et public prioritaire de nombreuses actions de prévention, de dépistage et d’éducation à la santé. Avec Doctolib, il facilite l’accès aux soins de ces patients, souvent éloignés du système de santé, en leur permettant de prendre rendez-vous en un clic, à n’importe quelle heure.

    Faciliter le quotidien des professionnels

    La prise de rendez-vous en ligne facilite le quotidien des professionnels de santé et des personnels administratifs qui travaillent dans ces centres de santé. Le service réduit de 30% le temps consacré à gérer les agendas médicaux, limite le nombre d’appels au standard et permet aux personnels administratifs des centres PMI Cannes Est, CeGIDD et CSJ de Nice de se concentrer sur d’autres tâches à plus forte valeur ajoutée. En outre, grâce à des SMS et des emails de rappel envoyés régulièrement avant la consultation, Doctolib prévient les oublis et les retards : il réduit ainsi de 75% le nombre de rendez-vous non honorés. En facilitant le travail des professionnels, Doctolib permet ainsi aux établissements de gagner du temps médical et fait baisser d’autant les délais d’attente pour obtenir un rendez-vous.

  • L’hôpital digital, la télémédecine et les données au cœur de Paris Healthcare Week, 29-31/05, Paris

    Organisé par la Fédération Hospitalière de France, le Paris HealthCare week du 29 au 31 mai 2018, regroupe les salons HôpitalExpo, GeronthandicapExpo, HIT (Health-ITExpo) et le salon Infirmier avec environ 800 exposants.

    • HIT Expo est le salon dédié aux TIC, aux systèmes d’information et à la e-santé. Il regroupe, en 2018, 350 exposants (institutionnels, services, conseils, formations, éditeurs de logiciels, intégrateurs informatiques, fabricants IT, solutions e-santé, etc.) dans des villages thématiques, des start-ups, des parcours experts et des conférences ou tables rondes sur des sujets d’actualité. 
    Des agoras permettront des retours d’expérience portant, par exemple, sur l’Intelligence artificielle, l’Ehpad numérique, l’imagerie, la sécurité et les blockchains, les systèmes d’information et les GHT mais aussi sur les objets connectés, la télémédecine, etc.

    • HôpitalExpo regroupe des exposants représentant l’ensemble de l’écosystème hospitalier : institutionnels, services, conseils, formations, hôtellerie, logistique, équipements et matériels médicaux, aides techniques, bâtiments, plateaux techniques, architecture, hygiène… Des agoras et des débats y seront proposés ainsi que retours d’expérience entre professionnels pour parler des solutions pour répondre aux enjeux de l’hôpital : structuration des Groupements hospitaliers de territoire (GHT), construction des parcours et des filières de soins, développement de l’ambulatoire, essor de la télémédecine, maîtrise des problématiques de développement durable, etc.

    • GerontHandicapExpo regroupe des exposants représentant l’ensemble de l’écosystème médico-social. Des agoras et des débats seront organisés autour du management, de l’architecture, de la construction, de la transformation, de la prise en charge… Cinq espaces thématiques d’exposition : bâtiment et plateau technique ; hôtellerie et logistique ; équipement, matériel médical et aide technique ; service, conseil, formation et institutions ; IT, systèmes d’information et e-santé.

    • Salon Infirmier : des tables rondes, des conférences mais aussi de nombreux ateliers et démonstrations : simulation de situations de soins, ateliers pratiques de prise en charge des brûlures, soins à domicile pour l’exercice libéral, procédures au bloc opératoire etc. 

    Parmi les autres grands événements au cœur de ce grand rendez-vous francophone de l’écosystème de santé, le 38e séminaire annuel – Hospital 21 du groupe de travail Santé Publique de l’Union Internationale des Architectes (UIA), qui  réfléchira notamment  notamment le thème de l’hôpital digital tandis que Art of D.A.T.E abordera à la fois la question de l’évolution et performances des CHU français et le Big Data en santé, avec comme problématique clé : « Des hôpitaux peuvent s’avérer obsolètes le jour même de leur inauguration. Le temps nécessaire de la conception à la livraison des bâtiments est de plus en plus en décalage par rapport au rythme de l’innovation ».

    Pour obtenir un badge visiteur, suivre le lien ci-contre.

    Extrait du programme

    • Conférences libres, communes aux 4 salons

    Mardi 29 mai 2018

    11h15- 12h : Le virage numérique : quelles stratégies et quels services pour les patients et partenaires des établissements de santé ?

    13h15-14h E-santé : Etat des lieux et perspectives du point de vue de l’assureur

    Mercredi 30 mai 2018

    9h15-10h Cybermenaces : Votre système d’information est-il assez sécurisé ?

    10h15-11h SSO Enovacom : une solution d’authentification forte pour simplifier la vie de la DSI et de l’équipe soignante

    10h15-11h Malades chroniques : comment la télémédecine améliore la qualité de leur parcours de soin et de leur confort de vie

    11h15-12h De l’agrément à la certification, l’expérience du Mipih en hébergement de données de santé

    11h15-12h L’impact médico-économique de la télémédecine chez TokTokdoc

    13h15-14h Fluidification des parcours : préparer et sécuriser le retour à domicile via une plateforme digitale et un télésuivi infirmier (Maela et Santéos)

    14h15-15h Mise en place de Doctolib dans un CHU

    15h15-16h La mise en place du Télésuivi dans la prise en charge du patient atteint du syndrome d’apnées du sommeil (Philips)

    15h15-16h Les technologies de l’information et de la communication intégrées aux bâtiments au service des aidés et des aidants.

    16h15-17h Sécurisation des échanges de données patient entre professionnels de santé, expérience réussie en oncologie médicale (PandaLab)

    16h15-17h Comment le numérique participe à renforcer le lien humain entre les professionnels, les résidents et les familles, en établissement et à domicile ?

    Jeudi 31 mai 2018

    10h15-11h Innovation technologique & cas d’usages : depuis l’expérimentation jusqu’à la mise production de soins personnalisés (DELL)

    11h15-12h La santé connectée au service des patients : des appareils biomédicaux connectés à l’IoT, il n’y a qu’un pas (Enovacom)

    11h15-12h AI In Healthcare – How data science platform and AI will enable data scientists and clinicians to develop groundbreaking solutions for healthcare (Philips)

    11h15-12h Echange de données, identification, traçabilité : les standards en réponse aux enjeux des GHT (GS1 France)

    12h15-13h Valoriser les données hospitalières à l’aide de l’intelligence artificielle : enjeux, méthodes, cas concrets et retours d’expérience (Alicante)

    14h15-15h L’innovation en santé, une véritable réponse aux enjeux budgétaires ? (Ugap et DoctoLib)

    Conférences organisées par la FHF

    Mercredi 30 mai 2018

    14h – 17h – Piloter son territoire par les données de santé (Accès payant)

    • La gestion des données dans les systèmes de santé étrangers
    • Les enjeux du big data en santé
    • Les acteurs territoriaux devant la donnée : quelles innovations dans la gestion locale ?
    • Le traitement de la donnée de santé dans un territoire : l’expérience des ORS
    • L’éthique du traitement de la donnée
    • La donnée, un outil pour la médecine préventive
    • Big data et santé : quels usages futurs ?

    17h30 – 19h00 – Fonds FHF : l’innovation frugale : innover en faisant des économies ! (Accès gratuit)

    Découvrez cinq innovations qui améliorent l’efficience des établissements de santé tout en générant des économies :

    • Apitrak pour géolocaliser le matériel médical et optimiser son partage et son stockage.
    • Around Innovation sert à transformer le temps d’attente des usagers en le valorisant en temps administratif, de prévention et d’éducation thérapeutique.
    • Keldoc, permet de réduire le nombre de rendez-vous non-honorés.
    • SI-LAB, a pour objectif l’augmentaction de l’activité des laboratoires de biologie médicale.
    • Whoog, pour constituer l’équipe renfort d’un établissement et réduire l’impact de l’absentéisme.

    10 villages dont 3 d’intérêt pour les acteurs de la e-santé :

    •  Le Village & Showroom Catel : Solutions de télésanté, télémédecine, applications, plateformes web, objets connectés, 

    • Le Village start-up : Act&Care, Ambulines, Bipsoin, Cerebellis, Colnec Health, DirectoSanté, Dispo Matching, Galéon, Healthy Mind, Immersive Thérapy, InnovSanté, Mapui, Medelse, Medeo Health, Medgo, Medikstaff, Medipix, Medisanté, Mediveille, Mercidocteur, Mypl, Osimis, Pandalab, Santé Net, Tilak Healthcare, Waryme, Yello…

    • Le Village UGAP « Territoire de santé numérique ».

    Programme complet disp. via ce lien.

  • Parlement : l’impression 3D et l’IoT dans la santé font l’objet de deux notes par l’OPECST

    L’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) a présenté le 22 mars 2018, dans le cadre d’une conférence de presse, ses trois premières notes dont deux portent sur les objets connectés (IoT) et l’impression 3D. 

    Ces notes ont été élaborées à la demande de Cédric Villani, premier vice-président de l’Office, dans l’objectif de fournir un éclairage synthétique et voué à une large diffusion sur des sujets scientifiques ou technologiques d’actualité. Elles font un état des lieux des usages et interrogent la pertinence de ces technologies en esquissant les évolutions et les questions que ces dernières soulèvent.

    Les deux rapporteurs, respectivement, Didier Baichère, député et vice-président de l’Office et Huguette Tiegna, députée et vice-présidente de l’Office, ont présenté les conclusions de leur enquête qui comprennent des éclairages et des mises en garde, tels :
    • les objets connectés au service de la santé et du bien-être affichent le meilleur taux de succès auprès du grand public, mais les données qu’ils génèrent par les objets connectés sont un bien économique à valeur ajoutée dont la gouvernance pose des interrogations ;
    • « l’auto-mesure connectée » (quantified self) est un terreau fertile à la médecine prédictive au service d’une meilleure prévention et pouvant donner lieu à des économies du côté des financeurs de la santé, mais l’acceptabilité sociale des IoT est un facteur important à prendre en compte afin d’éviter les tensions sociales ; sur le même plan, on peut s’interroger sur la capacité des IoT à créer du lien social ou à véhiculer des inégalités en intensifiant la fracture numérique ;
    • l’impression par 3D peut contribuer à la fabrication de dispositifs médicaux de bonne qualité et ce à des coûts moindres, mais nécessite d’être encadrée par la loi, sans quoi elle est susceptible d’engendrer des risques à la sécurités des personnes.

    L’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, présidé par le sénateur Gérard Longuet, a examiné et adopté ses trois premières notes courtes. La dernière note du triptyque portait sur le stockage du carbone dans les sols.

    Les auteurs des deux notes explorant des domaines liés à la santé font un état des lieux des usages et mettent en exergue des questions qui, dans le cadre de ces usages, devraient être traitées et exigent des réponses.

    Ils soulignent de ce fait-là des préoccupations qui existent et esquissent parfois des orientations pour les résoudre.

    Wearables en santé, les IoT les plus prisés pour répondre aux enjeux de santé publique

    Didier Baichèr s’appuie sur une étude du cabinet AT Kearney selon laquelle la vente et l’usage des objets connectés, la création de valeur pour l’Union européenne s’élèverait à environ mille milliards d’euros en 2025. Sur les mille milliards, 80 milliards d’euros seraient générés par le marché des objets connectés en lui-même, alors que 210 milliards d’euros seraient économisés par la réduction des risques de santé et générés par le gain de temps dans la vie quotidienne des individus.

    Les objets connectés grand public portatifs (wearables) dans le domaine de la santé sont ceux qui connaissent le meilleur succès, car ils permettent aux usagers de bénéficier d’un accompagnement (programmes personnalisés, auto-mesure de certains paramètres physiologiques, consultation à distance) ou de soulager un problème de santé (stylo porteurs d’insuline, le bandeau « Dream »).

    L’auto-mesure et le recueil de données ouvre la voie à la médecine prédictive, qui selon l’auteur permettra d’anticiper et de prévenir des problèmes de santé  et à la  fois réaliser des économies.

    L’auteur de la note avance même que dans le futur il soit très probable que les êtres humains seront équipés « d’implants-capteurs connectés » surveillant en permanence notre santé.

    Attention à la gouvernance de données et l’impact écologique de l’usage de ces appareils

    La note interroge à propos de la gouvernance des données, sachant que l’intérêt de l’objet connecté réside avant tout dans les données qu’il génère, celles-ci étant nécessaires à la mise en place de services. 

    L’auteur fait le constat du rôle primordial des plateformes en tant que point de capture de données générées par divers objets connectés. Elles constituent un moyen de réunir des données issues de sources diverses et de les agréger en un seul lieu tout en dépassant le problème d’interopérabilité que la multitude de standards de communication pose.

    Élément clé de l’interopérabilité des objets connectées, les plateformes doteront les acteurs économiques les plus puissants capables d’imposer leur plateforme – en attirant les concepteurs, développeurs, prestataires de services associées et autres – , d’une valeur ajoutée systématique liée aux données qu’elle héberge. La place des acteurs étrangers doit être définie dans ce cadre.

    L’autre constat est lié au fait que la multiplications d’objets connectés constitue une source de déchets électroniques, notamment alimentée par l’obsolescence programmée des appareils ou l’absence de système de mise à jour logiciel intégré.

    La bio-impression, l’enjeu santé de l’impression 3D

    La députée de la deuxième circonscription du Lot, Huguette Tiegna, ingénieur en génie électrique de par sa formation, s’est penchée sur la question de l’impression 3D, voire 4D. Au-delà des applications dans le secteur aérospatial, cette technique de fabrication additive est également utilisée dans la santé. Les procédés de bio-impression permettent de produire des structures cellulaires artificielles.

    Pour des raison éthiques, ce sont principalement des cellules souches pluripotentes induites (CSPI), soit de cellules reprogrammables, et non des cellules embryonnaires qui sont utilisées.

    Proposer des produits hautement personnalisé et à coût réduit

    Au chapitre santé, l’impression 3D trouve son utilité dans la fabrication de prothèses auditives notamment ou dentaires. Recourir à cette technique de fabrication additive permet d’accroître la qualité du produit, personnalisé, et à la fois de réduire son coût de fabrication.

    À terme, la bio-impression, pourrait permettre de fabriquer :

    • des organes artificiels pour remplacer des organes déficients, et ce, sans causer de rejet immunologique (les cellules employées étant celles du patient) ;
    • des organes artificiels permettant, dans certains cas, d’effectuer des essais sur maquettes 3D sans avoir recours à l’expérimentation animale ; 
    • des « organoïdes » 3D servant à la recherche.

    Technique néanmoins plus difficile à mettre en œuvre dans la fabrication d’organes pour cause de mécanismes complexes impliqués, elle est très prometteuse dans le cadre de la fabrication d’implants du type cheveux, gencive, peau ou os. On peut tout de même envisager qu’à terme, elle soit utilisée comme un moyen de pallier le manque de donneurs d’organes.

    Un enjeu juridique : la question de la propriété et de la responsabilité liée aux risques

    Les imprimantes 3D destinées à un usage domestique ou de bureau existent déjà. Leur utilisation pose de nombreuses questions : celle de la propriété intellectuelle et de la « copie privée », quid des pièces « imprimées » par les particuliers n’ayant subi aucun contrôle de qualité et des risques qu’elles peuvent engendrer.

    La fiabilité, la qualité et la sécurité des pièces fabriquées par l’impression 3D sont des questions brûlantes. D’autant plus que leur utilisation dans un cadre non industriel génère des particules toxiques et des composés volatiles représentant un risque sanitaire.

    Former, mobiliser et investir

    Huguette Tiegna a émis des préconisations :

    • mettre tout en œuvre pour stimuler et encadrer cette nouvelle technologie qui évolue en ce moment-même vers une version plus avancée, à savoir celle de la 4D permettant de doter les objets imprimés ainsi de propriétés adaptables comme changer de couleur ou de forme ;
    • l’utiliser comme un levier économique, telle que la pressentent des études menées au Royaume-Uni et aux États-Unis, d’où la nécessité de soutenir la recherche et les investissements en impression 3D, notamment par les subventions du programme d’investissement d’avenir (PIA) et de la Banque publique d’investissements (BPI), ainsi que les appels à projets de l’Agence nationale de la recherche (ANR) et du programme européen Horizon 2020 ;
    • mobiliser les acteurs autour de la structuration de la filière en soutenant l’action de l’Alliance Industrie du Futur (AIF) et de l’institut Carnot Cetim, et en inscrivant les actions dans les territoires via les régions, les pôles de compétitivité et des plateformes de référence ;
    • former et informer autour de cette technologie de rupture.

  • Dîner du Cercle – Avril

    Lors de ce dîner du 10 avril, nous aurons le plaisir d’accueillir le Pr. Guy Vallancien qui nous fera partager sa vision prospective et stratégique de la santé et de se questionner sur la valeur du numérique.

    Le Cercle des Décideurs Numérique & Santé a choisi comme fil rouge 2018 les « Valeurs du numérique en santé ». Le numérique est identifié comme un puissant levier pour réduire les dépenses de santé notamment grâce à des modèles de soins intégrés. Néanmoins, la valeur générée par le numérique ne peut se limiter à la dimension économique. La qualité, la sécurité, la transparence, l’amélioration des conditions sociales …sont autant d’aspects qui œuvrent à une meilleure prise en charge et qualité d’exercice.

    Inscription à : azeline.martino@care-insight.fr

  • « 2040 : le jour où notre système de santé craquera » :

    Le système de santé français est-il sur le point de s’effondrer ? C’est en tout cas le point de départ de Marseille 2040, une enquête du journaliste Philippe Pujol, qui dessine ce que sera la santé demain : robotisation des chirurgies, systématisation de la téléconsultation, généralisation de soins en réseau, ré-attribution des compétences dans les métiers de la santé, etc.

    Ce récit d’anticipation – «  ce qui permet d’assumer une certain part d’incertitude et d’imagination de la part de l’auteur » – est néanmoins issu d’une longue enquête menée en lien avec l’Agence Régionale de Santé PACA (Provence-Alpes-Côte d’Azur).

    Le choix de Philippe Pujol, Prix Albert Londres 2014 – s’est porté sur la région PACA pour plusieurs raisons : sa connaissance du terrain – il est journaliste au quotidien régional La Marseillaise -, l’accès aux travaux de l’ARS ainsi que le climat et le vieillissement de la population.

    Médicaments envoyés par e-mail et partage total des données de santé

    2040 : A 23 ans, Antoine est un « régulateur de santé » travaillant à l’ARS de PACA. Ses missions, il les exécute en fonction des préconisations de son assistant virtuel (AV) qu’il a, pour des raisons de santé, « refusé de se faire poser en implant dans l’oreille interne », contrairement à la plupart des ses collègues.

    Il est né en 2017 – un temps où émergeaient les dispositifs numériques de santé. « Ca portait le nom ridicule de « e-santé » mais ça permettait déjà au patient de déclencher une alerte, par exemple pour permettre un contact rapide avec un soignant pour obtenir des conseils et des soins ou détecter une chute d’une personne âgée », écrit Philippe Pujol.

    Aujourd’hui, en 2040, toute la chaîne de réponse est dématérialisée et permet de faire intervenir le professionnel le plus proche. Quant à la téléconsultation, elle est organisée sur tout le territoire.

    Antoine travaille notamment en lien avec Santalert, une société de surveillance de patients reliée à leur AV, qui alerte Antoine en cas de détérioration de leur état de santé. Ainsi, ce matin, à 8h26 il reçoit une notification au sujet de Nathalie. Elle a 87 ans, vit seule à Saint-Cyr-sur-mer et son rythme cardiaque est trop lent, les apnées du sommeil se multiplient. Puis vient une alerte au sujet de Sélim, persuadé chaque jour de faire des crises cardiaques. Il est gravement hypocondriaque et Antoine prescrit un placebo qu’il envoie par e-mail : il s’agit d’un son bizarre présenté comme de la musicothérapie. « Ce type de prescription était encouragé et désormais remboursé par la Sécurité sociale afin d’éviter une surmédication inutile et coûteuse. »

    Antoine est atteint d’une sclérose en plaques, mais son traitement  en a annihilé tous les symptômes. Tous ces collègues sont au courant puisque pratiquement plus personne en 2040 ne cherchait à protéger ses données. La Transparence avait été plus ou moins imposée culturellement ». « Pour Antoine comme pour toutes les personnes de son âge, la protection de la vie privée n’avait jamais eu vraiment de sens. Il avait grandi dans la Transparence, cette injonction à livrer ses secrets était, pour cette génération, ressentie comme un soulagement plutôt que comme une intrusion », écrit l’auteur.

    Mais en ce jour de chaleur écrasante mais banale – depuis le Flash de 2028 qui a entraîné une crise sanitaire de grande ampleur, chaque année battait un nouveau record de température – une mauvaise nouvelle tombe pour Antoine : un collègue l’a informé qu’un robot allait être mis en place pour automatiser le travail des régulateurs de santé…

    Rendez-vous à l’ARS

    Antoine et ses collègues sont convoqués pour une réunion. On leur explique qu’une phase test va commencer : chaque régulateur devra accompagner l’Intelligence artificielle qui doit le remplacer. Des propositions de reclassement doivent être envoyées aux assistants virtuels de chacun.

    Pour Antoine, étant donné sa pathologie, il est tout désigné pour devenir formateur-patient sur la sclérose en plaques. C’est-à-dire qu’il va faire de sa maladie son métier…

    Mais le héros de Philippe Pujol remarque dès la phase test que l’IA Medi-Flux va trop vite. Trop efficace pour des humains : elle déclenche certes les protocoles adéquat mais sans recul, sans phase d’acceptation des malades. « Une maladie ça ne répond pas à des algorithmes » s’agace Antoine.

    Commence alors pour Antoine une enquête pour découvrir ce qui se cache derrière ces changements et pour agir afin d’éviter un nouveau Flash.

    En annexe de l’ouvrage , l’auteur a ajouté des données sur le vieillissement en France, la progression des maladies chroniques ainsi que des extraits du cadre d’orientation stratégique « Prospective 2030 » de l’ARS PACA.

  • L’IGAS publie un cahier dédié à l’organisation et aux processus de travail dans un hôpital

    L’Inspection générale des Affaires sociales a publié le 21 mars 2018 un « Cahier d’aide à la construction du contrôle de l’organisation et des processus de travail dans une unité d’hospitalisation ». Etabli dans le cadre de la Mission Permanente Inspection Contrôle de l’IGAS et validé par l’Inspection en janvier 2018, le Cahier s’adresse à divers acteurs institutionnels, dont les Agences régionales de santé (pour exercer leurs missions de contrôle et de contractualisation) et les établissements de santé souhaitant disposer d’un outil d’auto-évaluation.

    Ce cahier s’inscrit dans l’accompagnement méthodologique des services d’inspection-contrôle des agences régionales de santé (ARS) par la Mission Permanente Inspection-Contrôle (MPIC) de l’IGAS. Il actualise le guide relatif au contrôle des établissements de santé.

    Conçu à la demande des ARS, le cahier concerne une unité de soins de médecine ou de chirurgie, en hospitalisation complète ou de jour. Il décrit les étapes de prise en charge d’un patient, et l’organisation des ressources et du système de management mis en place dans l’unité. Enfin, il aborde les processus liés à la prescription, la préparation et l’administration de produits pharmaceutiques.

    Le cahier est disponible au téléchargement sur le site de l’IGAS.

  • Le Li-Fi, système de connexion internet sans-fil par ondes lumineuses, initié au CH de Perpignan

    Le centre hospitalier de Perpignan a équipé deux chambres de lampes d’examen LiFiCare, un système de connexion internet sans-fil par ondes lumineuses (« Li-Fi »). Le dispositif développé par la société Oledcomm en collaboration avec LiD Lamps et Biolume, deux sociétés spécialisées dans l’éclairage en milieu médical, doit permettre aux médecins d’accéder en temps réel aux informations médicales du patient.

    Le Li-Fi (Light Fidelity) est une technologie qui utilise la lumière fournie par les éclairages LED pour transmettre des données selon un système de morse optique. Elle profite de la modulation de lumière à haute fréquence des LED, qui ont la capacité de s’allumer et s’éteindre jusqu’à un milliard de fois par seconde, pour transmettre des données en langage informatique sous la forme de 0 (éteint) et de 1 (allumé).

    L’utilisation du LI-FI permet de naviguer sur Internet dans les lieux où le wifi est interdit comme les maternités, les services néonataux et les services de pédiatrie.

    Eclairage et connectivité

    Les lampes d’examen ont été installées dans deux chambres d’hospitalisation de jour du centre hospitalier de Perpignan, dans lesquelles sont traités des enfants en chimiothérapie.

    Elles auront deux usages : apporter un éclairage supplémentaire pour l’examen médical et donner, grâce à leur faisceau lumineux bidirectionnel, la connectivité internet pour accéder en temps réel aux dernières informations du dossier médical du patient.

    Le Li-Fi ne traverse ni les murs ni les corps, contrairement au wifi. Un avantage quand il s’agit de sécuriser l’échange de données confidentielles et de protéger la santé des patients.

    Oledcomm a signé un partenariat avec Wisekey, une société suisse spécialisée des cryptographies pour sécuriser les données. 

    Développement en perspective

    La société est en discussion avec d’autres hôpitaux en France et à l’étranger pour intégrer sa technologie. Elle travaille aussi à la miniaturisation du système, qui a encore besoin d’un port USB pour permettre aux ordinateurs et tablettes de se connecter. L’objectif de cette miniaturisation étant d’intégrer le Li-Fi directement dans les smartphone et tablette, au même titre que le wifi et le Bluetooth.

    La lampe LiFiCare coûte entre 300 et 500 euros selon le modèle et le dispositif Li-Fi 300 euros environ.

  • « L’harmonisation de l’évaluation des technologies de santé en Europe soulève des difficultés »

    Soumis à l’examen du Conseil de l’Europe et du Parlement européen en février 2018, la proposition de règlement sur l’évaluation des technologies de la santé (ETS) de la Commission européenne vise à « jeter les bases d’une coopération européenne permanente et viable en matière d’évaluation clinique commune de nouveaux médicaments et de certains nouveaux dispositifs médicaux ». Son objectif ultime est de faciliter l’accès des patients européens aux traitements innovants et aux technologies de santé. 

    L’objectif d’harmonisation des pratiques d’évaluation est-il réaliste, au regard de la diversité des cultures et des pratiques aujourd’hui à l’oeuvre au sein de l’UE ? C’est à cette question complexe que Leela Barham, économiste de la santé et ancien membre du NHS England, tente de répondre dans un article paru le 22 mars 2018 sur le site internet Pharmaphorum.

    La Commission européenne a présenté son projet d’harmonisation le 31 janvier 2018

    Experte indépendante en économie de la santé et ancien membre du NHS England, Leela Barham écrit régulièrement dans la presse internationale sur les textes législatifs portées par la Commission européenne. Ses dernières contributions portent sur le projet d’harmonisation de l’évaluation des technologies de santé rendu public par la Commission européenne le 31 janvier 2018.

    Le texte de la Commission européenne prévoit notamment la mise en place d’évaluations cliniques et de consultations scientifiques communes, l’identification des technologies de santé émergentes et la poursuite d’actions de coopérations volontaires dans d’autres domaines. S’il est adopté par le Parlement, il sera effectif dans les trois ans qui suivent son adoption.

    La législation européenne en matière d’évaluation des technologies de santé présente trois lacunes

    Dans un article publié le 22 mars 2018 sur le site internet « pharmaphorum », Leela Barham tente d’identifier les défis majeurs qui se présentent actuellement aux Etats membres de l’Union européenne en matière d’évaluation des technologies de santé. Selon elle, la législation européenne en matière de HTA présente actuellement trois insuffisances (que le texte de loi tente précisément de pallier) :

    • le droit européen ne propose pas de définition formelle de l’évaluation des technologies de santé ;
    • les procédures mises en oeuvre pour évaluer les technologies de santé diffèrent d’un état à l’autre car ils résultent de processus institutionnelle et historiques propres à chaque pays ;
    • enfin, l’initiative de la commission se heurte aux réticences exprimées par certains Etats en matière d’harmonisation. 

    Près de 56 instances d’évaluation aux pratiques et cultures divergentes 

    On dénombre actuellement au sein de l’Union européenne (et de la Norvège), près de 56 agences nationales d’évaluation des technologies de santé. Seuls 15 pays disposent d’un unique organe d’évaluation. Les 12 états restants présentent une multitude d’agences officielles habilitées à évaluer les technologies et traitements innovants. 

    Si la majorité des états membres de l’UE ont salué l’initiative législative de la Commission, il existe plusieurs obstacles pratiques à sa mise en oeuvre (si le projet soumis à l’examen du Parlement et du Conseil de l’Europe était adopté). 

    Absence de définition commune des pratiques d’évaluation 

    Le droit européen ne propose pas en l’état de définition unique de la procédure d’évaluation des technologies de santé. C’est bien l’objet du texte législatif élaboré par la Commission, qui propose d’adopter une définition commune à l’ensemble des états membres. Aux termes du deuxième paragraphe de l’introduction du texte  : « Health Technology Assessment (HTA) is an evidence-based process that allows competent authorities to determine the relative effectiveness of new or existing technologies. HTA focuses specifically on the added value of a health technology in comparison with other new or existing health technologies ». 

    Engagement partiel de certaines organes d’évaluation européen

    Pour l’heure, les organes d’évaluation de deux pays (Roumanie et Grèce) n’ont pas renseigné les questionnaires communiqués par la Commission européenne. Cette rétention d’information reflète, selon L. Barham, les réticences de ces deux états en matière d’uniformisation.

    Des procédures d’évaluation tributaires de facteurs institutionnels

    L’auteur rappelle également que les procédures d’évaluation mises en oeuvre au sein de chaque pays membres de l’Union européenne dépendent de facteurs structurels, et notamment de la manière dont les agences d’évaluation ont été conçues et pensées au fil des ans. En d’autres termes, les procédures évaluatives qu’elles mobilisent sont tributaires de facteurs historiques et organisationnelles, que le projet de la Commission européenne pourra difficilement modifier, selon L. Barham.

    Par ailleurs, l’auteur souligne que l’uniformisation des pratiques sera susceptible de ralentir certaines procédures nationales, moins contraignantes et « chronophages » sous le régime juridique antérieure.

    Si le texte est approuvé par le Parlement européen et le Conseil de l’Europe sans amendement majeur, il entrera en vigueur en 2020. La Commission européenne a prévu une phrase préparatoire de trois ans (2020-2022) pour permettre aux Etats-membres de s’y conformer progressivement.

  • Big data médicales : la Corée du Sud souhaite créer une base de données nationale

    La Corée du Sud est en train de consolider les données médicales hospitalières à travers une base unique réunissant 10 millions de patients. L’objectif est d’utiliser le système informatique médical établi du pays pour créer une ressource soutenant les initiatives de santé numériques et le développement de nouveaux médicaments et de dispositifs médicaux, a indiqué le ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Énergie sud-coréen le 9 février 2018 à l’occasion d’une conférence qui s’est tenue dans les locaux de la fondation Wonju Medical Industry Techno Valley (province de Gangwon) avec les acteurs locaux de la biotechnologie et de la santé.

    Le gouvernement mettra en place ce nouveau système au cours du premier semestre 2018 en collectant des données auprès de six hôpitaux pour commencer. Cette première étape permettra de créer une base de données génétiques et biométriques sur des millions de patients, ont déclaré les autorités.

    Bio et santé : la part de l’Inde sur la marché mondial atteindra les 4 % d’ici 2022

    Des représentants de l’entreprise de bio-ingénierie Daewoong Pharmaceutical (Séoul), du Samsung Medical Center de Séoul (Mediana), de l’Organisation coréenne de l’industrie de la biotechnologie et d’autres organisations médicales locales ont assisté à la conférence.

    La base de données sud-coréenne sera élargie une fois que la phase pilote annoncée sera terminée. Le gouvernement pense que cette approche tirera parti de la ressource établie pour soutenir les projets d’expansion des entreprises locales.

    L’objectif sur le long terme est de créer environ 35 000 nouveaux emplois dans le secteur en croissance de la biologie et de la santé et de faire passer la part du pays sur le marché mondial à 4 % d’ici 2022, contre 1,8 % actuellement.

    Analyser les big data pour améliorer la prévention des principales maladies du pays

    L’analyse des big data recueillies seront utilisées pour la recherche et le développement de nouveaux produits pharmaceutiques dans l’optique de prédire les principales maladies du pays et de détecter les symptômes inhabituels dans les groupes de personnes les plus à risque.

    Afin de protéger au mieux les informations personnelles des patients, les hôpitaux devront effectuer une première analyse des données et ne partager que les bilans statistiques, a précisé Un-gyu Paik, le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Énergie sud-coréen (source : The Korea Herald).

    Vers un déploiement des entreprises locales à échelle mondiale

    « Grâce à d’autres déréglementations et à un programme de financement public [qui sera déployé] par étape, nous aiderons les entreprises pharmaceutiques et d’équipements médicaux locales à gagner du terrain sur le marché mondial », a-t-il déclaré.

    Une collaboration avec de multiples secteurs

    Une fois la base de données initiale installée, le gouvernement cherchera à étendre ses capacités en collaborant avec divers secteurs, comme celui des TIC, des télécommunications, des cosmétiques et de l’automobile. Il pense notamment à l’installation d’un bio-capteur dans les voitures capable de détecter des symptômes inhabituels chez le conducteur et de contacter les centres d’appels d’urgence en cas de besoin.

    E-santé : le gouvernement multiplie les projets

    De plus, un projet pilote « smart city » dans le secteur de la santé doit être lancé à partir de 2020 au sein du pays pour offrir aux citoyens un service complet de gestion des soins fondé sur des informations de santé personnelles, la météo et des facteurs environnementaux.

    La conférence du 9 février est survenue peu temps après que le gouvernement a décidé d’étendre ses subventions et son soutien dans le domaine des big data médicales. En janvier, le ministère s’est également engagé à investir davantage dans la R&D dans le secteur pharmaceutique et à créer un écosystème industriel innovant.

  • Medical big data: South Korea to create a national health database

    South Korea is consolidating medical data from hospitals across the country into a single 10 million-patient repository. The goal is to use the country’s established medical IT system to create a resource that supports digital health initiatives and the development of new drugs and medical devices, said the Ministry of Trade, Industry and Energy of South Korea on February 9, 2018 in a conference held at Wonju Medical Industry Techno Valley Foundation (Gangwon Province) with local biotech and healthcare stakeholders.

    The government will implement the scheme underway in the first half of 2018 by collecting data from six hospitals. This first step yield a genetic and biometric database on millions of patients, said officials.

    Biology and healthcare: India’s global market share will reach 4% by 2022

    Officials from Daewoong Pharmaceutical bioengineering company (Seoul), Seoul Samsung Medical Center (Mediana), Korea Biotechnology Industry Organization and other local medical organizations attended the conference.

    The national database will expand further once the pilot phase is complete. The government believes that this approach will leverage an established resource to support the expansion plans of local businesses.

    Government’s long-term vision is to create about 35,000 new jobs in the growing bio and healthcare sector and to pull up the nation’s global market share from the current 1.8% to 4% by 2022.

    Analyzing big data to improve the prevention of the main diseases of the country

    The analysis of big data will be used for the research and development of new pharmaceuticals in order to predict major diseases in the country and to detect unusual symptoms in the medically vulnerable clusters.

    To better protect the personal information of patients, hospitals will have tocarry out an initial data analysis and hand over the statistic results only, said Un-gyu Paik, Trade, Industry and Energy Minister (source: The Korea Herald ).

    Towards an international development of local businesses

    « Through further deregulations and a phased public fund program, we will help local pharmaceutical and medical device companies expand into the global market, » he said.

    Collaboration with various sectors

    Once the initial database settles in, the government will seek to expand its capabilities by collaborating with various sectors, such as ICT, telecommunications, cosmetics and automobile. For example, it would like to install biosensor function in cars that may detect unusual health symptoms of the driver and contact emergency call centers when needed.

    Digital health: the government is developing a series of projects

    In addition, a healthcare smart city pilot project is to be launched from 2020 to provide citizens with a comprehensive healthcare management service based on personal health information, weather and environmental factors.

    The conference held on February 9, 2018 came as a follow-up action to the government’s recent gesture to expand its subsidies and system support for medical big data. In January, the ministry also committed to invest more into new pharmaceutical R&D and to establish an innovative industrial ecosystem.