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  • La DREES recense 10 000 médecins de plus depuis 2012 et prédit l’augmentation du nombre d’infirmiers

    La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) du Ministère des Solidarités et de la Santé publie deux nouvelles études et un modèle de projection sur les professionnels de santé. Ces documents ont été rendus publics sur le site internet de la DREES le 3 mai 2018.

    La première étude décrit la démographie médicale en 2018 et l’accessibilité géographique aux médecins généralistes. La seconde présente les résultats issus du modèle permettant de projeter le nombre d’infirmiers en activité à l’horizon 2040. La DREES met également en ligne un nouvel outil permettant aux internautes d’accéder aux projections d’effectifs de médecins en choisissant un jeu d’hypothèses de projection parmi 30 combinaisons possibles.

    La DREES décrit notamment une augmentation et un vieillissement de la population de médecins généralistes depuis 2012. Elle anticipe une persistance sans aggravation des inégalités territoriales de santé et une forte augmentation des effectifs infirmiers en 2014 et 2040. Son modèle de projection permet enfin aux internautes de réaliser plusieurs scénarios d’évolutions de la démographie médicale français entre 2018 et 2040.

    Démographie médicale : la DREES recense « 10 000 médecins de plus depuis 2012 »

    Réalisée par Marie Anguis, Hélène Chaput, Claire Marbot, Christelle Millien et Noémie Vergier, la première étude s’intitule « 10 000 médecins de plus depuis 2012 ».

    Effectifs médicaux au 1er janvier 2018 : une population médicale vieillissante mais en augmentation

    • 226 000 médecins sont en activité au 1er janvier 2018 ;
    • 45% d’entre eux sont des médecins généralistes ; 
    • 44% d’entre eux exercent à l’hôpital au moins une partie de leur temps.
    • 50% des médecins en activité ont plus de 55 ans.
    • Depuis 2012, l’effectif de médecins a progressé de 4,5%, grâce à l’augmentation du nombre de médecins hospitaliers.

    Les inégalités d’accès aux soins persistent mais ne s’aggravent pas 

    Les auteurs de l’étude soulignent que « les inégalités de densités départementales n’ont pas augmenté depuis les années 1980 ». En 2016, 98% des Français résident à moins de 10 minutes du médecin généraliste le plus proche. 

    En revanche, des disparités d’accès aux soins existent bien à l’échelle du territoire nationale. Elles s’expliquent, non par « des disparités régionales », mais par « des différences marquées selon le type d’espace ». Les populations confrontées à la désertification médicale résident principalement :

    • dans les communes rurales des périphéries des grandes métropoles ; 
    • dans les communes situées à l’écart des ville affluentes.

    La DREES publie dans le cadre de cette étude une carte indiquant les « communes sous-denses en médecins généralistes en 2016 ».

    La DREES anticipe une « forte augmentation » des effectifs infirmiers entre 2014 et 2040

    Fondées sur des hypothèses de comportements constants et de maintien des politiques en vigueur, réalisées par Christelle Millien, les projections de la DREES en matière d’évolution des effectifs infirmiers au cours des deux prochaines décennies sont les suivantes :

    • le nombre d’infirmiers devrait augmenter de 53 % entre 2014 et 2040 pour atteindre 881 000 infirmiers actifs en 2040. Cette hausse serait plus importante que l’augmentation de la population. Elle se traduirait par une progression significative de la densité de professionnels infirmiers. Toutefois, le vieillissement démographique devrait induire une hausse des besoins de soins comparable à celle du nombre d’infirmiers.
    • avec l’arrivée à l’âge de la retraite des générations « issues des quotas élevés des années 2000 », les infirmiers seront de plus en plus nombreux à cesser leur activité. 
    • si les quotas se maintiennent, l’arrivée de nouveaux praticiens permettra de compenser ces départs.

    S’agissant des modes d’exercice de la profession d’infirmier, la DREES anticipe les évolutions suivantes :

    • l’allongement des carrières devrait provoquer un vieillissement de la profession.
    • l’exercice libéral devrait se développer au détriment du salariat non hospitalier hors établissements pour personnes âgées.
    • la répartition régionale des infirmiers resterait aussi hétérogène qu’en 2014.

    Modèle de projection de la DREES

    À partir des médecins actifs recensés dans le Répertoire Partagé des Professionnels de Santé (RPPS) au 1 er janvier 2015, le modèle de la DREES génère des effectifs projetés de médecins en activité de 2016 à 2040. Ces effectifs sont ventilés par spécialité, âge, sexe, région et mode d’exercice. Le modèle repose sur une série d’hypothèses. Trois d’entre elles peuvent ici être modifiées par l’utilisateur :

    • le numerus clausus ;
    • le nombre de médecins diplômés à l’étranger qui arrivent chaque année ;
    • l’âge de la cessation d’activité.

    Le modèle est consultable ici.

  • Fitbit et Google s’allient pour accélerer l’innovation en santé numérique et objets connectés

    Fitbit a annoncé dans un communiqué du 30 avril 2018 un rapprochement avec Google au service de l’innovation en santé numérique. Fitbit va s’appuyer sur Google Cloud afin d’améliorer son efficacité opérationnelle et son agilité, et accélérer la mise sur le marché de ses produits.

    Le partenariat entre les deux acteurs de la santé numérique va permettre à Fitbit d’élargir sa cible et de profiter d’outils de pointe tels les algorithmes d’apprentissage automatique de Google.

    Les deux sociétés envisagent d’explorer le développement de solutions de santé destinées aux patients et aux entreprises, notamment dans le domaine des maladies chroniques.

    Gagner en efficacité,  interconnecter les sources de données et améliorer la prise en charge médicale

    Selon James Park, le CEO et co-fondateur de Fitbit, le partenariat va donner les moyens à Fitbit de passer à l’échelle en lui permettant d’atteindre un public plus large partout dans le monde, tout en améliorant l’expérience utilisateur des individus et des systèmes de santé.

    Les deux entreprises vont travailler à l’amélioration de la gestion et la prise en charge des maladies chroniques, dont notamment le diabète et l’hypertension, en s’appuyant sur les services proposés par Twine Health, société que Fitbit a tout récemment acquise.

    Gregory Moor, vice-président de la division Healthcare de Google Cloud affirme que ce partenariat permettra de fournir aux prestataires de services de soins des informations de santé à jour, en améliorant leur capacité à suivre et à gérer la santé de leurs patients, et à déterminer les traitements.

    Services cloud, IA et soins personnalisés

    La plateforme cloud de services destinés à la gestion de la santé proposés par Twine Health sera intégrée dans le processus de soin des organisations grâce à l’API Cloud Healthcare de Google. Selon Fitbit et Google, cela devrait avoir des débouchés positifs pour les organisations aussi bien à l’échelle de l’entreprise, que des assurances de santé et des hôpitaux.

    Fitbit va profiter d’outils d’apprentissage automatique de Google et d’algorithmes d’analyse prédictive afin de fournir des données intelligentes et exploitables aux utilisateurs de ses services.

    En rapprochant leurs systèmes d’exploitation, il devient possible de combiner les données recueillies par les objets connectés de Fitbit aux données du EMR (electronic medical record) au service des cliniciens pour un profil médical plus précis du patient et, au final, des soins personnalisés.

    La structure cloud de Google va permettre de sécuriser tous les services de Fitbit, ses outils répondant aux hautes exigences règlementaires en matière de gestion de données.

  • Comment réinventer le modèle des Ehpad ? (Conférence de l’espace éthique Ile-de-France)

    L’Espace éthique Ile-de-France organisait le vendredi 27 avril 2018 à la mairie du IVe arrondissement de Paris, la projection du documentaire « Portes closes » de Christophe Ramage, suivie d’un débat sur l’avenir des Ehpad en France, en présence des députées Caroline Fiat (France Insoumise) et Monique Iborra (LREM).

    Auteurs d’un rapport parlementaire sur les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes publié le 14 mars 2018, Mmes Fiat et Iborra ont présenté les conclusions de leur mission parlementaire. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des conférences organisées par l’Espace Ethique Ile-de-France à l’occasion des Etats généraux de la bioéthique.

    Reportage « Portes closes » : quelle prise en charge des personnes âgées souffrant de maladie neurocognitives ?

    Réalisé par Christophe Ramage, le documentaire « Portes Closes » suit le quotidien de personnes atteintes de maladies neurocognitives et des équipes soignantes au sein du pôle de gériatrie du CHU de Reims. Le reportage donne à voir les dilemmes du personnel médical, soucieux du bien-être des patients, mais contraint de restreindre leur liberté de mouvement au nom d’impératifs de sécurité. Une question sous-tend l’ensemble du reportage : « comment agir et décider dans le respect des droits, des valeurs et de l’intérêt supérieur des personnes » lorsque ces dernières sont vulnérables et entravées dans leur autonomie ?

    Le CHU de Reims tend à limiter les libertés de circulation des personnes. Des modèles alternatifs et/ou étrangers, davantage permissifs, sont également présentés dans le reportage, à l’image de la maison canadienne Carpe Diem, dont les résidents sont libres de circuler en dehors de la maison. Les conditions de vie y sont moins médicalisées et de fait, moins assimilables à un environnement hospitalier. Ce mode d’accompagnement de patients atteints de maladies cognitives se déploie désormais en France, et notamment dans la région grenobloise sous le nom d’Amadiem.

    Rapport parlementaire : « Vers un nouveau modèle d’Ehpad – Quels choix politiques pour quels enjeux? »

    Le 14 mars 2018, les députées Caroline Fiat (Députée de la Meurthe-et-Moselle) et Monique Iborra (Députée de la Haute-Garonne) ont rendu publiques les conclusions de leurs travaux sur les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes. Leur rapport s’appuie sur de nombreuses visites de terrain en France, au Danemark et au Pays-Bas. La mission a visité dix-neuf établissements en France et à l’étranger. Si les députées reconnaissent « les nombreuses améliorations apportées ces dernières années », les députées en appellent à la refonte du modèle des Ehpad en France.

    Interrogées sur les finalités de la mission parlementaire à l’origine du rapport, les députées ont rappelé la loi sur l’adaptation de la société au vieillissement (2016) ne traitait pas de la question des Ehpad. La Commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale a donc créé une mission « flash » de quinze jours dont les premières conclusions ont été remises en septembre 2017. Ce nouveau rapport constitue le second volet de la mission, qui a structuré son diagnostic et ses propositions autour des trois axes suivants : 

    • le constat largement partagé sur le terrain est celui « d’une prise en charge insatisfaisante malgré d’excellentes initiatives » ; 
    • les députées préconisent de repenser le modèle des Ehpad « à partir des meilleures innovations et expérimentations, en vue d’offrir un service plus qualitatif, centré sur les besoins du résident et des personnels, à la fois sur le plan des soins, sur celui de l’innovation technologique et du développement des alternatives à la surmédicalisation et à la surmédication » ; 
    • les auteurs proposent de réinventer la gouvernance et le financement des Ehpad « pour s’adapter à ce nouveau modèle ».

    Un nouveau cadre médicalisé mais pas clos

    Les députés rappellent notamment que les Ehpad accueillent aujourd’hui des patients très âgés, dont l’âge moyen s’élève à 85 ans. Ces résidents présentent « souvent » des troubles neurocognitifs et présentent des pathologies qui nécessitent de les accueillir dans un cadre médicalisé. Par ailleurs, 30% des établissements visités par les rapporteures ne disposaient pas de médecin coordonnateur ni d’infirmières de vie. Toutefois, poursuivent les députés, le modèle de l’Ehpad de demain n’est pas celui de « l’enfermement ».

    Les résidents en Ehpad pourront, dans ce nouveau modèle, loger en Ehpad quand ils le souhaitent, et résider à domicile quand cela leur semble préférable. Des villages peuvent également voir le jour, conçus pour recréer des conditions de vie « normales » mais présentant les conditions de sécurité et de suivi nécessaires à la prise en charge d’individus âgés et/ou dépendants. Enfin, soulignent les rapporteures, les Ehpad se situent principalement en dehors ou en périphérie des grandes villes. Elle en appellent à l’intégration croissante de ces établissements, qui peuvent être adossés aux crèches ou écoles maternelles, par exemple, pour favoriser la mixité inter-générationnelle.

    Le rapport est consultable et disponible au téléchargement sur le site internet de l’Assemblée nationale.

  • AP-HP : une procédure de concertation multiprofessionnelle réduit de 40 % les erreurs aux urgences

    Les résultats de l’étude de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris nommée CHARMED ont été publiés dans la revue Jama Internal Medicine du 23 avril 2018 : les erreurs médicales dans l’environnement particulier du service des urgences peuvent être réduites de 40% grâce aux vérifications croisées systématiques et régulières entre médecins impliqués dans la prise en charge d’un patient.

    L’approche de vérifications croisées est déjà pratiquée dans certains services des urgences de l’AP-HP de façon plus ou moins formelle, mais l’établissement prévoit d’élargir la méthode à l’ensemble de ses services d’urgences.

    CHARMED : une concertation obligatoire testée dans 6 services d’urgences

    L’étude intitulée « Vérifications croisées dans la réduction des événements indésirables résultant des erreurs médicales dans les services des urgences » (Cross-checking to reduce adverse events resulting from medical errors in the emergency department) visait à évaluer l’impact de ces vérifications croisées régulières et systématiques entre médecins sur le taux d’erreur médicale enregistré aux urgences.

    Elle a été menée dans six services d’accueil des urgences au total, dont cinq sont des établissements de l’AP-HP : Avicenne, Lariboisière, Hôpital européen Georges-Pompidou, Saint-Antoine et Tenon. Le sixième centre impliqué est le CHU de Grenoble-Alpes.

    La coordination s’est faite avec l’aide de la plateforme de recherche clinique des Hôpitaux Universitaires de l’Est parisien AP-HP du Pr Tabassome Simon.

    Le suivi de plusieurs patients à la fois et une prise de décision médicale rapide basée sur des informations ou résultats partiels constituent un contexte dans lequel les erreurs médicales sont susceptibles de se produire de façon plus répétées que dans d’autres services.

    Une étude réalisée en 2013 [Freund Y, Goulet H, Bokobza J, et al. Factors associated with adverse events resulting from medical errors in the emergency department : two work better than one. J Emerg Med. 2013] a déjà révélé un taux de 10% d’événements indésirables occasionnés par une erreur de diagnostic ou de posologie d’un traitement, un retard de prise en charge ou la réalisation d’un examen complémentaire non indiqué, etc.

    Ces événements indésirables peuvent être sans conséquence sur la santé du patient ou être graves en entraînant des dommages temporaires ou définitifs sur le patient (réaction transitoire, prolongation d’hospitalisation, séquelle définitive, etc.).

    Le taux d’erreur médicale recensé passe de 10,7% à 6,4%

    Cette étude randomisée a consisté à tirer au sort 1 680 dossiers de patients pris en charge dans les six services d’accueil d’urgence et procéder à leur analyse à la recherche d’éventuelles erreurs médicales ou événements indésirables.

    Sur la période de l’étude décomposée en deux périodes de dix jours, les vérifications croisées par des médecins trois fois par jour, pendant une dizaine de minutes, deux par deux, afin d’échanger sur l’état de santé et la prise en charge de leurs patients, ont permis de faire baisser le taux d’erreur médicale recensé de 10,7% à 6,4%.

    54 erreurs médicales ont été relevées dans 840 dossiers de patient étudiés, alors que dans le groupe de contrôle ce sont 90 erreurs médicales qui ont été recensées pour le même nombre de dossiers de patients.

    Selon le communiqué, une réduction relative de 40% des erreurs médicales a été grâce aux échanges entres médecins et plus particulièrement une diminution de 47% des erreurs sans gravité et de 29% des événements indésirables graves.

  • Edouard Philippe dévoile les mesures de la loi Pacte visant à soutenir les start-ups innovantes

    A l’occasion de son déplacement dans le Cher le jeudi 3 mai 2018, le Premier ministre Edouard Philippe a dévoilé plusieurs dispositions de la future loi Pacte, destinées à soutenir les entreprises et les start-up innovantes, dont la création d’un Conseil de l’innovation, une nouvelle gouvernance du Fonds pour l’innovation et l’industrie, et des dispositions relatives à la propriété intellectuelle.

    Edouard Philippe a notamment annoncé les mesures suivantes : 

    • Afin d’accélérer les créations d’entreprises pour les chercheurs des opérateurs publics, il est prévu que ce soit désormais l’employeur, c’est-à-dire l’opérateur public, qui décide de l’opportunité ou non pour le chercheur, de passer devant la commission de déontologie. Le chercheur pourra consacrer 50% de son temps au travail dans l’entreprise, contre 20% actuellement.
    • Afin de favoriser l’innovation au sein des start-up issues de laboratoires publics et dont les tutelles peuvent être nombreuses, la loi Pacte devrait prévoir un mandataire unique pour accélérer l’obtention des brevets.
    • Edouard Philippe a précisé l’affectation et la gouvernance du Fonds pour l’innovation et l’industrie institué en janvier 2018 (10 milliards d’euros qui doivent générer 200 à 250 millions d’intérêt par an) : 70 millions d’euros seront alloués par l’intermédiaire de la BPI France à des PME et des start-up dans l’innovation de rupture, comme l’intelligence artificielle, la robotique, etc.
    • Enfin, le Premier ministre annonce la création d’un Conseil de l’innovation, co-présidé par Bruno Lemaire, ministre de l’économie et des finances et Frédérique Vidal, ministre de la recherche et de l’enseignement supérieur et le lancement prochain d’appels à projet.

  • Japan: Canon Medical partners with Nvidia to accelerate deep learning in the healthcare sector

    While healthcare represents one of the biggest opportunities in deep learning, Canon Medical Systems, the largest medical systems provider in Japan, announced in April 2018 that it had signed a partnership with the world leader in visual computing technologies Nvidia to develop and support the research infrastructure in the healthcare industry.

    The two companies expect to make a significant contribution to promoting the use of data-intensive deep learning techniques in medical and related research, as well as to driving the uptake of AI in the healthcare sector.

    Deep learning enables early detection and assisted diagnosis

    « The healthcare sector needs to analyze scientific reports from around the world, while simultaneously coordinating a variety of patient data to determine the most appropriate treatment options. Given the huge volumes of data involved, big data analysis via deep learning will play a major role in the development of optimized healthcare delivery systems and support early detection and assisted diagnosis, » Nvidia said in an article published on its blog.

    There is a need for state-of-the-art analytical equipment

    At the same time, medical institutions wishing to use deep learning for independent research need hardware for analysis, systems for the collection and analysis of in-house data, but also a good knowledge of deep learning processes and techniques.

    « Canon Medical aims to improve the quality and efficiency of medical services, » said Kiyoshi Imai, vice president and general manager, Healthcare IT division, Canon Medical Systems (source: Blogs.nvidia.com). « Our collaboration with Nvidia will accelerate AI research and provide high-quality medical services using AI, such as image recognition, in the future. »

    On his side, Masataka Osaki, vice president of corporate sales and Nvidia Japan country manager, said that the purpose of this collaboration is « to apply deep learning for early detection and diagnostic support systems that will enable [them] to address a range of challenges posed by a rapidly aging population. » « We’re also working together to enhance the global competitiveness of medical and research organizations (…) »

    Nvidia and Canon Medical System’s device provides full support

    Canon Medical Systems will use Nvidia DGX systems to handle large volumes of medical data generated by Abierto VNA, the proprietary, in-house, medical data management system launched in January.

    No need for extensive programming and data science skills

    The systems include Nvidia’s specially optimized artificial intelligence software and Canon Medical System’s graphical user interface, which provides full support for the design, deployment and operation of advanced deep learning algorithms.

    The use of deep learning systems generally requires extensive programming and data science skills, however, the system developed by Canon Medical Systems and Nvidia guides users through all steps involved in the deep learning process, from generating training data with the image viewer to setting up the Nvidia learning environment.

    First demonstrations provided in April

    Canon Medical Systems provided demonstrations on how to implement deep learning at medical institutions via Abierto VNA and the NVIDIA DGX systems at the International Technical Exhibition of Medical Imaging (ITEM), held at the Japan Radiology Congress from April 13 to 15, 2018.

  • Essais cliniques : Novartis lance une appli permettant des évaluations en ophtalmologie à domicile

    Novartis a annoncé par communiqué, le 25 avril 2018 le lancement d’une application destinée à permettre à des patients de participer à des études cliniques en ophtalmologie depuis leur domicile. Ce produit, baptisé FocalView, s’appuie sur la plateforme Apple ResearchKit.

    L’application n’est pour l’heure disponible que sur l’AppStore aux États-Unis.

    Mesure de l’acuité visuelle et de la sensibilité aux contrastes

    FocalView fait appel au concept du crowdsourcing : le recueil de données auprès de patients consentants vise à permettre aux chercheurs de faire progresser les connaissances des maladies oculaires et, potentiellement, accélérer le développement de nouveaux traitements.

    En adaptant la conception des essais cliniques à la routine quotidienne des patients (qui dans le cas des maladies oculaires, sont souvent peu mobiles), l’application peut réduire les obstacles à la participation aux recherches dans le domaine, souligne Novartis. Via FocalView, les patients effectuent des évaluations et obtiennent en retour des commentaires sur leurs capacités visuelles et la façon dont elles évoluent.

    Les mesures comprennent notamment l’acuité visuelle et la sensibilité au contraste. «Dans la phase suivante, l’application sera validée pour accomplir les tests visuels traditionnels qui ont lieu dans les cliniques classiques », est-il précisé dans le communiqué.

    Le développement d’appli par Novartis

    En collaboration avec Microsoft, le groupe pharmaceutique avait déjà lancé fin 2017 ViaOpta Hello, une appli mobile destinée aux personnes malvoyantes, qui identifie les personnes et objets du quotidien via un système de reconnaissance d’images. Dans un communiqué du 1er mars 2018, le groupe pharmaceutique a également annoncé avoir initié un partenariat avec Pear Therapeutics pour développer des applications thérapeutiques (mobile ou sur ordinateur) pour les patients atteints de schizophrénie et de sclérose en plaques.

  • Etude : un algorithme détecte avec précision la rétinopathie chez les prématurés (Jama Ophtalmology)

    Un dépistage automatisé de la rétinopathie chez le prématuré est possible. Des chercheurs américains ont mis au point un algorithme qui dépiste la maladie avec une sensibilité de 100% et une spécificité de 94%. L’étude* parue le 2 mai 2018 dans le Jama Ophthalmology montre donc que dans ce contexte, l’intelligence artificielle est aussi efficace que des experts médicaux.

    L’IA au secours du dépistage de la rétinopathie

    La rétinopathie du prématuré est une des principales causes de la cécité dans l’enfance. Cette pathologie affecte deux tiers des nouveaux-nés pesant moins d’1,2 kg. La plupart des cas sont modérés et ne nécessitent aucune intervention. Cependant, dans 5 à 10% des cas, la maladie évolue vers une forme grave qui risque d’évoluer vers une cécité faute de traitement. Le dépistage de la rétinopathie chez le prématuré doit se faire dans les 4 à 6 semaines qui suivent la naissance grâce à un fond d’oeil. La dilatation et l’aspect tortueux des vaisseaux rétiniens sont un signe typique de la pathologie. Malheureusement, les ophtalmologistes formés à cet examen de dépistage ne sont pas assez nombreux. Et le diagnostic clinique est très variable d’un médecin à l’autre.

    Un algorithme testé sur 6 000 images

    Des recherches associant l’apprentissage automatique ont donc été menées. Des chercheurs américains ont tenté d’évaluer une approche basée sur un réseau de neurones convolutifs capable de diagnostiquer trois stades : normal, pré-rétinopathie, rétinopathie.

    Pour mettre au point leur algorithme, les chercheurs ont utilisé 6 000 images de rétine. Chacune d’entre elles a été comme normale, pré-rétinopathie, ou rétinopathie après avoir été analysée par 3 experts indépendants (2 ophtalmologistes et un membre de l’étude).

    • 82,3% étaient normales
    • 14,6% étaient au stade pré-rétinopathie
    • 3,1% étaient au stade de la maladie

    L’algorithme a été évalué par une validation croisée 5 fois et testé sur un ensemble indépendant de 100 images. Chaque expert participant avait plus de 10 ans d’expérience clinique dans le traitement de la rétinopathie chez le prématuré et avait publié plus de 5 articles revus par des pairs sur cette pathologie. Les résultats de leurs travaux ont été publiés le 2 mai dans le Jama Ophthalmology.

    Résultats

    Les capacités de dépistage de l’algorithme ont été comparées à celles des experts médicaux.

    • Le deep learning a permis de diagnostiquer correctement 91% des images contre 82% des experts.
    • La sensibilité et la spécificité de l’algorithme étaient respectivement de 93 et 94% grâce pour la détection de la rétinopathie
    • La sensibilité et la spécificité étaient respectivement de 100% et 94% pour le grade pré-rétinopathie

    Un algorithme plus précis que des experts

    L’algorithme a surpassé non seulement la plupart des experts de cette étude mais aussi tous les systèmes antérieurs d’analyse d’images basés sur l’informatique. De plus, les autres systèmes étaient semi-automatisés. « Ces résultats peuvent changer la façon dont la rétinopathie du prématuré sera diagnostiquée à l’avenir et sont largement pertinents pour d’autres domaines médicaux », ont affirmé les auteurs de l’étude.

    L’intégration de cette technologie dans les appareils réalisant des fonds d’oeil ou les systèmes de télémédecine pourrait améliorer la qualité, l’accessibilité et le coût du dépistage de cette pathologie dans le monde entier », pronostiquent-ils.

  • Digitaliser le « parcours patient » dans l’hôpital de demain (Nicolas Briançon, SPIE ICS)

    Nicolas Briançon, responsable du marché Santé de la société SPIE ICS, filiale de services numériques du groupe Spie, publie une tribune sur le enjeux de la digitalisation du parcours patient au sein de l’hôpital de demain.

    SPIE ICS compte parmi les 15 lauréat de l’AMI autour de l’hôpital numérique du futur engagé par l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris et le Centre Hospitalier Universitaire de Nantes.

    Selon Nicolas Briançon, la digitalisation du parcours patient « offre sécurité, confort et un gain de temps considérable, aussi bien pour les patients que pour les professionnels de santé » puisqu’elle peut permettre de diminuer le temps d’attente à l’accueil, d’orienter simplement les patients dans un établissement, d’assurer l’efficience de leur prise en charge, et d’optimiser la gestion des flux de personnes. Encore faut-il trouver la bonne interface numérique…

    Les enjeux de la transformation du parcours patient

    L’hôpital est désormais au centre du système de soin pour bon nombre de patients, souvent suivis par plusieurs professionnels de santé (médecins traitants, médecins spécialistes) et dans des lieux multiples (Ehpad, maisons de santé, centres sociaux gérés par la ville, etc.). Pour garantir un accès continu à un ensemble de services de santé pertinents et coordonnés, l’hôpital public doit devenir partie prenante de l’urbanisation du système de soins. Il est appelé à se structurer pour mieux s’articuler avec la médecine de ville.

    Cette ouverture de l’hôpital sur la ville incite donc à repenser l’organisation du parcours de soins, en positionnant le patient comme un véritable acteur de son propre parcours. Bien que nous soyons à l’ère du « tout numérique », une analyse centrée sur les besoins des usagers, en particulier lorsqu’il est question de santé, reste primordiale.

    Assurer un meilleur suivi médical et la permanence des soins requiert à la fois de faciliter l’accès à l’hôpital et d’optimiser les flux d’informations entre les pôles de santé, avant, pendant et après la prise en charge hospitalière. Dans cette perspective, la digitalisation du « parcours patient » offre sécurité, confort et un gain de temps considérable, aussi bien pour les patients que pour les professionnels de santé. La sécurité des données personnelles (RGPD) revêt par ailleurs un caractère légal, et présente des spécificités en matière de santé, auxquelles l’hôpital doit se conformer.

    Des dispositifs et des services pour améliorer l’expérience des patients

    En tant qu’intégrateur de technologies, SPIE ICS développe le concept d’une plateforme numérique de services, en interface avec le système d’information de l’hôpital. Concernant l’accueil des patients et des accompagnants, les services proposés contribueront à la mise en place d’un suivi renforcé et sécurisé dès la prise de rendez-vous, jusqu’à l’admission du patient ou son arrivée dans le service correspondant à sa consultation médicale.

    Grâce à une seule interface numérique, un patient pourra par exemple prendre un rendez-vous en ligne et consulter des informations pertinentes pour sa visite à l’hôpital. Par la suite, il pourra recevoir un SMS de rappel, réserver un taxi, un VTC ou une ambulance, être guidé jusqu’à une place réservée sur le parking, être identifié par QR code sur une borne d’accueil, puis pris en charge par un « hôte d’accueil » – humain, borne ou robot. Enfin, il sera guidé jusqu’au service adéquat, notamment en suivant un trajet fléché à l’aide de son smartphone. Tout comme dans l’aviation civile, le pré-enregistrement deviendrait ainsi une habitude qui facilite l’accès aux soins. Les technologies associées à ces services sont relativement faciles à mettre en place : réseauxG/ LTE, Wi-Fi, Li-Fi, vidéo, reconnaissance faciale, lecture de plaque, balise Beacon, robotique, etc.

    Ce type de dispositif permet de diminuer le temps d’attente à l’accueil, d’orienter simplement les patients dans un établissement, d’assurer l’efficience de leur prise en charge, et d’optimiser la gestion des flux de personnes. Pour les patients, cet accompagnement influe de manière positive sur la qualité perçue de leur parcours, aide à réduire considérablement leur stress et leur fait gagner du temps avant même l’arrivée dans l’enceinte de l’hôpital.

    Les conditions requises pour développer la digitalisation du parcours de soins

    Le public et les personnels médicaux vivront la transformation numérique en fonction des bénéfices offerts par les services utiles et ergonomiques déployés. Notre société privilégie ainsi une approche agile qui intègre les différentes parties prenantes. Pour que les patients, les accompagnants et le personnel hospitalier s’approprient les nouveaux usages, il faut avant tout démontrer les effets positifs de la transformation numérique au quotidien et valoriser les services auprès des usagers. L’usager reste au cœur du système, et doit donc garder la maîtrise de ses choix et options, tout en étant accompagné.

    Par ailleurs, l’accès et les échanges de données multiples via des plateformes doivent aller de pair avec la sécurisation de ces mêmes données. En revanche, nous devons encore dessiner les contours du modèle économique qui pourra soutenir la transformation digitale des espaces de santé.

     

  • Siemens veut optimiser l’usage de ses appareils d’imagerie en clinique grâce à l’analyse de données

    La société SAS spécialisée dans l’analyse des données a annoncé dans un communiqué de presse du 2 mai 2018 avoir conclu un partenariat avec l’entité médicale de Siemens, Siemens Healthineers, afin de prévenir l’interruption de service des appareils d’imagerie médicale de Siemens.

    SAS va recueillir et analyser les données urgentes générées par divers systèmes de Siemens afin de prévenir les pannes. Par ailleurs, la société s’engage en ce moment dans un partenariat avec l’Université technologique de Sydney (Sydney University of Technology) afin de soutenir la création d’un laboratoire d’innovation en objets connectés, dédié à l’étude de l’impact de l’analyse des données dans les processus de prise de décision dans divers secteurs parmi lesquels la santé.

    Garantir la disponibilité d’appareils d’imagerie sur les sites clients

    Les données générées aussi bien par les systèmes d’imagerie à résonance magnétique (IRM) que des appareils de tomodensiométrie (TDM) de Siemens vont être analysées par les outils connectés et les algorithmes d’apprentissage automatique afin de :

    • pouvoir prédire les potentielles interruptions de service par les appareils dans les établissements de santé ;
    • garantir la disponibilité du matériel médical au sein des établissements cliniques ;
    • d’améliorer la rentabilité des appareils.

    Cette analyse doit transformer les données en valeur, ce qui débouchera à terme à une optimisation des processus internes de l’équipementier. Selon le Dr Mirko Appel, responsable du service clients et des services d’analyse de Siemens Healthineers, la prédiction des pannes permettra de prévenir les pannes, d’économiser des pièces de rechange et de réduire les délais de dépannage le cas échéant.

    La méthode d’analyse de SAS va permettre d’exploiter de manière automatisée des centaines de données générées au quotidien par les capteurs posés sur les équipements.

    SAS qui a commencé par œuvrer dans le secteur des villes intelligentes, des usines connectées et des réseaux intelligents, a fini par élargir l’application de sa méthode analytique à la santé. Le vice-président de IoT chez SAS a déclaré que la société souhaite développer ses activités d’analyse dans le secteur de la santé entre autres.

    Un projet de recherche académique en Australie pour tester l’impact des données sur le processus de prise de décision

    SAS qui propose des logiciels et des services d’analyses de données permet aux sociétés de divers secteur de transformer les données émanant de leur activité en intelligence.

    Elle est l’un des partenaires de l’Université technologique de Sydney dans la création d’un laboratoire de recherche en objets connectés. Son travail s’appuiera sur un outil que SAS a développé en partenariat avec Cisco. Il s’agit d’une plateforme analytique qui permet à ses utilisateurs d’exploiter les données dont ils disposent sans devoir bâtir une plateforme dédiée. L’analyse de des données est censée améliorer la prise de décision d’acteurs de différents secteurs parmi lesquels en priorité la santé, l’énergie, la production et l’industrie agro-alimentaire.