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  • China: Alibaba to increase Artificial intelligence investments in the healthcare sector

    Alibaba Health Information Technology, the health division of Alibaba Group Holding, has announced measures to increase its investments in artificial intelligence (AI) and the launch of a range of new services, revealed in May 2018 the South China Morning Post.

    The company will focus on bringing AI to intelligent medicine (i.e. the use of data, biotechnology, environmental information, and analysis to guide medical decisions), online medical services, and personal health management.

    Medical AI: growing profitability will enable to increase investment

    Alibaba Health reported on May 16, 2018 a 414.2% increase in revenue to 2.4 billion yuan (€322m; US$378), up from 475.1 million yuan (€63.8m; US$74.8m) a year earlier.

    Significant rise in healthcare product sales, e-commerce activity in full swing

    Shen Difan, the chief executive at Alibaba Health, attributes the improved financial results to a significant rise in health care product sales and the firm’s e-commerce business, which includes the provision of outsourced and value-added services for the pharmaceutical categories on parent Alibaba’s Tmall retail platform.

    This growing profitability « will enable the group to increase investment in artificial intelligence-related medical fields, as well as the launch and deployment of cutting-edge and innovative products, including intelligent medicine, internet-based medical services and personal health management, » he said.

    Medical IA: one of the priorities of China

    That broader commitment to AI further intensifies the development of this sector in China, which has made the technology part of national strategies July 2017.

    Chinese premier Li Keqiang said earlier this year that the Chinese government will step up research, development and application of AI, and promote the Internet Plus model, which aims to integrate internet into traditional offline industries including medical care and elderly care.

    Alibaba Health has launched its 1st AI medical lab with three hospitals

    Alibaba Health partnered in 2017 with three major hospitals in mainland China to launch its first artificial intelligence medical laboratory. This project includes setting up a public platform to support smart diagnostics and assist clinical decisions.

    Diabetes, hypertension: AI could improve treatment outcomes by 40%

    China has experienced explosive growth of chronic diseases in recent years, with about 110 million people living with diabetes, and 330 million people suffering from hypertension.

    According to consulting firm Frost & Sullivan, the AI could improve the outcomes of medical treatment by 30 to 40%, and reduce costs by as much as 50%.

    Alibaba’s online services are attracting more and more users

    My Health service has 28 million active users

    As of March 31, 2018, nearly 23,000 medical practitioners, pharmacists and nutritionists had signed up with Alibaba Health to provide online health consultation services, providing an average of more than 50,000 consultation sessions daily. There were 28 million active users on the company’s My Health service through parent Alibaba’s Taobao mobile app.

    Vaccination platform: 200 million people received vaccination education

    Alibaba Health’s vaccination platform covered more than 1,000 service points across more than 100 cities: about 200 million people received vaccination education.

    More than 7,500 companies have joined Alibaba’s Ma Shang Fang Xin platform

    As of March 31, more than 7,500 companies from the drug, food and nutritional supplement industries had signed with Alibaba Health to join its Ma Shang Fang Xin platform, which tracks the full life cycle of their products and help fulfil their regulatory compliance obligations.

    The number of pharmaceutical manufacturers which had joined Alibaba’s service reached 2,865, which made up more than 80% of the total number of such firms in China.

  • Prise de rendez-vous en ligne au service de gynécologie : le CHU de Rouen s’associe avec Doctolib

    Dans un communiqué de presse Doctolib a annoncé le 29 mai 2018 que sa plateforme de service de prise de rendez-vous médicaux est désormais disponible pour les patientes du Centre Hospitalier Universitaire de Rouen souhaitant y recourir pour les consultations en gynécologie-obstétrique.

    Un service pour mieux piloter les consultations

    Le service est disponible depuis la plateforme de Doctolib, depuis le site du CHU de Rouen dans la rubrique de prise de rendez-vous à la maternité, mais également depuis le site de maternité dédié à l’obstétrique ouvert récemment par le CHU (www.maternité.chu-rouen.fr) afin de faciliter l’accès à ses spécialistes par les patientes.

    Le service inclut comme dans le cadre des déploiements précédents en CHU, un service de rappel de rendez-vous par sms ou mail pour prévenir les retards ou les oublis.

    Les praticiens hospitaliers peuvent via la plateforme de Doctolib gérer les priorités en recevant les patientes adressées par les confrères libéraux ou de l’hôpital en urgence. Ils peuvent également interagir avec elles en leur envoyant des instructions au préalable à la consultation (venir à jeun, apporter de la documentation, etc.) afin d’optimiser l’issue de la consultation.

    Pour Véronique Desjardins, la directrice générale du CHU de Rouen, ce partenariat s’inscrit dans la politique de modernisation de l’établissement et dans l’évolution des usages et des rapports avec le public via les outils numériques.

  • PHW18 : L’amélioration de la qualité de vie et l’IA, deux nouvelles notions dans l’évaluation (HAS)

    À l’occasion d’une table-ronde sur l’évaluation des solutions e-santé organisée lors du salon Paris Healthcare Week le mercredi 30 mai 2018, les questions suivantes ont été abordées :

    • la prise en compte de la valeur d’une solution et de l’amélioration de la qualité de vie des patients qu’elle apporte comme critères d’évaluation qui sont bien intégrées au processus de l’évaluation de la Haute Autorité de Santé (HAS) ;

    • l’impact de l’intelligence artificielle (IA) sur les modalités d’évaluation, où la validation du processus de fabrication semble se profiler comme méthodologie d’évaluation en accord avec les normes internationales.

    Sur ces questions, une contribution significative a été apportée par la représentante de la HAS, CNEDiMTS, Isabelle Adenot. Outre les clarifications sur la prise en compte des ces nouveaux critères lors du processus d’évaluation des solutions innovantes, elle a également dévoilé des travaux menés actuellement sur l’IA au sein de la HAS.

    Les financeurs doivent fixer un cadre

    À l’heure actuelle, l’évaluation des dispositifs repose sur des critères solides impliquant les fonctionnalités qui les caractérisent. Mais les valeurs médicale, organisationnelle et économique relatives à une solution innovante peuvent être difficile à juger, car souvent difficile à identifier à ce stade. Elles trouvent par ailleurs difficilement leur place dans les critère d’évaluation.

    C’est ainsi qu’ont émergé les critères d’évaluation ICHOM visant à définir la valeur d’une solution technologique à l’ensemble des acteurs du systèmes de santé, il s’agit de l’impact positif d’une solution.

    L’amélioration du pronostic du patient comme l’amélioration de sa qualité de vie sont des critères importants pour juger d’une solution, mais les financeurs sont ceux qui doivent décider comment ce deuxième critère peut être valorisé en définitive. Et les industriels doivent remplir leur part de contrat en fournissant des preuves du bénéfice apporté.

    La qualité de vie est-elle un sujet pour les évaluateurs ?

    La présidente de la Cnedimts a insisté sur le fait que la HAS tient bel et bien compte de l’apport quant à l’amélioration de la qualité de vie des solutions évaluées.

    Elle a également dévoilé pour le souligner un travail collaboratif en cours entre toutes les commissions de la HAS en vue de publier à la fin de l’année 2018 une étude sur les gains apportés par une solution en termes de qualité de vie du patient. Cet aspect va rentrer de plus en ligne en ligne de compte aussi bien du côté des financeurs que du côté des évaluateurs.

    Isabelle Adenot dévoilait également qu’au cours de ses évaluations, chaque commission de la HAS associait désormais aux membres qui la composent un spécialiste des nouvelles technologies, un geek, portant ainsi à 21, le nombre de participants à l’évaluation.

    L’IA dans l’évaluation: suivre les normes internationales et façonner un cadre

    La position de la HAS a déjà été formulée dans le cadre des états généraux sur la loi de la bioéthique. Le pré-requis pour l’acceptation de l’IA est de gagner la confiance des patients, du corps médical, des autorité et tous. Les dispositifs ayant recours à l’IA sont difficiles à évaluer car ils sont en constante évolution et perpétuel changement, et leur fonctionnement est insaisissable à un instant précis.

    C’est ainsi que se profile la méthode de l’évaluation du processus de fabrication, qui correspond aux normes internationales en train d’émerger. Mais, tout reste encore à faire de façon globale, comme à l’échelle nationale. C’est l’existence des normes de fabrication d’IA et une garantie de non-régressivité des logiciels qui rassurera les professionnels de santé et qui de ce fait ne verront pas d’inconvénient à y recourir. 

    Par ailleurs, actuellement à la HAS, des travaux pour proposer des principes d’évaluation méthodologique de l’IA sont en cours. Des chefs de projet de la HAS constituent une bibliographie pour faire un état des lieux de ce qui existe dans d’autres pays et un groupe de travail composé de méthodologistes et de spécialistes en IA a été constitué. Une publication couronnant ces travaux est attendue pour fin 2018.

  • PHW18 : Urgences Chrono, une plateforme web conçue pour aider à désengorger les services d’urgences

    A l’occasion de la troisième journée de la Paris Healthcare Week 2018, le jeudi 31 mai 2018, Health & Tech Intelligence a rencontré Magali Diagne, infirmière et co-fondatrice de Focus Santé.

    Cette start-up propose une plateforme web conçue par des professionnels de l’urgence pour aider à désengorger les services d’urgences français.

    Qu’est ce qu’Urgences Chrono ?

    Urgences Chrono est la première plateforme web française destinée à donner au patient une visibilité sur l’ensemble des établissements à mêmes de prendre en charge des personnes de façon non programmée, en urgence, autour de lui. Le but est d’informer le public de l’existence de professionnels de la santé capables prendre en charge des urgences ailleurs que dans les service d’urgences des établissements hospitaliers, souvent pris d’assaut.

    Notez qu’Urgences Chrono n’est pas une application : c’est un site internet responsive, capable de s’adapter au format smartphone.

    Pouvez-vous détailler les fonctionnalités proposées par Urgences Chrono ?

    Urgences Chrono est une plateforme d’information qui propose en particulier deux fonctionnalités : 

    • une fonctionnalité de géolocalisation : le patient peut-être géolocalisé, visualiser où il se trouve par rapport aux structures d’urgences sur une carte ; Urgences Chrono peut lui indiquer tous les lieux proches de lui où il peut être accueilli par un professionnel de santé en urgence (maisons médicales de garde, centres de soins non programmés, services d’urgences publics ou privés, etc.) ;
    • une fonctionnalité d’indication de disponibilité : cette fonctionnalité indique au patient utilisateur d’Urgences Chrono les délais d’attente de prise en charge dans les structures recensées (délais indiqués par des vignettes colorées : vignette verte – si le délai d’attente est court – ou rouge – si le temps d’attente prévu est important). Cette information est donnée en temps réel : les établissements partenaires sont reliés au site web, ce qui permet à une infirmière d’accueil et d’orientation de renseigner le délai d’attente de prise en charge dans l’établissement où elle travaille toutes les heures, et de faire apparaître ce délai sur le site internet et sur un écran placé dans la salle d’attente de l’établissement concerné.

    Ces deux fonctionnalités principales ont pour but de guider les patients dans le choix du praticien ou de l’équipe soignante la plus disponible pour lui, à la fois en terme de situation spatiale et en terme de temps.

    Et puisqu’une personne en souffrance est sujette à l’angoisse et à la confusion, nous avons ajouté d’autres fonctionnalités destinées à faciliter la compréhension des informations mises à disposition sur le site et la prise de contact avec l’établissement choisi. Ainsi, en cliquant sur un établissement, l’utilisateur peut accéder à une fiche qui indique les principales caractéristiques de cet établissement : son adresse, les spécialités médicales ou chirurgicales pratiquées, etc. En touchant, sur son smartphone, le numéro de téléphone indiqué, l’utilisateur peut directement appeler l’établissement.

    Par ailleurs, un bouton rouge permet d’appeler directement le 15.

    Pouvez vous raconter la genèse de ce projet ?

    L’idée de cette plateforme a germé dans deux têtes : dans celle du Dr Céline Jardy Triola, médecin urgentiste, et dans la mienne. 

    A l’époque, nous travaillions ensemble au service d’urgences du centre hospitalier de Bagnols-sur-Ceze. Aussi, nous étions toutes deux quotidiennement confrontées à un service d’urgences surpeuplé de patients, dont certains ne relevaient pas toujours de la médecine d’urgences. 43 % des consultations réalisées dans des services d’urgences devraient être pris en charge en médecine générale !

    Ce chiffre alarmant dont nous devions nous accommoder dans notre pratique professionnelle ne pouvait convenir ni à nous, ni aux patients. Ainsi, nous avons réfléchi à un outil qui permettrait de mieux informer les patients, dans le but de soulager les services d’urgences de ces 43 % de patients surnuméraires, de permettre aux professionnels de l’urgence de travailler dans de meilleures conditions et aux patients de recevoir une prise en charge appropriée plus rapidement.

    Qui est intervenu dans le développement de cette plateforme d’information ?

    Nous avons travaillé en effectif très réduit et pluridisciplinaire.

    Le Dr Jardy Triola et moi-même étions déjà médecin et infirmière spécialistes de l’urgence. Nous avons par ailleurs fait appel à deux développeurs informatiques. Nous nous sommes notamment associées avec mon frère, lui-même développeur, qui fait partie, avec le Dr Jardy Triola et moi-même, de la start-up Focus Santé que nous avons créée pour mieux soutenir le développement d’Urgences Chrono.

    En outre, nous avons pu rejoindre, pour aider à la conception de notre plateforme, un accélérateur de start-ups.

    La plateforme a-t-elle été testée ? Est-elle aujourd’hui utilisée, en service ?

    Oui, la plateforme est déjà utilisable et utilisée :

    • la première fonctionnalité, de géolocalisation et de recensement des structures d’urgences, a été déployée dans toute la France métropolitaine ;
    • la deuxième fonctionnalité, d’indication des disponibilités et des délais d’attente dans les établissements, est en cours de mise en place mais fonctionne déjà avec 9 établissements, dont l’hôpital de Bagnols-sur-Ceze.

    Mais avant cette mise en ligne, la plateforme a évidemment été testée, à Bagnols-sur-Ceze. La première phase de test a duré 10 mois. L’hôpital de Bagnols-sur-Ceze demeure par ailleurs notre hôpital pilote pour le test des nouvelles fonctionnalités que nous ajoutons progressivement à Urgences Chrono.

    Quelles évolutions prévoyez-vous pour cette plateforme ?

    Nous comptons pour le moment faire évoluer notre plateforme d’information selon trois axes principaux :

    • l’étendre aux départements d’Outre-mer, afin que toute la France puisse bénéficier du service d’information proposé par Urgences Chrono ;
    • déployer la seconde fonctionnalité, de renseignement sur les disponibilités des établissements d’urgences, afin qu’elle atteigne un maximum d’établissements sur tout le territoire français ;
    • ajouter à Urgences Chrono une fonctionnalité supplémentaire, qui consisterait en un carnet de prise de RDV avec les médecins généralistes recensés.

  • PHW18 : Les patients favorables à l’IA en santé, mais en ignorent les applications réelles (Carenity)

    A l’occasion de la Paris Healthcare Week, ce 31 mai 2018, un atelier intitulé « La place du numérique dans la prise en charge des patients : résultats d’une enquête réalisée auprès de 700 patients chroniques » a été organisé.

    Health&Tech Intelligence vous rapporte les principales conclusions qui ont émergé de l’étude réalisée par la société Carenity, en partenariat avec Catel, et qui ont été présentées par Michael Chekroun, son président.

    Le sondage visait à définir la manière dont les patients appréhendent les bénéfices apportés par les outils numériques en santé. Les résultats convergent en un point : les outils numériques et digitaux sont largement plébiscités par les patients atteints de pathologies chroniques. Les patients sont favorables à l’utilisation des applications mobiles en santé, ont recours aux outils digitaux et des réseaux sociaux et aimeraient bénéficier des avantages de la télémédecine et du dossier patient sous réserve d’être accompagnés.

    Carenity, communauté en ligne de patients atteints de maladies chroniques

    Fondée en 2011, Carenity est une entreprise spécialisée dans la création de communautés virtuelles de patients souffrant d’une maladie chronique et qui réalise des études liées à la santé. Son équipe se compose d’une vingtaine de collaborateurs basés en France et aux États-Unis. Communauté de patients en ligne, elle rassemble près de 300 000 patients et leurs proches en France, aux États-Unis, en Angleterre, en Espagne, en Allemagne et en Italie. La plateforme est accessible en plusieurs langues. Les patients s’y inscrivent gratuitement. Carenity travaille de manière croissante avec les associations de patients et d’usagers du système de santé.

    Lutter contre l’atomisation des patients atteints de pathologies chroniques

    Carenity facilite la mise en relation d’hommes et de femmes concernés par les mêmes maladies en mettant gratuitement à disposition un réseau social structuré en groupes d’amis, fil d’actualité, forums de discussion, messagerie privée, etc. L’objectif de cette plateforme est d’extraire le patient d’une situation de solitude face à la maladie. S’agissant du respect des données personnelles des patients, les utilisateurs s’inscrivent avec un pseudonyme et la plateforme respecte les règles en vigueur pour respecter confidentialité.

    Mettre à disposition des patients des informations fiables sur leur maladie

    Carenity est une source d’information continue sur l’actualité scientifique et les innovations médicales. Ses utilisateurs peuvent y trouver des articles, vidéos d’experts, interviews de médecins, témoignages de patients pour les aider à mieux « gérer » leur santé.

    Contribuer au progrès de la médecine et à l’avancement de la recherche scientifique

    Les patients sont invités à exprimer leurs besoins sur leur maladie ou leurs traitements pour qu’ils soient mieux compris par celles et ceux qui développeront demain de meilleurs produits de santé pour les patients. Carenity partage systématiquement les résultats de ses enquêtes avec les membres de sa communauté, dont les résultats sont par ailleurs mis en ligne sur le site de l’entreprise.

    Des engagements permettant de faire « bouger les lignes »

    Carenity a réalisé une étude auprès de patients atteints de sclérose en plaque en partenariat avec la Ligue française contre la sclérose en plaques, pour évaluer le risque à charge des patients en ALD.

    Les résultats de l’enquête sont édifiants. Les patients concernés dépensent entre 1 et 1,5 SMIC par an pour leur traitement, l’amélioration de leur logement, etc. Les résultats, présentés à la ministre de la santé et aux parlementaires « ont permis de faire bouger les lignes », se félicite Michaël Chekroun.

    Résultats de l’étude : quelle est la perception des patients quant aux services apportés par le numérique en santé ? 

    Le sondage réalisé en partenariat avec Catel interrogeait les utilisateurs de la plateforme selon les axes suivants :

    • comment les innovations numériques peuvent-elles se transformer en usages et pratiques réels (notamment dans le cadre du suivi des maladies chroniques) ?
    • quelles sont les éventuelles résistances à l’utilisation des innovations numériques en santé et quelles en sont les causes ?

    L’objectif était d’évaluer la perception des patients quant à l’usage du numérique dans le suivi de leur maladie, de proposer un état des lieux des outils existants et d’évaluer les attentes des patients en matière d’outils numériques.

    Protocole et méthodologie de l’étude

    Le questionnaire développé a été mis en ligne pendant 15 jours sur le site de l’entreprise. L’enquête a recueilli près de 700 réponses. L’âge moyen des répondants est 56 ans, avec une légère sur-représentation de femmes. On relève par ailleurs un nombre élevé de répondants atteints de diabètes, de fibromyalgie, de sclérose en plaques, spondylarthrite ankylosante. 

    Les répondants plébiscitent l’usage des outils de la e-santé

    Parmi les résultats marquants du sondage, ont été évoqués les éléments suivants : 

    • Sur la perception du digital en santé : 35% des répondants estiment que le digital va faciliter l’accès aux soins tandis que 35% considèrent qu’il s’agit d’une « révolution » de nature à enrichir la relation entre les patients et les médecins ; les innovations digitales sont majoritairement jugées innovantes et utiles aux patients car favorisant un meilleur suivi de leur traitement ; 
    • Sur les applications et apports de l’IA en santé : 60% des sondés estiment avoir besoin d’informations supplémentaires sur l’intelligence artificielle, car ils en ignorent les applications directes au domaine de la santé ; 25% des répondants estiment qu’il s’agit d’une piste d’innovation intéressante.
    • Sur l’usage du digital et des réseaux sociaux : 7/10 patients ont déjà utilisé un outil digital ; 1/2 a utilisé un système électronique de prise de rendez-médicale (comme Doctolib). Les réseaux sociaux sont très utilisés des patients : les groupes fermés ou ouverts constitués (sur Facebook notamment) autour de pathologies sont nombreux et actifs.
    • Sur l’utilisation d’applications mobiles en santé : ce sont des services déjà adoptés par les patients. Les sondés en apprécient la simplicité d’utilisation.
    • Sur les potentialités offertes par la télémédecine : 3/4 des patients se disent intéressés par un service de téléconsultation, s’il y a un accompagnement technique.
    • Sur l’usage du dossier médical partagé (DMP) : Le DMP est peu connu des sondés (52% d’entre eux ignorent ce dont il s’agit), mais il représente tout de même une attente pour 1/4 des utilisateurs interrogés. En effet, en l’état, les malades disent devoir se répéter régulièrement lorsqu’ils s’adressent à différents professionnels et services de santé. Il leur arrive par ailleurs de perdre leurs documents et ils souhaiteraient disposer d’un dossier électronique partagé pour prévenir les risques de pertes et éviter les redondances.
    • Sur les attentes des patients quant aux nouvelles technologies et de la numérisation de leur parcours de soins : les sondés sont favorables à l’utilisation de leurs données au service la recherche médicale et clinique, pour accroître l’efficacité du système de santé et faciliter la prise de décision des médecins.
    • Sur l’association des patients au processus de décision médicale : 80% des sondés se disent par ailleurs prêts à donner leur avis pour améliorer leur prise en charge ; 8 patient sur 10 sont prêts à partager leur expérience pour aider les autres patients à mieux vivre leur maladie. Les patients accepteraient d’être associés au processus d’élaboration de dispositifs techniques de prise en charge des malades chroniques.

    Les résultats du sondage sont accessibles sur le site internet de l’entreprise Carenity, sous réserve d’une inscription (gratuite).

  • PHW18 : Fluidifier le partage d’informations à l’hôpital avec JiveX Healthcare Content Management

    A l’occasion de la troisième journée de la Paris Healthcare Week, Health & Tech Intelligence a assisté à la présentation de l’outil JiveX Healthcare Content Management élaboré et commercialisé par l’entreprise Visus Health IT.

    Le système JiveX Healthcare Content Management met à disposition des établissements de santé l’ensemble des composants permettant l’intégration, la manipulation, la visualisation et la diffusion de l’ensemble des données médicale dans un système unique. JiveX est capable de s’interfacer aux autres systèmes principaux comme le SIH ce qui débouche sur une communication fluidifiée et sécurisée entre les différents services de l’hôpital.

    Fluidifier le partage d’information dans les établissements de santé

    La communication dans les établissements hospitaliers s’appuie sur une multitude de systèmes, d’outils informatiques, de logiciels et de réseaux qui doivent être interconnectés.

    Réduire la profusion de lieux de stockages d’informations médicales 

    Un patient qui se rend dans un service hospitalier de radiologie pour y réaliser une radiographie du thorax voit ses résultats stockés sur un CD. Il effectue ensuite un ECG dont les conclusions sont imprimées sur papier, lequel est intégré au dossier médical du patient. Ce dernier se rend ensuite auprès de son cardiologue, qui réalise une échographie cardiaque dont les résultats sont enregistrés dans un logiciel excel.

    Les observations médicales sont donc stockées sur différents supports de l’établissement hospitalier. La coexistence de plusieurs supports soulève des difficultés pour les médecins. Elle peut également mettre à mal la cohérence de la prise en charge du patient.

    La complexité des systèmes existants dans les hôpitaux tient à plusieurs éléments :

    • chaque spécialiste doit disposer d’un logiciel expert ; 
    • le praticien hospitalier, qui réalise une analyse globale du séjour peut rencontrer de nombreux obstacles lié au temps de recherche d’information estimé entre 20 minutes et 1h ;
    • certains examens sont réalisés à plusieurs reprises ;
    • le coût des espaces de stockage est élevé, etc. 

    Une solution permettant de faciliter le partage d’information à l’hôpital

    Visus Health IT a donc développé l’outil JiveX Healthcare Content Management, qui permet de répondre aux besoins de fluidification de l’information au sein des établissements de santé. Ce système met à disposition l’ensemble des composants permettant l’intégration, la manipulation, la visualisation et la diffusion de l’ensemble des données médicale dans un seul système. Il en résulte, du fait de sa capacité à s’interfacer aux autres systèmes principaux comme le SIH, un réseau de communication sécurisé et rapide.

    JiveX Healthcare Content Management s’articule autour de quatre axes

    Medical integration : intégrer les données médicales

    Les outils JiveX Gateway assurent l’intégration de tout format dans le système HCM :

    • maintien de l’infrastructure logicielle existante : mise en commun des données, pas des systèmes ;
    • intégration des données au niveau du patient, du séjour ou de l’examen au travers d’interfaces (Gateways) ;
    • prise en charge de documents, signaux, images, données structurées ou vidéos indépendamment de l’éditeur et conversion dans des formats médicaux standardisés tels DICOM, PDF/A ou HL7 CD.

    Workflow manager : classer les données médicales

    JiveX Workflow Manager regroupe les outils nécessaires pour accompagner les utilisateurs dans l’acquisition, l’exploitation et la classification des données :

    • classification automatique ;
    • création intelligente de demande d’examen (Worklists) incluant les données patient/séjour correspondantes depuis le système d’information ;
    • synchronisation des données à l’échelle de l’établissement ;
    • création et classement contextuels des données médicales ;
    • outils de démonstration intelligents pour l’échange interdisciplinaire ;
    • interconnexion des sites pour une gestion harmonisée des données.

    Medical viewing : visualiser les données pour produire des informations médicales

    La visionneuse JiveX est un dispositif médical et permet l’affichage simultané de formats différents des données liées au patient ou au à son séjour :

    • Affichage de l’ensemble des données médicales dans un Viewer ;
    • Regroupement des données médicales par patient ou par séjour patient ;
    • Représentation des données conforme au dossier médical de l’établissement ;
    • Filtres intelligents pour une représentation claire et adapté à l’utilisateur des données médicales ;
    • Ajustement individualisé des options d‘affichage ;
    • Compatibilité avec différents navigateurs Web ;
    • Sans empreinte (zero-footprint).

    Medical Archive : archiver les données médicales

    L’archive médicale JiveX est une archive neutre, garantissant le contrôle des versions pour l’ensemble des données de l’établissement :

    • Consolidation de la structure de l’archive : accès rapide, moins d’administration et de maintenance ;
    • Optimisation des processus grâce à une gestion centralisée et unique des données ;
    • Récupération de la propriété des données via l’archive neutre ;
    • Établissement d’une structure de données unique comme base pour un échange inter-établissements ;
    • Conformité avec le profil IHE-XDS.

  • L’OMS va adopter l’initiative numérique nationale de l’Inde relative à la santé

    « L’initiative numérique de l’Inde sur la santé va être adoptée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en tant que première résolution sur la e-santé », a déclaré le 21 mai 2018 le ministre de la Santé et de la Famille indien Jagat Prakash Nadda, lors de son discours à l’Assemblée mondiale de la santé, l’organe décisionnel de l’OMS.

    « La technologie de la santé numérique a un énorme potentiel pour soutenir la couverture sanitaire universelle (CSU) et améliorer l’accessibilité, la qualité et l’accessibilité financière des services de santé. Cette résolution devrait être adoptée par chacun d’entre nous afin d’ouvrir la voie vers un programme de santé mondial », a-t-il précisé.

    L’Inde va bientôt accueillir un Sommet mondial sur la santé numérique

    Des délégations de tous les États membres de l’Organisation mondiale de la santé ont assisté à la 71ème édition de l’Assemblée.

    M. Nadda a indiqué que l’Inde prévoyait d’accueillir prochainement un Sommet mondial sur la santé numérique avec le soutien de l’OMS, espérant que l’événement contribuera aux efforts déployés par l’organisation mondiale pour élaborer une stratégie internationale sur la e-santé.

    CSU : un programme spécial lancé par le Premier ministre N. Modi

    L’Inde a récemment développé de nombreuses initiatives visant à atteindre les quatre principes de la couverture sanitaire universelle, soit le renforcement des systèmes de santé, l’amélioration de l’accès aux médicaments et aux diagnostics gratuits ainsi que la réduction des dépenses de santé.

    Le Premier ministre Narendra Modi a par exemple lancé un ambitieux programme intitulé « Ayushman Bharat » (« long vie à l’Inde ») pour traduire les visions du gouvernement concernant la CSU. Le programme repose sur les piliers des centres de santé et de bien-être pour la prestation de services complets de soins mais aussi sur la mission nationale de protection de la santé (NHPM) des premiers ministres.

    500 M. de personnes bénéficieront d’une couverture santé de 500 000 roupies

    La NHPM vise à fournir des soins secondaires et tertiaires à 100 millions de familles, soit 500 millions de personnes (environ 40 % de la population du pays), qui bénéficieront d’une couverture d’assurance santé de 500 000 roupies (6 300 € ; 7 400 US$) par an.

    JP. Nadda a également rappelé que des mesures ont été prises pour réduire les maladies non transmissibles et que l’Inde s’était engagé à mettre fin à la tuberculose d’ici 2025, soit cinq ans avant la date limite fixée par l’OMS pour les États membres.

    Suite au succès de la première Conférence mondiale sur l’accès aux produits médicaux (novembre 2017), L’Inde organisera la deuxième édition en octobre 2018 à New Delhi, a-t-il ajouté.

  • Data : Serious games et jeux en ligne pour personnes âgées atteintes de troubles cognitifs

    Ludiques et stimulants, les serious games s’imposent peu à peu dans les services de gériatrie et de neurologie. Plusieurs travaux scientifiques ont montré leur intérêt chez les patients souffrant de la maladie d’Alzheimer. Ces jeux vidéo permettent, notamment, d’améliorer l’attention, de maintenir des compétences utiles dans le quotidien ou de ralentir la perte de mémoire.

    Dans la rubrique Data du 30 mai 2018, Health & Tech Intelligence a analysé les jeux sérieux  et logiciels ludo-éducatif disponibles actuellement sur le marché français.

    Pour accéder à l’indicateur, suivre ce lien.

  • 6 Serious games destinés aux personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer

    Ludiques et stimulants, les serious games s’imposent peu à peu dans les services de gériatrie et de neurologie. Plusieurs travaux scientifiques ont montré leur intérêt chez les patients souffrant de la maladie d’Alzheimer.

    Ces jeux vidéo permettent, notamment, d’améliorer l’attention, de maintenir des compétences utiles dans le quotidien ou de ralentir la perte de mémoire.

    Health & Tech Intelligence a analysé les jeux sérieux et logiciels ludo-éducatifs disponibles actuellement sur le marché français.  L’un d’entre eux, Aidant & Eve, est spécifiquement destiné aux aidants des personnes malades.

    Genious Healthcare est l’un des principaux concepteurs de serious games pour personnes atteintes de troubles cognitifs.

  • Télémédecine : les négociations conduisent à la signature de l’avenant conventionnel n° 6

    Dans une communication du 25 mai 2018, le Syndicat des Médecins Libéraux (SML) a annoncé avoir signé l’avenant conventionnel n° 6, à la suite de la validation du document par 91% de ses instances.

    Un accord a ainsi été conclu couronnant plusieurs semaines de négociations avec la Caisse nationale d’assurance maladie pour instaurer la rémunération conventionnelle des médecins libéraux pour des actes de téléconsultation et de télé-expertise.

    La SML affirme que si accord il y a eu, c’est avant tout dans l’objectif « d’amorcer le dispositif » en inscrivant les actes de télémédecine et de télé-expertise dans le droit commun, conformément aux dispositions de la LFSS 2018, et parce que les exigences principales de la SML ont été satisfaites. La SML se dit prête à revenir sur les termes de l’accord à tout moment, notamment si la renégociation des tarifs d’ici un an n’est pas maintenue.

    Les principaux points de l’avenant

    Téléconsultation

    • La téléconsultation sera ouverte à l’ensemble des patients au 15 septembre 2018 ;
    • Bien que les partenaires conventionnels aient souhaité inscrire la téléconsultation dans un parcours de soins coordonné, des exceptions comme l’absence de médecin traitant sont prévues ;
    • Réalisation obligatoirement de la téléconsultation par vidéotransmission dans des conditions d’équipement adaptées aux situations cliniques visant à garantir la confidentialité, la sécurisation et la traçabilité des échanges ;
    • Pour faciliter l’équipement de moyens techniques, la mise en place de deux nouveaux indicateurs, dans le cadre du forfait structure, permettant une rémunération de 525 euros;
    • Les actes de téléconsultations valorisés dans les mêmes conditions que les consultations en présentiel permettant aux médecins en secteur 2 de facturer leurs compléments d’honoraires sur les téléconsultations.

    Télé-expertise

    • Ouverture du dispositif aux patients pour lesquels l’accès aux soins doit être facilité en priorité, au regard de leur état de santé ou de leur situation géographique ;
    • Le calendrier du déploiement du dispositif est à définir d’ici 2020 ;
    • À l’heure actuelle, deux niveaux de télé-expertise – pour une question circonscrite ou pour une situation complexe – sont définis et la possibilité d’un troisième est envisagée ;
    • Rémunération :
      • le médecin requis facturera 12 euros par télé-expertise de niveau 1 (dans la limite de 4 actes par an et par patient) et 20 euros par télé-expertise de niveau 2 (dans la limite de 2 actes par an);
      • le médecin requérant bénéficiera d’un forfait de 5 euros par télé-expertise de niveau 1, et 10 euros par télé-expertise de niveau 2, dans la limite d’un maximum de 500 euros par an pour l’ensemble des actes de télé-expertise.

    Ouverture sur l’avenir

    • L’élargissement des consultations complexes et très complexes pour certaines spécialités est envisagé. Ainsi, des majorations pourront être appliquées dans les cas suivants :
      • 16 euros pour la prise en charge d’un patient atteint de sclérose en plaques, de la maladie de Parkinson ou d’épilepsie instable et d’autres maladies neuro-dégénératives ;
      • 46 euros pour la consultation annuelle de suivi d’un enfant autiste;
    • Possibilité d’étendre les indications de la visite très complexe ;
    • Dans l’objectif d’amélioration de la répartition de l’offre de soins sur le territoire, les partenaires conventionnels sont prêts à revoir les différents dispositifs existants :
      • Contrat de solidarité territoriale médecin (CSTM) ;
      • Contrat d’aide à l’installation des médecins (CAIM) ;
      • Contrat de transition pour les médecins (COTRAM) ;
      • Contrat de stabilisation et de coordination pour les médecins (COSCOM).

    Les valeurs chères au SML défendues

    La SML ne manque pas de souligner le caractère insuffisant des niveaux de rémunération malgré la validation de l’avenant, mais estime que :

    • la liberté de choix des médecins est préservée ;
    • la clause de revoyure constitue un point clé de l’avenant pour sa renégociation et permettra d’évaluer le dispositif de rémunération dans un an.