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  • Réguler l’IA et la robotisation en santé : le sujet au cœur du colloque d’Ethik-IA, 02/07/18, à Paris

    Ethik-IA, initiative citoyenne et académique française qui se donne pour but de « proposer une série d’outils et de notes de cadrage pour garantir un regard humain sur les algorithmes en santé » et de « dépasser le débat entre surprotection et dérèglementation », organise un colloque prenant pour problématique centrale la régulation de l’IA et de la robotisation en santé.
    Ce colloque, qui se tiendra à Paris le 2 juillet 2018, sera organisé en partenariat avec la chaire santé de Sciences Po Paris et l’Institut Droit et Santé de l’Université Paris-Descartes.

    « Le temps est contraint. Si nous ne déployons pas un cadre en France, les standards des autres pays sur l’IA nous seront imposés », expliquait David Gruson – de la chaire santé Sciences Po Paris – lors de la création d’Ethik-IA. Ce colloque s’inscrit dans ce contexte d’urgence selon les trois principaux axes de travail définis par le groupe pour 2018 :
    – poursuivre le « travail de sensibilisation sur les opportunités de régulation de l’IA auprès des professionnels du sanitaire et médico-social » ;
    – proposer des outils de ‘régulation positive’ de l’IA en France, en établissant « des grands principes clairs », mais « assez ouverts pour favoriser le développement de l’innovation » ;
    – s’attaquer au chantier des ressources humaines car l’IA en santé.

    13h30 : Accueil des participants

    14h00 : Ouverture

    Par le Pr Jean-François DELFRAISSY, Président du Conseil consultatif national d’éthique

    14h30-15h30 : IA, robotisation, certification et normalisation : quelles clés de régulation ?

    Session coordonnée

    Par Maître Delphine JAAFAR (Cabinet Vatier) et Julia PETRELLUZZI (Ethik IA), avec l’intervention de :

    • Dr Isabelle ADENOT, Membre du Collège de la HAS
    • Dr Jacques LUCAS, Vice-Président chargé du Numérique, Conseil national de l’Ordre des médecins
    • Thomas LONDON, Directeur Santé de Mc Kinsey
    • Pr Anne LAUDE, de l’Institut Droit Santé Paris-Descartes
    • Pr Lydia MORLET, del’Institut Droit Santé Paris-Descartes
    • Fabien WAECHTER, Président de l’ADIJ
    • Michel BALLEREAU, Président COS AFNOR et Délégué général FHP
    • Yann MAZENS, de France Assos Santé
    • Yvanie CAILLE, Directrice générale de l’INDS
    • Jérôme CHEVILLOTE, Marketing Director GE Healthcare France et Benelux

    Présentation du projet pilote sur les applications de l’IA en génétique avec l’IHU Imagine

    Par :

    • le Pr Stanislas LYONNET ;
    • le Pr Anita BURGUN ;
    • Nicolas GARCELON

    15h30 : Pause

    15h45-16h45 : IA, robotisation et accompagnement à la transformation des métiers du champ sanitaire et médico-social : comment mettre en œuvre une RSE digitale en santé ?

    Session coordonnée

    Par Judith MEHL et Adrien DEUDON (Ethik IA), avec l’intervention de :

    • Dr Stéphanie RIST, Députée ;
    • Pr Antoine TESNIERE, Vice Doyen Paris-Descartes, chargé d’une Mission ministérielle sur l’évolution de la formation des professionnels de santé ;
    • Pr Salima BENHAMOU, de France Stratégie, auteur du rapport Intelligence artificielle et travail ;
    • Dr Philippe DENORMANDIE, copilote du rapport du « Groupe des 26 » sur l’avenir de l’hôpital ;
    • Gérard VINCENT, Président du CRAPS, délégué général honoraire de la FHF ;
    • Jean-François GOGLIN, Directeur des systèmes d’information et e-santé, FEHAP ;
    • Patrick MALLEA, Directeur IA pour MNH GROUP ;
    • Julien MERAUD, Directeur produit et marketing à Doctolib ;
    • Rodolphe BOURRET, Directeur du Centre hospitalier de Valenciennes ;
    • Mathias DUFOUR, Président de l’association Leplusimportant

    Présentation du projet pilote d’évaluation des impacts RH de l’IA et de la robotisation sur les métiers du champ sanitaire et médico-social

    Par :

    • Angèle MALATRE, Directrice Santé de l’Institut Montaigne

    16h45-17h45 : IA, robotisation et innovation en santé : comment prendre le tournant de la médecine algorithmique et valoriser l’expertise française dans un contexte mondialisé ?

    Session coordonnée

    Par Guillaume DE DURAT (patient et spécialiste e-santé) et Dr Victor de CASTRO (Ethik IA), avec l’intervention de :

    • Jérôme NOUZAREDE, PDG d’Elsan
    • Pr Jean SIBILIA, Président de la Conférence des Doyens de facultés de médecine ;
    • Bernard HAMELIN, Directeur Médical d’Evidence Generation, Sanofi ;
    • Dr Thierry GODEAU, Président de la Conférence des Présidents de CME de Centres hospitaliers ;
    • Olivier CLATZ, Président de Therapixel ;
    • Etienne GRASS, Directeur de Citizen Services, Cap Gemini ;
    • Emmanuelle PIERGA, Directrice générale Orange Healthcare ;
    • Sandrine DEGOS, Présidente de Care Insight ;
    • Pr Jean-François MEDER, Président de la Société française de radiologie ;

    Présentation du projet pilote sur la télémédecine de garantie humaine de l’IA

    Par le Pr Nathalie SALLES, Présidente de SFT-ANTEL, et le Dr Pierre SIMON

    Clôture 17h45

    Par le Pr Guy VALLANCIEN, membre de l’Académie nationale de médecine

    Inscription dans la limite des places disponibles par retour de mail : mehljudith@gmail.com

  • Follow lève 1 million d’euros pour déployer sa plateforme de gestion de consultation médicale

    La start-up Follow a annoncé le 14 juin 2018 une levée de fonds à hauteur d’un million d’euros. Elle est portée par l’accélérateur West Web Valley, Kima Ventures (le fonds de Xavier Niel), Arkea et des business angels du monde de la santé.

    Follow a conçu un logiciel médical en ligne commercialisé sous forme de SaaS permettant aux praticiens de suivre l’évolution de leurs patients et d’optimiser leurs consultations. À l’origine, la solution est avant tout destinée aux chirurgiens et kinésithérapeutes.

    Les fonds réunis seront utilisés notamment pour :
    • accroître son équipe commerciale et accélérer le déploiement de sa solution ;
    • finaliser et lancer une nouvelle version de la plateforme (version 2) ;
    • développer des versions logicielles à destination de nouvelles spécialités médicales telles la chirurgie digestive ou l’ORL.

    Deux axes stratégiques  – spécialisation et fourniture aux établissements de santé

    Fondée en juillet 2015 par Roman Collin, Marie de la Rochebrochard et Antoine Magliulo, la start-up ambitionne de supplanter les logiciels médicaux traditionnels grâce à une interface ergonomique et adaptée à chaque spécialité. 20 spécialités sont couvertes actuellement.

    La start-up revendique actuellement plusieurs centaines d’utilisateurs de sa plateforme. Elle vise à devenir le fournisseur de spécialistes et d’établissements de santé.

    Il s’agit d’un solution qui permet de faciliter le diagnostic et le suivi des patients.

    Impliquer le patient

    La solution inclut un module patient qui place celui-ci dans un rôle actif, puisqu’il dispose d’un outil accessible en salle d’attente du spécialiste équipé afin de renseigner un questionnaire en vue de faire un bilan préalable à la consultation.

    Grâce à la solution, le praticien peut réaliser des bilans de consultation, ses comptes-rendus opératoires, envoyer ses courriers et les fichiers d’imagerie, etc.

    Agréée HDS, la start-up propose également un module pour exploiter les données recueillies soit pour faire des courbes de progression, soit pour les exploiter dans le cadre de la recherche médicale.

  • L’IA pour lutter contre le diabète : WeHealth by Servier s’allie à la fondation américaine PSDC

    WeHealth by Servier (la direction e-santé du groupe Servier) et la fondation américaine Peter Sheehan Diabetes Care Foundation (PSDC) ont annoncé le 12 juin 2018 un partenariat visant à « renforcer la lutte contre le diabète et ses complications dans les communautés souffrant d’inégalités en matière de santé et d’accès aux soins« , a indiqué le groupe Servier. 

    Ce partenariat émane d’une initiative visant à créer des solutions innovantes utilisant l’intelligence artificielle (IA) dans le but d’agir sur des facteurs notamment culturels et environnementaux à l’origine du diabète.

    Le partenariat

    Le partenariat entre WeHealth by Servier et la Fondation PSDC s’inscrit dans le cadre d’un large programme : le Global Care Initiative, programme à l’initiative de la Fondation PSDC.

    De ce partenariat entre Servier et cette Fondation américaine émaneront plus concrètement deux projets :

    • CarePorts (Community-based health infrastructure) : cette partie du projet vise à encourager la création de cliniques de santé numérique dans le but d’intervenir dans la prévention du diabète et de ses complications dans les communautés ;
    • CareLabs : cette partie du projet consiste en un accélérateur pour entreprises en santé numérique collaborant avec des centres d’innovation internationaux axés sur le développement de technologies d’IA. Le but de CareLabs est de stimuler la création d’applications de prévention du diabète.

    CarePort

    Chaque « CarePort » comportera :

    • des solutions de diagnostic connectées ;
    • une équipe dédiée d’agents de santé communautaire qualifiés. Ce personnel, « entièrement formé par la Fondation PSDC, sera certifié pour l’utilisation des solutions d’IA et en compétences culturelles pour faciliter les relations entre les patients et les professionnels de santé », a précisé Servier.

    Un projet pilote débutera à l’automne 2018 pour mettre en place les premiers CarePorts. Servier et la PSDC prévoient un déploiement à l’échelle mondiale d’ici à 2020.

    Care Labs

    Il est prévu que CareLabs collabore avec des start-ups pour stimuler le développement de solutions de e-santé adaptées aux spécificités des communautés desservies par les CarePorts. Les start-ups qui s’associeront à Servier et à la fondation PSDC dans le cadre de ce projet seront déterminées par un appel à candidature pour une intégration au programme à la fin de l’année 2018. L’appel à candidature sera lancé au début du mois de juillet 2018. Des sessions de présentations auront par ailleurs lieu au mois d’octobre, à New-York, en marge du Prix Galien.

    « WeHealth by Servier accompagnera la Fondation PSDC dans le développement de son réseau CareLabs à travers le financement, le co-développement et la mise sur le marché de solutions issues de la technologie d’IA », a précisé le groupe.

  • L’incubateur Open Accelerator de ZCube lance son 3e programme international pour start-ups e-santé

    Zcube, entreprise de recherche du groupe pharmaceutique Zambon, a ouvert la troisième édition de son programme international d’accélération de start-ups dans la santé.

    Pour 2018, l’appel à candidatures porte sur les domaines du système nerveux central (SNC) et de l’appareil respiratoire et leurs maladies rares.

    L’incubateur Open Accelerator accompagnera des entreprises travaillant autour de quatre grandes thématiques :
    • Systèmes d’administration de médicaments
    • Appareils médicaux, marqueurs biologiques et diagnostics
    • Dispositifs mobiles et santé numérique
    • Big Data

    Les dépôts de candidatures sont ouverts jusqu’au 30 juin 2018 via le lien ci-contre.

    L’appel à projets 2018 vise les chercheurs, scientifiques et entrepreneurs potentiels qui, à l’issue du programme d’accélération, auront la chance de recevoir un investissement initial pouvant atteindre 100 000 euros et l’occasion de développer leurs projets en collaboration avec Zambon. Des espaces de laboratoires et de bureaux seront mis gratuitement à leur disposition dans le campus OpenZone, campus dédié aux sciences de la vie créé par Zambon.

    Les projets les plus novateurs seront sélectionnés pour participer au programme d’accélération réalisé en partenariat avec le bureau d’innovation de Deloitte et le soutien de collaborateurs et partenaires tels que Italian Angels for Biotech, Innogest, le Prix Marzotto, le StartLab Unicredit et Bird & Bird.

  • Les hôpitaux français, théâtres de transformations majeures – Conférence Grant Thornton & Cerner 1/2

    Les entreprises Grant Thornton et Cerner organisaient conjointement le 14 juin 2018 une conférence intitulée « Les systèmes d’information dans le domaine de la santé : réussir son virage stratégique ». 

    Catherine Greindre, Directrice général des Hospices civils de Lyon et Présidente de la Commission Innovations Technologiques et Organisationnelles au sein de la conférence des DG de CHU a ouvert cette journée de conférence en évoquant les principaux questionnements et défis se présentant actuellement aux directeurs généraux d’hôpitaux français. 

    Jean François Lefebvre, Directeur général du CHU de Limoges et Président de la Commission des Systèmes d’information et E-santé au sein de la conférence des DG de CHU lui a succédé, évoquant les cinq enjeux actuels du monde hospitalier français.

    Catherine Geindre : DG de CHU – Hôpitaux civils de Lyon, Présidente de la Commission Innovations Technologiques et Organisationnelles au sein de la conférence des DG de CHU.

    Lors de son intervention, Catherine Geindre a souhaité rendre compte des questionnements que se posent actuellement les directeurs généraux d’établissements hospitaliers français.

    Catherine Geindre rappelle que les hôpitaux sont aujourd’hui le théâtre de « transformations majeures ». Les innovations technologiques ont un impact immédiat et tangible sur l’organisation des établissements hospitaliers, sur la prise en charge des patients, et sur l’offre de soins.

    Ces transformations s’accompagnent d’évolutions sociétales : les patients sont de plus en plus connectés et exigeants quant à la qualité des soins et de leur prise en charge. Les directeurs d’hôpitaux doivent répondre aux nouvelles revendications et aspirations des jeunes professionnels de santé. Le contexte actuel est également marqué par des évolutions organisationnelles avec les groupements hospitaliers de territoire (GHT), et la transformation de la répartition de l’offre de soins. « La réponse aux besoins de santé doit dès lors être plus globale, transversale, décloisonnée, populationnelle ».

     Catherine Geindre relève par ailleurs les évolutions suivantes :

    • la raréfaction de l’expertise médicale ;
    • la réduction du temps des séjours hospitaliers qui nécessite de prolonger la prise en charge des patients dans leur domicile
    • l’autonomisation des patients, qui deviennent des acteurs de leur prise en charge.

    Les technologies et les systèmes d’information sont des leviers et des catalyseurs de transformations du système de santé, selon la directrice des hôpitaux civils de Lyon. Les systèmes d’informations doivent être plus communicants qu’ils ne le sont aujourd’hui, davantage sécurisés, performants, et intelligents.

    L’hôpital public doit par ailleurs s’ouvrir aux enjeux de l’intelligence artificielle. La création récente du health data hub s’inscrit dans cette dynamique. Il doit être en capacité d’intégrer les objets connectés et les enjeux de la médecine personnalisée. Enfin, dans un contexte économiquement contraint, les choix d’investissements sont majeurs et la marge d’erreurs des décideurs publics est très restreinte.

    Jean-François Lefebvre, Directeur général du CHU de Limoges, Président de la Commission des Systèmes d’information et E-santé au sein de la conférence des DG de CHU

    Les hôpitaux sont de plus en plus mobilisés dans les groupements hospitaliers de territoire. D’après Jean-François Lefebvre, les hôpitaux sont des accélérateurs de changement. En confiant la convergence des systèmes d’information hospitaliers à un établissement support la loi est également un élément clé de transformation des établissements hospitaliers. Le Programme « Hôpital numérique » est au même titre un accélérateur de changements, car il participe de l’évaluation de la performance de ces systèmes.

    Mise en garde contre le développement incontrôlé des technologies numériques

    J-F. Lefebvre met les auditeurs en garde contre le développement « débridé » du numérique, des objets connectés, dont on ignore encore tous les développements et usages possibles. Ils soulèvent des questions éthiques et juridiques, dont certaines n’ont pas encore été traitées par les chercheurs et acteurs concernées. 

    Le Directeur général du CHU de Limoges revient ensuite sur cinq enjeux actuels : 

    • 1.L’informatisation des flux et des parcours : les systèmes d’information doivent embrasser une logique de parcours et gérer les flux entre les différents professionnels de santé. Les nouveaux outils numériques sont d’ores et déjà exploitables et ont contribué à refonder la structuration des parcours.
      • La stratégie nationale de santé affiche un objectif d’évaluation, de mesure et de valorisation des établissements et professionnels de santé, qui implique de recueillir les informations et de les rapprocher à des fins d’analyse et de comparaison. Il convient par ailleurs de mieux penser et organiser l’amont et l’aval de la prise en charge des patients à l’hôpital, en utilisant notamment les données de santé du patient.
      • téléexpertise et télémédecine : leur degrés d’opérationalité est désormais important. Elles facilitent l’accès aux soins dans des territoires faiblement pourvus en médecins. Pour faire de la télémédecine un facteur d’accès à des soins de qualité, il doit bénéficier de l’accompagnement de l’Etat, souligne J-F Lefebvre.  
    • 2.Décalage entre les objectifs de convergence des systèmes d’information et la réalité des pratiques : il existe un consensus aujourd’hui sur les modalités logistiques à mettre en œuvre, tels que les entrepôts et les plateformes de partage de données.
      • Une question demeure : quelle répartition des rôles entre les Agences régionales de santé et les établissements hospitaliers ? Jean-François Lefebvre propose de laisser à l’Etat le soin d’organiser la coordination entre établissements de santé et aux GHT, la tâche d’assurer la convergence interne des systèmes d’information.
      • Mr Lefebvre identifie des résistances et des freins persistants « qu’il conviendrait de lever ». Les établissements auront besoins de 12 à 18 mois de travail supplémentaires pour atteindre l’étape intermédiaire de la convergence. « Il faut accélérer nos démarches », rappelle l’orateur, cette accélération étant portée par la demande médicale, et offrir aux médecins un accès facile aux données.
      • Pour les organisateurs des soins, l‘harmonisation des systèmes d’information est essentielle : harmonisation des protocoles, des pratiques médicales, et méthodes de travail seront facteur de qualité et d’amélioration des pratiques.
    • 3.Sécurité : l’ouverture des système d’information place l’enjeu de la sécurité au cœur des préoccupations des directeurs généraux de CHU : J-F Lefebvre constate qu’une culture sur la sécurité des systèmes d’information hospitaliers s’est développée au cours des dernières années.
    • 4.l’intelligence artificielle ouvre des perspectives intéressantes : l’annonce récente de la ministre s’inscrit dans ce sens, la création d’un health data hub est « un chantier vital ». L’IA en imagerie médicale est un enjeux majeur dans un contexte de raréfaction des radiologues.
      • S’agissant des CHU, ils doivent être promoteurs de l’IA en matière d’organisation des soins notamment : Mr. Lefebvre propose de mobiliser les CHU sur la question de l’IA. 
    •  5.facteurs humains : les DSI hospitaliers doivent avoir conscience des enjeux humains des évolutions technologiques, et s’impliquer dans des projets aux cotés des médecins, data scientists, etc. Enfin, des métiers émergent pour assurer la liaison entre les différents acteurs de l’hôpital : il convient à ce titre de mettre en œuvre une nouvelle politique de ressources humaines.

  • Etude de la DREES : personnels insuffisants et difficultés de recrutement dans les Ehpad, en chiffres

    La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) a publié, le 14 juin 2018, une nouvelle étude portant sur les personnels soignants et les difficultés de recrutement en Ehpad. Cette analyse est fondée sur les données générées par la dernière édition de l’enquête quadriennale, menée par la DREES auprès de 10 870 établissements d’hébergement pour personnes âgées (dont 7 400 Ehpad) : EHPA 2015.

    Chiffre-clé de cette étude, 49 % des établissements privés et 38 % des établissements publics font face à des difficultés de recrutement. En 2015, environ la moitié des établissements privés étaient confrontés à des difficultés de recrutement,  63 % d’entre eux ayant déclaré fonctionner avec au moins un poste non pourvu depuis six mois ou plus. « Ces difficultés de recrutement sont [néanmoins] en légère baisse depuis 2011, et ce dans le privé (-1 point) comme dans le public (-2 points) », précise la DREES.

    L’étude complète ainsi que les résultats de l’enquête EHPA sont disponible via les liens ci-contre.

    Des problématiques de recrutement différentes en milieu rural et en milieu urbain

    Dans les communes isolées

    • Chiffre-clé : environ 50% des Ehpad des communes isolées font face à des difficultés de recrutement.

    Le recrutement de médecins coordonnateurs dans ces communes est particulièrement difficile. En milieu urbain, au contraire, ce sont les aides-soignants qui manquent.

    Dans l’agglomération parisienne

    • Chiffre-clé : 47 % des Ehpad parisiens rencontrent des difficultés de recrutement

    L’unité urbaine de Paris souffre d’un nombre élevé de postes non pourvus. Les postes d’aides-soignants (12%) et d’infirmiers (10%) sont particulièrement concernés.

    Ces résultats peuvent être expliqués par le fait que l’unité urbaine de Paris compte une forte proportion d’Ehpad privés, plus concernés que les Ehpad publics par des difficultés de recrutement.

    Des difficultés de recrutement différentes en fonction des professions

    • Chiffre-clés : 10 % des Ehpad ont un poste de médecin coordonnateur non pourvu depuis au moins six mois et 9 % ont au moins un poste d’aide-soignant non pourvu depuis au moins six mois.

    Le recrutement des infirmiers semble moins problématique : 4 % des établissements ont un ou plusieurs postes d’infirmiers non pourvus depuis six mois ou plus.

    Un taux d’encadrement moyen en Ehpad tout de même plus important en 2015 qu’en 2011

    • Chiffre-clé : 430 000 soignants sont employés pour 600 400 places d’hébergement, dont plus de 585 000 sont occupées.

    Ainsi, le taux d’encadrement moyen en Ehpad est de 62,8 ETP pour 100 places, alors qu’il n’atteignait que 59,5 ETP pour 100 places en 2011. Si le niveau moyen de perte d’autonomie des résidents en établissements a lui aussi augmenté pendant ces quatre ans (98 places pour 1000 sont dédiées aux personnes âgées de plus de 75 ans), la DREES affirme que la hausse du taux d’encadrement se vérifie à niveau de dépendance comparable.

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  • AMI : l’IA sera expérimentée par le gouvernement pour un meilleur service public

    La direction interministérielle du numérique et du système d’information et de communication de l’État (DINSIC) et la direction interministérielle de la transformation publique (DITP) lancent un appel à manifestation d’intérêt (AMI) pour expérimenter l’intelligence artificielle dans les services publics, selon un communiqué diffusé le 15 juin 2018.

    Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme d’investissements d’avenir (PIA) et fait écho à la mission AI for humanity dont les conclusions ont été publiées en mars 2018. L’AMI sera opéré par la Caisse des dépôts et consignations (CDC).

    L’objectif du dispositif est d’intégrer et d’exploiter le potentiel de l’IA dans les missions de l’État.

    Le délai pour soumettre les candidatures est fixé au 14 septembre 2018 à 23h59 (heure de Paris).

    Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État auprès du Premier ministre en charge du Numérique commente cette initiative comme suit : « Avec cette expérimentation, nous montrons que l’État aussi est prêt à se saisir du potentiel de l’Intelligence artificielle pour transformer l’administration en profondeur et libérer la créativité de ses agents, afin d’offrir aux citoyens un service public plus performant et proche de leurs besoins ».

    Acteurs visés

    L’AMI concerne avant tout les acteurs publics désireux d’expérimenter des techniques d’intelligence artificielle, donc des approches innovantes, associées aux modes de travail innovants, à l’instar des méthodes « agiles » pour appréhender différemment leurs problématiques métier.

    Critères d’éligibilité

    Les acteurs souhaitant candidater seront jugés selon les critères suivants :

    • bénéfices potentiels internes et externes pour l’action publique, liés à l’utilisation de l’IA sur le périmètre métier proposé ;
    • pertinence technique du projet ;
    • composition de l’équipe d’agents publics impliqués dans le projet ;
    • existence et accessibilité des données nécessaires ;
    • prise en compte des risques éthiques.

    Issue de l’AMI : une preuve de concept

    Pendant une période de 10 mois à cheval sur 2018 et 2019, les lauréats bénéficieront d’un accompagnement technique, afin de développer des compétences liées aux technologies d’IA, et stratégique au service de la transformation des métiers associée aux technologies d’IA.

    L’accompagnement se fera sous forme d’un preuve de concept d’utilisation de l’iA dans un processus métier. Ce prototype fonctionnel sera expérimenté auprès d’utilisateurs réunissant à la fois des agents et des administrés.

    Contact

    L’adresse suivante : ami-intelligence-artificielle@data.gouv.fr.

    Soumission de l’AMI

    L’appel à manifestation d’intérêt peut être soumis via le site https://www.demarches-simplifiees.fr/.

  • TCC

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  • Inde : les hôpitaux investissent dans l’IA pour mieux gérer l’afflux de patients (rapport IDC)

    Le dernier rapport d’IDC Health Insights intitulé « PeerScape: pratiques de soins pour adopter l’IA en Inde » et publié début juin 2018 décrit les meilleures pratiques en matière d’intelligence artificielle (IA) opérées par les hôpitaux en Inde.

    Les auteurs de l’étude estiment que le marché des soins, comprenant les hôpitaux, les sciences de la vie, les dispositifs médicaux et les compagnies d’assurance maladie, est le principal moteur de la technologie de l’IA dans la région.

    L’aide à la décision basée sur l’IA pour traiter un volume important de patients

    Les hôpitaux en Inde traitent un nombre très important de patients, un volume incomparable à n’importe quelle autre région du monde. Cette surcharge est en grande partie due à une grave pénurie de médecins dans le domaine des soins primaires, à un secteur de santé spécialisé surpeuplé et à un temps de consultation des médecins inférieur à deux minutes.

    « Les systèmes de validation clinique et d’aide à la décision basés sur l’IA pour identifier les possibilités de soins, faciliter un volume massif de diagnostics et renforcer la gestion à long terme des maladies grâce à des solutions centrées sur le patient deviendront les principes clés pour ajouter de la valeur aux [services de soins] du futur », a déclaré Anamika Suresh, analyste de marché pour le secteur public à IDC Asie-Pacifique (source : Enterpriseinnovation.net).

    IA : l’industrie de la santé indienne devrait faire des progrès importants d’ici 2023

    La majeure partie des investissements en intelligence artificielle examinés par IDC en 2018 étaient centrés sur « les expériences des patients, l’amélioration de l’efficacité clinique et des services mais aussi des synergies opérationnelles dans un continuum de soins en constante expansion », a commenté Gerald Wang, chef du secteur public à IDC Asie-Pacifique. « Chacun d’entre eux avait néanmoins un objectif commun : permettre à un grand nombre de patients de bénéficier de l’IA en raison de l’importante population du pays. »

    « Essentiellement dirigé par les grands hôpitaux privés, le marché indien de la santé devrait faire des progrès importants dans la mise en œuvre, l’utilisation et la vulgarisation de [l’intelligence artificielle] dans les cinq prochaines années », a-t-il analysé.

    Les hôpitaux vont investir dans des algorithmes de deep learning d’ici deux-trois ans

    Selon M. Wang, les hôpitaux auront franchi l’étape de l’expérimentation avec une automatisation simple au cours des deux ou trois prochaines années et commenceront à investir dans des algorithmes d’apprentissage en profondeur (deep learning) « qui ont un sens et qui génèrent des informations exploitables parmi les ensembles de données non structurés (…) grâce à des systèmes de gestion des informations de santé personnelles et hospitalières ».