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  • Samsung Health (Corée du Sud) lance avec Babylon (UK) une application payante de consultations vidéo

    La société sud-coréenne Samsung et le groupe anglais Babylon Health ont récemment annoncé avoir signé un partenariat pour lancer un service « ask an expert » (« demande à un expert »), qui permettra aux utilisateurs de vérifier leurs symptômes, de recevoir des informations sur la santé physique et les affections courantes mais aussi de prendre des rendez-vous pour des consultations vidéo avec leur médecin.

    Lancé le 31 mai 2018, le service sera disponible via l’application Samsung Health sur les appareils mobiles Samsung Galaxy compatibles.

    « ask an expert » : Un médecin accessible 24h/24

    Avec ce nouvel outil numérique payant, les utilisateurs ont accès à un médecin 24 heures sur 24 mais peuvent aussi gérer et demander des ordonnances en ligne.

    L’application coûte 50 livres (57 € ; 67 US$) par an ou 25 livres (28 € ; 34 US$) pour un rendez-vous unique.

    Babylon multiplie les partenariats avec les entreprises asiatiques

    Par ailleurs, Babylon a établi en avril 2018 un partenariat avec le géant de l’internet chinois Tencent pour l’aider à fournir des évaluations de santé personnelles et des conseils de traitement à travers la Chine continentale.

  • « La radiologie du futur reposera sur le machine learning » (Inserm, Inria, Université de Grenoble)

    Un programme permettant de localiser et de diagnostiquer des tumeurs cérébrales par analyse d’images d’IRM a été développé par une équipe de chercheurs issus de l’Inserm et de l’Inria sous l’égide de l’Université Grenoble Alpes, annonce l’Inserm dans un communiqué publié le 11 juin 2018.

    Le programme innovant a été testé au cours d’une étude sur des rats publiée dans la revue spécialisée en radiologie, IEEE Transactions on Medical Imaging (IEEE-TMI) de janvier 2018, qui a mis en évidence des résultats de haute fiabilité :
    • 100% de localisations exactes de tumeurs ;
    • plus de 90% de diagnostics corrects du type de tumeurs.

    L’équipe travaille à parfaire le développement des outils mathématiques destinés à l’amélioration des capacités d’auto-apprentissage du programme développé.

    L’usage de l’IRM quantitative améliorée par le machine learning à renforcer en usage clinique

    L’imagerie par résonance magnétique (l’IRM) est la technique d’imagerie qui permet d’obtenir l’image la plus fine du cerveau et des caractéristiques des tissus cérébraux. L’imagerie quantitative consiste à établir une cartographie précise de différents paramètres mesurables du cerveau tels le débit sanguin ou le diamètre vasculaire.

    Néanmoins, elle reste peu utilisée en IRM clinique. Emmanuel Barbier, le responsable de l’étude et chercheur de l’Inserm est parti de ce constat :

    « Aujourd’hui, l’obtention d’images quantitatives ne correspond pas à ce qui se fait en routine clinique dans les services d’IRM. Mais, ces travaux montrent l’intérêt d’acquérir ce type d’images et éclairent les radiologues sur les outils d’analyse dont ils pourront disposer prochainement pour les aider dans leurs interprétations. »

    Les chercheurs ont travaillé à la mise au point d’un programme capable de reconnaître les caractéristiques de cerveaux en bonne santé. Dans un deuxième temps, aux images issues de cette opération ont été confrontées des images de cerveaux présentant des tumeurs, ce qui a permis de localiser automatiquement des zones divergeant des images de tissus sains.

    Le travail des chercheurs ne s’arrête pas là, car le programme a été affiné : chaque image de tumeur rentrée dans le programme a été associée à un diagnostic. L’outil a donc été doté de la capacité à identifier les différents types de tumeurs.

    Le défi actuel de l’équipe en charge du projet consiste à rendre l’outil plus performant pour diagnostiquer plus finement et de façon plus fiable les tumeurs.

    Pour aller plus loin

    L’apport de la technique de l’IRM quantitative améliorée par le machine learning dans la cancérologie cérébrale est par ailleurs évaluée actuellement dans le cadre du Plan Cancer porté par l’Inserm, au sein du Programme Hétérogénéité Tumorale et Ecosystème.

    La contribution de ce type d’outils est également en train d’être testée dans le domaine du diagnostic de la maladie de Parkinson. Elle s’inscrit dans le cadre du projet pluridisciplinaire « NeuroCoG » mené par l’Université Grenoble Alpes et bénéficie du financement IDEX (Initiatives d’excellence (IDEX)) du programme des investissements d’avenir.

  • Un comité stratégique régional des SI en PACA et un GRADeS pour le développement de la e-santé

    La région PACA s’organise autour de son GRADeS et du Comité stratégique régional des systèmes d’information pour le développement et la mise en œuvre de la e-santé, selon un communiqué du 12 juin 2018.

    Les membres du comité stratégique de l’Agence Régionale de Santé PACA participent à la définition de la stratégie régionale de e-santé et à sa mise en œuvre, alors que le GIP Oru Paca, devenu le GRADeS PACA en mars 2018, est chargé de conduire et d’animer le programme de e-santé en Paca.

    Une démarche collaborative charriant l’ensemble des acteurs de l’écosystème e-santé

    Le GRADeS PACA constitué en mars 2018 réunit des représentants de l’ARS, d’établissements publics et privés de santé, de structures et services médico-sociaux, d’unions régionales des professionnels de santé et de structures de coordination et institutions partenaires.

    Le comité stratégique régional des systèmes d’information, opérationnel depuis décembre 2017, comprend des membres issus de toutes les fédérations hospitalières, des présidents des conseils médicaux de surveillance, des représentants de l’assurance maladie, de l’Union régionale des professionnels de santé – médecins libéraux, et des centres hospitaliers universitaires. C’est l’instance qui a porté l’émergence du GRADeS placé sous la présidence de Charles Guépratte, directeur général du CHU de Nice.

  • Quelles attentes pour les seniors en e-santé ? (Etude Medisite.fr)

    Pour 69 % des seniors (de 45 à 85 ans et plus), la e-santé permet d’avoir des échanges plus riches avec leurs médecins. Mieux encore, chez les 85 ans et plus, ils sont 83 % à l’affirmer. En outre, pour 58 % de ces mêmes seniors, les informations médicales trouvées sur Internet renforcent la confiance qu’ils ont dans les médecins. Tels sont les principaux enseignements de l’étude menée par Patients & Web et LauMa communication en partenariat avec Medisite.fr et avec le soutien de Cap Digital, présentée lors d’une conférence le 12 juin 2018 à Paris.

    Réalisée 5 ans après « À la recherche du ePatient », qui s’était penchée sur l’usage du web santé et de la santé connectée par les Français et les personnes touchées par une maladie chronique, cette étude s’est focalisée sur ces seniors internautes, connectés, et notamment sur ceux souffrant d’une ALD (affection de longue durée).

    Les utilisateurs de la e-santé

    • 92 % des seniors internautes sondés utilisent un ordinateur à domicile pour surfer en santé, 22 % un smartphone (34 % des 45-54 ans) et 19 % une tablette (25 % des femmes seniors). Non seulement, ces seniors connectés font un usage fréquent de la e-santé (58 % consultant le web santé au moins 1 fois par semaine, 1 senior masculin sur 4 le faisant tous les jours ou presque) mais ils sont 40 % à dire y avoir recours plus souvent qu’auparavant avant ou après une consultation.
    • 83 % des seniors en ALD surfant sur le web santé le font en raison d’une maladie chronique ou grave (versus 62 % de l’ensemble des seniors). Dans 61 % des cas, ils utilisent Internet pour rechercher des informations sur les effets indésirables d’un traitement (versus 52 % de l’ensemble des seniors surfant sur le web santé).
    • 20 % des seniors ont déjà téléchargé une application mobile relative à la santé sur leur smartphone ou leur tablette. 29 % des seniors souhaitent que leur médecin les conseille quant au choix de l’application mobile à utiliser par rapport à leur maladie.
    • Dans 58 % des cas, ils utilisent cette ou ces applications parce qu’elle(s) est /sont utile(s) pour leur santé, dans 53 % parce qu’elle(s) est / sont simple(s) et dans 52 % par ce qu’elle(s) les aide(nt) à mieux gérer leur pathologie. Si l’aspect ludique de l’application joue pour 17 % des seniors, cette raison monte à 25 % pour les seniors en ALD.
    • Ils ne sont que 24 % à posséder au moins 1 objet connecté de santé. 57 % d’entre eux ont un capteur / tracker d’activité, 48 % une balance connectée, 44 % un auto-tensiomètre connecté et 13 % un glucomètre connecté (parmi les seniors sondés étant en ALD, 14 % sont touchés par un diabète de type 2 non insulino-dépendant et 3 % par un diabète de type1 ou un diabète de type 2 insulino-dépendant).
    • 60 % des seniors utilisateurs d’objets connectés déclarent avoir déjà envoyé ou montré les données recueillies via leur(s) objet(s) connecté(s) à leur médecin.

    Les raisons de la non-utilisation

    • Sur le versant des applications mobiles de santé, les raisons du non-usage sont tout d’abord l’absence d’utilité perçue (citée par 30 %), puis, comme pour le web santé, le fait de n’y avoir pas pensé.
    • La peur pour la sécurité des données se place en 3e position avec 17 % de citations. 48 % des non-utilisateurs du web santé seraient prêts à le devenir si les informations étaient garanties par les pouvoirs publics, 57 % si elles l’étaient par leur médecin et 52 % si les sites étaient prescrits. Pour les non-utilisateurs d’applications mobiles de santé, ils sont 28 % à déclarer qu’ils ne le feront jamais. 20 % sauteraient le pas si des professionnels de santé intervenaient dans le processus (qu’ils évaluent, labellisent ou prescrivent l’application).

    Pour demain, des attentes fortes sur la fiabilité, le DMP et la prise de rendez-vous en ligne

    • 84 % des personnes de 45 à 85 ans et plus trouvent intéressant de pouvoir, dans un avenir proche, disposer d’information santé sur le web garanties par leur médecin (89 % des seniors en ALD).
    • Sur le versant du DMP, ils sont 75 % et même 80 % des 45-54 ans à déclarer trouver intéressant de pouvoir accéder à leur dossier médical en ligne (seuls 49 % trouvant intéressant de le créer eux-mêmes).
    • Concernant la prise de rendez-vous en ligne, 72 % des seniors y sont favorables. Échanger par e-mail avec son médecin est également souhaité par 68 % des répondants, de même que l’envoi de l’ordonnance par voie électronique directement chez le pharmacien.
    • La téléconsultation se place en 12e position des attentes en e-santé : 51 % des seniors trouvent intéressant de pouvoir la pratiquer dans un avenir proche. Pour les seniors de 85 ans et plus, peut-être moins mobiles, ce score d’agrément monte à 67 %.

  • Contre la dépression, l’Europe explore la combinaison d’outils numériques et de thérapies classiques

    Dans le cadre du programme européen E-COMPARED, des chercheurs ont développé, pour les adultes souffrant de dépression majeure, un protocole de thérapie cognitivo-comportementale mixte comportant à la fois des séances sur Internet et des séances en face-à-face.

    D’après les résultats de cette étude menée à l’échelle européenne, cette approche thérapeutique mixte pourrait montrer une efficacité supérieure à celle des prises en charge habituelles. En effet, « des patients ont montré une diminution significative de leurs symptômes par rapport aux groupes témoins bénéficiant de la prise en charge classique en cours dans leur pays », a annoncé Santé Mentale.

    Pour préciser ces premiers résultats, des analyses complémentaires (réalisées en sous-groupes, par pays et par groupes de comparateurs similaires) sont en cours.

    Constats de départ

    D’après les estimations récentes figurant sur le site web du projet E-COMPARED, plus de 30 millions d’adultes européens souffriraient de dépression majeure. Une grande partie de ces dépressions ne seraient pas diagnostiquées ou ne seraient pas prises en charge de façon adéquate, l’accès à des thérapies adaptées et à un suivi régulier demeurant limité pour beaucoup de patients.

    Face à ces constats, pour faciliter l’accès aux soins et améliorer l’efficacité des thérapies existantes, les chercheurs du projet européen E-COMPARED ont tenté d’élaborer des outils numériques facilement accessibles en ligne, et de coupler ces outils connectés à des séances classiques (en face-à-face) de thérapie cognitivo-comportementale (TCC).

    Matériels et méthodes

    Population recrutée pour l’étude

    Plus de 800 patients ont été recrutés pour l’étude.

    Cesux-ci étaient par ailleurs issus d’une dizaine de pays de l’UE (Belgique, Suisse, Allemagne, Danemark, Espagne, France, Irlande, Portugal, Pologne, Suède, Royaume-Uni, Pays-Bas), les Pays-Bas étant en charge de la coordination de l’étude.

    Dispositifs thérapeutiques mis à disposition des patients

    Les patients recrutés, munis de leur ordinateur ou smartphone personnel, ont eu accès à une plateforme en ligne sécurisée via laquelle ils leur était possible de participer à des exercices interactifs, de regarder des vidéos, etc. Ces derniers étaient conçus pour aider les patients dépressifs à faire face à cette pathologie chronique en :

    • les informant sur la dépression et ses effets ;
    • leur permettant, par ces informations, de mieux évaluer leur propre santé, de surveiller quotidiennement leurs symptômes ;
    • les incitant à se fixer des objectifs.

    Les outils en ligne étaient combinés à des séances classiques de thérapie cognitivo-comportementale, menées en face à face par des thérapeutes.

    Autres modalités pratiques de l’étude

    L’étude a duré 3 ans et 6 mois, pour un coût total de 7 743 088 euros, l’Union Européenne ayant contribué financièrement à l’étude à la hauteur de 5 827 000 euros.

    Résultats

    Efficacité de ce dispositif

    Dans le cadre de cette étude, la combinaison de cette plateforme accessible en ligne 24h/24 et des séances classiques régulièrement menées par des thérapeutes a montré une meilleure efficacité que la thérapie cognitivo-comportementale standard seule : les patients traités selon le protocole d’E-COMPARED ont montré une diminution significativement plus importante de leurs symptômes dépressifs par rapport aux patients des groupes témoins, traités uniquement par des séances classiques de TCC.

    Accueil par les patients

    Les participants à l’étude ont bien accueilli les dispositifs connectés qui étaient mis à leur disposition. Les patients ont déclaré apprécier particulièrement :

    • la simplicité de l’interface proposée, facile d’utilisation ;
    • la possibilité d’avoir accès instantanément et de façon continue à des exercices et conseils aidant à surveiller et contrôler leurs symptômes.

    Les patients ont, en outre, noté l’importance des séances en face-à-face avec les thérapeutes.

    Accueil par les thérapeutes

    L’accueil par les thérapeutes a également été positif.

    Selon eux, les technologies proposées :

    • représentent un moyen efficace de suivi (des symptômes et de la conséquence des symptômes dans la vie quotidienne) des patients ;
    • permettent d’augmenter l’efficience des traitements ;
    • pourraient aider à alléger leur charge de travail.

    Accueil par les systèmes de sécurité sociale

    « Cette TCC mixte n’est pas moins coûteuse qu’une thérapie standard, mais l’étude suggère une efficience augmentée par rapport à une TCC classique », a expliqué le Pr Heleen Riper, coordinatrice du projet et à la Vrije Universiteit d’Amsterdam. C’est par cette efficience augmentée que cette approche permettrait de diminuer le coût des soins, en libérant des ressources telles que du temps pour les thérapeutes, etc.

    Perspectives de recherche

    Les données générées par ces outils connectés pourraient permettre aux chercheurs :

    • d’améliorer et de personnaliser les protocoles de prise en charge de la dépression ;
    • de déterminer les groupes de patients pour lesquels cette approche mixte est particulièrement efficace.
  • La société de télémédecine suédoise Kry lève 53M€ pour se lancer en France et au Royaume-Uni

    Kry annonce avoir bouclé une série B de 66 millions de dollars, soit 53 millions d’euros.

    Ce tour de table est mené par Index Venture, aux côtés de ses investisseurs actuels Accel, Creandum et Project A.

    La priorité de ce nouveau financement est donnée à l’expansion internationale du service : la société indique vouloir utiliser cet investissement pour « renforcer ses équipes internationales et poursuivre son développement géographique, notamment en France et au Royaume Uni. » Mais il s’agira aussi d’élargir l’offre médicale sur les marchés existants, constitués actuellement de la Suède, de la Norvège et de l’Espagne. 

    En 2017, la plateforme avait déjà réuni près de 23 millions de dollars (20 millions d’euros), lors d’une série A.

    Plus de 300 médecins adhérents

    Kry est une application disponible sur mobiles et tablettes, proposant des consultations en vidéo. La société promet un accès simple à des professionnels de santé en moins de 15 minutes et a enregistré plus de 350 000 consultations en moins de deux ans. En Suède, Kry revendique 3% des visites médicales et collabore avec plus de 300 médecins. La société opère également en Norvège et en Espagne.

    La start-up a été fondée en Suède en 2014, pays pionnier en Europe dans le développement de la médecine numérique.

  • Levée de fonds de 4,6 M€ pour Sensome afin de lancer son dispositif connecté du traitement de l’AVC

    La start-up Sensome, qui développe un petit capteur capable d’identifier les tissus biologiques, a annoncé par communiqué le 11 juin 2018 avoir finalisé un nouveau tour de financement de 4,6 millions d’euros pour lancer son premier produit, le guide neurovasculaire intelligent Clotild.

    Kurma Partners a mené le consortium de capitaux-risqueurs (Paris Saclay Seed Fund, Idinvest Partners) et d’investisseurs historiques, et le fonds BNP Paribas Développement les a rejoints.

    “Ce tour de financement nous permettra de réaliser un essai clinique et de lancer Clotild™ sur le marché européen, mais également d’explorer de nouvelles applications de notre technologie”, a déclaré Franz Bozsak, président et co-fondateur de Sensome. 

    La start-up Sensome, anciennement Instent, avait bouclé une première levée de fonds en juillet 2017 .

  • TCC

    Thérapie cognitivo-comportementale null

  • L’ANAP publie 12 monographies sur l’organisation des soins de suite et de réadaptation (SSR)

    L’Agence nationale d’appui à la performance (ANAP) a engagé en 2016 une vaste réflexion sur l’évolution du système de santé, marquée par le virage ambulatoire et le développement de la médecine de parcours. 

    Afin d’anticiper les évolutions du secteur des soins de suite et de réadaptation (SSR), l’ANAP a documenté, à travers douze monographies publiées le 11 juin 2018, les organisations mises en place au sein de SSR dans les filières neurologique, cardiologique, locomoteur, respiratoire et polyvalente.

    La publication de l’ANAP se propose de répondre aux questions suivantes liées à l’organisation des SSR

    • Comment les équipes en soins de suite et de réadaptation (SSR) s’organisent-elles avec leurs partenaires pour inscrire les SSR dans le territoire ?
    • Comment développent-elles le virage ambulatoire et les alternatives à l’hospitalisation conventionnelle ?
    • Comment s’organisent-elles pour gérer de façon optimale les ressources humaines et techniques ?

    Ce document présente les enjeux du secteur SSR inspirés d’expériences nationales et internationales. « Il a pour objectif de contribuer à l’alignement des acteurs sur ces enjeux et propose un aperçu des organisations afférentes », explique l’ANAP dans un communiqué de presse publié le 11 juin 2018.

    Ce document s’adresse aux professionnels du SSR

    Ce document s’adresse aux professionnels du SSR – gestionnaires, médecins, paramédicaux – qui souhaitent anticiper les organisations à mettre en œuvre, se situer dans un domaine de prise en charge encore très hétérogène, et s’inspirer d’expériences engagées par leurs homologues dans d’autres régions.

    Ces douze monographies s’adressent par ailleurs aux acteurs institutionnels au niveau national ou local en contribuant à la réflexion autour du positionnement du SSR dans la chaîne de soin, en ouvrant des pistes de développement au regard de la maturité des établissements, et en identifiant les points d’appui en vue d’une harmonisation du secteur.

    Les monographies sont consultables et disponibles au téléchargement sur le site internet de l’ANAP.

  • Dessintey installe IVS3, dispositif qui leurre le cerveau pour le rééduquer, dans 6 établissements

    Dans un communiqué diffusé le 13 juin 2018, la start-up Dessintey annonce que son dispositif IVS3 (Intensive visual simulation) va équiper dès le mois de juin 2018 des centres de rééducation en Ile-de-France ainsi qu’à Bordeaux, Lyon, Angers, Saint-Nazaire et Saint-Etienne.

    L’IVS3 s’adresse à des patients atteints d’AVC, de douleurs chroniques ou consécutives à une amputation. Ce dispositif innovant permet, grâce à un logiciel, une caméra et un système d’écrans, d’utiliser la thérapie miroir, qui stimule la plasticité cérébrale et permet aux patients une meilleure récupération.

    Un générateur d’illusions visuelles

    L’IVS3 –  le fruit de 15 années de recherche clinique du Professeur Giraux, chef de service Rééducation Adultes au CHU de Saint-Etienne – est né d’un constat : lors de son séjour en centre de rééducation, un patient ne consacre que 10% de son temps à la pratique d’exercices.

    Grâce à un logiciel, une caméra et un système d’écrans, l’IVS3 va générer des illusions visuelles : il remplace l’image du membre malade par une l’image créée à partir du membre valide. Ainsi, lors du travail de rééducation, le patient a l‘impression que son membre malade peut bouger comme s’il était sain, ce qui permet une reconstruction de ses circuits moteurs et sensoriels. L’illusion générée stimule sa plasticité cérébrale.

    Un outil au service d’une rééducation plus intensive

    L’IVS3 s’adresse aux victimes d’accident vasculaire cérébral, de douleurs chroniques (syndrome douloureux régional complexe (SDRC)/algodystrophie) ou de douleurs consécutives à une amputation. Il permet un travail intense, varié et personnalisé, avec un démarrage plus précoce de la rééducation et une augmentation quantitative et qualitative des exercices effectués.

    Le patient peut travailler en autonomie plusieurs fois par jour. L’efficacité de sa rééducation est optimisée sans générer plus de fatigue.

    Une double innovation : la technologie et l’usage

    La conception d’IVS3 a nécessité la collaboration de développeurs logiciels et de bureaux d’études spécialistes d’ergonomie, de design, de mécanique et d’optique. Le cœur de l’IVS3 est un assistant augmenté, basé sur un algorithme intelligent. A partir d’une évaluation réalisée par le thérapeute, le logiciel analyse et reconnaît les mouvements les plus adaptés aux déficiences du patient. Il propose des séances et les personnalise en s’appuyant sur plus de 400 exercices spécifiquement conçus ; enfin, il permet la traçabilité des séances et le suivi des progrès du malade.

    La thérapie miroir a a été inscrite, en 2012, dans les recommandations de la Haute Autorité de Santé. Plus d’infos sur : www.therapiemiroir.com