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  • 86,5 M€ : Bilan des levées de fonds des start-ups françaises de la e-santé en mai 2018

    Au cours du mois de mai 2018, 5 entreprises de la e-santé ont levé un total de 86,5 millions d’euros.

    Voluntis, qui avait annoncé courant mai 2018 son introduction en bourse a réussi à lever par voie d’augmentation de capital 30,1 millions d’euros pour favoriser sa croissance aux États-Unis.

  • Etats généraux de la bioéthique : le CCNE pointe des craintes liées aux innovations en santé

    Lancée en janvier 2018, la première phase des Etats généraux de la Bioéthique s’est achevée en janvier 2018. Ils ont donné lieu à l’organisation de rencontres par les Espaces de réflexion éthique régionaux (ERER) et à une consultation en ligne sur un site web participatif. Le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) a par ailleurs auditionné 400 organisations.

    Le rapport de synthèse de la consultation a été rendu public le 5 juin 2018 et rend compte des craintes des citoyens liés à l’usage frauduleux de l’IA, du Big data et des nouvelles technologies en santé.

    L’IA, le Big data et la robotique, au nombre des thématiques des Etats généraux

    Neuf thématiques ont été soumises à l’examen des citoyens dans le cadre des États généraux de la bioéthique :

    • recherches sur l’embryon et les cellules souches embryonnaires,
    • examens génétiques et médecine génomique,
    • dons et transplantations d’organes,
    • neurosciences,
    • données de santé,
    • intelligence artificielle et robotisation,
    • santé et environnement,
    • procréation et société,
    • accompagnement de la fin de vie.

    Le rapport de synthèse des Etats généraux de la bioéthique rendu public le 5 juin 2018, présente pour chacune de ces thématiques, le contexte, cadre légal, les questions en débat, une synthèse des positions exprimées lors des débats régionaux, sur la plateforme internet collaborative ou lors des auditions.

    Les conclusions du CCNE en matière d’IA, de Big Data et de robotique en santé

    Le Comite consultatif national éthique constate que plusieurs principes sont consensuels, à savoir :

    • le respect de la gratuité du don, de la non patrimonialité et de la non commercialisation du corps humain ;
    • le respect de la liberté et de l’autonomie des personnes ; 
    • l’appropriation d’une information libre et complète des sujets liés à la bioéthique.

    La place du patient dans le système de santé apparaît de manière transversale dans les conclusions du CCNE

    • le soin ne se réduit pas un acte technique et les techniques liées à l’intelligence artificielle, à la télémédecine ne doivent pas déshumaniser la médecine ;
    • les craintes d’utilisation frauduleuse ou abusive des données de santé sont partagées par de nombreux acteurs ;
    • le respect du droit à la différence et la protection des plus vulnérables est une préoccupation largement partagée ;
    • l’accès à la santé est un droit essentiel.

    En revanche, sur d’autres sujets comme l’assistance médicale à la procréation ou la fin de vie, le CCNE a relevé des positions parfois difficilement conciliables.

    Le rapport de synthèse des Etats généraux de la Bioéthique est consultable et disponible au téléchargement en suivant ce lien. 

  • Contribution de la CNS à la concertation sur la stratégie de transformation du système de santé

    La Conférence nationale de santé (CNS) a accueilli favorablement l’annonce de la concertation sur la stratégie de transformation du système de santé lancée le 13 février 2018 par Agnès Buzyn et Edouard Philippe.

    Elle entend participer à cette concertation – « compte tenu de l’importance des enjeux » – et a diffusé le 11 juin 2018 une contribution élaborée à la suite d’échanges au sein de la commission permanente réunie le 3 mai 2018 et adoptée par voie électronique le 25 mai 2018.

    Sa contribution reprend les cinq piliers de la stratégie de transformation du système de santé, à savoir : qualité et pertinence, financement et rémunération, numérique et santé, ressources humaines, organisation territoriale.

    Parmi ses recommandations, la CNS insiste notamment sur le fait que c’est l’offre en santé dans sa globalité dont il faut repenser l’organisation et pas seulement l’offre de soins. Elle  souligne la nécessité d’améliorer et de simplifier la gouvernance institutionnelle du système de santé pour une plus grande performance. 

    Elle soutient une démarche volontariste de développement du numérique tout en soulignant la nécessité de veiller à ce que tous puissent bénéficier des avantages qui en découlent.

    Pertinence et qualité

    La CNS apprécie l’intérêt d’associer dans la même réflexion pertinence et qualité, notamment en ce qui concerne la prévention/promotion de la santé et la pertinence des soins. En effet, à titre d’exemple, un parcours de soins peut être de qualité mais la question doit être de savoir s’il n’aurait pas pu être remplacé avantageusement par une meilleure démarche de prévention en amont.

    Il est prévu des indicateurs de qualité des parcours demandés à la HAS. La CNS insiste pour que la démarche auprès des patients ne consiste pas seulement à recueillir leur satisfaction quant à leur parcours mais plutôt leur analyse de la façon dont celui-ci s’est déroulé et leur vision des éléments qui pourraient être améliorés.

    Modes de financement

    Une évolution des modes de financement est nécessaire pour favoriser la coopération entre acteurs, trop de blocages résultant des modalités actuelles. La CNS est favorable à la création, à côté de l’ONDAM soins de ville, d’un ONDAM en matière de prévention.

    Virage numérique

    L’usage des technologies de l’information et de la communication est un facteur important qui doit venir faciliter la transformation du système de santé.

    La CNS soutient une démarche volontariste de développement en ce domaine tout en soulignant la nécessité de veiller à ce que tous puissent bénéficier des avantages qui en découlent, afin de ne pas accentuer les inégalités sociales et territoriales de santé qui caractérisent déjà notre pays.

    L’interopérabilité des systèmes est un impératif absolu pour permettre une meilleure communication entre les professionnels.

    Adapter les formations et les ressources humaines aux enjeux du système de santé

    Il est important dans ce domaine de décloisonner et de développer les formations multi-professionnelles.

    Organisation territoriale des soins

    La CNS insiste sur le fait que c’est l’offre en santé dans sa globalité dont il faut repenser l’organisation et pas seulement l’offre de soins.

    En région, l’extrême diversité des territoires est source de complexité. Il y a plusieurs niveaux de territoires dont la mise en cohérence se révèle difficile ; leurs logiques de définition sont différentes : parcours de la population, raisons administratives, répartition de l’offre, etc. Dans le cadre de la consultation autour de la Stratégie nationale de santé, les Conférences régionales de la santé et de l’autonomie (CRSA) et la CNS ont très fortement souligné le besoin de simplification. 

    Pour la CNS, la transformation du système de santé doit intégrer « l’impérieuse nécessité de répondre aux besoins en santé de la population, de toutes les populations ». Ceci implique de repenser fondamentalement les modèles pour que les ressources professionnelles disponibles soient utilisées au mieux (rôle des centres de santé, des hôpitaux locaux, consultations avancées, délégation de tâches,…). L’ensemble des ressources est à valoriser, comme le rôle d’acteurs de la prévention rempli par les aides à domicile ou les infirmiers.

    Le Conseil territorial de santé (CTS) devrait se voir clairement défini un rôle dans la gouvernance stratégique en santé du territoire.

    Les Communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) peuvent être le lieu de la coordination autour des parcours des usagers.

    Il y a lieu de prévoir une instance de gouvernance de territoire de proximité opérationnelle, qui permette la convergence de l’ensemble des dispositifs existants. Pour parvenir à cet objectif, les Agences régionales de santé (ARS) et l’Assurance maladie ont un rôle à jouer dans l’accompagnement des projets.

    Par ailleurs, la CNS souligne le besoin de développer des compétences au sein ou auprès des ARS en matière d’accompagnement à la gestion de projet. 

    En préalable, la CNS souligne l’importance d’inscrire toutes les réformes envisagées dans la perspective de l’amélioration du service rendu à la population, service qui doit être accessible à tous quels que soient leurs localisations géographiques, leurs niveaux d’autonomie, leurs revenus,…, et ne pas présenter de discontinuités géographique ou temporelle, enfin être de qualité.

    Le document de la CNS est consultable et disponible au téléchargement en suivant ce lien.

  • Assurance collaborative : Otherwise reverse 17 % des cotisations perçues en 2017 à ses assurés

    Dans sa newsletter du mois de juin 2018, Otherwise a dévoilé – entre autres – avoir reversé à ses assurés 17% des cotisations perçues en 2017 en moyenne.

    L’insurtech ayant fait le pari de l’assurance collaborative revendique l’intérêt économique du modèle en mettant en avant la redistribution des premiers bonus collaboratifs à destination de deux-tiers des assurés santé Otherwise.

    Parmi les souscripteurs ayant récupéré la plus grosse part de la cotisation versée en 2017, on trouve les TSN (travailleurs non-salariés). Pour cette catégorie d’assurés, les bonus ont atteint jusqu’à 26% des cotisations versées.

  • L’ANAP publie 12 monographies sur l’organisation des soins de suite et de réadaptation (SSR)

    L’Agence nationale d’appui à la performance (ANAP) a engagé en 2016 une vaste réflexion sur l’évolution du système de santé, marquée par le virage ambulatoire et le développement de la médecine de parcours. 

    Afin d’anticiper les évolutions du secteur des soins de suite et de réadaptation (SSR), l’ANAP a documenté, à travers douze monographies publiées le 11 juin 2018, les organisations mises en place au sein de SSR dans les filières neurologique, cardiologique, locomoteur, respiratoire et polyvalente.

    La publication de l’ANAP se propose de répondre aux questions suivantes liées à l’organisation des SSR

    • Comment les équipes en soins de suite et de réadaptation (SSR) s’organisent-elles avec leurs partenaires pour inscrire les SSR dans le territoire ?
    • Comment développent-elles le virage ambulatoire et les alternatives à l’hospitalisation conventionnelle ?
    • Comment s’organisent-elles pour gérer de façon optimale les ressources humaines et techniques ?

    Ce document présente les enjeux du secteur SSR inspirés d’expériences nationales et internationales. « Il a pour objectif de contribuer à l’alignement des acteurs sur ces enjeux et propose un aperçu des organisations afférentes », explique l’ANAP dans un communiqué de presse publié le 11 juin 2018.

    Ce document s’adresse aux professionnels du SSR

    Ce document s’adresse aux professionnels du SSR – gestionnaires, médecins, paramédicaux – qui souhaitent anticiper les organisations à mettre en œuvre, se situer dans un domaine de prise en charge encore très hétérogène, et s’inspirer d’expériences engagées par leurs homologues dans d’autres régions.

    Ces douze monographies s’adressent par ailleurs aux acteurs institutionnels au niveau national ou local en contribuant à la réflexion autour du positionnement du SSR dans la chaîne de soin, en ouvrant des pistes de développement au regard de la maturité des établissements, et en identifiant les points d’appui en vue d’une harmonisation du secteur.

    Les monographies sont consultables et disponibles au téléchargement sur le site internet de l’ANAP.

  • Dessintey installe IVS3, dispositif qui leurre le cerveau pour le rééduquer, dans 6 établissements

    Dans un communiqué diffusé le 13 juin 2018, la start-up Dessintey annonce que son dispositif IVS3 (Intensive visual simulation) va équiper dès le mois de juin 2018 des centres de rééducation en Ile-de-France ainsi qu’à Bordeaux, Lyon, Angers, Saint-Nazaire et Saint-Etienne.

    L’IVS3 s’adresse à des patients atteints d’AVC, de douleurs chroniques ou consécutives à une amputation. Ce dispositif innovant permet, grâce à un logiciel, une caméra et un système d’écrans, d’utiliser la thérapie miroir, qui stimule la plasticité cérébrale et permet aux patients une meilleure récupération.

    Un générateur d’illusions visuelles

    L’IVS3 –  le fruit de 15 années de recherche clinique du Professeur Giraux, chef de service Rééducation Adultes au CHU de Saint-Etienne – est né d’un constat : lors de son séjour en centre de rééducation, un patient ne consacre que 10% de son temps à la pratique d’exercices.

    Grâce à un logiciel, une caméra et un système d’écrans, l’IVS3 va générer des illusions visuelles : il remplace l’image du membre malade par une l’image créée à partir du membre valide. Ainsi, lors du travail de rééducation, le patient a l‘impression que son membre malade peut bouger comme s’il était sain, ce qui permet une reconstruction de ses circuits moteurs et sensoriels. L’illusion générée stimule sa plasticité cérébrale.

    Un outil au service d’une rééducation plus intensive

    L’IVS3 s’adresse aux victimes d’accident vasculaire cérébral, de douleurs chroniques (syndrome douloureux régional complexe (SDRC)/algodystrophie) ou de douleurs consécutives à une amputation. Il permet un travail intense, varié et personnalisé, avec un démarrage plus précoce de la rééducation et une augmentation quantitative et qualitative des exercices effectués.

    Le patient peut travailler en autonomie plusieurs fois par jour. L’efficacité de sa rééducation est optimisée sans générer plus de fatigue.

    Une double innovation : la technologie et l’usage

    La conception d’IVS3 a nécessité la collaboration de développeurs logiciels et de bureaux d’études spécialistes d’ergonomie, de design, de mécanique et d’optique. Le cœur de l’IVS3 est un assistant augmenté, basé sur un algorithme intelligent. A partir d’une évaluation réalisée par le thérapeute, le logiciel analyse et reconnaît les mouvements les plus adaptés aux déficiences du patient. Il propose des séances et les personnalise en s’appuyant sur plus de 400 exercices spécifiquement conçus ; enfin, il permet la traçabilité des séances et le suivi des progrès du malade.

    La thérapie miroir a a été inscrite, en 2012, dans les recommandations de la Haute Autorité de Santé. Plus d’infos sur : www.therapiemiroir.com

  • Etude : gagner 8 mois de survie grâce à une application dédiée au cancer du poumon (ASCO)

    Un oncologue français s’est distingué au congrès mondial sur le cancer, l’Asco, qui s’est tenu à Chicago (Etats-Unis) du 1er au 5 juin 2018. Le Dr Fabrice Denis, oncologue à l’institut interrégional de cancérologie Jean Bernard du Mans, a présenté les résultats d’une étude* portant sur une application mobile dédiée au suivi des malades atteints de cancer du poumon. L’algorithme a permis de mieux repérer les récidives et donc d’améliorer la survie de 8 mois.

    Un algorithme pour repérer les récidives de cancer

    Repérer précocement la récidive d’un cancer représente un vrai gain de chance pour le patient. Cette stratégie permet en effet d’entamer les traitements plus tôt et donc d’améliorer les chances de survie. Fort de ce concept, une équipe d’oncologues français a développé une application mobile avec un algorithme pour surveiller les symptômes du cancer du poumon.

    L’application Moovcare permet aux malades de notifier chaque semaine via son ordinateur, sa tablette ou son smartphone, l’apparition éventuelle de 13 symptômes (fatigue, toux, douleur, perte d’appétit, fièvre, etc). Les proches pouvaient également participer à la notification. Quand l’algorithme suspectait une récidive, un email était envoyé à l’oncologue qui pouvait alors vérifier l’état de santé de son patient et programmer un scanner rapidement si nécessaire.

    Résultats

    Quelque 121 patients atteints d’un cancer du poumon de grade III ou IV ont été inclus dans l’étude et randomisé en deux groupes : une moitié utilisait l’application mobile Moovcare et l’autre moitié bénéficiait d’un suivi traditionnel, soit un scanner tous les 3 mois. Des premiers résultats intermédiaires après un an de suivi avaient mis en évidence une amélioration de la survie de 7 mois dans le groupe Moovcare comparé au groupe contrôle (19 mois de survie contre 12).

    « Sur la base des résultats de notre analyse intermédiaire, nous avons émis l’hypothèse que le bénéfice était dû à la détection précoce des symptômes et des rechutes, ce qui a incité un traitement plus précoce et des soins de soutien », a déclaré le Dr Fabrice Denis.

    Lors de l’ASCO 2018, l’oncologue français a donc présenté les résultats définitifs d’un suivi de 2 ans des patients.

    • La médiane de survie était de 23 mois chez les patients suivis par Moovcare
    • Elle était de 14,8 mois dans le groupe contrôle (scanner tous les 3 mois)

    Une demande de remboursement pour l’appli

    Ces résultats définitifs montrent que la surveillance basée sur un algorithme et supérieure à celle de routine. Les résultats sont significatifs même après un suivi de 2 ans. En fait, comme l’avait déclaré le Dr Denis lors de la publication des résultats intermédiaires et de leur présentation à l’Asco 2016, « si la maladie rechute, ce n’est pas forcément le jour du rendez-vous avec l’oncologue ». En outre, les auteurs de l’étude ont cherché à savoir si l’utilisation de l’application suscitait une anxiété chez les patients. En réalité, ils ont déclaré qu’ils étaient rassurés par rapport à un suivi classique, car ils sont connectés directement à l’équipe médicale.

    L’application MoovCare a été développée par l’entreprise Sivan Innovation. Elle est en cours de déploiement dans des sites pilotes en France et bientôt aux Etats-Unis. Un dossier de remboursement a été déposé en mai 2018.

  • La Commission européenne dévoile un programme de soutien à la recherche et l’innovation de 100 Md€

    La Commission européenne a dévoilé, le 7 juin 2018, un plan de financement inédit en faveur de la recherche et de l’innovation pour la période 2021-2027 d’un montant de 100 milliards d’euros. Ce plan, intitulé « Horizon Europe » s’inscrit dans le cadre de sa programmation budgétaire pour la période 2021-2027.

    Il succède au programme Horizon 2020, dont il reprend une partie des objectifs. L’ambition de la Commission européenne, d’après un communiqué paru le 7 juin, est de faire de l’UE « le leader mondial de la recherche et de l’innovation ».

    Parmi les nouveaux dispositifs mis en place par Horizon Europe : un conseil européen pour l’innovation, de nouvelles missions européennes en matière de recherche et d’innovation, etc.

    Les ministres européens se sont réunis le 16 mai 2018 à Sofia à l’occasion d’un sommet international. Ils ont, à la suite de ce sommet, publié un document intitulé « A renewed European Agenda for Research and Innovation – Europe’s chance to shape its future », dont le programme Europe Horizon constitue l’un des volets opérationnels.

    Le programme « Horizon Europe » introduit les nouvelles composantes suivantes

    • Un Conseil Européen pour l’Innovation (European Innovation Council ou EIC)

    La Commission européenne entend faciliter la commercialisation des innovations, et par là-même, leur transfert des laboratoires aux marchés. La Commission se propose de renforcer son soutien aux start-ups et aux jeunes entreprises. Le Conseil Européen pour l’innovation sera chargé de soutenir et financer des innovations « à haut potentiel » afin d’en permettre la commercialisation, et le cas échéant, de créer les marchés afférents. Il agira par le biais de deux leviers : un dispositif de soutiens aux entreprises en phase de conception de produits innovants et un autre, lors de la mise sur le marché. Il vient compléter le European Institute of Innovation and Technology (EIT) sans s’y substituer.

    • De nouvelles missions européennes en matière de recherche et d’innovation

    Leurs actions porteront sur les changements sociétaux induits par les innovations et sur la compétitivité industrielle. Dans le cadre du plan Horizon Europe, la Commission européenne soutiendra des projets couvrant divers enjeux et aspects de la « vie quotidienne » comme la lutte contre le cancer, les transports non polluants ou la réduction des déchets plastiques. Ces missions seront élaborées conjointement par les citoyens européens, la Commission, le Parlement, les États membres et les parties prenantes concernées.

    • Maximiser le potentiel innovant à travers l’Europe

    La Commission européenne annonce vouloir « doubler » les aides financières accordées aux états-membres dont les programmes de recherche et d’innovation sont jugés lacunaires. Elle précise par ailleurs que de nouvelles « synergies » seront encouragées au sein des « Structural and Cohesion Funds ».

    • Davantage d’ouverture

    Le programme Horizon Europe est fondé sur le principe de « open science », qui implique l’ouverture des données et des publications scientifiques au public.

    • De nouveaux partenariats européens

    Horizon Europe va évaluer l’efficacité des partenariats conclus entre les membres de la société civile, le monde industriel et des organes de financement, et leur capacité à remplir les objectifs fixés par les instances européennes. Le programme prévoit également de renforcer les liens des partenariats existants avec les organes et dispositifs en cours de préparation par la Commission comme la « Cohesion Policy », le « European Defence Fund », le « Digital Europe Program », le « Connecting Europe Facility » et le « International Fusion Project ».

    Modalités de financement

    Les 100 milliards d’euros seront ventilés de la manière suivante : 

    • 96,4 milliards seront alloués par Horizon Europe, dont 3,5 milliards relevant du InvestEU Fund ; 
    • 2,4 milliards d’euros seront attribués au Euratom Research and Training Programme.

    Le communiqué de presse de la Commission européenne, publié le 7 juin 2018, est consultable et disponible au téléchargement en suivant ce lien.

  • EOS Imaging lève 29,5 millions et lance la commercialisation d’un nouveau logiciel aux États-Unis

    EOS Imaging, spécialiste de l’imagerie médicale orthopédique 2D/3D, a annoncé le 5 juin 2018 avoir obtenu l’autorisation de commercialisation de son logiciel de planification chirurgicale hipEOS 3.0 de la part de la  Food and Drug Administration. Il s’agit d’un logiciel qui fait partie de la suite de solutions de planification chirurgicale 3D en ligne EOSapps conçue par la société.

    Identifier les risques et permettre une planification chirurgicale sur mesure par rapport à l’anatomie unique 3D de chaque patient sont les avantages proposés par cette solution.

    Cette annonce intervient alors que la société avait bouclé une émission d’obligations à option de conversion et/ou d’échange en actions nouvelles et/ou existantes (« OCEANEs ») à hauteur de 29,5 millions d’euros.

    Une émission d’obligations pour s’acquitter des dettes et financer la croissance de la société

    Le 24 mai 2018, EOS Imaging avait lancé une émission d’obligations à option de conversion et/ou d’échange en actions nouvelles et/ou existantes (« OCEANEs »)* à échéance 31 mai 2023.

    EOS Imaging a sollicité les investisseurs institutionnels pour un montant nominal d’environ 28 millions d’euros pouvant être augmenté à 30 millions d’euros.

    L’objectif de cette opération visait à permettre le refinancement de la dette IPF (76%) et le financement de la croissance (24%).

    Marie Meynadier, Directrice générale d’EOS Imaging, déclarait à ce propos : « Ce nouveau financement s’inscrit dans la logique du développement de la société, et en particulier de la croissance attendue sur le marché nord-américain à la suite de la réorganisation que nous y avons conduit en 2017. »

    Une plateforme pour optimiser les résultats en chirurgie

    « La plateforme EOS associe un système d’imagerie biplan du corps entier à faible dose aux applications 3D en ligne EOSapps qui permettent aux médecins de simuler, planifier et contrôler les résultats post-opératoires », affirme Marie Meynadier.

    Les objectifs visés par la solution est de permettre :

    • aux chirurgiens :
      • d’identifier les risques;
      • prévoir une planification chirurgicale sur mesure par rapport à l’anatomie unique 3D de chaque patient ;
    • la simulation de la mobilité de la hanche du patient basée sur les examens EOS en position fonctionnelle, debout ou assise, afin d’anticiper les risques de dislocation ou de conflit en fonction de la position des composants de l’implant.

  • RV : création d’un module de formation des infirmiers à la gestion de la violence en psychiatrie

    Santé Formapro, spécialiste des formations en e-learning médical, et le Centre Hospitalier Sainte-Marie Nice, spécialisé dans la prise en charge des affections mentales, ont signé un partenariat  inédit pour créer un nouveau module en réalité virtuelle pour la formation des infirmiers à la gestion de la violence des patients en psychiatrie. Telle est l’annonce faite par communiqué par Santé Formapro le 6 juin 2018.

    Il s’agit de réaliser un support interactif en réalité virtuelle permettant d’offrir une expérience pédagogique immersive au personnel soignant.

    Santé Formapro a pour mission de développer les supports avec sa filiale 2J Process. Le CH Sainte-Marie Nice est chargé de la conception des scénarios pédagogiques.

    L’intérêt de la réalité virtuelle

    La réalité virtuelle permet d’expérimenter des situations diverses de façon très réaliste et totalement immersive. On peut ainsi confronter l’apprenant à divers comportements du patient, qu’il va ressentir et littéralement « vivre ».

    En fonction des choix de l’apprenant, ces mises en situation sont prévues avec plusieurs réponses possibles.

    Elles seront mémorisées et ancrées dans la mémoire de l’apprenant comme si elles avaient été vécues.

    Un système de formation classique en e-learning va aider l’apprenant à acquérir un savoir. La réalité virtuelle va le mettre en situation et lui permettre d’acquérir un savoir-faire, et un savoir-être auprès d’un public spécifique.