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  • Le fonds French Tech Seed : 400 millions d’euros pour les start-ups de la French Tech

    Edouard Philippe, Premier ministre français, a annoncé le 21 juin 2018 le lancement d’un nouveau fonds intitulé French Tech Seed à destination des start-ups de la French Tech et géré par Bpifrance.

    Ce fonds de 400 millions d’euros constitue un outil :
    – de financement du pré-amorçage à grande échelle ;
    – pour intervenir directement en fonds propres pour des levées de fonds importantes.

    Il s’agit du troisième volet du Programme d’investissements d’avenir (PIA) dédié au soutien des levées de fonds des start-ups technologiques issues des « apporteurs d’affaires labellisés » :
    • laboratoires ;
    • incubateurs ;
    • SATT.

    Cette annonce s’inscrit dans le plan « Actions start-ups 2018 » annoncé le 25 mai 2018 par Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État au Numérique, décliné en 100 actions en faveur de la deep tech (« start-up à forte intensité technologique »).

  • Voluntis et Monarch Medical Technologies, partenariat pour gérér le diabète de l’hôpital au domicile

    Voluntis, fabricant de logiciels accompagnant les patients pendant leur traitement dont Insulia pour la gestion du diabète, a annoncé le 20 juin 2018 avoir conclu un partenariat avec la société américaine Monarch Medical Technologies, spécialisée dans les technologies de gestion optimisée de la glycémie en milieu hospitalier. 

    L’objet du partenariat réside dans l’amélioration de la coordination de la prise en charge de la glycémie des patients traités par insulinothérapie en milieu hospitalier, puis à domicile.

    Monarch Medical Technologies, spécialiste du contrôle thérapeutique prédictif en faveur d’une dose d’insuline personnalisée

    Monarch Medical Technologies a développé deux applications avec l’ambition d’améliorer la gestion de la glycémie en milieu hospitalier – EndoTool IV pour l’insulinothérapie intraveineuse et EndoTool SubQ pour l’insulinothérapie sous-cutanée. Ces deux applications personnalisées et faisant appel à des algorithmes de prédiction remplacent les protocoles traditionnels.

    L’industriel, via ses outils numériques, revendique pouvoir faciliter la transition de l’insulinothérapie initiée à l’hôpital vers l’insulinothérapie continue à domicile.

    Le partenariat entre Voluntis et Monarch Medical Technologies s’appuie sur des dosages d’insuline conformes aux protocoles de soins, éprouvés dans tous les environnements de soins, et la thérapie digitale, Insulia, intervient pour la gestion du diabète à domicile. 

    Les bénéfices d’un suivi personnalisé prédictif

    Monarch Medical Technologies se spécialise dans le domaine des technologies de contrôle thérapeutique prédictif pour la gestion des médicaments. Ces technologies de contrôle thérapeutique ont, selon la société, rendu possibles des soins personnalisés débouchant sur :

    • une baisse des taux de réadmission ;
    • des durées de séjour réduites ;
    • un risque réduit de maladies et d’infections nosocomiales ;
    • une amélioration des résultats pour les patients.

    Pierre Leurent, Directeur Général et co-fondateur de Voluntis commente ainsi ce partenariat : « Nous sommes heureux de ce partenariat avec Monarch car nous estimons qu’il existe une synergie importante entre nos sociétés pour proposer aux établissements de santé une solution complète pour la gestion de la glycémie de l’hôpital à domicile. Avec EndoTool et Insulia, les prestataires de soins peuvent être assurés que leurs patients continuent de recevoir leurs doses recommandées personnalisées à domicile, afin d’atteindre et de maintenir les niveaux de glycémie ciblés ».

    Linda Beneze, PDG de Monarch Medical Technologies affirme que « dans tout le pays, les hôpitaux voient leur population de patients diabétiques croître, et ils ont besoin d’une solution plus efficace pour prendre en charge l’hyperglycémie et éviter l’hypoglycémie à l’hôpital, mais aussi à domicile. Nous sommes fiers de nous associer avec Voluntis pour apporter une solution qui améliore la gestion de la glycémie dans le continuum des soins ».

  • Rétinopathie diabétique : le 1er ministre indien félicite Graphene pour son programme numérique

    Lors de sa venue à Singapour le 31 mai 2018 pour visiter l’exposition India-Singapore Enterprise and Innovation, le Premier ministre indien Narendra Modi a passé en revue avec son homologue singapourien, Lee Hsien Loong, la technologie d’intelligence artificielle (IA) de la société Graphene Services, basée au sein de la cité-État, qui a été adoptée par les médecins pionniers du Vittala Institute of Ophthalmology du Karnataka (État du sud-ouest de l’Inde).

    Le Dr Krishna et son équipe ont présenté leur initiative pour le dépistage précoce et le traitement de la rétinopathie diabétique (RD) chez les patients vivant dans les zones rurales isolées de l’Inde reposant sur Coronis, une plateforme numérique.

    Nayana : une clinique mobile et numérique

    Les experts de la société Graphene ont passé des décennies à élaborer des protocoles et des systèmes pour offrir des soins aux patients des régions rurales de leur hôpital situé à Bengaluru via leur programme Nayana.

    Un programme lancé il y a douze ans

    Le programme en question a été établi en 2006 en tant que projet pilote avec le soutien de la Fondation mondiale du diabète (World Diabetes Foundation) pour détecter, diagnostiquer et traiter la RD dans les villages du Karnataka, grâce à un système de clinique mobile.

    La clinique mobile est une camionnette dotée de tous les équipements nécessaires au traitement de la rétinopathie diabétique. Elle comporte aussi des boîtes spéciales conçues pour amortir les chocs afin de protéger les dispositifs délicats et coûteux sur les routes dangereuses du Karnataka rural.

    5 000 patients suivis

    Nayana a permis le partage de matériel et d’expertise en matière de rétinopathie diabétique, avec 83 ophtalmologistes exerçant dans 24 zones géographiques réparties dans 13 districts de l’État du Karnataka.

    Depuis 2016, ce programme inclut un dispositif de dossiers médicaux électroniques et un système numérique de suivi des patients. Avec Coronis, une plateforme technologique de soins développée par Graphene Service, Nayana a pu enregistrer et suivre de manière régulière 5 000 patients.

    Le Premier ministre indien soutient Graphene

    « Nous étions satisfaits de ce que nous faisions, mais il y avait encore une grande lacune. Les patients que [nous traitions] et qui [devaient] revenir pour un suivi ne se présentaient pas tous aux rendez-vous, a expliqué le Dr. Krishna à Thehealthsite.com. Nous avons donc pensé : « Et si nous avions une méthode active de suivi pour chaque patient ? » Humainement, il est très difficile de suivre des milliers de patients. Par conséquent, nous étions à la recherche d’un bon système de dossiers électroniques et c’est à ce moment-là que Graphene est apparu. »

    « [Le 31 mai], (…) le Premier ministre M. Modi a visité notre stand. J’ai appris qu’il était très intéressé par le programme. Il voulait savoir où cela se passait, quel district du Karnatak était concerné. Il a félicité l’équipe pour son bon travail et leur a demandé de continuer », a-t-il ajouté.

    Un programme adopté en Thaïlande et au Bangladesh, bientôt peut-être aux USA

    Singapour est le dernier pays en date à avoir pris connaissance du programme. L’utilisation du dispositif de Graphene Services est actuellement explorée par des hôpitaux aux États-Unis, au Japon et en Suisse, et le système a été adopté par des hôpitaux en Thaïlande ainsi qu’au Bangladesh.

  • Diabetic retinopathy: Indian PM congratulates Graphene on its digital program for rural patients

    During his visit to Singapore on May 31, 2018 for the India-Singapore Enterprise and Innovation Exhibition, Indian Prime Minister Narendra Modi reviewed with his Singaporean counterpart Lee Hseng Loong the artificial intelligence (AI) technology of Singapore-based company Graphene, which has been adopted by the pioneering doctors of Karnataka’s Vittala Institute of Ophthalmology (southwest India).

    Dr Krishna and his team talked about their initiative for early detection and treatment of diabetic retinopathy (DR) among rural patients.

    Nayana: a mobile and digital clinic

    Graphene’s experts have spent decades developing protocols and systems to offer care to patient from their Bengaluru-based hospital living in remote rural areas, through their program Nayana.

    A program launched 12 years ago

    The program was established in 2006 as a pilot project with the support of the World Diabetes Foundation to detect, diagnose and treat DR in Karnataka villages via a mobile clinic.

    The mobile clinic is a van with all the equipment needed to treat diabetic retinopathy. It also includes special shock-absorbing boxes to protect delicate and expensive equipment on treacherous roads in rural Karnataka.

    5,000 patients tracked

    The Nayana program enabled sharing of DR equipment and expertise, with 83 practicing ophthalmologists in 24 geographical locations spanning 13 districts in state of Karnataka.

    Since 2016, this program has been expanded to include electronic medical records and patient tracking system. With Coronis, a healthcare technology platform designed by Graphene Service, Nayana has been able to register and track 5,000 patients regularly.

    Indian Prime Minister shows interest in Graphene

    « We were happy with what we were doing but there was still one big lacuna. Patients who you treat and want them to come for a follow-up, still miss out, for various reasons, » Dr Krishna said to Thehealthsite.com. « So, we thought ‘what if we had an active method of tracking each and every patient’. Manually, it’s very difficult to track thousands of patients. Hence, we were on a lookout for a good electronic records system and that’s when Graphene came into picture. »

     » [On may 31], we were represented by Graphene when Prime Minister Modi visited our stall. I got to know he was very interested in the program. He wanted to know where it was happening, which district in Karnataka. He did congratulate the team there on their good work and asked them to continue with it, » Dr Krishna added.

    A program adopted in Thailand and Bangladesh, maybe soon in Japan and the USA

    Singapore is the latest country to learn from the program. Nayana has been adopted by hospitals in Thailand and Bangladesh and is being explored by hospitals in Japan, the United States and Switzerland.

  • Le groupe sud-coréen KT lance un système de santé numérique sur le Transsibérien en Russie

    La deuxième compagnie de télécommunications sud-coréenne, Korea Telecom (KT), a annoncé fin mai 2018 qu’elle allait travailler avec le gouvernement russe pour déployer un système de santé numérique sur le Transsibérien.

    Le dispositif permettra au personnel du train de surveiller l’état de santé des passagers souffrant de maladies diverses et de leur fournir des soins de base.

    KT prévoit de lancer officiellement le système d’ici la fin de l’année.

    KT : un important partenariat avec Russian Railways

    L’entreprise sud-coréenne collabore également avec le Seoul National University Bundang Hospital pour établir un système de soins à distance qui reliera cinq hôpitaux gérés par Russian Railways, l’opérateur ferroviaire national, à l’hôpital central clinique de Moscou.

    Russian Railways est l’un des trois premiers opérateurs ferroviaires au monde et gère 173 hôpitaux en Russie.

    KT sera responsable de l’approvisionnement et de la construction de la plateforme tandis que le Bundang Hospital formera l’équipe médicale russe.

    Une plateforme pour mieux suivre l’état de santé des passagers

    Le chemin de fer transsibérien, ou Transsibérien, relie Vladivostok à Moscou, en Russie, sur plus de 9 200 kilomètres. Un voyage à sens unique dure sept jours et les trains ne sont actuellement équipés que de dispositifs de diagnostic simples, tels que des manomètres.

    Le manque de dispositifs médiaux rend difficile pour le personnel du train la vérification de l’état de santé des passagers atteints de maladies chroniques comme les maladies cardiaques, mais aussi des femmes enceintes et des personnes souffrant de problèmes de reins, de foie ou de vésicule biliaire.

    Un diagnostic mobile des maladies cardiovasculaires et du diabète

    La plateforme de diagnostic mobile conçue par KT, que la société décrit comme « l’intégration ultime » des technologies d’information et de communication de pointe, permettra au personnel du Transsibérien de diagnostiquer les maladies cardiovasculaires et respiratoires ainsi que le diabète et le cancer de la prostate avec un simple échantillon d’urine et de sang.

    Les dispositifs à installer dans le train comprendront également des ondes ultrasonores capables de détecter les dysfonctionnements du rein, du foie et de la vésicule biliaire chez un passager et d’examiner le fœtus chez les femmes enceintes, rapporte l’entreprise (source : Koreajoongangdaily.joins.com).

    Une plateforme pour communiquer avec des médecins depuis les trains

    Comme la plateforme est équipée d’un système Bluetooth et du wifi, le personnel des trains pourra communiquer avec des médecins et enregistrer les données de diagnostic sur le dossier de santé du patient.

    KT a précisé que son dispositif était également doté d’une intelligence artificielle pour faciliter l’analyse des rayons X.

    TIC médicales : KT sélectionné pour la 2ème fois par le ministère de la Santé

    Le ministère de la Santé et du Bien-être dirige les projets sud-coréens en Russie. Chaque année, le ministère sélectionne quelques entreprises spécialisées dans les technologies de l’information et de la communication (TIC) médicales pour mener à bien des projets à l’étranger.

    C’est la deuxième année que la société KT remporte l’offre. En 2017, elle a a construit une plateforme numérique de soins pour douze hôpitaux en Asie centrale.

  • Russia: South Korean telecom group KT to build a digital health system on Trans-Siberian Railway

    KT, South Korea’s second-largest telecommunications company, announced in late May 2018 that it will work with the Russian government to build a digital healthcare system on the Trans-Siberian Railway, which will be able to monitor passengers’ health conditions and allow staff to provide them with basic care.

    KT plans to complete the project by the end of the year.

    KT: a big partnership with Russian Railways

    The South Korean company is also collaborating with Seoul National University Bundang Hospital to establish a remote healthcare system that will connect five hospitals run by Russian Railways, the national rail operator, with the Central Clinical Hospital in Moscow.

    Russian Railways is one of the top three rail operators in the world and runs 173 hospitals across Russia.

    KT will be responsible for supplying and building the platform and Bundang Hospital will advise and train the Russian medical team.

    A platform to better monitor the health conditions of passengers

    The Trans-Siberian Railway connects Vladivostok to Moscow in Russia over 9,200 kilometers. A one-way trip lasts seven days and trains are currently only equipped with simple diagnostic devices, such as blood pressure gauges.

    That makes it difficult for train staff to check the conditions of passengers with chronic diseases such as heart disease, pregnant women or people with kidney, liver or gallbladder problems.

    Mobile diagnosis of cardiovascular diseases and diabetes

    KT’s mobile health diagnostic platform, which the company describes as the « ultimate integration » of cutting-edge information and communication technologies, will enable train staff to diagnose cardiovascular and respiratory diseases as well as diabetes and prostate cancer with a minimal amount of urine and blood.

    The devices to be installed in the train will also include ultrasonic waves capable of detecting kidney, liver and gallbladder malfunctions and examining the fetus in pregnant women, said the company (source: Koreajoongangdaily. joins.com).

    A platform to communicate with doctors from trains

    As the platform is equipped with a Bluetooth system and WiFi, train staff can use it to communicate with doctors and record the diagnostic data on the patient’s health record.

    KT said its device also had artificial intelligence to facilitate X-rays analyses.

    Medical ICT : KT selected by the Ministry of Health for the 2nd time

    The Ministry of Health and Welfare is leading the Korean projects in Russia. Every year, the ministry selects a few companies specialized in medical-related information and communications technology (ICT) to carry out projects abroad.

    This is the second year that KT has won the bid. In 2017, the firm built a digital healthcare platform for 12 hospitals in Central Asia.

  • Les Contrepoints de la Santé le 28 juin 2018 à Paris : quel système de santé pour l’avenir ?

    Le nouveau rendez-vous des Contrepoints de la Santé se déroulera le jeudi 28 juin 2018 : Pascal Maurel, Philippe Leduc et Renaud Degas recevront Jean-Carles Grelier, député « Les Républicains » de la Sarthe et Olivier Véran, député de l’Isère pour une petit-déjeuner débat de 8 h 30 à  9 h 30.

    Au cours de la conférence, les intervenants discuteront des dernières mesures de santé annoncées par le Président de la République.

    Ils aborderont également le rapport HCAAM et répondront à la question suivante : quel système de santé organiser pour l’avenir alors que les comptes sociaux s’améliorent mais que d’importants dysfonctionnements perdurent ?

    Pour s’inscrire, suivre le lien ci-contre.

  • Le CHU d’Angers annonce le lancement d’Allegro, son Living Lab gériatrique hospitalier

    Le Centre Hospitalier Universitaire d’Angers a annoncé dans un communiqué du 18 juin 2018 l’ouverture de son Living Lab gériatrique hospitalier à l’occasion de la rencontre « Objets connectés et seniors, quelles solutions concrètes ? » organisée le 15 juin 2018 à la Wise Factory.

    Le Living Lab, baptisé Allegro pour Angers Living Lab en Gériatrie, est censé ouvrir d’ici l’automne 2018 et est porté par le Centre de recherches sur l’autonomie et la longévité (CeRAL) du CHU d’Angers.

    Il s’agit d’un lieu qui vise à mobiliser autant les partenaires publics que les établissements d’enseignement supérieur, les entreprises privées et les citoyens.

    L’objectif du Living Lab est de cerner les besoins des personnes âgées en outils numériques et de favoriser l’innovation hospitalière en faisant émerger des prestations totalement nouvelles.

    Un espace collaboratif réunissant soignants, industriels et patients

    Le Pr Cédric Annweiler, chef du service de gériatrie du CHU d’Angers, est responsable de ce projet dont il affirme qu’il est le premier de ce genre en France. Le projet s’inscrit dans une dynamique déjà existante autour de la thématique du vieillissement au domicile créée par le Gérontopôle des Pays de la Loire et le projet « Silver » de l’agglomération d’Angers.

    La naissance du Living Lab correspond à une volonté de créer un espace ouvert aux acteurs de l’écosystème de la santé numérique et des seniors : organismes publics, secteur académique, industriels aux côtés des soignants et patients.

    Une chambre d’hospitalisation pour palper les tendances et générer des connaissances

    Sa principale caractéristique réside dans le fait qu’il constitue une méthode ouverte de recherches, avec un espace grandeur nature correspondant à une chambre d’hospitalisation. Il peut représenter un levier académique et industriel.

    La lab sera un espace proposant :

    • une vue stratégique sur les usages potentiels des nouvelles technologies et services ;
    • un développement accéléré de ces nouveaux services en les adaptant aux besoins des usagers ;
    • une production de nouvelles connaissances scientifiques en apportant de la valeur ajoutée aux essais cliniques par l’entremise des nouvelles technologies de l’information, en développant la recherche paramédicale et en formant les soignants dans des conditions réalistes.

    Objectifs poursuivis

    Les activités du Living Lab permettront de :

    • définir les nouveaux besoins des personnes âgées ;
    • tester des services et des nouvelles technologies en développement, en y associant les usagers, seniors et soignants, dès la phase de conception ;
    • favoriser l’innovation hospitalière ;
    • proposer des prestations inédites en France ;
    • améliorer les soins hospitaliers aux personnes âgées.

  • RGPD : un guide pratique à l’attention des médecins publié par la CNIL et le CNOM

    Un guide pratique à propos de la protection des données personnelles destiné aux médecins a été publié le 20 juin 2018 sur le site de la Commission Nationale Informatique & Libertés (CNIL). Ce guide, élaboré et rédigé conjointement par la CNIL et le CNOM, a pour but d’aider les médecins, en particulier libéraux, à mettre en oeuvre les obligations prévues par le RGPD, nouvelle réglementation sur la protection des données personnelles entrée en vigueur le 25 mai 2018 qui concerne directement les professionnels de la santé.

    Le guide, accessible via le lien ci-contre, est constitué de fiches concernant six grands thèmes :
    – le dossier patient ;
    – la prise de RDV ;
    – l’utilisation de la messagerie électronique ;
    – les téléphones portables et tablettes ;
    – la recherche ;
    – la télémédecine.
    Ces fiches exposent toutes, en premier lieu, les bonnes pratiques à respecter, avant d’expliquer plus en détail les nouvelles obligations des médecins.

    Deux annexes sont également mises à disposition des internautes. Il s’agit :
    – d’un exemple de notice d’information pour la gestion d’un cabinet médical ;
    – d’un modèle pré-rempli de registre d’activité de traitement.

    La CNIL a par ailleurs publié des fiches thématiques complémentaires à propos de ces problématiques de santé et d’autres fiches spécifiquement destinées aux médecins libéraux, consultables via les lien ci-contre.

    Fiche n°1 : « Quel cadre appliquer aux dossiers des patients ? »

    Concernant cette problématique, les bonnes pratiques sont :

    • de limiter les informations collectées au strict nécessaire : « les données que vous collectez et que vous reportez, dans les dossiers de vos patients, doivent être adéquates, pertinentes et limitées à ce qui est nécessaire à la prise en charge du patient au titre des activités de prévention, de diagnostic et de soins » prévient la CNIL ;
    • d’utiliser les dossiers patients conformément aux finalités déterminées, explicites et légitimes, par exemple la gestion des rendez-vous, la gestion des dossiers médicaux, l’édition des ordonnances, l’envoi de courriers aux confrères, l’établissement et la télétransmission des feuilles de soin ;
    • de supprimer les dossiers patients et de manière générale toute information périmée (ayant dépassé la durée de conservation préconisée). En l’absence de dispositions spécifiques portant sur la durée de conservation des dossiers des professionnels exerçant en libéral, le Conseil national de l’Ordre des médecins préconise de s’aligner sur les délais de conservation prévus pour les dossiers médicaux des établissements de santé ;
    • de mettre en place des mesures appropriées de sécurité des dossiers patients : il incombe au médecin de prendre toutes les précautions utiles pour empêcher que des tiers non autorisés d’avoir accès aux données de santé de ses patients.

    Fiche n°2 : « Quel cadre appliquer à la prise de rendez-vous ? »

    Pour que les modalités de prise de rendez-vous soient en conformité avec le RGPD, la CNIL recommande :

    • de limiter les informations collectées par le prestataire : le médecin reste « responsable de traitement » des données d’identification de ses patients et des données de santé collectées lors de la prise de rendez-vous. Par ailleurs, en tant que responsable de traitement, ses obligations sont identiques à celles applicables pour les dossiers patients ;
    • de vérifier la conformité du prestataire avec la réglementation et notamment la présence des mentions obligatoires dans le contrat de sous-traitance passé avec lui : le prestataire doit mettre en place des mesures techniques et organisationnelles nécessaires pour assurer la sécurité et la confidentialité des données confiées. 

    Fiche n°3 : « Quel cadre appliquer à l’utilisation de la messagerie électronique ? »

    Dans ce cadre, pour que ses pratiques soient conformes à la réglementation, le médecin doit :

    • utiliser un service de messagerie sécurisée de santé pour ses échanges avec d’autres professionnels de santé, un système de messagerie sécurisée de santé se définissant comme un espace dématérialisé permettant l’échange de données de santé en toute confiance entre professionnels de santé (et plus largement, entre professionnels des secteurs sanitaire, social et médico-social) et intégrant un annuaire commun et certifié de l’ensemble des professionnels habilités ;
    • ou utiliser une messagerie électronique / instantanée standard sous réserve de s’être assuré que ces messageries soient bien sécurisées et adaptées à une utilisation professionnelle : il est parfois nécessaire d’utiliser ces messageries pour échanger avec des professionnels issus de domaines autres que la santé. 
    • chiffrer les pièces jointes dans le cas précédent lors de l’utilisation des messageries standard sur internet qui ne garantissent pas la confidentialité des messages : l’utilisation de toute messagerie ne chiffrant pas les données et hébergeant les données dans un pays ou auprès d’un prestataire qui ne garantit pas la protection des données conformément aux règles européennes est à proscrire.

    Fiche n°4 : « Quel cadre appliquer aux téléphones portables et tablettes ? »

    Pour que l’utilisation de tels matériels connectés soient conformes au RGPD, il faut :

    • sécuriser l’accès à son téléphone ou à sa tablette et à leur contenu (mot de passe, chiffrement, etc.) ;
    • ne pas stocker d’informations médicales relatives à ses patients sur son téléphone portable ou sa tablette : il est fortement déconseillé de conserver des informations d’ordre médical dans la mémoire interne de sa tablette ou de son téléphone portable ;
    • s’assurer que l’accès à son logiciel de dossiers patients sur son téléphone portable ou sa tablette soit sécurisé : afin de garantir la qualité et la confidentialité des données de santé à caractère personnel et leur protection, l’accès à distance aux dossiers des patients doit se faire conformément aux référentiels d’interopérabilité et de sécurité élaborés par l’ASIP santé. 
    • consulter son logiciel de dossiers patients avec précaution.

    Fiche n°5 : « Quel cadre appliquer aux recherches ? »

    Concernant l’échange d’informations dans le cadre de recherches, le médecin doit :

    • réaliser une analyse d’impact avant celle d’études internes sur les données de ses patients si le traitement de données est susceptible d’engendrer un risque élevé pour les droits et libertés des personnes physiques ;
    • dans le cadre de recherches en partenariat avec un tiers, s’assurer que les recherches soient menées conformément à la réglementation.

    Fiche n°6 : « Quel cadre appliquer à la télémédecine ? »

    Concernant la télémédecine, il faut :

    • s’assurer que le prestataire de télémédecine choisi soit bien conforme à la réglementation ;
    • vérifier la présence des mentions obligatoires dans son contrat.
    • s’agissant des données de santé, s’assurer que la plateforme utilisée soit être hébergée par un hébergeur de données de santé agréé ou certifié.

    Dans le cadre de la télémédecine, l’ensemble des obligations déontologiques qui incombent habituellement au médecin s’appliquent.

    Les règles relatives à l’échange et au partage de données entre professionnels restent également applicables.

    Finalement, quelle que soit la thématique, la CNIL recommande par ailleurs :

    • de tenir à jour un registre des activités de traitement dont un modèle figure en annexe ;
    • d’informer les patients et de s’assurer du respect de leurs droits : la « notice d’information » proposée en annexe est mise à disposition à cet effet.

  • Roche acquiert Foundation Medicine pour développper la médecine personnalisée en oncologie

    Roche a annoncé le 19 juin 2018 l’acquisition de la société américaine Foundation Medicine (FMI) spécialisée dans le développement d’outils de diagnostics personnalisés en oncologie – une transaction qui se chiffre à hauteur de 2,1 milliards d’euros (2,4 milliards de dollars).

    Les deux sociétés souhaitent mutualiser leur expertise en génomique au service du développement de médicaments et de soins personnalisés à destination des patients atteints d’un cancer.

    La transaction deviendra effective au cours de l’année 2018. Foundation Medicine (FMI) continuera à jouir de son entité juridique indépendante.

    Cap sur l’oncologie personnalisée

    Daniel O’Day, le CEO de Roche Pharmaceuticals, a commenté cette opération comme étant une étape essentielle dans le développement de leur axe stratégique en médecine personnalisée.  

    Roche est convaincue de la pertinence d’utilisation de l’information génétique et du séquençage pouvant révéler des altérations moléculaires dans le développement de nouveaux traitements anti-cancéreux.

    FMI possède déjà une suite de tests en séquençage génétique visant à identifier les altérations moléculaires chez un patient atteint d’un cancer pour ensuite les associer à des thérapies ciblées pertinentes, des immunothérapies et des essais cliniques.