Singapore National Eye Centrenull
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#FASN2018 : Santé numérique, les médecins sont-ils prêts à franchir le cap ?
Le 26 juin 2018, lors de la campagne FASN 2018 dédiée au parcours de vie a eu lieu un atelier sur la problématique de l’implantation d’outils numériques au service du suivi des patients.
Cet atelier animé par Béatrice FALISE-MIRAT, Care Insight, a réuni les intervenants suivants :
– le Docteur Marilucy LOPEZ-SUBLET, PH de Médecine interne, Hôpital d’Avicenne, AP-HP ;
– Christian GOURDIN, Directeur général d’INOVELAN, groupe AGFA HealthCare ;
– Pierre MERIGAUD, Directeur d’Autonom’Lab.Des sujets tels que les difficultés, les limites, les modèles économiques, les projets et la finalité de l’implantation d’outils numériques dans le suivi des patients ont été abordés.
Les objectifs de l’utilisation de l’objet connecté en médecine
Pierre Merigaud s’est fondé sur les résultats d’une étude menée par Automn’Lab à propos des outils numériques pour dégager quatre grandes visées de l’utilisation des objets connectés en médecine, qui sont :
- responsabiliser le patient : il s’agit d’inclure le patient dans son parcours de soins, de le rendre acteur de ses propres prises en charge ;
- développer des outils : ni les outils connectés proposés à l’heure actuelle, ni les modèles économiques qui sous-tendent leur développement ou leur déploiement ne sont encore parfaits. Ainsi, il est question de les améliorer afin de les rendre plus efficaces et plus accessibles ;
- faciliter l’accès au suivi : il s’agit de créer des interfaces claires et lisibles tant pour les patients que pour les professionnels de santé afin de favoriser l’accès aux soins ;
- étendre l’objet connecté aux patients : normaliser les outils numériques en santé et atteindre une acceptation par l’ensemble des acteurs des soins (patients ou professionnels) demeure un challenge important : ces outils coûtent cher et leur utilisation n’est pas encore systématiquement intégrée aux pratiques médicales.
La télémédecine, du point de vue des professionnels
L’intérêt
- Pour les professionnels de la santé, la télémédecine permet d’éviter des déplacements au domicile du patient : cette pratique représente un gain de temps pour les professionnels de la santé.
- Pour les patients, la télémédecine favorise l’accès aux soins notamment dans les zones isolées : elle pourrait constituer une solution au problème des déserts médicaux.
Les limites
D’après une étude de l’AP-HP, 99% des médecins interrogés au sujet de la télémédecine lui trouvent au moins trois limites. Les limites exprimées de façon récurrente sont les suivantes :
- le coût des outils connectés nécessaires à la mise en œuvre de la télémédecine : les nouvelles technologies coûtent encore cher à l’heure actuelle et la télémédecine ne fait pas exception.
- l’utilisation parfois difficile de ces outils connectés : l’utilisation des outils numériques n’est pas innée pour nombre de professionnels de la santé, qui demandent l’élaboration de formations à l’utilisation des objets connectés supports de la télémédecine. Ceux-ci évoluant rapidement, on conçoit la difficulté de la mise en œuvre de telles formations.
- la réticence médicale : nombreux sont les médecins qui se montrent réticents face au changement que représente la télémédecine. Cette réticence soulève la question suivante : les médecins sont ils prêts à se lancer dans la santé numérique ?
D’autres limites telles que le cadre légal de la télémédecine et la protection des données ont été évoquées.
L’industrie au service de la santé numérique, du point de vue des entreprises
Christian Gourdin a exprimé un point de vue plus industriel et a abordé, en les illustrant par de nombreux exemples, les questions de la prévention, des soins et de la cohérence du parcours que les outils connectés pourraient servir.
La prévention
Par l’utilisation d’objets connectés et d’autres outils comme des questionnaires en ligne ou des capteurs sensoriels, il est possible de faciliter le diagnostic de certaines affections chroniques telles que l’hypertension artérielle : des tablettes comportant des questionnaires conçue pour aider à la détection de signes d’hypertension ont par exemple été mis à disposition des artisans boulangers (profession connue pour être particulièrement sujette à l’hypertension).
Le suivi du traitement, des soins
De nombreux dispositifs connectés permettent de favoriser le suivi des soins du patient. Par exemple, des outils numériques permettent aux médecins, s’ils le souhaitent, de vérifier à tout moment les constantes d’un patient sous traitement, afin d’en adapter au mieux les posologies.
Le parcours
- L’utilisation d’objets connectés pourrait fluidifier le parcours de soins en amont ou en aval d’une hospitalisation.
A titre d’exemple de bénéfice à l’utilisation d’outils numériques en amont d’une hospitalisation, l’intervenant a proposé d’imaginer une application qui enverrait au patient toutes les informations relatives à sa prise en charge. En aval, la même application pourrait accompagner les professionnels dans la surveillance de l’apparition de complications et de phénomènes iatrogènes. De ce fait, un tel outil connecté libérerait les professionnels d’une part de leur charge de travail.
- L’utilisation d’objets connectés pourrait rendre le parcours de soins des patients atteints d’affections chroniques plus cohérent.
En effet, les outils numériques peuvent favoriser une meilleure coordination du parcours de soins des patients, en renforçant le dialogue entre les différents acteurs des soins.
Aussi, si les outils connectés se multiplient et permettent d’appréhender les apports éventuels de la médecine numérique à la santé, des limites exprimées notamment par les professionnels de la santé freinent actuellement leur totale intégration dans les pratiques.
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Indice mondial de la santé numérique : la Nouvelle-Zélande obtient une note globale de 3/5
Selon l’Indice mondial de la santé numérique (GDHI), la Nouvelle-Zélande a atteint la phase 3 (sur 5) au niveau de son utilisation globale de la technologie numérique dans le domaine de la santé.
Lancé le 22 mai 2018, le GDHI est une ressource numérique interactive qui surveille et évalue l’utilisation de la technologie numérique pour la santé dans différents pays.
Dix pays sont actuellement référencés, dont la Nouvelle-Zélande, la Malaisie, le Sri Lanka et la Jordanie.
Des progrès restent à faire au niveau de l’interopérabilité
L’indice classe les pays dans sept domaines de la santé numérique et délivre à chacun d’entre eux un score global.
Le pays obtient une bonne note en terme de services, d’application et d’infrastructure
Selon les critères du GDHI, la Nouvelle-Zélande se trouve :
- en phase 4 en ce qui concerne les services et les applications ;
- en phase 3 au niveau de la main-d’œuvre ; de la législation, des mesures politiques mises en place et de la conformité ; du leadership et de la gouvernance ;
- en phase 2 concernant les normes établies et de l’interopérabilité. Ce faible score s’explique par l’absence d’un cadre national d’architecture numérique de la santé ou d’un échange d’informations sur la santé. Le pays se situe également en phase deux en termes de stratégie et d’investissement, avec seulement 1 à 3 % des dépenses publiques annuelles dans le secteur de la santé dédiées à la santé numérique.
Par ailleurs, la Nouvelle-Zélande se classe à un haut niveau en ce qui concerne l’infrastructure du secteur de la e-santé, avec une bonne préparation du réseau, une planification réussie et un bon soutien pour la maintenance continue de l’infrastructure de la santé numérique.
Globalement, la NZ a un « système de santé relativement hautement numérisé »
Dans le résumé consacré au pays, les auteurs de l’évaluation indique que la Nouvelle-Zélande a un « système de santé relativement hautement numérisé », avec 97 % des généralistes néo-zélandais qui utilisent des dossiers médicaux électroniques.
« La plupart des fournisseurs de soins utilisent la technologie de l’information pour soutenir la prestation des soins et rendre l’information accessible à toutes les divisions au sein de leur organisation, précisent-ils. [Une majorité d’entre eux sont] interconnectés avec d’autres fournisseurs de soins et partagent régulièrement des informations [entre eux] ».
Un accès assuré à des données de référence fiables et cohérentes
Autre point fort selon l’indice : les services de base nationaux, tels que l’Index national de la santé (National Health Index), le Formulaire NZ (NZ Formulary) et le Service national des inscriptions (National Enrollment Service), qui aident le secteur à favoriser l’accès à des données de référence fiables et cohérentes.
L’indice aide le pays à identifier ses failles et ses points forts
« [La mise en place de l’indice] arrive à un bon moment pour la Nouvelle-Zélande car le ministère de la Santé a travaillé sur notre stratégie de santé numérique », indique le Dr. Robyn Whittaker, directrice clinique de l’innovation au Conseil de santé du district de Waitemata (île du Nord, Nouvelle-Zélande), qui a participé à l’atelier initial pour concevoir le GDHI (source : Scoop.co.nz).
« [Il] nous aide à jeter un regard global sur la gamme d’indicateurs et à identifier les domaines dans lesquels nous pourrions être en retard, en plus de nous aider à mesurer nos progrès globaux », a-t-elle ajouté.
Sur son site web dédié à la stratégie en matière de santé numérique, le ministère de la Santé indique que le GDHI sera l’un des outils utilisés pour évaluer les progrès accomplis dans la mise en œuvre de la nouvelle stratégie numérique de la Nouvelle-Zélande (NZ Digital Health Strategy) en cours d’élaboration.
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Global Digital Health Index: New Zealand gets an overall score of 3 out of 5
According to the Global Digital Health Index (GDHI), New Zealand gets an overall score of three (out of a possible five) of its use of digital technology for health.
Launched on May 22, 2018, the GDHI is an interactive digital resource that monitors and evaluates the use of digital technology for health in different countries.
Ten countries are currently referenced in the index, including New Zealand, Malaysia, Sri Lanka and Jordan.
Progress still to be made in terms of interoperability
The Index ranks countries in seven areas of digital health and gives each of them an overall score.
The country ranks highly for services, applications and infrastructure
According to the GDHI, New Zealand is:
- In phase 4 for services and applications;
- In phase 3 for workforce; legislation, policy and compliance; as well as leadership and governance;
- In phase 2 for standards and interoperability. This low score is due to lack of a national digital health architectural framework or health information exchange. The country is also in phase two for strategy and investment, with only 1 to 3% of annual public spending on health committed to digital health.
In addition, New Zealand ranks highly for infrastructure, with good network readiness, but also planning and support for ongoing digital health infrastructure maintenance.
Overall, NZ has a « relatively highly digitized health system »
In the country summary, the GDHI says that New Zealand has a « relatively highly digitized health system, » with 97% of New Zealand GPs using electronic medical records.
« Most health providers use information technology to support the delivery of care, make information accessible across functions within their organization, are interconnected with other health providers and routinely share information, » it says.
An access to « trusted and consistent reference data »
Another advantage for the country according to the Index is the role played by national foundation services such as the National Health Index, NZ Formulary and National Enrolment Service, that support the sector to provide access to « trusted and consistent reference data. »
The Index helps the country to know its flaws and its strengths
« The Index comes at a great time for New Zealand, as the Ministry of Health has been working on our digital health strategy, » said Dr Robyn Whittaker, clinical director of Innovation at the Institute for Innovation and Improvement, Waitemata District Health Board (North Island, New Zealand), who participated in the initial workshop to design the Index (source: Scoop.co.nz).
» [It] helps us to take a comprehensive look across the range of indicators and identify areas where we might be falling behind, in addition to helping us measure our overall progress, » she added.
On its website dedicated to the Digital Health Strategy, the Ministry of Health says the GDHI will be one of the measures that will be used to evaluate progress in implementing the new NZ Digital Health Strategy that is being developed.
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BOOST : une appli gratuite pour mieux traiter la cataracte dans les pays en développement
Un consortium mondial des principaux organismes de santé oculaire, dont la Fondation Fred Hollows (Australie), ont collaboré pour créer BOOST, une application mobile gratuite et facile à utiliser conçue pour aider les chirurgiens à améliorer les résultats de la chirurgie de la cataracte, en particulier pour les patients dans les pays en développement.
Le dispositif a été lancé le 18 juin 2018 au Congrès mondial d’ophtalmologie à Barcelone. Il disponible en sept langues : anglais, français, espagnol, russe, mandarin, vietnamien et indonésien (Bahasa).
BOOST : une application simple pour mesurer et améliorer les résultats
Un projet international
Le projet BOOST est une collaboration mondiale entre la Fondation Fred Hollows (Australie), Sightsavers (Royaume-Uni), l’Agence internationale pour la prévention de la cécité, Orbis International (États-Unis), Aravind Eye Care Systems (Inde) et le Conseil international d’ophtalmologie.
L’application a été développée à la suite d’une étude (PRECOG) menée par 40 hôpitaux dans 12 pays à revenu faible et intermédiaire, publiée dans le magazine Lancet Global Health, qui a montré les avantages d’une mesure de la vision immédiatement après la chirurgie.
Un outil de télé-médecine pour améliorer le suivi des patients après l’opération
L’outil offre aux chirurgiens et aux cliniques un outil facile à appréhender pour mesurer, comparer et améliorer leurs résultats, même dans les zones où les patients qui reviennent pour un suivi sont peu nombreux.
Concrètement, le dispositif guide les utilisateurs à travers des étapes simples pour leur permettre de recueillir des données sur leur vision le lendemain de l’opération, analyser leurs résultats et comparer leurs performances visuelles avec d’autres patients dans le monde entier. L’application suggère également automatiquement des stratégies adaptées pour aider à améliorer les résultats des soins.
Toutes les données sont anonymes et les utilisateurs peuvent refuser de partager leurs informations à tout moment.
« Des outils efficaces pour mesurer les résultats de la chirurgie sont cruciaux »
« Traditionnellement, les chirurgiens mesurent les résultats six à huit semaines après la chirurgie, mais si les patients ne reviennent pas pour des soins de suivi, [ils] ne peuvent pas évaluer et encore moins améliorer leurs résultats chirurgicaux, explique le Pr. Nathan Congdon, directeur du projet BOOST et professeur Ulverscroft de Global Eye Health à l’université Queen’s de Belfast (source : Healthcareit.com.au). BOOST surmonte ce défi en évaluant les résultats immédiatement après la chirurgie et en offrant des conseils spécifiques pour améliorer les résultats ».
« Des outils efficaces pour mesurer les résultats de la chirurgie de la cataracte sont cruciaux pour améliorer la qualité [des soins], indique de son côté Ian Wishart, P.-D.G. de la Fondation Fred Hollows. (…) Il y a un grand potentiel pour que BOOST soit intégré dans les soins et l’orientation de routine, en particulier pour les internes et les nouveaux chirurgiens. »
Une surveillance simplifiée pour les gouvernements, les ONGs et les hôpitaux
Le Pr. Congdon précise que l’application « aide non seulement les praticiens individuels mais fournit également une plateforme pour les gouvernements, les ONGs, les hôpitaux et les instituts de formation pour surveiller les résultats de la chirurgie de la cataracte d’une manière simple ».
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BOOST: a free mobile app to improve the outcomes of cataract surgery in developing countries
A global consortium of leading eye health organizations, including the Fred Hollows Foundation (Australia), collaborated to create BOOST, a free and easy-to-use mobile app designed to help surgeons improve the outcomes of cataract surgery, especially for patients in developing countries.
The device was launched at the World Ophthalmology Congress in Barcelona on 18 June, 2018. It is available in seven languages: English, French, Spanish, Russian, Mandarin, Vietnamese and Bahasa Indonesia.
BOOST: a simple tool to measure and improve results
An international project
The BOOST project is a global collaboration between The Fred Hollows Foundation (Australia), Sightsavers (UK), the International Agency for the Prevention of Blindness, Orbis International (USA), Aravind Eye Care Systems (India) and the International Council of Ophthalmology.
The app was developed as a result of a study (PRECOG) of 40 hospitals in 12 low and middle-income countries published in Lancet Global Health magazine that showed the benefits of measuring vision immediately after surgery.
A remote system to improve patient follow-up after surgery
The app provides surgeons and clinics with a simple tool to measure, benchmark and improve their results, even in places where few patients return for follow-up visits.
The device guides users through simple steps to collect data the day after surgery, analyze their results and compare their visual performance with other patients around the world. The app also automatically suggests tailored strategies to help improve the outcomes of care.
All data is anonymous and users can refuse to share their information at any time.
« Effective tools to measure the outcomes of surgery are crucial »
« Traditionally, surgeons measure outcomes six to eight weeks after surgery, but if patients don’t return for follow-up care, surgeons cannot assess, much less improve, their own surgical results, » said Pr. Nathan Congdon, BOOST project director and Ulverscroft professor of Global Eye Health at Queens University Belfast (source: Healthcareit.com.au). « BOOST solves this challenge by assessing results immediately after surgery and offering specific advice to improve outcomes. »
« Effective tools to measure the outcomes of cataract surgery are crucial to improving quality [of care] , » Ian Wishart, CEO of the Fred Hollows Foundation said. « (…) There is great potential for BOOST to be integrated into routine care and guidance, particularly for trainees and new surgeons. »
A simple monitoring for governments, NGOs and hospitals
Pr. Congdon added that the application « not only helps individual practitioners, it also provides a platform for governments, NGOs, hospitals and training institutes to monitor cataract surgical outcomes in a simple manner. »
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Renouvellement de la gouvernance et des missions de France Biotech
Lors de l’Assemblée Générale annuelle de France Biotech (association des entrepreneurs de l’innovation en santé) qui s’est tenue le 20 juin 2018 à Paris, les membres de l’association ont élu leurs nouvelles instances dirigeantes conformément aux statuts de l’association.
L’ancienne Présidente de l’association, Maryvonne Hiance, a été reconduite, tout comme Christian Pierret : ce dernier restera conseiller spécial de la Présidente et poursuivra ses actions de « fléchage de l’épargne vers l’investissement innovant ».
Un bureau rapproché a par ailleurs été mis en place dans le but de renforcer la gouvernance et les actions de l’association. Ce bureau est incarné dans 4 vice-présidents :
– Pierre-Henri Benhamou, à qui le titre de « vice-président stratégie » a été attribué ;
– Pierre Courteille, également élu trésorier de France Biotech ;
– Michel Finance ;
– Alexandre Regniault.
Le Conseil d’Administration de l’association a bien-sûr été renouvelé.Les axes de travail pour l’année 2018-2019 ont en outre été présentés lors de cette Assemblée Générale. Aussi, la nouvelle tête de l’association devra s’attacher :
– à la poursuite de la feuille de route déjà engagée ;
– au renforcement du rôle des commissions et des groupes de travail ;
– au renforcement de la communication vers les membres, les pouvoirs publics et le grand public ;
– aux actions en faveur de la fiscalité et du financement : CIR et BSA administrateurs.Le Conseil d’Administration de France Biotech comprend, depuis le 20 juin 2018, les 20 administrateurs suivants :
- Maryvonne Hiance, Présidente de France Biotech, Co-Fondateur OSE Immunotherapeutics ;
- Hervé Affagard, Président-Directeur Général (MaaT Pharma) ;
- Karen Aiach, Fondatrice et Directeur Général (Lysogène) ;
- Pierre-Henri Benhamou, Cofondateur et Président-Directeur Général (DBV Technologies) ;
- Jérémy Blimbaum, Avocat Associé (Duhamel & Blimbaum) ;
- David Caumartin, Président-Directeur Général (Théraclion) ;
- Maurice Chelli, VP Corporate Development & Licensing (Pierre Fabre) ;
- Pierre Courteille, Directeur Commercial et Vice-Président Business Développement (Abivax) ;
- Frédéric Cren, Président-Directeur Général (Inventiva) ;
- Christian Deleuze, Président (Sanofi Genzyme) ;
- Mazen Elzaabi, Directeur Général Délégué (Groupe LFB) ;
- Eric Falcand, VP, Business Development & Licensing (Servier) ;
- Michel Finance, Directeur Général (Theradiag) ;
- Jean-Marc Gandon, Président-Directeur Général (Biotrial) ;
- Marc Julien, Co-directeur Général (Diabeloop) ;
- Franck Mouthon, Président-Directeur Général (Theranexus) ;
- Nawal Ouzren, Directeur Général (Sensorion) ;
- Christine Placet, Directeur Général (Horama) ;
- Christian Policard, Directeur Associé, (Biotech Développement Conseils) ;
- Alexandre Regniault, Avocat Associé, (Simmons & Simmons)
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Etude : la santé connectée améliore la communication médecins-patients
Quand des soignants remettent des objets connectés à leurs patients, quel usage en font-ils et comment se les approprient-ils ? C’est pour répondre à ces questions que le Lab e-Santé a mené une étude dans 6 maisons de santé, 1 centre de soins et 2 pharmacies. Les résultats de leurs travaux présentés le 20 juin et en attente de publication dans le JMIR, montrent que ces outils améliorent surtout les échanges patients-professionnels de santé et l’observance.
Des maisons de santé ouvertes aux objets connectés
Les objets connectés dédiés à la santé et surtout au bien-être séduisent de plus en plus le grand public et essentiellement des personnes en bonne santé. Leur « utilisabilité » chez des malades et lorsqu’ils sont prescrits par des professionnels de santé reste encore mystérieuse. C’est la raison pour laquelle le Lab e-Santé, en partenariat avec Virtual Care, InAdvans et LauMa communication et avec le soutien du Groupe Pasteur Mutualité et de Tactio, a lancé une étude sur le sujet, nommée UPDOCS. Son but : évaluer l’usage et l’appropriation d’un dispositif de santé connectée reposant sur la mise à disposition d’objets connectés auprès de patients par leur équipe soignante au sein de maisons de santé pluri-professionnelles (MSP), de centres de soins ou en pharmacies.
Une étude française sur une centaine de malades
Concrètement, les patients – qui présentaient soit un surpoids, soit une hypertension ou une grossesse à risque- se voyaient remettre des objets connectés tels que des balances, des traqueurs d’activité ou des auto-tensiomètres, et les professionnels de santé étaient équipés d’un système de recueil des données sur iPad. Quelque 50 professionnels ont inclus 103 patients dans l’étude UPDOCS.
Avant le démarrage de l’étude, 82% des patients n’avaient jamais utilisé d’objets connectés de santé et la moitié des professionnels de santé n’avaient jamais échangé ou conseil des applications mobiles ou des objets connectés à l’un des ses patients. Il est important de noter que sur les 50 professionnels de santé issus de 6 maisons de santé, 1 centre de soins et 2 pharmacies, seuls 13 ont répondu aux 3 vagues de questionnaires (J+7j, J+3 mois, J+ 6 mois).
Résultats : des patients plus ouverts
Une semaine après la découverte du dispositif, patients et professionnels de santé sont interrogés sur le niveau d’utilisabilité du dispositif. Il est évalué grâce au score SUS qui se compose de dix affirmations. L’utilisateur répond grâce à une échelle en 5 points de « Pas du tout d’accord » à « Tout à fait d’accord », ce qui permet d’aboutir à un score sur 100.
- A J+7, le score chez les professionnels de santé est 56,25 contre 67,4 chez les patients
- Les scores sont très hétérogènes : le plus faible chez les patients et de 35/100 contre 100/100 !
- A J+6 mois, le score baisse autour de 50 dans les 2 groupes. Les scores sont encore très hétérogènes malgré tout. Dans une maison de santé qui a déployé un programme structuré de télésuivi des grossesses à risque via la mise à disposition d’auto-tensiomètre connecté, le score est passé de 62,5 à J+7 à 75 à J+3 mois et s’est maintenu à J + 6 mois.
Pas d’optimisation du temps de travail
L’étude UPDOCS a aussi cherché à évaluer l’apport de la santé connectée dans l’exercice professionnel. Dans ce domaine, les attentes étaient fortes mais les résultats sont plutôt décevants.
- En matière d’amélioration de la communication entre professionnels de santé, la note a baissé de 26% entre J+7 et J+ 6 mois.
- En matière d’optimisation du temps de travail, les notes se sont aussi dégradées.
Des échanges soignants-patients facilités
La santé connectée a-t-elle un impact positif sur le plan médical ? Pour le savoir, huit items ont été évalués.
- Les échanges avec les patients se sont améliorés de 5,1% entre le début et la fin de l’étude
- L’observance s’est elle aussi nettement améliorée grâce à santé connectée : +18%
- L’amélioration est moins sensible mais perceptible concernant l’accompagnement des malades chroniques
- La crainte d’une remise en question de l’expertise du PS a diminué
- Le caractère anxiogène des objets connecté s’est révélé plus faible à la fin de l’étude qu’au début
- Les outils n’ont en revanche pas convaincus comme aide au dépistage et à l’éducation thérapeutique. Leur score a baissé au bout de 6 mois.
Faire bouger les habitudes des professionnels
Les résultats de l’étude ont été présentés le 20 juin et sont soumis à publication au Journal of Medical Internet Research (JMIR).
Certes, le Lab e-Santé n’est parvenu qu’à inclure que 103 patients alors qu’il en espérait 250. Cependant, UPDOCS montre bien les différences de perceptions entre les patients et les soignants. L’implication de ces derniers dépend nettement d’un projet médical lié à la santé connectée.
Comme l’a déclaré un infirmier d’une maison de santé, « le plus complexe, c’est de faire changer les habitudes des professionnels de santé et de mobiliser le temps nécessaire au démarrage de l’étude. » Les patients, eux, perçoivent bien que l’intérêt principal d’un tel dispositif est « la prise de conscience de leur état de santé et de leur niveau de risque cardiovasculaire, a déclaré une infirmière. Les traqueurs leur permettent d’objectiver leur activité quotidienne, avec parfois quelques surprises. Au début, ils jouent tous le jeu. Ensuite, il faut faire quelques piqûres de rappel, mais ils perçoivent bien l’intérêt que présente le suivi à distance. »
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Université du Change Management : les professionnels de santé et le changement (03/07/2018, Paris)
L’Université du Change Management organise un séminaire autour de la question « Comment embarquer les professionnels de la santé dans des projets de changement ?« .
L’événement se tiendra le mardi 3 juillet 2018 à Paris.
L’Université du Change Management regroupe une centaine d’experts et professionnels de santé. Son but, dans une démarche indépendante, transversale, réunissant des acteurs divers, est de :
• dresser un constat des expériences de changement existant dans le monde de la santé ;
• permettre l’échange des informations ;
• favoriser la prise de décision concernant des grands enjeux de la santé ;
• faire en sorte que le domaine de la Santé conserve ses valeurs fondamentales.L’inscription peut se faire via le lien ci-contre.
09h00 : Accueil
09h30 : Ouverture de l’Université du Change Management
par :
- Dominique Maigne, Président de l’Université du Change Management, Président de l’ANAP et ex-Directeur général de la HAS ;
- Pascal Maurel, Directeur de l’UCM et Président d’Ortus.
09h45 : Conférence introductive « Les enjeux du management dans les entreprises modernes et ouvertes »
par David Autissier, Directeur pédagogique de l’Université du Change Management, Directeur de la Chaire ESSEC du changement et de la Chaire ESSEC IMEO (Innovation Managériale et Excellence Opérationnelle)
10h15 : Grande conférence « La transformation numérique des entreprises »
par Jean-Louis Beffa, ancien président de Saint-Gobain et auteur du livre « se transformer ou mourir. Les grands groupes face aux Start-Up »
10h45 : Analyses et discussions sur les transformations dans les systèmes et organisations à l’étranger
par :
- Gertrude Bourdon, Directrice générale du CHU de Québec ;
- Gilles Potel, PU-PH, CHU de Nantes, chef du Pôle médecine intensive et spécialisée à propos d’une plateforme technologique du John Hopkins Hospital, États-Unis ;
- Anne Smetana, Directrice adjointe de Health Denmark.
12h15 : Table ronde : les acteurs de la santé face aux enjeux sociaux, politiques et économiques : comment repenser les systèmes de santé ?
par :
- Rémy Bataillon, Professeur associé à l’École des Hautes Etudes en Santé Publique (EHESP) ;
- Jean-Marc Coursier, Directeur médical de Ramsay-Générale de Santé ;
- Charles Guépratte, Directeur général du CHU de Nice ;
- Martial Olivier Koehret, Président du groupe Soins coordonnées ;
- Jean Vilanova, juriste à la Médicale, Professeur de Droit à l’Université de Lille.
14h00 : Conférence « L’engagement et la réussite des collaborateurs dans le changement »
par David Autissier
14h20 : Entretien « Le progrès médical, moteur de la transformation des organisations de santé »
avec Jean-Yves Blay, directeur général du Centre Léon Bérard CLCC Lyon
14h45 : Entretien « Management et territorialité : comment mobiliser les compétences ? »
avec Jean-François Thébaut, Président du Haut Conseil de l’Agence Nationale du Développement Professionnel Continu, Conseiller Scientifique HCAAM
15h00 : Ateliers
« Mobiliser les compétences dans les nouvelles formes d’organisation »
avec :
- Rémy Bataillon, Professeur associé à l’EHESP ;
- Dominique Jakovenko, Président de AILBA et membre d’Entre’Actes.
« Comment motiver les jeunes professionnels ? »
avec :
- Guillaume Gorincour, PU-PH, APHM ;
- Charles Guépratte, Directeur général du CHU de Nice.
« Digital, big data, intelligence artificielle et management des organisations des systèmes de santé »
avec :
- Alain Livartowski, PU-PH Institut Curie ;
- Jean-Pierre Thierry, Conseiller de France Assos Santé ;
- Xavier Vallin, directeur général de vieviewer Entreprise.
16h15 : Conclusion du séminaire « Comment mieux informer les soignants des nouveaux enjeux ? »
par Jean Sibilia, Président de la conférence des Doyens des Universités de médecine.
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La mutuelle MNH soutient le Fonds de dotation du CHU de Tours en faveur de l’innovation médicale
Grâce à un partenariat avec le Centre Hospitalier Universitaire de Tours dévoilé le 21 juin 2018, la Mutuelle Nationale des Hospitaliers (MNH) soutient le Fonds de dotation du CHU de Tours qui a pour vocation de financer et développer des projets améliorant :
• l’accueil ;
• la prise en charge ;
• la qualité des soins et les conditions de vie au travail au sein du CHU de Tours par la recherche et l’innovation médicale.C’est plus précisément un projet qui bénéficiera du soutien de la mutuelle, à savoir « Se perfectionner en sécurité : jamais la première fois sur le patient » qui est destiné au développement de la formation des professionnels de santé aux gestes et soins d’urgence par la simulation.
Le soutien financier de MNH servira notamment à l’acquisition des mannequins haute-fidélité adultes et pédiatriques ainsi que du matériel informatique nécessaires aux mises en situation lors des formations. Le CHU de Tours mise sur la simulation en tant moyen pédagogique d’amélioration des compétences techniques et comportementales dans un environnement sécurisé. Les mannequins en questions sont des mannequins haute-fidélité pilotés à distance afin de reproduire les réactions physiques d’un patient en difficulté.