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  • Apnée du sommeil : plus de 800 000 patients télésuivis (Snitem)

    Plus de 800 000 patients apnéiques traités avec une ventilation par pression positive continue (PPC) bénéficient d’un service de télésuivi, un an après la mise en place du paiement à la performance par l’Assurance maladie. Ils sont suivis par le biais d’un réseau réunissant fabricants, prestataires de santé à domicile et professionnels de santé, a indiqué le Snitem à l’occasion du Congrès de pneumologie de langue française, qui se tient du 25 au 27 janvier 2019 à Marseille.

    Apnée du sommeil : l’observance thérapeutique, « une condition essentielle »

    « L’observance est une condition essentielle de l’efficacité de cette prise en charge, ainsi que l’accompagnement du patient à domicile par les prestataires », note l’Anap dans un communiqué publié le 25 janvier 2019.

    Depuis janvier 2018, la nouvelle nomenclature pour le traitement du syndrome d’apnée-hypopnées obstructives du sommeil (Sahos) via ventilation par pression positive continue (PPC) introduit la rémunération à la performance du prestataire de santé à domicile, sur le critère de l’observance thérapeutique du patient.

    La rémunération est mesurée grâce à la transmission de données, par le dispositif médical connecté et à l’analyse de ces données par le prestataire de santé à domicile. Cette méthode de régulation « propose une alternative vertueuse à une baisse de prix globale et sans discernement du remboursement », comment l’agence nationale.

    « Cette approche proposée par les pouvoirs publics est unique au monde par sa dimension et son ambition, et positionne la France dans le camp de l’innovation en santé. Une année après la reconnaissance par l’Assurance maladie de ce télésuivi avec un paiement à la performance, un peu plus de 800000 dispositifs connectés forment déjà le plus grand réseau de télésuivi d’une pathologie chronique en Europe »,déclarent la présidente et les vice-présidents du groupe de travail « respiration à domicile » du Snitem Lucile Blaise, Christophe Hentzé et Philippe Salamitou.

    Le télésuivi comme solution

    Dans le respect des réglementations sur la protection, la sécurité et la confidentialité des données, les fabricants et les prestataires de santé à domicile ont développé des protocoles de partage et d’intégration de données afin de rendre possibles le flux, l’exploitation, la disponibilité et la sécurisation des données.

    Grâce aux informations de suivi recueillies au quotidien, les prestataires de santé à domicile peuvent prioriser leurs interventions vers les patients qui en ont le plus besoin. L’innovation technologique permet ainsi d’améliorer le parcours de soin du patient, note l’Anap.

    Une application possible à d’autres pathologies chroniques

    Dans le cadre du programme Etapes, cette infrastructure est actuellement aussi utilisée à travers l’expérimentation nationale de l’Assurance maladie lancée en 2018 pour évaluer l’impact de la télésurveillance dans cinq maladies chroniques : l’insuffisance cardiaque, l’insuffisance rénale, l’insuffisance respiratoire, le diabète et les prothèses cardiaques implantables.

    Pour les médecins et les scientifiques, la collecte de ces données en condition de vie réelle permet également d’envisager des recherches sur toutes ces données afin de mieux détecter, déterminer, traiter et accompagner l’ensemble des patients concernés.

    Selon l’Anap, l’intelligence artificielle (IA) ouvrira certainement dans un futur proche « de nouvelles perspectives dans le champ du respiratoire ».

    Cette réalisation permet surtout aux patients d’accéder à leurs données de traitement en continu. De nombreuses applications de suivi, d’accompagnement et de coaching viennent s’ajouter en complément pour « positionner le patient au cœur de sa prise en charge ».

  • Standardisation des données : « L’intérêt général n’est pas l’apanage de l’État »(Alexis Thual, Arkhn)

    « Une preuve de notre réussite serait la disparition de notre organisation, commente Alexis Thual, président et fondateur d’Arkhn, une organisation à but non lucratif créée en 2018 qui produit des solutions open source dans l’optique de standardiser les données de santé pour les établissements de soins. Nous partons du principe que l’intérêt général n’est pas l’apanage de l’État. »

    Le jeune entrepreneur précise que l’objectif de son association (loi 1901) n’est en effet pas le profit mais la mise à disposition de la technologie conçue par son équipe aux hôpitaux, et ce de manière désintéressée. Une approche originale dans le secteur, « pas toujours simple à expliquer à nos partenaires potentiels, globalement intéressés mais quelque peu méfiants » face à ce nouveau venu sur le marché, explique Alexis Thual, qui revient pour Health & Tech Intelligence sur la particularité d’Arkhn, les freins rencontrés par l’ONG pour déployer ses solutions et ses ambitions pour les mois à venir.

    Le code d’Arkhn est accessible et modifiable en ligne

    Pourquoi avoir choisi de former une organisation à but non lucratif et non une société « classique » ?

    Alexis Thual : Par conviction et pragmatisme. Par conviction car nous partons du principe que l’intérêt général n’est pas l’apanage de l’État. Par pragmatisme car nous nous sommes aperçus que nous étions plutôt bien reçus par les hôpitaux, assez réticents à l’idée de faire appel à des grands groupes privés.

    Combien de temps faut-il pour déployer votre solution au sein d’un établissement ?

    • L’une de nos stratégies est d’ajouter des logiciels de standardisation au fur et à mesure via une plateforme unique, sur la base du dossier patient informatisé (DPI) existant : le temps de déploiement se compte ici en jours. C’est ce format que nous privilégions actuellement.
    • L’autre option est de mettre en place un système de standardisation complet dès le départ : le temps de déploiement se compte ici en semaines.

    Quand pensez-vous pouvoir lancer sur le marché votre solution ?

    Cela dépend moins de nous que des établissements de soins. Tout le code que nous avons établi est visible, accessible et modifiable en ligne. Les hôpitaux peuvent voir ce que l’on fait et exploiter notre technologie. Le problème c’est que nous sommes sur le même schéma que la recherche publique, notre déploiement prend du temps en raison d’un manque de moyens suffisants.

    Nous sommes bien reçus par les établissements mais ils manquent de ressources et ne prennent pas vraiment le temps de se consacrer à notre projet. C’est là tout le paradoxe. Ils achètent des solutions provenant d’entreprises avec un objectif pécuniaire de plusieurs millions d’euros mais qui s’avèrent décevantes. Ils sont réceptifs à notre idée mais le fait d’être beaucoup moins chers leur laissent penser que notre logiciel a moins de valeur ou qu’il y a une affaire de lobby politique ou autre derrière.

    Le fait que nous soyons assez jeunes jouent aussi sûrement en notre défaveur, nous avons moins de légitimé à leurs yeux. C’est dommage car en matière de coding, nous sommes à la pointe justement parce que notre formation est récente.

    Avez-vous déjà signé des partenariats avec des établissements ?

    Ce n’est pas encore officiel mais oui, nous sommes en contact avec plusieurs établissements, de grande ampleur mais aussi des sites de taille plus réduite.

    Quels sont les premiers retours des premiers testeurs potentiels ?

    Nous n’avons pas encore de retours d’utilisateurs. Nous sommes obligés de faire nous-mêmes la démonstration de l’efficacité de notre solution. Cela ne pose pas de problèmes aux hôpitaux mais pour nous, en termes d’intégrité, cela nous dérange d’être à la fois producteurs et testeurs.

    Une association comme développeur : un modèle inédit dans le secteur

    Vous êtes une association, donc sans business modèle, mais vous évoquiez cependant le coût de votre logiciel de standardisation des données…

    Oui, car deux cas de figure peuvent se présenter. Tout notre code est en ligne. Cela signifie que si les hôpitaux se sentent capables d’installer aux-mêmes notre logiciel pour standardiser leurs données, ils le peuvent et cela nous convient parfaitement.

    Cependant, s’ils ne disposent pas des capacités techniques pour le faire, nous nous proposons de le faire pour eux. Cette deuxième configuration semble la plus en cohérence avec le secteur.

    Comment vous financez-vous ?

    Arkhn vit par le biais de levées de dons provenant de fondations ou en répondant à des appels d’offres.

    Nous essayons également de nous rapprocher des groupes pharmaceutiques en leur proposant de standardiser les données relatives aux achats de produits pharma réalisés par les hôpitaux. Nous leur expliquons qu’ils ont tout à gagner en ayant accès à ce genre de connaissances et en étant partenaires d’Arkhn dès le départ. Mais ils ont assez réticents. Nous ne comprenons pas vraiment pourquoi car nous sommes convaincus que cette standardisation pourrait réellement être un plus pour eux face à la concurrence.

    En ce qui concerne notre rémunération, moi, par exemple, je réserve une journée entière de la semaine à mes projets freelance en coding pour avoir une entrée d’argent régulière.

    Quelles sont les ambitions d’Arkhn pour les années à venir ?

    Une preuve de notre réussite serait la disparition de notre organisation. Ce que nous souhaitons c’est offrir notre expertise aux établissements de santé et qu’ils deviennent autonomes avec notre outil, qu’ils n’aient plus besoin de nous.

  • L’expérience patient, une notion encore mal appréhendée par les professionnels de soins (baromètre)

    Il y a une méconnaissance de l’expérience patient par les professionnels mais une très grande motivation pour son amélioration, révèle le premier baromètre réalisé par l’Institut français de l’expérience patient (Ifep) en partenariat avec l’institut BVA. Ses résultats ont été présentés le 24 janvier 2019 au ministère des Solidarités et de la Santé, lors d’une session à laquelle Health & Tech a assisté.

    Réalisé sur la base d’un questionnaire adressé aux professionnels de santé, cette enquête est une première en France dans le domaine. Elle est basée sur le modèle élaboré par le Beryl Institute (États-Unis), qui réalise tous les deux ans depuis 2011 une enquête sur l’état de l’expérience patient (« The state of patient experience« ).

    Le baromètre vise 3 objectifs :
    • mesurer l’évolution de la dynamique en France, en comparaison avec l’international ;
    • analyser l’approbation des professionnels des leviers d’amélioration de l’expérience patient ;
    • élaborer des recommandations concrètes pour accélérer la mise en pratique.

    Amah Kouevi, directeur de l’Ifep, précise qu’un volet patient du baromètre sera déployé à terme, lui aussi basé sur le modèle de l’enquête réalisée par le Beryl Institute.

    L’expérience patient…

    Tout d’abord, l’Institut français de l’expérience patient (Ifep) a défini l’expérience patient, en s’inspirant de celle du Beryl Institute, comme « l’ensemble des interactions et des situations vécues par une personne susceptible d’influencer sa perception au cours de son parcours de santé. Ces interactions sont façonnées par les attitudes des intervenants mais aussi par l’histoire de vie de chacune des personnes accueillies. »

    L’expérience patient peut ainsi être facilitée par différentes interactions du quotidien :

    • une organisation qui donne plus de visibilités aux interventions tout au long du parcours pour diminuer l’angoisse de l’hospitalisation ;
    • une atténuation de l’asymétrie soignant/soigné, notamment pour les personnes porteuses de maladies chronique, qui deviennent des experts de la vie avec la maladie ;
    • une organisation réactive qui s’ajuste aux besoins des patients et qui stimule la création de solutions pratiques avec l’aide des patients ;
    • des technologies innovantes qui rendent service aux patients et à leurs proches (identification visuelle de l’équipe soignante, géo-guidage vers les lieux de consultations…).

    …une notion mal appréhendée par les professionnels…

    886 professionnels ont répondu au questionnaire diffusé début octobre 2018.

    Ils proviennent des secteurs médicaux, paramédicaux mais aussi de fonctions supports et d’administration issus d’établissements publics, privés et associatifs, sanitaires et médico-sociaux.

    « Une des ambitions de l’IFEP pourraient être de sortir des murs et ne pas entendre le parcours patient qu’en intra-hospitaliers et conduire tous les professionnels, y compris de ville à s’impliquer », commente Nicolas Noiriel, secrétaire général de la Fédération nationale des établissements d’hospitalisation à domicile (Fnehad).

    45 % des répondants n’avaient jamais entendu l’expression « expérience patient » avant de recevoir le questionnaire. Un chiffre remis en perspective par Pascale Flament, déléguée générale d’Unicancer, pour qui « comme M. Jourdain faisait de la prose sans le savoir, les professionnels de santé suivent l’expérience patient tous les jours ». Elle a également rappelé que la ministre des Solidarités et de la Santé a placé l’expérience patient au cœur du plan « Ma santé 2022 ».

    Les professionnels des cliniques semblent plus familier avec cette notion. Cependant, moins d’un quart des établissements ont une organisation dédiée à l’amélioration de cette expérience. Ils y dédient 1 à 2 personnes pour 25 % d’entre eux et 3 ou plus pour 22 % d’entre eux. En comparaison, l’enquête du Beryl Institute montre que 36 % des établissements américains y consacrent 1 à 2 personnes et 53 % y consacrent 3 ou plus.

    …motivés avant tout par l’amélioration des soins…

    Concernant les facteurs qui poussent à l’amélioration de l’expérience patient, les professionnels mettent avant tout en avant la volonté d’améliorer la santé, bien avant la nécessité de coopérer avec les autres acteurs du territoire.

    Parmi ces motivations, le développement d’un mécanisme d’évaluation se retrouve tout en bas de la liste. Les deux principaux freins cités sont les ressources humaines et les finances : Pour 43 % des répondants, la situation sous-pression des personnels soignants est mise en avant et pour 40 %, les budgets insuffisants. Il est à noter que pour 30 % des professionnels ayant participé à l’enquête, l’établissement a d’autres priorités.

    …mais prêts à s’investir

    À 96 %, les professionnels de santé se disent prêts à s’investir pour l’amélioration de l’expérience patient dans leur établissement (« oui, tout à fait » pour 48 % et « oui, plutôt » pour 48 %). Selon Pascale Flament, « ce plébiscite est encourageant et ouvre la porte à l’action pour améliorer vraiment l’expérience patient ».

    Les principaux leviers identifiés montre une copie inversée des freins avec au sommet de la liste le développement d’une culture d’établissement positive, la prise en compte de la voix des patients et la formation des professionnels.

    Si l’objectif principal est bien la qualité de vie des patients, les professionnels pointent également que l’expérience patient est un levier de motivation et donne du sens à leur mission de soignant. « Cette notion est encore jeune. Il faut être attentif à ce qu’elle ne soit pas galvaudée et qu’elle devienne un paravent pour les établissements à brandir comme alibi, » commente Nicolas Noiriel, délégué national de la Fnehad.

    En réponse à des réactions, notamment celle d’une patiente et de Pascale Flamant d’Unicancer, Amah Kouevi, directeur de l’Institut français de l’expérience patient, précise qu’interroger les professionnels en premier permettait d’évaluer le niveau de connaissance du sujet et d’action à son propos mais surtout que les membres de l’institut soient convaincus que « la transformation ne s’effectuera qu’avec la contribution des professionnels. Le baromètre a vocation très rapidement à être complété par un volet patient, toujours sur le modèle de l’enquête du Beryl Institut ».

  • E-santé, innovations et lifestyle au programme du Salon Cité Santé 2019, les 15-16/03/2019 à Nancy

    Le Salon Cité 2019, centré sur les domaines de la santé connectée, des innovations et du lifestyle, aura lieu les vendredi 15 et samedi 16 mars 2019 à Nancy. La journée du 15 est réservée au professionnels, aux scolaires et aux associations de patients, la journée du 16 au grand public.

    • Visiteur professionnel et membre d’une association de patient : entrée gratuite sur inscription via Weezevent.com/salon-cite-sante-2 ;
    • Visiteur particulier : entrée gratuite et libre le samedi 16 mars.

    Vendredi 15 mars 2019 matin

    8h30-10h00 Ouverture de la matinée présidée par Axel Kahn

    Mot d’accueil par Isabelle Margo, journaliste, fondatrice du Salon Cité santé

    8h30-9h00 : Petit-déjeuner networking

    9h00-9h30 : Visite des stands suivie de l’inauguration du Salon Cité santé par nos élus

    Point presse : présentation du salon Cité Santé, ses innovations, ses partenaires. Focus sur E-Meuse santé, et sur le premier centre de téléconsultations en ville: Clinic Alpha.

    Matinée d’échanges ouverte par Axel Kahn sur le thème : « Les algorithmes vont-ils gouverner notre santé ? »

    10h00-10h20 Conférence d’ouverture par Axel Kahn, président de l’édition 2019 « La part de l’humain dans la médecine de demain »

    Axel Kahn est docteur en médecine et docteur ès sciences, directeur de recherche à l’INSERM, il a dirigé l’Institut Cochin, a été le président de l’Université Paris Descartes et président de la Commission recherche de la Conférence des présidents d’Universités

    10h20-11h20 Table ronde n°1 suivie d’une discussion « Les algorithmes sont-ils en train de prendre le pouvoir dans notre santé ? »

    En Europe et en France, services publics et entreprises privées parlent d’une « tyrannie » des algorithmes, de leur « pouvoir ». Qu’en est-il dans le domaine de la santé ?

    • Présidents de séance : Marc Braun, Doyen de la Faculté de Médecine de Nancy (confirmé) Faiez Zannad, cardiologue, Professeur des Universités (confirmé)
    • Orateurs : point de vue du médecin, essayiste, philosophe humaniste / Axel Kahn (confirmé) Point de vue du chercheur, Chief Science and Innovation Officier IA/ Nozha Boujemaa (confirmée) Point de vue de l’industriel, Président du directoire de la coopérative de pharmaciens Welcoop, Thierry Chapusot (confirmé)

    11h20-11h45 Pause café networking

    11h45-12h45 Table ronde n°2 suivie d’une discussion « Stratégie nationale e-santé 2020 : quelles armes face aux GAFAM ? »

    • Président de séance pressentis : Christophe Lannelongue, Directeur Général ARS Grand Est (à confirmer) Thierry Chapusot, Président du Directoire de la Coopérative de Pharmaciens Welcoop (confirmé)
    • Orateurs : Arnaud Robinet, Maire de Reims, Président FHF Grand Est (confirmé) Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la Santé – Christelle Dubos, Secrétaire d’Etat auprès de la Ministre des Solidarités et de la Santé (à confirmer) Nozha Boujemaa, Chief Science and Innovation Officier IA (confirmée)

    12h45-14h15 Déjeuner thématique sur inscription (consulter les organisateurs)

    Réservé aux directeurs(rices) d’établissements de santé et président(e)s de CME « Les établissements face aux mutations numériques »

    Président de séance pressentis : Bernard Dupont, Directeur CHRU Nancy (à confirmer) Gabriel Giacometti, Directeur Territorial Lorraine Groupe Elsan (à confirmer)

    « Démographie, parcours de soins, contraintes budgétaires, virage numérique… Les enjeux auxquels les établissements de santé font face sont nombreux et les obligent à s’adapter. Comment financer ces changements, avec quels leviers ? Le projet médical, qui porte les transformations à conduire, est une réponse pertinente. Comment en faire une réussite ? »

    Vendredi 15 mars 2019 après-midi

    14h15-15h45 Workshop 1 (en collaboration avec le congrès Emois) Télémédecine, quelles solutions ? Comment choisir ?  Quels freins à l’utilisation de la télémédecine et des outils connectés ? Comment convaincre ?

    Ce workshop s’accompagnera de démonstrations de téléconsultations par le Dr Claude Bronner, responsable SIS de l’URPS Médecins Libéraux Grand Est, Jacques Cinqualbre et Damien Ulrich pour Hopi Médical, Arnaud Vezain, chef de projet télémédecine pour Pulsy et le CHRU de Nancy

    • Orateurs : Pierre Simon, Past Président Société Française de télémédecine (confirmé) Franck Bresler, Président du Conseil départemental 54 de l’Ordre des médecins (confirmé) Delphine Champetier, Directrice Offre de soins CNAM  (confirmée)
    • En présence de : Industriels CPAM Elus de territoire Associations de patients et usagers : AFD Lorraine, ArAirLor, France Rein Start-up Professionnels de santé : diabétologues, néphrologues, pneumologues, cardiologues, médecins, soignants

    15h45-16h00 Pause café networking

    16h00-16h30 Workshop 2 : Initiatives – Accès aux soins en milieu rural : l’exemple du projet e-meuse

    Présentation de Pascal Babinet DGA Conseil Départemental de la Meuse

    16h30-17h00 Workshop 3 : Initiatives – E santé et parcours de soin : le numérique au service des territoires, et des patients

    2 exemples d’outils sur le territoire

    Vendredi 15 mars 2019 toute la journée

    Animations :

    • « Immersion unique dans des mondes de réalité virtuelle et augmentée » avec SENSIKS, 1ère cabine d’expériences multi-sensorielles en Europe et VIRTUALITY, événement partenaire à Paris et Buenos Aires
    • « Outils connectés, quel avenir ? » : une grande enquête menée auprès du public

    Démonstrations :

    • Simulations d’opérations chirurgicales sur robots et mannequins grandeur nature
    • Démonstrations de télémédecine
    • Objets connectés au service de la santé
    • Luminothérapie, enregistrement du sommeil
    • Simulateur de vieillissement
    • Tests d’équilibre, de vision, d’audition

    Samedi 16 mars 2019 matin

    9h30-10h30 Table ronde avec discussions – « Comment vivre avec sa maladie chronique ? Comment optimiser la chaîne de soins ? »

    • Invités : Danielle Durain, coordinatrice Nancy Santé Métropole (confirmée) Patients experts de plusieurs associations (confirmés) : AFD Lorraine (diabète), France Rein (insuffisance rénale), ArAirLor (BPCO) Représentants d’URPS Grand Est (à confirmer) : médecins libéraux, infirmiers, masseurs kinésithérapeuthes

    10h30-11h00 Lancement de la 1ère grande marche connectée « Un million de pas pour votre santé »

    Événement unique en France, avec Epitech et les Parcours du Cœur

    Adossé à l’événement national porté par la Fédération de Cardiologie, « 1 million de pas pour votre santé » invite par une initiative simple et ludique à s’intéresser à sa santé d’aujourd’hui et de demain. Avec son smartphone et grâce à une application originale développée par les élèves d’EPITECH, on collecte et on cumule des pas, seul ou en équipe, pour atteindre le million.

    11h00-12h00 Table ronde suivie d’une discussion « Le pharmacien dans la cité, professionnel de proximité »

    • Intervenants : Carine Wolf-Thal, Présidente de l’Ordre national des Pharmaciens (confirmée) René Paulus, Président de l’Ordre des Pharmaciens Grand Est (confirmé)

    Samedi 16 mars 2019 après-midi

    14h00-14h30 Démonstration (Healthtechshow) « Commander un robot par la pensée : une aventure magique »

    En partenariat avec la « Semaine du Cerveau » et « A votre Santé »

    • Intervenants : Dr. L. Koessler, neuroscientifique, CNRS (confirmé) S. Louviot, doctorant (confirmé) Pr. Riff, ingénieur (confirmé)

    Star Wars n’a plus de secret pour les neuroscientifiques ! Une expérience ludique pour montrer comment on peut guider un robot par la pensée au travers d’un labyrinthe. Que la force des neurosciences soit avec vous pour découvrir cet atelier magique.

    14h00-14h30 Intervention (salle de conférence) « Les impacts du numérique sur notre santé mentale »

    En partenariat avec la « Semaine d’Information sur la Santé Mentale » et la Ville de Nancy

    • Intervenants : Représentants du CPN de Laxou

    Chaque année, près de 165 millions de personnes dans l’UE (38 % de la population) éprouvent un problème de santé mentale comme la dépression ou l’anxiété. Ces maladies mentales sont un fardeau économique et social énorme et croissant pour la société. Une e-santé mentale innovante et de haute qualité peut jouer un rôle important pour faire face à ce défi sociétal. A l’inverse l’évolution des usages des technologies de l’information et de la communication peut aussi être une source potentielle de mal-être : cyberharcèlement aux conséquences parfois dramatiques, cyberdépendances. Dans les 2 cas, il convient d’accompagner les citoyens vers une maturité digitale.

    Présentation de Pascal Babinet DGA Conseil Départemental de la Meuse

    14h30-16h30 Conférence par Axel Kahn « Demain, l’humain… »

    Puis débat avec d’autres auteurs, en partenariat avec le Hall du Livre

    Samedi 16 mars 2019 toute la journée

    Animations :

    • « 1 Million de Pas pour votre Santé » : marchez, collectez ! 1ère grande marche événement avec le Parcours du Coeur et le concours de l’Ecole EPITECH
    • « Commander un robot par la pensée » : des ateliers magiques pour tous, en partenariat avec la « Semaine du Cerveau » et « A votre Santé »
    •  « Immersion unique » dans des mondes de réalité virtuelle et augmentée avec SENSIKS, 1ère cabine d’expériences multi-­ sensorielles en Europe
    •  « Interview d’auteurs » en partenariat avec le Hall du Livre de Nancy

    Démonstrations :

    • Télémédecine en ville et à l’hôpital
    • Virtuality, salon de la réalité virtuelle et augmentée (Paris-Buenos Aires)
    • Démonstrations de robots opératoires
    • Objets connectés au service de la santé
    • Luminothérapie, enregistrement du sommeil
    • Simulateur de vieillissement
    • Tests d’équilibre, de vision, d’audition
  • Appel à candidatures Orange Healthcare pour son start-up programme sur la e-santé (deadline : 01/03)

    Orange Healthcare a lancé le 23 janvier 2019 un appel à candidatures pour son start-up programme dédié à la e-santé. La filiale santé d’Orange Business Services (OBS) et Enovacom, société spécialisée dans l’interopérabilité et la sécurité des données de santé et rachetée en 2018 par OBS, proposent aux lauréats un partenariat incluant :
    • la réalisation d’opérations de communication ciblées contribuant à une plus grande visibilité de la start-up, comme la participation à de grands événements ;
    • des conditions financières préférentielles sur le service Health Data Solutions, solution d’hébergement de données de santé à caractère personnel (jusqu’à 29 000 € de remise sur 2 ans), et pour les solutions d’interopérabilité et de sécurité d’Enovacom.

    les candidatures peuvent être soumises jusqu’au 1er mars 2019 via le site Healthcare.orange.com.

    À l’issue de l’appel, des pitchs seront organisés le 28 mars avec les start-ups présélectionnées pour désigner 3 à 6 entreprises lauréates. Les résultats seront annoncés le 4 avril.

    Modalités

    Qui peut candidater ?

    L’appel s’adresse aux start-ups e-santé ayant des projets innovants, commercialisés ou commercialisables en France, répondant à un besoin précis pour un établissement de santé, un laboratoire pharmaceutique, une société medtech ou un assureur dans un des domaines suivants :

    • parcours patient dans les établissements de santé ;
    • efficience globale des établissements de santé ;
    • télémédecine ;
    • intelligence artificielle au service de la santé.

    Les dossiers seront évalués sur la base des critères suivants :

    • expertise et professionnalisme de l’équipe dirigeante ;
    • cohérence et complémentarité avec la stratégie d’Orange Healthcare ;
    • caractère innovant et différenciant de l’offre de la start-up ;
    • perspective de développement de la start-up sur les marchés français et internationaux.
  • OpenHealth lève 5 M€ et poursuit le déploiement de ses services d’analyse des données de santé

    OpenHealth, société française spécialisée dans le recueil et l’analyse des donnés de santé, a levé 5 millions d’euros auprès de ses principaux actionnaires historiques et de LBO France par le biais de son fonds Sisa, partenaire financier depuis 2017, annoncent OpenHealth et LBO dans un communiqué publié le 24 janvier 2019. Il s’agit de son 2ième tour de table depuis sa création en 2015.

    L’entreprise poursuit ainsi sa stratégie de déploiement de ses services de collecte et d’analyse de données de santé en ligne. Elle fait partie des leaders dans le secteur de la collecte de données de vente des officines en France « et la seule à proposer leur analyse en temps réel ou quasi réel« , note le communiqué.

    Cette levée de fonds vise à soutenir notamment le lancement commercial d’une solution d’OpenHealth portant sur l’analyse de données de santé en vie réelle et de cohortes de patients au service du bon usage des médicaments, ainsi que le développement international de l’entreprise, qui a déjà signé un premier contrat avec un partenaire au Royaume-Uni.

    Des partenariats industriels ou financiers additionnels sont en cours d’exploration afin de renforcer le bon positionnement d’OpenHealth dans le secteur de l’innovation en France et d’accélérer la croissance de la société à échelle internationale.

    Une analyse des produits de santé distribués en grandes et moyennes surfaces

    OpenHealth indique par ailleurs avoir renouvelé son partenariat avec la société d’études de marché IRI pour l’analyse des produits de santé et de bien-être distribués en grandes et en moyennes surfaces.

    Les industriels des produits de santé ont ainsi accès en temps réel à toutes les données de vente de leur marché, des informations intégrées dans le Hub d’OpenHealth, une plateforme produisant plusieurs dizaines d’indicateurs d’analyse en temps réel.

    Une centaine d’entreprises ont bénéficié des services d’OpenHealth en 2018

    Plus de 100 entreprises, de tailles diverses et de domaines différents (médicaments, hygiène cosmétologie, dispositifs médicaux ou compléments alimentaires), ont bénéficié des services d’OpenHealth en 2018, indique le communiqué.

    OpenHealth continue à se développer en épidémiologie et données patients

    De plus, l’entreprise continue d’innover dans le domaine de l’épidémiologie et des données patients à travers notamment son implication dans le projet national M4P, dont l’objectif est de construire et d’exploiter une base de données de référence sur le diabète, et le pilotage de projets internationaux en surveillance et en épidémiologie des maladies infectieuses en collaboration avec plusieurs grandes agences sanitaires mondiales.

    « La mesure en vie réelle de l’efficacité des médicaments, conjuguée à une maîtrise des risques et une évaluation des résultats par le patient lui-même, contribueront à une santé plus raisonnée », commentent OpenHealth et LBO.

  • Diagnostik lance Didok, support de diagnostics des pathologies de l’appareil locomoteur

    La start-up française Diagnostik, créée en 2017 par deux praticiens, lance Didok, « un nouveau support de diagnostics des pathologies de l’appareil locomoteur à destination des professionnels et établissements de santé », annonce l’entreprise dans un communiqué publié le 24 janvier 2019.

    Plus précisément, il s’agit d’une plateforme web de services basés sur un système de diagnostic des pathologies de l’appareil locomoteur : la version concernant les problèmes liés au pied et à la cheville est disponible depuis janvier 2019, celle sur les problèmes relatifs au genou et à la hanche est prévue pour 2020.

    Didok, accessible par abonnement, aide le praticien dans le déroulement d’un diagnostic différentiel grâce à ses 600 pathologies recensées. En fonction du contexte décrit, l’outil lui propose des fiches de pathologies « accessibles facilement et rapidement » grâce à un module de recherche adapté à la démarche professionnel/patient (saisie des éléments du diagnostic, navigation sur vue 3D cliquable, accès à l’information et visualisation des résultats). 

    Le but est de permettre aux professionnels de retrouver l’intégralité d’une pathologie et d’affiner un diagnostic différentiel de manière rapide afin d’optimiser le parcours de soins du patient.

    Didok a obtenu plusieurs soutiens tel que celui de la French Tech, de Bpifrance et de la Région Nouvelle-Aquitaine.

    • Chaque abonné à Didok bénéfice d’un accès au service et d’un espace personnalisé sur lequel il peut conserver l’historique de ses recherches pour constituer un dossier de suivi par patient.
    • Le professionnel de santé peuvent :
      • transmettre des vidéos d’auto-rééducation aux patients pour faciliter leur participation aux traitements ;
      • évaluer et mettre en place des classifications afin d’affiner leur bilan pour éditer une fiche pratique personnalisée à la situation de son patient avec des conseils adaptés à chaque pathologie.
      • accéder à divers supports, dont certains pourront être communiqués à ce dernier (vidéos patient, fiches d’exercices patient, etc.).

    « En tant que professionnel de santé, nous avons besoin de pouvoir nous appuyer sur une base de données sourcée et bibliographiée pour retrouver certaines précisions concernant des pathologies, que ce soit pour vérifier une notion physiologique ou approfondir un cas clinique », commente Jérémy Prilleux, président et co-fondateur de Diagnostik (communiqué). Nous avons donc mis en place Didok qui s’appuie sur plus de 100 ouvrages bibliographiques, des études cliniques et les recommandations de la Haute autorité de santé.

    Les utilisateurs de Didok [utilisent la solution] pour enrichir leurs connaissances ou pour accompagner leurs patients dans une prise en charge plus complète. Certains confrères médecins s’appuient dessus pour s’informer sur des orientations et stratégies thérapeutiques les plus adaptées ou des examens complémentaires nécessaires suite à leurs diagnostics. »

    En dehors de Didok, Diagnostik propose aussi comme solutions :

    • Scientifik TV : une chaîne YouTube entièrement gratuite de conférence en ligne sur l’appareil locomoteur ;
    • Diagnostik Le Blog : veille scientifique sur l’univers de l’appareil locomoteur.
  • Tunstall Healthcare (UK) développe en Chine un programme connecté de gestion de patients

    Le fournisseur britannique de solutions de e-santé Tunstall Healthcare s’allie avec Sino Fortune, géant de l’immobilier chinois, pour lancer un programme de santé connectée basé sur la plateforme ICP (Integrated Care Platform), qui utilise les dernières versions des logiciels de gestion de patients proposés par Tunstall. Il s’agit d’une étape clef dans la stratégie d’expansion du groupe, ont déclaré des responsables de l’entreprise (communiqué).

    Sino Fortune est spécialisé dans le développement de bâtiments publics, fournissant des hôpitaux, des écoles, des centres communaux ou encore des Ehpad.

    Par le biais d’ICP, la société va pouvoir suivre à distance les signaux vitaux et les conditions de santé des résidents directement depuis leur domicile.

    Le partenariat a été célébré début janvier 2019 à Tianjin, en Chine, à l’occasion de la visite des représentants de Tunstall pour l’inauguration par Sino Fortune de leur « centre de démonstration des services intelligents pour les séniors, qui inclue un programme de santé connectée, un centre Alzheimer, un centre de suite de soins et une maison de convalescence post AVC », indique le groupe britannique.

    Cette alliance a été facilitée « notamment grâce au bureau danois de Tunstall Heath, dont les relations avec Sino Fortune remontent à 2016 », précise le communiqué.

    « La plateforme ICP est déjà utilisée par un autre client en Chine et nous avons pu personnaliser notre technologie afin que Sino Fortune puisse fournir à ses résidents le niveau de santé et de services qu’ils méritent, commente Geoff Feakes, directeur technique de la santé et directeur de l’Information pour la zone Asie-Pacifique du Tunstall Group. Nous travaillons beaucoup au Royaume-Uni, en Espagne, en France, au Canada, en Australie, mais notre présence accrue en Chine est véritablement excitante. Nous avons travaillé très dur pour atteindre ce niveau et c’est formidable de voir que nous commençons à percer sur ce marché si crucial. »

  • L’Allemand Merck KGaA s’associe avec Tencent pour développer des services de e-santé en Chine

    L’entreprise allemande spécialisée dans les domaines de la pharmacie et de la chimie Merck KGaA vient de signer un accord de collaboration stratégique avec Tencent, groupe chinois centré sur les services internet et mobiles, afin de développer des services de santé numériques en Chine en se basant sur l’intelligence artificielle (IA).

    Cette alliance a pour objectif de sensibiliser le public à diverses maladies et à fournir des services de santé plus accessibles et plus performants visant à mieux gérer les maladies chroniques par la création de solutions numériques intelligentes, précise le groupe allemand dans un communiqué publié le 23 janvier 2019. Dans ce cadre, Merck apportera son expérience dans le domaine scientifique et Tencent son expertise dans les domaines du web et de l’IA.

    Les deux partenaires prévoit, à terme, d’étendre leur collaboration à d’autres domaines comme l’exploration de l’utilisation de modèles de services médicaux innovants basés sur des systèmes d’intelligence artificielle afin de proposer des services plus complets de sensibilisation et de traitement.

    Le communiqué précise que les domaines prioritaires incluront tous les domaines de traitement de l’activité Santé de Merck en Chine :

    • allergies : Merck et Tencent exploreront les services numériques qui sensibilisent mieux aux symptômes de l’allergie et améliorent l’adhésion aux plans de traitement ;
    • infertilité : les deux entreprises prévoit de davantage sensibiliser à l’infertilité et aux options de traitement, mais aussi d’aider les patients ayant besoin de ressources en matière de fertilité à raccourcir le processus de traitement médical ;
    • la collaboration portera également sur le diabète, les troubles de la thyroïde, les maladies cardiovasculaires ainsi que l’oncologie, et notamment le cancer colorectal métastatique.
  • Prise en charge des plaies par télémédecine : 2 recommandations pour une organisation modèle (Catel)

    Reconnaître toutes les nouvelles formes d’organisation mises en œuvre et déroger aux règles d’organisation de l’offre de soins ainsi qu’aux règles de financement, telles sont les recommandations 2019 du Collectif e-santé Plaies et Cicatrisations pour une organisation modèle de la prise en charge des plaies par télémédecine. Ces propositions on été émises à la lecture du dispositif introduit par l’Article 51 de la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2018 qui permet d’expérimenter de nouvelles organisations en santé reposant sur des modes de financement inédits.

    Le Collectif e-santé Plaies et Cicatrisations est né de l’association, en juin 2016, de la Société française et francophone des plaies et cicatrisations (SFFPC) et du Catel « pour porter une première action en faveur du développement des pratiques en plaies et cicatrisations », précise la note de position 2019 du collectif publié en janvier. Cette alliance entre les deux organisations avait aussi conduit à la publication collective d’un livre blanc.

    Dans ce cadre, une cartographie a été réalisée de fin 2017 à début 2018, accompagnée de recommandations de financement dans ce domaine, juste avant l’entrée dans le droit commun de la télémédecine, effective en septembre 2018. « Cela a permis de montrer que les nouvelles organisations ainsi constituées dans différentes régions contribuent à améliorer le parcours des patients, l’efficience du système de santé, l’accès aux soins ou encore la pertinence de la prescription des produits de santé en plaies et cicatrisations », commente le collectif.

    Recommandation 1 : Reconnaître toutes les nouvelles formes d’organisation mises en œuvre et déroger aux règles d’organisation de l’offre de soins

    Le collectif e-santé Plaies et Cicatrisations estime que les règles d’organisation de l’offre de soins classiques ne sont pas adaptées à la prise en charge moderne des plaies en situation de mobilité, « vu la complexité des situations et la rareté de l’expertise ».

    Il juge donc « nécessaire » de déroger à ces règles dans les situations suivantes :

    • en cas de difficultés juridiques, économiques et de gestion liées au partage d’honoraires entre médecins délégants et infirmières déléguées pour la facturation des actes réalisés par les infirmiers diplômés d’État (IDEs), selon le protocole de coopération validé par la Haute autorité de santé et l’agence régionale de santé (ARS) concernée ;
    • Et globalement, en cas de partage d’honoraires lors des prises en charge coordonnées des plaies chroniques et/ou complexes entre :
      • professionnels libéraux : médecins délégants et IDE déléguées ;
      • médecins libéraux délégants et IDE hospitalières déléguées ;
      • médecins hospitaliers délégants et IDE libérales déléguées.

    Le Collectif e-santé Plaies et Cicatrisations préconise un appui par le biais de la télémédecine, avec la proposition d’un plan personnalisé de soins, au sein des « centres référents » concernés par ces nouvelles organisations, « qui peuvent prendre différentes formes ».

    Plusieurs retours d’expériences sont présentés dans la note en guise d’exemples, dont les trois suivants :

    • Le réseau Cicat Occitanie est organisé en réseau régional spécialisé sur plusieurs niveaux du territoire afin de faciliter et d’orienter les patients atteints de plaies et se trouvant dans une situation complexe.
    • L’association Geco, basée à la Réunion, centralise des appels pour répondre, essentiellement par actes de télé-expertise, à des demandes d’aides sur des plaies complexes.
    • Au CHU de Rouen, le Dr Priscille Carvalho-Lallement a mis en place des téléconsultations de dermatologie pour le diagnostic et le suivi de patients résidents en Ehpad. « Cette activité s’est étendue aujourd’hui vers des centres hospitaliers de la région ainsi que vers un centre de détention », indiquent les auteurs de la note.

    Le collectif privilégie la mise en place d’un centre de coordination national avec un parcours de soins et une prise en charge des patients traités au niveau local

    Un modèle dit « privé », basé autour d’une plateforme de soins, pourrait émerger selon le Collectif e-santé Plaies et Cicatrisations. Ce dernier privilégie la mise en place d’un « centre de coordination national avec un parcours de soins et une prise en charge des patients traités au niveau local, avec les acteurs et experts du territoire ». Ces centres experts utilisent des techniques de télémédecine et/ou de coordination françaises.

    « Plusieurs dispositifs sont en place pour optimiser la prise en charge en mobilité des patients porteurs de plaies chroniques et/ou complexes et ces derniers peuvent être recensés sur une application mobile permettant de faire appel à eux en cas de difficultés chez les soignants de premier recours, ajoute le collectif. Une cartographie de ces centres est en cours de finalisation à l’échelle du territoire en lien avec la Société française et francophone des plaies et cicatrisations.

    Il s’agit de nouvelles organisations, élaborées ou non en réseau, mais qui proposent une coordination et mobilisent un réseau d’experts et des ressources de proximité sur leur territoire. La structuration de ces modèles organisationnels est plus ou moins avancée mais converge vers un modèle organisationnel comparable. »

    Les différents modes d’activité des centres peuvent être regroupés en 4 catégories :

    Recommandation 2 : déroger aux règles de financement

    Le Collectif e-santé Plaies et Cicatrisations préconise de déroger aux règles de financement qui concernent :

    • le financement classique des missions des réseaux (FAQVS, DDR, FIQSV, FIR), qui selon « s’essouffle » : les fonds d’intervention régionaux (FIR) « doivent être repensés ». Le collectif avance qu’une autre forme d’organisation innovante doit être proposée et mise en œuvre sous forme de « centre référent régional épaulé par des centres territoriaux » permettant :
      • la mise en route d’un dispositif de coordination ;
      • la possibilité pour l’expert de se déplacer au lit du patient (acte présentiel) ou de réaliser des actes de télémédecine.
        Mais ces derniers n’entrent pas actuellement dans le champ des expérimentations Etapes téléconsultation – télé-expertise (ex-article 36 LFSS 2014), note le collectif. Il propose donc de prévoir :
        – une dérogation à l’activité de téléconsultation pour une prise en charge sans consultation initiale de l’expert dans les 12 mois (voir avenant n°6 à la convention médicale, portant sur la télémédecine avec les caisses d’assurance maladie – Cnam) ;
        – une dérogation our réaliser une téléconsultation d’inclusion complexe et longue (1h à l’inclusion et de 30mn pour le suivi) non reconnue dans l’avenant n°6 télémédecine ;
      • des actes d’expertise réalisés par les IDE agissant dans le cadre d’un protocole de coopération ;
      • un développement de la solution numérique (parcours, dossier plaies, télémédecine) ;
    • la rémunération des IDE (libérales) requérantes présentes au côté des patients pendant les téléconsultations, notamment longues car répondant à une situation complexe non rémunérée hormis son acte médico-infirmier (AMI) et les indemnités kilométriques (IK) ;
    • la prise en charge de prestations complémentaires et des pansements innovants ;
    • l’intervention du réseau d’appui et d’expertise en plaies pour des patients atteints de plaies, hospitalisés en SSR, à domicile, en clinique, en centres hospitaliers, etc.

    Chaque organisation détaillée ci-dessus dispose de son propre modèle de financement, précise la note.

    Les modèles de financement recommandés par le Collectif e-santé Plaies et Cicatrisations incluent « tous la rémunération pour le médecin délégant et requis, le financement de la solution technique, la coordination des acteurs, réalisée par un centre ou un secrétariat, les économies générées par l’utilisation de la télémédecine. Tous pourraient finalement s’intégrer dans le schéma forfaitaire global « intégré » proposé ».

    Ce modèle peut désormais s’appuyer sur les demandes de projets innovants de l’Article 51, souligne le collectif. Ce dernier propose d’expérimenter un système tarifaire au parcours et plus intégré, présenté comme suit :