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  • L’ANSM lance la télétransmission des demandes d’ATU nominatives par une application web

    L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) lance une phase pilote pour la télétransmission via une application web des demandes d’autorisations temporaires d’utilisation (ATU) nominatives. Ces demandes étaient jusqu’ici adressées par fax.

    L’application e-Saturne est introduite depuis février 2019 pour simplifier et accélérer les échanges d’informations entre l’agence et des « pharmacies hospitalières partenaires », indique l’ANSM dans un communiqué publié le 6 février. Elle devrait être accessible à tous les professionnels de santé hospitaliers dès le 4 mars et remplacera totalement la communication par fax à l’horizon 2020.

    L’agence a amorcé en septembre 2018 une refonte des ATU nominatives, qui permettent un accès précoce au marché pour des produits innovants encore en développement, avec l’introduction d’un guichet unique pour les professions de santé et d’un référentiel des spécialités concernées. Un tutoriel vidéo détaille le fonctionnement du nouveau système.

  • Le CHRU de Nancy déploie ICCA (Philips), un outil d’aide à la prescription informatisée

    Le CHRU de Nancy va déployer à partir du second trimestre 2019 un dossier spécifique informatisé pour la réanimation et les soins continus basé sur le système d’information ICCA (IntelliSpace Critical Care and Anesthesia) de Philips Healthcare.

    Une importante quantité de données émane de la prise en charge des patients dans les unités de soins intensifs, de réanimations ou de soins continus, en raison de la complexité des traitements et de la situation particulière de chaque patient (âge, pathologies, etc.). « L’accès à des informations exhaustives est un élément essentiel du processus de prise de décision clinique », explique le CHRU de Nancy dans un communiqué publié le 21 février 2019.

    La solution ICCA recueille les informations des équipements de chevet ainsi que les données provenant des logiciels du système d’information hospitalier (SIH). Il s’agit d’une aide à la prescription qui délivre au professionnel de santé les données dont il a besoin pour prescrire avec précision les médicaments, et notamment éviter les éventuelles contre-indications. Ce système de prescription informatisée permet de réduire les risques de surdosage, d’interactions, etc., « ce qui améliore la précision et la lisibilité des dossiers », commente le CHRU.

    Le dispositif va être déployé sur l’année 2019 dans les services de réanimations ainsi que les unités de soins continus de chirurgie, soit 132 lits au total.

  • MWC

    Mobile World Congress

  • Congrès MWC 2019 : le Bordelais SimforHealth présente son simulateur médical numérique avec HTC Vive

    SimforHealth, fabricant de technologies médicales basé à Bordeaux, présente un nouveau simulateur numérique dédié à la formation médicale à l’occasion du MWC 2019 à Barcelone, qui se tient du 25 au 28 février. La technologie est disponible sur le casque autonome de réalité virtuelle (RV) Vive Focus Plus.

    Plus précisément, elle met en avant un simulateur basé sur la RV pour former des infirmiers(ères) libéraux(ales). Développé par Orion Santé, organisme de formation continue des professionnels de santé, l’outil reconstitue l’environnement en 3D du domicile d’un patient virtuel, l’objectif pédagogique soulignant « l’importance de la simulation numérique pour améliorer l’ancrage de procédures et de situations spécifiques de soins de santé », explique SimforHealth dans un communiqué publié le 24 février 2019.

    Seule entreprise française à avoir été choisie par HTC Vive pour participer à ce congrès, SimforHealth expose pour la 2ème année consécutive au MWC de Barcelone. Elle vise à illustrer « tout le potentiel de la réalité virtuelle dans le domaine de la formation en santé », indique la société.

    Ce simulateur numérique est désormais disponible sur la boutique de la plateforme MedicActiV de SimforHealth.

    Un enseignement « actif et immersif »

    L’utilisateur se met dans la peau d’un(e) infirmier(ère) libéral(e) venu(e) au domicile du patient changer son pansement de PICC line*. Il découvre toutes les étapes de cette procédure par l’intermédiaire d’un enseignement « actif et immersif » dans l’optique d’acquérir et de renforcer des compétences qui seront appliquées en situation réelle, commente SimforHealth.

    MedicActiV : une plateforme pour diffuser les simulateurs numériques dédiés à la santé

    La solution est disponible par le biais de la plateforme de formation MedicActiV, utilisée par plus de 50 000 professionnels de santé dans le monde selon les chiffres de l’entreprise. Elle permet aux établissements de formation en santé de créer et de diffuser leurs propres simulateurs numériques.

  • THINK TANK : Le Cercle des décideurs numérique et santé reçoit Dominique Pon – 05/03/19

    Le Cercle numérique et santé, présidé en France par David Gruson, organise son prochain dîner autour de sa thématique 2019 : « Numérique, valeur et santé : franchir les obstacles». Ce dîner qui aura lieu le 5 mars à partir de 19h30 à la Maison de la recherche passera au grill M. Dominique Pon : « Numérique Santé : ne ratons pas le virage ».

    M. Dominique Pon, responsable stratégique de la transformation numérique en santé, nommé par la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn en fin d’année 2018, reviendra sur le plan santé numérique de la France et parlera notamment du projet de loi d’orientation et de transformation, présenté par Agnès Buzyn en Conseil des ministres le 13 février.

    Pour Dominique Pon : « La transformation numérique de la santé doit se construire au plus proche du terrain, avec humilité et pragmatisme. Elle ne sera possible qu’avec un engagement coordonné de tous les acteurs institutionnels, publics et privés, et un ancrage dans un cadre de valeurs humanistes ». 

    Inscriptions sur demande auprès de Azeline Martino, Care Insight : azeline.martino@care-insight.fr

  • HIMSS 2019 : Data, patient experience et value based healthcare, principales tendances à Orlando

    Le congrès HIMSS 2019 s’est déroulé à Orlando du 11 au 15 février 2019, accueillant plus de 1 200 exposants, 46 000 visiteurs et plus de 500 conférences. Parmi les thématiques les plus remarquées : la data, l’expérience patient et la valeur – tendances fortes de l’édition 2019 du plus gros événement consacré au numérique en santé.

    H&T Intelligence a participé au congrès et à une journée d’échanges à la Mayo Clinic de Jacksonville et revient sur les principales tendances et innovations observées.

    Parmi les stars de l’année, Google et Amazon Web Services, dont les espaces de démonstration n’ont pas désempli, présentaient leur capacité de cloud mais également leurs applications d’IA pour organiser, analyser, optimiser les flux d’informations et de data issus des EHR.

    « La data est devenue la ressource naturelle la plus créatrice de valeur, transformant l’industrie et la société à un niveau jamais imaginé. Cette transformation est encore plus évidente en médecine et dans le système de santé. Cela s’est nourri de l’infusion progressive des technologies et de l’intelligence mises dans tous les process et les produits de santé, la multiplication des dispositifs mobiles et l’explosion des réseaux sociaux, et plus encore par les attentes exponentielles des citoyens rendus plus autonomes grâce au digital », avait déclaré à HIMSS Ginny Rometty, P.-D.G. d’IBM.

    En 2019, interopérabilité, cybersécurité et IA sont présents sur la majorité des stands, renforcés par l’annonce faite le premier jour de la conférence par le Bureau du coordonnateur national pour les technologies de l’information sur la santé américain (ONC) afin d’encourager les patients à accéder à leur dossier médical via des applications référencées.

    Ainsi, les tendances fortes du secteur en 2019 peuvent se dessiner selon 3 axes principaux :

    • Rien sans la data ! ;
    • Santé populationnelle, parcours, coordination et valeur  : vers des solutions de population health management intégrées ;
    • De l’expérience patient à un système de santé tiré par le consommateur.

    Sans compter les innovations et technologies émergentes que nous avons pu tester ou rencontrer :

    • l’intégration de la réalité augmentée dans les pratiques et technologies médicales ;
    • l’émergence de la blockchain, présente sur 33 stands, dont notamment le corner IBM ;
    • les drones et leurs usages santé.

    Webinar H&TI « HIMSS 2019 : innovations et tendances du marché »

    Retrouver la présentation faite lors du webinar « HIMSS 2019 : innovations et tendances du marché » juste ici.

    Ce 1er webinar H&TI est revenu sur les temps forts de l’événement international. Il était présenté par Jean-François Goglin, conseiller national du système d’information santé à la Fehap, et Sandrine Degos, directrice de publication de H&TI :

    © Numérique & Santé by Care Insight – YouTube

    La prochaine édition de la conférence HIMSS se tiendra du 9 au 13 mars 2020 à Orlando.

  • Les opinions en matière de santé « très marquées » par l’appartenance à un territoire (étude Drees)

    « Les opinions des Français sont parfois très marquées par leur appartenance à un territoire. » C’est ce qu’affirme une étude* réalisée par la Drees sur la base des résultats de son Baromètre d’opinion 2017, qui interroge 3 000 personnes, et d’une typologie ad hoc des communes françaises.

    L’organisme relève notamment que 8 habitants sur 10 des « grands centres urbains » estiment que le système de sécurité sociale français apporte un niveau de protection suffisant, contre deux tiers de ceux des « campagnes isolées ».

    L’étude ajoute que « plus les personnes sont éloignées des grands centres, moins elles ont le sentiment qu’il y a suffisamment de médecins généralistes à proximité de chez elles ». Cette perception est encore plus marquée concernant les médecins spécialistes. 73 % des résidents des campagnes isolées jugent qu’il n’y en a pas assez, contre 32 % de ceux habitant dans les grands centres. Simultanément, ce sentiment augmente la probabilité d’estimer que les inégalités d’accès aux soins sont les moins acceptables. 3 personnes sur 10 partagent cet avis parmi celles qui vivent dans les campagnes ou les petits centres, contre deux personnes sur dix dans le cas de communes mieux dotées en médecins comme les grands centres.

  • Next40 : Mounir Mahjoubi recherche 40 start-ups French Tech à « fort potentiel de croissance »

    Le secrétaire d’État chargé du Numérique, Mounir Mahjoubi, a officiellement lancé le 22 février 2019 la procédure de sélection du prix « Next 40 », conçu pour récompenser chaque année 40 entreprises innovantes dotées à la fois d’un « fort potentiel de croissance » et d’un « impact positif sur la société et l’environnement ». Les start-ups issues du secteur de la health tech font partie des structures ciblées.

    Sélectionnées par un jury composé de « personnalités indépendantes issues de l’écosystème entrepreneurial » et d’ »acteurs engagés dans le domaine de « l’impact » », les sociétés lauréates se verront offrir une promotion nationale et internationale, une couverture média pendant toute l’année de leur sélection et une participation à de grands événements sur le plan national et international.

    Les entreprises doivent candidater avant le 16 mars 2019 sur Lafrenchtech.com. Pour être éligibles, elles doivent être soit issues du Pass French Tech (promotion 2018-2019), soit justifier d’une « hypercroissance » : se prévaloir de plus d’un million d’utilisateurs ou avoir réussi à lever plus de 10 millions d’euros sur les deux dernières années.

  • Étude : soulager les symptômes du cancer en prévoyant leur survenue grâce à l’IA (Scientific Reports)

    Pour la première fois, des chercheurs de l’université de Surrey et l’université de Californie ont examiné les relations entre 38 symptômes du cancer. L’utilisation d’une technique d’intelligence artificielle (IA), le « network analysis » a permis de les regrouper en fonction de leur occurrence, de leur gravité et du niveau de détresse qu’ils généraient. L’IA pourrait identifier et prédire la combinaison de symptômes dont risque de souffrir un malade, et ainsi mieux le soulager, révèlent les résultats de cette étude* publiés le 19 février 2019 dans la revue Scientific Reports.

    Cancer : faire le lien entre les symptômes grâce à l’IA

    Les patients atteints d’un cancer souffrent d’un grand nombre de symptômes qui ne sont pas soulagés. Pour améliorer leur prise en charge, des recherches sont menées sur des groupes de symptômes qui partageraient les mêmes mécanismes sous-jacents et pourraient donc être traités ensemble. Cependant, cette approche n’a pas aboutie pour l’instant car les approches statistiques traditionnelles n’ont pas permis d’identifier ce qui faisait le lien entre les différents symptômes et de repérer les symptômes clés qui exercent une influence sur d’autres symptômes ou groupes de symptômes concomitants qui seraient alors susceptibles de constituer une cible thérapeutique potentielle.

    La technique du network analysis

    Des chercheurs américains ont donc menée une étude dans laquelle ils ont utilisé une technique d’intelligence artificielle (IA) pour examiner les relations entre 38 symptômes communs chez un échantillon de 665 patients en oncologie soumis à une chimiothérapie (cancer du sein, des poumons, colorectal ou gynécologique). La technique, nommée « network analysis« , a surtout été utilisée pour comprendre les associations entre les symptômes psychiatriques et ceux des toxicomanes.

    Dans le cadre de cette étude, il a été demandé aux patients en oncologie d’évaluer non seulement l’occurrence du symptôme mais également la gravité et la détresse associées. En utilisant les données sur la survenue de 18 symptômes chez 665 patients en oncologie, un algorithme dirigé par la force a été utilisé pour visualiser un réseau de symptômes par patient. Ensuite, quatre méthodes quantitatives ont été utilisées pour analyser les modèles d’apparition des symptômes. Les résultats de cette étude ont été publiés le 19 février 2019 dans la revue Scientific Reports.

    Résultats

    • Les patients ont rapporté une moyenne de 13 symptômes entre deux séances de chimiothérapie.
    • Les nausées et le manque d’appétit étaient les symptômes arrivant en tête en termes de fréquence, de sévérité et de détresse associée.
    • 47,48 % des patients ont signalé des nausées avant la prochaine dose de chimiothérapie.
    • Six clusters de symptômes ont été identifiés : psychologiques, hormonaux, respiratoires, nutritionnels, douleur et ceux directement liés à la chimiothérapie.

    Une visualisation des groupes de symptômes

    Les auteurs de cette étude estiment que les symptômes du cancer apparaissent de manière imbriquée. Par exemple, bien que les vomissements soient bien contrôlés, la nausée est un symptôme persistant qui compromet l’état nutritionnel du patient, entraîne une détresse psychologique importante, a un impact négatif sur la qualité de vie et peut entraîner l’arrêt du traitement du cancer. Autrement dit, la gravité et la détresse d’un symptôme sont très variables et dépendent du symptôme originel, qui entraîne les autres en cascade.

    Comprendre pour soulager

    « Notre approche via la « network analysis » représente une avancée majeure dans la recherche sur les groupes de symptômes, estiment les chercheurs. Dans chaque dimension, notre représentation graphique nous permet de visualiser la manière dont les divers groupes de symptômes du réseau sont interconnectés avec d’autres groupes de symptômes du même réseau. » Par ailleurs, les résultats semblent indiquer que la détresse peut être une dimension différente de l’expérience des symptômes du patient.

    Bien que ces résultats méritent d’être confirmés dans un échantillon indépendant, le recours à cette méthode d’IA a le potentiel d’aider les soignants à améliorer leur compréhension de l’expérience des symptômes des patients en oncologie et ainsi de réduire le fardeau pour chaque patient.

  • ExclusifHIMSS19 : le numérique et l’innovation au cœur de la stratégie médicale de la Mayo Clinic (USA)

    La Mayo Clinic a depuis les débuts de l’informatique hospitalière aux États-Unis (années 60) placé le système d’information et le numérique au centre de sa stratégie. Elle fut l’un des premiers établissements à mettre en place un dossier patient électronique pour archiver les informations médicales en 1965.
    Avec l’arrivée de Cris Ross en 2012, la Mayo Clinic a entrepris de faire de ses actions en termes de système d’information et numérique un axe majeur de sa stratégie et un levier essentiel à l’atteinte de son ambition.
    Les quatre dernières années ont été marquées par des projets d’envergure et la transformation de la direction des systèmes d’information afin de répondre à un double enjeu :
    • la révolution numérique et de la maitrise des dépenses technologiques  ;
    • la garantie d’un fonctionnement sûr, au service des professionnels de santé et des patients.

    Health & Tech Intelligence a participé en marge de la conférence Himss19 à Orlando, à une journée d’échanges et de visite avec les équipes SI de la Mayo Clinic et revient sur les points majeurs de leur stratégie.

    « Les besoins du patient passent avant tout », la devise de la Mayo Clinic, classée en 2018 meilleur hôpital des USA, toutes spécialités confondues

    La Mayo Clinic (Mayo Clinic College of Medicine and Science) est une fédération hospitalo-universitaire et de recherche américaine de réputation mondiale. Le siège est situé dans la ville de Rochester. En 2018, elle est classée meilleur hôpital des États-Unis toutes spécialités confondues.

    L’établissement compte plus de 65 000 employés. Les plus anciennes et principales installations se trouvent à Rochester mais d’autres hôpitaux et professionnels de santé dépendant directement de la fondation sont répartis sur deux autres sites aux USA : Jacksonville et Phœnix en Arizona. La Mayo Clinic dirige également plusieurs cliniques et hôpitaux de taille plus modeste dans le Minnesota, l’Iowa et le Wisconsin, l’ensemble étant regroupé sous l’étiquette Mayo Health System.

    La clinique a pour devise « les besoins du patient passent avant tout » et définit sa mission de la manière suivante : « apporter chaque jour à chaque patient les soins optimaux à travers la pratique clinique, l’éducation et la recherche » (extrait de sa charte).

    L’établissement est la deuxième organisation à but non lucratif de l’État du Minnesota après la société d’assurances maladie Blue Cross and Blue Shield of Minnesota.

    Le SI et le numérique, levier stratégique pour la Mayo Clinic

    La Mayo Clinic a depuis les débuts de l’informatique hospitalière aux États-Unis placé le système d’information et le numérique au centre de sa stratégie. Elle fut l’un des premiers établissements à mettre en place un dossier patient électronique pour archiver les informations médicales en 1965. Les quatre dernières années ont été marquées par des projets d’envergure et la transformation de la direction des systèmes d’information afin de répondre à un double enjeu : d’une part la révolution numérique et la maîtrise des dépenses technologiques et d’autre part la garantie d’un fonctionnement sûr, au service des professionnels de santé.

    L’organisation de la direction des systèmes d’information (DSI) de la fédération a été repensée selon une approche service et une vision « client-fournisseur » avec les métiers de l’établissement.

    Une feuille de route a été structurée en 2 phases : l’automatisation/informatisation et la digitalisation.

    Fin 2018, la Mayo Clinic réalise la convergence de ses trois DPI et la migration en big bang sur la suite complète d’Epic. Ce changement de partenaire industriel marque également le changement d’architecture au niveau du SI de la Mayo Clinic qui déploie plusieurs plateformes (API Platform, Unified Data Platform, Identity management Platform…) et un bac à sable (sandbox) afin d’adresser les questions d’innovation et faciliter la mise en œuvre de relations partenariales avec les start-ups et les industriels du numérique.

    L’innovation numérique : un incubateur et des  » bacs à sable « 

    Afin de stimuler l’innovation, la Mayo Clinic a créé un incubateur appelé « Clinical Informatics discovery and Innovation
 Ecosystem (CIIE)». Il permet aux informaticiens de découvrir et d’innover dans le domaine de la médecine et la pratique clinique et fournit des capacités de développement, de test, de pilotage et de production rapides en exploitant et en coordonnant les services fournis par la Mayo Clinic.

    Le CIIE suit une méthode DTA (Discovery, Translate, Apply) qui implique les services, les outils et la gouvernance de la Mayo afin de déterminer quels projets doivent être choisis et quels moyens humains, techniques et managériaux peuvent être alloués.

    Il s’appuie sur des bacs à sable (sandbox) qui répondent aux principes suivants :

    • standard d’interfaces FHIR ;
    • agrégation de données depuis :
      • Epic pour les patients actifs ;
      • la Unified Data Platform pour les données archivées.

    L’intelligence artificielle à la Mayo :  Approching Human Intelligence, 130 projets en cours

    En combinant les données, les technologies et les méthodes de IA, l’objectif de la Mayo Clinic est d’approcher l’intelligence humaine pour accompagner et aider les professionnels. Ils utilisent la dénomination de AHI (intelligence artificielle humaine) et non d’intelligence artificielle.
    La Mayo Clinic recense actuellement environ 130 projets en lien avec l’IA. Ils collaborent avec IBM Waston sur des essais cliniques mais également avec Google ou Microsoft.
    La majorité des projets sont du type machine learning. Les domaines de recherche sont : imagerie, radiologie, médecine de précision, traitement du langage naturel et traitement du signal.

    La santé connectée : une offre de services pour les patients

    A travers son offre de santé connectée, la Mayo Clinic a étendu ses services à l’extérieur de l’hôpital selon une approche multicanale avec 3 objectifs :

    • faciliter l’accès des patients aux services de soins cliniques à distance ;
    • fournir des soins de faible complexité de manière plus efficace et plus pratique ;
    • réduire le coût global des soins.

    Les services sont organisés en deux groupes :

    • Les services asynchrones :
      • dossier patient en ligne ;
      • communication avec l’équipe de soins ;
      • questionnaire de pré-admission et prise de rendez-vous ;
      • paiement en ligne ;
      • renouvellement des prescriptions ;
      • informations santé.
    • Les services synchrones :
      • téléconsultation ;
      • télésurveillance.

    À noter la mise à disposition d’un assistant vocal développé avec Amazon Web services : first aid library et un symptom checker avec google.