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  • L’entreprise américaine Livongo dévoile un système de télésuivi de l’hypertension avec chatbot

    La société californienne Livongo Health, spécialiste du traitement des maladies chroniques, a présenté un système de suivi de la pression artérielle activé par la voix lors de la conférence Signum 2019, qu’elle a organisé le 28 février 2019 à San Francisco pour fédérer sa communauté de clients.

    L’outil en question intègre les technologies Amazon Lex (interface conversationnelle) et Amazon Polly (synthèse vocale), basés sur l’assistant vocal Alexa. Après chaque contrôle de la pression artérielle, le système transfère les données recueilles au cloud de Livongo grâce au dispositif Cuff to Cloud, introduit en 2018. Le moteur d’intelligence artificielle baptisé « AI+AI » (Aggregate, Interpret, Apply and Iterate) est ensuite en mesure de livrer en temps réel au patient des conseils de santé personnalisés ou « Health Nudges » (« coups de pouce santé »), notamment des suggestions concernant son régime alimentaire.

    Une étude publiée en 2018 dans la revue Jama conclut que si la télésurveillance permet d’améliorer à court terme le contrôle de la pression artérielle quand des pharmaciens ou des infirmières assurent un accompagnement, ses bénéfices s’estompent avec le temps.

    Livongo est connu pour ses solutions numériques de suivi du diabète et a réalisé en 2017 une levée de fonds de 52,5 millions de dollars (48,8 M€) pour étendre son domaine d’activité à d’autres maladies chroniques. Aux États-Unis, le coût de l’hypertension dépasserait les 50 milliards de dollars (environ 44 Mds€) par an et cette affection demeure un problème de santé publique.

  • Journées des adhérents du SIB : l’apport du numérique au secteur de la santé, les 4-5/04/2019

    Le groupement d’intérêt public (GIP) Santé informatique Bretagne (SIB) organise la 9ème édition des Journées des adhérents du SIB les 4 et 5 avril 2019 à Deauville avec pour thématique centrale l’apport du numérique en termes d’efficience au secteur de la santé et plus généralement au secteur public.

    L’événement sera rythmé par 2 conférences plénières, environ 25 ateliers et 10 démonstrations qui présenteront les projets marquants des adhérents et des partenaires du GIP. Un espace d’exposition sera également déployé avec des équipes rennaises et lilloises (e-SIS) ainsi que les partenaires publics et privés du SIB.

    Les inscriptions, nominatives, sont réservées aux adhérents et aux clients du SIB. Elles doivent être réalisées en remplissant le formulaire en ligne accessible sur Journees.sib.fr le 22 mars 2019 au plus tard.

    Jeudi 4 avril 2019

    À partir de 8h30

    • Accueil des participants
    • Visite de stands

    9h30-10h00 Ouverture des 9èmes Journées des Adhérents du SIB

    10h00-11h45 Conférence-plénière : le numérique, l’efficience et le rapport au temps

    • Daniel SIBONY, philosophe, écrivain et psychanalyste français

    11h45-12h30

    • Visite des stands
    • Démonstrations flash

    12h30-14h00 Déjeuner

    14h00-14h50 Ateliers

    • Découvrez le dossier patient Sillage Ehpad
    • Comment optimiser le contrôle mensuel de la paie de votre établissement ?
    • Nouveal e-santé : intégrer un outil de suivi digital dans la prise en charge des patients en ambulatoire

    15h00-15h50 Ateliers

    • La datavisualisation intégrée à nos produits (Sillage, Magellan)
    • Watch4u, le portail de supervision Saas de votre infrastructure
    • Télé AVC  : accélérer la prise en charge d’urgences critiques en service d’urgences hospitalières
    • Comment prioriser et sécuriser l’analyse des ordonnances réalisée par les pharmaciens avec Sillage et Vira (Vidal) ?

    15h50-16h40 Pause

    • Visite des stands
    • Démonstrations flash

    16h40-17h30 Ateliers

    • Infogérance et exploitation du dossier patient informatisé Sillage
    • La dématérialisation du dossier patient : de la production de l’information à l’archivage à valeur probatoire
    • La nouvelle offre e-learning Sillage
    • À la recherche de l’efficience : le TMCD, nouvel outil du contrôle de gestion hospitalier Mipih

    17h30-18h00

    • Visite des stands
    • Démonstrations flash

    À partir de 19h30 Soirée de gala

    Vendredi 5 avril 2019

    9h00-10h00

    • Accueil des participants
    • Visite de stands
    • Démonstrations flash

    10h00-11h15 Conférence-plénière : le numérique, un vecteur d’efficience du service public ?

    • Intervenant à confirmer

    11h30-12h20 Ateliers

    • eDen et Sillage Multi-EJ, une démarche de collaboration dans les territoires
    • La conciliation pharmaceutique pour votre établissement avec Sillage et Hospiville (MaPui)
    • L’offre d’hébergement du SIB
    • École des hautes études en santé publique (EHESP) – la promotion Camille Claudel

    12h30-14h00 Déjeuner

    14h00-14h40

    • Démonstrations planifiées
    • Démonstrations flash

    14h40-15h30 Ateliers

    • Les tableaux de bord de vos services hébergés au SIB
    • La télé-consultation de territoire entre l’hôpital et les structures médico-sociales
    • Retour d’expérience sur la mise en œuvre du dossier patient Sillage dans le Groupement hospitalier de territoire (GHT) des Yvelines Nord
    • Partenaire

    15h40-16h30 Ateliers

    • Mise en œuvre de la dématérialisation du dossier agent jusqu’à l’autorisation de suppression des originaux papier au CH de Tourcoing
    • Sillage Biométrie : les données biomédicales de vos patients dans votre dossier patient informatisé
    • Protection des données et RGPD : comment faire ?
    • Partenaire

    16h30-17h00 Clôture des 9èmes Journées des Adhérents du SIB

  • La start-up Oova développe un outil de suivi de la fertilité féminine par intelligence artificielle

    La société Oova, issue du Mount Sinai Hospital, prépare le lancement d’un appareil de contrôle de la fertilité féminine : il s’agit de proposer aux femmes une nouvelle façon de suivre leur concentration d’hormone lutéinisante et de progestérone, deux indicateurs clés en matière de fertilité.  

    Jerome Scelza, directeur technique et cofondateur d’Oova, souligne dans un communiqué publié le 26 février 2019 que cet appareil permettra à ses utilisatrices de recueillir ces données « en temps réel » et d’accéder à « des informations personnalisées en matière de santé reproductive ».

    Le prototype actuellement en développement marie biotechnologie et apprentissage automatique : la quantité d’hormones présentes dans un échantillon d’urine est d’abord mesurée grâce à une bandelette, qui est ensuite scannée et décodée par un algorithme d’intelligence artificielle avec la caméra d’un smartphone. Grâce à un suivi quotidien des niveaux hormonaux, l’appareil est capable de gérer l’évolution des cycles menstruels, de prévoir les pics de fertilité et de donner à l’utilisatrice des recommandations fondées sur des objectifs.

    Le lancement de l’appareil est prévu pour le troisième trimestre 2019 : un partenariat avec Thorne Research, qui commercialise des compléments nutritionnels pour femmes enceintes, devrait permettre d’atteindre plus de 3 millions de consommatrices potentielles.

    « Cet outil permettra aux patientes de prendre le contrôle de leur propre fertilité, un besoin auquel aucun produit du marché ne répond encore », relève le Dr Alan Copperman, conseiller scientifique principal de la société. « Le corps des femmes ne doit pas être une boîte noire », résume Aparna (Amy) Divaraniya, P.-D.G. d’Oova.

  • La Drees propose de suivre le pilotage de la stratégie nationale de santé selon 20 indicateurs

    La Drees a élaboré et mis en consultation un tableau de bord de 20 indicateurs nationaux, déclinables au niveau régional, pour assurer le suivi pluriannuel de la stratégie nationale de santé.
    Ce tableau de bord est défini par l’arrêté du 1er février 2018 relatif au suivi et à l’évaluation de la stratégie nationale de santé (SNS) 2018-2022 et est en cours de consultation.

    Sur 20 indicateurs de résultats, 1 indicateur qualitatif concerne la satisfaction de la population, aucun sur les usages du numérique.

    A ce jour, le tableau diffusé est composé d’indicateurs de résultats, de leur source, de l’impact attendu et du grand chapitre du programme Ma Santé 2022 concerné.

    19 indicateurs sur 20 sont quantitatifs, issus notamment des données du SNDS ou du PMSI. Un indicateur concerne la satisfaction des patients de la qualité des soins selon le type de professionnel,  mesurée à partir d’un baromètre qui serait réalisé annuellement par la Drees. À noter qu’aucun indicateur ne concerne les usages numériques, ni en termes de DMP ni en termes de téléconsultations. 

  • 7 standards de qualité pour que les e-consultations du public bénéficient à la démocratie en santé

    La Conférence nationale de santé (CNS) identifie 7 standards de qualité « pour faire des consultations numériques du public un processus d’enrichissement de la démocratie en santé« . Ces standards sont présentés dans un avis adopté le 31 janvier 2019, à l’issue d’une assemblée plénière de la CNS.

    Le but de cette mise en place est de sécuriser les démarches des organisateurs et de bénéficier à la démocratie en santé. La CNS, dont l’une des missions est de contribuer au débat public en santé, s’est auto-saisie du sujet et a collaboré avec la Commission nationale du débat public (CNDP) pour mener à bien ce travail.

    Il en résulte les 7 standards de qualité suivants :
    • concevoir l’ensemble de la démarche de consultation en amont et assigner des objectifs à la consultation numérique ;
    • définir les modalités de pilotage de la démarche et y associer les usagers ;
    • être transparent sur l’ensemble du processus ;
    • s’assurer de la participation de tous, c’est-à-dire informer, communiquer et inclure ;
    • animer la démarche de consultation en ligne ;
    • restituer les résultats de la consultation et expliquer la suite qui en sera donnée ;
    • garantir le respect des règles énoncées.

    Les consultations numériques doivent contribuer à la construction participative des politiques publiques

    L’identification de standards « vise à faire en sorte que le recours aux consultations numériques contribue pleinement à la construction participative des politiques publiques, à l’instar des autres modalités participatives », explique la Conférence nationale de santé (CNS).

    Les consultations numériques présentent des avantages, comme celui de toucher un public large, au-delà des personnes qui participent aux formes traditionnelles de rencontres publiques.

    Cependant, elles présentent aussi des inconvénients, indique dans son avis la CNS, notant qu’ »elles peuvent vider de sa substance l’idée même de participation citoyenne » si un certain nombre de standards de qualité ne sont pas respectés, « surtout lorsqu’elles la limiteraient à un sondage ou à un questionnaire en ligne dont les réponses peuvent parfois être difficiles à exploiter ».

    Les standards identifiés reposent donc sur différents points permettant une optimisation de ces consultations en ligne :

    • la transparence de la démarche : les participants doivent connaître et comprendre les règles de la consultation ;
    • la participation d’un public large et diversifié ;
    • une accessibilité universelle ;
    • une accessibilité des outils numériques ;
    • l’emploi d’outils cohérents.

    1. Concevoir l’ensemble de la démarche de consultation en amont et assigner des objectifs à la consultation numérique

    « La consultation numérique est un des outils de la consultation du public, et se suffit rarement à elle-même », note la CNS. Elle vient en complémentarité d’autres modalités de consultation, notamment des modalités présentielles, l’une et les autres se renforçant mutuellement. La mobilisation de différents publics dans leur diversité implique cette hybridation des modalités et des outils de consultation. »

    2. Définir les modalités de pilotage de la démarche et y associer les usagers

    • L’auteur de la commande doit déléguer à un tiers les rôles de recueil et de traitement de synthèse des contribution.
    • Le rôle et les missions des instances (comité d’orientation, groupe de pilotage, comité scientifique, etc.) mises en place pour piloter la démarche doivent être présentés au public.
    • Co-construction : les usagers et leurs représentants doivent êtres présents dans le comité en charge de la conception de la consultation en ligne.

    3. Être transparent sur l’ensemble du processus

    La transparence « est essentielle pour la démocratie », estime la CNS, c’est un des leviers de la confiance ». Pour assurer cette transparence, les participants doivent en connaître et comprendre les règles, du lancement au traitement des résultats de la consultation en ligne.

    4. S’assurer de la participation de tous, c’est-à-dire informer, communiquer et inclure

    Tous doivent pouvoir avoir connaissance de la démarche de la consultation engagée. Pour ce faire, il faut articuler une communication web (site web, réseaux sociaux, etc.) et une communication classique (magazine, affichage,etc.) « en la complétant avec un travail avec les acteurs relais (associations, CRSA, etc.) .Les informations relatives au sujet abordé doivent être accessibles, compréhensibles, complètes et de bonne foi », précise la Conférence nationale de santé.

    5. Animer la démarche de consultation en ligne

    Une démarche de consultation en ligne ne s’auto-anime pas, relève la CNS. La distance, liée à la technologie numérique, impose une animation : pour rythmer les différentes séquences (appropriation, réflexion, expression) mais également pour réguler les contributions et les questionnements et permettre une progression de la réflexion des contributeurs.

    6. Restituer les résultats de la consultation et expliquer la suite qui en sera donnée

    • La restitution doit reposer sur les mêmes exigences d’accessibilité que la consultation elle-même.
    • Le choix des supports et de la communication autour des résultats doit répondre aux mêmes critères.
    • La restitution doit permettre de remercier les participants et de leur exposer la suite qui sera donnée à la consultation.

    7. Garantir le respect des règles énoncées

    La relation de confiance passe notamment par le respect des règles énoncées, « observé par un tiers neutre et indépendant qui apporte sa garantie », est-il indiqué dans l’avis.

    Ce tiers s’assure notamment que le traitement des données ne soit pas effectué par le commanditaire lui-même.

    La CNS propose la mise en place d’une charte spécifique à la consultation avec l’ensemble des parties prenantes afin de disposer d’un « document de référence, rappelant les règles énoncées, aux organisateurs comme aux participants ».

  • Microsoft annonce la fin des applications et services liés à son bracelet connecté

    Microsoft a annoncé le 1er mars 2019 son intention de supprimer les services et applications liés à son bracelet « traqueur d’activité » Microsoft Band. Au 31 mai, la plateforme Microsoft Band Dashboard, qui permettait de télécharger les données mesurées, aura été désactivée et les applications correspondantes retirées du Microsoft Store, de Google Play et de l’App Store d’Apple.

    La firme de Redmond s’était lancée en 2014 sur le marché des wearables, concurrençant l’Apple Watch avec cet appareil permettant à l’utilisateur de surveiller ses pas quotidiens, son rythme cardiaque et son sommeil. Après un deuxième bracelet lancé en 2015, elle avait renoncé dès 2016 à lancer une troisième version, tout en continuant à faire fonctionner ses applications pour les utilisateurs existants.

    Les critiques de ce produit pointaient notamment la faible autonomie de sa batterie et son prix trop élevé, ou encore une communication maladroite et une commercialisation limitée à quelques pays, qui l’auraient rendue invisible aux yeux des consommateurs.

    Microsoft fait le deuil de ses ambitions en matière de santé connectée auprès des particuliers mais maintient le cap dans le domaine santé avec une stratégie dévoilée lors du HIMSS 2019, qui repose notamment sur l’intelligence artificielle, un chatbot santé et le dialogue médecin-patient.

  • Risques santé : Doctoconsult ajoute ses services de téléconsultation à l’offre d’Aphysia

    Leader en e-santé mentale, Doctoconsult a conclu un partenariat avec Aphysia, expert en détection et en prévention des risques santé en entreprise pour proposer un parcours de soins complet avec téléconsultation.

    Doctoconsult facilite l’accès à un spécialiste des troubles psychiques de façon confidentielle et discrète, avec des téléconsultations organisées à la demande du salarié à l’endroit de son choix, à son domicile ou à son bureau. Sa solution DoctoPrev permet à des psychiatres d’animer des webinaires autour de la prévention sur la santé mentale au travail, et d’aider les cadres de santé à mieux identifier des symptômes mais aussi à coacher les salariés.

    Cette offre intègrera les parcours de prévention santé conçus par Aphysia pour ses adhérents : milieux hospitaliers, cliniques, services de santé au travail et entreprises. Ces actions comprennent déjà une évaluation des fragilités individuelles, des programmes personnalisés et des clubs de prévention santé, une combinaison de programmes présentiels et numériques permettant d’ »intégrer la dimension humaine à l’e-santé ».

  • Maladies rares : le Rare Genomics Institute peut diagnostiquer un patient via un moteur de recherche

    Le Rare Genomics Institute, un organisme à but non lucratif américain fournissant un soutien aux patients atteints de maladies rares non diagnostiquées, est désormais en mesure de diagnostiquer plus facilement un patient jusqu’ici non diagnostiqué grâce au moteur de recherche génomique Mastermind, un outil d’aide à la décision clinique développé par Genomenon, une société centré sur la génomique et les big data.

    Cette dernière utilise l’intelligence artificielle (IA) pour relier les mutations génétiques enfouies dans 30 millions de publications de recherche médicale aux données des patients obtenues à partir du séquençage génétique, explique l’institut américain, qui a annoncé ce partenariat à l’occasion de la Journée des maladies rares, le 28 février 2019.

    Grâce à une technologie qui n’était pas disponible il y a quelques années, Genomenon met la recherche sur plus de 4,1 millions de variantes génomiques à la portée des scientifiques afin de renforcer les chances de fournir aux patients un diagnostic complet.

    Un patient récemment diagnostiqué grâce à un document retrouvé via Mastermind

    Dans un cas récent, un exome entier a été séquencé et analysé par un grand laboratoire de génétique dans le cadre d’un processus de diagnostic.

    Ce dernier n’a pas été en mesure de détecter des mutations génétiques cliniquement pertinentes susceptibles de fournir un diagnostic, explique le Rare Genomics Institute dans un communiqué, indiquant que c’est à ce moment qu’il est intervenu.

    Un seul cas similaire existait dans l’ensemble des historiques médicaux enregistrés

    Le Dr Lipika Ray, une généticienne en informatique de l’équipe des services de recherche pour les patients, a réanalysé l’ADN du patient en effectuant une recherche dans le moteur Mastermind. Par son intermédiaire, elle a trouvé un seul rapport de recherche dans la littérature scientifique correspondant aux données ADN du patient. Le patient retrouvé dans sa recherche présentait des symptômes similaires à ceux du patient en train d’être analysé. De par ce constat, le Dr. Lipika Ray a recommandé de réexaminer la personne en question en fonction du diagnostic établi retrouvé dans la littérature scientifique.

    « Sans les résultats obtenus par Genomenon, je n’aurais pas pu diagnostiquer ce patient »

    « Je peux affirmer avec certitude que sans les résultats obtenus par Genomenon, je n’aurais pas pu diagnostiquer ce patient », a déclaré le Dr Lipika Ray. Parfois, il n’y a qu’un seul document issu de la recherche scientifique qui peut associer l’ADN d’un patient à un diagnostic. Effectuer des recherches dans des millions de documents pour trouver la mutation génétique d’[une personne] peut être semblable au fait d’essayer de trouver une aiguille dans une botte de foin. Grâce aux techniques d’IA avancées utilisées par Genomenon, l’aiguille peut apparaître directement. »

    « Cette affaire est l’exemple parfait des opportunités innovantes que nous essayons d’offrir aux patients atteints de maladies rares qui se battent depuis si longtemps sans réponse », a déclaré de son côté Romina Ortiz, directrice de l’exploitation à Rare Genomics.

    Un autre partenariat annoncé avec un laboratoire de diagnostic

    Le Rare Genomics Institute a par ailleurs annoncé fin février un partenariat avec Dante Labs, un laboratoire de diagnostic basé en Italie et aux États-Unis, pour assurer le séquençage du génome entier des patients atteints de maladies rares enfants et adultes dans le monde entier.

  • L’Autorité de la concurrence suggère de lever l’interdiction absolue de publicité pour les médecins

    L’Autorité de la concurrence (ADLC) estime que l’interdiction « générale et absolue » de publicité imposée aux médecins et aux chirurgiens-dentistes en France n’est pas conforme au droit européen : « ces professionnels de santé doivent rester libres de recourir à des procédés de publicité, dans le respect de leurs principes déontologiques », commente-t-elle. L’organisme, qui s’est déclaré incompétent pour arbitrer un litige sur la question (elle « décline sa compétence au profit du juge administratif »), a rejeté les deux plaintes reçues par une société privée comme irrecevables mais a profité de cette affaire pour exprimé son opinion sur le sujet, indiquant qu’il était selon elle nécessaire de modifier « à brève échéance » ces dispositions relatives à la publicité en médecine afin de les mettre en conformité avec le droit européen, déclare-t-elle dans un communiqué publié en janvier 2019.

    Le Conseil d’État avait déjà abondé dans le même sens en 2018.

    L’entité administrative précise que le ministère des Solidarités et de la Santé travaillerait avec certains Ordres professionnels à une refonte des textes, l’objectif étant « d’adopter de nouvelles dispositions dans un délai de 6 à 12 mois« .

    L’ADLC avait été saisie début 2017 par Groupon. Le site de e-commerce proposait alors des prestations à prix réduits chez certains médecins et chirurgiens-dentistes.
    Le Conseil national de l’Ordre respectif de ces deux professions avaient alors intenté « différentes actions judiciaires et disciplinaires » et déployée une communication publique, qui, selon Groupon, a réduit la concurrence et entraîné un effet dissuasif sur les professionnels de santé. Dans deux plaintes, la société s’estimait victime de pratiques de boycott de la part des deux Conseils.

    L’ADLC reprend les principes posés par la Cour de justice européenne

    L’Autorité de la concurrence reprend à son compte dans ses deux décisions portant sur les plaintes émises par Groupon, accessibles ici (décision°19-D-01) et là (décision n°19-D-02), les principes posés par la Cour de justice de l’Union européenne en ce qui concerne les pratiques mises en œuvre dans le secteur de la promotion internet d’actes médicaux.

    Le Cnom s’est basé sur un article du code de la santé publique

    Les interventions du Conseil national de l’Ordre des médecins se basaient sur plusieurs dispositions législatives et réglementaires applicables aux médecins, dont l’article R4127-19 du Code de la santé publique, dans lequel il est indiqué que « [la] médecine ne doit pas être pratiquée comme un commerce », précisant que « [sont] interdits tous procédés directs ou indirects de publicité et notamment tout aménagement ou signalisation donnant aux locaux une apparence commerciale ».

    L’Autorité constate l’incompatibilité de l’article avec le droit européen

    Dans ses décisions, l’Autorité revient notamment sur l’incompatibilité de l’article R 4127-19 du Code de la santé publique avec le droit européen sur l’obligation qui est faite en application du principe de primauté d’écarter l’application d’une telle disposition.

    Bien qu’elle conclut à son incompétence dans la gestion de ce dossier, déclarant irrecevable la saisine, elle insiste cependant « sur la nécessité de modifier, à brève échéance, les dispositions réglementaires relatives à la publicité, afin de tenir compte de l’évolution de la jurisprudence de la CJUE ».

    « Cette modification permettra d’une part, d’assurer la conformité des dispositions réglementaires concernées avec le droit européen et, d’autre part, d’assurer la pleine efficacité des principes déontologiques qui s’imposent aux médecins, dont notamment l’interdiction d’exercer la profession comme un commerce, l’indépendance, la dignité, la confraternité, explique l’ADLC. L’Autorité relève par ailleurs que, comme l’a jugé la CJUE (…), le droit européen permet aux États membres de définir les réglementations relatives à la publicité des professions libérales, dès lors que celles-ci ne comportent pas d’interdiction générale et absolue. »

    Vers un principe de libre communication des informations ?

    En raison de la défiance du publique à l’égard du secteur de la santé, alimentée par les crises sanitaires, et du développement du numérique au sein du système, l’Autorité de la concurrence recommande d’écarter l’interdiction générale et absolue de publicité et de poser un principe de libre communication des informations « sous réserve du respect des dispositions réglementant l’exercice professionnel ».

  • Technologies médicales : « La France a une carte à jouer » (Bertin Nahum, Quantum Surgical)

    « Il y a encore des progrès à faire en France en ce qui concerne l’accompagnement des sociétés plus matures » dans le secteur des technologies médicales, estime Bertin Nahum, P.-D.G. de la société de dispositifs médicaux Quantum Surgical et ancien dirigeant de Medtech, une entreprise rachetée en 2016 par le groupe américain Zimmer Biomet.

    L’homme d’affaires partage avec Health & Tech Intelligence les ambitions de sa nouvelle société, qui développe une plateforme robotique afin de démocratiser les traitements mini-invasifs du cancer du foie, ainsi que son opinion du marché des technologies médicales. S’il reconnaît que « la France a une carte à jouer » dans le secteur et que des avancées ont été observées ces derniers temps en matière de soutien aux start-ups naissantes, il estime néanmoins que des efforts restent à accomplir en ce qui concerne le financement des sociétés dont le degré de maturité est plus avancé.

    Quantum Surgical cherche à lever 50 millions de dollars US d’ici 2020

    Quantum Surgical vise à démocratiser la chirurgie mini-invasive pour le traitement du cancer du foie à travers le développement d’une plateforme robotique. Pourquoi avoir choisi ce secteur précis ?

    Bertin Nahum : Cette méthode est une quatrième voie proposée aux côtés de la chimiothérapie, de la radiothérapie et de la chirurgie classique, encore insuffisamment disponible. Notre mission est de développer des solutions qui permettent de bénéficier de techniques de pointe, par le biais de la robotique, de l’intelligence artificielle et du traitement d’images.

    En juin 2018, votre entreprise a obtenu un premier financement de 6 millions d’euros auprès d’Ally Bridge Group. Une deuxième tranche de 4 millions suivra pour une levée de fonds globales d’environ 50 millions de dollars US (environ 42,8 M€), qui devrait être débloquée d’ici à deux ans.

    Ally Bridge a l’intention de financer la totalité de la levée de fonds mais nous n’excluons pas de recueillir davantage avec d’autres investisseurs.

    Pourquoi avoir tenu à rester à Montpellier, où les locaux de Quantum Surgical ont été inaugurés en avril 2018 ?

    Je tenais à ce que la société soit basée à Montpellier parce qu’il y a un bel écosystème numérique et que nous y avons déjà connu un beau succès (avec Medtech). Nous disposons dans cette ville de tous les atouts pour réussir.

    « Ce n’est pas mon inspiration de travailler dans un grand groupe »

    Vous avez déclaré ne pas regretter le rachat de Medtech en 2016 par le groupe américain Zimmer Biomet. Cette nouvelle aventure avec Quantum, si elle s’avère être un succès, ne serait-elle pas cependant une revanche sur cet épisode passé ?

    Je n’ai aucune revanche à prendre. Medtech est derrière moi, je ne regrette rien. Une nouvelle page s’est tournée. Je n’y trouvais plus vraiment mon ADN. Ce n’est pas mon inspiration de travailler dans un grand groupe (Zimmer Biomet avait proposé à Bertin Nahum de rester à la tête de Medtech). Ce qui m’intéresse c’est la création, la mise au point de nouvelles solutions.

    Technologies médicales : « la France a une carte à jouer » mais…

    Estimez-vous que la France est trop frileuse en matière d’innovation en santé ?

    Au niveau des investisseurs, les choses s’améliorent pour trouver des fonds en phase d’amorçage. Il y a des structures qui existent en France. Il y a cependant encore des progrès à faire en ce qui concerne l’accompagnement des sociétés plus matures.

    Selon vous, la France peut-elle devenir leader sur le marché de la medtech ou de la e-santé ?

    La France a une carte à jouer. La French tech le démontre de par son savoir-faire mais nous ne sommes pas les seuls à se développer sur ce marché. Il va falloir savoir rester compétitif.

    Démocratiser les thérapies mini-invasives pour le traitement du cancer du foie

    Co-fondé en 2017 à Montpellier, Quantum Surgical est une entreprise innovante et spécialisée en robotique médicale.

    Elle développe une solution unique, combinaison d’un logiciel puissant et d’une plateforme robotique pour le traitement mini-invasif du cancer du foie. Elle « permettra aux médecins de mieux planifier, traiter et évaluer les conditions », commente la société sur son site officiel.

    De manière plus générale, cette dernière entend permettre une plus large utilisation de ces techniques permettant un traitement précoce du cancer du foie.

    Caractéristiques principales de la solution

    • robot chirurgical intuitif et polyvalent ;
    • solution compatible avec les principaux systèmes d’imagerie ;
    • intelligence artificielle et analyse de données afin d’améliorer la pratique ;
    • solution connectée au système de l’hôpital et collaborative ;
    • solution d’assistance à la planification du traitement.

    Crédit photo Une : Mario Sinitaj