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  • Vente des données : Bruno Le Maire propose une taxe numérique de 3 % sur les GAFAM

    Taxer à hauteur de 3 % les recettes tirées des activités de ciblage publicitaire reposant sur les données recueillies auprès des particuliers sur le territoire national, telle est la mesure centrale du projet de loi portant création d’une taxe sur les services numériques des géants du secteur, GAFAM en tête mais aussi Uber ou encore Airbnb, présenté au conseil des ministre du 6 mars 2019 par Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances.

    Rétroactive au 1er janvier de cette année, cet impôt national concernera une trentaine de sociétés. Il s’agit d’entreprises réalisant un chiffre d’affaires numérique de 750 millions d’euros au niveau mondial et de plus de 25 millions d’euros en France.

    La mesure devrait rapporter 400 millions d’euros en 2019, 450 millions en 2020, 550 millions en 2021 et 650 millions d’euros en 2022, a précisé le ministre.

    Le projet de loi adopté le 6 mars en conseil des ministres devrait passer en première lecture au Parlement au début du mois d’avril, a-t-il indiqué.
    À l’origine, le gouvernement français avait pensé à la mise en place d’une taxe européenne. Cependant, le Danemark, la Finlande, l’Irlande et la Suède n’ont pas accepté la mesure, qui a donc été écartée, l’unanimité étant obligatoire au sein de l’Union européenne pour instaurer une nouvelle taxe.

    Avec ce projet de taxe numérique, Bruno Le Maire vise :

    • la publicité ciblée en ligne ;
    • la vente de données à des fins publicitaires ;
    • la mise en relation des internautes par une plateforme.

    Afin de ne pas pénaliser les entreprises qui paient déjà leurs impôts en France sans recourir à l’optimisation fiscale (celles qui ne domicilient pas leurs bénéfices dans des filiales basées dans des États à très faible fiscalité), le montant de la taxe sera déductible de l’assiette de l’impôt sur les sociétés (IS).

  • La Suite Necker, une application pour les jeunes atteints de maladies rares ou chroniques

    L’hôpital Necker-Enfants malades a lancé avec la fondation AP-HP l’application mobile La Suite Necker pour aider les adolescents et les jeunes adultes (13-25 ans) atteints de maladies rares et/ou chroniques à gérer la transition de leur parcours de soins entre le secteur pédiatrique et le secteur adulte, alors que pour certaines affections, jusqu’à 30 % des jeunes sortent du circuit de soins.
    La solution a été conçue par l’équipe de l’espace « La Suite » du Dr Nizar Mahlaoui, spécialisée dans la gestion de ce risque, et réalisée sous la direction de la Filière santé maladies rares NeuroSphinx.

    Téléchargeable sur l’App Store et sur Google Play depuis janvier 2019, elle est utilisable par tout jeune patient quels que soient son lieu de résidence et son lieu de prise en charge en France. Par son biais, l’utilisateur peut gérer ses rendez-vous médicaux et recevoir des alertes personnalisées, notamment pour les prises de médicaments. Il peut également stocker les coordonnées des professionnels de santé qui le suivent.

    Le site internet La-suite-necker.aphp.fr donne accès à des contenus différenciés en fonction de l’âge, des tutoriels vidéo, des guides d’entretien avec les jeunes ou encore des témoignages de patients et de professionnels.

    Plus de 200 jeunes, sur les 4 000 patients suivis en pédiatrie à l’hôpital Necker, ont été suivis par l’intermédiaire de l’espace « La Suite » depuis son ouverture en 2016.

  • Vidal lance Parcours de soins, une offre d’e-formation conçue pour les médecins

    Vidal, spécialiste de l’information sur les produits de santé, lance Parcours de soins, une offre de formation numérique gratuite à destination des médecins mais aussi des autres professionnels de santé et des patients. Les formations sont conçues par des experts, avec l’objectif de suivre l’évolution des recommandations et les innovations thérapeutiques.

    L’utilisateur accède à la plateforme grâce à une identification unique sur le site Campus.vidal.fr, depuis tout ordinateur, téléphone mobile ou tablette, de n’importe où, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.
    Il peut consulter des modules personnalisés (selon profil et spécialité) avec des suppléments appelés « Vidal Live », des reportages vidéo ou des web-débats, et mettre à jour ses connaissances au moment le plus opportun pour lui.
    Les modules de formation durent de 5 à 15 minutes maximum. Le programme permet de reprendre là où l’utilisateur s’est arrêté et d’évaluer ses connaissances en fin de module.

    Deux modules de formation sont d’ores et déjà disponibles, sur le thème des médicaments biosimilaires et du traitement de la cystite.

    Les formations en ligne attirent

    Cette initiative a été lancée par Vidal sur la base des résultats d’une enquête réalisée en mars 2018 sur les attentes des médecins en matière de formation médicale : 94 % des 393 praticiens interrogés ont participé en 2017 à au moins une formation, réalisée en ligne pour 55 %. 77% d’entre eux ont fait évoluer leurs pratiques suite à ces formations.

    65 % des médecins sont demandeurs de formation en ligne (Imago Research)

    Ces résultats se sont vus corroborés par l’étude Imago Research réalisée en septembre 2018, selon laquelle 65 % des médecins sont demandeurs de formation médicale à distance pour actualiser leurs connaissances.

  • Une pharmacienne interpelle A. Buzyn et suggère d’interdire la pub pour les e-pharmacies de l’UE

    Agir auprès de Google et de l’Union européenne pour interdire la publicité pour toutes les pharmacies en ligne, les françaises, comme c’est le cas aujourd’hui, « et surtout les étrangères », est l’une des 2 propositions énoncées par Constance Coquerel, pharmacienne pour le site lillois de vente de médicaments LaSante.net, qui interpelle dans une vidéo publiée début mars 2019 Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, et Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État chargé du Numérique. La professionnelle dénonce le fait que les pharmacies en ligne françaises peinent à exister en raison d’une concurrence jugée déloyale de leurs homologues européennes, créant ainsi un « énorme » problème de santé publique.

    Sa 2ième proposition est de communiquer « auprès de nos concitoyens pour qu’ils sachent qu’ils peuvent commander des médicaments en toute sécurité sur des sites fiables et de confiance ». Elle cite en exemple la commercialisation du Viagra : « Quand un site [en vend] sans vous poser de question, c’est un site frauduleux ! »

    Son « SOS » se base sur le constat suivant : quand un internaute recherche « pharmacie en ligne » sur Google, la première pharmacie française arrive « au mieux » en 3ième position dans les résultats, derrière une plateforme issue des Pays-Bas et une autre provenant de Belgique, qui, elles, font de la publicité. Concrètement, elles paient le moteur de recherche pour arriver en tête des recherches, explique Constance Coquerel.
    « Or, une pharmacie en ligne française n’a pas le droit de faire de la publicité, et c’est normal. Il s’agit donc d’incitation à l’achat de médicaments et de concurrence déloyale pour les pharmacies en ligne française », dénonce-t-elle.

    Quantités maximales, contrôle des interactions médicamenteuses… Les règles de base de la délivrance du médicament ne seraient pas systématiquement respectées par les sites étrangers

    Le premier résultat d’une recherche « pharmacie en ligne » effectuée sur Google met en avant un site bleu blanc rouge avec l’extension .fr alors qu’il ne s’agit pas d’une société basée en France.

    Sur cette plateforme, il est possible de commander 10 boîte d’ibuprofène sans que le vendeur ne pose « la moindre question » à l’acheteur, indique Constance Coquerel. « Moi, je ne délivre qu’une boîte d’ibuprofène par personne. Je contrôle les interactions médicamenteuses. Je questionne [la personne] sur [son] profil médical, commente-t-elle. Mon médicament, vous pourrez le prendre en toute sécurité. »

    Un « énorme problème de santé publique »

    Cette situation représente selon la pharmacienne un « énorme problème de santé publique » pour des millions de personne, rappelant qu’en 2012, soit un an avant l’autorisation des pharmacies en ligne en France, 7 millions de Français commandaient déjà des médicaments sur internet. Depuis, ce chiffre a donc « considérablement augmenté », relève-t-elle.

    L’appel de Constance Coquere à Agnès Buzyn et à Mounir Mahjoubi

    « Allez-vous laisser mourir les pharmacies en ligne françaises ? »

    © Pharmacie LaSante.net

  • Boehringer Ingelheim et IBM s’allient pour appliquer la blockchain aux essais cliniques

    Le laboratoire pharmaceutique Boehringer Ingelheim et IBM vont collaborer pour appliquer la technologie blockchain dans le domaine des essais cliniques au Canada.

    Les deux groupes ont décidé via leurs filiales canadiennes de tester l’application d’un cadre décentralisé garantissant l’intégrité, la traçabilité, la transparence des données ainsi que l’automatisation des processus, avec pour objectif l’amélioration de la qualité des essais et de la sécurité des patients pour un coût raisonnable.

    Les régulateurs estiment en effet que les processus de contrôle de la qualité des essais sont souvent inappropriés et les registres souvent erronés ou incomplets, au détriment de la sécurité des patients et de la lisibilité des essais.

    Les deux partenaires ont annoncé leur projet à l’occasion de la conférence HIMSS, organisée en février 2019 à Orlando (Floride).

    Essais cliniques : un écosystème complexe

    Uli Brödl, vice-président de Boehringer Ingelheim chargé des affaires médicales et réglementaires, souligne la complexité de l’écosystème des essais cliniques qui « implique différents partenaires, entraînant des problèmes de fiabilité, de transparence et des défaillances de processus, sans véritable autonomisation du patient ».

    La blockchain pour faire circuler les données de santé des patients de manière sécurisée

    IBM Canada souligne pour sa part que sa maîtrise des technologies fondamentales de la blockchain permettra de recueillir l’accord du patient, de faire circuler ses données de santé de façon sécurisée, et d’assurer son autonomisation. « Nous exploitons la blockchain dans d’autres secteurs et nous voulons l’utiliser pour offrir aux patients canadiens le même niveau de sécurité et de confiance concernant leurs données de santé personnelles », a déclaré Claude Guay, directeur général d’IBM Services Canada.

  • Visiomed lève 2 millions d’euros auprès du fonds d’investissement Negma

    La société Visiomed, centrée sur l’électronique médicale nouvelle génération, annonce le succès d’une augmentation de capital de 2 millions d’euros souscrite par un fonds d’investissement.

    L’opération, dévoilée par communiqué le 8 mars 2019, a été réalisée par émission et placement privé de 20 millions d’actions nouvelles souscrites au prix unitaire de 0,10 euro par Negma Group, fonds d’investissement français spécialisé dans le financement d’entreprises innovantes. À la suite de cette annonce, le cours de l’action Visiomed Group, cotée sur Alternext, le segment de NYSE Euronext réservé aux moyennes entreprises, s’est envolé de 23 % à 0,063 euros.

    « Cette nouvelle étape est importante car elle va nous permettre de nous donner les moyens financiers d’accélérer considérablement notre déploiement commercial », déclare Eric Sebban, P.-D.G. fondateur de Visiomed, dans sa lettre aux actionnaires. Il se félicite du « succès du lancement des premières stations de téléconsultation VisioCheck en pharmacie » et revendique une « position de leader dans un marché naissant et stratégique à très fort potentiel à un moment où la problématique de la désertification médicale et l’amélioration des technologies poussent le gouvernement à faire de la téléconsultation un enjeu majeur de sa politique de santé ».

    Basé à Paris et à Boston, Visiomed Group s’appuie sur une équipe de 125 collaborateurs. Le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de près de 10,5 millions d’euros en 2017.
    L’entreprise est par ailleurs lauréate du Pass French Tech 2016/2017 et membre de La French Tech.

  • Dispositif Asalée : l’Irdes propose une typologie des binômes médecins généralistes-infirmières

    Lancé en 2004, le dispositif expérimental « Action de santé libérale en équipe » (Asalée) portant sur la coopération entre médecins généralistes et infirmières concerne actuellement environ 3 000 médecins et 700 infirmières, indique l’Institut de recherche et de documentation en économie de la santé (Irdes), qui présente une typologie des binômes généralistes-infirmières participant au dispositif dans un rapport* publié le 11 mars 2019 (Questions d’économie de la santé n°239 – Février 2019).
    Asalée a été mis en place dans l’optique d’améliorer la qualité de prise en charge des patients souffrant de maladies chroniques mais aussi de sauvegarder du temps médical grâce à l’éducation thérapeutique et à une délégation d’actes des médecins généralistes vers les infirmières.

    Dans son enquête, l’institut identifie 3 classes de binômes, qui se distinguent par l’intensité de l’activité des professionnels impliqués, leur ancienneté dans le dispositif et leur perception de ses apports, la nature et l’intensité des échanges au sein des binômes ainsi que le contexte ou mode d’exercice des infirmières :
    • classe 1 dite « à maturité » (38 % des effectifs) : vision majoritairement positive du dispositif ;
    • classe 2 dite « en croissance » (44 % des effectifs) : vision globalement positive de la part des infirmières, plus mitigée du côté des médecins ;
    • classe 3 dite « en construction » (18 % des effectifs) : perception modeste des effets du dispositif, investissement faible des médecins.

    Cette typologie s’inscrit dans le cadre du programme d’évaluation DAPHNEE de l’expérimentation de coopération de ces professionnels. Elle complète les premiers travaux parus en 2018 par une « analyse quantitative exploratoire » de 1 065 binômes de médecins généralistes et d’infirmières à partir d’une enquête réalisée mi-2015, précise l’Irdes.

    Asalée : un dispositif pour améliorer la prise en charge des patients chroniques

    Le dispositif Action de santé libérale en équipe (Asalée) est une expérimentation de coopération entre médecins généralistes et infirmières créée en 2004 pour améliorer la prise en charge des maladies chroniques en médecine de ville.

    Plus précisément, il vise :

    • à améliorer la qualité des prises en charge en soins primaires des patients souffrant de pathologies chroniques (diabète de type 2, broncho-pneumopathie chronique obstructive, risque cardiovasculaire, troubles cognitifs), « à travers une offre d’éducation thérapeutique, voire de prévention primaire et secondaire », explique l’Irdes ;
    • à sauvegarder du temps médical par le biais d’une délégation dérogatoire d’actes des médecins vers les infirmières (électro-cardiogramme, spirométrie, prescription d’examens biologiques, examens du pied diabétique et tests de mémoire).

    Il s’agit d’un dispositif expérimental bénéficiant de financements spécifiques de la part du ministère en charge de la santé et de l’Assurance maladie, indique l’institut. « L’évolution de ce dispositif s’inscrit dans un contexte où de nouvelles mesures relatives à la mise en place d’assistants médicaux et au développement de pratiques avancées des infirmières sont prévues en 2019 », ajoute-t-il.

    Un complément aux analyses qualitatives publiées en 2018

    Les précédents travaux, fondés sur des analyses sociologiques à partir d’approches qualitatives, ont été publiés en 2018.

    Ils mettaient en évidence :

    • le caractère innovant du dispositif en termes organisationnels et structurels au regard de la nature et de la finalité des services rendus, des pratiques et interactions à l’œuvre, du rôle singulier d’intermédiaire entre financeurs et professionnels de l’association Asalée ;
    • l’hétérogénéité de la mise en œuvre du dispositif ;
    • la diversité des pratiques qui se construisent au sein des binômes de médecins généralistes et d’infirmières, et des interactions entre les professionnels et avec les patients.

    « Cette hétérogénéité et cette diversité, qui proviennent tant du contexte pré-existant que de l’organisation mise en place, favorisent l’innovation et l’identification de ses leviers », commente l’Irdes.

    La typologie récemment publiée a pour objectif de compléter cette première étude qualitative « par une analyse quantitative exploratoire de 1 065 binômes de médecins généralistes et d’infirmières à partir des résultats d’une enquête menée mi -2 015 », indique l’institut.

    Implantation géographique des cabinets accueillant le dispositif Asalée selon le nombre de binômes médecins généralistes-infirmières et le type de territoire de vie

    3 classes de binômes : à maturité, en croissance et en construction

    Classe 1 (38 % des effectifs) : en maturité

    La classe 1 regroupe les binômes les plus anciens dans le dispositif, considérant positivement ses apports et dont l’activité est la plus intense, soit les binômes entrés dans une phase de maturité :

    • « binômes de médecins et d’infirmières ayant la plus grande ancienneté et l’activité dans Asalée la plus intense, avec des infirmières à plein temps, axées sur l’Éducation thérapeutique du patient (ETP) et les actes dérogatoires, exerçant dans un seul cabinet, le plus souvent de groupe pluri-professionnel et implanté dans des espaces défavorisés, qui perçoivent positivement l’impact du dispositif » ;

    Classe 2 (44 % des effectifs) : en croissance

    La classe 2 concerne les binômes en phase de croissance, entrés plus récemment dans le dispositif et présentant une activité intermédiaire :

    • « binômes de médecins et d’infirmières récents, à l’activité Asalée moins intense que dans la classe 1, exerçant dans des cabinets de groupe mono ou pluridisciplinaires plus sou-vent situés dans des territoires favorisés. Les infirmières, plus souvent à temps partiel, sont moins orientées sur l’ETP et les actes dérogatoires. Elles travaillent plus souvent dans plusieurs cabinets avec plusieurs médecins. Si les infirmières perçoivent globalement positivement les effets du dispositif, cette perception est plus mitigée pour les médecins » ;

    Classe 3 (18 % des effectifs) : en construction

    La classe 3 réunit surtout des binômes en construction avec moins de 2 ans d’expérience dans Asalée, et ayant l’activité dans le dispositif la plus faible par rapport aux autres « classes » :

    • « Des binômes en construction, dont l’activité Asalée est la plus faible, avec des infirmières à temps partiel, un temps de travail beaucoup moins orienté sur l’ETP et les actes dérogatoires. Les médecins et infirmières exercent dans des cabinets pluriprofessionnels majoritairement implantés dans des espaces moins favorisés. Ils s’accordent sur une perception modeste des effets du dispositif Asalée, et sur un investissement faible des médecins ».

    Répartition des binômes de médecins généralistes et d’infirmières Asalée, par classe, selon la mise en œuvre, la nature et l’intensité des échanges entre les professionnels

    Répartition des binômes de médecins généralistes et d’infirmières Asalée, par classe, selon l’intensité de l’activité et la perception des apports du dispositif

    Contact pour obtenir davantage d’informations sur le dispositif Asalée :

    • association Asalée :
      • 06 13 01 76 25 ;
      • contact@asalee.fr
    • l’agence régionale de santé.
  • Le fonds Seventure sécurise 100 millions d’euros pour son véhicule Health for Life Capital 2

    Le fonds d’investissement Seventure a réalisé le premier closing de son véhicule Health for Life Capital 2 (HLF2), à la moitié de son objectif de 200 millions d’euros. Sous la direction d’Isabelle de Crémoux, présidente du directoire de Seventure, HFL2 devrait se concentrer sur les secteurs du microbiome (défini comme « l’ensemble des micro-organismes qui résident à la surface et à l’intérieur du corps humain »), investissant également « de façon opportuniste » dans le digital au service de la santé, précise un communiqué publié début mars 2019.

    Seventure a déjà investi dans des sociétés de e-santé comme Mdoloris Medical Systems, spécialisé dans le suivi de l’activité du système nerveux parasympathique, Corwave (pompes d’assistance cardiaque mini-invasives), Feet Me (dispositifs médicaux connectés) et Eligo Bioscience (nanorobots thérapeutiques).

  • Radiologie : Philips rachète l’unité e-santé du groupe américain Carestream

    Philips acquiert la division informatique de santé du groupe américain Carestream Health. Cette unité de l’ex Kodak Health compte quelque 900 collaborateurs.

    « Cette acquisition renforcera notre capacité à fournir des solutions flexibles aux hôpitaux », commente Robert A. Cascella, responsable de l’activité diagnostic de précision à Philips, dans un communiqué publié le 7 mars 2019. Il déclare espérer beaucoup de la combinaison des innovations de son groupe en matière d’imagerie et d’intelligence artificielle, avec la plateforme d’imagerie cloud de Carestream. Il ajoute que l’implantation géographique de Carestream en Amérique latine, en Europe et en Asie est complémentaire de celle de Philips, leader du marché de la radiologie haut de gamme en Amérique du Nord.

    Ludovic d’Aprea, directeur général des solutions e-santé de Carestream, estime de son côté que l’intégration au groupe Philips donnera à cette division « plus de possibilités de développement » et que ses clients « auront accès à un portefeuille plus large de solutions », bénéficiant en outre d’une gestion simplifiée.

  • Bretagne Télécom est certifié hébergeur de données de santé (HDS)

    Bretagne Télécom, opérateur cloud privé, est certifié depuis février 2019 hébergeur de données de santé (HDS) sur tous les périmètres « hébergeur d’infrastructure » et « hébergeur infogéreur ». Cette décision fait suite à un audit documentaire et à un audit sur site réalisés par Bureau Veritas.

    « Cette certification permet de répondre à une demande croissante de nos clients et du marché de la santé numérique, en pleine expansion avec une estimation de plus de 400 milliards de dollars (environ 356 Mds €) à horizon 2022 », déclare dans un communiqué publié le 7 mars Réda Belouizdad, directeur marketing et communication de Bretagne Télécom.

    La procédure d’agrément HDS a été mise en place pour garantir un haut niveau de sécurité pour ces données sensibles ainsi qu’une très bonne maîtrise des incidents. En 2018, elle a évolué pour devenir la certification « hébergement de données de santé » dans l’optique de renforcer la protection des data. L’un des aspects législatifs de cette évolution est la prise en compte de normes internationales, notamment le référentiel ISO 27001. Le certificat est délivré pour 3 ans par l’organisme certificateur et un audit de surveillance est réalisé chaque année.

    Bretagne Télécom, opérateur de services cloud basé à Châteaubourg (Ille-et-Vilaine), indique accompagner actuellement quelque 3 000 entreprises dans l’externalisation de leur système d’information.