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    Regroupement autonome des généralistes jeunes installés et remplaçants

  • Feuille de route e-santé : « une logique de collaboration gagnant-gagnant avec le privé »-L. Létourneau

    Avec le concept d’un État-plateforme, « nous sommes dans une logique de collaboration gagnant-gagnant pour que tout le monde bénéficie de cette alliance. Nous souhaitons aussi que l’État gagne en souveraineté, non pas en tant qu’État producteur (…) mais en mettant en place un partenariat public-privé 3.0« , précise Laura Létourneau, qui sera à la tête de la future délégation ministérielle du numérique en santé (DNS) avec Dominique Pon (responsable).

    Interviewée au lendemain de la présentation de la feuille de route du numérique en santé, le 25 avril 2019, l’actuelle déléguée opérationnelle de la task force dédiée au numérique en santé explique par ailleurs à Health & Tech Intelligence que la formation des professionnels, non évoquée lors de l’annonce des 26 actions à mener, fait bien partie des chantiers principaux de Ma Santé 2022 et que les pilotes du dossier sont en train de travailler sur le sujet pour mettre en place des mesures concrètes à ce propos.
    Côté financement, elle indique que les budgets alloués pour chacune des actions seront affinés d’ici la fin de l’année, déclarant que l’idée est dans un premier temps de déterminer le « quoi » en peaufinant les objectifs à atteindre avec les acteurs avant de déterminer le « combien ».

    La formation des professionnels au numérique fait partie des chantiers centraux

    Lors de la présentation de la feuille de route, la question de la formation des professionnel de santé à cette transformation numérique n’a pas été abordée. Quels vont être les moyens instaurés pour assurer cet accompagnement ?

    La formation fait partie des 10 chantiers annoncés dans le plan Ma Santé 2022, aussi bien la formation initiale que continue des médecins. L’idée est de les former à l’utilisation des outils numériques (DMP, messagerie sécurisée de santé…), y compris au niveau régional, ainsi qu’à la coordination de ces outils. Le second volet concerne la sensibilisation des professionnels, au niveau de leur prise de conscience du numérique et de l’évolution de leurs métiers.

    Quelles seront les actions concrètes menées en ce sens ?

    C’est en cours. Les pilotes du chantier « formation » travaillent sur ces questions-là mais nous collaborons aussi avec eux sur ce point. La première action concrète est réglementaire, avec l’introduction du projet « formation » dans la loi.

    Assurer la coordination des initiatives pour garantir un impact

    Au-delà d’un accompagnement des acteurs, il s’agit aussi de mettre en place une politique d’incitation puisque le concept de l’État-plateforme ne fonctionne que s’il existe une dynamique d’initiatives individuelles (publiques et privées), qui serait cadrée par l’État. Comment garantir cette dynamique ?

    S’il n’y a pas d’initiatives, en effet, nous aurons alors une coquille vide. Mais nous sommes convaincus qu’il y en aura et il y en a déjà. Le problème est qu’il y a actuellement un manque de coordination entre ces initiatives et donc une absence d’impact. Si nous parvenons à injecter du carburant dans tout cela, à fluidifier le tout, à faire avancer ces projets dans la même direction, c’est-à-dire dans l’intérêt du service public, alors il y aura un impact.

    « L’idée est de rencontrer sur le terrain les « vraies gens » »

    Quels moyens donner aux médecins libéraux, aux personnels hospitaliers, au DSI des hôpitaux, etc., pour qu’ils soient moteurs de cette trajectoire numérique ?

    Les actions 23 (création d’un lab e-santé) et 24 (création d’un réseau national de structure de santé « 3.0 ») sont dédiées à ce sujet. Elles visent à inciter l’écosystème à agir.

    • Le lab e-santé est un endroit où l’on fera se rencontrer les différents profils, start-ups et industriels en général mais aussi les professionnels de santé et les usagers finaux.
    • L’incitation à agir est encore plus visible à travers la mise en place d’un réseau « 3.0 ». L’idée est de fluidifier les relations entre les offreurs de solutions et le personnel de santé, d’accélérer leur collaboration.

    Dans l’orientation 5 (soutenir l’innovation et favoriser l’engagement des acteurs), les actions 19 (Hop’en), et 20 (plan « ESM numérique »)  sont aussi des mesures concrètes. Il y a aussi l’organisation du tour de France de la e-santé dans toutes les régions (action 25) afin de présenter la politique nationale du numérique en santé, de débattre de sa mise en œuvre concrète et de mobiliser tous les acteurs. L’idée est de rencontrer sur le terrain les « vraies gens », professionnels et patients. Ils nous écrivent fréquemment pour nous demander comment ils peuvent contribuer à cet État-plateforme. Nous allons donc aller au contact de ces personnes pour leur présenter la philosophie générale de notre vision.

    Un partenariat public-privé 3.0

    Les experts s’accordent à dire que les systèmes numériques de santé ne sont pas adaptés à la pratique médicale. Pour répondre à ce besoin, Apple a déployé aux États-Unis ses tablettes sur une centaine d’établissements de soins et Doctolib, en France, prend une position très forte avec le déploiement de sa plateforme sur l’ensemble du territoire. Ces sociétés se positionnent donc comme des acteurs qui collectent la donnée de santé. Comment voyez-vous l’entrée de ce genre de sociétés, notamment des GAFA dans le secteur comme interface des acteurs de santé ? Ne risquent-ils pas, à terme, de dominer le marché ?

    Le risque est déjà là car la politique en la matière est peu lisible. Ce sont donc les grosses entreprises qui s’imposent sur le marché. C’est pourquoi, avec l’action 3, nous allons élaborer et publier un document qui, en un seul lieu, résume ce qu’est notre doctrine technique du numérique en santé, pour qu’il y ait une égalité de base entre tous les acteurs.

    Si on ne fait rien, ce sont effectivement ces géants qui vont dominer. C’est une vraie menace. Le concept de l’État-plateforme vise à faire en sorte de mettre en place une collaboration avec les GAFA.

    Et s’ils refusent ?

    S’ils refusent, on jouera le jeu avec les autres acteurs, qui sont prêts et nombreux. Par ailleurs, il y a une prise de conscience en France sur la question de la gestion des données, en particulier de santé. Notre culture n’est pas la même qu’aux États-Unis. Je ne crois pas que les Français acceptent ce genre de modèle dans lequel de grandes entreprises dirigent le marché de la santé numérique.

    Un rachat de Doctolib par l’État n’est donc pas envisagé ?

    Non. Nous sommes dans une logique de collaboration gagnant-gagnant pour que tout le monde bénéficie de cette alliance. Nous souhaitons aussi que l’État gagne en souveraineté, non pas en tant qu’État producteur comme ce fut le cas à la fin du XXe siècle où tout se passait en interne (exemple : EDF) mais en mettant en place un partenariat public-privé 3.0.

    Le budget attribué à chaque action sera précisé à la fin 2019

    La question du financement des 26 actions annoncées n’a pas été évoquée. Quels montants précis vont être réservés au développement de ces mesures ?

    Certains montants sont déjà connus :

    • enveloppe Hop’En : 450 millions d’euros sur 3 ans jusqu’en 2022 ;
    • enveloppe e-parcours : 150 millions d’euros engagés depuis fin 2018-début 2019
    • enveloppe Health Data Hub : 80 millions d’euros sur 4 ans.

    Le budget à allouer pour chacune des autres actions a encore besoin d’être affiné et le sera d’ici fin 2019. Nous devons tout d’abord déterminer le « quoi » avec les acteurs concernés, c’est-à-dire les objectifs à atteindre, avant de déterminer le « combien ».

  • E-prescription : L’autorité du commerce US lance une procédure contre Surescripts pour monopole

    La Federal Trade Commission (FTC), l’autorité administrative américaine du commerce, lance une procédure contre la société Surescripts pour pratiques anticoncurrentielles sur le marché de la e-prescription.

    Selon la plainte déposée le 17 avril 2019, l’entreprise a monopolisé deux marchés distincts dans les services de prescription électronique :
    • le marché du transfert des ordonnances en ligne, qui permet aux professionnels de santé d’envoyer des ordonnances électroniques directement aux pharmacies;
    • le marché de la détermination de l’éligibilité, qui permet aux professionnels de santé de déterminer électroniquement l’admissibilité des patients à la couverture sur ordonnance en ayant accès aux informations concernant la protection sociale du patient, généralement par l’intermédiaire des gestionnaires d’assurance-médicaments (pharmacy benefit managers).

    Selon la FTC, qui a annoncé le 24 avril avoir déposé plainte, c’est une stratégie anticoncurrentielle qui a permis à Surescripts de conserver au moins 95 % de chacun des deux marchés pendant de nombreuses années, en dépit de la croissance explosive des transactions – le marché du transfert est passé de quelque 70 millions de transactions en 2008 à plus de 1,7 milliard en 2017.

    Des accords d’exclusivité illégaux

    La Federal Trade Commission accuse Surescripts d’avoir « eu pour objectif délibéré d’empêcher les clients des deux côtés de chaque marché » de transférer des ordonnances  et d’utiliser des plateformes tierces (une pratique connue sous le nom de « multi-hébergement ») par la conclusion d’« accords d’exclusivité contraires aux règles de la concurrence », voire par des menaces.

    « Les contrats illégaux de Surescripts ont privé les clients et, en définitive, les patients, des avantages de la concurrence – notamment des prix plus bas, une production accrue, une innovation encouragée, une qualité supérieure et un choix plus large pour les clients, dénonce Bruce Hoffman, directeur du bureau de la concurrence de la FTC. Grâce à ce litige, nous espérons éliminer un comportement anticoncurrentiel, ouvrir les marchés en question à la concurrence et réparer le préjudice causé par les agissements de Surescripts. »

    La défense de Surescripts

    Tom Skelton, P.-D.G. de Surescripts, déclare dans un communiqué daté du 24 avril que sa société opère « équitablement (…) depuis 18 ans [sur un marché] innovant et dynamique (…)  afin d’accroître la sécurité des patients, de réduire les coûts et d’assurer des soins de qualité ». Il fait valoir que « depuis 2009, Surescripts a réduit le coût de la prescription électronique de 70 % » et « amélioré de 64 % » depuis 2016  l’exactitude des « plus de 5 millions de prescriptions électroniques » qu’il traite chaque jour.

    Tom Skelton affirme avoir apporté un changement important aux accords commerciaux conclus avec les pharmacies « en supprimant les dispositions relatives à la fidélité », ce qui « répond à l’une des principales préoccupations de la FTC », et que Surescripts « a coopéré avec la FTC tout au long de son enquête ».

  • IA : l’assureur Oscar Health s’allie à l’appli Cardiogram pour la détection des maladies chroniques

    La société Cardiogram annonce un partenariat avec l’assureur santé en ligne Oscar Health dans l’optique d’aider les assurés qui ne sont pas conscients d’avoir une affection chronique à intégrer un parcours de soins avant que leur état ne se détériore.

    Ce nouveau service propose aux assurés d’Oscar Health de télécharger l’application Cardiogram sur leur appareil mobile, Apple Watch, Garmin ou Google WearOS.

    L’algorithme d’intelligence artificielle (IA) DeepHeart analyse les données via le capteur de fréquence cardiaque du terminal pour détecter un diabète ou un fibrillation auriculaire. S’il indique un risque élevé, l’utilisateur aura accès à un test de diagnostic gratuit, soit à son domicile, soit dans un laboratoire à proximité. Si ce test est positif, le patient sera orienté vers un médecin recommandé par l’assureur pour recevoir des soins.

    Ce suivi et ces tests préventifs seront offerts gratuitement aux assurés Oscar, sans quote-part ni franchise.

    DeepHeart est parvenu à détecter les symptômes de plusieurs maladies chroniques

    Selon plusieurs études cliniques menées avec le département de cardiologie de l’université UC San Francisco, DeepHeart a détecté avec précision les symptômes de plusieurs maladies chroniques en utilisant le capteur de fréquence cardiaque installé sur les appareils wearables grand public, est-il indiqué dans le communiqué, daté du 24 avril 2019.

    « De nombreuses personnes atteintes de diabète et de fibrillation auriculaire ne savent même pas qu’elles sont malades, explique Harish Kilaru, directeur du développement commercial de Cardiogram. Nous pouvons les aider à combler cette lacune en utilisant un appareil qui est peut-être déjà à leur poignet. »

    « En travaillant avec Cardiogram, nous pouvons amener davantage de patients à recevoir les traitements dont ils ont besoin, grâce à des appareils qu’ils possèdent déjà, en leur évitant à l’avenir des complications coûteuses, commente de son côté Nikita Singareddy, analyste à Oscar Health. Le suivie par mobile permet au financeur de connaître avec précision l’état de santé de ses assurés et d’être indemnisé de manière appropriée ».

  • MAD

    maintien à domicile

  • Prix Galien : appel à candidatures jusqu’au 3 juin 2019, le volet e-santé fera l’objet d’un futur AAC

    Les porteurs de projets souhaitant concourir au Prix Galien 2019 doivent déposer leur dossier de candidature complet avant le 3 juin à minuit à CandidaturePrixGalien@gpsante.fr.

    Il est possible de concourir dans l’un des 4 volets suivants :
    • médicament « innovant » ;
    • dispositif médical (DM) « inédit » ;
    • programme d’accompagnement du patient « qui se distingue » ;
    • travaux de recherche « qui font significativement avancer la médecine ».
    « Le volet traditionnellement consacré à la e-santé est actuellement en cours de réforme, est-il mentionné sur le site officiel. Il fera l’objet d’un appel à candidature distinct diffusé dans les prochaines semaines. »

    Le prix Galien distingue des innovations en santé (toutes thérapeutiques confondues) « remarquables, récentes et à disposition du public ainsi que des travaux de recherche et des programmes d’accompagnement du patient emblématiques », indiquent les organisateurs dans un communiqué publié le 26 avril 2019.

    Pour l’envoi du dossier, il est recommandé d’utiliser WeTransfer.com ou Dropbox.com ou toute autre plateforme « pour l’envoi en un seul bloc de toutes les pièces ».
    Un accusé de réception sera adressé aux candidats dès réception de leur message, suivi, « dans les meilleurs délais, d’une confirmation personnalisée de l’enregistrement de [la] candidature », est-il précisé.

    Volet « médicament »

    « Ce volet est réservé à la mise au point d’un produit innovant, quelle que soit son origine, mis à disposition des malades et dont l’innovation et l’importance thérapeutique s’affirment, est-il expliqué. Le produit candidat doit donc impérativement avoir déjà été mis sur le marché en France. »

    Le Prix Galien récompense au sein de ce volet les catégories suivantes :

    • médicaments utilisés en thérapeutique ambulatoire ;
    • médicaments réservés en thérapeutique hospitalière ;
    • médicaments destinés aux maladies rares ;
    • médicaments de thérapie innovante : thérapie génique, thérapie cellulaire somatique, médicaments issus de l’ingénierie cellulaire ou tissulaire.

    Volet « dispositif médical » (DM)

    Ce volet est destiné aux :

    • DM à vocation thérapeutique, de prévention, en pratique ambulatoire ou hospitalière : DM à usage individuel, MAD… ;
    • DM de compensation de handicap, d’aide au retour à une vie sociale ;
    • DM d’imagerie de diagnostic ou interventionnelle ;
    • DMDIV ;
    • DM implantables, de diagnostic ou actifs.

    « Ne sont éligibles que les DM disposant du marquage CE et déjà disponibles sur le marché en France », notent les organisateurs.

    Volet « accompagnement du patient »

    « Ce volet est destiné aux programmes innovants et originaux conçus en France dans l’accompagnement du patient et des proches dans les parcours de soins ou de vie, ces programmes doivent déjà être à disposition des patients ou de leurs proches, est-il indiqué.

    Ces programmes ou dispositifs d’accompagnement peuvent avoir été initiés par une association ou une fondation, un établissement de soins ou médico-social (public ou privé), une université.

    Les programmes candidats doivent être à but non lucratif : soit le programme est accessible gratuitement, soit le coût est abordable et avantageux pour le patient ou son entourage. »

    Volet « travaux de recherche »

    « Ce volet est destiné à des travaux récents réalisés en France dont les résultats permettent une avancée marquante dans tous les domaines thérapeutiques », précisent les organisateurs.

    Frais de dossier

    Une fois la candidature entérinée par le comité d’organisation, au plus tard le 30 juin 2019, les candidats doivent prévoir de s’acquitter des frais de dossier qui leur seront facturés :

    • volet « médicament » : 4 500 € HT
    • volet « dispositif médical » : 1 500 € HT
    • volet « accompagnement du patient » : gratuit
    • volet « travaux de recherche » : gratuit

    Les frais de dossier ouvrent droit à :

    • une participation en tant que candidat au Prix Galien France 2019 ;
    • une présence aux Rencontres Innovation & Galien en décembre 2019 à Paris, lors desquelles sera dévoilé le palmarès 2019.

    Pour toute question :

  • Grand débat : 3 propositions d’E. Macron face aux contributions des acteurs de santé (infographie)

    Favoriser le développement de la télémédecine, investir davantage dans le secteur de la e-santé (numérique, big data…) pour rattraper le retard français, lutter contre les déserts médicaux, favoriser les initiatives locales ou encore diversifier les modes de rémunération des praticiens… Telles sont, dans les grandes lignes, les contributions des organisations et professionnels de santé au Grand débat national, ouvert en janvier 2019 et clôturé en avril.

    Lors de la conférence de presse organisée à l’issue de ce débat, le 25 avril, le Président Emmanuel Macron a brièvement évoqué le secteur de la santé, tenant compte de certaines des attentes émises à l’occasion de cette consultation :
    • « Nous devons (…) assurer l’accès aux services publics à moins de 30 minutes avec un accompagnement personnalisé pour les démarches de la vie quotidienne », a-t-il déclaré ;
    • « assurer l’accès aux soins pour tous en luttant contre les déserts médicaux, ce qui est au cœur du projet de santé qui est en cours de discussion au Parlement » ;
    • « ne plus avoir d’ici à la fin du quinquennat de nouvelles fermetures, ni d’hôpitaux (comme promis par la ministre Agnès Buzyn) ni d’écoles, sans l’accord du maire. Cela ne veut pas dire qu’il n’y aura pas de réorganisation. On le sait très bien. Elles sont parfois indispensables. Cela veut dire qu’il n’y aura plus de disparition comme on l’a aussi trop vécu. »

    Dans ce contexte, Health & Tech Intelligence fait le point en présentant une infographie synthétisant les principales contributions apportées par les organisations de santé à ce Grand débat national. Y figurent les idées principales émises par la FHP, la FHF, l’AP-HP, le Cnom, l’Académie de médecine, Reagjir, le Leem et la Fédération de l’aide à domicile. Au total, plus de 10 000 personnes, professionnels et patients, ont participé aux consultations proposées par ces organisations, qui ont par la suite émis leurs propositions officielles.

    La santé parmi les préoccupations centrales des Français

    La santé a été l’une des invité surprise de ce grand débat. Parmi le quart des Français participants qui ont estimé ne pas bénéficier d’un accès suffisant aux services publics, 30,4 % citent la santé comme principal problème. La santé arrive également en haut de la liste des services publics dont les Français souhaitent le plus qu’ils évoluent. De plus, la santé et le handicap sont la première politique publique pour laquelle ils se disent prêts à payer plus d’impôts (16,8 %), devant l’éducation, la formation et la recherche (14,8 %).

    Contributions des organisations de santé au Grand débat

    3 tendances identifiées : e-santé, territoire et coûts/finances

  • Réalité virtuelle : immersion visuelle et sonore au bloc opératoire de la Polyclinique de l’Ormeau

    Les casques de réalité virtuelle (VR) sont désormais présents dans la Polyclinique de l’Ormeau à Tarbes. L’initiative a pour but de permettre aux patients en chirurgie une immersion sonore et visuelle à 360° le temps de leur intervention et ainsi d’éviter le stress.

    Les patients en attente d’une intervention chirurgicale ont la possibilité de porter avant et pendant leur opération cette technologie développée par Elsan, groupe auquel appartient l’établissement. En visionnant des vidéos à 360° et 2D accompagnées d’une musique relaxante et de sons de la nature, ils peuvent ainsi oublier le milieu hospitalier et détourner leur esprit du contexte de l’intervention.

    Le service offert, actuellement en phase d’expérimentation, présente des résultats encourageants : les premiers patients à l’avoir testé s’en disent « ravis ». Selon ces derniers, anxiété, stress et douleur sont réduits de manière notable grâce à l’utilisation du dispositif. « Cette technologie s’inscrit véritablement dans le parcours de soins pour le bien-être du patient », commente Véronique Bawedin, directrice opérationnelle en charge des soins de la polyclinique, dans un communiqué publié le 23 avril 2019.

    Le recours à la réalité virtuelle peut aussi contribuer à diminuer la médication et les effets secondaires post opératoire, indique l’établissement.

  • Journées franco-internationales d’oncologie (IFODS) : le futur de l’oncologie, 11-13/06/2019, Paris

    La deuxième édition des Journées franco-internationales d’oncologie (IFODS) 2019 se tiendront du 11 au 13 juin à la Maison internationale de la Cité universitaire de Paris. Cette année, avec le soutien de scientifiques, de l’AERIO ainsi que du soutien institutionnel de l’AACR et de l’EACR, une session sur « le futur de l’oncologie » sera organisée le 11 juin. 

    Il est possible de déposer une candidature, à télécharger via ce lien, pour les prix de la thèse d’oncologie médicale.
    Les inscriptions, gratuites, pour assister aux conférences, doivent être réalisées en écrivant à l’adresse suivante : aerio.oncologie@gmail.com.

    Programme :

    Mardi 11 juin 2019 :

    • Espace Adenauer :

    14h-14h30 : Séance d’ouverture, présentée par Jean-Philippe Spano. 

    14h30-16h30 : Le futur de l’oncologie, présidé par Manuel Rodrigues. 

    17h-18h : Remise des prix.

    • Espace Gulbenkian :

    14h30-16h30 : Session des pharmaciens, le nouveau décor thérapeutique: combinaison de l’ancien et du contemporain. 

    • Espace David-Weill :

    14h30-17h : Session des infirmières, guidelines et bonnes pratiques dans la prise en charge infirmière des effets secondaires dans différentes formes de traitement. 

    Mercredi 12 juin 2019 :

    • Espace Adenauer :

    9h-15h : Conférence : cancer du sein, accélération ou ralentissement de l’innovation ?

    15h-16h30 : Conférence : cancer de l’ovaire, les nouvelles approches thérapeutiques à connaître. 

    17h-18h30 : Biosimilaires, le point de vue des patients.

    • Espace Gulbenkian :

    9h-12h30 : Conférence : les tumeurs gastro-intestinales. 

    14h-15h30 : Conférence: la dermatologie. 

    15h30-16h30 : Session spécifique bio-marqueurs : « gène de fusion NTRK ». 

    • Espace David-Weill :

    9h-12h30 : Conférence : l’urologie. 

    14h-16h30 : Conférence: la radiothérapie. 

    17h-18h30 : Les approches thérapeutiques émergentes et actuelle dans le cancer de la tête et du cou (HPV+ et HPV-).

    Jeudi 13 juin 2019 :

    • Espace Adenauer :

    9h-12h30 : Conférence : le cancer des poumons. 

    14h-16h30 : Sport & cancer. 

    • Espace Gulbenkian :

    9h-10h30 : Les oncologues privés 

    11h-12h30 : Université patient : les annonces en can cancérologie selon une perspective patient. 

    14h-16h30 :  Session soins de support & socio- esthétique.

    17h-18h : Session immunothérapie: une approche transversale en oncologie. 

    • Espace David-Weill :

    9h-10h30 : Essais cliniques précoces : comment, qui, où les patients peuvent-ils avoir accès ?  

    11h-12h30 : Conférence: les sarcomes. 

    14h-15h30 : Conférence : le cancer du poumon.

    15h30-16h30 : Web conférences interactives/ réunions multidisciplinaires sur la prise en charge des métastases osseuses. 

  • Psychiatrie : le CH de Thuir agréé hébergeur des données de santé à caractère personnel

    Le centre hospitalier Léon-Jean Grégory de Thuir a obtenu l’agrément pour devenir hébergeur des données de santé à caractère personnel, collectées via le dossier patient informatisé (DPI) et le logiciel Copilote, développé par MainCare Solutions.

    Cette décision du ministère des Solidarités et de la Santé prévoit cette agrégation de l’établissement pour une durée de 3 ans. Selon Fabienne Guichard, directrice du centre, le CH de Thuir va ainsi « pouvoir envisagé un dossier partagé ». 

    Le logiciel Copilote est utilisé notamment par le groupement de coopération sanitaire (GCR) Pharmacoopé, lui-même composé de 11 établissements sanitaires et médico-sociaux des Pyrénées-Orientales. Le but de cette coopération est de sécuriser le circuits des médicaments ainsi que de mutualiser les ressources des 3 pharmacies à usage intérieur (PUI) que possède le GCR.