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  • Le cluster Medicalps et AG2R lancent Med4age, un AAP axé sur les solutions pour le « bien vieillir »

    Medicalps, le cluster de la filière des technologies de la santé du sillon alpin, lance l’appel à projets (AAP) Med4Age, financé par AG2R La Mondiale, dans l’optique d’accélérer l’émergence et le déploiement de solutions innovantes « pour la santé et le bien vieillir », l’objectif étant de rendre accessibles ces technologies à la population sur l’ensemble du territoire.

    Les projets présentés doivent être centrés sur au moins l’une des 3 thématiques suivantes :
    • la prévention santé : les outils pour réduire l’apparition et le développement des maladies des plus de 50 ans ;
    • l’autonomie et la dépendance des seniors ;
    • l’amélioration du parcours de soins des plus de 50 ans.

    L’appel s’adresse aux petites et moyennes entreprises (PME), seules ou au sein d’un consortium.
    Jusqu’à 3 projets pourront être financés à hauteur de 50 000 à 150 000 euros, « en fonction des besoins », est-il précisé dans le communiqué présentant l’AAP. Le taux de financement maximal par projet est de 75 % du montant des dépenses présentées.

    Le dossier de candidature, à télécharger via ce lien, doit être envoyé avant le 31 mai 2019 à med4age@medicalps.eu.

    La liste des lauréats sera dévoilée le 16 septembre 2019. Le démarrage des projets financés aura lieu en octobre.

    Objectif : retarder l’apparition de maladies chroniques et la perte d’autonomie

    « Les personnes de 60 ans représentent 20 % de la population française et seront près de 20 millions en 2030, est-il indiqué sur le site officiel de Med4Age. Cette transition démographique entraîne une progression des maladies chroniques et par conséquent des dépenses de santé. L’amélioration de la santé, de la qualité de vie et de la prise en charge des personnes passe de plus en plus par une approche plus préventive, prédictive, participative et personnalisée. »

    Cet appel à projet a pour objectif de répondre aux enjeux d’une meilleure prévention en santé afin de retarder l’apparition de maladies chroniques et la perte d’autonomie, en passant notamment par les innovations technologiques et numériques qui peuvent permettre de maintenir et d’améliorer la qualité de vie et le suivi des personnes concernées.

    « Les solutions proposées doivent se concrétiser par l’amélioration du parcours de santé grâce à la prédiction, la prévention ou encore une approche personnalisée du suivi des personnes pour éviter les risques de maladies », expliquent Medicalps et AG2R La Mondiale.

    Conditions d’éligibilité

    Le dossier de candidature doit être porté par une PME française ou étrangère de moins de 100 salariés ayant une adresse en France et démontrant un intérêt fort pour le marché français.

    Le projet peut être porté par une PME seule ou un consortium. En cas de consortium, le chef de file doit être une PME française ou étrangère de moins de 100 salariés ayant une adresse en France.

    Un examen des dossiers en 2 temps

    Les dossiers de candidature seront examinés en 2 temps :

    • pré-sélection de 10 dossiers par un comité de pré-sélection ;
    • présentation orale des 10 projets retenus devant un comité d’usagers et un comité d’expert ;
    • sélection des dossiers lauréats par un comité d’experts.

    Calendrier

    Contact

    • Pauline Armand, chargée d’affaires PME et international
      • med4age@medicalps.eu ;
      • 04 76 54 95 64.
  • UK : lancement de la plateforme Health Tech Connect pour faciliter le lancement des technos médicales

    Le National Institute for Health and Care Excellence (NICE), autorité administrative dépendant du ministère britannique de la santé, déploie une plateforme baptisée Health Tech Connect (https://www.healthtechconnect.org.uk) pour guider les  industriels du secteur medtech dans le lancement d’un nouveau produit.

    L’objectif est de leur faciliter le rassemblement des informations nécessaires aux autorités de santé, et de permettre à ces dernières de mieux planifier l’introduction et l’adoption de nouvelles technologies.
    Il est ainsi demandé aux industriels de saisir dans des formulaires en ligne les informations relatives à leurs solutions. Grâce à ces renseignements, le système détermine quels organismes peuvent les aider à développer, à financer, à commercialiser et à faire évaluer, homologuer et rembourser leurs produits. Les organismes en question peuvent accéder aux informations saisies par le biais de la plateforme Health Tech Connect, de sorte que l’industriel n’aura à remplir les formulaires qu’une seule fois.

    Depuis le lancement du système en février 2019, plus de 100 entreprises se sont inscrites sur la plateforme et 13 technologies lui ont été soumises. L’une d’entre elles, Sonata System de Gynesonics, une application de destruction des fibromes utérins par ultrasons, a déjà été sélectionnée pour faire l’objet d’un MIB (Medtech Innovation Briefing), un document de synthèse du NICE visant à présenter la technologie aux régulateurs.

    « Un point d’entrée clair et simple pour les entreprises qui développent des technologies de santé »

    Meindert Boysen, directeur du Centre d’évaluation des technologies de santé au sein du NICE, décrit HealthTech Connect comme « un point d’entrée clair et simple pour les entreprises qui développent des technologies de santé », capable également d’aider les autorités à « identifier les technologies les plus innovantes ». « L’objectif est de contribuer à fournir plus rapidement aux patients de nouvelles technologies prometteuses, en réduisant la complexité du système, et notamment en supprimant les doublons », explique-t-il.

    Gynesonics recommande l’utilisation de la plateforme

    Sarah Field, responsable commerciale de Gynesonics, estime pour sa part que le portail Health Tech Connect est « un excellent moyen pour mettre en relation un industriel et le NICE ». Le processus d’inscription était simple et rapide » et le système « a permis d’évaluer rapidement la nouvelle technologie », déclare-t-elle, ajoutant qu’elle recommande « vivement aux autres sociétés d’utiliser cette interface ».

  • Le Chinois Tencent Trusted Doctor lève 250 M$ (224 M€)

    Tencent Trusted Doctor, une société health tech chinoise soutenue par le géant Tencent Holding, lève 250 millions de dollars US (223,6 M€) dans un tour de table mené par Tencent Holdings, Country Garden Holdings et Sequoia Capital. Cette opération, annoncée en avril 2019, est la première levée de fonds réalisée par l’entreprise depuis la création en 2018 de l’entité, fusion de Tencent Doctorwork et de Trusted Doctors.

    Avec ce tour de table, la valeur de la société dépasserait le milliard de dollars (897 M€), commente une source experte, citée par Reuters. L’intéressée n’a pas réagit à l’information.

    Tencent Trusted Doctor indique qu’il connecte 440 000 médecins certifiés et recense plus de 10 millions de patients en ligne. Les services que la société propose vont du conseil en ligne au commerce électronique, en passant par les check-ups médicaux.
    L’entreprise a déclaré dans un communiqué qu’elle souhaitait disposer de plus de 500 institutions médicales hors ligne en Chine d’ici 2021.

  • Facivi, une plateforme numérique pour faciliter le quotidien des professionnels de santé

    L’Automobile-club médical de France (ACMF) lance Facivi, une start-up destinée à fournir des services dédiés à la qualité de vie des actifs via une plateforme multicanale.

    L’ambition de Facivi, dont la création a été dévoilée le 28 avril 2019 à l’occasion de la Journée mondiale sur la sécurité et la santé au travail, est de faciliter le quotidien des 2 millions de professionnels de la santé français avec une gamme complète de services pour les aider 24h/24 et 7j/7 à résoudre les difficultés rencontrées dans le cadre de leur activité via une plateforme intelligente, associant un portail numérique et un plateau d’assistants personnels chargés de trouver les meilleures solutions.

    Depuis 67 ans, l’ACMF cherche à rendre des services aux médecins pour leur faciliter le quotidien. « Quand [j’ai repris] la direction de l’association, il y a 3 ans, ma mission était de transformer l’offre et de l’adapter au virage du numérique, en accord avec les besoins et les usages actuels des professionnels de santé », explique Stéphane Soubiran, directeur général de Facivi et petit-fils du fondateur de l’ACMF. La start-up a ainsi été incubée au sein de l’association. Elle bénéficie de son réseau et de son expérience mais son ambition est de s’ouvrir plus largement.

    Les adhérents de l’ACMF seront les premiers bénéficiaires de la plateforme, qui est destinée aux entreprises publiques et privées, aux mutuelles, aux syndicats, aux ordres, aux fédérations et aux autres associations, sous forme d’abonnement individuel ou de souscription par structure.

    La qualité de vie au travail comme levier de croissance

    FAcivi est l’aboutissement des 60 années d’actions de l’ACMF, association à but non lucratif fondée en 1952 au service des acteurs de santé. L’ACMF a fait évoluer son offre sous l’égide de son nouveau directeur général, Stéphane Soubiran, qui prend la tête la start-up Facivi. « Nous avons développé une solution propriétaire de facilitation de vie avec un guichet », indique-t-il.

    Si 49 % des entrepreneurs estiment que leur principal défi est de maintenir ou d’accroître leur chiffre d’affaires (source : étude Odoxa 2017), 60 % des managers considèrent la qualité de vie au travail comme un enjeu majeur de compétitivité (source : étude Cegos décembre 2017) et 89 % des collaborateurs se déclarent plus motivés lorsque leur employeur prend en considération leur bien-être (source : étude QVT 2017 Malakoff Médéric).

    La qualité de vie des professionnels de santé serait donc un gage de performance, d’engagement et de fidélité des équipes grâce à l’accès à des services qui protègent leur pouvoir d’achat, les aident à mieux gérer leur quotidien et les mettent à l’abri des coups durs.

    Avantages, services et assistance

    Facivi est l’extrapolation de sa maison-mère, centrée d’abord sur la mobilité puis sur l’assistance médicale et habitation ainsi que la protection juridique. « Avec Facivi, j’ai voulu constitué une plateforme multicanal et élargir l’offre pour ne plus être sur les seules prestations d’assistance mais aussi [sur celles] de service et de conciergerie avec un réseau de prestataires de service de confiance et de service », commente Stéphane Soubiran, afin d’aider les utilisateurs, par exemple, à trouver un artisan, un dépanneur, une nounou ou une aide ménagère : « En tant que professionnel de santé, les impacts ne sont pas les mêmes quand une nounou est malade », précise-t-il.

    Le troisième volet est plus orienté sur le plaisir et les loisirs, « comme un super comité d’entreprise, avec une plateforme d’achat en ligne. ».

    Incubée à l’ACMF mais ouverte à tous

    Facivi a été incubé au sein de l’ACMF avant de devenir une structure à part entière sous forme de société par actions simplifiées. La création de la plateforme dans le cadre d’une start-up est une évolution à plusieurs titres. « D’une part, nous créons une société qui dépend d’une association à but non-lucratif et nous proposons ces services à tous les professionnels de santé, alors qu’historiquement, nous étions orientés vers les médecins », explique le directeur général.

    Les 11 000 médecins membres de l’ACMF sont les premier à bénéficier de cette solution. « Facivi est le fournisseur exclusif de l’ACMF, dans une logique de souscription individuelle, note-t-il. Elle répond aussi aux besoins de structures de soins, de groupes et de grandes pharmacies avec une souscription de groupes ». Dans ce cadre, les professionnels auront accès à une interface personnalisée de la plateforme, qui peut être en « marque blanche », pour s’intégrer à un intranet existant.

    Plusieurs structures ont marqué leur intérêt : Alliance Healthcare, Alphega Pharmacies, Leader Santé, le Syndicat national des infirmières et infirmiers libéraux (Sniil), ou encore le Groupe Pasteur Mutualité (135 000 assurés).

  • Telegrafik et Vivago associent leurs solutions pour mieux signaler les chutes des résidents d’Ehpad

    Après une première installation de sa solution en 2016, la société Telegrafik annonce qu’un second établissement a été équipé début 2019 de son système interconnecté de protection des résidents en Ehpad. La combinaison de la montre connectée Vivago et du système de détection automatique de chute de Telegrafik permet notamment d’informer immédiatement le personnel soignant en cas de chute.

    « L’association des deux technologies permet d’augmenter la sécurité des résidents et d’augmenter le confort de travail du personnel soignant. », explique Carole Zisa-Garat, P.-D.G. de Telegrafik, dans un communiqué publié le 30 avril 2019.

    Cette solution combine 2 outils. Tout d’abord, la montre Vivago, qui optimise la traçabilité de tous les événements 24h/24 du résident en Ehpad et l’accès à ces informations pour les médecins et infirmières. La montre est associée à un module d’intelligence artificielle et dispose d’un appel manuel du résident ainsi que d’alarmes automatiques en cas de situation de danger. L’activité physiologique du résident est mesurable de manière permanente tout comme l’observation de la qualité de son sommeil, à l’aide d’un tableau de bord.

    Le second outil est la solution Otono-me Edao Ehpad. Elle repose sur un dispositif de vidéo-vigilance installé dans les chambres des résidents. En cas de situation à risque, une levée de doute est réalisée avant d’alerter le personnel soignant de la situation et de la nécessité d’une intervention. Telegrafik indique qu’il s’agit de la seule solution validée par un programme hospitalier de recherche clinique : « Le dispositif permet la réduction de 15 % des chutes à conséquences graves et la réduction de 47,9 % du coût des chutes graves », déclare le Pr Thierry Dantoine, du CHU Limoges (communiqué).

  • La Poste et les Landes créent XL Autonomie pour favoriser l’autonomie des seniors via le digital

    Le groupe La Poste et le département des Landes créent la nouvelle société XL Autonomie, qui propose le bouquet de services baptisé « vivre à domicile » destiné aux personnes vulnérables.

    Cette mesure d’élargissement du dispositif de téléalarme, présente dans le département depuis plus de 30 ans, en une solution plus diversifiée basée sur le numérique et l’accompagnement humain a pour vocation de permettre aux personnes âgées de vivre chez elles le plus longtemps possible et ainsi de briser l’isolement social qu’elles peuvent subir.

    Le service sera délivré à 15 euros par mois. Un accompagnement financier sera mis en place pour que la facture ne soit pas trop élevée pour le bénéficiaire, indique Xavier Fortinon, président du conseil départemental des Landes, dans un communiqué publié le 30 avril 2019.

    Philippe Wahl, le P.-D.G. du groupe La Poste, déclare avoir pour ambition d’offrir ce service à 2 500 personnes dans les Landes dans les 5 prochaines années mais aussi de déployer la solution sur d’autres territoires, en s’adaptant en fonction des besoins de chaque région.

    Une solution expérimentée depuis 2 ans

    Expérimentée depuis 2 ans, XL Autonomie entend retarder l’entrée en Ehpad grâce à un bouquet de services composé d’une tablette avec applications sociales et jeux de mémoire, d’un système de téléalarme et d’un dispositif d’éclairage nocturne par détecteur de présence, complété en fonction des profils par un service de portage de médicaments et une visite de lien social réalisée par un facteur.

    Entre décembre 2016 et décembre 2018, 43 personnes âgées de 75 ans en moyenne ont pu tester la solution, désormais déployée à l’ensemble du département. Dominique Cole, expérimentatrice, rapporte que, pour elle, « c’est désormais une façon de vivre » et qu’ainsi elle « n'[était] plus seule ». 

    Accompagnant : un nouveau métier pour aider les personnes âgées à utiliser les nouvelles technos

    Lors de la phase d’expérimentation, Raphael Tamponnet, directeur général de XL Autonomie, explique que le groupe a très vite constaté que les personnes âgées étaient perdues face à ces nouvelles technologies qui se développement et la création du métier d’accompagnant est vite devenue « une évidence pour tout un écosystème ».

    L’accompagnant pourra faire le lien avec les professionnels de santé et, en cas de besoin, avec les structures médico-sociales grâce au suivi des dossiers de chaque personne dans le dispositif et à une formation de 10 jours.

  • Les start-ups françaises e-santé ont levé 27 millions d’euros en avril 2019

    Les start-ups françaises spécialisées dans le secteur de la e-santé ont levé 27,502 millions d’euros en avril 2019. La plus importante somme a été recueillie par Qare, une société qui propose des téléconsultations, avec 20 millions d’euros récoltés dans un nouveau tour de table mené par le fonds Kamet Ventures, l’incubateur du groupe Axa, partenaire historique de la société, qui devient son actionnaire majoritaire.

    Avec la somme récoltée, Qare envisage de recruter 15 000 praticiens partenaires à l’horizon 2020, de multiplier ses effectifs par 5 d’ici 2020 pour dépasser les 150 collaborateurs mais aussi de développer de nouvelles spécialités médicales et des fonctionnalités supplémentaires.   

    La deuxième opération la plus conséquente du mois a été réalisée par Keen Eye Technologie, qui a levé 6 millions d’euros auprès de CM-CIC Innovation et du fonds d’amorçage Quadrivium 1, géré par Seventure Partners. Avec cette levée de fond, la société souhaite commercialiser sa solution d’analyse automatique des images biomédicales en Europe et aux États-Unis afin de  « démontrer pleinement son potentiel dans les laboratoires », explique dans un communiqué Sylvain Berlemont, président-fondateur.

    À noter par ailleurs à l’international :
    • le tour de table d’Ajax Health, une entreprise américaine spécialisée dans les dispositifs médicaux (DM) et dirigée par l’entrepreneur en santé Duke Rohlen, qui a recueilli plus de 85 millions de dollars (environ 75,5 M€) pour exploiter et développer des entreprises innovantes de DM ;
    • la levée de 7 millions de dollars (6,2 M€) réalisée par Medbelle, une start-up basée à Londres à et Berlin, qui cherche à encourager la numérisation du parcours de soins à travers une solution permettant aux patients de gérer un certain nombre de procédures médicales (prise de rendez-vous, recherche d’un spécialiste, suivi de la procédure, etc.) par le bais d’une plateforme web et d’une application mobile.

  • DATA : les start-ups françaises e-santé ont levé 27 millions d’euros en avril 2019

    Les start-ups françaises spécialisées dans le secteur de la e-santé ont levé 27,502 millions d’euros en avril 2019. La plus importante somme a été recueillie par Qare, une société qui propose des téléconsultations, avec 20 millions d’euros récoltés dans un nouveau tour de table mené par le fonds Kamet Ventures, l’incubateur du groupe Axa, partenaire historique de la société, qui devient son actionnaire majoritaire.

    Avec la somme récoltée, Qare envisage de recruter 15 000 praticiens partenaires à l’horizon 2020, de multiplier ses effectifs par 5 d’ici 2020 pour dépasser les 150 collaborateurs mais aussi de développer de nouvelles spécialités médicales et des fonctionnalités supplémentaires.   

    La deuxième opération la plus conséquente du mois a été réalisée par Keen Eye Technologie, qui a levé 6 millions d’euros auprès de CM-CIC Innovation et du fonds d’amorçage Quadrivium 1, géré par Seventure Partners. Avec cette levée de fond, la société souhaite commercialiser sa solution d’analyse automatique des images biomédicales en Europe et aux États-Unis afin de  « démontrer pleinement son potentiel dans les laboratoires », explique dans un communiqué Sylvain Berlemont, président-fondateur.

    À noter par ailleurs à l’international :
    • le tour de table d’Ajax Health, une entreprise américaine spécialisée dans les dispositifs médicaux (DM) et dirigée par l’entrepreneur en santé Duke Rohlen, qui a recueilli plus de 85 millions de dollars (environ 75,5 M€) pour exploiter et développer des entreprises innovantes de DM ;
    • la levée de 7 millions de dollars (6,2 M€) réalisée par Medbelle, une start-up basée à Londres à et Berlin, qui cherche à encourager la numérisation du parcours de soins à travers une solution permettant aux patients de gérer un certain nombre de procédures médicales (prise de rendez-vous, recherche d’un spécialiste, suivi de la procédure, etc.) par le bais d’une plateforme web et d’une application mobile.

    Le tableau présentant le détail des levées de fonds réalisées par les start-ups françaises en e-santé au mois d’avril 2019 est accessible dans la rubrique « Data » via ce lien.

  • L’exosquelette Atalante de Wandercraft obtient le marquage CE

    L’exosquelette autonome Atalante développé par la start-up française Wandercraft obtient le marquage CE médical. Cela va permettre à la société, fondée en 2012, de commercialiser son dispositif sur le marché européen auprès de centres de rééducation et d’établissements de neurologie, indique-t-elle dans un communiqué publié en mars 2019. 

    Cet exosquelette, qui se contrôle de manière simple et intuitive, avance de manière autonome et contrôle l’équilibre de l’utilisateur grâce à des algorithmes de robotique, ne nécessitant pas l’utilisation de béquilles. Il pourra s’étendre aux traitements post-AVC et à la rééducation des autres déficiences ayant un impact sur la marche.

    Fixé sur le corps, ce mécanisme est articulé et motorisé. Il fonctionne en tandem avec l’utilisateur pour lui faciliter les mouvements par le biais de la force de moteurs électriques. Grâce à lui, les personnes en situation de paraplégie peuvent se lever et marcher lors des exercices de rééducation.

  • Facebook répond aux inquiétudes sur la confidentialité des données de santé

    Facebook va lancer un nouveau type de communauté, les groupes de soutien en santé. Soulignant sa volonté de devenir une plateforme « centrée sur la confidentialité » (privacy-focused), la direction du réseau social a précisé que les membres des groupes qui recevront ce statut pourront obtenir des informations anonymement, en chargeant les administrateurs de poser des questions à leur place. Cette nouveauté a été annoncée le 30 avril 2019 lors de F8, la conférence annuelle de développeurs du groupe.

    Le juriste et homme politique américain David Harlow (Libertarian Party) souligne que dans le nouveau système, les membres d’un groupe de soutien en santé ne pourront pas savoir de qui émane une question quand celle-ci a été postée par l’administrateur mais que celui-ci en sera informé, de sorte que l’anonymat ne sera pas total. Pour la chercheuse Kirsten Ostherr (Rice University), cette annonce permet à Facebook de donner le change sur le respect de la vie privée sans apporter de changement structurel.

    Avec les annonces faites cette semaine, Facebook réagit notamment à une récente affaire mettant en cause la confidentialité des échanges sur ses groupes spécialisés en santé. Le réseau social est la cible d’une plainte déposée en janvier 2019 auprès de la Federal Trade Commission (FTC), l’autorité fédérale américaine du commerce, après que des membres d’un groupe fermé dédié aux femmes porteuses de la mutation génétique BRCA, associée à un risque plus élevé de cancer du sein, ont découvert en juillet 2018 que leurs noms et adresses pouvaient être téléchargés en bloc, manuellement ou via une extension du navigateur Chrome.

    Les auteurs de cette plainte, parmi lesquels figure David Harlow, accusent Facebook de donner accès aux informations de santé des utilisateurs à des fins commerciales, en permettant notamment aux annonceurs de cibler les porteurs de pathologies spécifiques.

    Les parlementaires de la commission de la Chambre des représentants chargée du commerce ont adressé en février 2019 une lettre ouverte à Mark Zuckerberg, patron fondateur de Facebook, estimant que la société pourrait avoir « omis d’avertir correctement les membres de groupes que des informations personnelles sur la santé peuvent être consultées par des sociétés d’assurance-maladie et des cyber-harceleurs, entre autres ».

    Dans une tribune parue en avril 2018 dans le Washington Post, Kirsten Ostherr livrait une description éloquente des problèmes de confidentialité que posent les groupes Facebook spécialisés en santé, et de leurs conséquences concrètes :

    « Supposons que vous ayez discuté sur Facebook après qu’on vous a diagnostiqué un cancer du sein. Cela vous a été utile pour comparer les différentes possibilités de traitement avec d’autres personnes ayant eu les mêmes pathologies. Seul problème: Facebook vous a classé comme patient et vous recevez en permanence des publicités ciblées sur les services de cancérologie existant près de chez vous. Ils apparaissent sur votre écran d’ordinateur au travail, et sont visibles de tous vos collègues, au moment même où vous visez une promotion importante… »

    « Facebook sait beaucoup de choses sur votre santé. Maintenant il veut faire de l’argent avec », indique en titre la tribune de Kirsten Ostherr.