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Grand défi « diagnostics par l’IA » : « mieux travailler sur les données du futur » (Olivier Clatz)
Olivier Clatz a été nommé directeur de programme le 1er mars 2019 par le Conseil de l’innovation, instance de pilotage stratégique chargée d’orienter l’action du gouvernement en la matière. Cofondateur et ancien patron de la société Therapixel, spécialiste de l’interprétation des mammographies par réseaux de neurones, il est chargé du « Grand défi » « Comment améliorer les diagnostics médicaux par l’intelligence artificielle ? ». Après avoir présenté ses premiers éléments lors du 3e Conseil de l’innovation, organisé le 17 avril, Olivier Clatz a détaillé pour Health & Tech Intelligence l’état d’avancement de ses travaux.
« Le défi », déclare Olivier Clatz, est de « mieux travailler sur les données du futur ». L’objectif à atteindre « est bien déterminé » selon lui : c’est « un environnement dans lequel on a des données bien structurées et accessibles dès la production », « dans lequel les porteurs de projets peuvent expérimenter, se déployer facilement ».
L’enjeu pour Olivier Clatz est de trouver une mise en œuvre pertinente « opérationnelle et technique ».Un écosystème prometteur et plein de projets
Olivier Clatz estime qu’actuellement la France possède un certain nombre d’atouts en matière d’intelligence artificielle (IA), notamment les très bonnes formations proposées en mathématiques appliquées, de bons ingénieurs et de bons chercheurs, mais aussi la quantité de projets en cours dans le domaine de l’IA et de la santé.
La mise à jour de la cartographie du secteur de l’IA publiée par Bpifrance le 4 février 2019 a identifié 104 start-ups créées depuis 2010 dans le domaine de la santé utilisant des technologies d’intelligence artificielle. « C’est vraiment un domaine qui aujourd’hui regorge de projets en France », affirme Olivier Clatz, soulignant que ces sociétés s’appuient sur des technologies « relativement matures ». Selon lui, « on ne trouve presque pas de sociétés effectuant de la recherche fondamentale», les start-ups du secteur font « plutôt des assemblages ».
Le Health Data Hub, un travail sur le stock
La première série de difficultés rencontrées par les professionnels du secteur concerne l’accès et la structuration des données : «une partie de cet enjeu est adressé » par le Health Data Hub (HDH).
Le HDH a vocation à accompagner les projets qui visent à exploiter les gisements de données existants dans les établissements de santé et les différents systèmes d’information. Les données disponibles sont actuellement très difficilement appareillables à cause de la décision de la Cnil, s’opposant de 2007 à 2017 à l’utilisation d’un identifiant personnel : il était interdit d’attribuer un même numéro à une même personne dans différents établissements et pour différents examens , posant ainsi le problème d’« identifier les différents examens correspondant à une même personne » .
Le Health Data Hub « propose des solutions et des moyens humains » pour aller chercher des données dans les établissements, faire des appariements, fournir des « bulles», des espaces sécurisés permettant aux gens de travailler sur des données à risque. Mais le travail du HDH ne porte que sur le stock, les examens existants, et ne traite pas la structuration des données en production.
Or une quantité de projets en cours ont « besoin de données massives » et nécessitent de repenser l’organisation des données dès la production», ont « l’ambition de se déployer très rapidement »au sein de notre système de santé , « que ce soit dans les phases de test ou dans les phases commerciales ». Selon Olivier Clatz, « le système n’est pas vraiment prêt aujourd’hui à accueillir ce type de modèle ».
Une expérience pratique de l’accès aux données
Olivier Clatz évoque à ce propos son parcours de start-upper au sein de la société Therapixel, qu’il a quittée après l’avoir cofondée. « Je garde de cette expérience l’accès à la donnée et le chemin qui permet ensuite d’aller expérimenter », déclare-t-il. « Je devais être un des premiers en France à aller sonner à la porte des établissements pour essayer de rassembler des données. Peu de personnes au sein de l’administration possèdent cette expérience concrète en collecte de données, d’où l’expérimentation d’un système à base d’IA au sein d’un système numérique hospitalier comme privé ».
Cette expérience l’a familiarisé avec les problèmes « pratico-pratiques » que rencontrent les jeunes sociétés à l’heure actuelle. Par exemple, « il n’existe pas d’établissement en France possédant dans un même système d’information une quantité importante de mammographies de dépistage et les compte-rendus ‘anapath’ [anatomopathologiques] structurés dans un même système d’information : soit les établissements ont beaucoup d’’anapath’ mais sans le dépistage ou alors des examens de dépistage mais pas d’’anapath’ ou alors sous la forme d’un fax », et l’appariement à partir d’un fax n’est « pas trivial ».
Olivier Clatz affirme ne plus avoir d’intérêt dans Therapixel, qu’il a quitté en mars 2019, et n’a « pas de contrat de conseil ». Si la société devait être concernée dans le cadre du « Grand défi » ce serait « un cas particulier » à traiter « comme il se doit », avec en ce qui le concerne « un devoir de réserve ».
Le dossier pharmaceutique, un exemple de réussite
« Une des clés », selon Olivier Clatz, est de « se reposer sur les professionnels de santé, de commencer par eux ». Il cite « un exemple qui a plutôt bien marché en France », le dossier pharmaceutique. À date, plus de 99 % des officines sont raccordées, de sorte que « c’est le dossier qui regroupe le plus de personnes dans l’Hexagone ».
Selon lui, « le point essentiel est que ce dispositif a été créé par et pour les pharmaciens » : il y voit « la preuve qu’il faut faire confiance aux professionnels, qui sont motivés [et] les accompagner dans la structuration de leur profession autour d’outils numériques comparables ».
« Pour dégripper le système, les outils numériques doivent pouvoir structurer les données dès l’activité de soins, dès le soin courant, estime Olivier Clatz. Les outils portés par les communautés médicales professionnelles doivent aussi servir à déployer les outils développés par les petites ou les grosses sociétés ».
Une doctrine et des moyens
« Voila la doctrine et les moyens que je prévois d’utiliser, explique-t-il. Il s’agit de se reposer sur la multitude de projets qu’on a déjà[, qui sont] au stade mature mais également au stade amont [et] trouver un chemin critique pour répondre à la demande qui vient aujourd’hui de ces projets. »
La mise en œuvre reste encore à travailler. « Il y aura vraisemblablement des appels à projet pour mettre en compétition les acteurs ». Aucun n’est encore rédigé. Il faudra également prévoir « des contreparties, des droits et devoirs associés au financement de l’État », une démarche qui n’a pas encore été calibrée à l’heure actuelle. Olivier Clatz insiste enfin sur son souci de « travailler en bonne intelligence avec ce qui existe » et de « ne faire doublon avec aucun service ».
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Tech Care 2019 : appel à candidatures pour les start-ups e-santé (deadline : le 26 mai 2019)
Tech Care Paris, l’incubateur de Paris&Co, lance un appel à candidatures 2019 pour recruter sa promotion 4 de start-ups en santé et bien-être.
Les dossiers de candidatures doivent être complétés avec les documents énumérés sur ce lien et déposés au plus tard le 26 mai 2019 via le formulaire en ligne accessible ici.
Les lauréats pourront bénéficier de financements, d’accompagnement et de conseils mais aussi être hébergés par Tech Care Paris.
Conditions :
Pour pouvoir participer, la start-up doit avoir moins de 5 ans ou être créée avant son entrée en incubation. Elle devra aussi répondre à l’une des thématiques suivantes :
Le jury portera une attention particulière sur ces différents critères :
- interdisciplinarité du projet ;
- éthique et impact environnemental du projet ;
- caractère innovant du modèle économique/ business plan ;
- utilisation des technologies (Blockchain, robotique, RV/RA, IA, objets connectés, chatbot et SaaS).
Calendrier :
- Du 2 au 26 mai 2019 : appel à candidatures
- Entre le 27 mai et le 10 juin 2019 : comité de lecture et pré-sélection sur dossier avec les membres fondateurs de Tech Care
- 13 juin 2019 : réunion d’information pour les startups retenues sur dossier
- Les 25 et 27 juin 2019 : pitch de sélection devant l’équipe de Tech Care et devant ses membres fondateurs
- 28 juin 2019 : annonce des lauréats
- Septembre 2019 : inauguration de la promotion
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Étude : des applis de lutte contre la dépression peu respectueuses de la confidentialité (Jama)
Des chercheurs américains et australiens ont constaté que des applications mobiles très populaires, spécialisées dans la dépression et le sevrage tabagique, ne respectaient pas les règles de confidentialité et de partage des données. Selon leur étude*, publiée le 19 avril 2019 dans le Jama Network Open, 33 des 36 applis étudiées partageaient des données avec des tiers et la moitié d’entre elles n’informaient pas correctement les utilisateurs sur la stratégie de transmission.
La transmission des données : de la déclaration à la réalité
Le respect de la confidentialité des données de santé reste une préoccupation majeure pour les concepteurs, les utilisateurs ainsi que les prescripteurs d’applications mobile. La fermeture en 2015 du site NHS Health Apps Library, la bibliothèque d’applis recommandées par le NHS, reste encore dans les esprits. Une étude avait révélé que :
- 89 % des applis transmettaient des données à des services tiers, qu’aucune ne disposait d’un système de chiffrement (« cryptage ») des données enregistrées sur le smartphone ;
- 66 % envoyaient des informations « identifiantes » non chiffrées sur le net ;
- 20 % n’avaient aucune politique de protection des données.
4 ans plus tard, la donne a-t-elle changé ? Des chercheurs américains et australiens apportent des éléments de réponse à cette question. Leur étude transversale, publiée le 19 avril 2019 dans le Jama Network Open, visait à évaluer la correspondance entre les déclarations de confidentialité et la manière dont les applications traitent les données personnelles.
Concrètement, ils ont évalué 36 applications mobiles populaires consacrées à la dépression et à l’arrêt du tabac. Le contenu de la politique de confidentialité de chacune d’entre elles a été analysé. Ensuite, une évaluation technique de la transmission de données cryptées et non cryptées a été réalisée, en comparant les divulgations relatives à la transmission de données à des tiers au comportement réel.
Résultats : Google et Facebook friands de data
- 25 des 36 applications (69 %) avaient intégré une politique de confidentialité.
- 22 de ces 25 applications (88 %) ont expliqué aux utilisateurs les principales utilisations pour la collecte de données, mais seules 16 de celles-ci ont mentionné des utilisations secondaires.
- 29 des applications examinées transmettaient des données au service marketing ou publicité de Google ou Facebook. Cependant, seulement 12 (33 %) ont divulgué cette politique de confidentialité avec précision.
- Alors que 23 des 25 applications dotées d’une politique de confidentialité ont été transparents sur la transmission de données à des tiers, cette procédure a été détectée dans 33 des 36 applications (92 %).
Un partage de données très peu transparent
La transmission de données à des entités tierces était donc fréquente. De plus, la plupart des applications n’étaient pas transparentes sur de telles pratiques.
Parmi les problèmes fréquemment observés, on peut citer l’absence de politique de confidentialité écrite, l’omission de politique décrivant les transmissions par des tiers ou encore l’absence de description des juridictions qui traiteraient les données. Dans un plus petit nombre de cas, des transmissions de données contraires aux politiques de confidentialité déclarées ont été observées. Le plus préjudiciable étaient que les applis ne permettaient pas aux utilisateurs de choisir ou de refuser le partage de données en toute connaissance de cause.
Les faiblesses de l’auto-certification
En outre, « nos données soulignent que, sans aucun effort technique pour auditer les transmissions de données actuelles, le seul fait de s’appuyer sur une auto-certification ou un audit de politique ne permet pas de détecter les risques importants pour la vie privée », écrivent les auteurs de l’étude.
Alors que les smartphones continuent à acquérir des capacités pour collecter de nouvelles formes d’informations personnelles, biométriques et de santé, « il est impératif que la communauté des soins de santé réagisse en proposant de nouvelles méthodes et de nouveaux processus permettant d’examiner les applications et de garantir leur sécurité et leur protection », estiment les chercheurs.
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La start-up Elvie (UK) lève 36 M€ pour augmenter les ventes de ses technos dédiées aux jeunes mamans
La start-up londonienne Elvie réalise un tour de table de 42 millions de dollars (36 millions d’euros), mené par IGPL, Impact Ventures UK ainsi qu’Octopus Ventures, son investisseur historique.
La société, dirigée par la cofondatrice et directrice générale Tania Boler, docteure en santé sexuelle et reproductive, réalise la deuxième levée de fonds la plus importante dans le secteur de la « FemTech » en Europe, la première ayant été réalisée en 2015 par Obseva (Suisse – biotech).
Elvie a créé et commercialisé 2 solutions connectées destinées aux femmes, et plus particulièrement aux jeunes mamans :
• Elvie Trainer : un rééducateur périnéal intelligent relié à une application mobile, distribué dans 25 pays, dont la France (199 €) ;
• Elvie Pump : un tire lait silencieux et portable, vendu au Royaume-Unis et aux États-Unis.Ce tour de table, annoncé en avril 2019, va permettre à la start-up d’augmenter la vente de ses 2 produits et d’en développer de nouveaux. Dans les 3 ans à venir, Elvie souhaite lancer 4 nouvelles technologies destinés aux jeunes mamans et par la suite travailler sur des innovations touchant différents stades de la vie des femmes.
La société envisage par ailleurs d’ouvrir de nouveaux bureaux aux États-Unis et en Chine.
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Conférence e-santé Drive Innovation Insights : le 19/09/2019, Paris
La conférence e-Santé 2019 se tiendra le 19 septembre 2019 aux Salons Hoches à Paris. Organisée par Drive Innovation Insights, la journée sera principalement centrée autour de l’impact des transformations technologiques dans le secteur de la santé sur les méthodes traditionnelles et de leurs évolutions.
Les personnes qui souhaitent s’inscrire à l’événement doivent retourner le formulaire d’inscription, accessible via ce lien, à service-client@dii.eu.
Programme
La révolution des modèles économiques de la santé
- Les apports du projet de Loi Santé présenté au Conseil des ministres le 13 février 2019.
- Saisir les opportunités du marché de la e-santé via des démarches de partenariat.
- Place des complémentaires santé dans la course à l’innovation technologique.
3 cas d’usages pionniers sur les technologies qui vont révolutionner la santé
- Retour d’expérience sur une application mobile innovante dédiée aux professionnels de santé pour les accompagner dans leur protocoles de soins.
- Témoignage sur un dispositif médical de suivi du diabète à l’ère de l’intelligence artificielle (IA) et du machine learning.
- Retour sur une plateforme de télésurveillance en cardiologie.
La gouvernance des données : épicentre de la révolution e-santé
- Panorama des réglementations qui vous impactent en 2019.
- Les clés pour concilier traitement des données de santé et RGPD.
- L’enjeu crucial de la cybersécurité : face au risque accru des cyberattaques, comment vous assurer de la sécurité des données patients ?
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IA : Iktos annonce une collaboration de recherche avec Janssen
Iktos, start-up spécialisée dans l’intelligence artificielle (IA) appliquée à la conception de nouveaux médicaments, va collaborer avec le laboratoire pharmaceutique Janssen.
Dans le cadre de cet accord, annoncé fin avril 2019, la technologie de conception in silico de nouvelles molécules d’Iktos sera mise en place sur plusieurs projets de découverte de nouveaux médicaments menés par le laboratoire. Les 2 groupes collaboreront en associant le savoir-faire d’Iktos dans le domaine des modèles génératifs profonds appliqué à la chimie et l’expertise de Janssen en IA appliquée à la prédiction de l’activité biologique des petites molécules.
La technologie développée par Iktos permet de concevoir in silico de nouvelles molécules dotées de toutes les caractéristiques souhaitées dans le cadre d’un projet de recherche donné. Elle permet d’envisager d’importantes améliorations dans le processus de recherche de nouvelles molécules d’intérêt pharmaceutique.
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FASN Parcours innovants : réinventer l’organisation des soins – 27 juin 2019 à Paris (programme)
Le prochain événement de la campagne #FASN (Faire avancer la santé numérique), centré sur la thématique « parcours innovants », se tiendra le 27 juin 2019 à Paris au 103, rue de Grenelle 75007 de 9h à 17h. Réinventer l’organisation des soins sera l’objectif des discussions de cette journée de rencontres, organisée par la société Care Insight, s’appuyant sur un comité de programme constitué d’ARS, de l’Uniopss, de la Croix Rouge et d’URPS ainsi que de partenaires industriels tels que Dôme, Orion Health ou Medasys.
Au fil des sessions seront passés à la loupe les projets en cours : art 51, e-parcours, la généralisation de la télémédecine et des télésoins, les parcours innovants et complexes, les plateformes de services numériques régionales, les outils et services de coordination proposés par les pouvoirs publics mais aussi les EHPAD à domicile.
Une session sera dédiée à l’intelligence artificielle, outil de pilotage des parcours.
Les inscriptions sont ouvertes et doivent être réalisées via ce lien.Pré-programme
Jeudi 27 juin 2019
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9H00 : ACCUEIL
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9H30 – 9H35 : Réinventer l’organisation des soins : le numérique dans tout cela ?
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9H35 – 10H20 : « Ma Santé 2022 » : coordination, territoires et e-parcours : les professionnels de santé sont-ils prêts à innover ?
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10H20 – 10H45 : Controverse : quelle stratégie et quels services pour mieux prendre en compte les besoins des patients ? acteurs publics, assureurs ou plateformes, qui seront les gagnants ?
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10H45 – 11H00 : CAFE&NETWORK
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11H00 – 12H00 : LES LABS
LAB 1. Usages numériques : comment accélérer l’adoption ?
LAB 2. La téléconsultation et les télésoins sont-ils la solution aux parcours complexes ?
LAB 3. Coordinateur de parcours : quels profils, quels métiers ?
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12H00 – 12H30 : RESTITUTION DES LABS
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12H30 – 13H45 : DEJEUNER&NETWORK
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13H45 – 14H15 : CHALLENGE START-UP – pitch des finalistes
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14h15 – 14h55 : L’innovation au service des personnes âgées et des Ehpad hors les murs. Quels modèles adopter ?
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14H55 – 15H10 : CHALLENGE START-UP – Annonce du Lauréat
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15H10 – 15H25 : CAFE&NETWORK
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15H25 – 16H05 : Construire les services numériques adaptés aux enjeux de santé : Le DMP, les outils de coordination et les plateformes régionales passent à la loupe des experts.
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16H05 – 16H20 : Soins non-programmés : y-a-t-il une alternative au 15 ?
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16H20 – 16H45 : La DATA & l’IA permettront-ils de personnaliser le parcours ?
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16H45 – 17H : COCKTAIL&NETWORK
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Sénégal : l’Agence de la couverture maladie universelle dévoile sa nouvelle plateforme numérique
L’Agence de la couverture maladie universelle (SunuCMU) du Sénégal présente sa nouvelle plateforme numérique, SunuCMU.com. Ce portail entièrement digitalisé est la première du genre à avoir été entièrement conçu par une agence publique à l’échelle mondiale.
L’initiative, qui a comme principal objectif l’amélioration de la qualité de vie des populations, permet d’effectuer des paiements numérique dans l’optique de réduire les coûts, d’accélérer les procédures et de faciliter la participation de tiers qui souhaitent inscrire un proche ou faire un don.
Le lancement de SunuCMU.com, développé entièrement par des start-ups nationales et contribuant ainsi a faire vivre l’écosystème IT, s’inscrit dans l’agenda de numérisation des paiements que Mahammed Boun Abdallah Dionne, Premier ministre du Sénégal, a lancé en novembre 2018.
La mise en place de cette nouvelle plateforme sera suivie en juin par l’arrivée d’une application mobile, et, en parallèle, l’ensemble des prestataires de santé seront géolocalisés pour que chaque Sénégalais inscrit puisse trouver le spécialiste adapté à ses besoins en fonction de sa localisation.
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Plateforme SI-VIC : « Il n’y a pas de fichage » des Gilets jaunes (Agnès Buzyn)
« Il n’a jamais été demandé de recueillir l’information « Gilets jaunes » (…). Jamais je ne demanderais cela à un soignant, d’ailleurs jamais il ne l’accepterait ». C’est ce qu’a déclaré Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, invitée le 2 mai de « l’interview politique » d’Audrey Crespo-Mara sur Europe 1, démentant que la plateforme SI-VIC (système d’information pour le suivi des victimes) ait pu être utilisée pour conserver des informations nominatives sur les manifestants Gilets jaunes blessés.
« Le ministère de la Santé ne demandera jamais, jamais, à aucun soignant de recueillir ce type d’information, ce n’est pas notre rôle, nous soignons tout le monde c’est le code de déontologie médicale », a-t-elle affirmé. Et d’ajouter : « Je pense que s’il y avait eu des dérives depuis 20 semaines, les soignants s’en seraient plaints ».
« Ce système informatique n’est pas vu et n’est pas accessible par le ministère de l’Intérieur, a précisé la ministre. Et les informations ne restent pas, c’est-à-dire une fois que l’événement est fini, ce système informatique est fermé, nous n’avons pas de trace. »
Agnès Buzyn explique que lors de la manifestation du 13 février où « un administrateur de l’hôpital » aurait demandé de renseigner dans SI-VIC la présence de Gilets jaunes, il y a eu « un malentendu» « entre l’administration de l’hôpital et les urgentistes ». Ce cas « est vraiment ponctuel, lié à un dysfonctionnement », ajoute-t-elle , indiquant qu’une enquête était en cours.
« Vous parliez à l’instant d’un administrateur de garde, rebondit Audrey Crespo-Mara. Si quelqu’un fait cette demande de fichage, vous prendrez des sanctions ? ». « Oui, répond la ministre. Je voudrais savoir pourquoi il l’a fait, ce qu’il a dit exactement »
Pour les Gilets Jaunes, SI-VIC est « ouvert au coup-par-coup, en fonction des manifestations et de leur degré de violence »
Agnès Buzyn a détaillé l’origine du déploiement du système SI-VIC, expliquant qu’ « après les attentats de novembre 2015, où il y avait clairement des difficultés à repérer où étaient envoyées les victimes », des informations « étaient fausses [et] les familles ne retrouvaient pas leurs blessés ». Il a alors « été décidé de mettre en place [un système informatique] qui permette, lorsqu’il y a un afflux en masse de blessés, quelle que soit la cause, de savoir si un hôpital est submergé de blessés, de pouvoir les orienter vers un autre hôpital, si on sait que les blocs opératoires vont être trop occupés, et qui permette aussi de recueillir les noms des victimes de façon à donner des informations aux familles ».
SI-VIC « a été ouvert pour l’incendie de la rue de Trévise, lorsque le pont de Gênes s’est effondré, lors des inondations dans l’Aude », ajoute-t-elle.
S’agissant des Gilets jaunes, « il est ouvert au coup-par-coup (…) en fonction des manifestations et de leur degré de violence ». Le 1er mai, précise la ministre, « nous n’avons pas eu à activer le système d’information (…) parce qu’il y a eu peu de blessés et que c’était au fil de l’eau dans la journée donc il n’y a pas eu d’afflux de victimes ».