Le centre de recherche d’IBM a publié en janvier 2017 la nouvelle édition de son rapport « Five in five », où il identifie cinq innovations qui « changeront nos vies » d’ici cinq ans. Trois d’entre elles concernent la santé, es deux autres l’environnement et la gestion des ressources.
IA, imagerie et nanotechnologies pour améliorer la santé
L’intelligence artificielle contre les troubles psychologiques
La recherche en intelligence artificielle combinée à l’imagerie pourrait contribuer à la lutte contre les troubles psychologiques. Ainsi, le deep learning permettra d’analyser les discours et les écrits des patients, comme la syntaxe ou l’intonation, et de combiner cette analyse à des IRM pour mieux identifier des maladies telles que Parkinson, Alzheimer ou encore la maladie de Huntington. Ces technologies pourraient également contribuer à rendre visibles des signes avant-coureurs mais imperceptibles de certaines pathologies.
Améliorer la vision humaine par l’hyper-imagerie et l’IA
L’ambition est de créer une vision augmentée et ainsi de voir au-delà du visible. De nouveaux dispositifs d’imagerie utilisant des technologies d’hyper-imagerie et d’intelligence artificielle révéleront un plus large spectre de fréquences électromagnétiques. Actuellement utilisés dans des instruments spécialisés, ces dispositifs très coûteux seront miniaturisés et plus accessibles financièrement. Ils pourront par exemple être combinés aux véhicules pour mieux appréhender les mauvaises conditions de visibilité ou les dangers de la route.
La nanotechnologie dans la lutte contre les maladies
Une puce pourra tracer et détecter des maladies dans les fluides corporels au niveau nanométrique. L’objectif de cette technologie « Lab-on-a-chip » est de détecter ces pathologies avant l’apparition des symptômes afin que la prise en charge et le traitement puissent être plus précoces. La nanotechnologie pourra séparer des bio-particules inférieures à 20 nanomètres pour accéder à l’ADN ou aux virus. Ces techniques seront notamment utilisées dans le cadre du cancer ou de la maladie de Parkinson, qui sont des pathologies difficiles à détecter.
Algorithmes et capteurs intelligents pour la protection de l’environnement
Des algorithmes et des logiciels pour numériser le monde physique
Les « macroscopes » rassembleront et réorganiseront des milliards de données physiques pour les analyser dans leur complexité. Aujourd’hui, plus de six mille milliards d’objets connectés génèrent dix milliards de Gigabyte par mois. Les macroscopes pourront analyser ces masses de données pour numériser le monde physique. Ces logiciels pourront être utilisés dans l’analyse de données climatiques, de ressources hydrauliques et alimentaires. L’objectif est de rendre visibles les éléments indispensables dans la prise de décisions de l’utilisation des ressources, comme par exemple dans le domaine de l’agriculture.
Des capteurs intelligents pour réduire le gaspillage d’hydrocarbures
Ces capteurs seront capables de détecter des fuites de gaz invisibles à l’œil nu. Placés à proximité des site d’extraction, ces dispositifs sans fil seront capables de détecter les agents polluants en assurant un contrôle et une surveillance continue. Cette technologie est fondée sur le transfert des données via les ondes lumineuse permettant une évaluation à la vitesse de la lumière. Cela permettra d’éviter les fuites de méthane, qui ont atteint neuf mille tonnes en 2014, de réduire la pollution et d’éviter des catastrophes environnementales.