Data-Indicateur

  • Evolution des levées de fonds entre janvier et mars, de 2016 à 2024

    Dans les graphes ci-dessous, le montant de certaines opérations n’a pas été diffusé par les sociétés concernées (notamment en février 2017 : montants non communiqué pour 3 opérations).

    Une visualisation par mois du premier trimestre, entre 2016 et 2024 :

    Evolution des montants des levées de fonds au cours des 3 premiers mois de l'année, entre 2016 et 2024 - @ H&TI
    Evolution des montants des levées de fonds au cours des 3 premiers mois de l’année, entre 2016 et 2024 – @ H&TI

     

    Une visualisation par année des montants trimestriels, entre 2016-2024 :

    Evolution des montants des levées de fonds au cours des 3 premiers mois de l'année, entre 2016 et 2024 - @ H&TI
    Evolution des montants des levées de fonds au cours des 3 premiers mois de l’année, entre 2016 et 2024 – @ H&TI
  • Quelles stratégies des géants de la tech pour l’IA générative ?

    Des solutions spécialisées dans le domaine de la santé existent, mais la majorité de celles-ci sont développées ou acquises par les géants américains de la Tech. En effet, la course au développement de solutions d’IA générative a connu une hausse spectaculaire en 2023 avec 21,8 Md $ investis, soit une hausse de 407 % en un an.

    Les solutions d’IA générative investies par les acteurs de la tech et leurs partenaires

    Comme vu dans l’indicateur sur les investissements et les levées de fonds dans l’IA générative, les Gafam sont largement en tête dans la course au développement de ces solutions.

    Microsoft investit dans Open IA et développe Nuance en santé

    Parmi les acteurs américains, Microsoft a le plus investi en 2023 en injectant 10 milliards de dollars dans la solution développée par Open IA : Chat GPT. Une déclinaison de cette IA, BioGPT, permet de générer du texte biomédical. L’hébergement des données sera assuré par Microsoft Azure. La société a également développée la solution d’IA générative Nuance (Dax Copilot), permettant de rationaliser les tâches administratives des professionnels de santé pour leur faire gagner du temps. Nuance annonce à Himss 2024 avoir développé des partenariats avec Stanford Medecine pour la prise de notes cliniques, WellSpan Health pour fluidifier les interactions patients-médecins et Providence afin d’utiliser son réseau cloud avec Microsoft Azure.

    En termes de partenariats, Microsoft s’est lié avec des acteurs de l’IA comme Mistral AI, Open IA, Inflection IA et Meta (anciennement Facebook).

    Amazon investit dans Claude 3 développé par Anthropic

    Amazon a investi 4 Md $ dans la solution Anthropic, qui développe le modèle de fondation « Claude 3 » (Haiku, Sonnet et Opus), conçu pour une réactivité quasi instantanée et des expériences d’intelligence artificielle (IA) générative homogènes imitant les interactions humaines.

    Google AI développe Vertex IA et MedLM pour les acteurs du soins

    De son côté, Google créé des applications d’IA générative rapidement et de manière responsable. La société améliore le service client avec les agents virtuels de Contact Center AI et les produits d’IA conversationnelle comme Speech-to-Text. Elle peut créer, déployer et faire évoluer des modèles d’IA plus efficaces avec sa plate-forme de Machine Learning unifiée, Vertex AI. Google a également investi 2 Md $ pour le chatbot Anthropic.

    En cours de test par des clients de Google Cloud, MedLM est basé sur un algorithme de grand modèle de langage (LLM), utilisé par des clients comme la Mayo Clinic, il propose les fonctionnalités suivantes :

    • des réponses aux questions d’ordre médical pour les patients ;
    • une génération automatique de résumés de documents médicaux (compte-rendu de consultation, note sur les antécédents médicaux du patient, etc.) en gardant les informations pertinentes du textes originales ;
    • un API pour classer les radiographies pulmonaires ;
    • un API pour la génération de chronologies dans l’affection des patients ;
    • ainsi qu’une mise à jour des tâches des infirmières aux moments de passation des gardes.

    Google Cloud met cependant en garde en disant que MedLM n’est pas un dispositif médical en tant que tel et doit être validé par un professionnel de santé.

    Meta développe son outil Llama

    Meta possède son outil d’IA générative « Llama », une plateforme ouverte comportant des modèles d’IA, des outils et des ressources pour façonner des modèles. Intégrant du LLM capable de générer du code, et un langage naturel sur le code, à partir d’invites de code et de langage naturel.

    La société détient de nombreux partenariats, aussi bien des acteurs de la Tech que des acteurs de la santé : Linkedin, Cloudflare, Orange, Nvidia, LG, Scale, CNRS, Microsoft, AWS, Dropbox, IBM, Shopify, Surge, Inria, Octo AI, Accenture, Zoom et d’autres.

    Nvidia découvre des nouvelles molécules grâce à Clara Discovery

    Nvidia développe sa technologie Nvidia Clara™ Discovery, regroupe une collection de frameworks, d’outils, d’applications et de modèles pré-entraînés, optimisés et accélérés par GPU pour la découverte de médicaments assistée par ordinateur. Conçue pour prendre en charge les workflows multidisciplinaires, la plateforme Clara Discovery aide les scientifiques et les chercheurs à accélérer la mise sur le marché des médicaments et offre de nouvelles possibilités pour la recherche sur les mécanismes pathologiques.

    Côté partenariats, Nvidia a investi avec Microsoft dans Open IA à hauteur de 1,3 Md $ et financé en partie Databricks, une société anglaise.

    Mistral AI fournit une API avec un haut niveau de raisonnement

    La jeune pousse française née en 2023, Mistral AI, développe des Modèles de langage performants (LLM) qui sont aussi utilisées en santé (Mistral Small, Mistral Large, Mistral Embed). Classé deuxième parmi tous les modèles disponibles via une API, sa solution fournit des capacités de raisonnement de haut niveau.

    La startup a lancé un partenariat de distribution avec Microsoft depuis mars 2024, qui avait investi 15 M € dans sa levée de fonds de 385 M €. Mistral AI a également établi un partenariat avec Capgemini. Elle possède des clients comme BNP Paribas, Orange, CMA CGM, MongoDB, Octo AI, Lamini, Pretto et Cloud flare.

    Les cas d’usage les plus attractifs utilisés en santé

    Dans les différents cas d’usage de l’IA générative appliqués par les acteurs de la tech, nous retrouvons dans le secteur de la santé les entreprises suivantes :

    • l’automatisation des flux de travail manuel avec Google, Microsoft et sa solution BioGPT ;
    • la Documentation des patients informatisés (DPI) avec Microsoft, Mistral AI, Open AI, AWS ;
    • la découverte de nouvelles molécules avec Nvidia (Clara Discovery).

     La GenAI au service des flux de travail d’examen manuel

    L’intégration de la GenAI dans les flux de travail d’examen manuel offre une solution prometteuse pour automatiser ces processus. L’IA générative est employée pour créer des résumés de dossiers médicaux, générer des interprétations préliminaires d’images médicales, et analyser des données de laboratoire pour identifier des tendances ou des anomalies. Ce cas d’usage se concentre sur l’automatisation et l’optimisation des tâches répétitives, permettant aux professionnels de santé de consacrer plus de temps aux aspects critiques de la prise en charge des patients.

    L’automatisation appliquée aux DPI

    La Documentation des patients informatisés (DPI) traités par l’IA générative sont utilisées pour analyser les informations des patients, les publications médicales et d’autres données pertinentes, en vue de créer des documents complets et exacts dans les dossiers de santé électroniques. Ce procédé simplifie et automatise la documentation, ce qui diminue les risques d’erreurs et améliore l’efficacité des professionnels de la santé dans la tenue à jour des dossiers de leurs patients.

    Découverte de nouvelles molécules

    L’IA générative simplifie la création/découverte de nouvelles molécules en variant leurs structures de base tout en préservant les caractéristiques pharmacologiques essentielles. Cette technologie permet aux chercheurs d’explorer de nouvelles possibilités dans le domaine de la chimie, ouvrant la voie à des médicaments potentiels avec des propriétés améliorées et des mécanismes d’action différents.

     

    Synthèse des stratégies GenAI des géants de la tech

    La stratégie d’IA générative de Microsoft :

     

    La stratégie d’IA générative d’Amazon Web Services (AWS) :

     

    La stratégie d’IA générative de Google :

     

  • GenAI : tour d’horizon international des politiques publiques et réglementations (France, USA, Chine)

    La France dans l’attente du déploiement de l’AI Act

    Pour le moment, les pays de l’Union européenne n’ont pas encore mis en place au sein de leur législation nationale des règles concernants le périmètre d’utilisation de l’intelligence artificielle générative. C’est l’AI Act – qui a été définitivement adopté le 13 mars 2024 par les eurodéputés – qui met en place les “premières règles contraignantes et complètes au monde pour une IA fiable” dans la zone de l’Union européenne. Même si le texte doit encore être approuvé en avril 2024 par les 27 membres de l’UE, avant d’être publié au journal officiel de l’UE en mai ou en juin, cette adoption de règles pour les systèmes d’IA est une première mondiale. Ces nombreuses règles seront celles qui régiront la législation française sur l’IA générative, lorsque la loi européenne sera transposée à l’échelle nationale. Plus qu’un ensemble de règles pour les fournisseurs de systèmes d’intelligence artificielle européens, l’IA Act a vocation à s’appliquer aussi aux fournisseurs non européens qui traitent sur le marché de l’UE.

    L’IA générative considérée comme “à haut risque” :

    Après l’adoption de l’IA Act par le Parlement européen le 13 avril dernier – 523 eurodéputés sur 618 ont votés pour -, le Parlement a expliqué que ce règlement “établit des obligations pour les systèmes d’IA en fonction de leurs risques potentiels et de leur niveau d’impact”.

    Pour différencier les systèmes d’IA et décider des règles qui leurs seront applicables, l’AI Act décompose sa réglementation en deux niveaux :

    • les règles qui seront imposées aux modèles d’IA à “usage général” ;
    • les règles qui seront imposées aux modèles d’IA à “haut risque”, dont font partie les systèmes d’IA générative.

     

    Pour l’IA générative, les fournisseurs de ces systèmes devront respecter des règles de transparence – comme la rédaction et mise à jour du processus d’entraînement et d’essai du modèle aux autorités et fournisseurs ultérieurs, ainsi qu’un résumé détaillé des données d’entraînement du modèle – qui sont applicables même aux fournisseurs de modèles à “usage général”,  mais aussi :

    • mettre en place un système de gestion des risques tout au long du cycle de vie du système d’IA à haut risque ;
    • assurer la gouvernance des données, en veillant à ce que les ensembles de données de formation, de validation et de test soient pertinents, suffisamment représentatifs et, dans la mesure du possible, exempts d’erreurs et complets conformément à l’objectif visé ;
    • établir une documentation technique pour démontrer la conformité et fournir aux autorités les informations nécessaires à l’évaluation de cette conformité ;
    • concevoir leur système d’IA à haut risque pour qu’il enregistre automatiquement les événements pertinents pour l’identification des risques au niveau national et les modifications substantielles tout au long du cycle de vie du système ;
    • fournir des instructions d’utilisation aux utilisateurs en aval pour leur permettre de se conformer à la réglementation ;
    • concevoir leur système d’IA à haut risque pour permettre aux déployeurs de mettre en place une surveillance humaine ;
    • concevoir leur système d’IA à haut risque pour atteindre les niveaux appropriés de précision, de robustesse et de cybersécurité ;
    • mettre en place un système de gestion de la qualité pour garantir la conformité.

    La France dans la course de l’IA générative :

    Après sa publication au Journal officiel de l’UE, l’AI Act sera pleinement effectif dans l’Union européenne dans les 24 mois après son entrée en vigueur, sauf l’interdiction des pratiques interdites (6 mois après la date d’entrée en vigueur), les codes de pratique (9 mois après), les règles concernant l’IA à usage général (12 mois après ), et les obligations pour les systèmes à haut risque (36 mois après).

    Les règles de l’IA Act qui concernent l’IA générative seront donc applicables en France dès 2026. Mais avant ça, le Gouvernement français compte bien mettre en place certaines mesures qui vont lui permettre de rester dans la course à l’IA générative face à l’énorme concurrence américaine et chinoise. Dans le cadre de la deuxième phase de la stratégie nationale pour l’IA lancée en novembre 2022, la France a prévu de consacrer 2,22 milliards d’euros pour la diffusion des technologies d’IA au sein de l’économie et l’IA générative est de la partie.

    Le 5 avril 2024, le Gouvernement a lancé l’appel à projets (AAP) “accélération des usages de l’IA générative dans l’économie” qui a pour objectif de “permettre le développement d’outils d’IA générative performants et diffusant dans l’ensemble de l’économie” et fait suite à l’AAP “communs numériques pour l’intelligence artificielle générative”, qui a clôt le 24 octobre 2023 et visait au développement de briques technologiques communes pour l’économie sur l’ensemble de la chaîne de valeur de l’IA générative “afin de stimuler le développement de produits ou services innovants”. Ces AAP s’inscrivent dans les recommandations faites par la Commission de l’intelligence artificielle au Président de la république qui mettent l’accent sur l’investissement dans l’IA générative.

    Les Etats-Unis ont obtenu des engagements des géants de l’IA générative

    L’Union européenne est donc parvenue a mettre en place les premières règles contraignantes pour l’utilisation et la conception des systèmes d’IA générative. Pourtant, le 30 octobre 2023, le président américain se félicitait d’être à la tête du premier pays à réguler l’intelligence artificielle générative. En effet, Joe Biden a signé ce jour un décret qui impose des obligations aux géants du secteur comme Google, OpenAI ou encore Microsoft. Cependant, ce décret ne contient que des engagements de la part de ces géants et ne comportent pas réellement de règles contraignantes, puisque la Maison blanche ne peut pas édicter des règles législatives car ce pouvoir revient au Congrès américain dont nombre de représentants et de sénateurs bloquent la promulgation de lois contraignantes sur le sujet de l’IA générative.

    Par ce décret, la Maison blanche a obtenu des 15 signataires :

    • de transmettre les résultats de leurs tests de sécurité réalisés lors du développement de leurs modèles d’IA générative, lorsque les projets de développement de ces modèles présentent “un risque sérieux en matière de sécurité nationale, de sécurité économique nationale, ou de santé publique ;
    • de mettre en place des tests standardisés pour évaluer les risques de leur modèle d’IA générative ;
    • d’autoriser les audits indépendants de leurs modèles d’IA générative ;
    • de s’assurer que leurs modèles respectent la vie privée de leurs utilisateurs et n’incluent pas de biais discriminatoires ;
    • de mettre en place un marquage des contenus générés par leurs modèles.

    Un groupe de travail américain pour la rédaction de recommandations :

    Bien que les 15 géants de la tech aient signé ce décret, aucune sanction n’a été prévue dans celui-ci en cas de non-respect des obligations fixées. Les points du décret tiennent donc à l’unique bon vouloir des entreprises qui développent ces modèles d’IA générative.

    Pour aller plus loin dans la réglementation de l’IA générative, la Maison blanche a décidé de mettre en place un groupe de travail composé de parlementaires pour rédiger un rapport. Au sein de ce rapport se trouveront des principes directeurs, ainsi que des recommandations pour permettre aux États-Unis de tirer profit de l’IA générative et de limiter ces risques pour les citoyens américains. C’est un premier pas vers la réglementation de la technologie dans le pays qui déploie le plus de systèmes d’IA générative et qui comporte le plus d’investisseurs dans le secteur. Comme partout dans le monde, cette réglementation est nécessaire, mais ne doit pas être trop contraignante pour permettre un bon développement de la technologie.

    La Chine encadre uniquement l’IA générative accessible au grand public

    L’autre pays qui est fortement dans la course de l’intelligence artificielle générative, c’est la Chine. La plus grande puissance économique asiatique a adopté, le 23 mai 2023, les mesures provisoires pour l’administration des services d’intelligence artificielle générative. On les nomme “mesures provisoires”, parce que les lois chinoises préexistantes sur le sujet prévalent sur ces dernières. Ce texte de 24 articles qui concerne “la technologie d’intelligence artificielle générative pour fournir au public sur le territoire de la République populaire de Chine le service de génération de texte, d’images, d’audio, de vidéo et d’autres contenus” est entré en vigueur le 15 août 2023.

    En vérité, ces mesures ne sont pas très contraignantes. Déjà, elles ne concernent pas les systèmes d’IA générative développés et utilisés par les entreprises, les établissements d’enseignement et de recherche scientifique, ou encore les établissements culturels publics et qui ne fournissent pas leurs services d’intelligence artificielle générative au public national. Seule l’IA générative accessible au grand public est concernée par ces mesures. Ensuite, aucune sanction pécuniaire n’est prévue en cas de non respect de ces mesures, alors qu’un premier projet de mesures avaient instaurés une amende de 100 000 yuans (12 600 euros). Cette mesure a été abandonnée pour ne pas décourager l’innovation des entreprises chinoises développant ces systèmes d’IA générative.

    Sur les 24 articles, seuls quelques uns établissent des règles à direction des fournisseurs des systèmes d’IA générative. Parmi ces règles, on retrouve :

    • l’obligation pour les AI génératives d’adhérer aux valeurs fondamentales du socialisme, de ne pas inciter à la subversion du pouvoir de l’état chinois, de renverser le système socialiste, de mettre en danger la sécurité et les intérêts nationaux, de nuire à l’image du pays, et de promouvoir le terrorisme, l’extrémisme ou la haine raciale ;
    • l’obligation pour les fournisseurs des systèmes d’utiliser des données obtenues que légalement et veiller à ce que leur utilisation respecte les droits de propriété intellectuelle et l’éthique commerciale
    • l’obligation pour les systèmes de ne pas créer des informations fausses et nuisibles et puissent être discriminatoires sur plusieurs plans dont l’origine ethnique, les croyances, le pays, la région, le sexe, l’âge, la profession, ou encore la santé ;
    • l’obligation pour les fournisseurs de prendre des mesures efficaces pour empêcher les utilisateurs mineurs de se fier ou de se livrer de manière excessive à l’utilisation des services d’intelligence artificielle générative ;
    • l’obligation pour les fournisseurs des systèmes d’IA génératives de prendre toutes les mesures qui lui seront possibles – comme l’arrêt de la production, de la transmission d’un contenu généré ou la mise en place d’une optimisation du modèle – dans le cas où son modèle d’IA générative produit un contenu illégal ;
    • la permission pour les utilisateurs de porter plainte contre le fournisseur du système d’IAG lorsqu’il constate que le service qu’il utilise n’est pas conforme aux dispositions des lois, des règlements administratifs et des mesures mises en place par ces articles.
  • Panorama international des recommandations émises sur la GenAI en santé

    Des recommandations émises aux 4 coins du globe

    Cabinets de conseil, organisations mondiales, groupes de travail, académies… aux 4 coins du globe des acteurs ont émis des recommandations pour palier le manque de réglementation sur l’IA générative et permettre à toutes les parties prenantes de tirer le meilleur de cette technologie, que ce soit dans le secteur de la santé ou de manière plus générale.

    Dans le cadre de son indicateur sur l’intelligence artificielle générative, Health & Tech Intelligence dresse un état des lieux des principales recommandations formulées depuis l’émergence de cette technologie en fin d’année 2022. Dans ce panorama, les recommandations pour l’usage de l’IA générative en santé sont traitées avant celles plus générales sur la GenAI. Elles sont également divisées en fonction de leur portée et de leur périmètre : France, Europe, Etats-Unis et monde.

    I – Les recommandations pour l’usage de l’IA générative en santé :

    France et Europe :

    Les recommandations de l’Académie nationale de médecine pour tous les acteurs du système de santé, publics ou privés, aux citoyens et aux pouvoirs publics (mars 2024):

    • Tous les professionnels de santé doivent être formés à l’usage des Systèmes d’Intelligence Artificielle Générative (SIAGen) ;
    • L’usage des Systèmes d’Intelligence Artificielle Générative par les professionnels de santé doit se généraliser : il serait contraire à l’éthique de se passer de l’aide de ces outils ;
    • Il faut absolument éviter de communiquer les données personnelles des patients et des professionnels de santé à des SIAgen dont la maîtrise en France ou en Europe n’est pas clairement établie : il n’y a pas de « petites » données ;
    • Toute utilisation des SIAGen doit faire l’objet d’une supervision humaine et le temps consacré au colloque singulier patient/soignant doit être préservé voire renforcé quels que soient les systèmes numériques utilisés ;
    • La responsabilité des différents acteurs, concepteurs, utilisateurs, doit être clairement déterminée par une réglementation prenant rapidement en compte le règlement européen sur l’IA pour les systèmes numériques en santé ;
    • La cyber sécurité des établissements de santé et des plateformes de données de santé doit être traitée comme une priorité première et absolue ;
    • La propriété intellectuelle des données servant à l’apprentissage des modèles doit être garantie et notamment celle des publications scientifiques ;
    • Les recherches sur les applications en santé des SIAGen doivent être fortement soutenues au niveau national et européen afin de réduire la dépendance aux entreprises étrangères et de progresser vers une souveraineté numérique européenne ;
    • L’utilisation des SIAgen doit se faire dans le respect des principes éthiques, notamment développés dans les avis 3 et 7 du Comité National Pilote d’Ethique du Numérique ;
    • Les impacts environnementaux et énergétique de la conception, la mise en œuvre et l’utilisation des SIAgen en santé doivent être précisément mesurés et pris en compte dans l’évaluation de l’impact environnemental du système de santé.

    Les recommandations du Health Data Institute pour l’IA générative en santé (mars 2024) :

    • Le Healthcare Data Institute recommande, lors de la mise en place de projets (appels d’offres, entrepôts de données, etc.), d’imposer des normes techniques, avec des spécifications fonctionnelles, afin d’assurer la robustesse, l’interopérabilité, la transparence et l’explicabilité pour accroître la confiance.
    • Introduire des modèles spécifiques au monde médical car la complexité du langage médical et des pratiques/contextes cliniques à prendre en compte expose les limites de cette approche et impose l’introduction de modèles spécifiques ;
    • Appliquer absolument les stratégies existantes d’anonymisation et d’identification des risques de données ;
    • Trouver des moyens d’effectuer un audit des données d’entraînement – alors que leur volume excède ce que les capacités humaines peuvent appréhender – pour une meilleure interprétabilité des modèles ;
    • Contrôler la qualité des données utilisées dans une phase de « raffinage ».

    États-Unis :

    Les 4 recommandations de l’American hospital association pour l’IA générative en santé (juin 2023) :

    • Adopter une approche axée sur les personnes et non sur la technologie en recrutant des talents qui pourront à la fois créer et utiliser l’IA et former les personnes de toute l’organisation à travailler efficacement avec les processus infusés par l’IA ;
    • Adopter une approche stratégique et disciplinée pour acquérir, affiner, protéger et déployer les données avant de les utiliser dans les modèles d’IA générative ;
    • Investir dans des bases de données technologiques et durables ;
    • Déployer des systèmes d’IA générative responsable et évaluer les risques éthiques avant même le déploiement.

    Les 5 clés de l’American Academy of Family Physicians pour choisir le bon fournisseur d’IAG pour les hôpitaux (octobre 2023) :

    • Choisir des systèmes d’IA générative adaptés aux flux de travail des établissements de santé qui peuvent fournir des solutions technologiques fiables sur lesquelles les cliniciens peuvent s’appuyer dans leurs flux de travail quotidiens ;
    • Choisir un partenaire qui a une approche responsable de l’IA et demander aux fournisseurs potentiels de partager les détails de leur cadre éthique d’IA pour s’assurer qu’ils prennent leurs responsabilités au sérieux ;
    • Choisir des partenaires qui possèdent une expertise en déploiement et en optimisation et qui peuvent des applications dans le monde réel et les intégrer étroitement aux systèmes de DSE, de planification et de facturation ;
    • S’assurer que les fournisseurs d’IA disposent d’une infrastructure mondiale fiable, surtout en matière de sécurité et de gouvernance ;
    • Choisir un partenaire qui possède une expérience approfondie dans le domaine de la santé et qui peut plus facilement comprendre les défis et les priorités des cliniciens.

    Les principes pour le développement, le déploiement et l’utilisation de l’IA générative en santé par l’American medical association (novembre 2023) :

    • S’il n’existe pas de politique nationale ou de structure de gouvernance pour guider le développement et l’adoption de l’IA non liée aux dispositifs médicaux, l’AMA encourage une approche globale du gouvernement pour mettre en place des politiques de gouvernance qui atténuent les risques pour les consommateurs et les patients ;
    • Déterminer quand et quoi divulguer pour garantir la transparence de l’IA et permettre aux professionnels de la santé et aux patients de comprendre comment l’IA est utilisée dans les soins ;
    • Encourager le développement de politiques et de directives pour l’adoption de l’IA générative, qui peut créer de nouvelles informations à partir de données existantes ;
    • Faire prendre conscience aux médecins de leur responsabilité lorsqu’ils utilisent des technologies basées sur l’IA : ils doivent s’assurer que l’IA répond à des normes rigoureuses pour atteindre les objectifs du quadruple objectif, promouvoir l’équité en santé, prioriser la sécurité des patients et limiter les risques pour les médecins et les patients ;
    • Protéger les données de l’IA et garantir la cybersécurité pour prévenir les violations de la vie privée et les atteintes à la sécurité des patients.

    4 recommandations de McKinsey pour réussir l’intégration de l’IA générative dans le secteur des soins (juillet 2023) :

    • Évaluer le paysage des solutions disponibles pour voir quelles technologies pourraient le mieux servir aux soins et mettre en place des groupes dans les établissements de santé pour voir quelles solutions sont les plus pertinentes pour chaque service ;
    • S’assurer de la fidélité et l’exactitude des données de santé récoltées grâce à des partenariats stratégiques (avec des prestataires, des payeurs ou des fournisseurs de technologies) et des investissements dans l’interopérabilité ;
    • Mettre en place des cadres juridiques qui régissent l’utilisation de l’IA générative dans les établissements de santé afin que garantir la sécurité des données, ainsi que leur partialité et leur équité ;
    • Mettre l’accent sur les personnes et les former en vue de la transformation de leur métier par l’IA générative.

    Monde :

    Les lignes directrices sur l’éthique et la gouvernance de l’IA pour les grands modèles multimodaux (LMM) de l’OMS (janvier 2024) :

    Les gouvernements devraient :

    • Investir dans les infrastructures à but non lucratif ou publiques auxquelles les développeurs des secteurs public, privé ou à but non lucratif ont accès – notamment la puissance de calcul et les bases de données publiques – ou les mettre à disposition, en veillant à ce que les utilisateurs qui y accèdent adhèrent à certains principes et valeurs éthiques ;
    • S’appuyer sur la législation, les politiques et la réglementation pour garantir que les LMM et les applications utilisées en santé et en médecine, indépendamment des risques ou des avantages associés à la technologie d’IA en question, respectent des obligations éthiques et des normes en matière de droits humains, notamment sur la dignité et l’autonomie des personnes ou le respect de la vie privée ;
    • Confier à un organisme de réglementation, nouveau ou existant, la responsabilité d’évaluer et d’approuver les LMM et les applications destinées à un usage en santé ou en médecine, en fonction des ressources disponibles ;
    • Mettre en place des dispositifs obligatoires d’audit et d’évaluation d’impact par des tiers indépendants, notamment en matière de protection des données et de droits humains, lorsqu’un LMM est déployé à grande échelle. Ces audits et études d’impact doivent être publiés et présenter les résultats et les impacts en les ventilant par type d’utilisateur (par exemple selon l’âge, la race ou le handicap).

    Les développeurs de LMM doivent veiller à ce que :

    • Les LMM ne soient pas conçus uniquement par des scientifiques et des ingénieurs. Les utilisateurs potentiels ainsi que l’ensemble des parties prenantes directes et indirectes (y compris les prestataires médicaux, les chercheurs scientifiques, les professionnels de la santé et les patients) doivent prendre part à la mise au point des IA dès les premiers stades, selon des modalités structurées, inclusives et transparentes, et avoir la possibilité de soulever des questions éthiques, de faire part de leurs préoccupations et à faire des observations sur l’application d’IA en question ;
    • Les LMM soient conçus pour exécuter des tâches bien précises avec le niveau de précision et de fiabilité requis pour améliorer la capacité des systèmes de santé et promouvoir les intérêts des patients. Les développeurs doivent également être en mesure de prévoir et de comprendre les conséquences indirectes potentielles de ces systèmes.

    II – Les recommandations générales :

    France et Europe :

    Les recommandations sur l’IA générative dans le rapport au Président de la république (mars 2024) :

    • Repenser la gouvernance des données en facilitant « l’accès aux données à caractère personnel pour permettre leur utilisation dans des innovations thérapeutiques, notamment en supprimant certaines procédures d’autorisation préalable d’accès aux données de santé et en réduisant les délais de réponse de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) » ;
    • Faire de la France un pôle majeur de la puissance de calcul – « ingrédient incontournable de l’IA générative » – en sécurisant sans délai « l’approvisionnement de l’écosystème français par le biais d’une commande européenne de puissance de calcul privée » et en mettant en place un crédit d’impôt IA qui « soutiendrait les projets de recherche et de développement dans la location de la puissance de calcul, sous la condition d’utiliser un centre de calcul établi sur le territoire » ;
    • Mettre en place une infrastructure technique favorisant la mise en relation entre les développeurs d’IA générative et les détenteurs de données culturelles patrimoniales ;
    • Assumer le principe d’une « Exception IA » sous la forme d’une expérimentation dans la recherche publique pour en renforcer l’attractivité ;
    • Investir dans l’observation, les études et la recherche sur les impacts des systèmes d’IA – notamment générative – sur la quantité et la qualité de l’emploi ;
    • Généraliser le déploiement de l’IA – notamment générative – dans toutes les formations d’enseignement supérieur et acculturer les élèves dans l’enseignement secondaire pour rendre accessibles et attractives les formations spécialisées ;
    • Accélérer l’émergence d’une filière européenne de composants semi-conducteurs adaptés aux systèmes d’IA, notamment générative.

    Les 40 mesures du Hub France IA pour la France et l’Europe (février 2024) :

    Pour l’entraînement des modèles :

    • Adresser les difficultés rencontrées par les start-ups pour accéder aux capacités de calcul de l’EuroHPC ;
    • Tirer les leçons de cette expérience pour optimiser les choix d’architecture ainsi que les accès à Jean Zay et d’ici 2025 Jules Verne ;
    • A court-terme, encourager un environnement plus compétitif pour optimiser le coût et les délais d’accès aux GPUs ;
    • A moyen-terme, investir de façon ambitieuse pour établir un écosystème de champions industriels européen pour traiter l’amont de la chaîne de valeur (équipements pour la gravure, gravure, fabrication et commercialisation des cartes graphiques) ;
    • Préparer Jules Verne pour répondre aux évolutions de l’IA anticipées pour 2025-2030, notamment l’hybridation entre simulation physique, apprentissage et génération.

    Pour l’inférence :

    • Inciter les travaux de recherche sur la performance des modèles réduisant le besoin de CPU pour optimiser l’équilibre performance – robustesse – coût d’inférence ;
    • Optimiser l’inférence en capitalisant sur des offres européennes de CPUs présentant le double avantage de la souveraineté et de la frugalité énergétique ;
    • Mettre en place des dispositifs incitatifs pour permettre aux fournisseurs de cloud souverain de mettre à niveau les offres PaaS et GPU et de mettre à disposition des capacités pour l’entrainement et l’inférence à des coûts contrôlés et avec une empreinte écologique maitrisée ;
    • Simplifier les processus d’accès à l’EuroHPC pour les besoins de finetuning/transfer learning.

    Pour l’intégration des IA génératives :

    • Proposer des bacs à sable pour expérimenter et stimuler l’innovation, comme par exemple les « Regulatory Sandboxes » dans le cadre de l’AI Act ou les TEF (Testing and Experimentation Facility), de la Commission Européenne6, et mettre en place les ressources et relais pour encourager les entreprises françaises à utiliser ces dispositifs, qui doivent intégrer ou donner accès à des capacités de calcul importantes ;
    • Favoriser l’émergence de briques d’intégration européennes (LLM Ops, Systèmes d’IA) via une double démarche d’achats publics et d’accessibilité dans les places de marché des hyperscalers et des intégrateurs 2. Stimuler et soutenir la croissance de l’écosystème ;
    • Lancer un « EU foundation model challenge » et accélérer l’initiative « IEC Scale-up Europe » ;
    • Favoriser l’« open source » pour garantir l’indépendance, la souveraineté et baisser les barrières à l’entrée pour les acteurs européens ;
    • Favoriser la concurrence en rendant obligatoire l’accès aux modèles des hyperscalers en dehors de leurs environnements cloud ;
    • Sécuriser un quota fixe de marchés publics pour les startups françaises et adapter les processus de référencement en conséquence (« small business act » dédié à l’IA) ;
    • Favoriser l’achat par les acteurs privés de solutions européennes, en incitant par exemple le fléchage de 10% du budget IT des entreprises sur CAC 40 ou du SBF 120 vers ces solutions, soit environ 10Md par an via une incitation fiscale type CIR ;
    • Développer des places de marché performantes chez les fournisseurs de cloud et les ESN français/européens ;
    • Adresser les problématiques de concurrence et de règles équitables en sécurisant pour les fournisseurs français une présence dans les places de marché des « hyperscalers » ;
    • Adapter le programme IA Booster France 2030 pour accompagner les PME et les ETI dans l’adoption de l’IAG en intégrant les problématiques de coût de développement (ou de licence) ;
    • Flécher le support public vers le développement d’offres B2B pour développer avec les bons talents et les bons outils des produits d’IAG respectueux des règles éthiques et des réglementations européennes, basés sur des modèles plus petits, moins chers à produire, plus frugaux et plus pertinents pour les usages des entreprises 3. Faciliter l’accès aux données dans un cadre de confiance ;
    • Créer des fédérations de bases de données européennes (texte, audio, vidéo) normées et qualifiées pour diversifier et améliorer les modèles de langage et les sécuriser dans un cloud européen souverain et mettre en place des bacs à sable pour l’entrainement hébergés sur ces bases données au GENCI (et autres équivalents européens) ;
    • Mettre en œuvre la proposition du ministère de l’Économie et des Finances d’un marché unique de la donnée avec une place de marché fondée sur un modèle économique permettant d’éviter une spéculation effrénée à l’avantage des acteurs en situation de monopole ;
    • Lancer un chantier transverse sur la gestion des droits d’auteur permettant l’émergence des modèles européens tout en préservant le marché des médias et de la culture, avec un cadre clair et transparent de monétisation de la donnée et des moyens concrets pour le mettre en œuvre.

    Pour accompagner les entreprises dans la gestion des risques et la régulation :

    • Garantir une mise en place équilibrée et progressive de l’AI Act permettant d’associer innovation et protection pour les fournisseurs de modèles ou de systèmes d’IA générative ;
    • Déployer un dispositif d’accompagnement opérationnel des fournisseurs et des consommateurs de solutions pour implémenter l’AI Act et organiser une boucle de retours terrains vers les autorités compétentes afin de faire évoluer le texte sur les mesures les plus problématiques à travers le dispositif d’actes délégués ;
    • Faciliter l’accès à des outils de mise en conformité pour la donnée, les modèles et l’inférence ;
    • Intégrer la taxonomie et les recommandations NIST7 pour se prémunir des risques cyber ;
    • Promouvoir la recherche sur la « trustworthiness » en s’appuyant sur les dispositifs européens existants.

    Pour piloter et optimiser l’empreinte environnementale :

    • Déployer un cadre normalisé pour l’analyse du cycle de vie de l’IA générative intégrant le hardware (serveurs, cartes graphiques, …), l’entrainement et l’inférence ;
    • Valoriser la frugalité des solutions souveraines européennes et l’énergie décarbonée française à un prix accessible comme un atout compétitif ;
    • Acculturer et éduquer les utilisateurs (entreprises et individus) sur les enjeux environnementaux afin d’appuyer l’utilisation de l’IAG uniquement vers les usages qui le nécessitent vraiment (ex. il n’est pas nécessaire d’utiliser des LLM pour faire une simple recherche. Souvent des briques de NLP classiques ou un modèle de classification fine-tuné suffisent largement) ;
    • Accompagner les développeurs de solutions dans l’adoption d’approches plus frugales en fonction des cas d’usage (techniques de « few shot learning », choix de modèles de petite taille…) ;
    • Inciter les fournisseurs de solutions à mettre en place des systèmes automatiques pour orienter vers des modèles pertinents et frugaux par opposition aux modèles les plus puissants ;
    • Limiter la multiplication des solutions et favoriser les solutions open source et partagées afin d’éviter le gaspillage de ressources et la redondance ;
    • Mesurer et piloter l’effet rebond et les incidences sur l’environnement.

    Pour accélérer la montée en compétence afin de favoriser l’adoption de l’IA générative :

    • Favoriser l’enseignement de l’informatique et de l’IA dès l’école primaire ;
    • Établir une cartographie des besoins en compétences IAG au sein des entreprises en fonction de leur typologie et de la typologie des métiers impactés, notamment la transformation des métiers au-delà des métiers IA et IT ;
    • Accélérer le processus de labellisation de nouvelles formations, certifiantes de préférence : parcours d’acculturation, certification de compétence sur les outils d’IA générative, re-skilling à l’échelle (stratégie de massification) ;
    • Promouvoir la transparence des solutions intégrant de l’IAG pour faciliter l’acceptabilité par les utilisateurs ;
    • Mettre en place un observatoire de l’IAG afin de piloter dans le temps l’évolution de l’adoption, des usages, de la prise en main des métiers, des risques et des impacts (productivité, emploi, effets rebonds, environnement) en s’appuyant par exemple sur le projet européen « DeployAI ».

    Les recommandations du Comité national pilote d’éthique du numérique (juillet 2023) :

    1) Sur les enjeux éthiques

    Les transformations technologiques, notamment celles liées à l’IAG, suscitent à la fois espoirs et craintes dans la société. Cependant, la société a du mal à anticiper pleinement les conséquences de ces avancées, soulevant ainsi des questions éthiques et sociales dans les débats sur leur réglementation.

    Le CNPEN recommande :

    • d’analyser éthiquement les choix technologiques lors de la conception des systèmes d’IA générative. Si des tensions éthiques sont détectées, envisager méthodiquement des solutions techniques pour les résoudre, puis évaluer ces solutions dans des contextes d’utilisation réels ;
    • d’éviter les excès de contrôle (overpolicing) des modèles par les concepteurs ;
    • de créer une entité souveraine dédiée à la recherche et à la formation sur « IA, science et société » ;
    • et faire preuve de prudence dans la vitesse d’adoption des systèmes d’IA générative et prévoir des évaluations préalables et continues.

    Par ailleurs, le CNPEN identifie 7 problématiques éthiques pour lesquels il élabore 12 préconisations :

    Rapport à la vérité et absence de signification :

    • Utiliser des sources de qualité pour l’apprentissage des systèmes d’IAG.
    • Tenir compte des effets des choix des hyperparamètres des modèles.

    Manipulation de l’utilisateur sans responsabilité :

    • Évaluer les biais connus des modèles à base de jeux d’essais standardisés.
    • Mutualiser les pratiques d’utilisation des systèmes d’IAG.

    Maintien des distinctions :

    • Implémenter une solution technique, comme un code en filigrane (« watermark« ), pour permettre à l’utilisateur de distinguer le résultat d’un modèle d’une production humaine.
    • Amplifier les recherches sur les codes en filigrane.

    Projection de qualités humaines :

    • Mettre en œuvre des mécanismes de contrôle et de filtrage spécifiques pour réduire la projection des qualités humaines sur les systèmes d’IAG.
    • Informer l’utilisateur des biais potentiels de l’anthropomorphisation.

    Comportements émergents :

    • Étudier les comportements émergents et les effets inconnus des modèles.

    Multilinguisme et dominance d’une langue :

    • Concevoir les systèmes d’IAG dans différentes langues reflétant la diversité des cultures.

    Éducation et conséquences sur l’apprentissage humain :

    • Faciliter la prise en main du système grâce au paramétrage des systèmes d’IA par les utilisateurs.
    • Utiliser les systèmes d’IAG pour l’éducation.

    Question de libre accès et de logiciel ouvert :

    • Conditionner le libre accès des modèles de fondation à la prise de conscience par leurs concepteurs des enjeux d’ouverture et des risques de mésusage.
    • Expliciter et appliquer des critères de transparence et d’évaluation.

    2) Sur les enjeux juridiques

    Les règles juridiques imposées aux systèmes d’IAG et aux modèles de fondation :

    • Considérer les modèles de fondation mis sur le marché et les systèmes d’IAG comme des systèmes à haut risque.
    • Attribuer la responsabilité légale aux fournisseurs des modèles de fondation et aux déployeurs d’applications spécifiques d’IAG à partir de ces modèles, avec une extension de la responsabilité morale aux concepteurs et développeurs.

    Le RGPD en lien avec les systèmes d’IAG :

    • Produire des lignes directrices par le Comité européen de protection des données pour articuler le règlement sur l’IA avec le RGPD, afin de préciser l’interprétation de ce dernier dans le contexte du développement de l’IAG en Europe.

    Le droit d’auteur en lien avec les systèmes d’IAG :

    • Élaborer des règles juridiques et un questionnement éthique sur la collecte, le stockage et la réutilisation des traces linguistiques des interactions entre les modèles de langue et les êtres humains, similaire à l’encadrement des données à caractère personnel.
    • Engager des recherches scientifiques, des réflexions pluridisciplinaires et des discussions entre États sur l’adaptation du droit existant en matière de droit d’auteur aux techniques d’IAG.

    3) Sur les enjeux écologiques et environnementaux

    Impact environnemental de l’IAG :

    • Développer une métrique de l’empreinte environnementale des systèmes d’IAG et des modèles de fondation.
    • Exiger plus de transparence sur les effets sur l’environnement de la part des concepteurs.

    États-Unis

    Les recommandations de l’Information Technology Industry Council (ITI) en réponse aux questions du Comité présidentiel des conseillers en science et technologie pour une meilleure utilisation de l’IA générative aux USA (août 2023) :

    • Mettre en place une politique de transparence de la part des entreprises pour renforcer la confiance des utilisateurs et leur permettre de mieux évaluer les informations générées par l’IA générative ;
    • Utiliser l’IA pour lutter contre la désinformation, notamment en mettant en place des évaluations de la fiabilité des contenus générés ou des approches collaboratives entre différents acteurs pour permettre la traçabilité du contenu numérique grâce à l’utilisation de technologies de détection.

    Monde

    Les lignes directrices de la Commission européenne pour l’utilisation de l’IA générative dans la recherche (mars 2024) :

    Recommandations pour les chercheurs :

    • Rester responsable en dernier ressort de la production scientifique ;
    • Utiliser l’IA générative de manière transparente ;
    • Porter une attention particulière aux questions liées à la vie privée, à la confidentialité et aux droits de propriété intellectuelle lors du partage d’informations sensibles ou protégées avec des outils d’IA ;
    • Lors de l’utilisation de l’IA générative, respecter la législation nationale, européenne et internationale applicable, comme dans le cadre des activités de recherche régulières ;
    • Apprendre en permanence à utiliser correctement les outils d’IA générative pour maximiser leurs avantages, notamment en suivant une formation ;
    • S’abstenir d’utiliser de manière substantielle des outils d’IA générative dans des activités sensibles qui pourraient avoir un impact sur d’autres chercheurs ou organisations.

    Recommandations pour les organismes de recherche

    • Promouvoir, guider et soutenir l’utilisation responsable de l’IA générative dans les activités de recherche ;
    • Surveiller activement le développement et l’utilisation de systèmes d’IA générative au sein de leurs organisations ;
    • Référencer ou intégrer ces lignes directrices sur l’IA générative dans leurs lignes directrices générales de recherche pour les bonnes pratiques et l’éthique de la recherche ;
    • Dans la mesure du possible et nécessaire, développer des outils d’IA générative hébergés localement ou basés sur un cloud géré par les organismes de recherche eux-mêmes.

    Recommandations aux organismes de financement de la recherche

    • Promouvoir et soutenir l’utilisation responsable de l’IA générative dans la recherche ;
    • Examiner l’utilisation de l’IA générative dans leurs processus internes, en s’assurant qu’ils l’utilisent de manière transparente et responsable ;
    • Demander de la transparence aux candidats sur leur utilisation de l’IA générative, facilitant ainsi les moyens de signaler une mauvaise utilisation ;
    • S’impliquer activement dans le paysage de l’IA générative qui évolue très rapidement.

     

  • Quelles dynamiques d’investissements dans la GenAI ? (21,8 Mds$ en 2023)

    Une hausse de 17,5 Mds$ en 2023

    L’investissement dans le secteur a explosé en 2023, passant de 4,3 Md $ en 2022 à 21,8 milliards de dollars selon CB Insights. Au cours de cette année, l’IA générative a fait un bond sans précédent avec 17,5 milliards de plus, par rapport à 2022, une augmentation de 407 %. Parmi les investissements les plus importants, le projet OpenAI avec sa solution Chat GPT, logiciel conversationnel basé sur des grands modèles de langage (LLM) décroche 10 milliards de dollars de la part de Microsoft.

    La solution développée par Anthropic « Claude 3 » est le concurrent direct de Chat GPT, financé par Amazon (4 Md) et Google (2Md), bien que ce dernier développe sa propre solution d’IA générative avec Gemini.

    Une forte domination des géants américains

    Selon Statista, près de 80 startups développant de l’IA générative ont été acquises par les GAFAM depuis 2010. Apple fait la course en tête avec 29 projets, suivies de 15 pour Alphabet détenu par Google, 13 projets de Microsoft, 12 pour Meta et 7 pour Amazon.

    En 2021, Microsoft annonce l’acquisition de Nuance, fournisseur d’IA conversationnelle et d’intelligence clinique ambiante basée sur le cloud pour les établissements de santé, pour 19,7 milliards de dollars. En janvier 2023, Microsoft Nuance annonce le lancement de Dax, une application de documentation clinique totalement automatisée. Les solutions Nuance sont actuellement utilisées par plus de 55 % des médecins et 75 % des radiologues aux États-Unis, et utilisées dans 77 % des hôpitaux américains.

    Parmi les autres acteurs notables de l’écosystème, Nvidia a investie dans deux sociétés proposant de l’IA générative, comme Inflection AI et Databricks, alors qu’ils développent eux-mêmes leur solution, notamment avec Clara Discovery pour découvrir des médicaments assistés par l’IA générative (Deep et Machine learning).

    Côté européen, les deux acteurs d’IA générative sont Aleph Alpha (Allemagne) et Mistral AI (France), deux entreprises ayant levé respectivement 500 M$ et 415 M€. Une volonté de rejoindre la course dans l’IA générative, malgré des investissements encore loin d’être à l’équivalence des entreprises américaines.

    Ces données montrent que l’IA conversationnel et générant du texte est celle qui retient le plus d’attention de la part des géants de la tech depuis 2023, en investissant massivement dans des startups et/ou en développant leurs propres solutions en interne.

    Les 8 plus grandes levées de fonds en 2023-2024

    • Open AI arrive en tête de file avec sa solution ChatGPT avec une levée de fonds de 10 Md $ financé par Microsoft en janvier 2023.
    • Anthropic reçoit 6 Md $ au total : 4 Md $ de la part d’Amazon, utilisera le cloud AWS et 2 Md $ de la part de Google.
    • Inflection AI : 1,3 Md $ financé par un consortium de Microsoft et Nvidia le 29 juin 2023.
    • Databricks : 685 M $ financé en partie par Nvidia le 14 septembre 2023.
    • Abound : la plateforme de service financier intégré à l’IA a levé 600 M € en mars 2023.
    • Aleph Alpha : 500 M $ levée en Série B avec Innovation Park Artificial Intelligence, Bosch Ventures et Schwarz group début novembre 2023.
    • SandboxAQ : 500 M $ financé par Breyer Capital,  Eric Schmidt CEO de Google, T. Rowe Price Associates, Guggenheim Investments, Time Ventures, Section 32, Parkway Venture Capital.
    • Mistral AI : 415 M € investi par General Catalyst, Lightspeed Venture Partners, Bpifrance, ainsi qu’une participation de Nvidia et Salesforce.

     

  • Cartographie des cas d’usage de la GenAI en santé et tendances du marché

    État des lieux du marché de l’IA générative

    Dans cet article, Health & Tech Intelligence procède à une analyse approfondie des cas d’usage de l’IA générative dans le domaine de la santé, en se basant sur les conclusions des rapports émanant de McKinsey, Bain, CB Insights et Wavestone. En s’appuyant sur ces sources d’information clés, une cartographie non exhaustive des divers cas d’usage est dressée, permettant ainsi une vision panoramique de l’écosystème de l’IA générative dans le secteur de la santé.

    Au cours de l’année écoulée, l’intérêt pour les technologies émergentes telles que les modèles de langage de base, les modèles de grand langage (LLM) et l’intelligence artificielle générative s’est intensifiée dans le domaine de la santé. Ces avancées technologiques ont captivé l’attention des acteurs majeurs du secteur, des établissements de santé aux entreprises pharmaceutiques, en passant par les assureurs et les investisseurs. L’IA générative, en particulier, se démarque par sa capacité à transformer tous les secteurs de la santé et s’illustre comme un catalyseur majeur. Dans la santé, on distingue  quatre principaux marchés : les établissements de soins, la recherche biomédicale, les assurances et les technologies médicales (Medtech). Selon le rapport Global Healthcare Private Equity Report publié par Bain en 2024 , ainsi que des données du market map 2024 de CB insights, le secteur de la santé témoigne d’une intense activité transactionnelle en plein essor. Dans ce paysage dynamique, la biopharmacie émerge en tête, enregistrant 70 transactions pour un montant total de 1.902 millions de dollars pour la conception de médicaments. Elle est suivie de près par les établissements de santé, qui totalisent 61 levées de fonds pour un montant de 633 millions de dollars pour la documentation  des dossiers patients informatisés (DPI) .

    En revanche, bien que les avancées de l’IA générative dans le secteur de la santé suscitent un vif intérêt, le marché dans ce domaine reste encore relativement embryonnaire. Les stratégies de partenariat sont  dynamiques entre les entreprises technologiques et les acteurs du domaine de la santé pour déployer ces technologies innovantes sur le terrain. Parallèlement, les fonds d’investissement injectent des capitaux considérables dans des startups spécialisées, alimentant ainsi la croissance du secteur. Prenons l’exemple de l’alliance stratégique entre Sanofi et BioMap, qui s’emploient à exploiter l’IA générative pour accélérer la découverte de nouveaux médicaments. De même, des partenariats clés tels que celui entre Philips et Amazon Web Services illustrent l’engagement continu envers le développement et l’intégration de l’IA générative dans les domaines de la santé.

    Décryptage des cas d’usage en santé

    Une nomenclature détaillée en quatre segments, industrie pharmaceutique, établissements de santé, financeurs et MedTech, avec un focus sur l’offre de soin et la Pharma est proposée pour une meilleure compréhension et classification des différentes cas d’usage de l’IA générative.

    Les cas d’usage de l’IA Générative à l’hôpital

    Les établissements de santé font d’importants investissements dans les cas d’utilisation de l’IA générative aux Etats Unis notamment. L’IA générative est principalement utilisée pour améliorer l’efficacité des processus administratifs, la prise de décision clinique et la personnalisation des traitements. Health&Tech a choisi d’étudier les cas d’usages de l’IA générative à l’hôpital à travers une segmentation sous huit axes sstratégiques distincts ci-dessous :

    ● Les ressources humaines et la gestion de la qualité de vie au travail (QVCT) rencontrent de nouveaux horizons avec l’intégration de solutions telles que Oracle AI . Cette plateforme émergente propose des outils innovants pour la gestion efficace des plannings.

    ● Dans le domaine de l’expérience patient et des relations avec les patients, les chatbots de la relation patient se positionnent comme un cas d’usage clé. Des entreprises telles qu’Arcee AI, Decoda Health offrent des solutions novatrices pour améliorer l’interaction et l’expérience des patients, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives dans le domaine des soins de santé personnalisés et axés sur le patient.

    ● Dans le domaine du support aux patients, on constate l’émergence de l’utilisation de chatbots et d’assistants virtuels. Des entreprises telles que HealthTap, Sensely, Writer, DiagnaMed Holdings Corp, IA Medical, Cohere Health et Assort Health se positionnent offrent des solutions pour répondre aux besoins croissants des patients en matière d’accès aux informations médicales et de soutien personnalisé.

    ● La présence de l’IA générative dans les opérations des établissements de santé se déclinent en plusieurs cas d’usage. Ces cas incluent l’automatisation des flux d’examen manuel, le triage médical pour identifier les patients à haut risque, l’intégration hospitalière intelligente et la conformité réglementaire automatisée, ainsi que la génération de données médicales synthétiques. Les entreprises présentes sur ce segment sont les suivantes : GenHealth AI, Segmed, Syntho, Syntegra, Betterdata, Synthicus, Iomed, Intelligent Medical Objects (IMO), Yseop, Oracle AI, Pieces, Doximity, Google, Glass Health, GenHealth AI, Meditech, Microsoft, Praxysanté,  Nabla, co:Helm. 

    ● L’IA générative joue un rôle essentiel dans la gestion des finances établissements de santé, se déployant principalement dans deux cas d’usage majeurs : l’automatisation du processus de codage médical et l’optimisation du processus de facturation. Des entreprises telles que CodaMetrix, Regard, Develop Health, Silna, SmarterDx, Fathom, Akasa, Adonis, Candid health et Health Harbor proposent des solutions pour améliorer l’efficacité et la précision des opérations financières.

    ● L’usage de l’IA générative pour le pilotage est principalement pour l’optimisation et l’analyse des données. Des entreprises telles que Juniper, Pearl, Arcee AI, Augmedix, Eleos, Infinitus, Pathway, Syntheticus, et Nym proposent des solutions à la pointe de l’innovation dans ce domaine.

    ● L’information médicale, axée principalement sur la documentation des dossiers patients informatisés (DPI), connaît une expansion notable, avec des entreprises telles que Microsoft, Corti, Navina, Yseop, AWS, Abridge, Nabla, Suhona AI, Meditech, Atropos Health, Tali AI, Ubie, Pieces, Health note, Arcee AI, Real chemistry. 

    ● Dans l’innovation médicale, un large éventail de cas d’usage émerge. Parmi ces cas d’usage, on trouve l’optimisation et l’accélération des essais cliniques, la génération de cas cliniques, la stimulation de l’engagement patient, la création de nouveaux supports, l’amélioration de la qualité des supports visuels, l’aide au diagnostic, l’aide à la prise de décision, les chatbots cliniques, l’identification des biomarqueurs, et la modélisation de la progression de la maladie. Ces avancées ouvrent la voie à des pratiques plus efficaces, personnalisées et axées sur le patient. Les entreprises d’IA génératives présentes sur ce segment sont les suivantes : Unlearn, Deeplife, insilico medicine, GenHealth AI, Personal.AI,  ABridge, Redbrick AI, Subtle medical, Covera Health, Retrace, Pearl, Kahun, Paige AI, Milvue, IBM Watson,  Infermedica, OpenAI, Mistral AI, M2, Ada Health, Glass Health, Buoy Health, Tandem, Avon, Ostro, Ambience, Athelas, Knowtex, Freed,  Opscidia, Docaposte, Aalia.tech, Indigo AI, eMed, Memora Health. 

    Les cas d’usage de l’IA Gen dans l’industrie pharmaceutique

    En pharmacologie, on distingue deux cas d’usage principaux :

    Les cas d’usage de l’IA Gen pour les MedTech

    Concernant les cas d’usage pour les MedTech, ils concernent principalement la création de robots chirurgicaux et le développement de la robotique de réadaptation avec des sociétés comme :

    Les cas d’usage de l’IA Gen pour les financeurs (assureurs)

    Les financeurs utilisent l’IA générative pour faciliter l’analyse des données ainsi que l’automatisation et l’arbitrage de la gestion des sinistres. Selon le rapport Bain, la tendance des investissements en IA générative est pour le support patient avec des innovations sur le parcours administratif, avec par exemple l’assistant virtuel de UnitedHealth Group qui vise à faciliter la communication avec les patients.

    Les tendances et les principaux usage de l’IA générative

    Les tendances tournent autour de 9 principaux cas d’usage au sein desquelles on retrouve les examens manuels, les DPI, la découverte de molécules, les chatbots et assistants virtuels, réseaux génératifs d’adversaire (GAN), le codage médical, l’imagerie médical, l’automatisation et l’arbitrage de la gestion des sinistres ainsi que les interventions chirurgicale robotisées.  La plus large tendance de ces cas d’usage revient à la découverte de molécule avec 24 sociétés dans le secteur, suivi des DPI avec 13 entreprises, l’automatisation manuel avec 11 entreprises, la génération de données médicales synthétiques et les chatbots cliniques qui comptent 7 sociétés.

    Une transformation des établissements de santé par l’IA Générative

    L’intégration de l’IA générative dans les flux de travail d’examen manuel offre une solution prometteuse pour automatiser ces processus. L’IA générative est employée pour créer des résumés de dossiers médicaux, générer des interprétations préliminaires d’images médicales, et analyser des données de laboratoire pour identifier des tendances ou des anomalies. Ce cas d’usage se concentre sur l’automatisation et l’optimisation des tâches répétitives, permettant aux professionnels de santé de consacrer plus de temps aux aspects critiques de la prise en charge des patients.

    La Documentation des patients informatisés (DPI) traités par l’IA générative sont utilisées pour analyser les informations des patients, les publications médicales et d’autres données pertinentes, en vue de créer des documents complets et exacts dans les dossiers de santé électroniques. Ce procédé simplifie et automatise la documentation, ce qui diminue les risques d’erreurs et améliore l’efficacité des professionnels de la santé dans la tenue à jour des dossiers de leurs patients.

    Les chatbots et assistants virtuels, propulsés par l’IA générative, fournissent des renseignements médicaux, répondent aux interrogations fréquentes et facilitent la gestion des traitements médicamenteux. Ces technologies offrent un accompagnement personnalisé, des alertes et des recommandations, encourageant le suivi des protocoles de traitement et permettant aux patients de prendre une part active dans leur parcours de soins. Certains chatbots, comme Med42, sont conçus à destination des patients et des professionnels de la santé. Pour ces derniers, le chatbot fournit un service d’analyse des données des patients et propose des recommandations. Quant aux patients, Med42 leur offre une plateforme pour comprendre le langage médical complexe et pour renforcer leur implication dans leur propre santé.

    Les techniques d’IA générative, telles que les réseaux génératifs d’adversaire (GAN) et les autoencodeurs variationnels (VAE), offrent une solution fiable en produisant des données médicales synthétiques ressemblant à des données réelles de patients. Cette approche renforce la résilience des modèles et leur capacité à identifier et diagnostiquer des maladies, même dans des cas de pathologies rares comme l’urticaire aquagène ou la méthémoglobinémie.

    L’IA générative permet d’automatiser le processus de codage médical, transformant les dossiers de soins de santé textuels en codes précis utilisés pour le facturation, le remboursement, et l’analyse des données de santé. Les modèles d’IA sont entraînés à comprendre le contexte médical complexe et à générer des codes correspondants aux diagnostics et procédures décrits dans les dossiers.

    Les modèles d’IA générative permettent l’amélioration de la qualité des supports visuels en imagerie médicale, renforçant ainsi la précision des analyses. L’utilisation de l’IA générative contribue à réduire le bruit dans les images médicales grâce à des outils tels que les encodeurs.

    Une place centrale dans la découverte de nouvelles molécules

    Générer de nouveaux composés, optimiser les candidats médicamenteux, variés les structures de base ou encore prédire leurs propriétés tout en conservant les caractéristiques pharmacologiques essentielles  : sont les promesses de l’IA générative dans la conception/découverte de nouvelles structures moléculaires. Face à la complexité, le taux d’échec et les coûts élevés lié au développement de molécule, l’industrie pharmaceutique investis massivement dans l’IA générative. Cette technologie permet aux chercheurs d’explorer de nouvelles possibilités dans le domaine de la chimie, ouvrant la voie à des médicaments potentiels avec des propriétés améliorées et des mécanismes d’action différents. En effet, l’utilisation de modèles moléculaires 1D, 2D et 3D offre des possibilités étendues dans ce domaine. De plus, l’IA aide à prédire les fonctions protéiques à travers des méthodes innovantes qui utilisent un cadre encodeur-décodeur intégrant les réseaux neuronaux graphiques et les grands modèles de langage. Cette approche permet une représentation complète des fonctions protéiques et offre des prédictions précises. Selon le rapport CB insight 2024, les financements par capitaux propres des entreprises pharmaceutiques dans les domaines de la découverte de médicament et de l’intelligence artificielle générative en 2023 sont évalué à 108 millions de dollars et recense 4 levées de fonds.

    Les nouveaux cas d’usage émergents pour les financeurs et les MedTech

    L’automatisation et l’arbitrage de la gestion des sinistres impliquent l’utilisation de l’IA générative pour traiter les réclamations d’assurance de manière rapide, précise et efficace grâce à des algorithmes sophistiqués capables d’analyser des données complexes, telles que des documents, des images, des vidéos et des témoignages, pour évaluer les sinistres et déterminer les indemnisations appropriées.
    L’utilisation de l’IA générative permet aux robots chirurgicaux d’effectuer des interventions chirurgicales avec plus de précision, de réduire le nombre d’erreurs humaines et de garantir une récupération plus rapide des patients. Leur fonctionnement repose sur l’IA générative, et permet une planification préopératoire avancée, une navigation intra-opératoire en temps réel et une assistance aux chirurgiens tout au long de la procédure.

    Référentiel des cas d’usage de l’IA Gen

  • Cartographie des acteurs clés de l’écosystème finlandais de la santé numérique

    Les centres hospitaliers universitaires

    L’objectif de cette réforme est d’améliorer la disponibilité et la qualité des services publics de base à travers le pays. Elle représente le plus grand changement dans le système finlandais depuis 1945.

    Les soins hospitaliers sont gérés par 21 districts hospitaliers. En effet, la Finlande est divisée en 20 districts hospitaliers, avec la province autonome des îles Åland formant son propre district distinct. Chacun de ces districts est placé sous la responsabilité de l’un des 5 CHU du pays. Les districts hospitaliers sont des entités administratives coordonné par un CHU et qui ont sur leur territoire de nombreux hôpitaux.

    Les CHU sont des acteurs essentiels à la fois pour les soins, mais également dans l’adoption des technologies numériques pour la santé.  Par exemple, le CHU de Helsinki (HUS) coordonne un hub appelé le CleverHealth Network dont le rôle est de développer des traitements et diagnostics personnalisés à travers l’innovation. En tant qu’institutions de recherche et d’enseignement, les CHU sont également des moteurs de l’innovation, en participant à des projets de recherche, en développant de nouvelles applications et en formant le personnel de santé à l’utilisation des technologies numériques.

    Les projets menés par les 5 CHU en Finlande :

    🔷 Helsinki University Hospital (HUS) : Situé à Helsinki, le HUS est le plus grand hôpital de Finlande et l’un des plus grands d’Europe. Il offre une large gamme de soins médicaux spécialisés et agit en tant que centre de référence pour de nombreuses maladies complexes. En santé numérique, le HUS est impliqué dans de nombreux projets comme le système d’information client et patient Apotti. Ce système est fourni par Oy Apotti Ab, une entreprise co-détenue par HUS et les villes d’Helsinki, Vantaa, Kauniainen, Kerava, Loviisa et Tuusula, ainsi que par les municipalités de Kirkkonummi, Inkoo, Lapinjärvi et Siuntio. L’objectif de ce système est d’accélérer le transfert sécurisé des données des patients entre différents acteurs.

    Par ailleurs, en tant que précurseur dans l’application de l’IA en médecine spécialisée, le HUS concentre ses efforts sur des domaines spécifiques tels que les soins intensifs et l’imagerie médicale, utilisant des outils basés sur l’IA pour l’analyse prédictive et avancée.

    🔷 Turku University Hospital (TYKS) : Situé à Turku, le TYKS est un autre hôpital universitaire de premier plan en Finlande. Il est réputé pour ses compétences en transplantation d’organes, en oncologie et en pédiatrie. Durant la crise Covid, le TYKS a été le 1er hôpital en Finlande à adopter un programme d’oxygénothérapie à domicile avec de la télésurveillance grâce à une application numérique développée par HealthFOX.

    Plus récemment, le projet SLIM (soutenir le changement de mode de vie chez les mères enceintes obèses grâce à l’IoT). Le projet vise à surveiller et prédire les complications liées à l’obésité pendant la grossesse. En combinant des données sur le mode de vie et l’environnement avec des signaux biologiques, le système développé permet une surveillance continue et une intervention précoce des professionnels de santé. Le projet est financé à hauteur de 600 000 € par l’académie de Finlande.

    🔷 Tampere University Hospital (TAYS) : Situé à Tampere, le TAYS est particulièrement reconnu pour son expertise en cardiologie, neurologie et psychiatrie. En santé numérique, le projet Digital and Physical Immersion in Radiology and Surgery mené conjointement avec l’université de Tampere vise à développer des solutions techniques innovantes pour une utilisation médicale et chirurgicale. L’objectif est de créer des modèles 3D plus réalistes et immersifs à l’aide de la réalité augmentée et de la réalité virtuelle, fournissant ainsi aux chirurgiens et au personnel médical des données visuelles. Le TAYS possède également un centre de recherche, de développement et d’innovation dont le HealthHub est un lieu d’expérimentation pour des solutions numériques.

    🔷 Oulu University Hospital (OYSH) : Situé à Oulu, l’OYSH est le plus grand hôpital du nord de la Finlande. Il est un centre de référence national pour certaines maladies rares. Le projet DigiHealth, en collaboration avec l’Université d’Oulu, se concentre sur le développement et la validation de nouvelles technologies numériques pour la santé basées sur les données. Le projet en cours de « smart hospital » pour le CHU d’Oulu vise à transformer l’hôpital en un établissement de soins intelligent d’ici 2030, en intégrant des technologies numériques de pointe. L’accent est mis sur l’utilisation des dernières technologies et des installations modernes pour améliorer les soins. La santé numérique est un aspect essentiel de ce programme de transformation, avec des solutions telles que l’application mobile Onnikka pour la gestion du poids, qui a prouvé son efficacité dans un récent essai clinique.

    🔷 Kuopio University Hospital (KYS) : Situé à Kuopio, le KYS fournit des soins à près d’un million d’habitants de l’est et du centre de la Finlande. Un projet entre la ville de Kuopio et le KYS a permit la mise en place d’un Living Lab pour les entreprises du secteur de la santé numérique afin de tester leurs produits.

    Conjointement, les 5 CHU sont impliqués dans la fourniture de services en ligne à destination des patients et des professionnels de santé, notamment grâce au concept de maisons virtuelles.

    Ces services spécialisés sont disponibles en ligne via Terveyskylä.fi (le village de la santé), qui propose des services professionnels dans divers domaines spécialisés. Ces domaines sont appelés « maisons virtuelles ». Ces maisons virtuelles offrent des services allant de la santé mentale à la gestion de la douleur, en passant par la réadaptation et l’orientation en cas d’urgence. Ces services sont ouverts et accessibles sans inscription préalable. Une autre plateforme en ligne intitulé Terveyskylä PRO propose également des outils pour la recherche et l’orientation qualité destinée aux professionnels de santé.

    Les acteurs clés de l’écosystème

    Cartographie des acteurs clés de l’écosystème de la santé numérique en Finlande.

    Ce panorama revient sur les principaux acteurs de l’écosystème :

    Nom de l’organisation Autorité nationale de surveillance pour le bien-être et la santé
    Sigle Valvira
    Description Chargé de promouvoir la santé et le bien-être des résidents finlandais par le biais de la supervision et de l’orientation proactive et réactive, avec une attention particulière aux secteurs des soins sociaux et de santé, de l’alcool et de la santé environnementale.
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    Catégorie de l’organisation Administration opérant sous le STM
    Date de création 2009
    Adresse Ratapihantie 9, Helsinki, Uusimaa 00521, FI
    Taille de l’organisation 170
    Dirigeant Markus Henriksson
    Rôle de l’organisation Garantit le respect des normes de qualité, de sécurité et d’éthique, tout en offrant des licences et des orientations pour les professionnels de santé et les fournisseurs de services de bien-être

     

    Nom de l’organisation Autorité d’autorisation des données sociales et de santé
    Sigle Findata
    Description Autorité d’autorisation des données sociales et de santé chargée de la gestion des autorisations pour l’utilisation secondaire des données de santé et sociales en Finlande. Findata vise à améliorer la sécurité des données, à accélérer l’utilisation des ressources de données de santé et sociales et à réduire les doublons dans le traitement des autorisations. Elle opère en collaboration avec diverses agences et organismes gouvernementaux pour guider et développer ses opérations
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    Catégorie de l’organisation Administration publique
    Date de création 2019
    Adresse Mannerheimintie 166, Helsinki, FI
    Taille de l’organisation 30
    Dirigeant Johanna Seppanen
    Rôle de l’organisation Fournit des conseils, accorde des autorisations et de garanti la combinaison et la divulgation sécurisées des données

     

    Nom de l’organisation Agence finlandaise du numérique
    Sigle DVV
    Description Agence en charge de la numérisation de la société pour l’administration, la sécurité et la maintenance des systèmes d’information ainsi que le développement de services numériques. En 2017, la santé entre dans son scope d’activité. Il gère dès lors les services d’authentification forte et de signature électronique pour les professionnels de la santé et les patients.
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    Catégorie de l’organisation Agence gouvernementale opérant sous le ministère des finances
    Date de création 2020
    Adresse Lintulahdenkuja 2, Helsinki, Southern Finland 00530, FI
    Taille de l’organisation 300
    Dirigeant Mikko Pitkanen
    Rôle de l’organisation Promotion de la digitalisation de la société et sécurise la disponibilité des données

     

    Nom de l’organisation Agence du médicament
    Sigle Fimea
    Description Autorité nationale compétente pour la régulation des produits pharmaceutiques, favorise la santé et la sécurité de la population en régulant les médicaments, les dispositifs médicaux, les produits sanguins et tissulaires, les biobanques et en développant le secteur pharmaceutique.
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    Catégorie de l’organisation Agence gouvernementale opérant sous le STM
    Date de création 2009
    Adresse Microkatu 1, 70210 Kuopio, FI
    Taille de l’organisation 250
    Dirigeant Eija Pelkonen
    Rôle de l’organisation En charge de la réglementation des produits pharmaceutiques et des dispositifs médicaux

     

    Nom de l’organisation Sailab MedTech Finlande
    Sigle Sailab
    Description Regroupement d’entreprises fabricant ou importateur de DM dont l’objectif est de conseiller, former, représenter les entreprises qui ont des solutions de santé
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    Catégorie de l’organisation Association de l’industrie numérique de la santé
    Date de création 1977
    Adresse Eteläranta, Helsinki, Uusimaa 00130, FI
    Taille de l’organisation 13
    Dirigeant Laura Hollanti
    Rôle de l’organisation Coordination et promotion de la collaboration entre les entreprises ayant des technologies médicales en Finlande

     

    Nom de l’organisation Comité national d’éthique de la recherche médicale
    Sigle Tukija
    Description Autorité indépendante et experte en éthique de la recherche médicale pour les essais cliniques, la biobanque, l’utilisation ds organes, tissus et cellules humaines et participe à la coopération réglementaire ainsi qu’au débat sur les essais cliniques.
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    Catégorie de l’organisation Comité opérant sous Valvira
    Date de création 2020
    Adresse Ratapihantie 9, Helsinki, Uusimaa 00521, FI
    Taille de l’organisation 45
    Dirigeant Erkki Palva
    Rôle de l’organisation Fournit des évaluations éthiques des essais cliniques en Finlande et donne un avis sur la création de biobanque finlandaise

     

    Nom de l’organisation Fonds d’innovation finlandais
    Sigle Sitra
    Description Fondation dont l’objectif est de favoriser la compétitivité de la Finlande à travers de nouveaux modèles opérationnels et en accélérant les activités commerciales des entreprises
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    Catégorie de l’organisation Fondation opérant sous le parlement finlandais
    Date de création 1967
    Adresse Itämerenkatu 11-13, PL 160, Helsinki, none 00181, FI
    Taille de l’organisation 450
    Dirigeant Atte Jääskeläinen
    Rôle de l’organisation Investit dans des projets et des initiatives visant à promouvoir l’innovation dans le domaine de la santé numérique et à améliorer l’efficacité des services de santé.

     

    Nom de l’organisation CleverHealth Network
    Sigle CHN
    Description Ecosystème pour les technologies de la santé où des entreprises et des professionnels de santé développent des solutions et des traitements innovants. Les innovations en produits et services sont basées sur les vastes données de santé du HUS et l’expertise de pointe des cliniciens. Avec la coordination du HUS et le soutien de Business Finland, les participants de l’écosystème comprennent des acteurs majeurs de l’industrie tels que AstraZeneca, Fujitsu, Microsoft etc.
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    Catégorie de l’organisation Hub coordonné par le CHU de Helsinki
    Date de création 2017
    Adresse HUS, Helsinki, HUS 00029, FI
    Taille de l’organisation 10
    Dirigeant
    Rôle Développement de traitements et diagnostics personnalisés à travers l’innovation

     

    Nom de l’organisation Institut finlandais pour la santé et le bien-être
    Sigle THL
    Description Promeut le bien-être, la santé de la population. Ses domaines d’action incluent la prévention des maladies et des problèmes sociaux, le développement du bien-êtrede la population et le soutien aux systèmes de santé et de sécurité sociale. En tant qu’autorité statistique, il recueille des données et fournit des services de santé et de médecine légale.
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    Catégorie de l’organisation Institut de recherche indépendant opérant sous le STM
    Date de création 2009
    Adresse Mannerheimintie 166, P.O. Box 30, Helsinki, Uusimaa 00271, FI
    Taille de l’organisation 1200
    Dirigeant Mika Salmimen
    Rôle de l’organisation Fournit des informations, des analyses et des recommandations sur la santé publique en Finlande et collecte des données de santé.

     

    Nom de l’organisation Institut d’assurance sociale
    Sigle Kela
    Description Responsable des prestations sociales et des remboursements des frais de santé
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    Catégorie de l’organisation Institut opérant sous le parlement finlandais
    Date de création 1937
    Adresse Nordenskiöldinkatu, Helsinki, Southern Finland FI
    Taille de l’organisation 2000
    Dirigeant Outi Antila
    Rôle de l’organisation Chargé de la sécurité sociale

     

    Nom de l’organisation Ministère des affaires sociales et de la santé
    Sigle STM
    Description A pour mission de promouvoir la santé et l’intégrité des individus, des environnements de vie et de travail sains, ainsi que l’égalité des genres, tout en garantissant des services de santé et sociaux suffisants et un niveau de vie équitable à différentes étapes de la vie. Ses responsabilités comprennent la mise en œuvre du programme gouvernemental, l’élaboration de législations et de réformes clés, la coordination des réformes et la gestion des fonctions administratives gouvernementales.
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    Catégorie de l’organisation Ministère
    Date de création 1924
    Adresse Meritullinkatu 8, Helsinki, 00170, FI
    Taille de l’organisation 2000
    Ministre Kaisa Juuso
    Rôle Chargé de la planification, de l’orientation et de la mise en oeuvre de la politique sanitaire et sociale

     

     

  • Principales initiatives réglementaires en Finlande en lien avec la santé numérique

    De nombreuses lois et décrets ministériels réglementent le système de santé et la santé numérique en Finlande, dans cet article H&TI revient sur les initiatives et les lois qui façonnent l’écosystème de la santé finlandais. Ces lois établissements le cadre juridique du système de santé et des services sociaux finlandais. Elles définissent les responsabilités des différents acteurs tels que les municipalités, les comtés, les hôpitaux et les centres de soins primaires.

    Evolution de la réglementation en santé depuis 1972

     

    Textes réglementaires en lien avec la santé publique et la santé numérique

    Les lois en lien avec la santé publique influent et régissent la santé numérique à travers son application et sa mise œuvre. Les lois en lien direct avec la santé numérique ont été détaillées.

    Principales lois :

    • The Constitution of Finland 731/1999 :
    • Act on Primary Health care 66/1972
    • Act on Specialized Medical Care (1062/1989)
    • Act on Personal Data (523/1999)
    • Act on Experiments with Seamless Service Chains in Social Welfare and Health Care Services and with a Social Security Card (811/2000)
    • Act on Social Insurance Institution 731/2001
    • Act on Occupational Health Care 1383/2001
    • Act on Social Welfare 1301/2014
    • Act on Sickness Insurance 1224/2004
    • Act on Child Welfare 417/2007
    • Act on the Electronic Processing of Client Data in Social and Health Care 159/2007 :

    Cette législation a été adoptée pour réglementer l’utilisation des données des patients et des clients. Elle couvre les services d’archives centralisées des services Kanta, le cryptage et la certification ainsi que l’accès des patients à leurs propres données. Cette loi a rendu obligatoire l’enregistrement des opérations des prestataires de soins publics au système d’archivage électronique.

    • Act on Electronic Prescriptions 61/2007 :

    Cette législation a été adoptée pour améliorer la sécurité des patients et l’efficacité pour la prise de médicaments. Cette loi était déjà appliquée dans certains pays européens (Danemark et Suède).

    • Act on Health Care 1326/2010
    • Act on Information Management Governance in Public Administration 634/2011
    • Act on Supporting the Functional Capacity of the Older Population and on Social and Health Services for Older Persons 980/2012
    • Act on changes in the legislation on the Electronic Processing of Client Data in Social and Health Care (250/2014)
    • Act on Social Care Client Documentation (254/2015)
    • Act on changes in the legislation on the Electronic Processing of Client Data in Social and Health Care (255/2015) :

    Cette législation apporte des changements à celle adoptée en 2007. Ces modifications ont été apportées en raison de difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des formulations initiales de la législation et en raison de l’ajout de nouveaux services à l’infrastructure. Les principaux nouveaux services électroniques ajoutés sont le service Résumé Patient et le portail Web qui donne un accès direct aux services centraux. Ce dernier permet l’accès aux services pour les petits prestataires de services et les praticiens privés. L’autre ajout à cette loi est le système d’archive des données clients pour les services de protection sociale pour inclure les documents clients des services de protection sociale.

    • Act on Electronic Client Data Processing in Social Welfare and Healthcare (784/2021) :

    Cette loi accompagne la préparation d’un référentiel national de données clients pour les services de protection sociale, ainsi que d’autres services nationaux d’information électronique sur le bien-être, dont la mise en œuvre a débuté sur une base volontaire en mai 2018.

    Les décrets ministériels :

    • Ministerial Act 298/2009. Act on patient record documentation. Ministry of Social Affairs and Health (Sosiaali- ja terveysministeriö)
    • Ministerial Act 11.4. 2012/165. Ministerial Act, Ministry of Social Affairs and Health, on timing of the implementation of the eArchive.
    • Ministerial Act 13.10. 2015/1257. Ministerial Act, Ministry of Social Affairs and Health, on timing of the implementation of the eArchive
    • Ministerial Act on social and health care client data electrical handling 300/2018