Actualité

  • Evolution des mesures réglementaires liées au handicap en France

    Les différentes mesures du gouvernement en vigueur visent à aider les personnes handicapées à trouver un emploi et accéder aux soins plus facilement. Elles ambitionnent également d’intégrer Mon espace santé dans les établissements médicosociaux. Le premier ministre Gabriel Attal a également annoncé vouloir supprimer l’Allocation spécifique de solidarité (ASS) qui risque d’avoir un impact sur les personnes en situation de handicap.

    Dans cet article, H&TI revient chronologiquement sur les différentes évolutions réglementaires liées au handicap, de la plus récentes au plus anciennes.

    Décembre 2023 : favoriser l’accès à l’emploi des personnes en situation de handicap

    La loi n° 2023-1196 du 18 décembre 2023 pour le plein emploi prévoit des mesures pour les personnes handicapées dans les articles 10 à 16. Retour sur les changements réglementaires pour les personnes handicapées concernant leur couverture santé ainsi que leurs droits en entreprise (grève, conservation du matériel lors d’un changement d’employeur, instance de dialogue).

    Dans l’article L. 344-2-10, les personnes handicapées accueillies dans un Etablissement et service d’accompagnement par le travail (Esat) bénéficient d’une couverture collective à adhésion obligatoire. L’Esat rembourse au minimum 50% de la cotisation, des actes médicaux, des hospitalisations et des soins dentaires. Dans certains cas, les travailleurs peuvent être dispensés de l’adhésion à la mutuelle collective.

    Lors d’un changement d’employeur, le travailleur handicapé peut conserver ses équipements, notamment si le nouveau poste présente les mêmes caractéristiques. Une convention entre les deux entreprises peut être établie pour formaliser la conservation des équipements.

    Dans l’article L. 344-2-7, les personnes accueillies en Esat ont le droit de grève dans le cadre de leurs activités professionnelles. Les dispositions du code du travail relatives à l’exercice du droit de grève et aux procédures de règlement des conflits collectifs leur sont applicables et similaires aux autres employés.

    Dans l’article L. 344-2-8, une instance de dialogue est créée dans chaque Esat. Elle se compose de représentants des personnes handicapées accueillies ainsi que des représentants des salariés. Son rôle est d’émettre des avis et des propositions portant sur la qualité de vie au travail, l’hygiène, la sécurité ainsi que l’évaluation et la prévention des risques professionnels.

    Septembre 2023 : un annuaire lancé entre APF France et le Ministère de la Santé

    66 % des personnes en situation de handicap ont des difficultés pour accéder à des soins selon une étude faite par l’Ifop pour APF France handicap.

    Partant de ce constat, APF France handicap et le ministère de la Santé ont lancé l’annuaire de l’accessibilité des cabinets médicaux et paramédicaux vise à améliorer l’accès à l’information et aux soins des personnes en situation de handicap et à besoin spécifiques (personnes touchées par l’obésité, en perte d’autonomie).

    Lancé depuis le 20 septembre 2023, l’outil est en phase d’expérimentation jusqu’au 31 janvier 2024, soutenu par des acteurs du soins comme Malakoff Humanis, Merck, l’Agence régionale de Santé Pays de la Loire et le FNDS – Caisse nationale de l’Assurance Maladie. Réunissant plus de 3 500 professionnels de santé, il regroupe les médecins généralistes et spécialistes, chirurgiens-dentistes, kinésithérapeutes, infirmiers, sage-femmes, podologues, orthophonistes et orthoptistes, où chacun a la possibilité de se référencer dans l’annuaire.

    Juillet 2023 : une instruction interministérielle pour implanter Mon espace santé dans les établissements et services médico-sociaux

    Une instruction interministérielle du 17 juillet 2023 vise à « accélérer le déploiement de Mon espace santé dans le secteur médicosocial en développant des usages concrets et en priorisant les parcours à mettre en place ». Elle précise pour les Agences régionales de santé (ARS) les conditions d’éligibilité des pilotes et de mise en œuvre de l’expérimentation. Celle-ci concerne tous types d’ESMS « quels que soient leur taille, leur statut juridique et leur type d’activité » étant « en capacité opérationnelle d’alimenter Mon espace santé ».

    Les structures concernées doivent être :

    • « en cours d’installation d’une solution dossier usager informatisé référencée Ségur » ;
    • ou disposer « d’une solution logicielle en capacité d’échanger avec les services socles de Mon espace santé et répondant aux exigences nationales d’interopérabilité et de sécurité ».

     

    Les structures médicosociales, ayant en charge des personnes âgées et/ou en situation de handicap, en établissement ou à domicile, sont souvent confrontées à des parcours de soins complexes. L’outil numérique Mon espace santé est particulièrement adapté pour faciliter la coordination nécessaire des soins entre les différents intervenants.

    Mon espace santé, en centralisant tout ce qui a trait à la santé d’une personne, il lui rend accessible toutes les informations le concernant dans son Dossier médical partagé (DMP). Il le rend ainsi davantage acteur de sa santé et simplifie son accompagnement par les aidants. Quant aux professionnels, ils peuvent alimenter et consulter le DMP de leurs patients et échanger avec les usagers grâce à la messagerie Mon espace santé. Ces échanges d’informations facilités optimisent le parcours de santé, évitent des examens redondants et libèrent du temps au profit des patients.

    Suite à l’appel à projet national du 1er septembre 2023, 56 établissements ont été sélectionnés pour participer à l’expérimentation. Celle-ci répond à plusieurs objectifs :

    • identifier les parcours permettant de déployer des cas d’usages autour de Mon espace santé ;
    • identifier les moyens et outils à mettre en place pour informer, sensibiliser les usagers ou leurs aidants et les professionnels à l’utilisation de la solution ;
    • contribuer à une réflexion autour de la délégation des aidants.

    Une convention sera signée entre l’ARS et chaque ESMS pilote. Elle prévoira les conditions de mise en œuvre de l’expérimentation et son financement. Chaque pilote recevra une somme forfaitaire de 21 000 euros, selon les règles du Fond pour la modernisation et l’investissement en santé (FMIS).

    La période effective d’expérimentation commence le 15 février 2024 et s’étendra jusqu’au 15 octobre de cette année. Avant le bilan de fin d’expérimentation, fixé au 15 novembre, un point d’étape aura lieu le 15 juin.

    Une potentielle suppression de l’allocation spécifique de solidarité

    Lors de son discours de politique générale le 30 janvier 2024 à l’Assemblée nationale, le premier ministre Gabriel Attal a annoncé la suppression de l’allocation spécifique de solidarité (ASS).

    Destiné en premier lieu aux personnes ayant fini de toucher leurs droits de chômage, elle inquiète également les personnes handicapées en fin de droits qui pouvaient cumuler l’ASS avec leur Allocation aux adultes handicapées (AAH) jusqu’à fin 2026. Ce ne sera plus le cas si l’ASS est supprimé, ce qui interroge certains acteurs du handicap comme APF France handicap, estimant un impact négatif sur ses allocataires étant « souvent des demandeurs d’emploi de longue durée âgés de plus de 50 ans » pouvant « placer ces personnes dans une situation de précarité aggravée alors que la perspective d’un retour à une activité est quasi inexistante » selon l’association.

    APF France handicap demande le maintien du régime dérogatoire pour les allocataires bénéficiant un droit ouvert dans les conditions fixées par la réforme de 2017 ainsi les pensionnées d’invalidité/ASS au vu de leur situation vulnérable sur le marché du travail.

    Principales mesures réglementaires sur le handicap depuis 2020

    Comité du handicap 2022 / aides techniques : 10 M€ dédiés à l’expérimentation art. 51

    Autorisée par un arrêté du 18 février 2021 pour une durée « fixée à 2 ans à compter du 1 juillet 2021, l’expérimentation nationale « article 51 » mise en place pour déployer des équipes locales d’accompagnement sur les aides techniques (Eqlaat) voit son budget passer de 6 M€ à 10 M€ en 2021.

    5 Comité interministérielle du handicap (CIH) ont organisés afin de réaliser un suivi précis des actions à mener et de fixer chaque année les priorités et nouvelles perspectives. Le Gouvernement s’est donné dans ce cadre 4 objectifs principaux :

    • « investir sur les jeunes générations en situations de handicap » ;
    • « simplifier les démarches et renforcer le pouvoir d’agir des personnes en
      situation de handicap » ;
    • « mieux soutenir pour améliorer la vie » ;
    • « transformer la société ».

     

    Comité du handicap 2020 : téléconsultations et expérimentations de financement parmi les actions

    Un « accompagnement des opérateurs des téléconsultations afin qu’elles soient rendues accessibles à toutes les personnes quel que soit leur handicap » fait partie des nouvelles actions programmées sur les axes « accès aux soins » et « aides techniques », présentées à l’occasion du Comité interministériel du handicap (CIH) le 16 novembre 2020.

    Personnes âgées et personnes handicapées (PA-PH) : un SI national dédié aux services de soins infirmiers à domicile (JO)

    Créé par un décret du 25 juin 2022, le “système d’information national des soins infirmiers à domicile” permet la détermination des services des soins infirmiers à domicile aux personnes âgées et handicapées et la mise à disposition de ces données aux agences régionales de santé (ARS), en charge de la tarification desdits services ».

    Le plan gouvernemental « 100 % santé » :

    Déployée depuis le 1 janvier 2021, dans le cadre du plan gouvernemental « 100 % santé », tous les Français bénéficiant d’une complémentaire santé responsable ou de la Complémentaire santé solidaire se voient proposer des soins et un large choix d’équipements en audiologie, optique et dentaire, pris en
    charge à 100 %.

    L’exécutif prévoit un “grand programme national pour l’innovation technologique” :

    « Un grand programme national pour l’innovation technologique au service de la vie quotidienne et de l’autonomie » : c’est l’engagement n° 11 pris pour « l’acte II du quinquennat » en faveur des personnes handicapées, et présenté à l’Élysée le 11 février 2020 dans le cadre de la Conférence nationale du handicap, sous le double patronage d’Emmanuel Macron et de la secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées, alors Sophie Cluzel.

    Création d’une 5ème branche de la Sécurité sociale :

    La création d’une 5ème branche de la Sécurité sociale dédiée au financement de la perte d’autonomie des personnes âgées et handicapées est prévue par la loi relative à la dette sociale et à l’autonomie, promulguée le 7 août 2020. Cette 5ème branche vient couvrir les risques de la vie liés à la perte d’autonomie et au handicap. Elle s’ajoutera aux 4 branches existantes (maladie, vieillesse, famille et accidents du travail).

  • IA et Handicap : que sont devenus les 3 lauréats de l’AAP du Fonds Handicap et Société ?

    L’IA pour améliorer la vie des personnes à domicile

    Dans son dernier observatoire consacré aux applications et solutions numériques au service des personnes en situation de handicap, Health & Tech Intelligence faisait annonce d’un AAP lancé par le fonds Handicap & Société sur l’IA au service de l’autonomie. Depuis, les lauréats ont été nommés et certains projets ont bien évolués. Dans le cadre de la mise à jour de cet observatoire, H&TI revient sur les 3 lauréats de cet AAP.

    Soutenir les projets les plus pertinents en matière de nouvelles technologies d’intelligence artificielle (IA) qui permettent l’accompagnement et l’amélioration de la vie de la personne à domicile, leurs aidants ou les professionnels : tel était l’objectif de la deuxième édition de l’AAP lancé en 2022 par le fonds Handicap & Société sur le thème “Maintien à domicile : l’IA au service de l’autonomie”.

    Pour l’occasion, le fonds Handicap & Société avait étudié des projets basés en France métropolitaines et dans les départements et régions d’outre-mer (Drom) portés par des organismes à but non lucratif et les organismes publics : association, collectif d’usagers, établissement médico-social, établissement public, coopérative, organisme d’habitat, organisme de recherche scientifique, collectivité locale ou territoriale. Si le budget maximal de cet AAP était de 60 000 euros à se partager entre les différents lauréats, le financement final n’a été que de 50 000 euros répartis entre 3 lauréats : 20 000 euros pour les deux premiers lauréats et 10 000 euros pour le troisième.

    Les 3 lauréats de cet AAP sont :

    • le projet Emobot porté par CentraleSupélec ;
    • le projet Marcel porté par Familles Solidaires ;
    • le projet de développement de neuroprothèses innovantes porté par le CNRS.

     

    Les 3 projets en détail

    Marcel, le miroir connecté pour les personnes atteintes de troubles cognitifs :

    Dans le cadre de cet AAP, Familles Solidaires a été financé à hauteur de 10 000 euros pour son projet Marcel, qui est, lui aussi, devenu une entreprise à part entière (SAS) depuis 2023. L’entreprise Familles Solidaires a développé le dispositif Marcel, “le miroir connecté” qui se présente sous la forme d’une tablette géante qui peut être installée “dans n’importe quel domicile, individuel ou partagé” et qui va permettre aux personnes atteintes de troubles cognitifs de répondre “à tous les besoins rencontrés dans des habitats : gestion des objets connectés (domotique), partage d’informations entre habitants et aidants (particuliers et professionnels) et assistance personnalisée (communication adaptée, prévention des risques, pédagogie pour les gestes éco citoyens…)”.

    Depuis l’obtention de ce lauréat, le projet Marcel est donc devenu une SAS dont le principal produit est ce miroir connecté. La nouvelle start-up a intégré l’incubateur Semia en janvier 2023, afin de perfectionner son produit et renforcer son modèle économique : elle a bénéficié, dans le cadre de cette accompagnement, du soutien de BNP Paribas et Malakoff Humanis grâce au programme « Place de l’émergence ». Ce soutien financier va permettre à l’entreprise de “mettre en œuvre des expérimentations en habitats inclusifs et en ehpad” afin de “collaborer étroitement avec les utilisateurs finaux pour perfectionner [la] solution, en tenant compte de leurs besoins spécifiques et en construisant une solution qui répond véritablement à leurs attentes”.

    En décembre 2023, elle a aussi été choisie comme lauréate de la bourse French Tech et a obtenu un financement de plusieurs dizaines de milliers d’euros (jusqu’à 90 000 €) pour continuer “de poursuivre son développement au service des personnes vulnérables”, a-t-elle déclaré sur son site internet à l’annonce de cette consécration.

    Un projet de développement de neuroprothèses innovantes :

    Le deuxième lauréat a avoir obtenu 20 000 euros est un projet de développement de neuroprothèses innovantes porté par le CNRS, qui est soutenu entres autres par la Fondation pour la recherche médicale. Ce projet a permis le développement d’une interface cerveau-machine (ICM) ou neuroprothèse, chez la souris : connectée à une prothèse virtuelle, cette ICM permet de décoder “l’activité du cerveau pour contrôler la prothèse” et permettre aux patients amputés ou tétraplégiques de restaurer leur autonomie “en connectant une interface cerveau-machine à une prothèse de bras dotée de moteurs et de capteurs”.

    Le financement a été utilisée pour poursuivre cette étude qui vise à étudier “l’impact de la latence entre le contrôle moteur et ce retour sensoriel, sur l’apprentissage du contrôle de cette prothèse”. Dans une publication scientifique publiée en septembre 2023, les derniers résultats de cette étude ont montré que l’apprentissage de l’interface cerveau-machine est facilité par une structuration spécifique du feedback cortical distribué.

    Les souris ont contrôlé un curseur virtuel en utilisant l'activité neuronale (extrait de l'étude de A. Abbasi, H. Lassagne, L. Estebanez et al. | @ ScienceAdvances
    Les souris ont contrôlé un curseur virtuel en utilisant l’activité neuronale (extrait de l’étude de A. Abbasi, H. Lassagne, L. Estebanez et al. | @ ScienceAdvances

    Emobot, un robot pour détecter la dépression :

    Le premier lauréat à avoir bénéficié d’un financement de 20 000 euros de la part du fonds Handicap & Société est le projet Emobot, porté par CentraleSupélec. Bien qu’il ait pour objectif d’aider les personnes à leur domicile en détectant les signes avant-coureurs de la dépression chez les patients grâce à l’intelligence artificielle, il n’a pas vocation à être utilisé de manière directe par les personnes atteintes de handicap. Nous nous contenterons donc de décrire le projet et la solution qui en a découlé.

    Emobot, le robot qui lutte contre la dépression | @ Région Île-de-France
    Emobot, le robot qui lutte contre la dépression | @ Région Île-de-France

    Depuis l’AAP, Emobot est devenue une start-up de CentraleSupélec et développe un robot connecté qui porte son nom. Ce robot a “la capacité de détecter les signes avant-coureurs de dépression” en analysant “l’évolution du tonus émotionnel de la personne. Il est capable de détecter des évolutions imperceptibles liées à la perte de dynamisme, au changement de comportement et à la diminution d’intérêt que la personne manifeste” lorsqu’elle est assise sur son canapé.

  • Quels sont les chiffres clés du handicap en France ? (patients, médecins, aidants)

    1️⃣ Les chiffres clés des personnes en situation de handicap

    En fonction de la définition retenue pour considérer une personne comme étant atteinte d’un handicap, il y a en France entre 2,6 et 8 millions de personnes de 5 ans et plus qui sont handicapées ou dépendantes à domicile. Parmi ces personnes, on retrouvait en 2021, 6,8 millions de personnes de 15 ans ou plus (13 %) déclarent avoir au moins une limitation sévère dans une fonction physique, sensorielle ou cognitive et 3,4 millions (6 %) déclarent être fortement restreintes dans des activités habituelles, en raison d’un problème de santé indique la Drees dans son panorama “le handicap en chiffres” publié en 2023. Ces chiffres peuvent être complétés par les 140 000 personnes de 16 ans ou plus hébergées en établissement spécialisé dans la prise en charge du handicap.

    Pour les personnes de plus de 15 ans, le handicap se caractérise plus par une limitation fonctionnelle sévère que par une forte restriction globale dans les activités que les gens font habituellement, même si la part de cette restriction augmente avec l’âge. Ainsi, pour les 15-59 ans, le principal handicap constaté en 2021 était la difficulté à marcher 500 mètres sur un terrain plat ou monter un étage d’escalier, suivi de la limitation concernant la vue, même après correction. Pour les personnes âgées de plus de 60 ans, le principal handicap reste le même, mais il est cette fois-ci suivi de la difficulté à entendre même après correction. Alors qu’avant 59 ans, les Français n’ont quasiment pas besoin d’une aide technique ou d’un aménagement de logement à cause d’un handicap (seulement 3,1 % des Français de cette tranche d’âge), ces besoins bondissent avec le vieillissement, puisque 18,5 % des plus de 60 ans en ont besoin.

    Situation familiale, statut d’occupation du logement et diplômedes personnes handicapées en 2018 - @ Drees
    Situation familiale, statut d’occupation du logement et diplôme des personnes handicapées en 2018 – @ Drees

    Les enfants, aussi fortement touchés par le handicap :

    Au-delà des personnes de plus de 15 ans, de nombreux enfants français sont aussi touchés par le handicap. Le rapport de la Drees montre qu’en France, 4,8 % des enfants de 5 à 14 ans vivant à domicile sont handicapés, soit 400 000 personnes. Parmi ces enfants, la majorité (4,2 % des 5-14 ans) reçoit une aide à domicile de la part d’un professionnel ou d’une personne de son entourage, pour l’assister dans sa limitation sensorielle, physique ou cognitive sévère, ou pour soulager sa forte restriction dans les activités de la vie quotidienne.

    Les restrictions cognitives sensorielles sont les handicaps les plus courants chez les enfants puisque 3,4 % des 5-14 ans sont atteints d’au moins une limitation cognitive sensorielle : la plus courante d’entre elle est la difficulté à se concentrer plus de 10 minutes à cause de son handicap (2,4 %), suivie de l’impossibilité à prendre des décisions adaptées dans la vie de tous les jours (1,7 %), puis de la difficulté à comprendre les autres ou se faire comprendre des autres (1,2 %).

    Part des 5-14 ans ayant des difficultés par type de difficulté en 2021 - @ Drees
    Part des 5-14 ans ayant des difficultés par type de difficulté en 2021 – @ Drees

    Si le handicap peut avoir un impact sur la scolarisation des enfants, on remarque que lors de l’année scolaire 2021-2022, 75 % des 212 400 élèves en situation de handicap scolarisés dans les établissements du premier degré étaient en classe ordinaire, même si 141 600 élèves, bénéficiaient d’une aide humaine, conformément à leur projet personnalisé de scolarisation (PPS). Pour ce qui est des 197 000 élèves scolarisés dans le second degré, 72 % l’étaient eux-aussi dans une classe ordinaire.

    Cependant, les chiffres de la Drees montrent que 8 % des enfants handicapés âgés de 6 à 15 ans n’étaient pas scolarisés et la majorité d’entre eux étaient des enfants atteints d’une déficience intellectuelle (9 % des enfants atteints) ou les polyhandicapés (70 % d’entres eux).

    Scolarisation des enfants âgés de 6 à 15 ans selon leur déficience principale - @ Drees
    Scolarisation des enfants âgés de 6 à 15 ans selon leur déficience principale – @ Drees

    Typologies des personnes en situation de handicap :

    Si le pourcentage de la population atteinte d’au moins une limitation fonctionnelle, qu’elle soit physique, sensorielle ou cognitive, augmente avec l’âge des Français, les limitations physiques sont celles qui augmentent le plus et le plus rapidement. En effet, pour les plus de 85 ans, près de 50 % sont atteints d’au moins une limitation physique, alors que les limitations cognitives ne représentent qu’environ 20 % de cette tranche d’âge et 30 % de cette même tranche sont atteint d’une limitation sensorielle. 20 % de la partie de la population qui a entre 75 et 84 ans est concerné par ce type de limitation alors qu’à peine 5 % sont atteints par une limitation cognitive.

    Part des personnes ayant une limitation physique, sensorielle ou cognitive selon l’âge et le sexe - @ Drees
    Part des personnes ayant une limitation physique, sensorielle ou cognitive selon l’âge et le sexe – @ Drees

    Ce graphique montre aussi que les femmes sont plus souvent concernées par une limitation physique sévère que les hommes, mais qu’elles sont moins concernées par une limitation sensorielle.

    Chose aussi importante à constater : le handicap a un impact sur la situation conjugale et professionnelle. Le rapport de la Drees montre que 19 % des personnes handicapées de plus de 16 ans vivent seuls contre 15 % dans l’ensemble de la population. De même, les personnes atteintes d’un handicap sont moins diplômées que l’ensemble des Français : seulement 7,8 % sont titulaires d’un diplôme d’un niveau supérieur à bac+2 contre 19,8 % pour l’ensemble de la population. De par leur handicap, il est parfois difficile pour eux de travailler, ce qui vient modifier la composition de leur revenu disponible : les revenus d’activité ne représentent que 76 % du revenu disponible, alors qu’ils constituent 95 % de l’ensemble des ménages. Cet écart est comblé par les prestations sociales (16 % de leurs revenus disponibles contre 7 % pour l’ensemble des ménages).

    La composition du revenu disponible n’est pas la seule chose impactée par la difficulté à travailler des personnes en situation de handicap, puisque leur niveau de vie est aussi nettement inférieur à l’ensemble de la population : les derniers chiffres montrent que 28,9 % des personnes handicapées vivent dans un ménage pauvre en conditions de vie, contre 12 % dans l’ensemble de la population. Pour exemple, près de la moitié des personnes en situation de handicap (43 %) ne peuvent pas se payer une semaine de vacances une fois par an, ni remplacer les meubles hors d’usage (contre 22 % pour l’ensemble de la population pour ces deux restrictions).

     Répartition des personnes de 15 à 59 ans selon leur niveau de vie - @ Drees
    Répartition des personnes de 15 à 59 ans selon leur niveau de vie – @ Drees

    2️⃣ État des lieux de la prise en charge du handicap

    Un nombre de places encore insuffisant dans les établissements pour adultes handicapés :

    Les derniers chiffres de la Drees montrent que le nombre d’établissements pour adultes handicapés a augmenté depuis 2006 (près de 30 % de nouveaux établissements), mais que le nombres de places n’est toujours pas suffisant puisque le nombre de personnes en situation de handicap à lui aussi augmenté dû au vieillissement de la population. Le rapport montre qu’il y a 293 980 adultes handicapés accompagnés dans des établissements pour 290 280 places.

    Si l’on regarde en détails, on remarque cependant que parmi ces 293 980 adultes handicapés, seules 3 catégories d’établissements accueillent plus de personnes qu’ils n’ont de places : 125 650 personnes sont accompagnées dans des établissements et services d’aide pour le travail (Esat) qui ne comptent que 119 830 places, 29 310 personnes sont hebergées dans des maisons d’accueil spécialisées qui ne comptent que 29 300 places, et 55 820 personnes occupent des foyers occupationnels et foyers de vie pour adultes handicapé qui ne comptent que 53 710 places. Pour les foyers d’hébergement pour adultes handicapés, par exemple, il y a plus de places qu’il n’y a de personnes accompagnées.

    Répartition des professionnels par type de handicap (visuel, auditif et cognitif) :

    Les professionnels pour les handicaps visuels :

    L’atlas de la démographie médicale en France publié par le Conseil national de l’ordre des médecins (Cnom) montre qu’il y a 4 704 médecins ophtalmologues, soit 5,7 médecins pour 100 000 habitants. Les chiffres du Cnom montrent une baisse du nombre d’ophtalmologues pour la quasi totalité des départements français depuis 2010. Certains départements comme la Creuse ont même subi une baisse de 100 % de leur médecins, ce qui fait qu’aucun ophtalmologues n’est disponible dans le département.

    Les professionnels pour les handicaps auditifs :

    Les médecins ORL sont, eux, beaucoup moins nombreux que les ophtalmologues, car il n’y en a que 3 pour 100 000 habitants en France. S’il y a 2441 médecins aujourd’hui, ce nombre est dû à une baisse du nombre d’ORL depuis 2010, là aussi, dans la grande majorité des départements, même si pour ce cas, il n’y a pas d’aussi grande disparité que pour les ophtalmologues et le nombre moyen de médecins pour 100 000 habitants dans chaque département varie souvent entre 2 et 4 ORL.

    Les professionnels pour les handicaps cognitifs :

    Pour les handicaps cognitifs, il y a plusieurs spécialités médicales qui sont réunis : les psychiatres, les psychiatres de l’enfant et de l’adolescent, les neuro-psychiatres, les neurologues, et enfin les pédiatres pour les enfants. Si l’on réuni toutes ces spécialités, il y a 23 453 professionnels de santé qui s’occupent des personnes souffrants de handicaps cognitifs dont la majorité sont des psychiatres (12 626) et des pédiatres (7 693).

    Contrairement aux professionnels pour les handicaps visuels et auditifs, le nombre des professionnels pour les handicaps cognitifs a augmenté depuis 2010, notamment les neurologues dont le nombre a explosé et a même été parfois multiplié par 2 dans certains départements (notamment la Meuse, le Morbihan et les Vosges). Leur nombre a été publié par presque 4 dans deux départements : la Guyane et la Nièvre.

    Alors que la majorité des médecins ORL et ophtalmologues sont libéraux, les médecins spécialisés dans les handicaps cognitifs sont à majorité salariés, notamment les psychiatres avec 8 080.

    9,3 millions d’aidants en France :

    La dernière étude “vie quotidienne et santé”, publiée par la Drees, indique que 9,3 millions de personnes déclarent apporter une aide régulière à un proche en situation de handicap ou de perte d’autonomie. Parmi ces 9,3 millions de personnes, on retrouve 8,8 millions d’adultes et 0,5 million de mineurs âgés de 5 ans ou plus qui sont proches aidants, ce qui représentent tout de même 1 personne sur 6 pour les adultes.

    Un des principaux constats tirés de cette étude est que les aides sont de 3 types :

    • le soutien moral (6,4 millions de personnes âgées de 5 ans ou plus, dont 368 000 mineurs) ;
    • l’aide à la vie quotidienne (5,7 millions de personnes, dont 308 000 mineurs) ;
    • et l’aide financière (1,3 million d’adultes).

     

    Peu importe les âges (sauf la tranche 75 ans et plus), les femmes sont celles qui apportent le plus d’aide régulière à un proche, même si les hommes sont plus nombreux à déclarer apporter une aide financière.

     

  • Formation : le Genes annonce un plan visant à formé des experts en data science

    Augmenter le nombre de diplômés de 43 %

    Ce plan a été élaboré, à la demande du Gouvernement et de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), afin de répondre à la pénurie qui touche le secteur. Il a pour double objectif :

    • d’accroître le nombre de diplômés en data science de 43 % ;
    • et de former ainsi 171 élèves supplémentaires chaque année.

     

    Ayant besoin de recruter une soixantaine de personnes pour déployer cette ambition, le Groupe des écoles nationales d’économie et statistique (Genes) bénéficiera d’un financement supplémentaire de 5,9 millions d’euros, sur la période 2024-2027.

    Un plan adapté aux 2 écoles du Genes (ENSAE et ENSAI)

    Le plan proposé s’adaptera aux 2 institutions du Genes à savoir l’École d’ingénieurs pour l’économie, la data science, la finance et l’actuariat (ENSAE) et l’Ecole d’ingénieur statistique, data science, IA (ENSAI).

    Pour l’ENSAE, le plan de développement se traduira par :

    • une augmentation des admissions via le concours commun Mines-Ponts (CPGE scientifiques) de 10 à 15 recrutements ;
    • un accroissement des admissions en filière B/L, avec un objectif de 5 à 10 recrutements supplémentaires ;
    • une expansion progressive des admissions en filière ECG avec 15 à 25 recrutements complémentaires ;
    • et un accent mis sur l’admission en 2ème année directe, avec pour cible une trentaine de recrutements supplémentaires.

    Pour l’ENSAI, ce plan s’appuiera sur :

    • l’expansion des admissions via les concours communs des instituts nationaux polytechniques (filières MP, MPI, PC, PSI) – CPGE scientifiques -, de 20 à 40 recrutements supplémentaires ;
    • un accent mis sur l’admission sur titres des formations universitaires, notamment au niveau BUT Sciences des données et BUT Informatique, 3ième année de licence (L3) et première année de Master (M1), avec une cible de 20 à 30 recrutements. L’association récente avec l’Université de Rennes prévoit précisément le renforcement de ces passerelles ;
    • et le maintien des recrutements sur les concours spécialisés  “économie et sciences sociale” et “économie et gestion”.

     

    Une création d’emploi destinée à encadrer les étudiants

    Pour répondre aux exigences de formation et garantir un encadrement de haut niveau pour les étudiants et les stagiaires attitrés dans les écoles, le Genes envisage de mettre en place :

    • 26 emplois supplémentaires d’enseignants-chercheurs et 5 postes de doctorants ;
    • 7 emplois d’assistants d’enseignement, coordinateurs et attaché temporaire d’enseignement et de recherche (ATER) ;
    • et 25 emplois non enseignants (renforcement des fonctions support, des services chargés de la scolarité et des admissions, des stages et des relations entreprises).

    Pour l’ENSAE, la création d’emplois d’enseignants chercheurs sera destinée à renforcer les 4 pôles existants (finance et assurance, économie, statistique et sociologie). Quant à l’ENSAI, il s’agira de renforcer les équipes de 3 domaines (statistique-mathématiques appliquées, statistique-computer science, l’équipe économie).

     

  • IA : éthique, réglementation, formation… les 10 recommandations du HDI pour transformer la santé

    12 Mds$ d’investissement dans le secteur

    Lors d’une conférence en ligne, ce jour, consacrée à la restitution du position paper du Healthcare Data Institute (HDI), intitulé “Jusqu’où les données peuvent-elles accompagner la transformation de la santé par l’IA ?”, Stéphane Sclison, conseiller principal senior chez Iqvia et membre du conseil d’administration du HDI, indique que 12 milliards de dollars ont été investis en 2023 par le biais de d’accords commerciaux dédiés au développement de l’IA en santé. Soit deux fois plus qu’en 2022.

    Ce constat montre que l’IA est devenue une des pierres angulaires du numérique en santé et qu’elle pourrait permettre de transformer les systèmes de soins dans le monde entier. Cependant, il y a encore beaucoup de défis auxquels doit répondre la France, insiste Stéphane Sclison, mais aussi toute l’Europe qui a un projet de partage régionale de la donnée de santé. Parmi ces défis, le modèle économique de l’IA en santé, ainsi que le cadre réglementaire qui ne facilite pas encore assez l’évolution de cette technologie au profit des patients et des soignants.

    Dans sa publication, le HDI identifie “plusieurs domaines clés d’application de l’intelligence artificielle, tout au long du parcours de soins du patient et à l’échelle du système de santé”.

    Une disparité dans la maturité des solutions selon les cas d’usage

    Ingrid Dufour Bonami, qui dirige l’agenda du numérique en santé chez Bayer, explique que “l’intelligence artificielle suscite un intérêt croissant, qui est marqué par de nombreux projets innovants et de progrès technologiques prometteurs”. Ces solutions s’inscrivent dans de nombreux cas d’usage, allant de la prévention à la prise en charge des patients, en passant par leur suivi.

    Diagnostic et télésurveillance parmi les cas d’usage les plus matures :

    Le nombre de ces produits disponibles en France étant en forte croissance, la conférence du HDI a été l’occasion pour dresser un panorama de la maturité des solutions en fonction de leurs cas d’usage. Ce panorama montre que les solutions dotées d’IA les plus matures sont celles concernant le diagnostic augmenté, la télésurveillance, ainsi que le pilotage et l’organisation des systèmes de santé (approvisionnement, optimisation du temps soignant et organisation des flux).

    Les solutions les moins matures, quant à elles, sont celles concernant la médecine de précision, la prévention des cancers, et la gestion des déserts médicaux, qui présentent un niveau de maturité “émergent” à “intermédiaire”.

    À noter que, pour aucun des cas d’usage observés, la maturité des solutions n’a atteint un stade “généralisé”.

    Niveaux de maturité des cas d'usage de l'IA en santé
    Niveaux de maturité des cas d’usage de l’IA en santé – @HDI

    Des cas d’usages prometteurs dans la prévention et le diagnostic :

    La conférence a, par ailleurs, permis à Stéphane Roques, directeur comptes stratégiques chez Medtronic et administrateur du HDI, de faire un zoom sur quelques cas d’usage en France :

    •  il y a beaucoup de solutions sur la prévention et le dépistage qui permettent de détecter des maladies très en amont, mais pourtant, à part dans quelques cas d’imagerie, peu d’applications en routine clinique ;
    • pour le diagnostic augmenté, Stéphane Roques explique que c’est un cas d’usage fortement utilisé grâce à la robustesse des algorithmes permise grâce aux données qui ont été standardisées et partagées pour les communautés médicales et scientifiques depuis plusieurs années (pour ce cas d’usage, l’IA permet un gain immédiat pour le praticien ou pour l’établissement de santé qui dresse le diagnostic.

    Des recommandations pour l’Europe, l’adoption de l’IA et de son contrôle

    Plus qu’un moyen de faire le point sur la situation de l’IA en santé en France et en Europe, ce rapport a été l’occasion pour le HDI d’émettre 10 recommandations pour les décideurs du secteur. Ces recommandations se concentrent sur 6 points principaux, que sont l’adoption de l’IA, son développement, sa technique, son contrôle, la question éthique et celle de l’Europe.

    Les 10 recommandations du HDI :

    Ci-dessous, les 10 recommandations émises par le HDI pour permettre à l’IA d’accompagner la transformation de la santé en France et en Europe :

    • 1️⃣ prioriser le financement de preuves de concept à grande échelle, notamment des projets d’apprentissage fédéré, au sein de tiers-lieux d’expérimentation dédiés, conditionnant ce soutien à l’interopérabilité et au déploiement rapide de ces programmes, ainsi qu’à une évaluation régulière et rigoureuse des avantages et des risques par un comité incluant patients et financeurs ;
    • 2️⃣ élargir les méthodologies de référence et référentiels pour inclure davantage de projets, afin de faciliter l’accès aux données – tous les acteurs de l’écosystème sont encouragés à participer à la consultation de la Commission nationale de l’informatique et des libertés(Cnil) sur la révision de ces méthodologies ;
    • 3️⃣ mettre en place un comité éthique et scientifique indépendant et unique pour rationaliser les processus d’évaluation ;
    • 4️⃣ introduire des cadres réglementaires dynamiques, alignés avec les autres États membres de l’Union européenne, pour évaluer les systèmes d’IA en santé en vue du remboursement, afin de permettre des réévaluations plus fréquentes pour refléter les améliorations et les changements au fil du temps dans les technologies de traitement et de protection des données ;
    • 5️⃣ clarifier le cadre réglementaire concernant la responsabilité médicale en cas d’erreur des systèmes d’IA en santé, et notamment ceux à vocation diagnostique ;
    • 6️⃣ établir une convention unique pour gérer l’accès et la valorisation des données de santé, en s’inspirant du modèle déjà utilisé dans le contexte des études cliniques, avec pour objectif d’harmoniser les positions avec les acteurs européens ;
    • 7️⃣ définir des normes techniques et des spécifications fonctionnelles lors de la mise en place de projets (tels que les appels d’offres et les entrepôts de données), afin d’assurer la robustesse, l’interopérabilité, la transparence et l’explicabilité de l’IA, contribuant ainsi à renforcer la confiance dans les initiatives nationales ;
    • 8️⃣ lancer une campagne nationale d’information à destination du grand public sur l’utilisation de l’IA dans le domaine de la santé pour promouvoir une compréhension réaliste de cette technologie ;
    • 9️⃣ intégrer des modules de formation sur l’IA et la data science spécifiques à chaque spécialité médicale dans le cadre de la formation continue, dans lesquels seraient inclus des cas pratiques, des simulations et des études de cas réels pour illustrer l’application de l’IA dans divers contextes cliniques ;
    • 🔟 standardiser les informations pour faciliter la compréhension des recommandations de l’IA, ce qui inclut l’accès aux données sous-jacentes, en mettant particulièrement l’accent sur l’explicabilité de l’utilisation de l’IA dans les diagnostics et les traitements, renforçant ainsi la confiance entre les patients, les professionnels de santé et les fournisseurs de solutions.

     

  • Maladies rares : la nouvelle aire thérapeutique d’Amgen, pilier de sa croissance à long terme

    Un atout stratégique dans le portfolio d’Amge

    Les maladies rares sont un atout stratégique d’Amgen pour quatre raisons :

    • renforcer et équilibrer son portefeuille de médicaments ;
    • tirer profit de ses capacités commerciales et de son envergure mondiale en tant que leader dans les domaines de l’inflammation et la néphrologie ;
    • utiliser ses capacités scientifiques : notamment en R&D et de production ;
    • renforcer son profil financier : son solide flux de trésorerie permet un investissement soutenu dans l’innovation, un désendettement programmé et un dividende croissant.

     

    Les maladies rares requièrent une approche spécifique :

    Les maladies rares sont encore méconnues, et donc difficilement soignables, voici leurs obstacles majeurs :

    • 10 000 maladies rares sont reconnues mais seulement 5 % d’entre elles font l’objet de médicaments avec une autorisation de mise sur le marché ;
    • une faible sensibilisation à la maladie et une difficulté d’identifier les patients ;
    • les difficultés liées aux erreurs de diagnostic, au manque d’options et les obstacles à l’assurance ;
    • la nécessité d’un soutien dédié aux patients pendant la durée complète du traitement, et pas juste au commencement de la pathologie ;
    • le développement de médicaments pour soigner les maladies nécessite des connaissance uniques.

     

    Le traitement, du diagnostic au remboursement

    Les soins pour les patients atteints de maladies rares nécessitent des compétences particulières. En moyenne, les patients touchés par une maladie rare mettent 5 ans et fréquente plus de 7 spécialistes pour bénéficier d’un diagnostic correct. Un chemin fastidieux qui se décompose en plusieurs étapes :

    • l’évaluation et diagnostic : apparition des symptômes, première visite aux soins primaires, première visite chez un spécialiste, pas de diagnostic ou diagnostic suspecté, traitements des symptômes et pas de la cause, plus de références de spécialistes ;
    • sélection du traitement : recherche en ligne d’un diagnostic, diagnostic correct, options de traitements et choix de celui-ci ;
    • validation du payeur et traitement : investigation des bénéfices de l’assurance, autorisation préalable, initiation au traitement, suivi et adhésion du patient.

     

    Les données RWD pour faire avancer la R&D

    Amgen possède une solide base de données de vie réelle (real world data) grâce sa capacité d’analyse et des datas avancées. Sa plateforme de données de vie réelle comprend plus de 350 millions de datas, dont les dossiers patients numériques, des biomarqueurs, des registres, une biobanque et des images.

    Pour caractériser la maladie et les besoins non satisfaits avec le security operations center, Amgen met en œuvre les actions les notions et actions suivantes :

    • des études de l’histoire naturelle ;
    • des cohortes de données de vie réelle ;
    • l’identification du patient et la prédiction ;
    • et l’évaluation des risques/bénéfices de l’intervention thérapeutique.

     

    Dans ce sens, la filiale Decode d’Amgen lui permet :

    • de comprendre la biologie des maladies ;
    • de valider des cibles ;
    • de repérer les biomarqueurs protéiques ;
    • de déterminer la probabilité d’effets indésirables ;
    • ainsi que d’élargir l’indication aux maladies courantes.

     

  • IA générative : les 10 recommandations de l’Académie nationale de médecine

    Ce rapport de l’Académie nationale de médecine s’intéresse principalement à l’utilisation de l’intelligence artificielle générative (IAG) en santé, en particulier dans les domaines de l’imagerie médicale et des essais cliniques.

     

    La pertinence de l’IAG dans l’imagerie médicale

    Le développement de système d’aide à la décision clinique (SADC) basés sur l’IA a bénéficié à l’analyse d’images médicales (radiographies, échographies, scanners, IRM), avec plus de 700 dispositifs approuvés par la Food and Drug Administration (FDA) aux Etats-Unis en 2023. Depuis 2010, 77 % des 691 autorisations de la FDA sont destinées à des dispositifs médicaux (DM) comprenant de l’IA dans le domaine de la radiologie, où ses avantages sont nombreux selon l’Académie :

    • une amélioration de la qualité et de la rapidité d’analyse : une obtention des images avec une meilleure résolution, moins de bruit de fond, et plus de précision, ce qui profite à l’anatomocytopathologie (anapath) et aux examens radiologiques ;
    • une génération de nouvelles images et de textes d’analyse : les Siagen peuvent créer des images médicales synthétiques de haute qualité pour la formation des professionnels de santé et la simulation de pathologies spécifiques ;
    • et une aide à la rédaction de comptes rendus radiologiques: les Siagen peuvent proposer des analyses préliminaires, allégeant la charge de travail des radiologues même si une supervision humaine reste nécessaire.

     

    Cependant, certains cliniciens sont encore réticents à adopter ces outils pour les raisons suivantes :

    • un manque de compréhension du fonctionnement des algorithmes ;
    • l’incapacité à intégrer ces outils dans leur pratique médicale ;
    • un manque de généralisation et de reproductibilité des algorithmes ;
    • des données d’entraînement non représentatives de la population générale ;
    • et une évaluation insuffisante des algorithmes en clinique.

     

    … Mais aussi dans la recherche et la biologie

    Dans la recherche clinique, l’Académie souligne que les Siagen pourront faciliter la prise d’informations complexes, comme :

    • l’identification de groupes de patients pertinents au sein de la population ;
    • la gestion des consentements dynamiques ;
    • la définition des « baselines » et le suivi à distance des patients inclus dans les essais ;
    • l’intégration de données multiparamétriques des les essais cliniques (modes de vie, paramètres environnementaux, données génomique…) ;
    • et la création de groupes contrôles synthétiques, à partir de patients virtuels basés sur les données de vie réelle.

     

    Pour une intégration réussie, l’Académie de médecine précise que les Siagen devront tenir compte de plusieurs aspects éthiques, notamment la confidentialité des données, la transparence des algorithmes, une supervision humaine nécessaire et la formation des professionnels de santé.

     

    Les 10 recommandations de l’Académie

    L’Académie nationale de médecine recommande à tous les acteurs du système de santé, publics ou privés, la prise en compte de 10 point majeurs. Ses recommandations sont formulées comme suit :

    • chaque professionnel de santé doit être formés à l’usage des Systèmes d’intelligence artificielle générative (Siagen) ;
    • l’usage des Siagen par les professionnels de santé doit se généraliser ;
    • éviter à tout prix de communiquer les données personnelles des patients et des professionnels de santé à des Siagen dont la maîtrise en France ou en Europe n’est pas clairement établie ;
    • chaque utilisation des Siagen doit faire l’objet d’une supervision humaine ;
    • la responsabilité des différents acteurs, concepteurs, utilisateurs, doit être clairement déterminée par une réglementation respectant le règlement européen sur l’IA pour les systèmes numériques en santé ;
    • la cyber sécurité des établissements de santé et des plateformes de données de santé doit être traitée comme une priorité absolue ;
    • la propriété intellectuelle des données servant à l’apprentissage des modèles doit être garantie et notamment celle des publications scientifiques ;
    • les recherches sur les applications en santé des Siagen doivent être fortement soutenues au niveau national et européen pour être souverain numériquement et réduire sa dépendance aux entreprises étrangères ;
    • l’utilisation des Siagen doit se faire dans le respect des principes éthiques, notamment développés dans les avis 3 et 7 du Comité national pilote d’éthique du numérique (CNPEN) ;
    • et, enfin, les impacts environnementaux et énergétique doivent être mesurés et considérés dans l’évaluation de l’impact environnemental du système de santé.

     

  • HDH : l’AP-HP et RCTs parmi les 5 lauréats de la 5e vague de la Bibliothèque ouverte d’algorithmes en santé

    20 projets lauréats en 3 ans

    Afin de soutenir le développement et la validation d’algorithmes de ciblage dans le Système national des données de santé (SNDS), créé en 2016 pour “dé-identifier” les données de l’importante base de feuilles de soins de l’Assurance maladie “à des fins de recherches”, le Health Data Hub (HDH) a lancé en 2021 le projet “Bibliothèque ouverte d’algorithmes en santé” (Boas).

    Cette initiative a pour ambition de “constituer une bibliothèque ouverte d’algorithmes de ciblage qui bénéficiera à l’ensemble de la communauté”, les algorithmes du SNDS étant “des outils essentiels à l’analyse fiable des données” mais “leurs développement, validation et réutilisation restent souvent complexes”. C’est dans le but de remplir cette Boas que le HDH a ouvert 4 vagues de l’AMI qui ont permis la sélection de 15 lauréats, devenus 20 avec les nouveaux projets lauréats de cette 5e vague.

    Pour rappel, afin de “s’assurer que les algorithmes répondent au besoin de l’écosystème”, les projets candidats devaient “favoriser l’ouverture d’algorithmes de ciblage” selon 3 modalités :

    1. la documentation médicale et technique d’algorithmes de ciblage existants pour favoriser leur réutilisation large (thématique 1) ;
    2. la validation ou sophistication et la validation d’algorithmes développés par des institutions nationales de référence (thématique 2) ;
    3. ainsi que le développement, l’évaluation et la validation de nouveaux algorithmes de ciblage (thématique 3).

     

    Dans cet article, H&TI revient sur les 5 lauréats de cet AMI.

    Un projet pour la construction d’un algorithme d’identification des complications graves après une chirurgie digestive parmi les lauréats

    Nom du projet Porteur du projet Partenaires Description du projet
    Projet EAI ALGO L’équipe EPOPé (Centre de recherche en épidémiologie et statistiques) CHU Grenoble Alpes Le projet a pour objectif de développer et valider un algorithme de ciblage de l’encéphalopathie anoxo-ischémique (EAI), causée chez le nouveau-né suite à une asphyxie liée à un événement indésirable périnatal.
    Projet Thanatos AP-HP X Le projet vise à développer et valider un algorithme d’identification des complications graves après une chirurgie digestive.
    Projet ACR RCTs Le registre du Rhône Le projet porte sur le développement et la validation d’un algorithme d’identification de patients victimes d’un accident de la circulation routière et hospitalisés.
    Projet ICan Algo AP-HP Inserm (via la Cohorte Constances) Le projet a pour objectif d’actualiser et de et valider des algorithmes de ciblage, déjà existants, sur les cancers incidents dans la base principale du SNDS, et de sélectionner à terme l’algorithme le plus performant.
    Projet SCOP Le Centre de recherche en épidémiologie et santé des populations (Inserm) La Cohorte Constances (Inserm) Le projet a l’ambition de construire des scores prédictifs sur la consommation de tabac, la consommation d’alcool, la corpulence et l’activité physique, d’évaluer leur performance pour ensuite valider des algorithmes existants dans la base principale du SNDS.

    Les lauréats des précédentes vagues :

    • La première vague de l’appel, dont les résultats ont été annoncés en novembre 2021, a permis de retenir 4 projets lauréats, qui ont bénéficié d’un accompagnement du HDH ainsi que du soutien scientifique du réseau Redsiam ;
    • À l’issue de la deuxième vague, clôturée en avril 2022, 5 nouveaux projets ont été sélectionnés ;
    • Dans le cadre de la troisième vague, ce sont 5 autres projets qui ont été sélectionnés en décembre 2022 ;
    • Seul le projet Poulmago porté par la clinique Beau Soleil (Montpellier) en association avec l‘Institut du cancer de Montpellier (ICM) a été sélectionné comme lauréat de la quatrième vague qui s’est clôturée en juin 2023.

     

    La 6e vague de l’AMI déjà ouverte

    Lors de l’annonce des 5 nouveaux lauréats de l’appel à manifestation d’intérêt, le Health Data Hub a confirmé l’ouverture de la sixième vague de l’AMI Boas. Les projets candidats devront toujours “favoriser l’ouverture d’algorithmes de ciblage” selon les mêmes 3 modalités que pour les 5 vagues précédentes.

    👉 Les candidats ont jusqu’au 31 mai 2024 à midi pour dépôser leur candidature via la plateforme Démarches Simplifiées (accessible ici). À noter qu’un webinaire d’information et d’accompagnement au remplissage du dossier de candidature “sera organisé prochainement” par le HDH.

  • OMS/Europe : un outil pour mesurer la qualité de soins des services de télésanté

    Permettre aux états d’évaluer leur système de télésanté

    L’Organisation mondiale de la santé (OMS) définit la télésanté comme suit : “La prestation de services de santé – où la distance est un facteur critique – par des professionnels utilisant les technologies de l’information et de la communication pour l’échange d’informations valides en matière de diagnostic, de traitement et de prévention des maladies et des blessures, de recherche et d’évaluation, ainsi que pour la formation continue des prestataires de soins de santé, le tout dans l’intérêt de promouvoir la santé des individus et de leurs communautés.”

    C’est sous ce prisme que la section européenne de l’OMS vient de mettre à disposition un outil de mesure de la qualité des soins prodigués par les services de télésanté. Il devrait permettre de comparer les résultats des services de soins en personne avec ceux réalisés à distance par le biais des outils de télésanté et de voir si les soins dispensés à distance réalisent les résultats de santé souhaités.

    Pour s’assurer qu’il n’y ait pas un écart trop grand entre les résultats obtenus grâce à la télésanté et ceux obtenus par le biais de consultation en personne, cet outil se concentre sur l’aspect de la prestation de soins par le biais des services de télésanté, qu’elle se fasse via des applications de santé mobiles pour suivre et gérer la santé des individus, des consultations virtuelles, une surveillance à distance des patients ou encore la prescription électronique .

    Une aide pour les autorités de santé et pour les structures utilisant de la télésanté :

    Les états européens membres de l’OMS pourront ainsi “avoir une vue d’ensemble de la situation des instruments (juridiques, réglementaires et lignes directrices), des technologies et des processus dont il dispose” et de la manière dont ils permettent potentiellement aux organismes qui les développent et qui les utilisent “d’offrir des services de soins de haute qualité lorsqu’ils appliquent la télésanté”.

    L’outil de l’OMS sera aussi utile pour les structures qui utilisent des services de télésanté, parce qu’il contient une grille d’auto-évaluation qui aide les états à réfléchir sur d’avancement de leurs plans de qualité de vie en matière de services de télésanté.

    3 dimensions de la qualité des soins

    Pour permettre aux pays de s’assurer que leurs services de télésanté garantissent des soins de haute qualité, l’outil de l’OMS leur propose de s’auto-noter selon plusieurs critères, comme :

    • la capacité à utiliser les applications ou les logiciels ;
    • la communication sur ces solutions ;
    • ou encore l’accès aux technologies pour les patients et les professionnels de santé.

     

    Les états ou les établissements vont donc noter le niveau de maturité de ces critères pour ensuite avoir une compréhension interne de leur système de télésanté et voir sur quels axes il convient de travailler davantage pour que la télésanté garantisse la meilleure qualité de soins possible.

    Une mise à jour de l’outil de l’OMS est prévue au moins tous les 2 ans. Pour le moment, l’auto-notation concerne 3 dimensions de la qualité des soins :

    • l’orientation patient (people-centricity) ;
    • l’efficacité clinique ;
    • et la sécurité.

     

  • US : faire entendre la voix des médecins sur le développement et l’usage de l’IA (rapport AMA)

    Une intelligence augmentée pour accompagner la décision humaine

    Dans son rapport publié sous le titre “Futur de la santé : paysage de l’émergence de l’intelligence augmentée dans la santé”, en collaboration avec Manatt Health, l’American Medical Association (AMA) préfère le terme d’”intelligence augmentée” à celui d’intelligence artificielle. Un choix justifié par la volonté de qualifier une technologie d’accompagnement à la décision humain plutôt que de complètement la remplacer. Parmi les médecins interrogés sur l’utilisation croissante de l’IA dans la santé, 30 % se disent plus enthousiastes qu’inquiets.

    Retour sur deux cas d’usages (consultation médicale et diagnostic de la rétinopathie diabétique) utilisant l’IA :

    1) le traitement automatique du langage (NLP) dans les consultations médicales :

    L’American Academy of Family Physicians (AAFP) a mené une étude sur 132 médecins pour déterminer si une solution d’IA, pour retranscrire et résumer la consultation d’un patient, permettait d’alléger leur charge administrative. A la fin de l’expérimentation, 60 % d’entre eux ont décidé de continuer à utiliser l’IA, vu les résultats enregistrés :

    • une réduction de 72 % du temps moyen de documentation par note ;
    • un gain de 3,3 heures par semaine ;
    • une amélioration de la satisfaction vis-à-vis de la charge de travail et de la pratique globale ;
    • et une diminution de l’épuisement professionnel et du sentiment d’accablement chez les médecins.

     

    Les autres 40 % n’ont pas choisi d’adopter la solution pour les raisons suivantes :

    • une charge de documentation faible ou inexistante ;
    • leur dossier médical électronique n’était pas intégré dans l’outil ;
    • et une charge de travail était trop importante pour permettre cette adoption.

     

    2) les diagnostics basés sur l’IA pour le dépistage de la rétinopathie diabétique :

    En 2018, la Food and Drug Aministration (FDA) a approuvé un système d’IA pour détecter la rétinopathie diabétique (RD), offrant la possibilité aux médecins de chercher la RD sans recourir à un spécialiste pour l’interprétation des images.

    Portant sur 900 patients diabétiques sans antécédents de RD, les images oculaires ont été vues par des spécialistes et par un outil d’IA (mtmDR). Les résultats suivants ont été obtenus :

    • 621 patients négatifs selon les spécialistes contre 556 patients négatifs selon mtmDR ;
    • 198 patients positifs identifiés par les spécialistes contre 173 par mtmDR ;
    • les principaux objectifs du critère d’évaluation prédéfinis étaient une sensibilité de précision diagnostique supérieure à 85 % et une spécificité supérieure à 82,5 % – le système d’IA a dépassé les objectifs avec une sensibilité de 87,2 % et une spécificité de 90,7 %.

     

    Les engagements de l’AMA sur l’utilisation de l’IA en santé

    L’évolution grandissante de l’IA dans le secteur de la santé a encouragé l’AMA à adopter les engagements suivants :

    • développer des principes d’IA pour garantir une utilisation plus sûre, efficace et éthique dans les soins de santé ;
    • établir des politiques favorisant un accès équitable aux outils d’IA et réduisent le risque de biais (informations fausses et trompeuses)  ;
    • collaborer avec les leaders de la santé et de la technologie pour faire progresser la recherche et le développement d’applications d’IA en médecine ;
    • et faire entendre la voix des médecins dans les différentes phases d’élaboration de l’IA en médecine.