Actualité

  • Ségur du numérique : entrée en vigueur des dispositifs DPI et PFI de la vague 2

    De nouveaux horizons pour le Ségur du numérique

    La vague 2 du programme Ségur s’annonce comme une extension ambitieuse de la première qui l’a précédée, avec des objectifs encore plus ambitieux. Elle vise ainsi à :

    • simplifier l’accès aux données médicales via Mon Espace Santé pour les professionnels ;
    • faciliter l’intégration des documents médicaux via la messagerie MSSanté ;
    • renforcer la cybersécurité des infrastructures informatiques ;
    • optimiser des pratiques cruciales telles que la qualification de l’identifiant national de santé (INS) et l’alimentation systématique du dossier médical partagé (DMP) ;
    • et élargir le spectre des logiciels concernés à trois nouvelles spécialités : Sage-femme, Chirurgien-dentiste, et Paramédical.

     

    L’Agence du numérique en santé (ANS) précise que cette nouvelle phase ne requiert pas nécessairement d’avoir été référencé dans la Vague 1 pour participer, mais elle exige le respect des normes techniques et fonctionnelles établies dans cette première étape.

    2 dispositifs pour les logiciels des établissements de santé

    Concernant le dispositif DPI du Couloir Hôpital :

    L’arrêté du 16 mai 2024 relatif à un programme de financement destiné à encourager l’équipement numérique des structures hospitalières, fonction « dossier patient informatisé » (DPI), explique que les opérateurs informatiques ayant conclu une convention peuvent prétendre à un financement pour la réalisation d’opérations informatiques au profit de professionnels, d’établissements ou de services éligibles.

    Les bénéficiaires de l’opération informatique doivent respecter les règles applicables lors de la commande de cette opération à l’opérateur informatique. L’arrêté souligne par ailleurs que la résiliation de la convention entraîne automatiquement la perte du droit d’accès au programme de financement pour l’opérateur éditant la solution logicielle et pour tout distributeur de cette solution.

    Calendrier du dispositif DPI Vague 2 :

    • Dépôt du dossier administratif à l’ANS : possible jusqu’au 19/11/2024 à 12h
    • Dépôt d’un dossier complet de preuves de conformité : possible jusqu’au 18/06/2025 à 12h
    • Echanges avec l’ANS pour validation du dossier de référencement : possible jusqu’au 17/09/2025 à 12h
    • Dépôt des demandes de financement et de paiement de l’avance : possible jusqu’au 17/12/2025 à 12h
    • Réalisation des Prestations Ségur de mise à jour DPI Vague 2 : possible jusqu’au 17/06/2026 à 12h
    • Dépôt des demandes de paiement du solde : possible jusqu’au 16/09/2026 à 12h

     

    Concernant le dispositif PFI du Couloir Hôpital :

    L’arrêté du 16 mai 2024 établit également un programme de financement pour promouvoir l’équipement numérique des structures hospitalières dans le cadre de la fonction « plateforme d’intermédiation » (PFI).

    Ce programme vise à encourager la mise à jour des logiciels PFI des structures hospitalières. Les financements seront attribués aux opérateurs publics et privés du développement numérique en santé, en échange d’opérations informatiques bénéficiant aux structures hospitalières. L’ANS gérera ces financements selon des critères définis dans l’arrêté, “sans favoritisme ni exclusivité”.

    Les principales dispositions de l’arrêté comprennent la définition des exigences pour les logiciels, les modalités de référencement, les conventions entre les opérateurs et l’ANS, ainsi que les conditions de contrôle et de sanctions en cas de non-respect des engagements. L’ANS assurera la gestion technique, administrative et financière du programme, rendant compte régulièrement à l’État. Les documents associés à cet arrêté sont disponibles sur ce lien.

    Calendrier du dispositif DPI Vague 2 :

    • Dépôt du dossier administratif à l’ANS : possible jusqu’au 19/11/2024 à 12h
    • Dépôt d’un dossier complet de preuves de conformité : possible jusqu’au 19/03/2025 à 12h
    • Echanges avec l’ANS pour validation du dossier de référencement : possible jusqu’au 18/06/2025 à 12h
    • Dépôt des demandes de financement et de paiement de l’avance : possible jusqu’au 17/09/2025 à 12h
    • Réalisation des Prestations Ségur de mise à jour DPI Vague 2 : possible jusqu’au 18/03/2026 à 12h
    • Dépôt des demandes de paiement du solde : possible jusqu’au 17/06/2026 à 12h

     

  • Santexpo : « Il faut reconstruire un système de santé adapté aux problèmes d’aujourd’hui » (A. Robinet)

    L’IA parmi les chantiers de la ministre Catherine Vautrin

    L’hôpital, clé de voûte du système de santé français :

    À l’occasion du 100e anniversaire de la Fédération hospitalière de France (FHF), la ministre du Travail, de la Santé et de la Prévention, Catherine Vautrin, a tenu à être présente et à adresser quelques mots lors de la conférence inaugurale de cette 58e édition de Santexpo, placée pour la première fois sous le haut patronage du Président de la République. En soulignant l’importance de l’appareil hospitalier dans le système de santé français, la ministre a expliqué que, sans un système hospitalier et de santé de cette envergure, le pays n’aurait pas été en mesure d’organiser les Jeux Olympiques de Paris 2024 qui débuteront dans quelques semaines. Elle a aussi rappelé la naissance du système que l’on connait aujourd’hui avec la signature, le 30 décembre 1958 (dernier jour des pouvoirs spéciaux du Général de Gaulle), des ordonnances médiatrices de Michel Debré qui avaient instauré la création des centres hospitalo-universitaire (CHU) français. Ces derniers ont, selon elle, “considérablement renforcé l’excellence médicale à la française” et “structuré notre système hospitalier”.

    Des chantiers pour l’innovation et la recherche :

    Après ce rappel historique, la ministre a rappelé les différents chantiers mis en place depuis son arrivée au gouvernement et ceux qu’elle a à cœur de mener à bien. Il s’agit principalement :

    • de retrouver une attractivité et redonner du sens aux métiers du soin et de l’humain ;
    • de mener à bien les chantiers d’amélioration des conditions et de la qualité de vie au travail (QVCT) pour les professionnels de santé ;
    • ainsi que de déployer la stratégie “Grand âge” pour 2030.

     

    Du côté du numérique en santé, Catherine Vautrin a insisté sur l’importance de pouvoir faire évoluer les pratiques françaises et les tourner vers l’avenir, notamment en intégrant l’intelligence artificielle (IA) dans le quotidien de la recherche, en favorisant le développement des entrepôts de données de santé (EDS) et en renforçant la recherche dans les établissements. Elle a d’ailleurs précisé qu’elle prendra connaissance “avec attention des conclusions rapport Armenteras sur le plan de rénovation de la recherche biomédicale”, et qui devrait paraître dans les prochains jours.

    4 chantiers de la FHF pour faire évoluer le système de santé

    En plus de la ministre, Arnaud Robinet, président de la FHF, a tenu à expliquer l’importance de faire évoluer le système de santé français qui nécessite, selon lui, une rénovation et doit être reconstruit de fond en comble pour être “adapté aux problèmes d’aujourd’hui”. Arnaud Robinet se veut, malgré tout, optimiste. Il a rappelé que la France avait toutes les ressources pour parvenir a créer “un nouveau bouclier sanitaire”, ce que confirme aussi le livre blanc, publié ce jour par la FHF à l’occasion de l’inauguration de Santexpo. Intitultée “Agir maintenant – Bâtir la santé de demain”, cette publication détaille les 7 grands chantiers pour l’avenir du système de santé, parmi lesquels, le président de la FHF a insisté sur les quatre les plus prioritaires selon lui :

    1️⃣ Le premier chantier cité concerne la sobriété. Les travaux de la FHF ont montré qu’il était urgent de réduire l’emprunte environnementale émise par le système de santé, alors que la santé représente environ 8 % des émissions de gaz à effet de serre de la France. La Fédération propose aussi d’accélérer le déploiement des mesures en faveur de la transformation écologique et de créer les outils médico-économiques susceptibles d’intéresser plus fortement les acteurs de santé au déploiement de la prévention et des alternatives à l’hospitalisation complète.

    2️⃣ Le deuxième chantier est celui de la responsabilité partagée. Pour faire évoluer le système de santé, la FHF recommande sur ce point de mobiliser l’ensemble des acteurs de santé du territoire notamment en généralisant les modes d’exercice collectif et en renforçant la coordination entre acteurs respectivement de la ville et de l’hôpital à l’échelle d’un territoire. Le président de la Fédération a aussi évoqué l’importance des agences régionales de santé à l’échelle régionale comme territoriale, mais aussi l’importance des pouvoirs publics qui doivent engager un véritable débat démocratique des priorités en matière de santé, afin d’en dégager une stratégie claire.

    3️⃣ Le troisième chantier présenté est celui du ré-enchantement de l’environnement de travail des professionnels de santé. Pour rendre le travail plus attractif, la Fédération recommande de redonner du sens à l’engagement de l’ensemble des professionnels de santé en les recentrant sur leur cœur de métier, de mettre en place de nouvelles formations ouvertes et adaptées, mais aussi d’anticiper  et d’accompagner les nécessaires montées en compétences et les reconversions professionnelles.

    4️⃣ Le quatrième chantier évoqué par Arnaud Robinet n’est autre que le grand âge. Alors qu’en 2040, 2,5 millions de citoyens auront plus de 80 ans, la FHF recommande de prendre en compte et de corriger les différences de situations socio-fiscales entre les établissement ou service social ou médico-social (ESMS) de différents statuts, d’élaborer au plus vite une loi de programmation pour le grand âge, d’apporter des réponses structurelles à la situation de crise financière inédite rencontrée par les ESMS publics en faisant évoluer le cadre de financement, « sur la base des travaux menés autour du modèle économique des Ehpad, pour garantir la prise en compte de l’évolution des coûts, mais aussi de l’évolution du profil des personnes accompagnées ». Enfin la FHF recommande de garantir la pérennité des financements de la branche autonomie consacrés à l’investissement au-delà de 2024 par l’affectation d’une ressource durable.

    7 chantiers prioritaires pour l'avenir du système de santé - @ FHF, mai 2024
    7 chantiers prioritaires pour l’avenir du système de santé – @ FHF, mai 2024

     

  • Data : Closar AI souhaite révolutionner la santé préventive grâce aux données des objets connectés

    Déjà disponible en France et en Suède

    Face à la multiplication des appareils connectés (IoT), les besoins du système de santé de disposer d’outils efficaces pour exploiter, de manière sécurisée et éthique, les données qu’ils produisent sont de plus en plus croissants. Pour y répondre, Closar AI propose une plateforme permettant aux professionnels de santé d’explorer, traiter et suivre les données des patients à partir de leurs appareils connectés de santé. Avec une approche axée sur la précision et la confidentialité, cette solution offre un accès gratuit et sécurisé aux données des patients pendant les consultations.

    Le 29 avril 2024, Jean-Pierre Nordmann, CEO et co-fondateur de Closar AI, a publié une vidéo de démonstration sur Linkedin pour expliquer le fonctionnement de son produit, en garantissant que les données des patients ne sont partagées qu’avec leur consentement et en se conformant aux réglementations en matière de confidentialité et de sécurité des données de santé. La solution est actuellement disponible en France et en Suède, tandis que l’obtention du marquage CE est en cours (classe IIa).

    Comment ça marche ?

    1️⃣ Installation : le patient télécharge l’application et partage ses données via son téléphone.

    2️⃣ Codification : un code QR unique est généré pour chaque consultation, garantissant la confidentialité des données du patient.

    3️⃣ Utilisation des données : les professionnels de santé, en scannant le code QR, récupèrent toutes les données des objets connectés et peuvent explorer les tendances jusqu’à deux ans en arrière et zoomer sur des événements spécifiques pendant la consultation.

    Aperçu de l'interface de la plateforme d'exploitation des données de santé de Closar AI - @ Closar AI

    Aperçu de l’interface de la plateforme d’exploitation des données de santé de Closar AI – @ Closar AI

    Deux offres proposées aujourd’hui

    Une version accessible gratuitement :

    La version gratuite offre une vue holistique de la santé des patients, couvrant des biomarqueurs tels que le cœur, l’activité, le sommeil et le métabolisme grâce à un partage de données à court terme de 30 minutes. La plateforme est compatible avec tous les types et marques d’appareils connectés. En accédant gratuitement à cette plateforme, les utilisateurs peuvent explorer les données de leurs patients de manière efficace et sécurisée.

    Une version payante pour les professionnels de santé :

    Les professionnels de la santé souhaitant un suivi plus approfondi peuvent opter pour une version premium à 99 euros par mois par utilisateur. Cette option offre des fonctionnalités supplémentaires et un partage de données permanent. Elle inclut :

    • un historique complet des données, permettant aux utilisateurs d’avoir une vision détaillée de l’évolution de la santé de leurs patients au fil du temps ;
    • une fonction de télésurveillance qui permet un suivi à distance, offrant une flexibilité accrue pour les consultations virtuelles ;
    • un accès illimité aux données selon la volonté du patient ;
    • un plan de prévention permettant de fixer des objectifs pour chaque biomarqueur et de jouer un rôle proactif dans la prévention des maladies et la promotion d’un mode de vie sain ;
    • des recommandations médicales provenant du comité scientifique de Closar AI ;
    • ainsi que des recommandations scientifiquement prouvées générées par une IA, se basant sur les tendances de votre patient afin d’aider les professionnels de santé dans le diagnostic, le choix du traitement et la détection précoce de certains troubles.

     

  • AP-HP : un budget de 48,5 M€ pour les travaux de la plateforme de biologie et pathologie d’Henri-Mondor

    Un ensemble de 6 plateformes innovantes

    Le 27 mars 2024, le projet d’une plateforme hospitalo-universitaire de biologie et de pathologie de territoire du groupe hospitalo-universitaire (GHU) AP-HP Henri-Mondor a officiellement lancé au sein de l’hôpital sis à Créteil, dans le Val-de-Marne. Ce projet, dont le coût des travaux s’élève à 48,5 millions d’euros, a pour objectifs :
    • de centraliser et d’optimiser les ressources et les compétences en biologie et en pathologie ;
    • de renforcer la coopération entre les différents acteurs de la recherche et de la médecine ;
    • de créer une forte dynamique au sein des équipes et sur le territoire du GHU ;
    • ainsi que de renforce le rôle du GHU auprès des 2,5 millions d’habitants de son bassin de population.

     

    La nouvelle plateforme occupera une superficie de 8 050 m², comprenant à la fois la restructuration des bâtiments existants (environ 3 300 m²) et la construction de nouveaux espaces (environ 4 700 m²). Cette infrastructure modernisée abritera des équipements de pointe pour la biologie médicale, incluant :

    ➡️ une plateforme automatisée de très grande routine, à haut-débit fonctionnant 24h/24h (biochimie, microbiologie, immuno-analyse, hématologie cellulaire et hémostase) ;

    ➡️ cinq plateformes technologiques innovantes :

    • Genobiomics : pour l’étude des génomes) ;
    • Cytosphère : pour l’étude des cellules ;
    • Pro-S2 : pour l’étude des protéines ;
    • ImIAge : pour la digitalisation et l’étude des images ;
    • Dry : une plateforme informatique, bio-informatique et d’IA pour faire le lien entre l’ensemble des plateformes technologiques, les patients du territoire et la recherche.

     

    Un déploiement stratégique pour l’innovation et la recherche

    Le but de cette nouvelle organisation est de mutualiser les ressources et garantir une continuité optimale entre les différentes unités de recherche et les espaces de l’Inserm à proximité​. La plateforme hospitalo-universitaire de biologie et de pathologie devrait offrir aux professionnels de santé un accès unique à des technologies innovantes et à une expertise de haut niveau, favorisant ainsi les échanges et les collaborations interdisciplinaires. Les nouveaux équipements, d’une valeur totale avoisinant les 20 millions d’euros, devraient permettre d’optimiser les processus de diagnostic et de traitement, améliorant ainsi la qualité des soins prodigués aux patients​.

    Avec cette initiative, l’AP-HP cherche non seulement à améliorer les soins médicaux mais aussi à renforcer son rôle de leader dans le domaine de la recherche médicale et de l’enseignement en France et à l’international. La nouvelle plateforme de biologie et de pathologie s’inscrit dans une stratégie plus large de modernisation des infrastructures hospitalières, visant à répondre aux besoins croissants de la population et à anticiper les évolutions rapides et continues de la médecine.

     

  • Développement durable : le Sesan dévoile sa boussole du numérique responsable en santé

    Guider les usages dans les structures de santé

    Aux côtés de l’accessibilité pour tous au numérique en santé, de la transparence sur les données de santé et de l’éthique des solutions d’intelligence artificielle (IA) en santé, l’éco responsabilité du numérique en santé est l’une des grandes thématiques du cadre éthique du numérique en santé (CENS). Pour autant, elle n’est pas au coeur des échanges lorsque l’on évoque le secteur de la santé numérique. Pourtant, un rapport d’Hellocarbo paru en octobre 2023 montre que la pollution numérique représente 4 à 5 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (24 millions de tonnes de CO2 par an en France), sans préciser la part que représente le secteur de la santé.

    Et le secteur de la santé est très polluant : entre les ordinateurs nécessaires à la gestion des hôpitaux, les millions de données de santé stockées pour la recherche ou la prévention et la multiplication des logiciels et des applications de santé numérique, il convient de mettre en place des recommandations pour guider les acteurs dans leur utilisation numérique pour éviter une augmentation de cette pollution numérique.

    C’est dans cette optique que le Grades de l’Île-de-France, le Sesan, a créé une boussole du numérique responsable en santé “pour permettre aux structures de santé d’y voir un peu plus clair” et inviter les personnes en charge de l’utilisation numérique dans ces structures à revoir l’utilisation de leurs outils informatiques.

    Rôle des structure de santé selon la Boussole du numérique responsable - @ Sesan
    Rôle des structure de santé selon la Boussole du numérique responsable – @ Sesan

    Tendre vers l’achat responsable et l’éco-conception

    Dans cette boussole téléchargeable sur le site du Grades, le Sesan fait le point sur la législation française en termes de numérique responsable en santé, mais dresse aussi un guide afin de permettre à chaque structure de mettre en place une démarche itérative de réduction d’impact, grâce à plusieurs actions dont l’achat responsable et l’éco-conception.

    La loi française oblige les responsables des structures de santé (ou au moins les directeurs des systèmes d’informations) à prendre en compte les enjeux d’anti-gaspillage et d’économie circulaire dans leur politique d’achat, et les incite aussi à limiter leurs impacts négatifs sur l’environnement.

    Pour les aider à respecter la législation, la boussole du Sesan donne plusieurs principes permettant de tendre vers l’achat responsable et l’éco-conception :

    • l’achat de matériel informatique labellisé, que ce soit des appareils avec un bon indice de réparabilité pour allonger la durée de vie et d’utilisation des appareils, ou du matériel labellisé TCO certified ou Epeat Gold/Silver qui garantissent que les produits ont des impacts environnementaux réduits tout au long du cycle de vie ;
    • l’audit des logiciels achetés ou conçus en interne pour s’assurer de leur éco-conception tout au long de leur création ;
    • la mise en place de questions clés à se poser pour adopter une politique d’anti-gaspillage et d’économie circulaire, comme le besoin et l’utilité des achats, le respect des référentiels par les futurs ressources à acquérir, la manière dont vont être traitées les ressources remplacées et/ou abandonnées.

     

    les émissions de carbone presque entièrement réduites grâce aux solutions utilisant des énergies renouvelables :

    Le Sesan a aussi intégré à sa boussole une série d’actions qui ont porté leurs fruits et qui peuvent être ré-utilisées par les directeurs des systèmes d’information des structure de santé pour prendre en compte l’éco-responsabilité des outils numériques :

    1️⃣ Pour réduire la consommation d’électricité et réaliser des économies pouvant aller jusqu’à 11 %, la boussole du Sesan conseille de débrancher les ordinateurs au-delà de plus d’une heure d’inactivité ;

    2️⃣ Pour améliorer le bilan environnemental de 50 %, le Sesan propose de rallonger la durée de vie du matériel informatique en passant de 2 à 4 ans et de privilégier la réparation en cas de panne ;

    3️⃣ Enfin, le Grades de l’Île-de-France explique que l’utilisation d’une solution de stockage cloud fonctionnant aux énergies renouvelables, plutôt qu’un data center basé sur site permet de réduire jusqu’à 96 % des émissions de carbone émises par les solutions de stockage traditionnelles et de réaliser 80 % d’économies d’énergie.

     

  • Recherche clinique : vers un encadrement des nouvelles méthodologies (GT AIS/F-Crin)

    Des méthodologies alternatives ou complémentaires

    Avec l’augmentation des données cliniques et le développement de l’intelligence artificielle (IA) et des traitements personnalisés, les essais cliniques pourraient bénéficier de nouvelles méthodologies de recherche. L’AIS et l’infrastructure de recherche clinique, F-Crin, travaillent à définir leur cadre d’utilisation : elles publient ainsi les premiers résultats de leurs groupes de travail ainsi que leurs deux premiers rapports. Elles annoncent par ailleurs une phase opérationnelle à venir pour évaluer ces nouvelles méthodologies et un colloque international, le 24 juin au CHU de Lille, durant lequel ces réflexions seront discutées (plus de détails dans ce agenda H&TI).

    Afin d’obtenir des informations supplémentaires, la recherche clinique utilise de plus en plus des méthodologies alternatives ou complémentaires aux essais contrôlés randomisés. De nombreux outils et méthodes, déjà disponibles, ont le potentiel d’accélérer le développement des produits de santé, notamment dans les domaines où la preuve d’efficacité est difficile à obtenir (maladies rares, antibiorésistance…) ou lorsque les essais classiques sont complexes (pédiatrie, personnalisation génétique…).

    De quelles nouvelles méthodologies parle-t-on ?

    Les nouvelles méthodologies recouvrent à la fois de nouvelles façons de concevoir et de réaliser les essais cliniques :

    📌 Pour la conception des essais :

    • l’extension du recours aux designs modernes avec des méthodologies adaptatives telles que les essais “baskets” ou “umbrella”, les essais plateforme (ou pérennes), les essais combinés, etc. ;
    • l’utilisation des données de vie réelle (RWD) notamment issues des registres, cohortes, entrepôts de données de santé, etc. ;
    • et des essais dits in silico via le recours aux modélisations de processus biologiques et la mise en place des bras de contrôle synthétiques.

    📌 Pour la réalisation des essais :

    Ces nouvelles méthodologies sont censées fixer également des objectifs opérationnels pour des essais cliniques décentralisés (DCT), qui “peuvent nécessiter des adaptations en matière de suivi, de circuits ou de réglementation”, dans le prolongement des travaux menés par la Commission nationale pour les recherches impliquant la personne humaine (CNRIPH) sur le sujet.

    Résultats des premiers travaux

    Les premiers résultats d’analyse et éléments de recommandation des groupes de travail de l’AIS et de F-Crin sont synthétisés dans deux documents publiés le 16 mai 2024 :

     

    En plus de ces travaux, une phase plus opérationnelle est annoncé pour bientôt. Son objectif sera de faciliter et d’encadrer le déploiement des nouvelles approches méthodologiques en question, afin de garantir l’efficacité et la sécurité des patients.

     

    Un AMI en préparation pour le suivi de cas pilotes :

    Si ces publications définissent les nouvelles méthodologies et recommandations pour l’utilisation des données de santé, la mise en œuvre opérationnelle de ces dernières reste limitée. L’AIS annonce qu’un appel à manifestation d’intérêt (AMI) est en préparation afin de suivre des “cas pilotes” de démonstration. Ceux-ci permettront de définir le niveau de preuve, les modalités d’utilisation et d’évaluation de ces nouveaux outils et approches.

     

    Les 18 recommandations du groupe de travail (GT) “Données”

    Selon le rapport, les 18 recommandations sur l’utilisation des données de vie réelle dans la recherche, présentées dans la publication du du GT AIS/F-Crin, sont divisés suivants 6 axes et “n’ont d’intérêt que si elles sont suivies d’effet et effectivement appliquées”. Elles mettent l’accent sur l’importance des bases de données existantes, leur qualité, leur interopérabilité, et leur utilisation.

    Axe 1 – Référencer et documenter les bases de données existantes :

    1. Identifier et référencer au niveau national les bases et entrepôts de données accessibles, avec une caractérisation orientée « utilisateurs/chercheurs ».
    2. Impliquer les producteurs et utilisateurs de données dans la définition des critères minimums et des niveaux de preuve scientifique pour les projets menés.
    3. Standardiser la gouvernance et les aspects règlementaires pour le partage de données issues de plusieurs bases afin de favoriser l’accès aux innovations.
    4. Prioriser les financements publics de la recherche clinique pour inciter à l’utilisation de données de vie réelle, comme la construction de bras de contrôle externe.

    Axe 2 – Garantir la qualité, l’interopérabilité, la standardisation et la pertinence des données :

    5. Définir des critères d’appréciation de la qualité des données et vérifier leur utilisabilité via des tests préalables.
    6. Intégrer la mesure de la qualité des données de vie réelle dans la conception du label européen de qualité et d’utilité des données.
    7. Mettre en œuvre une standardisation syntaxique et sémantique compatible avec les standards internationaux.
    8. Développer la recherche sur les méthodologies de mise en qualité des données, intégrant l’identification et la neutralisation des biais.

    Axe 3 – Assurer la reconnaissance et le partage de la valeur dans la collecte et l’utilisation des données :

    9. Établir des principes d’échange et de tarification pour l’accès aux bases de données avec les partenaires privés.
    10. Établir des principes de partage de la propriété intellectuelle pour rémunérer le travail sur les données à leur juste valeur.

    Axe 4 – Améliorer les modes et circuits d’information du patient :

    11. Mettre en place des notices d’information simplifiées mentionnant la possibilité de réutiliser les données et l’adresse web du portail de transparence.
    12. Utiliser l’Espace Numérique Santé pour informer les patients et gérer leur opposition à la réutilisation de leurs données.

    Axe 5 – Inciter à la collaboration et au partage de données :

    13. Définir des modalités de recevabilité des données par les autorités pour garantir leur reconnaissance dans la recherche clinique.
    14. Mettre en place une instance dédiée à la construction de la doctrine relative à la constitution des bases de données, assurant une bonne représentativité des acteurs.
    15. Proposer un accompagnement personnalisé associant les régulateurs aux porteurs de projets souhaitant mettre en œuvre des essais innovants.
    16. Définir un modèle économique assurant le financement de la création et de la collecte de bases de données exhaustives et de qualité.

    Axe 6 – Assurer la dissémination des modes d’utilisation des données de santé en vie réelle en recherche clinique :

    17. Informer et former les membres des organismes validant l’utilisation des données de vie réelle dans les protocoles de recherche clinique.
    18. Intégrer des modules spécifiques sur les méthodologies innovantes d’utilisation des données de santé dans les formations diplômantes liées à la recherche clinique et aux données.

     

  • Gen AI : Claude 3, le dernier modèle d’Anthropic, désormais disponible en Europe

    Un chatbot de nouvelle génération

    Soutenue par Amazon et Google, la société spécialisée en IA, Anthropic, a annoncé le 13 mai 2024 lancement en Europe de son chatbot, Claude 3. Cette nouvelle marque l’intensification de de la concurrence sur le marché des assistants virtuels intelligents. Fort de sa capacité à comprendre et à générer du texte de manière avancée, Claude 3 offre des interactions plus naturelles et plus intuitives avec ses utilisateurs.

    Pour attirer l’attention des géants de la tech, Anthropic a souvent mis l’accent sur la sécurité et l’éthique de sa technologie. Un pari gagné, puisqu’elle a bénéficié d’investissements importants en 2023 :

    • une levée de fonds de 450 millions de dollars auprès de Zoom, Google et Salesforce ;
    • un autre investissement annoncé par l’éditeur allemand SAP ;
    • des financements apportés par Google (2 milliards de dollars) et Amazon (4 milliards de dollars).

     

    Un déploiement stratégique en Europe

    Le déploiement de Claude 3 en Europe marque un tournant clé pour Anthropic, qui cherche à étendre sa présence sur le marché mondial. Les fonctionnalités avancées de son assistant virtuel comprennent la génération de textes cohérents, la compréhension contextuelle améliorée et une interface utilisateur intuitive, visant à répondre aux besoins variés des entreprises et des particuliers. Selon les déclarations de Dario Amodei, co-fondateur et PDG d’Anthropic, Claude 3 a été conçu pour être un outil puissant et fiable, capable de gérer une variété de tâches complexes, tout en garantissant des interactions sécurisées et éthiques. L’objectif étant de fournir aux utilisateurs un assistant virtuel capable de s’adapter à divers contextes et exigences et de maintenir un haut niveau de performance et de sécurité.

    Alors que la demande pour des solutions d’IA continue de croître, le lancement européen de Claude 3 pourrait bien renforcer la position d’Anthropic en tant que leader innovant dans le domaine. Cette nouvelle étape s’inscrit dans une stratégie plus large d’Anthropic, visant à démocratiser l’accès à des technologies de pointe en IA, tout en adressant les défis éthiques et de sécurité que pose leur utilisation croissante.

    Claude 3 maîtrise bien le français, l’allemand, l’espagnol, l’italien ainsi que d’autres langues européennes. Il permet de ce fait la tenue de conversations multilingues.

    Quel modèle économique pour Claude 3 ?

    Claude 3 se décline en trois versions, par ordre de performance : Haiku, Sonnet, et Opus. Claude 3 Opus, le plus puissant, peut gérer des analyses complexes, des tâches longues et des travaux de codage avancés avec une compréhension quasi-humaine des requêtes. Claude Haiku, le moins puissant, est rapide et peut traiter des articles de recherche denses en moins de trois secondes.

    Les utilisateurs du plan gratuit sur “Claude.ai” et l’application iOS accèdent à Claude 3 Sonnet, qui offre un bon compromis entre performance et rapidité. Tandis que les abonnés “Claude Pro” ont accès aux trois modèles, moyennant 18 euros par mois (hors TVA).

    Les abonnés “Pro” bénéficient d’un accès prioritaire en période de forte affluence et d’un accès anticipé aux nouvelles fonctionnalités. Les abonnés au plan “Claude Team“, lancé le premier mai, profitent des avantages du plan “Pro”, de limites d’utilisation plus élevées et d’outils de collaboration anticipés, pour 28 euros par utilisateur et par mois (hors TVA), avec un minimum de cinq utilisateurs.

     

  • Données de santé : la Cnil lance une consultation publique pour faire évoluer ses référentiels

    La nécessité de faire évoluer certains référentiels

    La Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) s’attarde, depuis des années, à mettre en place des référentiels pour garantir la protection des données de santé lors de leur utilisation, dans le cadre de la recherche ou dans d’autres domaines. L’évolution des nouvelles technologies – comme l’intelligence artificielle (IA) – et de la manière d’utiliser ces données la conduit à considérer d’ajuster ces référentiels. À date, il existe 8 référentiels santé de la Cnil (de MR-001 à MR-008) qui concernent, entre autres :

    • les entrepôts de données de santé ;
    • la gestion des vigilances sanitaires ;
    • et les accès précoces et compassionnels ou encore l’accès simplifié aux données de l’échantillon du Système national des données de santé (SNDS).

     

    En vue de l’ajustement de ces référentiels, la Cnil a lancé le 16 mai 2024 une consultation publique ouverte à toutes les personnes concernées par la recherche grâce aux données de santé. Elle aura pour double objectif :

    • d’identifier les modifications nécessaires pour chacun des référentiels ;
    • et de mettre en place, au besoin, de nouveaux référentiels pour assurer toujours plus de protection des données lors de leur utilisation et leur stockage.

     

    Un simple formulaire à remplir

    La Cnil invite donc le plus grand nombre à participer à cette consultation et cible principalement les chercheurs, professionnels de santé, entrepreneurs, délégués à la protection des données, juristes ou encore chargés de projet. Pour y participer, les personnes intéressées sont invitées à se rendre sur la session dédiée du site de la Cnil, qui donne accès au questionnaire à remplir.

    Ce dernier se divise en 5 parties, qu’il n’est pas obligatoire de toutes remplir. La Cnil explique que cette hiérarchie permet aux participants “d’identifier rapidement les thématiques susceptibles de [les] intéresser”. Les 5 parties concernent :

    • les référentiels « recherche » ;
    • les référentiels « hors recherche » ;
    • l’inventaire des besoins liés à l’essor de l’IA ;
    • les besoins de documentation spécifique ;
    • la participation à des groupes de travail.

     

    👉 La consultation est ouverte jusqu’au 12 juillet 2024 et un webinaire sera organisé le mardi 21 mai 2024 pour répondre aux interrogations des participants sur les modalités de participation.

     

  • Neuralink : la start-up d’Elon Musk était au courant des problèmes de ses implants (Reuters)

    Des problèmes déjà constatés lors des essais cliniques sur des singes

    En mai 2023, Neuralink, la start-up d’Elon Musk, a reçu l’autorisation de la Food and Drug Administration (FDA) pour débuter les essais cliniques de son implant cérébral sur l’homme, après avoir réussi les essais cliniques sur des singes-patients. Grâce à l’implant, ces animaux avaient pu jouer à des jeux-vidéos par la pensée, ce qui paraissait très prometteur pour l’avenir. Mais déjà en septembre 2023, une enquête du média américain Wired avait révélé que plusieurs singes seraient morts lors de ces expérimentations et que certaines autopsies ont montré l’apparition d’hémorragies cérébrales abondantes.

    Après avoir levé 296 millions de dollars au cours de l’année dernière, la start-up a débuté les essais cliniques sur l’homme en 2024. Le premier patient à bénéficier de son implant neuronal est un américain de 29 ans devenu tétraplégique après un accident de plongée. S’il a témoigné au début du mois de mai que cet implant lui permettait d’être moins dépendant de ses proches et de pouvoir s’amuser en jouant à des jeux vidéos, le bilan positif après 100 jours d’utilisation a été entaché par les révélations du Wall Street Journal. Ce dernier explique que l’entreprise avait rencontré des problèmes quelques semaines après le début de l’implantation.

    La FDA était au courant

    Neuralink a par la suite avoué que des problèmes liés aux fils de l’implant étaient apparus lors de l’essai clinique. Alors que l’implant est alimenté par 1 024 électrodes réparties sur 64 fils, quelque temps après l’implantation, des fils se sont rétractés au niveau du cerveau du patient, ce qui a provoqué un manque d’efficacité de la solution. L’entreprise américaine indique que le patient avait du mal à contrôler sa souris par la pensée.

    Le 15 mai 2024, une enquête publiée par Reuters explique que cela fait plusieurs années que Neuralink est au courant de ces problèmes de fils. Selon l’agence de presse, les dernières études cliniques réalisées sur les animaux avaient déjà montrées la faiblesse de certains fils de l’implant. Un problème que Neuralink avait jugé “peu important” pour modifier le design de sa solution avant le début des essais cliniques chez l’homme. La FDA, qui avait consulté les résultats des tests chez les animaux, a donné son feu vert à ces essais, alors qu’elle avait connaissance de ces problèmes, selon une des sources de Reuters.

    Un problème résolu selon la start-up :

    Après ces révélations, Neuralink explique avoir résolu le problème sans retirer l’implant du cerveau du patient, en modifiant “l’algorithme d’enregistrement pour qu’il soit plus sensible aux signaux. Elle déclare avoir “amélioré les techniques de traduction de ces signaux en mouvements du curseur”, ainsi que “l’interface utilisateur”.

    Pour rappel, ces implants, appelés “Link”, sont capables de décoder l’activité cérébrale et de la communiquer par exemple à des ordinateurs. Les patients équipés du dispositif doivent apprendre à le maîtriser, afin de pouvoir contrôler des équipements via une connexion Bluetooth.

    Elon Musk a précisé que la technologie Neuralink pourra bientôt être développée pour d’autres pathologies, comme la cécité, des troubles neurologiques ou psychiatriques. L’homme d’affaires espère même qu’elle pourra être utilisée à l’avenir par tous, dans l’objectif de disposer d’un “cerveau augmenté”, doté d’une grande puissance de calcul.

  • Finlande : Oura étend les capacités de suivi cardiaque de sa bague connectée

    Un produit en évolution continue

    Fondée en 2013, Oura est une startup finlandaise spécialisée dans le développement et la fabrication d’objets connectés. Son produit, Oura Ring, est un dispositif portable de suivi de la santé qui a été lancé initialement sur la plateforme de financement participatif Kickstarter, en août 2015. Depuis lors, Oura n’a cessé de se développer et d’innover dans le domaine de la santé.

    L’Oura Ring est doté de nombreuses fonctionnalités, notamment :

    • le suivi du sommeil : score de sommeil, phases de sommeil, détection du taux d’oxygène dans le sang et conseils concernant l’heure de coucher ;
    • le suivi de l’activité physique : score d’activité, fréquence cardiaque pendant l’exercice et détection automatique de l’activité ;
    • l’évaluation de la préparation : score de préparation et détection des maladies ;
    • la gestion du stress : suivi du stress pendant la journée et mesure de la résilience ;
    • le suivi de la santé des femmes : informations sur les cycles menstruels, prédiction des règles, intégration avec Natural Cycles et d’autres applications partenaires.

     

    La santé cardiaque comme nouvelle cible

    La solution d’Oura proposait déjà un outil de surveillance de la santé cardiaque. Il s’agit de la surveillance continue de la fréquence cardiaque et de sa variabilité. Aujourd’hui, l’entreprise annonce l’ajout de deux nouvelles fonctionnalités :

    • Cardiovascular Age (CVA), pour l’estimation de l’âge cardiovasculaire ;
    • et Cardio Capacity, pour l’évaluation de la capacité cardiovasculaire.

     

    Ces nouveautés devraient permettre aux utilisateurs de mieux surveiller leur santé cardiaque et de recevoir des recommandations personnalisées pour améliorer leur bien-être à long terme.

    Avec deux offres commerciales proposées, l’une ciblant les consommateurs (BtoC) et l’autre les entreprises (BtoB), le prix de l’Oura Ring commence à environ 330 euros.

    Exemple de data visualisation Oura Ring Gen3 – @ Oura