Actualité

  • IA et cancer : Avec son spin-off Spotlight Medical, l’Institut Curie veut apporter des traitements plus personnalisés aux patients

    Eviter les traitements inefficaces

    Ce sont plusieurs chercheurs et cliniciens de l’Institut Curie, de l’école des Mines de Paris – PSL et de l’Inserm qui ont mis au point cette IA qui permet d’analyser les données de santé des patients pour identifier le traitement anticancéreux le plus adapté à chacun. Partant du constat que ces données contiennent des informations importantes sur le patient, informations qui lui sont propres et qui varient d’une personne à une autre, les fondateurs de cette nouvelle start-up spin-off de l’institut Curie ont décidé de les utiliser pour donner à chaque patient le parcours de soin qui lui correspond le mieux.

    Grâce à cette IA, fruit du travail de plusieurs années, Spotlight Medical souhaite ouvrir “des perspectives inédites pour personnaliser les traitements contre le cancer” et accorder une prise en charge optimale pour les patient. Pour le moment, le parcours de soins des patients atteints de cancer se résume à la mise en place de traitements généraux qui peuvent ne pas être adaptés et s’avérer inefficaces et donc réduire les chances de guérison des patients, tout en ayant un impact sur leur qualité de vie, les traitements étant souvent lourds.

    C’est pour cela que Sylvain Berlemont, fondateur de la plateforme Keen Eye (Tribun Health) et CEO de Spotlight Medical, voit dans le lancement des opérations de la start-up un “impact immense sur la survie des patient-es et leur qualité de vie” et explique que l’utilisation de l’IA pour la personnalisation du traitement du cancer promet de faire rentrer la prise en charge du cancer dans “une nouvelle ère”.

    Une IA qui compare les traitements disponibles au profil du patient

    Avec la solution de la jeune pousse, les données médicales des patients – dont ” de nouvelles informations biologiques” – vont être analysées par l’algorithme d’IA qui va en extraire des informations nécessaires à l’identification du traitement le plus adapté à leur profil. Pour ce faire, l’IA va comparer le profil du patient à une multitude de traitement et va prédire l’efficacité de chaque traitement en fonction des données récoltées pour guider les oncologues dans leur choix et cela peu importe le type de cancer du patient. Spin-off de l’institut Curie, Spotlight Medical peut compter sur les données cliniques du centre de lutte contre le cancer pour alimenter son algorithme d’IA et le rendre plus efficace.

  • Evolucare lance sa solution pour aider les hôpitaux à s’adapter à la réforme de la tarification SMR

    Le passage d’une facturation à la sortie du patient

    La réforme de la tarification SMR a posé plusieurs défis importants aux établissements de santé, comme l’indique Patrick Matheu, directeur de l’offre SMR du groupe Elsan : le passage d’un système de facturation à la journée à une facturation basée sur la sortie du patient a entraîné une réorganisation profonde des processus internes, notamment concernant la collecte des données des patients.

    Désormais, l’information médicale doit :

    • être recueillie avant la facturation ;
    • inclure des éléments complexes tels que le codage des pathologies, les comorbidités et l’intensité de la rééducation.

    Cette réforme vise à mieux aligner le financement des établissements SMR sur la qualité et l’efficacité des soins. En se concentrant sur la gestion des risques et la qualité des services, elle encourage les établissements à améliorer continuellement leurs prestations, assurant ainsi une meilleure sécurité et satisfaction des patients.

    Ces modifications ont rendu les processus plus complexes et nécessitent une réorganisation majeure, impactant le besoin en fonds de roulement des établissements en raison du délai accru entre la prestation des services et leur facturation.

    “Il s’agit d’un changement de paradigme total, explique Patrick Matheu. Auparavant, avec une tarification à la journée, quel que soit le type de prise en charge, un tarif journalier était appliqué. Désormais, un important travail d’information médicale est requis pour pouvoir facturer. La complexité du codage dans le SMR est immense. L’intensité de la rééducation et l’indépendance évaluée par les soignants doivent être prises en compte, ce qui alourdit le processus. La facturation ne peut être réalisée qu’à la sortie du patient pour les hospitalisations complètes, et de manière hebdomadaire pour les hospitalisations à temps partiel.”

    Une transition vers la conformité grâce à Evolucare

    Dans le cadre de cette transition, le logiciel GAP Medsphère d’Evolucare a été un moyen afin d’opérer la transition vers la conformité avec la réforme SMR. Il s’agit d’une solution intégrée de gestion des activités paramédicales, conçue pour les établissements de santé et les professionnels du secteur.

    Ce logiciel d’Evolucare permet :

    • de créer et gérer des dossiers patients complets et sécurisés ;
    • de planifier et suivre les rendez-vous ;
    • de documenter les soins et traitements ;
    • et d’ordonner efficacement les équipes médicales grâce à des outils de communication interne.

    En outre, GAP Medsphère offre des capacités avancées de reporting et d’analyse des activités, permettant un suivi précis des performances. Compatible avec les systèmes d’information hospitaliers et les dispositifs médicaux, il assure également la conformité avec les normes et réglementations en vigueur.

     

  • Data : les nouvelles recommandations de la Cnil concernant la réutilisation des données sur internet

    Un engouement pour les données en libre accès

    Le mouvement réglementaire en faveur du partage de données publiques a connu une accélération ces dernières années. Dans ce sens, le rapport « Bothorel » (décembre 2020) met en évidence les enjeux économiques, scientifiques et démocratiques liés à l’ouverture des données. De son côté, la Cnil constate également un intérêt croissant pour la diffusion et la réutilisation des données, comme en témoignent les demandes d’avis sur des projets de textes législatifs ou réglementaires, les sollicitations de conseils par des professionnels et les plaintes reçues.

    Si l’ouverture et le partage des données offrent de nombreuses opportunité, des risques pour les droits, libertés et intérêts des individus concernés sont à prendre en compte. Dans ce contexte, la Cnil publie régulièrement des recommandations qui rappellent les principes légaux en vigueur et illustrent, par des exemples concrets, la manière dont ces dispositions doivent s’appliquer à différents types de traitements de données.

    Pour répondre, de façon pratique aux besoins de l’ensemble des acteurs concernés par les traitements en cause, la Cnil a adopté un double jeu de fiches pour les diffuseurs de données ouvertes (open data) et les réutilisateurs de données publiées sur internet. Celles-ci comportent des recommandations et des exemples concrets leur permettant de connaître leurs obligations en répondant aux questions « informatique et libertés » structurantes.

    Ces fiches doivent aider ces acteurs à :

    • identifier les responsabilités des différents organismes susceptibles d’être impliqués dans le traitement ;
    • déterminer la licéité du traitement ;
    • connaître la portée de leurs obligations en matière d’information des personnes concernées ;
    • tenir compte des droits des personnes ;
    • garantir la pertinence et la proportionnalité des données traitées, leur exactitude et leur sécurité.

    Les clarifications de la Cnil

    La Cnil apporte de nouvelles clarifications sur plusieurs points, afin d’éclairer les différentes interrogations des contributeurs :

    • Les acteurs peuvent généralement se fonder sur la base légale de l’intérêt légitime lorsqu’ils réutilisent des données diffusées par des administrations en vertu de la législation sur l’open data. Ils pourront désormais, en l’absence d’adresses courriel à disposition, ne procéder qu’à une communication publique et non individuelle sur l’existence, les caractéristiques du traitement et les droits des personnes concernées. Cette position permettra de sécuriser les acteurs utilisant ces données et favoriser l’innovation ;
    • Lorsque la réutilisation de données consiste à diffuser un annuaire de professionnels enrichi de notes et de commentaires d’internautes sur la qualité de leurs prestations, les personnes concernées devraient pouvoir facilement ne pas y figurer ou en sortir. En effet, lorsqu’un professionnel s’oppose au traitement de ses données, les préjudices que l’annuaire lui cause ou sont susceptibles de lui causer semblent devoir être pris en compte de manière prioritaire par rapport au référencement d’un professionnel en particulier ;
    • Un organisme qui ne dispose pas du consentement préalable des personnes ne pourra collecter leurs données personnelles à des fins de prospection commerciale que si elles peuvent raisonnablement s’y attendre. La Cnil propose un faisceau d’indices qui permet de mener cette analyse : il faudra ainsi examiner l’objectif précis de la réutilisation, le type de données, la possibilité laissée ou non aux personnes par le site source de s’opposer à la réutilisation de leurs données, la nature du site source, les éventuelles interdictions posées par la politique de confidentialité ou les CGU, ainsi que l’objet de la prospection envisagée.

    Les prochaines étapes

    Dans le cadre de l’évolution continue de la gestion des données, de nouvelles initiatives seront mises en œuvre. Ces efforts visent à approfondir et à diversifier les scénarios de partage des données. La Commission indique que les fiches « cas d’usage » pourraient être enrichies avec de nouvelles thématiques. De plus, elle a annoncé qu’elle continuera ses travaux sur le partage de données dans les mois à venir et se concentrera plus particulièrement sur les scénarios de circulation des données à des tiers spécifiquement autorisés, qu’ils figurent ou non sur une liste limitative.

  • Belgique : « l’apprentissage profond d’ensemble » facilite la détection de la maladie d’Alzheimer

    L’efficacité accrue des modèles EDL

    Les modèles d’EDL combinent les résultats de plusieurs réseaux de neurones pour améliorer la précision du diagnostic. Ils peuvent détecter des relations non linéaires dans les données, offrant des “performances supérieures” et “une meilleure généralisation” par rapport aux modèles individuels.

    Les approches EDL basées sur les tranches et les voxels permettent une analyse approfondie des neuroimages en 2D et 3D, respectivement, améliorant ainsi la détection de la maladie à un stade précoce. Ces modèles peuvent intégrer des données provenant de sources variées, telles que l’IRM, la TEP et les marqueurs génétiques, pour une meilleure précision diagnostique. En intégrant diverses modalités de données, les EDL peuvent mieux comprendre les aspects complexes de la maladie d’Alzheimer. Par exemple, les IRM peuvent révéler des anomalies structurelles, tandis que les TEP peuvent montrer des changements métaboliques. De plus, les marqueurs génétiques peuvent fournir des indications sur la prédisposition à la maladie. En combinant ces différentes sources d’informations, les EDL peuvent fournir des diagnostics plus complets et précis, aidant ainsi à identifier la maladie plus tôt et à mieux planifier les traitements.

    Perspectives de développement des modèles EDL

    Les recherches actuelles se concentrent sur l’intégration de données médicales et comportementales pour améliorer la détection de la maladie d’Alzheimer. Les modèles EDL complexes sont capables de traiter des ensembles de données volumineux, bien que leur coût de calcul soit élevé. L’intégration de nouvelles modalités de données, comme les données omiques et les biomarqueurs de neuroimagerie, pourrait offrir des informations clés sur les mécanismes sous-jacents de la maladie. Le développement futur se penchera sur la conception d’architectures EDL plus efficaces et moins coûteuses en termes de calcul, favorisant ainsi une adoption plus large dans les environnements cliniques.

    Le potentiel des EDL ne se limite pas seulement au diagnostic. Ils peuvent également jouer un rôle crucial dans le suivi de la progression de la maladie et l’évaluation de l’efficacité des traitements. En fournissant des analyses détaillées et continues des données de neuroimagerie, ces modèles peuvent aider les médecins à ajuster les traitements en fonction des changements observés chez les patients. Cela pourrait mener à des approches de traitement plus personnalisées et efficaces, améliorant ainsi les résultats pour les patients atteints de la maladie d’Alzheimer.

  • E-notices de médicaments : un accueil favorable de la part des patients et des professionnels de santé

    2024, l’année des premiers tests pour la e-notice

    La société britannique de soins grand public Haleon, l’Association Française de lutte antirhumatismale (Aflar) et l’institut de sondage Odoxa ont publié une étude portant sur la perception des Français et des professionnels de santé concernant les e-notices de médicaments.

    Ce sondage s’inscrit dans un contexte pertinent puisqu’une expérimentation (encadrée par l’ANSM et la Direction générale de la santé) vise à remplacer, sur une première sélection de médicaments, les notices classiques par des QR codes.

    France Assos Santé n’est pas en défaveur de la e-notice, mais préconise de maintenir la version papier pour les personnes « éloignées du numérique » déclarant que le dispositif « ne donne pas les mêmes garanties d’accessibilité ». La e-notice est un levier pertinent pour améliorer la consommation de médicaments. Elle permet de limiter les mésusages. Réalisée sur un panel de 2 010 Français et de 202 professionnels, cette étude permet d’éclaircir les attentes et les freins d’un tel dispositif.

    Du coté des patients

    Les notices papiers sont jugées utiles (à 85 %), mais « trop chargées » en informations (71 %) :

    • 65 % des sondés affirment que le format des notices papiers « ne donne pas envie de les lire » ;
    • seuls 21% disent les lire en entier, et 35 % pas du tout. En cause, un format peu attractif et un vocabulaire pas toujours compris.

    Pour pallier ce blocage, la moitié des sondés recherche des informations sur internet, malgré le risque de lire des fausses informations médicales.

    Un avis favorable au développement des e-notices :

    • 60 % des Français souhaitent le développement des e-notices (consultables via un smartphone ou un ordinateur) ;
    • principalement chez les jeunes : 83 % des 18 – 24 ans et 78 % des 25 – 34 ans.

    Du coté des professionnels de santé

    Même constat chez les professionnels de santé : les notices classiques ne sont pas perçues comme adaptées. 69% des pharmaciens et 83% des infirmières libérables considèrent qu’elles sont trop chargées en informations.

    La e-notice perçue comme un outil interactif facilitateur :

    • 93% des professionnels de santé y voient un avantage pour la mise à jour rapide des informations ;
    • les professionnels de santé déclarent à 78% voir les e-notices comme des « outils interactifs » d’aide à la délivrance, et qu’elles permettent, pour 58% d’entre eux, d’améliorer l’observation des traitements tout en limitant les mésusages.

    Tout en souhaitant conserver les notices papiers, les professionnels de santé et les patients s’accordent à vouloir développer l’usage de la e-notice « sous réserve que cette transition soit menée dans les bonnes conditions » suivantes :

    • avoir des liens pour signaler les effets indésirables (77 %) ;
    • avoir des conseils hygiéno-diététiques (70 %) ;
    • avoir des informations sur le recyclage (60 %).

    Plus globalement, les sondés suggèrent des contenus didactiques, comme des vidéos explicatives (64 %), des schémas (62 %), et pour les professionnels de santé, la possibilité de modifier la taille des caractères (77 %).

    Les 4 recommandations

    A la suite de ces enseignements, Haleon et l’Aflar proposent les recommandations suivantes :

    • permettre la création d’une notice « augmentée » en intégrant les contenus didactiques déclarés durant le sondage ;
    • déployer des outils pédagogiques pour améliorer la compréhension des notices de médicaments ;
    • privilégier l’accès aux notices via un QR code ;
    • et enfin, maintenir l’existence des notices papiers en attendant l’acculturation aux e-notices.

     

  • Législatives : que proposent les partis politiques en matière de santé ?

    A la suite de la dissolution de l’Assemblée nationale, et du premier tour des élections législatives du 30 juin, les partis politiques ont annoncé leurs programmes en matière de santé et de santé numérique. Leurs propositions s’inscrivent dans la continuité des annonces faites durant les présidentielles de 2022.

    La santé numérique ancrée dans les feuilles de route

    Les programmes politiques intègrent bien la e-santé dans leurs ambitions. L’usage de la télémédecine par exemple est souvent proposé pour palier les déserts médicaux. La majorité présidentielle souhaite maintenir un effort d’investissement en recherche et en innovation.

    Sur le plan de la politique de santé publique, les programmes répondent d’une part, à la demande d’accès aux soins, sujet qui reste une priorité pour les Français d’après plusieurs sondages, d’autre part aux enjeux sanitaires actuels comme les pénuries de médicaments.

    La faisabilité technique, financière et juridique fait l’objet de critiques de la part des experts et des analystes économiques. Les programmes manquent de détails et certaines propositions sont difficilement réalisables. Notamment sur le plan financier, en raison de coûts prévisionnels importants. Ce sont des questions qui restent en suspens.

    Détails des programmes en santé

    Rassemblement National, Nouveau Front Populaire, Renaissance.

    Rassemblement national :

    Intentions de vote (moyenne des derniers sondages, source ; touteleurope.eu au 26/06) : 35,7%

    Sièges estimés à l’Assemblée nationale (moyenne de l’ensemble des projections, source ; touteleurope.eu au 24/06) : 241/577

    Programme en santé (accès au programme) Programme en santé numérique
    • Réduire les déserts médicaux.
      • Moduler la rémunération selon le lieu d’installation des médecins généralistes.
      • Augmenter le nombre de centres de santé (pas de chiffres précis)
    • Soutenir l’hôpital public. 
      • Créer 10 000 places supplémentaires pour les formations d’infirmiers et d’aides-soignants.
      • Investir deux milliards d’euros sur cinq ans pour revaloriser les salaires du personnel hospitalier.
      • Limiter à 10% les postes administratifs.
    • Relocaliser la production de médicaments.
    • Mesures phares :
      • Suppression de l’AME (aide médicale d’Etat), qui sera remplacée par une “aide d’urgence vitale”.
      • Suppression des ARS (les préfets reprendraient la main).
    • Développer la télémédecine pour pallier les déserts médicaux.
    • Mettre en place des protocoles de sécurité pour protéger les infrastructures numériques de santé contre les cyberattaques.
    • Favoriser les solutions d’entreprises françaises dans le domaine de la santé numérique afin de renforcer l’autonomie technologique.

    Nouveau Front Populaire :

    Intentions de vote (moyenne des derniers sondages, source ; touteleurope.eu au 26/06) : 28,6%

    Sièges estimés à l’Assemblée nationale (moyenne de l’ensemble des projections, source ; touteleurope.eu au 24/06) : 181/577

    Programme en santé (accès au programme) Programme en santé numérique
    • Promouvoir la levée des brevets sur les vaccins.
      • Et de tout autre traitement susceptible de lutter contre les pandémies.
    • Mettre l’accent sur la prévention (pas plus de détails). 
    • Mesure phare : faire une « grande loi santé »
      • Réguler l’installation des médecins dans les déserts médicaux.
      • Rétablir des permanences de médecins libéraux dans les centres de santé.
      • Recruter plus de personnels hospitaliers.
      • Créer un Pôle du médicament pour relocaliser la production et pallier les pénuries
    • Doter chaque Etat européen d’une plateforme d’hébergement des données de santé.
    • Renforcer la régulation des données de santé personnelles contre l’exploitation commerciale.
    • Promouvoir les logiciels Open Source en santé.

    Renaissance :

    Intentions de vote (moyenne des derniers sondages, source ; touteleurope.eu au 26/06) : 19%

    Sièges estimés à l’Assemblée nationale (moyenne de l’ensemble des projections, source ; touteleurope.eu au 24/06) : 98/577

    Programme en santé (accès au programme) Programme en santé numérique
    • Développer un plan de lutte contre les déserts médicaux
      • Suppression du numérus clausus pour doubler le nombre de médecins.
      • Aides aux médecins pour les alléger des tâches administratives.
    • Adopter une loi européenne pour relocaliser la production des médicaments stratégiques, et faire des achats communs pour réduire les prix.
    • Mesure phare: La mutuelle à « 1 euro par jour »
      • Une couverture qui cible les retraités, étudiants, indépendants et demandeurs d’emploi sans mutuelle.
    • Renforcer l’investissement dans la recherche.
      • Créer un plan Marie Curie pour développer les vaccins et des traitements contre les cancers, maladies dégénératives (Alzheimer), et la recherche sur l’autisme.

    Les investitures issues du monde de la santé

    36 médecins, ainsi que quelques anciens ministres de la santé, se portent candidats aux élections législatives. 60% d’entre eux représentent la majorité présidentielle, 20% pour le Nouveau Front Populaire et 10% pour le Rassemblement National. voici la liste ; 

    Etiquette : Rassemblement National

    • Jean Philippe Chartier, Neurologue, Aveyron
    • Joëlle Mélin, Généraliste, Bouche du Rhône
    • Louis Albrand, Gériatre, Hautes Alpes
    • Thierry Frappé, Généraliste retraité, Pas de Calais

    Etiquette : Nouveau Front Populaire

    • Dominique Voynet, anesthésiste-réanimateur, Doubs
    • Charles Ménard, psychiatre, Gard
    • Jérôme Cahuzac, chirurgien, Lot et Garonne
    • Loïc Pen, Généraliste, Oise
    • Lucie Gaillot-Durand, Anatomo-cyto-pathologiste, Rhône
    • Raphaël Pitti, Anesthésiste-réanimateur, Hauts de Seine
    • Sabrina Benali, Urgentiste, Seine Saint Denis
    • Aurélien Rousseau (ministre de la Santé de juillet à décembre 2023) : candidature pour la septième circonscription des Yvelines.

    Majorité Présidentielle : Renaissance

    • Philippe Beury, Généraliste, Aube
    • Jean François Rousset, Chirurgien retraité, Aveyron
    • Bertrand Mas-Fraissinet, Généraliste, Bouche du Rhône
    • Véronique Bourcet-Giner, Généraliste, Bouche du Rhône
    • Thomas Meunier, Urgentiste, Charente
    • Didier Martin, Neuroradiologue, Côte d’Or
    • Marie Tamarelle-Verhaeghe, Eure
    • Robert Le Stum, Généraliste, Hérault
    • Laurence Cristol, Gériatre, Hérault
    • Olivier Véran, Neurologue, Isère
    • Yannick Neuder, Cardiologue, Isère
    • Geneviève Darrieussecq, Allergologue, Landes
    • Stéphanie Rist, Rhumatologue, Loiret
    • Michel Lauzzana, Généraliste, Lot et Garonne
    • Jean-Pierre Pont, Généraliste, Pas de Calais
    • Marc Médina, Généraliste, Pyrénées Orientales
    • Cyrille Isaac-Sibille, ORL, Rhône
    • Jean-Jacques Gaultier, Médecin Biologiste, Paris
    • Philippe Juvin, Anesthésiste, Hauts de Seine
    • Anne Genetet, Généraliste, Français établi hors de France
    • Olivier Véran (ministre de la Santé de février 2020 à mai 2022) : candidature pour la première circonscription de l’Isère.
    • Frédéric Valletoux (actuel ministre délégué à la Santé) : candidature pour la deuxième circonscription de Seine et Marne.
    • Brigitte Bourguignon (ministre de la Santé de mai à juillet 2022) : candidature pour la sixième circonscription du Pas-de -Calais.

    Autres (11,4%)

    • Frédéric Seigle-Murandi, Chirurgien esthétique, Bas-Rhin, Volt
    • Dominique Sassoon, Chirurgien retraité, Bouche du Rhône, Écologistes
    • Paul-André Colombani, Généraliste, Corse du Sud, Parti National Corse
    • Véronique Rogez, Généraliste retraité, Oise, Debout la France

     

  • Filière DM : 13 % des entreprises commercialisent des DMN (colloque Snitem)

    180 entreprises développent des DMN

    D’après l’étude du Snitem, 1 393 entreprises composent la filière industrielle du DM dont :

    • 360 qui ont une activité numérique ;
    • et 180 qui ont des DMN, plus spécifiquement.

    Les entreprises spécialisées dans les produits numériques, incluant les DMN, contribuent significativement au chiffre d’affaires total de la filière, indiquant l’importance croissante du secteur du numérique en santé. En effet, les entreprises recensées dans la filière DM réalisent un chiffre d’affaires de 32,6 milliards d’euros en 2023 :

    • 14,112 milliards d’euros sont réalisés par les entreprises ayant une activité numérique ;
    • et, plus spécifiquement, 8,28 milliards d’euros sont réalisés par les entreprises ayant des DMN.

    Comme le montre le graphique ci-dessous, cette filière est majoritairement constituée de petites et moyennes entreprises (PME), avec un nombre significatif de très petites entreprises (TPE) impliquées dans le développement de produits numériques à usage médical. Parmi les entreprise de taille intermédiaire (ETI) et/ou les grands groupes qui ont des DMN, on retrouve notamment B Braun Medical, Stryker ou Essilor International.

    Typologie des entreprises filière DM – @ H&TI

    30 % des entreprises ayant une offre numérique ont été fondées entre 2010 et 2022 :

    De 2010 à 2015, le nombre de nouvelles entreprises reste relativement stable avec de légères augmentations, jusqu’à atteindre son pic en 2017, avec la création d’une quinzaine d’entreprises ayant des DMN. Une baisse du nombre d’entreprises créés est ensuite enregistrée, jusqu’à 2022.

    Nombre de création d’entreprises ayant des DMN entre 2010 et 2022 – @ H&TI

    311 produits pour 180 entreprises

    Présentée lors du colloque “Numérique en santé” par Sandrine Degos, présidente de Care Insight, cette étude révèle que la télésanté (télésurveillance, téléradiologie, télésoin, etc.) est la catégorie de DMN la plus représentée dans la filière, avec des solutions comme Aptelecare de Healabs ou Itis de Deeplink medical, qui sont souvent des DM de classe I. Les DMN de télésanté sont principalement utilisés au domicile et à l’hôpital, ce qui explique la grande part de la télésurveillance. Ainsi, on retrouve sur le podium :

    • les DMN de télésanté qui représentent 27 % des produits ;
    • les DMN à usage clinique (aide à la prescription, aide à la dispensation, etc.) qui représentent 23 % des produits ;
    • et les DMN de traitement d’image qui représentent 22 % des produits.

    L’hôpital, la cible la plus prisée des DMN :

    Un même DMN peut être classé dans plusieurs catégories. Tandis que seulement 1 % des DMN s’adressent exclusivement à la médecine de ville (principalement des logiciels d’orthodontie pour les cabinets dentaires), l’hôpital ressort comme le lieu de soin le plus adressé par ces solutions. Elles peuvent ainsi être utilisée :

    • à l’hôpital exclusivement (25 %) ;
    • à l’hôpital et en ville (22 %) ;
    • ou à l’hôpital, en ville et au domicile du patient (20 %).

    45 % des outils sont proposés aux professionnels de santé :

    Près de la moitié des produits sont principalement utilisés par les professionnels de santé. D’autres, comme les solutions de télésurveillance, ont plusieurs interfaces et peuvent être utilisés à la fois par les professionnels et le patients.

    Répartition du type d’utilisateurs des DMN – @ H&TI

    23 % des DMN utilisent l’IA :

    L’utilisation de l’IA reste encore minoritaire dans les DMN, mais cela pourrait s’accélérer dans les prochaines années. Aujourd’hui, 62 % de ces solutions concernent le traitement d’images, notamment pour la détection de fractures, de nodules ou l’études d’organes. Cela reflète l’importance croissante de l’IA dans l’analyse et l’interprétation des images médicales, avec des cas d’usage en radiologie et en anatomocytopathologie.

    51 DMN d’imagerie médicale :

    L’imagerie médicale et les pratiques transdisciplinaires* concentrent le plus grand nombre de DMN disponibles en France. La cardiologie et la pneumologie se distinguent également comme des aires thérapeutiques porteuses, en réponse aux besoins qu’elles présentent, surtout en termes de prévalence des maladies cardiaques et respiratoires et de pénurie de professionnels experts.

    Répartition des DMN par aire thérapeutique ou discipline médicale – @ H&TI

     

    * Les pratiques « transdisciplinaires » englobent les DMN permettant de suivre les paramètres physiologiques vitaux, de simuler des interactions médicamenteuses, etc. Ces DMN peuvent donc être utilisés dans plusieurs domaines d’activité médicale.

    👉 Pour aller plus loin :

    Replay de la présentation de l’étude “Impact et poids du numérique dans l’industrie du dispositif médical” :

     

  • Etude : une IA créant des comptes rendus cliniques peine à démontrer ses bénéfices (Jamia)

    Soulager la charge administrative grâce à l’IA

    Les médecins se plaignent de plus en plus de la charge administrative qui pèsent sur leurs épaules et grignotent le temps médical. En France, ils y consacrent 5h30 par semaine d’après la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees). Aux Etats-Unis, l’American medical association (AMA) estime quant à elle que les médecins passent près de deux heures à la documentation et aux tâches administratives pour chaque heure de soins aux patients. Ceci explique le nombre croissant de solutions développées pour la délégation et l’automatisation des tâches.

    Des comptes-rendus cliniques en quelques secondes

    C’est ainsi que sont apparus les systèmes d’ « ambient listening ». Il s’agit de solutions d’intelligence artificielle (IA) qui écoutent puis traduisent ce qui se dit lors d’une consultation médicale afin de rédiger une synthèse pour le médecin et le soignant. Un compte-rendu clinique avec une proposition de prescription en quelques secondes. La société Nuance Communications, acquise par Microsoft en 2021, a développé Dax express, la première à combiner une IA conversationnelle générative avec le dernier modèle ChatGPT d’OpenAI, GPT-4.

    Le groupe Intermountain Health, basé dans l’Utah, a déployé les solutions Dax de manière généralisée. Son but est d’aider à relever des défis urgents auxquels sont confrontés tous les systèmes de santé américains, notamment l’épuisement des médecins et la pénurie de personnel. “En tant qu’organisation, nous nous concentrons avec précision sur l’utilisation d’outils d’IA avancés pour améliorer l’expérience des patients et des soignants”, a déclaré Craig Richardville, directeur des services numériques et de l’information chez Intermountain Health. “Les outils d’IA comme Dax copilot apportent une immense valeur à nos équipes cliniques et administratives, en réorganisant les flux de travail, en créant de nouvelles possibilités et en transformant les consultations”, a-t-il affirmé.

    Des membres des services de technologies digitales d’Intermountain Health ont donc mené une étude de cohorte, entre mars et septembre 2022, pour évaluer l’impact de l’utilisation de Dax Express sur l’engagement des soignants, le temps passé sur le dossier médical électronique, la productivité, les événements de sécurité des patients signalés liés à l’utilisation de l’application, le score de probabilité de recommandation des patients, le nombre de patients refusant l’écoute ambiante, et le délai de traitement des notes.

    Les résultats de cette étude ont été publiés dans le numéro du mois d’avril du Journal of the american medical informatics association (Jamia).

    Résultats : plus de temps passé sur les dossiers médicaux

    • 99 prestataires représentant 12 spécialités se sont inscrits à l’étude.
    • La moitié des prestataires qui utilisaient Dasx l’ont utilisé dans 47 % de leurs interactions avec les patients.
    • Ils ont montré des tendances positives en termes d’engagement. Autrement dit l’appli augmentait leur motivation dans leur travail alors que ceux qui ne l’utilisaient pas montraient une baisse de la satisfaction et de la motivation dans leur travail.
    • En terme de productivité, l’utilisation de Dax n’a pas entraîné une augmentation ou une diminution significative de la quantité de travail accompli.
    • Il y a eu une détérioration statistiquement significative du temps passé sur le dossier médical après les heures de travail chez les utilisateurs de Dax .
    • L’utilisation de l’appli n’a ni amélioré ni compromis la sécurité des patients de manière mesurable.

    L’utilisation de l’application Dax express présente donc un impact positif potentiel sur l’expérience des professionnels de santé. Une conséquence non négligeable à l’heure où les médecins se disent épuisés. Cela pourrait se traduire par une réduction du stress et de l’épuisement professionnel et donc, à terme par une meilleure interaction avec les patients et une performance globale améliorée.

    Cependant, pour maximiser cet impact, les auteurs de l’étude estiment qu’il est nécessaire de comparer différentes approches de formation à l’utilisation des dossiers médicaux électroniques afin d’identifier les meilleures pratiques, et ainsi adapter au mieux les applications de documentation clinique automatisée.

     

     

    * The impact of nuance DAX ambient listening AI documentation: a cohort study

    Tyler Haberle, Courtney Cleveland, Greg L Snow, Chris Barber, Nikki Stookey, Cari Thornock, Laurie Younger, Buzzy Mullahkhel, Diego Ize-Ludlow,

    Journal of the American Medical Informatics Association, Volume 31, Issue 4, April 2024, Pages 975–979, https://doi.org/10.1093/jamia/ocae022

  • Cybersécurité : des fiches pratiques de l’Anap pour répondre aux cyberattaques

    Une réponse à des incidents en hausse

    En pleine transformation numérique, les secteurs sanitaire et médico-social sont devenues des proies privilégiées des pirates informatiques. Les derniers chiffres publiés par l’Agence du numérique en santé (ANS) montrent qu’en 2022, 78 % des cyberattaques en France ont eu lieu dans le secteur sanitaire. La même année, plus de 33 établissements de santé ont déclaré avoir été victimes d’un incident cyber.

    Pour aider les directeurs des systèmes d’informations (DSI) hospitaliers à se préparer à affronter ce type d’agression et à protéger leurs données, l’Anap a mis au point un “plan d’attaque contre les attaques” sous la forme de fiches pratiques.

    Répartition des cyberattaques par type de structure entre 2020 et 2022 - Anap
    Répartition des cyberattaques par type de structure  dans les secteurs sanitaire et médicosocial, entre 2020 et 2022 – @ Anap

    3 types de recommandations :

    Ces chiffres témoignent de la nécessité de mettre en place une réelle politique de défense des SI dans les structures sanitaires et médicosociales. Dans ce sens, les nouvelles fiches de l’Anap ont été élaborées à partir d’échanges ayant eu lieu entre ses experts du numérique, des experts en cybersécurité étrangers au monde de la santé, des instances régulatrices et des établissements du secteur.

    Ses recommandations s’inscrivent ainsi dans trois champs principaux :

    • l’analyse des risques ;
    • les mesures d’hygiène informatique à mettre en place pour éviter les attaques ;
    • ainsi que les meilleurs moyens de répondre aux incidents cyber.

    Mieux réagir pour limiter les dommages

    Pour limiter l’impact des cyberattaques, l’Anap préconise de mettre en place une analyse des risques qui repose sur :

    • l’identification des actifs critiques essentiels au parcours de soins ;
    • l’évaluation des vulnérabilités associées ; 
    • l’évaluation des menaces ; 
    • l’évaluation des risques ;
    • et la planification de la réponse aux incidents.

    L’enjeu de la planification de la réponse :

    Cette dernière mesure a pour objectif de limiter les dommages causés par une cyberattaque, de compliquer les chemins d’attaques, de restaurer les systèmes et de minimiser les interruptions des opérations. Son importance est illustrée par le chapitre qui lui a été consacré dans les fiches pratiques de l’Anap qui la décline en 3 types d’action :

    • la réactivité du DSI que l’Anap qualifie d’essentielle “pour isoler rapidement le système informatique et fermer le plus de sous-réseaux possibles afin de limiter l’ampleur de l’attaque”, en indiquant que “plus la réaction est rapide, plus l’impact sur la continuité des soins est limité” ; 
    • la connaissance du SI, puisqu’une bonne connaissance du système de l’établissement permet de comprendre ce qui est atteint par l’attaque pour déclencher une réponse à cet incident de sécurité, avec ou sans un prestataire de réponse à incidents de sécurité ;
    • et la mise en place d’un centre opérationnel de sécurité (SOC) qui utilise des technologies avancées “telles que l’analyse comportementale, l’intelligence artificielle, les systèmes de détection d’intrusion (IDS) et les systèmes de prévention d’intrusion (IPS)”, pour assurer une surveillance constante, une détection précoce des menaces, ainsi qu’une réponse rapide aux incidents.

    Mettre en place des mesures en amont des attaques :

    S’il est important de savoir comment répondre à une cyberattaque, il est préférable de prévenir l’arrivée d’un tel incident afin d’éviter totalement la compromission du SI. Là encore, l’Anap dresse 5 “mesures d’hygiène informatique” pour protéger le SI. Elle recommande de mettre en place :

    • une division du réseau avec des sous-parties pour limiter la surface d’attaque ;
    • un active directory pour gérer les droits et les identités au sein du SI ;
    • et une sensibilisation au phishing auprès des collaborateurs dans les hôpitaux, alors que 90 % des cyberattaques qui aboutissent sont initiées par du phishing d’e-mails.

    👉 Les fiches pratiques du “plan d’attaque contre les attaques” de l’Anap sont à retrouver ici.

     

  • IA : collaboration entre le CHU de Montpellier et la start-up PraxySanté pour évaluer l’ambient listening

    Le CHU de Montpellier, le centre ERIOS et la start-up PraxySanté initient une expérimentation en intelligence artificielle, plus particulièrement sur la génération automatique de comptes-rendus médicaux à partir d’une technologie d’ambient listening. Cette technologie de reconnaissance vocale est utilisée lors consultations pour générer automatiquement des notes cliniques à partir de ce qui a été dit. Elle s’appuie sur de l’intelligence artificielle pour augmenter et clarifier les sons environnants et un moteur de traitement du langage naturel (NLP).

    PraxySanté propose un panel de solutions d’IA comme la retranscription des consultations médicales (PraxyConsultation), la gestion de l’organisation administrative d’un cabinet (PraxyCabinet), ou bien encore un système de messagerie qui suggère des réponses automatiques en fonction de la demande du patient. Ces solutions permettent de libérer du temps aux professionnels de santé, tout en collectant de nombreuses données pertinentes pour les essais cliniques.

    L’ambition de cette collaboration, d’une durée d’un an, est d’évaluer l’apport de la technologie de reconnaissance des conversations humaines au regard des usages hospitaliers. L’expérimentation a pour objectif d’évaluer quatre critères. 

    Pertinence des informations, gain de temps et relation patients médecins

    • La qualité de la transformation des documents médicaux en données structurées.
    • La pertinence de ces données dans le cadre du suivi thérapeutique.
    • Le gain de temps obtenu compte tenu de la réduction des charges administratives.
    • L’amélioration de la relation entre les patients et les professionnels de santé.

    Le déroulement de l’expérimentation : des phases d’observation et des entretiens

    Pour mener cette étude, le protocole inclut des dizaines de professionnels de santé aux spécialités diverses, ainsi que des attachés de recherche technologiques d’ERIOS. Ils ont pour mission ; 

    • D’évaluer la pertinence des informations transmises par la solution d’intelligence artificielle PraxySanté.
    • De mener des phases d’observation ainsi que des entretiens directs avec les praticiens et les patients.

    Les comptes-rendus médicaux générés par l’IA sont évalués par des professionnels de santé volontaires, afin d’en mesurer la pertinence et d’en améliorer le contenu. Les entretiens directs permettent d’analyser les usages, les attentes et les points de vigilance des praticiens au regard de la technologie d’ambient listening.

    Au-delà du compte-rendu, l’enjeu du diagnostic pertinent

    La diminution des tâches administratives et l’amélioration de l’accès à l’information ne constituent pas les seuls bénéfices apportés par l’intelligence artificielle. La collecte de ces données apporte un support au diagnostic, comme un meilleur repérage des maladies rares, ou bien une analyse fine des critères d’inclusion ou d’exclusion de patients pour des études cliniques. 

    Une collaboration qui s’inscrit dans la continuité des missions d’ERIOS

    Ce programme d’évaluation rentre naturellement dans le champ d’action du centre d’expérimentation ERIOS. Créé en octobre 2022 et subventionné dans le cadre du plan France 2030, ERIOS évalue et développe des cas d’usage dans lesquels la technologie apporte une réponse satisfaisante aux enjeux médicaux. Les premiers chantiers du centre furent par exemple la mise en place de tableaux de bord pour superviser les traitements (anticoagulant, immunosuppresseurs), ou bien l’aide à la saisie des comptes-rendus opératoires.