AAP

  • AAP : 20 M€ pour automatiser le circuit des médicaments et des dispositifs médicaux dans les établissements de santé

    Un appel à projets pour moderniser le circuit des produits de santé

    La direction générale de l’offre de soins (DGOS) a lancé fin avril un appel à projets doté de 20 millions d’euros pour soutenir l’automatisation du circuit des médicaments et dispositifs médicaux. Cette initiative, baptisée Sesame (Soutien aux établissements pour l’automatisation du circuit du médicament et des produits de santé), s’inscrit dans la politique de modernisation du système de santé. Elle est conduite en partenariat avec l’Agence nationale d’appui à la performance des établissements sanitaires et médico-sociaux (Anap). Selon la DGOS, l’automatisation constitue un levier d’efficience et de sécurisation, dans un contexte où le circuit des produits de santé demeure une source importante d’événements indésirables graves.

    Projets éligibles et modalités de financement

    L’appel à projets cible plusieurs types d’automatisation, notamment :

    • La préparation automatisée des doses unitaires de médicaments.
    • La dispensation individuelle nominative automatisée (PDA).
    • Le stockage et la délivrance automatisée de médicaments ou dispositifs médicaux.
    • Des solutions innovantes comme les stocks sécurisés dans les unités de soins ou la dispensation ciblée de dispositifs médicaux stériles pour actes chirurgicaux.

    Les équipements de pharmacotechnie ainsi que les simples renouvellements non associés à une réorganisation sont exclus du dispositif. Le financement couvre jusqu’à 50% du prix des équipements retenus, dans la limite d’un plafond ajusté selon le nombre de projets. Sont également pris en compte : les coûts de livraison, d’installation, de qualification, ainsi que les logiciels et interfaces nécessaires.

    Établissements éligibles et calendrier

    Peuvent candidater : les établissements publics de santé, les hôpitaux d’instruction des armées, les Espic (y compris les SMR), les établissements de santé mentale et d’HAD, sous réserve de disposer d’une pharmacie à usage intérieur (PUI). Une PUI intervenant dans un groupement de coopération sanitaire (GCS) peut aussi porter un projet. Les dossiers doivent être adressés aux agences régionales de santé (ARS) avant le 15 septembre. Les ARS rendront leur avis pour le 28 novembre, après instruction par un jury national.

    Les projets sélectionnés bénéficieront d’un accompagnement par l’Anap, chargé de suivre leur mise en œuvre. À terme, l’objectif est également de capitaliser sur ces expérimentations pour produire et diffuser des référentiels organisationnels et technologiques à destination de l’ensemble des acteurs impliqués dans la chaîne du médicament.

  • AAP : la Fondation APICIL ouvre un appel à projets pour lutter contre la douleur et améliorer la santé psychique

    Mieux comprendre et accompagner la douleur

    Dans un communiqué publié en mai 2025, la Fondation APICIL contre la douleur annonce l’ouverture d’un appel à projets à destination des chercheurs, équipes médicales et paramédicales, ainsi que des associations à but non lucratif. L’objectif : soutenir des projets d’intérêt général qui prennent en charge la douleur dans ses dimensions à la fois physiques et psychiques. La Fondation rappelle que la douleur n’est jamais exclusivement corporelle ni strictement mentale : elle résulte d’interactions complexes entre corps et esprit. Les projets attendus doivent ainsi explorer ces intrications, proposer des approches croisées et outiller les soignants comme les patients pour mieux comprendre et accompagner ces expériences douloureuses.

    Recherche, formation, transmission : les types de projets éligibles

    L’appel à projets couvre un large éventail d’initiatives : recherche, expérimentation clinique, formation, sensibilisation ou encore transmission à destination des patients, proches et professionnels. Sont également acceptés les projets qui prolongent des démarches existantes ou s’insèrent dans des recherches en cours. Toutes les propositions seront examinées, à condition qu’elles s’inscrivent dans une volonté claire : améliorer la compréhension, l’accompagnement ou le soulagement des douleurs dans leur double dimension.

    Modalités de candidature (jusqu’au 21 mars 2026)

    Pour initier le dépôt, les porteurs de projets doivent envoyer une demande à l’adresse contact@fondation-apicil.org, incluant une brève note d’intention (10 lignes), l’identité de la structure et une estimation budgétaire. Si le projet entre dans le champ de l’appel, un dossier complet leur sera adressé. Les candidatures complètes sont à soumettre uniquement en version électronique avant le 31 mars 2026. Les résultats seront communiqués en juin de la même année. Les montants attribués seront définis en fonction des besoins spécifiques de chaque projet.

    La Fondation APICIL, reconnue d’utilité publique depuis 2004, a déjà soutenu plus de 1 000 projets autour de la douleur, à tous les âges de la vie. Par cet appel à projets, elle réaffirme son engagement pour une meilleure reconnaissance des liens entre douleur et santé mentale, en lien avec son conseil scientifique et son conseil d’administration.

  • AAP : deux nouvelles plateformes de répit pour les aidants dans les Yvelines et l’Essonne (ARS IDF)

    Ouverture souhaitée d’ici le 1er janvier 2026.

    L’ARS Île-de-France lance un appel à candidatures, publié le 4 juin 2025, pour la création de deux nouvelles plateformes de répit à destination des aidants de personnes âgées en perte d’autonomie et/ou atteintes de pathologies neurodégénératives. Ce dispositif s’inscrit dans la déclinaison régionale de la stratégie nationale « Agir pour les Aidants 2023-2027 », dont la feuille de route 2024-2028 prévoit une couverture intégrale du territoire francilien.

    Bien que l’Île-de-France soit globalement bien pourvue en plateformes d’accompagnement et de répit (PFR), certaines zones des Yvelines (78) et de l’Essonne (91) restent à ce jour dépourvues. Pour combler ces lacunes, l’ARS cible ces deux départements dans cet appel à candidatures. L’objectif est d’installer une nouvelle PFR dans chacun d’eux, avec une ouverture souhaitée d’ici le 1er janvier 2026.

    Missions et modalités d’organisation attendues

    Les PFR ont pour fonction d’identifier et d’orienter les aidants vers les offres de répit existantes, en coordination avec les services départementaux et les partenaires locaux. Elles peuvent également proposer des prestations directes : soutien psychologique, formations, activités sociales, ou encore temps de répit à domicile ou en établissement.

    Les structures éligibles à cet appel sont :

    • Les EHPAD disposant d’un accueil de jour de minimum 6 places.
    • Les centres d’accueil de jour autonomes (CAJ) avec au moins 6 places.
    • Les services médico-sociaux pour personnes âgées, disposant d’un projet de service spécifique, de personnel qualifié et d’un lieu d’accueil identifié.

    Dépôt des candidatures jusqu’au 31 juillet 2025

    La période de dépôt des candidatures court du 3 juin au 31 juillet 2025. Les dossiers doivent être transmis en une seule fois, par voie dématérialisée, à l’adresse suivante :
    ARS-IDF-AAP-MEDICOSOCIAL-PA@ars.sante.fr, en précisant en objet : « AAC PFR PA + numéro du département concerné (78 ou 91) ».

  • AAP : L’ARS IDF lance un appel à projets pour optimiser les blocs opératoires avec le numérique

    Blocs opératoires franciliens : l’ARS relance le soutien aux innovations numériques

    Dans le cadre de sa stratégie régionale de transformation du système de santé (PRS3), l’ARS Île-de-France ouvre un nouvel appel à projets visant à soutenir l’introduction d’outils numériques dans les blocs opératoires. Objectif : améliorer la performance organisationnelle, la sécurité et la qualité des soins chirurgicaux dans les établissements de santé franciliens.

    Appuyer l’intégration d’outils numériques

    Ce nouvel appel s’appuie sur une dynamique amorcée en 2023 avec un appel à manifestation d’intérêt ayant permis de présélectionner quinze entreprises innovantes (5 dispositifs médicaux, 10 logiciels), après évaluation par un comité regroupant représentants de l’ARS, fédérations, experts et institutions partenaires. Ces solutions ont été mises en visibilité en 2024 lors de deux webinaires, suivis d’un premier appel à projets. Celui-ci avait débouché sur la sélection de 5 projets sur les 36 candidatures déposées.

    Objectifs et périmètre de l’appel à projets 2025

    L’appel à projets 2025 vise à accompagner les équipes chirurgicales dans l’implémentation d’outils numériques conçus pour :

    • Répondre aux besoins opérationnels des blocs (planification, coordination, pilotage).
    • Renforcer l’interopérabilité des systèmes.
    • Améliorer la gestion des ressources.
    • Sécuriser davantage les parcours patients.

    Chaque établissement pourra choisir entre un et cinq volets d’intervention en fonction de ses besoins et de sa maturité numérique :

    • Planification et gestion du planning opératoire.
    • Interopérabilité des logiciels.
    • Gestion des ressources humaines et matérielles.
    • Suivi et pilotage en temps réel de l’activité opératoire.
    • Accompagnement et formation des équipes.

    Les établissements devront présenter un projet structuré, incluant une analyse des besoins, un budget détaillé et un plan d’utilisation de l’aide sollicitée.

    Échéances et modalités de candidature

    L’appel a été publié le 15 mai 2025, avec une date limite de dépôt fixée au 27 juin 2025. La sélection des projets interviendra en septembre. Les candidatures doivent être déposées en ligne

    Lien de candidature : https://www.demarches-simplifiees.fr/commencer/aap-numerique-en-sante-2025

    Appel à projets – Numérique en santé : Accompagnement des établissements de santé dans l’amélioration de l’efficience des blocs opératoires à travers l’utilisation d’outils numériques | Agence régionale de santé Ile-de-France

  • AAP : 8 M€ mobilisés pour des dispositifs médicaux numériques dédiés au bien vieillir

    Le Plan Innovation Santé 2030, volet santé de France 2030, piloté par l’Agence de l’innovation en santé (AIS), comporte un axe dédié aux dispositifs médicaux, le Plan DM.

    Le Grand Défi « Dispositif Médicaux Numériques et bien vieillir » au service des personnes âgées et de leurs aidants

    Ces dispositifs s’inscrivent dans les parcours de soin et les parcours de vie des personnes âgées, des patients, des aidants et des professionnels. Ils participent au Bien Vieillir par le soutien à l’autonomie tant à domicile, en adaptant le logement, qu’en établissement, en optimisant les interventions du personnel. Ils visent aussi à améliorer les soins, prévenir l’apparition de pathologies, affiner le diagnostic. Ces outils ne se substituent pas aux interactions humaines, ils les facilitent ou les renforcent. L’objectif du programme est de soutenir le développement et la production en France de ces outils en accompagnant le développement des entreprises du secteur. Sont ainsi visés l’émergence de leaders de niveau international et la réindustrialisation de la France dans le domaine de la santé.

    Une approche aussi économique

    Selon le cahier des charges de l’AAP, il s’agit notamment de « tester et d’évaluer en conditions réelles de nouvelles solutions numériques ou de nouveaux usages de solutions existantes et permettant de stimuler les processus d’innovation ». Les projets doivent « améliorer les prises en charge et les organisations pour un bénéfice clinique ou médico-économique » et ainsi permettre de « structurer des modèles économiques robustes pour mettre sur le marché des dispositifs médicaux numériques ».

    Les projets attendus

    Les projets présentés pourront concerner deux stades de développement :

    • Stade 1 « Programmes d’innovation » : Il vise à démontrer la performance de solutions numériques codéveloppées avec les usagers, ainsi que leur sécurité, pour obtenir un marquage CE ;
    • Stade 2 « Démonstrateurs grandeur nature » : Il vise à « évaluer sur le terrain l’efficacité des projets et leur acceptabilité ». Pour ces projets plus matures, il s’agit également d’analyser leur impact économique.

    Quatre axes sont priorisés :

    • Axe 1 « Innovation & Recherche sur les DM numériques au service des personnes âgées, patients, aidants, professionnels » ;
    • Axe 2 « Génération de preuves et évaluation de l’intérêt des DM numériques dédiées au bien vieillir » ;
    • Axe 3 « Financement, intégration dans la pratique professionnelle et adoption par les patients » ;
    • Axe 4 « Sensibilisation et formation des usagers et des professionnels en santé mentale ».

    Six « thématiques clés » :

    • La prévention de la perte d’autonomie ;
    • La prise en charge de la perte d’autonomie et son accompagnement ;
    • L’approche domiciliaire de la prévention, de la prise en charge et du suivi ;
    • La qualité de vie des personnes âgées et de leurs aidants ;
    • La qualité de vie au travail des professionnels ;
    • Le suivi et la coordination au service des parcours de soins et de vie.

    Des consortiums porteurs de projets

    Le chef de file doit être une société immatriculée en France et considérée comme une petite ou moyenne entreprise (PME). Il devra constituer un consortium avec « un nombre équilibré de partenaires » : structures sanitaires ou médico-sociales, partenaires institutionnels, professionnels du monde de la santé, usagers, patients ou volontaires sains, aidants, collectivités, entreprises, fournisseurs de solutions numériques, chercheurs, méthodologistes, économistes.

    Le financement

    Huit millions d’euros sont disponibles pour cet AAP.

    Les projets retenus seront financés sur une période allant de 12 à 24 mois maximum pour une assiette de dépenses prévue entre 600 000 et 2 millions d’euros. L’enveloppe perçue par chaque lauréat pourra financer jusqu’à 50% de son programme.

    Calendrier

    • Mai 2025 – Publication de l’appel à projets
    • Octobre 2025 – Clôture des candidatures
    • Novembre 2025 – Pré-sélection des projets
    • Novembre-Décembre 2025 – Auditions des projets
    • Janvier-Février 2026 – Annonce des lauréats

    Afin de répondre aux questions des porteurs de projets, un webinaire sera organisé dans les semaines qui viennent.

    Le cahier des charges : https://www.demarches-simplifiees.fr/commencer/france-2030-dispositifs-medicaux-numeriques

    Arrêté du 1er avril 2025 relatif à l’approbation du cahier des charges de l’appel à projets « Dispositifs médicaux numériques au service des personnes âgées et du bien vieillir » : https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000051632043

  • AAP: 400 000 € pour développer des hôpitaux « Alzheimer Friendly »

    Une enveloppe portée à 400 000 € pour une prise en soin plus adaptée

    La Fondation Médéric Alzheimer renouvelle en 2025, avec le soutien de la Fédération hospitalière de France (FHF) et de la FEHAP, son appel à projets Vers un hôpital Alzheimer Friendly. Le budget de cette édition connaît une progression : 400 000 € contre 50 000 € en 2024. L’objectif est d’encourager des projets visant à améliorer l’accueil, l’accompagnement et la qualité de vie à l’hôpital des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’une pathologie apparentée.

    Un périmètre élargi aux dispositifs « hors les murs »

    Pour la première fois, l’appel à projets s’adresse non seulement aux services hospitaliers – y compris les urgences – mais également à des dispositifs en lien avec l’hôpital hors les murs. Sont éligibles les projets favorisant l’articulation entre la ville et l’hôpital, les EHPAD et l’hôpital, ou encore le domicile et l’hôpital. L’enjeu est de repenser le parcours de soin pour éviter les hospitalisations non nécessaires, souvent délétères pour ces patients. Les porteurs de projet peuvent solliciter un financement pour initier, développer, évaluer ou essaimer une initiative. Les dépenses éligibles incluent des actions de formation, du temps-homme, l’achat de matériel, la production d’outils de communication, l’organisation d’événements, ou encore l’aménagement d’espaces dédiés.

    Modalités et accompagnement des porteurs de projet

    Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 30 septembre 2025. L’ensemble des informations, critères et documents à fournir est disponible sur le site de la Fondation Médéric Alzheimer. Un webinaire d’information est prévu le 4 juin à 14h30 pour répondre aux questions des potentiels candidats.

    Par cette initiative renforcée, les partenaires souhaitent soutenir une dynamique de transformation des pratiques hospitalières et intersectorielles au bénéfice des personnes vivant avec la maladie d’Alzheimer.

  • Ségur numérique : un appel à projets pour faire évoluer les DCC en cancérologie

    Accélérer la numérisation du PPS en cancérologie via Mon espace santé

    L’Institut national du cancer (INCa) et l’Agence du Numérique en Santé (ANS) lancent un appel à candidatures structuré en deux appels à projets interdépendants. Objectif : assurer l’intégration numérique du Programme Personnalisé de Soins (PPS) dans Mon espace santé. Ces projets, d’une durée d’environ 36 mois, visent une diffusion fluide et sécurisée des PPS, accessibles à la fois aux professionnels de santé et aux patients. Ce chantier repose sur un double financement : 3 millions d’euros issus du programme Ségur, pourvu par les fonds européens du plan de relance et de résilience, et 800 000 euros apportés par l’INCa.

    Le dispositif cible exclusivement les Dispositifs Spécifiques Régionaux de Cancérologie (DSRC) et les Groupements Régionaux d’Appui au Développement de la e-Santé (GRADeS), responsables de la mise en œuvre des plateformes régionales du Dossier Communicant en Cancérologie (DCC). Ces solutions sont déjà en phase de déploiement dans les établissements de santé, avec un objectif de 5 millions de PPS intégrés à terme. Le projet entend capitaliser sur l’expertise régionale existante, tout en garantissant la conformité aux référentiels nationaux d’interopérabilité, de sécurité, d’éthique et de soins.

    Trois phases pour structurer l’intégration et l’usage

    Les deux appels à projets s’articulent autour de trois phases :

    • La phase 1 porte sur les développements techniques pour intégrer les PPS aux plateformes régionales.
    • La phase 2, qui complète le premier appel à projets, concerne la mise en œuvre régionale de ces développements validés.
    • La phase 3, objet du second appel, est dédiée au déploiement des usages, incluant l’adoption des PPS par les établissements et le suivi des indicateurs d’avancement.

    Calendrier et cadre réglementaire

    Ce dispositif s’inscrit dans la continuité des politiques publiques telles que le plan “Ma Santé 2022“, le Ségur du numérique en santé et la stratégie décennale de lutte contre les cancers, qui prévoit la remise systématique du PPS à chaque patient concerné.

    Les principales échéances de l’appel à candidatures sont :

    • Clôture de la soumission des dossiers : 10 juin 2025
    • Comité d’évaluation : début septembre 2025
    • Publication des résultats : fin octobre 2025

    Ressources : 

    Document de présentation 

    Cahier des charges

    Candidature

  • DMN : Bpifrance lance un AAP pour évaluer leur adoption en conditions réelles

    Un financement pour tester les DMN innovants en conditions réelles

    L’appel à projets, intitulé « Étude d’impact de l’usage de dispositifs médicaux numériques innovants dans des établissements de santé ou du médico-social », porté par Bpifrance, vise à soutenir l’acquisition et l’évaluation de dispositifs médicaux numériques (DMN). Le projet doit être porté individuellement par une structure éligible qui assurera l’ensemble des dépenses, la gestion des outils développés et sera seule bénéficiaire de l’aide publique.

    Une double prise en charge : acquisition et étude d’impact

    Les dépenses éligibles comprennent d’abord le financement de la première acquisition de DMN innovants. Les dispositifs peuvent être des logiciels, applications ou solutions numériques utilisés pour le diagnostic, le traitement ou le suivi des patients. Les projets doivent inclure une étude d’impact sur les parcours de soins, intégrer des indicateurs de performance et prévoir un retour d’expérience à diffuser. Cette acquisition devra se faire dans le respect du droit de la commande publique. Deux options sont prévues : sélectionner une solution déjà référencée en centrale d’achat, ou recourir au dispositif “achat innovant de moins de 100K€” du code de la commande publique.

    L’appel prévoit également le financement d’une étude d’impact sur le parcours de soin ou de suivi des usagers. Elle peut inclure la chefferie de projet, la mobilisation des professionnels de santé concernés, ainsi que les adaptations nécessaires des logiciels métiers pour assurer l’interopérabilité avec les DMN. Cette étude devra s’appuyer sur un ou plusieurs indicateurs de performance, afin de mesurer concrètement la valeur apportée, estimer un retour sur investissement et éclairer d’autres établissements potentiellement intéressés.

    Qui peut candidater ?

    L’appel s’adresse exclusivement aux établissements de santé (publics ou privés, sanitaires ou médico-sociaux) ou aux établissements membres d’un groupement hospitalier de territoire (GHT). Chaque projet doit être porté individuellement par une structure qui assumera la gestion opérationnelle, budgétaire et juridique du dispositif évalué.

    Critères de sélection et cadre réglementaire

    Les projets seront sélectionnés sur la base de leur pertinence au regard des enjeux de santé publique, de leur potentiel de diffusion, de la qualité de leur gouvernance, de leur degré d’innovation technique et organisationnelle, ainsi que de leur conformité à la doctrine du numérique en santé. Une attention particulière sera portée aux engagements de diffusion des résultats, via l’ANAP ou d’autres canaux, et à la prise en compte des enjeux environnementaux. Les aides, octroyées sous forme de subventions, couvrent jusqu’à 80 % des coûts marginaux pour les établissements publics ou médico-sociaux, et 40 % des coûts complets. Elles sont versées par tranches, sur présentation des justificatifs de dépenses et de rapports intermédiaires et finaux.

    Projets attendus et exclusions

    Les DMN ciblés incluent des outils d’aide au diagnostic automatisé (radiologie, dermatologie, ophtalmologie, psychiatrie, etc.), des dispositifs de surveillance non invasive, ou encore des solutions de modélisation préopératoire. Sont exclus de l’appel : les solutions de télésurveillance déjà financées, les outils à finalité logistique ou administrative, ou encore les projets de recherche clinique.

    Critères et calendrier de candidature

    Le soutien financier est conditionné à un budget de projet compris entre 300 000 € et 1 200 000 €, pour une durée de 12 à 24 mois. Une première relève intermédiaire des candidatures est fixée au 8 juillet 2025 à midi. Les dossiers doivent être déposés en ligne via la plateforme de Bpifrance : https://www.picxel.bpifrance.fr/accueil. L’appel à projets est ouvert jusqu’au 2 décembre.

     

  • AAP : Jusqu’à 25 000 € pour des projets de recherche sur la dystrophie musculaire congénitale

    L’appel à projets 2025 soutiendra des travaux biomédicaux, fondamentaux ou translationnels, ciblant spécifiquement la mise au point de stratégies thérapeutiques contre la dystrophie musculaire congénitale par déficit en laminine alpha-2.

    Un partenariat pour stimuler la recherche sur une maladie rare

    La dystrophie musculaire congénitale liée au déficit en laminine alpha-2 (LAMA2-CMD), aussi appelée dystrophie congénitale avec déficit en mérosine de type 1A (MDC1A), est une pathologie neuromusculaire rare qui touche entre 1 et 4 naissances pour 100 000. Elle représente 30 à 40 % des dystrophies musculaires congénitales. D’origine génétique (mutation du gène LAMA2), elle entraîne une dégénérescence musculaire progressive, des retards de développement moteur et une réduction de l’espérance de vie. Malgré une compréhension partielle des mécanismes moléculaires de la maladie, il n’existe à ce jour aucun traitement curatif. Toutefois, depuis plus de dix ans, plusieurs initiatives scientifiques ont été lancées pour structurer la recherche, notamment en constituant des registres, en modélisant la maladie ou en explorant des pistes thérapeutiques.

    Critères d’éligibilité et financement

    L’appel est ouvert à tous les projets biomédicaux, qu’ils soient de recherche fondamentale ou translationnelle, dès lors qu’ils ciblent spécifiquement la LAMA2-CMD ou qu’ils présentent des résultats transférables à cette pathologie. Le projet doit démontrer son originalité, sa faisabilité, et l’adéquation entre la méthodologie et l’expertise de l’équipe.

    Le porteur principal doit appartenir à une structure de recherche publique, en France ou à l’étranger. En l’absence de poste permanent, un contrat couvrant la durée du projet (plus six mois) devra être fourni. Les dépenses éligibles incluent les salaires contractuels (hors personnel administratif), les consommables, les équipements (plafond de 2 000 €), les déplacements (2 000 €), les publications (2 000 €) et certaines prestations limitées (jusqu’à 10 % du budget). Aucun frais de gestion n’est accepté.

    Processus de sélection et suivi

    Les projets seront sélectionnés par un comité commun LAMA2 France – FFRD, sur la base de critères d’intérêt scientifique, de qualité, de faisabilité, du profil du porteur et de la cohérence budgétaire. Les experts et membres du comité sont soumis à un accord de confidentialité et d’absence de conflit d’intérêt. Le financement se déroulera en trois phases :

    • 50 % au démarrage.
    • 40 % après un rapport intermédiaire.
    • 10 % à la remise du rapport final.

    Les porteurs devront produire un résumé en français accessible aux membres de l’association. Une valorisation scientifique des résultats est attendue, avec au minimum une publication en revue à comité de lecture et une participation à une réunion scientifique organisée par LAMA2 France.

    Portail de candidature : Synto | Système de gestion des subventions de recherche

  • AAP : Une stratégie européenne pour les sciences de la vie attendue en 2025

    Rattraper le retard en innovation

    Alors que la Commission européenne prépare une stratégie transversale dédiée aux sciences de la vie, plusieurs rapports d’experts et initiatives récentes soulignent l’urgence d’une réponse coordonnée pour relancer l’innovation, structurer l’écosystème industriel et soutenir la souveraineté technologique de l’UE. Portée par la DG RTD (Recherche et innovation) et annoncée dans la communication « Competitiveness Compass » de janvier 2025, cette stratégie est inscrite comme priorité politique de la mandature 2024-2029.

    Malgré une solide base scientifique, l’Union européenne perd du terrain face à ses concurrents, notamment dans les médicaments orphelins, les thérapies avancées ou les biotechnologies. Le manque de traduction des résultats de recherche en produits commercialisables, dû à des incitations limitées et à un écosystème d’innovation encore fragmenté, freine la compétitivité. L’insuffisance de financements, la complexité réglementaire et la pénurie de compétences aggravent la situation.

    Une approche transversale et industrielle

    La stratégie visera à accélérer le développement, la fabrication et l’adoption des innovations dans des secteurs clés : santé humaine et animale, alimentation, agriculture, énergie. Elle s’attachera à renforcer la base de connaissances européenne, tout en structurant un tissu industriel capable de porter ces innovations à l’échelle. La Commission envisage des actions croisées à l’échelle de l’UE, des États membres et des régions pour la période 2025-2029. L’initiative mobilisera les derniers financements du programme Horizon Europe, ainsi que ceux du prochain cadre financier pluriannuel.

    Consultation en cours

    L’élaboration de la stratégie s’accompagne d’un appel à contributions ouvert à l’ensemble des parties prenantes : industries, chercheurs, autorités publiques, ONG, citoyens, institutions européennes. L’objectif est de recueillir des propositions sur les leviers à activer : financement, simplification réglementaire, infrastructures, IA et données, formations, valorisation des technologies. La Commission souligne l’importance de cette consultation pour favoriser l’appropriation du projet et anticiper sa mise en œuvre.