AAP

  • AAP : L’UE mobilise près de 57 M€ pour neuf nouveaux projets en santé dans le cadre d’EU4Health 2025

    Neuf appels à projets lancés pour EU4Health 2025, avec un budget global de 56,8 M€

    EU4Health est le quatrième programme de santé de l’Union européenne et le plus doté à ce jour. Il répond aux défis post-COVID-19 mais soutient également la résilience des systèmes de santé européens. Le programme finance des actions portées par des autorités nationales, organismes de santé et autres acteurs via des subventions et des marchés publics. HaDEA en assure la gestion opérationnelle.

    L’Agence exécutive européenne pour la santé et le numérique (HaDEA), agissant pour le compte de la Commission européenne, a publié le 23 septembre neuf nouveaux appels à projets dans le cadre du programme de travail 2025 d’EU4Health. Ces appels s’inscrivent dans les priorités stratégiques de la DG SANTE et sont dotés d’un budget global indicatif de 56 816 810 €.

    Trois appels sont spécifiquement dédiés au dépistage organisé du cancer, dans une logique de test et de mise en œuvre à l’échelle européenne :

    • Cancer gastrique (référence EU4H-2026-SANTE-PJ-01)
    • Cancer du poumon (EU4H-2026-SANTE-PJ-02)
    • Cancer de la prostate (EU4H-2026-SANTE-PJ-03)

    Santé cardiovasculaire et maladies non transmissibles : prévention, IA et personnalisation

    Deux appels visent la prévention des maladies cardiovasculaires et chroniques :

    • Un projet-phare européen intégrant l’intelligence artificielle et les données de santé pour la prédiction, la prévention, le traitement personnalisé et la réadaptation (EU4H-2026-SANTE-PJ-04)
    • Un appel centré sur la prévention tout au long de la vie avec un accent particulier sur les maladies cardiovasculaires (EU4H-2026-SANTE-PJ-05)

    Accès aux médicaments, dispositifs médicaux orphelins, données de santé et événements

    Quatre autres appels couvrent d’autres thématiques :

    • Suivi des prix, remboursement et accès aux médicaments, à travers l’amélioration de la base EURIPID (EU4H-2026-SANTE-PJ-06)
    • Dispositifs médicaux orphelins, en particulier pour la population pédiatrique (EU4H-2026-SANTE-PJ-07)
    • Exploitation des données de santé pour stimuler l’innovation biotech via l’Espace européen des données de santé (EU4H-2026-SANTE-PJ-08)
    • Organisation de conférences en santé (EU4H-2026-SANTE-PJ-09)

    Candidatures ouvertes jusqu’au 6 janvier 2026

    Les organisations intéressées peuvent déposer leur candidature via le Portail des financements et appels d’offres de l’UE, jusqu’au 6 janvier 2026.

    Un webinaire d’information destiné aux candidats et parties prenantes aura lieu le 9 octobre 2025, de 10h à 15h30 (CET). Il portera sur les modalités de soumission des projets et les spécificités de chaque appel. L’inscription est ouverte via la Plateforme de politique de santé de l’UE, et les questions peuvent être soumises en amont via Slido (code : #EU4H2025).

  • AAP & Parcours chirurgicaux optimisés : l’ARS Île-de-France lance un appel à projets pour structurer un réseau régional de centres pilotes

    Numérique en appui aux parcours chirurgicaux : DPI et télésurveillance mobilisés

    Sans constituer une finalité propre, le numérique est envisagé comme un appui à la mise en œuvre des parcours. L’appel encourage l’usage des outils existants — Dossier Patient Informatisé, solutions de télésurveillance — à condition de garantir l’interopérabilité des systèmes. Ces technologies doivent faciliter la coordination entre professionnels, le suivi des patients et la capitalisation des données.

    Dans le cadre du Plan Régional de Santé (PRS3), l’Agence Régionale de Santé Île-de-France poursuit ses actions en faveur de l’optimisation des parcours chirurgicaux. L’appel à projets lancé le 1er septembre 2025 cible les établissements autorisés à pratiquer la chirurgie, publics ou privés, afin de mettre en œuvre un parcours complet, depuis la préhabilitation jusqu’au retour à domicile. L’initiative s’appuie sur les travaux déjà engagés dans la région : développement de la chirurgie ambulatoire, création de l’Observatoire de la Chirurgie francilien, tableaux de bord PMSI, expérimentations de préhabilitation multimodale entre 2022 et 2024.

    Réduction des séjours et des complications : les effets mesurés des parcours chirurgicaux optimisés

    La mise en œuvre des protocoles de Réhabilitation Améliorée après Chirurgie (ERAS) est au cœur du dispositif. En chirurgie colorectale, ces pratiques ont permis de réduire la durée d’hospitalisation de 1,6 jour en moyenne, de limiter les complications postopératoires (Odds Ratio 0,57) et d’accélérer le retour à l’autonomie. La prise en compte des patients fragiles, via des unités spécialisées (UPOG, UMG, UPOH), et le recours à la préhabilitation physique, nutritionnelle, psychologique et sociale complètent cette approche.

    Pour les équipes chirurgicales et anesthésiques, l’appel soutient la standardisation des pratiques (Patient Blood Management, analgésie multimodale), les réunions pluridisciplinaires régulières, ainsi que des formations ciblées sur la gestion des risques et la communication. Ces éléments visent à renforcer la coordination et la qualité de vie au travail.

    Les établissements bénéficieraient d’une réduction des coûts liés aux complications, d’une meilleure gestion des ressources, d’une attractivité médicale et d’un gain en visibilité sur la qualité des soins. À terme, les centres retenus pourront obtenir un label régional « Centre de Référence Parcours Chirurgical Optimisé ».

    Les candidatures doivent être soumises via la plateforme démarches-simplifiées.fr avant le 17 octobre 2025. Les résultats seront annoncés début novembre. Le dossier devra inclure une présentation détaillée du projet, un budget, le montant de l’aide sollicitée et ses modalités d’utilisation.

  • AAP France 2030 : pour soutenir les technologies de rupture dans la santé, l’écologie, la sécurité et l’industrie

    Une structuration en trois phases

    Opéré par Bpifrance en partenariat avec l’Agence de programmes Numérique portée par l’Inria, l’appel à projets (AAP) “Pionniers de l’IA” vise à soutenir des solutions dites AI-native, conçues pour transformer des filières, notamment dans la santé, la transition écologique, la sécurité ou la production industrielle. Contrairement aux précédents dispositifs sur l’IA générative, ce nouveau programme se distingue par un parcours en trois étapes, avec financement progressif :

    • Phase 1 (6 à 12 mois, 100 à 200 k€) : validation de la faisabilité technique ;
    • Phase 2 (6 à 18 mois, 400 à 800 k€) : conception d’un démonstrateur ;
    • Phase 3 (1 à 3 ans, 3 à 8 M€) : industrialisation avec produit minimum viable et premier déploiement.

    Le passage d’une phase à la suivante n’est pas automatique. Il est conditionné à l’atteinte des objectifs, à la soumission d’un nouveau dossier et à une nouvelle sélection. Chaque projet aura un parcours individualisé selon ses objectifs, ses jalons et son niveau de maturité technologique.

    Priorité aux enjeux stratégiques nationaux

    Les projets attendus devront cibler des points critiques de la chaîne technologique de l’IA et produire des effets d’entraînement sur les écosystèmes concernés. Les priorités d’investissement incluent : la santé, la transition écologique, la sécurité, la conception et la production industrielle. Les projets devront aussi préciser les critères de performance visés et les impacts attendus, notamment sur leur filière d’application. Si les thématiques prioritaires sont définies, des projets dans d’autres domaines pourront être admis, de manière moins prioritaire.

    Les porteurs de projets devront s’inscrire dans l’un des trois parcours suivants lors du dépôt initial :

    • Création d’entreprise, opéré par l’Agence de programmes Numérique ;
    • Partenariats industriels, également sous l’égide de l’Agence ;
    • Parcours générique, géré directement par Bpifrance.

    Les dossiers sont à déposer exclusivement sur la plateforme de Bpifrance. Trois relèves sont prévues : 5 novembre 2025, 10 mars 2026, ou le 9 juin 2026.

  • AAP MedTech : Bpifrance soutient les expérimentations hospitalières dès 1 M€ de budget

    aide mixte en subventions et avances remboursables.

    Des expérimentations en conditions réelles pour valider les dispositifs innovants

    Ce nouvel AAP complète l’initiative précédente lancée par la Direction du Numérique en Santé autour des Tiers lieux d’expérimentation numérique. Il cible cette fois-ci les technologies médicales dites « dures », avec une volonté affirmée de rapprocher les porteurs d’innovation des utilisateurs finaux dans les hôpitaux. Les projets attendus devront être menés en consortium, mobiliser au moins 1 million d’euros de dépenses totales, et s’inscrire dans une des deux verticales définies : robotique chirurgicale ou implants. Ils pourront, au choix, s’orienter vers une spécialité médicale ou une problématique technologique spécifique.

    Un Tiers lieu MedTech devra réunir une diversité d’acteurs : professionnels de santé, industriels, chercheurs, startups, patients, aidants, gestionnaires hospitaliers, économistes, etc. L’objectif est de co-développer, expérimenter et évaluer les dispositifs médicaux dans des conditions proches du réel. Les projets devront également intégrer les besoins des utilisateurs dès les premières étapes de développement, pour favoriser une adoption rapide et adaptée. Les expérimentations menées dans ces Tiers lieux devront contribuer à la validation clinique et à l’accès au marché des innovations testées.

    Jusqu’au 17 mars 2026 pour candidater

    L’aide accordée par Bpifrance se divise en deux volets pour les entreprises :

    • 50 % en subventions,
    • 50 % en avances remboursables, avec un plancher fixé à 100 000 € par partenaire.

    Les établissements de recherche bénéficieront uniquement de subventions. Les candidatures doivent être déposées sur la plateforme en ligne de Bpifrance avant le 17 mars 2026 à 12h (heure de Paris). Les documents requis (cahier des charges et dossier de candidature) sont disponibles en téléchargement.

  • Appel à projets France 2030 : 3 solutions retenues (IA, télésurveillance et données de vie réelle) et soutenues par France 2030

    IA, télésurveillance et données de vie réelle soutenues par France 2030

    Theremia, Emobot et Résilience sélectionnés pour développer des DMN en psychiatrie

    À l’occasion de la journée de la filière IA et Cancer du 4 septembre 2025, Yannick Neuder, ministre chargé de la Santé et de l’Accès aux soins, a dévoilé les résultats de deux appels à projets du plan France 2030, dans le cadre de sa stratégie Santé numérique. Trois dispositifs médicaux numériques (DMN) en santé mentale ont été retenus lors de la première vague de l’appel à projets dédié, opéré par Bpifrance.

    Ces projets ont pour objectif d’améliorer le diagnostic, le suivi et la prise en charge des troubles de l’humeur en s’appuyant sur des solutions technologiques évaluées cliniquement et coconstruites avec les acteurs de terrain.

    • Theremia développe un outil d’aide à la prescription d’antidépresseurs, basé sur l’intelligence artificielle et les données de vie réelle. En collaboration avec l’INRIA, l’entreprise ambitionne de mieux adapter les traitements aux patients, en particulier les jeunes adultes, en réduisant les errances thérapeutiques.
    • Emobot poursuit la validation clinique de EMOCARE, dispositif de télésurveillance passive et continue des troubles de l’humeur. Grâce à une IA multimodale analysant visage, voix, sommeil et activité, la solution détecte les signes de rechute sans interaction du patient. L’essai clinique REMOOD soutient l’obtention du marquage CE.
    • Résilience, via sa division psychiatrie Edra, développe EDRA PRO, un dispositif médical de télésurveillance destiné aux adultes en traitement pour dépression. Le financement obtenu permettra une étude clinique sur les bénéfices médicaux et économiques du suivi personnalisé à grande échelle.

    29 expérimentations numériques supplémentaires dans les tiers lieux

    En parallèle, 29 projets ont été sélectionnés dans le cadre de la troisième vague d’appel à projets pour les tiers lieux d’expérimentation, créés par la Stratégie d’accélération Santé numérique et opérés par la Banque des Territoires. Ces espaces permettent aux professionnels de santé, chercheurs et industriels de tester des solutions numériques dans des conditions réelles. Avec ces nouveaux lauréats, 115 expérimentations ont été financées depuis le lancement de ce dispositif, dans les 37 tiers lieux couvrant l’ensemble du territoire. Une dynamique soutenue par des conventions signées entre le ministère, UniHA et le Resah pour favoriser l’intégration des solutions validées dans les établissements de santé et médico-sociaux.

  • AAP : la Fondation Cœur & Recherche mise sur l’IA en cardiologie et la santé cardiovasculaire pédiatrique

    Recherche cardiovasculaire : deux priorités pour 2025 soutenues par la Fondation Cœur & Recherche

    Pour son appel à projets 2025, la Fondation Cœur & Recherche – émanation de la Société Française de Cardiologie (SFC) – étend le périmètre des thématiques éligibles. Deux axes viennent compléter les domaines déjà soutenus les années précédentes :

    • L’intégration de l’intelligence artificielle dans la recherche cardiovasculaire,
    • Et la prise en charge du cœur de l’enfant.

    La Fondation entend encourager les travaux intégrant l’IA à différents stades de la prise en charge : aide au diagnostic, stratification du risque, prédiction d’événements cardiovasculaires, ou personnalisation des traitements. Cette orientation s’inscrit dans une dynamique portée par la SFC, qui a récemment initié le Cercle Cardio-IA, un collectif multidisciplinaire chargé de structurer les usages de l’IA en cardiologie.

    Deuxième priorité identifiée cette année : la protection du cœur de l’enfant. Les projets attendus dans ce domaine pourront porter sur la compréhension des mécanismes précoces de la maladie cardiovasculaire, l’amélioration de la détection et de la prise en charge des cardiopathies congénitales, ou encore sur des stratégies de prévention à déployer dès la petite enfance. En mettant en lumière cette thématique, la Fondation souligne l’écart persistant entre la recherche cardiovasculaire adulte et pédiatrique, et appelle à rééquilibrer les efforts d’investigation.

    AAP ouvert jusqu’au 6 octobre

    Les chercheurs souhaitant proposer un projet doivent le faire en ligne avant le 6 octobre 2025. Tous les détails de l’appel à projets, y compris les critères d’éligibilité et les modalités de financement, sont disponibles sur le site de la Fondation.

  • Santé des femmes et psychiatrie infantile : deux appels à projets ARS Île-de-France pour 2025

    L’ARS soutient les projets d’innovation organisationnelle pour la santé des femmes

    L’ARS Île-de-France lance un appel à projets dans le cadre de son PRS 2023-2028 pour soutenir des innovations organisationnelles ou de recherche-action permettant d’améliorer l’accès à la santé des femmes. Les thématiques gynécologie et périnatalité sont exclues, les innovations numériques peuvent être intégrées aux projets.

    Les priorités concernent le renforcement des connaissances sur la santé des femmes (santé mentale, pathologies cardiovasculaires, addictions, santé au travail) et l’amélioration de l’accès aux soins, notamment pour les femmes en situation de vulnérabilité (aidantes, monoparentalité, horaires décalés, victimes de violence). L’appel s’adresse aux structures franciliennes (établissements de santé, structures médico-sociales, MSP, CDS, DAC, associations, CPTS) qui peuvent s’associer à d’autres partenaires (patients, collectivités, recherche).

    Les projets sélectionnés seront mis en œuvre sur deux ans après signature de la convention. Les candidatures doivent être déposées avant le 17 septembre 2025 via la démarche simplifiée disponible en ligne, avec contact possible à l’adresse suivante : ars-idf-datos@ars.sante.fr.

    4,6 millions d’euros pour la psychiatrie périnatale et infantile

    Dans le cadre d’une enveloppe nationale de 25 millions d’euros, dont 4,6 millions pour l’Île-de-France, un appel à projets régional vise à renforcer l’offre en psychiatrie périnatale, de l’enfant et de l’adolescent. L’objectif est de compléter l’équipement en lits d’hospitalisation temps plein, développer les dispositifs alternatifs (ambulatoire, hospitalisation partielle ou à domicile) et améliorer la prise en charge des urgences et des crises, en lien avec les CMP et les équipes mobiles.

    Les projets doivent répondre aux orientations du PRS 2023-2028 et s’articuler avec les PTSM, en lien avec les acteurs du médico-social, de l’éducation, de la prévention ou de la justice. Les priorités incluent la prévention du risque suicidaire chez les adolescents et le développement de l’offre en psychiatrie périnatale, avec des soins coordonnés parents-bébé, y compris en ambulatoire.

    L’appel s’adresse aux établissements autorisés en psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, en coopération avec les acteurs concernés. Les dossiers doivent être transmis avant le 24 octobre 2025 aux adresses dédiées après présentation préalable du projet aux DDARS concernées. Le nombre de dossiers est limité selon le territoire et la portée régionale du projet.

    Les lauréats devront produire un rapport annuel d’activité et l’ARS se réserve la possibilité de reprendre les crédits en cas d’absence de mise en œuvre effective. La sélection sera arrêtée par le Directeur général de l’ARS Île-de-France, avec une attention portée aux départements prioritaires et aux territoires sous-dotés.

  • AAP : Automatisation des pharmacies hospitalières : 20 M€ mobilisés via l’appel à projet SESAME

    50 % de financement pour automatiser le circuit du médicament en établissement

    La Direction générale de l’offre de soins (DGOS) lance un appel à projet national pour appuyer les établissements dans l’automatisation des circuits des produits de santé, en partenariat avec l’ANAP. Objectif : améliorer la sécurisation, la qualité et l’efficience des processus de dispensation médicamenteuse grâce à des équipements automatisés et à une réorganisation des pratiques.

    Quels équipements concernés ?

    Le programme couvre l’acquisition d’automates pour :

    • La préparation de doses unitaires de médicaments.
    • La dispensation individuelle nominative automatisée (PDA).
    • Le stockage et la délivrance automatisés de médicaments ou dispositifs médicaux.
    • Et d’autres équipements liés à la sécurisation du circuit des produits de santé.

    18 % seulement des établissements disposent d’automates

    Ne sont pas éligibles les achats isolés d’automates sans projet organisationnel global ni les équipements de pharmacotechnie. L’aide couvre jusqu’à 50 % du prix d’achat TTC, incluant livraison, installation, qualification et logiciels nécessaires, mais hors travaux préalables, exploitation ou maintenance.

    L’automatisation permet de réduire les événements indésirables liés aux erreurs de circuit du médicament, tout en libérant du temps pour les équipes pharmaceutiques et soignantes. En 2022, seulement 18 % des établissements déclaraient disposer d’au moins un automate selon les données de la DREES, révélant un potentiel de déploiement important.

    Candidatures jusqu’au 15 septembre 2025

    Les établissements publics, ESPIC, hôpitaux des armées, établissements de santé mentale ou d’hospitalisation à domicile disposant d’une PUI peuvent candidater. Les projets doivent démontrer une réorganisation intégrant les contraintes de processus, la dimension territoriale, l’impact RH et le développement de la pharmacie clinique.

    Les dossiers doivent être adressés à la DGOS et à l’ARS compétente avant le 15 septembre 2025. Les ARS rendront leur avis avant le 28 novembre 2025, puis un jury national instruira les dossiers. Un suivi par l’ANAP sera assuré, avec retour d’expérience pour alimenter les politiques publiques et futures optimisations organisationnelles.

    Contact pour envoyer le dossier : DGOS-RI2@sante.gouv.fr

    Contact utile : Pôle Recherche et innovation, Bureau de l’accès à l’innovation et des produits de santé (RI2), Damien BRUEL / damien.bruel@sante.gouv.fr

  • DAtAE : le HDH dévoile les 15 projets lauréats de la deuxième vague de l’AAP

    Structurer la recherche autour des entrepôts de données hospitaliers

    Les entrepôts de données de santé hospitaliers (EDSH) jouent un rôle central dans la transformation du système de santé par la donnée. Ce sont des infrastructures numériques permettant de consolider, structurer et sécuriser les données produites au sein des hôpitaux. À travers l’appel à projets “Données de santé et applications (DAtAE)”, la Direction générale de l’offre de soins (DGOS) et le Health Data Hub (HDH) visent à encourager leur exploitation pour des projets de recherche innovants à fort impact clinique.

    Lancée le 21 octobre 2024, la deuxième édition de DAtAE bénéficie d’un financement de 3,5 millions d’euros et s’inscrit dans une stratégie de soutien à l’industrialisation de la recherche en vie réelle. Quinze projets ont été sélectionnés, illustrant la diversité des cas d’usage mobilisant les données hospitalières.

    Une diversité de projets sur l’ensemble du territoire

    Répartis sur huit établissements de santé, les projets lauréats reflètent la montée en puissance de la recherche clinique outillée par les données. Sélectionnés par un jury pluridisciplinaire, ils couvrent des thématiques variées : neurosciences, maladies chroniques, infectiologie, ou encore innovations méthodologiques. Tous ont en commun de mobiliser les données réelles produites en soins pour répondre à des enjeux de santé concrets.

    Prédire, diagnostiquer et anticiper les maladies neurodégénératives :

    Dans le champ des neurosciences et des troubles du développement, plusieurs projets s’appuient sur l’intelligence artificielle pour améliorer la détection précoce de pathologies, modéliser les trajectoires cliniques ou assister les décisions médicales. À l’AP-HP, ACNEURO étudie les troubles neuro-développementaux chez les nouveau-nés. À Lyon, PATTERNS s’appuie sur l’IRM pour prédire l’évolution cognitive chez les patients Alzheimer. TEMPOMARA cherche à améliorer le diagnostic de maladies rares, tandis que le CHU de Brest avec PREDI-MARCHE anticipe l’évolution de la marche après un AVC ou dans le cadre de paralysie cérébrale.

    Vers une médecine personnalisée pour les maladies chroniques :

    D’autres projets s’inscrivent dans le champ des maladies chroniques et métaboliques. Ils cherchent à modéliser les risques cliniques, adapter les traitements et personnaliser les parcours. MODERNISM à Grenoble combine données d’imagerie et biologiques pour prédire l’évolution post-intervention en cardiologie. PROGNOSIS-PHF à Poitiers anticipe les décompensations cardiaques. À Rennes, CIDIGLE interroge les effets de l’arrêt de traitements antidiabétiques, et SERENA (AP-HP) élabore un score prédictif pour le sevrage d’épuration extrarénale.

    Automatiser les diagnostics complexes en soins critiques :

    Dans un contexte hospitalier marqué par la complexité des prises en charge, certains projets ambitionnent d’automatiser les diagnostics ou d’aider à la décision thérapeutique. OPTIBact (CHU de Nantes) optimise les stratégies antibiotiques. À l’AP-HP, MYOPNEUMO étudie le pneumothorax chez des patients ventilés, tandis que DEEPColScan et NOCE mobilisent l’IA pour interpréter les images d’endoscopie digestive.

    Explorer de nouveaux outils méthodologiques :

    Plusieurs lauréats explorent des approches transversales ou méthodologiques innovantes. À l’AP-HP, PECCAN compare différents modèles d’IA pour l’analyse automatique de comptes rendus néonatals. Le CHU de Strasbourg pilote PRECISION, un projet de modélisation des trajectoires postopératoires. Enfin, NURSED s’intéresse à l’impact des ratios infirmiers sur la qualité des soins et la mortalité aux urgences, via l’exploitation de données organisationnelles hospitalières.

    Une dynamique de structuration nationale

    Ces quinze nouveaux projets rejoignent ceux de la première vague de DAtAE, sélectionnée en 2023. Ils traduisent l’émergence d’un écosystème hospitalier prêt à exploiter ses données à grande échelle, au bénéfice d’une recherche plus rapide, plus réaliste, et plus utile pour la décision médicale. En pilotant ce programme, le HDH confirme son rôle de facilitateur opérationnel, au service des établissements et des chercheurs. L’ambition de DAtAE dépasse la seule exploration scientifique : elle contribue à faire de la donnée hospitalière un véritable levier d’efficience pour le système de santé.

    Voici un tableau récapitulatif des projets lauréats de cette deuxième vague :

    Nom Porteur du projet Description du projet Pathologie ciblée
    ACNEURO AP-HP Étude des troubles neuro-développementaux chez les nouveau-nés avec acidose métabolique, via EPIPAGE 2. Troubles neuro-développementaux
    PATTERNS HCL Prédiction de l’évolution cognitive chez les patients Alzheimer à partir d’IRM structurelles. Maladie d’Alzheimer
    TEMPOMARA AP-HP Outil d’aide au diagnostic de maladies génétiques rares par analyse chronologique des symptômes. Maladies génétiques rares à expression neurologique
    PREDI-MARCHE CHU de Brest Prédiction de l’évolution de la marche chez enfants paralysés cérébraux ou adultes post-AVC. Paralysie cérébrale / AVC
    MODERNISM CHU Grenoble-Alpes Prédiction de l’évolution clinique après intervention en cardiologie via données multi-sources. Maladies cardiovasculaires
    PROGNOSIS-PHF CHU de Poitiers Évaluation du risque de décompensation ou décès chez les insuffisants cardiaques. Insuffisance cardiaque
    CIDIGLE CHU de Rennes Étude de l’effet de l’arrêt de traitements antidiabétiques dans une base médico-administrative. Diabète
    SERENA AP-HP Score de prédiction du sevrage de l’épuration extrarénale en soins critiques. Insuffisance rénale / Soins critiques
    OPTIBact CHU de Nantes Détermination de la stratégie antibiotique optimale en cas de bactériémie. Bactériémie
    MYOPNEUMO AP-HP Estimation de l’incidence du pneumothorax chez patients atteints de maladies neuromusculaires. Maladies neuromusculaires / Pneumothorax
    DEEPColScan AP-HP Classification automatisée des tumeurs coliques via endoscopie assistée par IA. Tumeurs coliques
    NOCE AP-HP Amélioration de l’analyse d’images de vidéocapsule endoscopique via IA. Diagnostic endoscopique
    PECCAN AP-HP Comparaison de modèles d’IA (extractifs vs génératifs) sur comptes rendus néonatals. Néonatalogie
    PRECISION CHU de Strasbourg Modélisation des trajectoires postopératoires, outil d’aide à la décision pour soignants. Soins postopératoires
    NURSED AP-HP Impact des ratios infirmiers sur qualité des soins et mortalité aux urgences. Organisation hospitalière / Qualité des soins
  • AAP : l’IIAS mobilise le GHT Champagne-Ardenne autour des données de santé

    À retenir

    • Appel ouvert dès : 5 juin 2025.
    • Clôture : 30 juin 2025 à minuit.
    • Public cible : acteurs du GHT Champagne – Ardenne.
    • Objectifs : améliorer soins, conditions de travail, efficience du système.
    • Accompagnement : data, expertise métier, infrastructures disponibles.

    L’IIAS ouvre un appel à projets en e-santé pour chercheurs et soignants du Grand Est

    Du 5 juin au 30 juin 2025, l’IIAS invite les porteurs de projets en données de santé ou santé numérique (chercheurs, professionnels, personnels médico-techniques ou administratifs) des structures du GHT Champagne–Ardenne — CHU de Reims, URCA, CH de Troyes — à soumettre leur candidature. Depuis sa création, l’IIAS a levé 56,5 M€ via des financements nationaux et européens son équipe compte désormais près de 67 collaborateurs.

    Les projets doivent répondre à au moins l’une des finalités suivantes  :

    • Améliorer la prise en charge des patients.
    • Faciliter la qualité de vie au travail des professionnels.
    • Optimiser l’organisation du système de santé.

    Les projets retenus bénéficieront :

    • de compétences en data science, data management, développement informatique,
    • d’une expertise métier,
    • d’un accès à des ressources de calcul
    • Un appui global pour structurer et déployer des solutions numériques efficaces, adaptées aux réalités cliniques.

    Modalités pratiques et calendrier

    • Date limite de dépôt : 30 juin 2025 à 00h00 .
    • Secteurs éligibles : data de santé et santé numérique au sein du GHT Champagne–Ardenne.
    • Public visé : chercheurs, soignants, personnels médico-techniques et administratifs du CHU de Reims, URCA, CH de Troyes, etc.
    • Lien d’inscription