AAP

  • Canada : Imagia, start-up spécialisée dans le diagnostic du cancer par IA, remporte un AAP de 214M€

    Imagia, une start-up canadienne qui développe des outils d’aide au diagnostic en cancérologie, remporte avec l’Institut de recherche Terry Fox (consortium) un appel à projet lancé par le gouvernement canadien visant à améliorer le système de santé grâce à l’intelligence artificielle (IA).

    Navdeep Bains, ministre de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique canadien, a annoncé un investissement allant jusqu’à 49 millions de dollars (32,6 M€) consenti dans le cadre du volet 4 du Fonds stratégique pour l’innovation (concours du secteur de la santé et des sciences biologiques). Ce prix est combiné aux contributions des 97 partenaires du consortium à hauteur de 108 millions de dollars (71,8 M€) en espèce, soit 157 millions de dollars (104,4 M€) au total, auxquelles s’ajoutent 165 millions de dollars en nature (109,8 M€).

    Imagia, qui compte plus de 60 collaborateurs, va ainsi pouvoir profiter d’un financement total de 322 millions de dollars (214 M€) au total, lui permettant d’installer sa plateforme Evidens dans les hôpitaux canadiens pendant les 4 années à venir. La société souhaite également se développer dans le domaine des maladies neurodégénératives, comme Alzheimer.

    Evidens est une plateforme basée sur l’IA conçue pour faciliter la prise de décision des médecins en leur permettant de définir le traitement adéquat à utiliser pour chaque patient, mais aussi pour accélérer la sélection des données nécessaires a la recherche.

  • Ailyan, Lattice Medical et PremedIT, lauréats health tech du premier AAP de l’accélérateur Eurasanté

    3 start-ups health tech, Ailyan, Lattice Medical et Running Care(PremedIT), font partie des 8 lauréats retenus à l’issue du premier appel à projets (AAP) de l’accélérateur Eurasanté, lancé en février 2019.

    • Ailyan conçoit des interfaces (logiciels) simplifiées pour favoriser l’accessibilité des personnes âgées ou handicapées aux TIC afin de faciliter leur maintien à domicile dans de bonnes conditions de sécurité, de soins et de services. L’offre logicielle est centrée sur l’autonomie et la stimulation cognitive pour permettre un usage simplifié de la tablette en Ehpad à visée thérapeutique. Ailyan a étendu en 2017 son activité aux tablettes senior à destination du grand public.

    • Lattice Medical développe une bioprothèse implantable personnalisée pour la reconstruction mammaire post-mastectomie, alternative aux prothèses siliconées. La solution brevetée porte sur le développement d’une chambre d’ingénierie tissulaire résorbable et imprimée en 3D afin de régénérer les tissus autologues adipeux. « Des applications de cette innovation sont aussi prévues pour réparer la peau du visage des grands brûlés ou pour la chirurgie esthétique du fessier », précise Eurasanté dans un communiqué publié le 7 juin 2019 à propos des résultats de son AAP.

    • Running Care (PremedIT) est une start-up spécialisée dans la e-santé pour le sport, alliant les sciences médicales à l’intelligence artificielle et à l’analyse prédictive. La société a mis au point son premier produit, Running Care, une application dédiée à la prévention et à la prédiction des blessures chez les coureurs.

    Les 5 autres lauréats sont HCS Pharma (biotech), Inbrain Pharma (biotech), Paragate Medical (DM implantable), Vaxinano (vaccins prophylactiques et thérapeutiques pour les maladies infectieuses) et X’Prochem (synthèse chimique de protéines de 60 à 400 acides aminés).

    Un programme d’accélération dédiés aux start-ups des Hauts-de-France

    Le programme d’accélération est ouvert aux start-ups implantées dans les Hauts-de-France ou souhaitant s’y implanter, et portant un projet innovant (innovation de rupture, technologique, d’usage, organisationnelle) dans les domaines e-santé, technologies médicales, biotechnologies, pharma et services spécialisés en santé. L’appel s’adressait plus précisément aux sociétés réalisant un chiffre d’affaires significatif ou ayant bouclé une première levée de fonds d’amorçage.

    Le programme, d’une durée de 18 mois, a pour objectif de permettre aux start-ups sélectionnées d’accélérer leur développement vers la levée de fonds de série A. Les entreprises lauréates bénéficieront de l’expertise Eurasanté en financement de l’innovation, business développement, gestion des ressources humaines et accès au marché afin de soutenir leur déploiement.

    Ce programme d’accompagnement a été élaboré pour répondre aux différents besoins identifiés dans les entreprises :

    • lever des fonds pour pérenniser les programmes de R&D entamés et/ou financer une force commerciale efficace ;
    • structurer l’entreprise sur les aspects managériaux et RH (recrutement de talents, renforcement du leadership, organisation interne, fidélisation des employés) ;
    • Anticiper et appréhender les problématiques complexes relatives à l’accès au marché ; (développement clinique et réglementations spécifiques) ;
    • sécuriser l’innovation de l’entreprise pour optimiser son développement ;
    • déployer l’offre de l’entreprise en France et à l’international ;
    • élargir la gamme de produits ou de services.
  • RespirH@cktion 2019 : appel à projets pour le hackathon des maladies respiratoires (deadline : 05/10)

    Plusieurs associations, dont Asthme & Allergies et la Fondation du souffle, organisent un appel à candidatures pour participer au hackathon RespirH@cktion 2019, 4ème édition de leur programme d’innovation digitale dédié aux maladies respiratoires.

    Les dépôts d’idées, à réaliser via ce lien, sont ouverts jusqu’au 5 octobre 2019. Ces projets (digitaux ou technologiques) doivent venir en aide aux malades respiratoires dans leur quotidien ou dans leur prise en charge.

    Ce hackathon est une rencontre entre plusieurs acteurs issus de secteurs complémentaires, réunis dans le but de développer des projets de santé uniques le temps d’un week-end, ici du 29 novembre au 1er décembre 2019. Dans un espace de temps limité, des experts en nouvelles technologies et des professionnels de santé travaillent ensemble afin de prototyper des solutions au service des patients.

    Déroulement du hackathon :

  • Le cluster Medicalps et AG2R lancent Med4age, un AAP axé sur les solutions pour le « bien vieillir »

    Medicalps, le cluster de la filière des technologies de la santé du sillon alpin, lance l’appel à projets (AAP) Med4Age, financé par AG2R La Mondiale, dans l’optique d’accélérer l’émergence et le déploiement de solutions innovantes « pour la santé et le bien vieillir », l’objectif étant de rendre accessibles ces technologies à la population sur l’ensemble du territoire.

    Les projets présentés doivent être centrés sur au moins l’une des 3 thématiques suivantes :
    • la prévention santé : les outils pour réduire l’apparition et le développement des maladies des plus de 50 ans ;
    • l’autonomie et la dépendance des seniors ;
    • l’amélioration du parcours de soins des plus de 50 ans.

    L’appel s’adresse aux petites et moyennes entreprises (PME), seules ou au sein d’un consortium.
    Jusqu’à 3 projets pourront être financés à hauteur de 50 000 à 150 000 euros, « en fonction des besoins », est-il précisé dans le communiqué présentant l’AAP. Le taux de financement maximal par projet est de 75 % du montant des dépenses présentées.

    Le dossier de candidature, à télécharger via ce lien, doit être envoyé avant le 31 mai 2019 à med4age@medicalps.eu.

    La liste des lauréats sera dévoilée le 16 septembre 2019. Le démarrage des projets financés aura lieu en octobre.

    Objectif : retarder l’apparition de maladies chroniques et la perte d’autonomie

    « Les personnes de 60 ans représentent 20 % de la population française et seront près de 20 millions en 2030, est-il indiqué sur le site officiel de Med4Age. Cette transition démographique entraîne une progression des maladies chroniques et par conséquent des dépenses de santé. L’amélioration de la santé, de la qualité de vie et de la prise en charge des personnes passe de plus en plus par une approche plus préventive, prédictive, participative et personnalisée. »

    Cet appel à projet a pour objectif de répondre aux enjeux d’une meilleure prévention en santé afin de retarder l’apparition de maladies chroniques et la perte d’autonomie, en passant notamment par les innovations technologiques et numériques qui peuvent permettre de maintenir et d’améliorer la qualité de vie et le suivi des personnes concernées.

    « Les solutions proposées doivent se concrétiser par l’amélioration du parcours de santé grâce à la prédiction, la prévention ou encore une approche personnalisée du suivi des personnes pour éviter les risques de maladies », expliquent Medicalps et AG2R La Mondiale.

    Conditions d’éligibilité

    Le dossier de candidature doit être porté par une PME française ou étrangère de moins de 100 salariés ayant une adresse en France et démontrant un intérêt fort pour le marché français.

    Le projet peut être porté par une PME seule ou un consortium. En cas de consortium, le chef de file doit être une PME française ou étrangère de moins de 100 salariés ayant une adresse en France.

    Un examen des dossiers en 2 temps

    Les dossiers de candidature seront examinés en 2 temps :

    • pré-sélection de 10 dossiers par un comité de pré-sélection ;
    • présentation orale des 10 projets retenus devant un comité d’usagers et un comité d’expert ;
    • sélection des dossiers lauréats par un comité d’experts.

    Calendrier

    Contact

    • Pauline Armand, chargée d’affaires PME et international
      • med4age@medicalps.eu ;
      • 04 76 54 95 64.
  • AAP Health Data Hub : « Nous travaillons à la construction d’une communauté » (Stéphanie Combes)

    « Nous allons travailler avec les porteurs de projets donc nous allons pouvoir identifier les freins qu’ils rencontrent et, si nous faisons bien notre travail, nous devrions permettre de résoudre les problèmes, explique à propos de l’appel à projets (AAP) lancé par le Health Data Hub (HDH) Stéphanie Combes, cheffe de projet HDH (Drees). Nous voulons avoir des cas d’usage très précis mais une fois que les services seront ouverts au plus grand nombre, ils seront effectivement ouverts au plus grand nombre. L’idée n’est pas de sélectionner les projets à chaque fois que des porteurs veulent utiliser la plateforme. »

    « Nous travaillons à la construction d’une communauté, ajoute-t-elle, donc nous ne voulons pas financer un projet comme le ferait l’ANR ou Bpifrance en se disant : « Ce projet là doit réussir et ce sera notre objectif ». Non. Notre but à nous, c’est de créer un outil qui va servir à beaucoup de monde en s’appuyant sur les projets pilotes. »

    Interrogée le 16 avril 2019 à l’issue de l’annonce des 10 lauréats de ce premier AAP, Stéphanie Combes revient en détail sur les ambitions du hub, dont la création est souhaitée par la ministre Agnès Buzyn avant le 31 octobre 2019. Elle indique notamment que l’accompagnement des projets se veut avant tout « humain », précisant que de petits financements pourront cependant être attribués au cas par cas. La cheffe de projet aborde également le sujet de la tarification, affirmant que le producteur doit pouvoir récupérer la valorisation économique de la mise à disposition de ses données. Elle confirme par ailleurs que le Health Data Hub conservera le statut de GIP, bien que la question d’un basculement vers une société par actions simplifiées (SAS) ait été posée.

    « La plateforme ne sera pas réservée a des projets sélectionnés par appels »

    D’autres appels à projets (AAP) ont été annoncés par Jean-Marc Aubert, le pilote du projet Health Data Hub (HDH). Des dates précises ont-elles été fixées ?

    Stéphanie Combes : Non, il n’y a pas de dates précises de lancement pour l’instant. Dans le rapport de préfiguration, les pilotes recommandaient d’en faire 1 tous les 6 mois environ. Je pense que c’est bien pour dynamiser à la fois l’écosystème et différents types d’usage parce que, là, cet appel à projets est assez agnostique. L’idée c’était de sélectionner des cas pilotes pour commencer à construire la plateforme mais, dans le futur, on pourrait lancer un AAP catalogue, pour récupérer tel type de base de données ou pour explorer tel usage. Les appels pourraient être plus ciblés.

    Pour l’instant, nous n’avons pas réellement lancé cette réflexion-là. Je pense qu’il faut attendre de créer le Health Data Hub et d’avoir aussi établi les instances de gouvernance pour donner les grandes orientations et probablement sélectionner la thématique de l’appel à projets en fonction des priorités du HDH en 2020 par exemple.

    Tous les projets passant par une utilisation du Health Data Hub seront-ils forcément choisis par le biais d’appels ?

    Nous ne voulons pas réserver la plateforme Health Data Hub à des projets qui seront sélectionnés par AAP. Ce premier appel a été mis en place pour la construction du hub, la création d’un outil. Les AAP visent à éviter de fantasmer les besoins des utilisateurs pour que la communauté ne nous pas dise après coup que ce n’est pas du tout la plateforme dont elle avait besoin. Nous allons travailler avec les porteurs de projets donc nous allons pouvoir identifier les freins qu’ils rencontrent et, si nous faisons bien notre travail, nous devrions permettre de résoudre les problèmes.

    Nous voulons avoir des cas d’usage très précis mais une fois que les services seront ouverts au plus grand nombre, ils seront effectivement ouverts au plus grand nombre. L’idée n’est pas de sélectionner les projets à chaque fois que des porteurs veulent utiliser la plateforme.

    Une création du hub avant le 31 octobre, comme souhaité par Agnès Buzyn, est-elle objectivement possible ?

    Oui, ce sera sportif mais jouable. La loi est supposée être votée au cours de l’été. Une fois cette étape franchie, il nous restera à faire signer la convention constitutive du groupement d’intérêt public (GIP). Cette procédure en tant que telle peut être très rapide, la difficulté cependant est qu’il y aura beaucoup de membres puisque nous sommes sur un écosystème très large. Il va ainsi falloir faire signer un grand nombre d’acteurs et ça, ça peut prendre du temps mais nous allons nous lancer dans ces travaux-là dès le mois de mai. Nous avons d’ailleurs déjà commencé à réfléchir, justement pour être prêts au moment du vote de la loi à faire signer un projet de convention constitutive qui aura déjà été travaillé.

    La ministre a également annoncé que les premiers résultats des projets sélectionnés dans le cadre de l’AAP seront présentés d’ici la fin de l’année.

    Oui, il s’agira des tout premiers résultats puisqu’il y a généralement une première phase de cadrage du projet pour bien identifier les objectifs avant de se lancer concrètement. Cependant, cette étape va dépendre des projets, certains étant plus mûrs que d’autres. Une phase de cadrage peut durer de quelques semaines à 1 ou 2 mois en fonction des cas. Le but est d’identifier les bases de données à exploiter. Parfois, elles sont très clairement identifiées donc il n’y a pas de sujet. Mais, par exemple, pour une base déployée dans un entrepôt hospitalier, il faut aller voir si les données sont documentées, si elles sont de bonnes qualités, s’il faut faire un effort particulier dessus.

    Ensuite, il y a toute la procédure réglementaire, qui prend en général un petit peu de temps. Il faut remplir une autorisation, la soumettre au Ceres, à la Cnil. Si tout va bien, cette démarche prend 3 mois mais, s’il y a un deuxième passage Ceres par exemple, on passe à 4 mois, et s’il y a un deuxième passage Cnil, on peut passer à 5 ou 6 mois donc il faut que nous commencions à les accompagner dès le mois de mai et que nous ne perdons pas de temps. Nous pourrons alors espérer voir les données sur la plateforme en fin d’année.

    Les premiers résultats qu’ils présenteront en fin d’année ne seront sûrement pas révolutionnaires mais ce que nous voulons montrer c’est qu’ils ont pris en main leurs données.

    Quelles sont précisément les différentes étapes de l’accompagnement ?

    En résumé, il y a 2 phases d’accompagnement.

    • Une première qui est plutôt technico-réglementaire parce que le processus est assez compliqué. Comme le disait la ministre (lors de l’annonce des résultats de l’AAP le 16 avril), les règles d’accès aux données ne sont pas très lisibles. Nous pouvons les aider sur ce point parce que nous avons une bonne vision du sujet. Notre objectif surtout est d’essayer de les aider eux (les porteurs des projets retenus) mais les autres aussi, en créant de la documentation, des sites faciles à utiliser pour que cette connaissance soit réutilisable par le plus grand nombre par la suite.
    • La deuxième phase porte plutôt sur l’analyse de données, un porteur pouvant avoir besoin par exemple d’un data scientist pour mener à bien son projet. Dans ce cas, nous pourrions en mettre un sur un projet afin d’aider l’équipe à sortir des résultats intéressants. Les porteurs ont une équipe derrière eux à la base, avec des experts médicaux, etc., mais ils peuvent avoir besoin d’expertise supplémentaire.

    Un petit accompagnement financier possible « dans des cas très précis »

    Quel type de financements seront attribués aux projets dans le cadre de cet accompagnement ?

    La plupart du temps, il s’agit d’un accompagnement humain parce que l’une des principales limites pour les porteurs est l’accès à un certain type d’expertise. L’accompagnement est aussi juridique parce que les règles à respecter pour les utilisateurs sont confuses (Comment va se passer la circulation des données si on veut rassembler deux sources ?, par exemple). C’est vraiment sur ces aspects que nous allons leur apporter de l’aide.

    Il peut y avoir un accompagnement financier dans des cas très précis où nous pourrions financer une brique qui sera réutilisable par d’autres, comme un outil d’anonymisation des données. Nous savons que ce genre de solution va servir à plein de projets donc ça vaut le coup de le financer. Nous travaillons à la construction d’une communauté donc nous ne voulons pas financer un projet comme le ferait l’ANR ou Bpifrance en se disant : « Ce projet là doit réussir et ce sera notre objectif ». Non. Notre but à nous, c’est de créer un outil qui va servir à beaucoup de monde en s’appuyant sur les projets pilotes.

    Quelle est l’enveloppe dédiée à ces financements particuliers ?

    Nous avons un financement pour le projet Health Data Hub dans sa globalité sur les 4 ans de 80 millions d’euros. Une partie de ce budget sera dédiée à l’accompagnement, qui servira aussi bien au recrutement dans le cadre de l’accompagnement humain qu’aux financements ponctuels au cas par cas. En revanche, nous ne sommes pas encore complètement calé en ce qui concerne les montants précis alloués parce que, dans un premier, nous devons revoir les projets pour bien dimensionner l’accompagnement.

    Quoi qu’il en soit, nous avons dès le départ été clairs avec les porteurs de projets en leur expliquant que nous serions sur un accompagnement d’un an, qui pourra par exemple se traduire par le recrutement d’un data scientist, d’un ingénieur ou d’un autre expert et peut-être par un petit financement sur une brique. Nous ne sommes pas sur des millions d’euros par projet en clair.

    Une 20aine de recrutements prévus d’ici fin 2019 pour renforcer l’équipe centrale

    Jean-Marc Aubert a annoncé la nomination d’Emmanuel Bacry en tant que directeur scientifique du Health Data Hub ainsi que d’autres recrutements à venir pour compléter l’équipe centrale du hub. Combien de personnes vont rejoindre le projet au total ?

    Nous avions une feuille de route assez ambitieuse pour 2019, qui prévoyait notamment de recruter un certain nombre d’experts au sein de l’équipe, dont un expert sécurité, un responsable des données personnelles, un directeur technique pour la plateforme (CTO), un chief data officer (directeur de la stratégie digitale) pour la partie data, et sûrement un community manager, en clair des chefs de pôle sur les 4 différents pôles de l’offre de service du Health Data Hub.

    De plus, à l’intérieur de ces pôles, il nous faut des équipes aussi. Côté plateforme, il pourrait y avoir 2 ou 3 développeurs, côté data, 2 ou 3 data scientists, etc.

    Nous aimerions ainsi pouvoir recruter au moins une vingtaine de personnes d’ici la fin de l’année ainsi que les experts qui vont aider les projets pilotes, soit une grosse dizaine de personnes minimum en plus. Nous ferons une bonne communication pour recruter un vrai pool d’expertise.

    Le Pr Bernard Nordlinger, président du jury de l’appel à projets, a indiqué que le premier critère de sélection était d’accepter clairement le partage de ses données. Sur les 189 projets reçus, combien ont été éliminés en raison du non respect de ce critère ?

    • Une bonne partie. Il faut noter cependant qu’une partie des porteurs de projets n’étaient pas dans cette optique là. Par exemple, environ un quart des candidats voulait accéder aux données du SNDS. Pour eux, la question du partage des données ne se posait pas.Nous nous sommes tournés vers eux en leur proposant plutôt de l’aide pédagogique pour accéder au SNDS. Ce que nous constatons, c’est que les acteurs ne savent pas forcément comment y parvenir même si c’est aujourd’hui faisable.
    • Ensuite, un certain nombre de projets voulaient créer des bases et les partager, parfois sans réserve, parfois sous condition, et ce n’était pas forcément l’objet de l’appel à projets. Ceux-là, nous les mettons de côté pour revenir vers eux parce qu’ils sont très intéressants pour la suite mais ils n’étaient pas dans une précision de cas d’usage. Par exemple, certains souhaitaient construire une base en rassemblant le CHU de telle, telle et telle ville et étaient intéressés pour être partenaires du Health Data Hub. Ce sont des acteurs que nous recontacterons mais pour l’appel à projets ils étaient un peu hors sujets.
    • Il y avait aussi des projets qui ressemblent à ceux que nous avons sélectionné mais, pour eux, la volonté de partager était floue. Ils déclaraient « Oui, nous pouvons envisager de partager, nous sommes ouverts à la discussion » mais ce n’était pas vraiment évident qu’ils étaient prêts à partager. Or, nous voulions que ce soit clair et précis parce que, la ministre l’a très bien dit, nous sommes sur l’utilisation de données financées par de l’argent public, elles doivent donc être partagées au plus grand nombre.

    « La valorisation des données doit revenir au producteur »

    Quels arguments invoquent ceux qui sont réticents à partager les données ?

    Ils invoquent souvent le fait, et c’est vrai, il faut leur reconnaître ça, qu’ils investissent pas mal de ressources. Il s’agit quand même d’argent public mais, pour eux, ce sont leurs ressources internes qui sont utilisées pour alimenter des bases, les documenter. Ils ont le sentiment que ce sont eux qui ont fait un effort et que s’ils partagent ces données demain, des acteurs qui n’ont fait aucun effort vont bénéficier de leurs efforts à eux.

    C’est pour cela que la ministre a déclaré qu’il fallait correctement rétribuer le partage. Par exemple, dans le cas d’une base de recherche, il faut pouvoir créditer les personnes qui ont participé à l’enrichissement de cette base. S’il s’agit d’une base de données collectées dans le cadre des soins et que la mise à disposition est faite envers des acteurs privés et qu’on la tarifie, il faut que le producteur puisse récupérer la valorisation économique de la mise à disposition parce que c’est lui qui injecte du budget dans cette base.

    Nous devons être très clairs sur ces points pour que nous expliquions aux acteurs que c’est normal de partager les données financées par l’argent public mais que nous reconnaissons l’effort qu’ils mettent. Parce que nous avons conscience que cela représente un effort pour mais, malgré tout, cet effort doit être mis au profit de la communauté.

    Quid de la valorisation des données ?

    La valorisation doit revenir au producteur. Ce ne sera pas la Health Data Hub qui récupérera les financements liés à la mise à disposition tarifiée. Il va les redistribuer au producteur pour qu’ils puissent améliorer la production de la base.

    Par exemple, si un hôpital dispose d’un entrepôt hospitalier et qu’il alimente une base de données cliniques, il la confie au Health Data Hub, qui la met à la disposition de la communauté de recherche. Des chercheurs privés vont alors payer pour y accéder. Ce tarif-là, il doit revenir au producteur.

    Aujourd’hui, ce procédé n’est pas clairement compris par les producteurs mais je pense que quand ce sera le cas, ils seront potentiellement plus ouverts au partage. Financer l’alimentation d’une base est extrêmement difficile, ça coûte très cher, les cohortes passent un certain temps à chercher des investisseurs pour financer le projet donc ça pourrait vraiment les aider d’avoir une vitrine d’utilisateurs plus larges et de pouvoir percevoir des revenus pour améliorer l’alimentation des données, la mise en qualité, le redressement, etc.

    La question du tarif n’est pas évidente. Comme nous n’avons pas le droit de valoriser les données, nous n’avons pas tellement le choix. C’est forcément un prix qui est égal au coût que ça représente. Nous ne pouvons pas faire de marges.

    D’ailleurs, en ce qui concerne le SNDS, nous allons bientôt publier un arrêté de tarification, qui est fondé sur ce principe-là, c’est-à-dire un tarif basé sur le coût de collecte.

    Le Health Data Hub ne deviendra pas une structure privée (SAS)

    Que pensez-vous de la proposition de certains députés de la majorité d’attribuer un statut de droit privé au Health Data Hub, qui devrait normalement être un groupement d’intérêt public (GIP) ?

    C’est une réflexion que nous avons eue l’été dernier et même au moment du projet de loi.

    L’avantage d’un groupement d’intérêt public c’est qu’il s’inscrit dans la poursuite de ce qui a été fait pour l’INDS puisqu’on ne crée pas une nouvelle structure, on transforme l’Institut national des données de santé en le renforçant en termes d’équipe et de missions.

    La société par actions simplifiées (SAS) a d’autres vertus, notamment en termes d’agilité, de mise à disposition de services commerciaux ou de gouvernance. Le sujet a fait débat parce que la SAS a la symbolique de l’acteur privé, or, il est question de données de santé. Il y a une responsabilité de les mettre à disposition de manière très régalienne. Le GIP convient mieux parce qu’il a un caractère plus administratif et régalien qu’une SAS.

    « Ce serait très intéressant de ne pas rester franco-français dans cette initiative »

    Est-il possible d’envisager la création de multiples Health Data Hubs européens et la mise en place d’une interopérabilité entre toutes ces plateformes ?

    Je pense que ce serait très intéressant de ne pas rester franco-français dans cette initiative. Dans le cadre de la mission de préfiguration, nous avons réalisé un benchmark international durant l’été 2019 et, le problème, c’est que nous avons constaté que les choix faits par les différents pays pouvaient être très divers donc il ne s’agit pas forcément d’outils qui vont directement être compatibles. En revanche, sur des sujets comme les maladies rares, nous avons tout intérêt à essayer de se raccrocher. Et c’est d’ailleurs déjà le cas. Les ministères sont déjà en contact avec des organismes européens ou d’autres ministères sur ces questions-là pour partager les données au-delà de leur propre territoire.

    Un autre problème est celui de la souveraineté nationale. Il faut voir aussi si nous sommes capables, en utilisant des nomenclatures internationales, de faire tourner les mêmes algorithmes à distance sur différents pays sans partager les données, le sujet qui sera le plus délicat. Nous allons avoir du mal à accepter de faire transiter les données dans d’autres pays mais nous pouvons très bien, par exemple, nous mettre d’accord pour faire tourner des algorithmes sur différentes bases (une allemande, une anglais et une française par exemple), sans quelles soient physiquement rapprochées, et regarder ce que ça donne. Cette mutualisation ne serait pas physique mais plutôt encrée dans le rationnel.

    Après, c’est une option. Nous parlons au futur. Nous n’en sommes pas là dans notre réflexion mais je pense que ce serait bénéfique de pouvoir mettre en place cette démarche.

  • AAP du Health Data Hub : 10 projets retenus sur 189, la création du hub annoncée à l’automne 2019

    10 projets, dont 4 portés par le secteur privé, sur 189 candidatures reçues ont été sélectionnés à l’issue du premier appel à projets (AAP) du Health Data Hub (HDH), lancé fin janvier 2019. « Nous espérions recevoir une cinquantaine de projets, nous en avons étudié près de 200, a déclaré Jean-Marc Aubert, le pilote du chantier HDH, lors de l’annonce des résultats le 16 avril 2019, en présence d’Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé. Nous en avons retenu une dizaine parce que nous n’avons pas les moyens d’aller au-delà mais nous allons essayer de soutenir davantage de projets dans les prochains mois. »

    À l’issue de 2 jours d’audition, le jury, présidé par le Pr Bernard Nordlinger, membre de l’Académie nationale de médecine, a retenu les projets suivants, « qui, au-delà de leur qualité scientifique ou leurs retombées en termes d’amélioration du système de santé, vont permettre d’alimenter la première version du catalogue de données partagées par le Health Data Hub » (communiqué) :
    • Deepsarc (CLCC Léon Bérard): identifier les meilleurs schémas thérapeutiques pour le traitement du sarcome ;
    • Parcours infarctus du myocarde (IDM) en Île-de-France (ARS IDF): évaluer et améliorer les parcours de soin après un infarctus du myocarde ;
    • Pimpon (Vidal) : remonter aux prescripteurs des alertes pour les interactions médicamenteuses dangereuses ;
    • Hydro (Implicity) : prédire les crises d’insuffisance cardiaque pour les patients porteurs de pacemaker ;
    • NS-Park (Pitié Salpêtrière – AP-HP): prédire les trajectoires individuelles des patients parkinsoniens ;
    • Arac (Malakoff Médéric Humanis): mesurer et comprendre les restes à charge réels de patients ;
    • Ordei (ANSM): quantifier la proportion de patients touchés par un effet indésirable ;
    • Oscour (Agence nationale de la santé publique): mobiliser les données d’urgences pour améliorer la surveillance sanitaire ;
    • Deep.Piste (Epiconcept): évaluer l’apport de l’intelligence artificielle (IA) dans le dépistage organisé du cancer du sein ;
    • Rexetris (CHU de Limoges): mesurer l’impact à long terme de l’exposition aux médicaments immunosuppresseurs des patients greffés du rein.

    Initialement souhaitée d’ici juin 2019 par la ministre, la création du Health Data Hub devrait avoir lieu à l’automne, a précisé Jean-Marc Aubert, et la présentation des premiers résultats des projets retenus avant la fin de l’année 2019.

    Le pilote du chantier a par ailleurs annoncé la nomination d’Emmanuel Bacry, professeur en mathématiques appliqués et responsable de l’initiative sur la science des données au sein du Centre de mathématiques appliquées, en tant que directeur scientifique du Health Data Hub. Une vingtaine de recrutements seront réalisés d’ici la fin de l’année pour renforcer les équipes actuelles. Auxquels viendront s’ajouter le recrutement d’experts, tels que des data scientists, pour accompagner au mieux les équipes porteuses des projets lauréats, indique Stéphanie Combes, rapporteuse du rapport sur la mission de préfiguration du HDH et cheffe de la mission d’administration des données de santé à la Drees.

    Annonces clés :

    • 10 projets retenus, dont 4 portés par des acteurs privés, sur 189 candidatures reçues :
      • l’un des critères principaux était d’accepter clairement le partage de ses données ;
    • automne 2019 : création du Health Data Hub – Agnès Buzyn souhaite une création avant le 31 octobre 2019 ;
    • avant la fin 2019 : présentation des premiers résultats des projets ;
    • d’autres appels à projets sont prévus : « L’idée initiale était d’en lancer un tous les 6 mois environ », précise Stéphanie Combes, ajoutant qu’à terme, les projets qui intégreront le HDH ne passeront pas par des appels. Ces premiers AAP visent à structurer les fondements de la plateforme pour mieux cerner les besoins et les usages des acteurs ;
    • recrutement d’une vingtaine de personnes pour renforcer l’équipe centrale du Health Data Hub : nomination d’Emmanuel Bacry en tant que directeur scientifique ;
    • enveloppe dédiée au Health Data Hub : 80 millions d’euros sur 4 ans. « Le budget est respecté », indique Jean-Marc Aubert.
      • « L’accompagnement des projets se veut avant tout humain », explique Stéphanie Combes, mais elle annonce que des financements pourront être attribués au cas par cas selon les besoins des projets. Des sommes qui seront limitées. « Nous n’allons par exemple pas versé 1 million d’euros pour la réalisation d’un seul projet », ajoute-t-elle.
    • confirmation du statut public du hub : Stéphanie Combes confirme qu’il y a eu débat à la suite de la proposition de députés de la majorité d’attribuer un statut privée au HDH mais affirme que la structure visait à conserver son statut de GIP.

    Les 10 projets lauréats (ordre aléatoire) :

    Deepsarc : identifier les meilleurs schémas thérapeutiques pour le traitement du sarcome

    Porté par le Pr Jean-Yves Blay, directeur général du Centre Léon Bérard et directeur du réseau NetSArc, aux côtés de ses équipes et d’experts du CLCC de Bordeaux et de l’université de Rennes.

    • Vise à étudier l’impact des différents traitements sur les données de vie réelle afin de déterminer le schéma thérapeutique le plus pertinent.

    • Mobilisera les données cliniques de la base NetSArc, base de référence sur le sarcome quasi exhaustive en France avec plus de 50 000 patients. Ces données, enrichies par les données médico-administratives (SNDS), permettront de suivre les patients dans le temps.

    Parcours IDM en Île-de-France : évaluer et améliorer les parcours de soin après un infarctus du myocarde

    Porté par le Dr Axelle Menu-Branthomme, responsable de département à l’ARS Île-de-France, avec le soutien du Samu 78 et du GCS Sesan.

    • Prévoit de qualifier les parcours de soins des patients ayant eu un infarctus du myocarde aigu en Île-de-France.
    • L’enrichissement du registre e-Must, qui recense « finement » l’événement aigu lors de sa survenue, par des données médico-administratives du SNDS, permettra d’évaluer différents types de parcours de soins du point de vue de la qualité, de la sécurité et de la pertinence.

    Pimpon : remonter aux prescripteurs des alertes pour les interactions médicamenteuses dangereuses

    Porté par Jean-François Forget, directeur médical de la société Vidal.

    • Vise à mobiliser les données du SNDS pour estimer la prévalence réelle des complications liées aux interactions médicamenteuses afin d’identifier des alertes nécessitant une mise en valeur particulière du fait de leur impact.
    • L’attention des médecins pourra être restaurée vers les alertes les plus pertinentes, ce qui devrait aboutir à la réduction de l’incidence des complications graves, fréquentes et prévisibles.

    Hydro : prédire les crises d’insuffisance cardiaque pour les patients porteurs de pacemaker

    Porté par le Dr Arnaud Rosier, président de la start-up Implicity.

    • Vise à développer une solution permettant de prévenir les crises d’insuffisance cardiaque pour les patients porteurs de pacemakers ou défibrillateurs grâce à l’analyse des données de télésuivi par IA.
    • Le HDH permettra le croisement des données des dispositifs de plus de 8 000 patients en soins courants avec celles du SNDS afin d’entraîner des modèles prédictifs sans avoir à labelliser manuellement les épisodes d’intérêt.

    NS-Park : prédire les trajectoires individuelles des patients parkinsoniens

    Porté par Jean-Christophe Corvol, professeur de neurologie à la Pitié Salpêtrière (AP-HP), soutenu par l’ICM, l’Inserm et F-Crin.

    • L’objectif principal est de fournir aux neurologues un outil prédictif des trajectoires individuelles des patients parkinsoniens afin de mettre en œuvre les mesures préventives appropriées.
    • Les données de cette cohorte de 20 000 individus suivis dans les centres experts Parkinson seront chaînées à celles du SNDS pour pouvoir appréhender la prise en charge globale des patients.
    • Des approches computationnelles et d’IA seront mises en œuvre pour modéliser la progression de la pathologie.

    Arac : mesurer et comprendre les restes à charge réels de patients

    Porté par Laurent Borella, directeur santé à Malakoff Médéric Humanis, mutuelle à but non lucratif.

    • Va permettre :
      • ,en complétant les données de l’Assurance maladie (SNDS) avec les données de remboursements complémentaires, de calculer les restes à charge finaux réels des patients dans le modèle de protection sociale français.
      • d’interroger les modes de financement des dépenses de santé, d’éclairer les questions de pouvoir d’achat et de solvabilité du recours aux soins, etc.

    Ordei : quantifier la proportion de patients touchés par un effet indésirable

    Porté par Patrick Maison, conseiller scientifique à l’ANSM.

    • Vise à développer un outil permettant d’automatiser le calcul du taux de déclaration, soit du nombre d’effets indésirables déclarés rapporté au nombre de patients exposés.
    • S’appuiera à cette fin sur la base nationale de pharmacovigilance de l’ANSM, les données de prescriptions remboursées en médecin de ville et en milieu hospitalier (SNDS) et les caractéristiques des produits dans Codex (référentiel des AMM).

    Oscour : mobiliser les données d’urgences pour améliorer la surveillance sanitaire

    Porté par Yann Le Strat, directeur de la Direction appui, traitements et analyses des données de l’Agence nationale de santé publique, avec le concours de la Fedory, des équipes du registre AVC de Brest et de l’équipe Reperes de l’université de Rennes.

    • Vise à créer une base chaînant l’ensemble des données issues du réseau de surveillance Oscours avec les données médico-administratives du SNDS.
    • Les données de la base Oscour compilent les résumés de passages aux urgences depuis presque 15 ans, recensant plus de 130 millions de passages aux urgences.
    • Une telle cohorte permettra d’instruire quantité de questions en vue d’améliorer la surveillance sanitaire en France.
    • Une première expérimentation sera menée sur les AVC, première cause de mortalité chez les femmes et troisième chez les hommes.

    Deep.Piste : évaluer l’apporte de l’intelligence artificielle (IA) dans le dépistage organisé du cancer du sein

    Porté par Francisco Orchard, responsable unité data science au sein de la société Epiconcept, appuyé par son équipe, le Centre régional de coordination des dépistages des cancers en Occitanie et l’Institut Curie.

    • Propose d’évaluer l’impact d’une intégration de l’IA dans le dispositif de dépistage organisé du cancer du sein.
    • S’appuiera pour cela sur la base de données e-SIS de dépistage de cancer du sein des départements du Gard et de la Lozère, comportant plus de 250 000 images annotées, enrichies par les données médico-administratives dans le but de réduire le nombre de faux négatifs.
    • Cette base devrait permettre d’entraîner des modèles performants de réseaux de neurones convolutionnels sur des données jamais utilisées à ce jour dans cette optique.

    Rexetris : mesurer l’impact à long terme de l’exposition aux médicaments immunosuppresseurs des patients greffés du rein

    Porté par Le Dr Pierre Marquet, du CHU de Limoges, avec l’appui de l’Inserm et de la société Optim’Care.

    • Étudiera les relations entre l’exposition aux médicaments immunosuppresseurs et le devenir à long terme du patient greffé rénal et du greffon.
    • Ces travaux mobiliseront les données de la base Cristal de l’Agence de la biomédecine et de la base Abis du CHU de Limoges.

    Un accompagnement pendant un an

    Piloté par Jean-Marc Aubert, le HDH a lancé fin janvier un AAP dans l’optique de sélectionner les premières initiatives innovantes dans le domaine de l’exploitation des données de santé qui présentent un intérêt public. Il s’adressait en particulier aux porteurs de projets « dont la phase de conception est avancée mais dont la réalisation requiert expressément l’aide du Hub pour accéder aux données de santé ou procéder à leur traitement », indiquait alors le ministère des Solidarités et de la Santé et la Drees.

    Les projets qui contribueront à la constitution du catalogue de données et dont les acteurs accepteront de partager les outils et connaissances développés avec la communauté « seront privilégiés », avaient-ils précisé.

    À la suite de la remise du rapport établi par Cédric Villani (député LREM de la 5ème circonscription de l’Essonne) en mars 2018, le président de la République Emmanuel Macron avant annoncé la création d’un Health Data Hub comme l’un des points clés de la stratégie « intelligence artificielle » française. Une mesure confirmée en juin par Agnès Buzyn.

    • Les lauréats vont bénéficier d’un accompagnement d’une durée d’un an à compter du second semestre 2019.
    • Des ressources humaines et technologiques mutualisées seront mis à la disposition des porteurs de projets sélectionnés pour les aider à concevoir et à déployer leurs solutions.

    Le Health Data Hub reposera « sur le partage et la capitalisation des travaux entrepris »

    La construction et le fonctionnement du Health Data Hub « reposeront sur le partage et la capitalisation des travaux entrepris, était-il précisé lors du lancement de l’appel à projets. Il sera un outil de promotion de l’innovation pour faire de la France un leader des données de santé. »

  • Alpes-Maritimes : AAP soutien aux équipes médicales et scientifiques pour des innovations techniques

    Le Conseil départemental des Alpes-Maritimes lance son 11ème appel à projets (AAP) « Soutien aux équipes médicales et scientifiques du département pour des innovations techniques dans le domaine de la santé ». Plus précisément, cet AAP porte sur les équipements dédiés à la recherche médicale et aux améliorations dans les domaines du dépistage, du diagnostic et du traitement.

    Les dossiers de candidature, téléchargeables ici, doivent être adressés au plus tard le 4 juillet 2019 à minuit (date de réception) à aapsante2019@departement06.fr.

    Les projets seront examinés et évalués par « un comité scientifique composé de spécialistes et de personnalités éminentes de la santé », précise le Département. La sélection définitive sera effectuée par la commission permanente du Conseil départemental. Les résultats seront communiqués par écrit à tous les candidats.

    Objectifs :

    L’objectif principal de cet appel à projet (AAP) est de favoriser ou d’accompagner des projets innovants, développés par des équipes travaillant sur le territoire départemental dans l’optique d’améliorer la santé, la prévention, le dépistage, le diagnostic ou la prise en charge des pathologies.

    Il vise, par une aide à l’investissement, de soutenir les équipes médicales dans des projets novateurs directement liés aux domaines de compétence attribués au Département des Alpes-Maritimes par la loi.

    « Ces projets ne pourront pas être des compléments de projets déjà dotés lors des précédents appels à projets santé, indique le Département. Cependant, s’agissant d’un projet d’équipement complémentaire permettant d’aboutir à un nouveau projet, celui-ci dit « variante » pourra être examiné.

    Organismes éligibles :

    L’AAP doit impliquer des acteurs implantés sur le territoire des Alpes-Maritimes.

    Les porteurs de projet peuvent être :

    • des établissements de soins publics ou privés (à l’exception de ceux gérés par une société à but commercial : SARL, SA, SELARL… ) ;
    • des instituts de recherche et des centres universitaires ;
    • des associations déjà constituées, identifiées et enregistrées.

    Thèmes :

    Dans le cadre des innovations techniques, technologiques ou d’usage dans le domaine de la santé, les thèmes retenus pour cet appel sont les suivants :

    • 1. le dépistage et traitement du cancer, incluant les cancers de l’enfant ;
    • 2. le traitement des maladies neuro-dégénératives et du handicap (la perte d’autonomie, les maladies rares ou orphelines, la maladie d’Alzheimer) ;
    • 3. la e-santé et les nouvelles technologies comme moyen de mieux traiter, d’améliorer la permanence des soins et d’améliorer la diffusion des progrès cliniques ;
    • 4. la connaissance de l’impact de l’environnement sur la santé et les moyens pour limiter la vulnérabilité (déterminants de la santé, développement durable, sensibilité et inégalité) ;
    • 5. l’intelligence artificielle comme moyen de mieux assister les cliniciens et les chercheurs dans les domaines de la cancérologie, de la perte d’autonomie, et également dans d’autres domaines des traitements des maladies chroniques ; sont visés également les traitements personnalisés grâce au traitement des données médicales (data base).

    Les projets proposés doivent se dérouler sur le territoire des Alpes-Maritimes.

    Les porteurs de projet peuvent déposer un ou plusieurs dossiers sur la ou les thématiques qu’ils auront retenues.

    Cet AAP finance partiellement les dépenses d’investissement des dossiers qui seront retenus.

    Critères de sélection :

    Les critères de sélection tiennent compte de la qualité scientifique, de l’adéquation à l’appel à projets mais également de l’originalité du sujet, du choix des méthodes, de la compétence des équipes et de la pertinence du budget.

    Sont recevables les projets répondant aux indications figurant dans les points 1 à 5 ci-dessus et comprenant toutes les informations et documents sollicités.

    Seuls les meilleurs projets bénéficieront d’une subvention d’investissement du Conseil départemental des Alpes-Maritimes, dans la limite des crédits disponibles, en fonction des critères suivant :

    • réalisme technique, économique et social du projet, existence d’un partenariat ;
    • caractère innovant ;
    • qualité des conditions prévues pour la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation (méthodologie, remise régulière de rapports d’avancement technique) ;
    • pertinence de l’offre par rapport aux besoins spécifiques en matière de santé dans les Alpes-Maritimes ;
    • principe translationnel structurant le projet.

    Modalités de financement :

    La participation maximale du Département des Alpes-Maritimes est fixée à 50 % du montant des dépenses d’investissement. « La modulation de cette participation relève de la compétence exclusive de la commission permanente du Conseil départemental des Alpes-Maritimes », est-il précisé.

    « Les projets retenus feront l’objet d’une convention relative au financement d’une subvention d’investissement avec un engagement de réalisation du projet dans un délai de 3 ans », ajoute le Département.

    Le versement s’effectuera en 3 fois :

    • Subvention inférieure à 100 000 € :
      • 25 % après notification de la convention ;
      • 50 % à réception des factures dûment acquittées ;
      • solde à réception du rapport final sur la réalisation de l’action menée.
    • Subvention supérieure à 100 000 € :
      • 50 % après notification de la convention ;
      • 25 % à réception des factures dûment acquittées ;
      • solde à réception du rapport final sur la réalisation de l’action menée.
  • L’ARS Pays de la Loire lance un AAP : innovation en santé et prise en charge de la douleur

    L’Agence régionale de santé (ARS) des Pays de la Loire souhaite soutenir des projets porteurs d’innovation permettant d’améliorer l’accès aux soins et la prise en charge de la douleur chez les personnes atteintes de cancer sur l’ensemble du territoire, en permettant à plus de patients d’avoir accès aux techniques innovantes tout en assurant un suivi de proximité.

    Cet appel à projet (AAP) dispose d’une enveloppe de 100 000 euros et est ouvert à l’ensemble des professionnels, établissements et associations du champ concerné. L’ARS sera attentive aux collaborations proposées : établissements de santé, entreprises et start-ups, sociétés savantes, laboratoires, associations, living lab….  

    Le dossier de candidature doit être envoyé au plus tard le 30 juin 2019 :
    • par courrier électronique : chantal.boudet.ars44@ars.sante.fr
    • ET par voie postale, en 2 exemplaires, en courrier recommandé avec accusé de réception ou remise en main propre à l’adresse suivante :
    ARS Pays de la Loire
    CS 56233
    44262 NANTES cedex 2.

    Périmètre de l’appel à projet

    Les porteurs peuvent proposer :

    • des modalités d’interventions innovantes afin d’améliorer l’accès de la prise en charge de la douleur à proximité du lieu de vie des personnes.
    • des nouveaux outils, nouvelles pratiques des professionnels ou dispositifs d’accompagnement ayant un impact sur l’organisation de la prise en charge.
    • des nouveaux outils, nouvelles pratiques des professionnels ou organisation favorisant l’autonomie des patients.

    Les projets devront s’inscrire dans un objectif d’application concrète.

    Critères de recevabilité des projets :

    • dossier complet et régulier ;
    • projet sur 24 mois maximum ;
    • un montant inférieur à 50 000 euros pour l’aide demandée, demande de financement uniquement sur des dépenses non récurrentes et exclusivement liées à la mise en œuvre du projet ;
    • le coût complet doit être supérieur au montant de l’aide, le projet doit faire l’objet d’un cofinancement.

    Critères d’éligibilité des projets : 

    • entrer dans le champ de l’AAP et être réellement innovant ;
    • ne pas porter pas atteinte à un droit de propriété intellectuelle caractérisant une contrefaçon au sens de la propriété intellectuelle ;
    • avoir un projet fondé sur un modèle économique assurant sa pérennité ;
    • préciser les indicateurs d’évaluation et les modalités de réalisation de l’évaluation.
  • L’ARS Auvergne-Rhône-Alpes lance un appel à projets pour déployer la télémédecine

    L’agence régionale de santé (ARS) Auvergne-Rhône-Alpes lance un appel à projet (AAP) pour accompagner et soutenir le déploiement de la téléconsultation et de la téléexpertise. L’objectif affiché est de « structurer les recours en privilégiant des organisations territoriales entre les Ehpad, les professionnels de santé médicaux, les structures d’exercice regroupé et les établissements sanitaires ».

    Les projets devront « ancrer de manière pérenne » une offre de soins de proximité articulée avec une offre de recours aux spécialités.

    L’ARS distingue 2 thématiques prioritaires pour cette initiative en faveur de la télémédecine :

    • l’accès aux soins des personnes âgées en établissement, notamment en médecine générale, en gérontologie, en dermatologie et dans les services d’urgences ;
    • l’accès aux consultations « de recours ou d’expertise » sur les maladies chroniques.

    L’AAP, lancé le 1er avril 2019, est ouvert à toutes les spécialités médicales sauf le bucco-dentaire et la téléradiologie.

    Les dossiers de candidature doivent être soumis à l’ARS au plus tard le 15 juin 2019 via la plateforme Demarches-simplifiees.fr.

    Modalités de dépôt de dossiers

    Les candidats devront formaliser leur réponse en utilisant les modèles de fiches projet et financière, à télécharger ci-contre.

    Un accusé de réception du dossier de candidature sera adressé en retour.

    Contact :

    • ARS Auvergne-Rhône-Alpes :
      • ARS-ARA-E-SANTE@ars.sante.fr
  • La fondation Nehs lance son appel à projet inaugural « Prendre soin de l’humain dans la santé »

    La fondation Dominique Bénéteau du groupe Nehs, lancée en 2019, lance un appel à projet (AAP) visant à soutenir des projets menés ou parrainés par des professionnels de santé qui attestent de leur utilité effective dans les domaines d’intervention de la fondation. Les projets doivent répondre concrètement à des besoins et à des enjeux clairement identifiés et s’inscrire dans une démarche de suivi et d’évaluation.

    Cet AAP, lancé le 12 mars 2019, est doté d’une enveloppe globale de 400 000 euros et le montant de la dotation remise à chaque structure lauréate sera compris entre 10 000 euros et 40 000 euros.

    Les dossiers sont à déposer avant le 30 avril 2019 sur le site de la fondation, accessible via ce lien.

    La fondation Dominique Bénéteau a pour mission d’encourager et de favoriser le dialogue et la collaboration entre les femmes et les hommes, patients, familles, professionnels du soin, aidants et proches.

    Les thématiques de l’appel à projet

    La fondation soutiendra des projets dans lesquels patients, soignants et/ou aidants coopèrent, à l’intérieur ou hors de l’hôpital, et qui s’inscrivent dans au moins l’une des thématiques suivantes :

    • prévention : promouvoir et développer une culture préventive de la santé ;
    • parcours de soin : proposer des actions, initiatives et/ou des outils d’accompagnement permettant un parcours de soins mieux vécu par les patients, les professionnels du soin, les aidants et les proches ;
    • accès à la santé : garantir des soins accessibles à tous, en temps utile, sur l’ensemble du territoire.

    Les critères d’éligibilité de l’appel à projet 

    • Le projet doit être porté par une structure d’intérêt général éligible au mécénat : association loi 1901, fondation ou association reconnue d’utilité publique, collectivités, établissements publics ou structures émanant de la puissance publique (Hôpital public, Centre de rééducation fonctionnelle, Ehpad/maison de retraite, ESAT, Maison pour l’emploi, établissement pénitentiaire, centre d’hébergement et de réinsertion sociale, etc …).
    • Le projet doit être parrainé ou soutenu par un ou des professionnel(s) de santé.
    •  La structure doit avoir été créée avant le 1er janvier 2017 et domiciliée en France.
    • Le projet doit être mené en France, en cours ou mis en œuvre entre le 1er septembre 2019 et le 1er septembre 2020.
    • Le dossier présenté doit être complet et conforme au règlement (ci-contre).

     La fondation ne soutiendra pas : 

    • les projets à caractère lucratif, promotionnel ou publicitaire ;
    • les projets destinés à financer le fonctionnement général ou récurrent de la structure (salaires, frais de fonctionnement, frais de structure, besoins en trésorerie), ou à financer des investissements immobiliers ou des travaux de gros œuvre ;
    • les projets portés par une personne physique ;
    • les projets ou structures de nature politique ou religieuses ;
    • les actions ponctuelles et non durables (événementiel, sponsoring, raids, galas, voyages humanitaires…).

     Informations et contact

    Pour toute information portant sur l’appel à projet lancé par la fondation Nehs :

    • Julia Fernandez : julia@fondation-nehs.com   |   0144685237

    Dépôt du dossier avant le 30 avril 2019