Universite

  • La plateforme de dématérialisation des achats de l’Etat ouverte aux hôpitaux (UniHa) le 7/11/16

    La plate-forme de dématérialisation de la passation des marchés publics de l’Etat, « Place » (plate-forme des achats de l’Etat), sera accessible aux hôpitaux publics pour simplifier et moderniser les procédures d’achat à compter du 7 novembre 2016, annonce le ministère de l’économie et des finances le 28 octobre 2016.

    Le groupement UniHA utilisera Place pour diffuser et traiter l’ensemble de ses appels d’offres. 44 établissements hospitaliers membres en bénéficieront dans un premier temps. Puis l’ensemble des établissements publics hospitaliers français pourra progressivement en disposer sans coût supplémentaire.

  • ViMaRare, application de suivi des maladies rares soutenue par l’ARS Grand Est

    L’Alliance Maladies Rares et sa délégation Champagne-Ardenne ont lancé le 24 octobre 2016 une application mobile d’information et de suivi de maladie rare, ViMaRare pour Android et pour iPhone. Cette application a reçu le soutien de l’ARS Grand Est qui a financé sa mise en œuvre.

    L’application est le résultat de la réponse de l’Alliance Maladies Rares à un appel à projet de la Conférence Régionale de Santé et de l’Autonomie (CRSA), dans le cadre de la démocratie sanitaire en 2014.

    Réponse aux problématiques posées par les maladies rares

    • « L’application répond aux difficultés rencontrées lorsque l’on vit avec une maladie rare. ViMaRare s’adresse aux malades et à leurs familles mais aussi aux professionnels de soins qui les accompagnent. ViMaRare permet de s’informer sur la maladie mais aussi de connaître les adresses et contacts utiles situés près de chez soi, et qui sont difficilement trouvables tant au niveau médical qu’au niveau administratif ou associatif (sur le territoire de Champagne-Ardenne, pour l’instant). Cette première partie de l’application, fonctionne telle un GPS qui facilite la recherche en dirigeant vers les sites et structures existants. L’information y est régulièrement actualisée.
    • ViMaRare aide aussi à gérer, au quotidien, la maladie. Par exemple, ViMaRare adapte les rappels de rendez-vous à notre  réalité de vie. Il est parfois nécessaire d’avoir un rappel 6 mois ou 1 an plus tôt, pour s’organiser dans des démarches. Grâce à cette application, nous allons pouvoir nous libérer d’une gestion souvent complexe, d’autant plus lorsqu’il s’agit d’une maladie héréditaire et que plusieurs membres de la famille sont touchés.
    • La troisième partie de ViMaRare répond aux situations d’urgences en nous permettant de centraliser et de trouver, facilement et à tout instant, les informations indispensables pour notre prise en charge, surtout lorsqu’elle se fait par d’autres professionnels que ceux spécialisés dans notre maladie. Là aussi, ViMaRare innove, en enregistrant au cœur de l’application nos documents photographiés.
    • ViMaRare a aussi pour objectif de rompre l’isolement inhérent à toute personne atteinte de maladie rare. Pour cela, des notifications seront adressées aux utilisateurs de l’application pour les informer de toutes manifestations liées aux maladies rares. Ainsi, chacun pourra rencontrer d’autres malades s’il le souhaite et répondre à une demande difficilement contentée aujourd’hui »,

    explique Isabelle Thuault-Varnet, déléguée régionale Grand Est de l’Alliance Maladies Rares.

  • Exploiter les TIC et la télémédecine pour améliorer la santé dans le monde (ONU)

    Exploiter le potentiel des technologies de l’information et de la communication pour améliorer l’éducation dans le domaine de la santé, les services de santé centrés sur les personnes, et les systèmes d’information sanitaire, c’est l’une des recommandations du rapport de la Commission de haut niveau sur l’Emploi en Santé et la Croissance économique de l’ONU, publiée le 20 septembre 2016 en marge de l’Assemblée Générale des Nations Unies

    Sont cités à titre d’exemples:

    • la télémédecine,
    • l’apprentissage en ligne,
    • la santé en ligne (« e-health »),
    • la santé mobile (« m-health »),
    • les médias sociaux,
    • les cours en ligne,
    • les webcasts,
    • les podcasts,
    • les simulations haute-fidélité,
    • les outils d’aide à la décision,
    • les dossiers médicaux électroniques,
    • les systèmes électroniques dédiés à la surveillance des maladies,
    • l’enregistrement à l’état civil et les statistiques de l’état civil,
    • les systèmes d’information des laboratoires et des pharmacies.

    « Les technologies en évolution rapide, notamment les innovations numériques, pourraient transformer les services de santé. Les études montrent qu’elles renforcent l’accès des populations aux services de santé, améliorent l’adéquation des systèmes de santé aux besoins des individus et des communautés, et augmentent la qualité et l’efficience des services de santé », détaille le rapport.

    S’engager pour la santé et la croissance – Investir dans les personnels de santé

    La Commission de haut niveau sur l’Emploi en Santé et la Croissance économique a été mise en place en mars 2016 par le Secrétaire général des Nations-Unies Ban Ki-moon. Elle est coprésidée par François Hollande et Jacob Zuma.

    Sa mission : formuler des recommandations pour stimuler et guider la création d’au moins 40 millions de nouveaux emplois dans le secteur sanitaire et social, et réduire la pénurie annoncée de 18 millions de professionnels de santé, principalement dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire de la tranche inférieure, d’ici à 2030.

  • Medtech : les 1ers dispositifs médicaux connectés et applications de santé remboursés par le NHS

    Le NHS a dévoilé le 2 novembre 2016 les catégories de produits medtech susceptibles d’entrer dans le programme de remboursement annoncé le 17 juin 2016 par Simon Stevens, directeur général du NHS England.

    Selon Simn Stevens, une quinzaine d’applications et dispositifs médicaux validés par un comité d’experts commenceraient à être remboursés à partir d’avril 2017.

    Parallèlement à ce programme de remboursement, un système de financement sera mis en place pour l’acquisition d’ECG afin que les patients puissent suivre et détecter des signe de fibrillation auriculaire à l’aide des technologies mobiles.

    Six catégories de dispositifs

    • Ciseaux d’épisiotomie médio latérale afin de réduire les risques de complications à l’accouchement,
    • Dispositifs de connexion auriculaire afin de réduire les risques de contaminationbactériologique et l’administration accidentelle de médicaments,
    • Dispositifs de détection et de prévention de la pneumonie,
    • Applications web pour l’auto-gestion de maladies pulmonaires chroniques,
    • Transplantation de microbiotes pour les taux d’infections de clostridium difficile,
    • Dispositifs de stent prostatique pour traiter les symptômes d’hyperplasie de la prostate.
  • La FHF veut financer l’innovation dans les établissements de santé par le crowdfunding

    Financer l’acquisition et l’utilisation de produits innovants par les établissements de santé publics en recourant au crowdfunding (financement participatif), c’est l’objectif du nouveau dispositif de déploiement de l’innovation en santé du fonds FHF recherche et l’innovation.

    Dans ce but, le fonds FHF recherche et innovation lance le 2 novembre 2016 une enquête auprès d’entreprises et de start-up afin d’identifier les produits déjà testés et éprouvés sur le terrain, qui pourront être choisis par les hôpitaux et financés par le crowdfunding.

    Enguerrand Habran, directeur du fonds FHF recherche & innovation, ambitionne d’ouvrir les premières plateformes fin juin 2017. Joint par H&TI, il explique les grands principes de ce dispositif.

    Un déploiement prévu en juin 2017

    Contourner les problématiques de l’innovation en santé

    • « Notre mission est de promouvoir l’innovation et de faciliter son déploiement dans les établissements. Mais nous faisons face à trois problématiques:
      • le cadre rigide des marchés publics,
      • le manque de moyens,
      • le problème de l’évaluation des produits ».

    Le financement participatif pour promouvoir l’innovation

    • « Avec cette initiative nous utilisons les nouveaux leviers offerts par la démocratie numérique en permettant aux hôpitaux d’acquérir des produits en dehors des contraintes budgétaires, aux industriels de bénéficier de nouveaux axes de déploiement de leurs solutions, et aux Français d’équiper leurs hôpitaux avec les dernières innovations qui ont fait leurs preuves ».

    Un dispositif en cours de finalisation

    • « Nous sommes encore en train de finaliser le dispositif. Nous constituons actuellement notre réseau de partenaires, dont le Snitem et plusieurs associations de patients font déjà partie, et débutons la phase d’identification des produits et dispositifs. Nous débuterons l’audit dans les mois qui viennent. Les 1res plateformes de crowdfunding seront ouvertes en juin 2017 ».

    Evaluation des produits et des dispositifs

    Le fonds FHF a mis en place un comité d’usage, un comité scientifique ainsi qu’un comité économique afin d’auditer les produits identifiés.

    Des produits à l’utilité prouvée

    • « Seuls les produits qui ont déjà été testés sur le terrain au moins une fois et dont l’utilité a été prouvée seront sélectionnés ».

    50 à 100 produits proposés au financement chaque année

    • « 250 produits ont déjà été identifiés par le fonds FHF au cours de nos différents déplacements. L’idée est de proposer à terme 50 à 100 produits par an d’excellente qualité.
    • « Il ne s’agit pas de financer seulement leur acquisition mais aussi leur utilisation. La démarche est complète : pas question de fournir un produit à un établissement s’il n’a pas les ressources pour l’utiliser par la suite », conclut Enguerrand Habran.
  • La gestion des big data au cœur de la réforme du système de santé chinois

    En Chine, la gestion des big data fait partie des défis principaux auxquels se retrouvent confronté les acteurs de l’industrie, au cœur d’un système de santé en pleine mutation.

    L’un des objectifs du gouvernement est de créer d’ici 2020 une base nationale de données de santé unique. Pour l’instant, le recueil des informations médicales est décentralisé ; chaque province dispose de son propre dispositif.

    D’autres solutions sont envisagées par des sociétés privées pour améliorer le système, comme Baidu, qui tente d’exploiter de nouvelles technologies dédiées au cloud computing pour améliorer l’efficacité des chercheurs et du personnel médical.

    Derrière cette exploitation des informations de santé se pose la question de la sécurité et de la confidentialité des données, sur laquelle les autorités commencent tout juste à se pencher.

    H&TI fait le point sur ce secteur complexe mais prometteur.

    La difficile construction d’une base de données unique

    Passer de multiples systèmes régionaux à une base de santé nationale unique, c’est l’un des challenges actuels du gouvernement chinois.

    En juin 2016, le Conseil d’État a émis une circulaire dans laquelle il présente ses suggestions pour tenter de faire face au développement croissant des big data dans le domaine de la santé.

    Jin Xiaotao, vice-ministre de la Commission nationale de la santé et de la planification familiale chinoise (NHFPC), a annoncé avoir entamé des discussions à propos de la mise en place d’ici 2020 d’une plateforme nationale regroupant l’ensemble des données de santé du pays.

    Les lignes directrices du projet auraient été approuvées en Conseil des ministres début juin ; elles n’ont pas encore été présentées publiquement. Seule information transmise : la plateforme sera centrée sur l’état de santé des patients, le contrôle et la prévention des maladies mais aussi sur la sécurité sanitaire.

    100 centres de gestion des données cliniques seront construits à travers le pays, a par ailleurs révélé le conseil.

    La circulaire indique également que des efforts seront effectués pour promouvoir le partage et l’ouverture des informations médicales à la population et ainsi améliorer la prévention en matière de santé.

    La sécurité des données : une priorité

    Jin Xiaotao a demandé à Zhang Feng, le directeur adjoint du Département de la planification et de l’information à la NHFPC, de fournir quelques détails sur la façon dont ces données de santé seront recueillies, suggérant la sollicitation d’entreprises, d’instituts de recherche et d’autres acteurs de l’industrie.

    « La sécurité des données est la priorité absolue (…), en particulier au niveau de la coopération internationale », a assuré Zhang Feng, directeur adjoint du département de la planification de la commission. Sans en révéler davantage sur les mesures envisagées.

    Un projet complexe et coûteux

    « Cette évolution sera très complexe à réaliser et nécessite de lourds investissements, confie à H&TI Cecilia Wu (YiXiu), directrice de la stratégie d’investissement à Sanpei Ventures, une jeune société de capital-risque basée à Shanghai. Il y a eu beaucoup de plans d’action du gouvernement sur ce sujet, dont un plan budgétaire de 9,8 millions de dollars (9 M €) dédié à la normalisation du système informatique dans les grands hôpitaux, la construction d’un dossier médical numérique public (EMR) et la mise en place d’un système d’information médicale régional (août 2012, « Strategic Report on Healthy China 2020 », MOH). Ainsi, même au niveau régional, on constate qu’il y a beaucoup d’argent et de temps dépensés dans ce domaine. »

    E-santé : le secteur privé mise sur le cloud computing

    Parmi les géants de l’internet, Baidu est l’un de ceux qui investit le plus dans le domaine des big data sur le marché de l’e-santé.

    Le groupe dispose notamment d’un Big Data Lab, centré entre autres sur divers sujets sanitaires. Il se concentre aussi sur la mise en place d’un cloud géant dédié aux données de santé. Parmi ses produits, on retrouve Dulige, un service de cloud computing capable d’analyser l’état physiologique de l’usager.

    Avec le Centre chinois de prévention et de contrôle des maladies, il cherche par ailleurs à créer un système de prévention des épidémies en temps réel, comme son concurrent américain Google. Grâce à des algorithmes spécifiques, Baidu pourra être capable de détecter des mots-clés révélateurs comme « froid », « frissons », « nausées » ou « fièvre » tapés dans son moteur de recherche. Il sera alors ensuite disposé à identifier les zones où une épidémie de telle ou telle maladie sera en train de se former. Cette sorte de détecteur de virus permettrait d’anticiper les épidémies en agissant en amont.

    Sécurité des données : le gouvernement chinois tarde à légiférer

    « En ce qui concerne les mesures relatives à la sécurité et à la protection des données personnelles en Chine, le gouvernement est, selon les secteurs, soit à la traîne ou n’a pas encore de ligne directrice claire pour l’instant », observe Cecilia Wu.

    En effet, la loi sur la protection des données est à l’étude mais n’a pas encore été promulguée au sein du pays. Une loi qui pourrait voir émerger une contradiction entre cette volonté d’encourager l’utilisation des big data et le souci de protéger au mieux les données personnelles. « L’avis va être de toute façon utile pour faire avancer la réglementation dans un avenir proche au profit du développement des big data dans le domaine de la santé », analyse Nicolas Zhu, associé à CMS China, une société de services pharmaceutiques (E-comlaw.com).

    « À mon humble avis, il faudrait que les autorités mettent en place des mesures permettant de veiller en permanence au respect de la confidentialité et d’assurer une utilisation restreinte de la monétisation de ces données personnelles », ajoute Cecilia Wu.

    Le Conseil d’État donne son avis sur les big data

    Preuve que le gouvernement commence tout de même à s’intéresser de près à l’e-santé, en juin 2016, le Conseil d’État de la Chine a promulgué un « avis sur la promotion et la standardisation de la demande et du développement des big data dans l’industrie de la santé ». Le but : promouvoir le développement des données de santé.

    Les principales propositions :

    • dès 2017, relier les plateformes de santé nationales et régionales à un site permettant la vente de médicaments en ligne ;
    • d’ici 2020, mettre en place à échelle nationale une plateforme permettant d’accéder à des informations de qualité relatives au domaine de la santé ;
    • créer un site d’archive des données de santé pour les citoyens.

    Big data : et si la Chine devenait leader sur le marché de l’e-santé ?

    « Je ne perçois pas de réelles évolutions au niveau de la structure de soins médicaux mais plutôt un changement radical en ce qui concerne l’efficacité des services médicaux, analyse Cecilia Wu. En Chine, nous avons une population énorme d’un point de vue numérique : les méthodes traditionnelles de soins ne peuvent pas résoudre tous les problèmes de santé. Grâce à une bonne gestion des big data, suffisamment d’informations pourraient être fournies et analysées par les spécialistes du secteur pour améliorer la qualité du service médical de manière personnalisée, pour chaque patient du pays. »

    Li Lanjuan, un universitaire de la Chinese Academy of Engineering, estime que la Chine détiendra d’ici 2020 le plus grand stock de données de santé dans le monde puisqu’elle répertoriera les informations de plus de 1,4 milliard de personnes (China Daily). Une expertise non négligeable pour espérer compter sur le marché à échelle internationale.

  • Big data management : one of the main challenge for reforming the Chinese healthcare system

    In China, management of big data is one of the main challenges for the industry players, while the health system is changing.

    One of the government’s goals is to create by 2020 a health single national database. For now, collection of medical information is decentralized; each province has its own system.

    Other solutions are proposed by private companies to improve the system, such as Baidu, that attempts to exploit cloud computing technology to improve the efficiency of healthcare researchers and medical staff.

    This huge use of health information forced Chinese authorities to think about the security and confidentiality of data.

    Let’s focus on this complex but growing market.

    The construction of a single database is complex

    Place multiple regional systems to a single national health foundation, is one of the current challenges of the Chinese government.

    One of the current challenges of the Chinese government is to move from multiple regional IT systems to a single national health database,

    In June 2016, the State Council issued a circular setting out its suggestions to manage the increasing development of big data in the health field.

    Jin Xiaotao, vice-minister of the NHFPC, announced it has begun discussions about the establishment of an industrial scale of medical services by 2020 on a national platform “that fits national conditions”.

    The draft guidelines were approved by the Cabinet in early June; they have not yet been presented publicly. Only transmitted information platform will focus on patients’ health status, control and disease prevention, but also on safety.

    100 regional clinical medicine data demonstration centers will be built across the country, said the State Council.

    The circular also states that efforts will be made to “promote sharing and opening-up of health and medical data resources, boost big data applications in health and medical industry management, clinical research and development, public health, new industries, and digital health and medical equipment”. 

    Data security is a priority

    Jin Xiaotao had asked Zhang Feng, deputy director of the department of planning commission at the NHFPC, to provide some details on how these health big data will be gathered, suggesting it would be a good idea to solicit companies, research institutions and industry.

    « Data safety is the top priority for related applications, especially in international cooperation, » said Zhang Feng, without revealing more information about proposed measures.

    A complex and expensive project

     “It would be very hard and require heavy investment, Cecilia Wu (YiXiu), Investment Strategy Manager at Sanpei Ventures (Shanghai), said to H&TI. There have been many government action plan, for instance,  a USD 9.8 million (€ 9M) budget plan to standardizing the IT system in major hospitals, building a public EMR system and regional medical information system (“Strategic Report on Healthy China 2020”, MOH, August 2012). So even at the regional level, it is still money and time consuming.”

    EHealth: the private sector invests on cloud computing

    Among the Internet giants, Baidu is one of those who invests the most in the big data sector if we focus on the eHealth market.

    For example, the group was responsible for creating the Beijing Big Data Lab, which is focused particularly on healthcare and disaster relief.

    Baidu also focuses on the establishment of a big health data cloud. Among its products : Dulige, a service which provides cloud computing to analyse user’s physiological index.

    With the Chinese Center for Prevention and Disease Control, the firm also wants to set up an epidemics prevention system in real time, such as its US rival Google. Thanks to algorithms which can detect keywords typed into its search engine, as « cold » or « fever », Baidu will then be able to identify areas where an outbreak of a particular disease is emerging.

    Data security: the Chinese government is slow to legislate

     “I perceive the regulations to ensure safety and protection of personal data in China are either lag behind or no clear guideline for now,” Cecilia Wu said.

    The law on data protection has not yet been promulgated in China. This could see a conflict between the will to develop big data and the desire to best protect personal data. “The Opinion will be helpful to push forward the regulations in the near future to support the development of big data in healthcare,” said Nicolas Zhu, partner at CMS China, a pharmaceutical services company.

    “The rule, in my humble opinion, should be more about the constant supervision of confidentiality and restricted usage of monetization of these personal data,” Cecilia Wu added.

    The China’s State Council gives his opinion on big data management

    In June 2016, China’s State Council promulgated an “Opinion on the Promotion and Standardisation of Application and Development of Big Data for the Healthcare Industry” to promote the development of big data in the healthcare system.

    Some of the main proposals:

    • In 2017, connect national and regional healthcare platforms with the online drugs sale platform;
    • By 2020, create a classified open platform of nationwide health information;
    • Establish an electronic health archive for citizens.

    Big data: Can China become the eHealth market leader?

     “I do not see change in medical care structure, but rather the radical change in Efficiency in medical service, Cecilia Wu said. We have a huge population and traditional way of medical care would not solve the problem. Big data can provide enough information to enhance the quality of medical service for each patient.”

    Li Lanjuan, an academic with the Chinese Academy of Engineering, said China by 2020 would have the world’s largest health data pool, covering more than 1.4 billion people (China Daily). This expertise should be important to make a difference in the market internationally.

  • Lancement du Lab Santé Ile-de-France le 13/12/2016

    Pour le lancement officiel du Lab Santé Ile de France, une conférence sur le thème « Santé et innovation, et si on accélérait le mouvement » est organisée le 13 décembre 2016.

    Horaires: de 9h à 12h 30
    Lieu: 27, avenue de Friedland à Paris.

    Au programme :
    • Présentation de ce nouvel acteur régional au service de l’innovation,
    • Ses offres de service et d’intermédiation entre acteurs publics et privés,
    • Les témoignages de porteurs de projets déjà accélérés,
    • Intervention du professeur Jean-Yves Fagon, délégué ministériel à l’innovation en santé, qui présentera la stratégie nationale d’innovation en santé.

  • La télémédecine au menu du contrat local de santé des îles bretonnes

    Le contrat local de santé des îles du Ponant a été signé le 21 octobre par l’ARS Bretagne et les élus des territoires concernés. Le développement de la télémédecine figure parmi les axes à privilégier.

    Trois axes prioritaires

    Trois axes ont été définis dans ce contrat pour assurer aux îliens la continuité et l’égal accès au système de santé :

    • la garantie d’une offre de soins de premier secours 24 heures/24 par la présence minimum d’un médecin ou d’un infirmier sur chaque île.
    • une meilleure prévention, avec le développement de campagnes de prévention santé et un travail sur les conduites addictives ;
    • le développement de la télémédecine. Il passera par le projet « Télémédecine et territoires insulaires », piloté par l’ARS Bretagne.

    11 îles concernées

    Les îles du Ponant sont les onze îles bretonnes habitées à l’année :

    • Arz
    • Batz
    • Belle-île
    • Bréhat
    • Groix
    • Houat
    • Höedic
    • Ile aux Moines
    • Molène
    • Ouessant
    • Sein

  • « Le deuxième avis, une pratique courante qui méritait d’être mieux organisée » (P. d’Orgeval)

    Dix mois après le lancement de « deuxiemeavis.fr », sa directrice, Pauline d’Orgeval, dresse pour H&TI un premier bilan de cette plateforme de consultation à distance.

    Un an après le feu vert donné par la CNIL et au bout de 10 mois de fonctionnement de votre plateforme de téléconsultation « deuxiemeavis.fr », estimez-vous avoir atteint vos objectifs ?

    Notre service est utile! Au bout de 10 mois, nous constatons un usage encore limité mais nous recevons des témoignages de patients qui sont poignants. Nous participons à la réduction des inégalités d’accès à l’expertise qui entraînent une vraie perte de chances pour les patients. L’évaluation qu’ils font de notre service montre un taux de recommandation de 100%.

    Comment est née l’idée de cette plateforme ?

    A l’origine, une histoire personnelle : j’avais besoin d’un deuxième avis en vue de l’opération de scoliose de notre fils qui a un handicap et pour lequel toute consultation physique était très compliquée: j’ai alors imaginé qu’une étude de son dossier médical plutôt qu’une énième consultation physique pouvait grandement nous faciliter la vie. Et le praticien avec lequel j’ai été en relation m’a répondu : « Je ne prendrai jamais en charge votre fils sans le voir, mais je peux très sérieusement vous donner un avis sur la base de son dossier médical».

    Et puis nous nous sommes rendus compte qu’un avis médical à distance, cela se fait déjà ! C’est une pratique très courante des patients, mais aussi des médecins entre eux.

    Elle méritait toutefois d’être mieux organisée à l’heure du numérique.

    Quel a été le montant de l’investissement pour démarrer « deuxièmeavis » ?

    250 000 euros, une somme qui a été réunie par des emprunts personnels et des aides de la BPI et de l’incubateur Paris Biotech Santé. Nous avons complété ce financement en juin 2016 avec une levée de fonds d’1M€ auprès d’un fonds à impact social.

    Quelle technologie avez-vous mise en œuvre ?

    Une technologie au départ assez simple, celle d’une plateforme de mise en relation. Mais le travail a été plus complexe en raison de la nécessité de sécuriser l’ensemble des données et de télécharger des examens médicaux très lourds comme les IRM ou les scanners. Nous avons fait appel sur ce point à une équipe spécialisée.

    La sécurité de votre plateforme est-elle garantie ?

    Avec l’autorisation de la CNIL et le respect du cahier des charges de l’ASIP Santé, nous pouvons affirmer que notre plateforme est très sûre, tant du point de vue de la collecte des données que de leur exploitation et de leur stockage. Nous travaillons avec un hébergeur de données de santé agréé, comme l’exige la loi. Les données sont donc stockées en France et ne sont aucunement communiquées à des tiers.

    « Deuxièmeavis », c’est combien de personnes ?

    Nous sommes une équipe de 7 personnes. Auxquelles s’ajoutent bien sûr les 88 médecins qui sont aujourd’hui nos partenaires.

    Avez-vous rencontré des difficultés pour faire adhérer des praticiens à l’idée de cette médecine « à distance » ?

    Le recrutement des professionnels de santé, nous pensions que ce serait le plus gros chantier. En réalité, nous avons même été contactés spontanément par certains des plus grands spécialistes. En fait ils sont déjà hyper sollicités par leurs confrères ou par certains patients mais n’ont pas à leur disposition les dossiers médicaux complets et les résultats d’examens pour apporter la bonne réponse. C’est donc une pratique là-encore courante mais qui méritait d’être structurée et quantifiée. Et le fait qu’ils puissent être rémunérés pour cette activité est un plus.

    En fait, de nombreux médecins sont déjà convaincus et perçoivent bien l’utilité de ce service en voyant arriver dans leurs consultations des patients à bout de souffle !

    Vous travaillez avec des médecins de ville ou des hospitaliers ?

    Les médecins qui nous accompagnent exercent pour 50% à l’hôpital et pour 50% en ville. Et on retrouve cette même répartition 50/50 quant à leur localisation, Paris ou province.

    Comment, sur quels critères, les avez-vous sélectionnés ?

    Nous avons posé des critères très précis pour les médecins avec lesquels nous travaillons : ils doivent être d’un certain niveau académique, avoir une activité clinique et de recherche dédiée à la pathologie et exercer dans un établissement reconnu. Par ailleurs, leur dossier doit être validé par notre conseil scientifique qui est une véritable réassurance pour les médecins avec lesquels nous travaillons.

    Combien sont-ils rémunérés ?

    La rémunération des médecins est de 120€ en moyenne par dossier, ce qui correspond à la moyenne du coût d’une consultation privée à l’hôpital.

    Qui consulte « deuxièmeavis » ?

    Au bout de 10 mois, sur un échantillon qui est encore trop juste pour être significatif, nous pouvons quand même dégager des enseignements clairs: la cancérologie représente 40% des consultations, l’orthopédie 37%, surtout sur la pertinence d’une intervention chirurgicale. La cardiologie, la neurologie (aujourd’hui, nous ne proposons des avis que sur l’épilepsie mais la demande est très forte pour d’autres pathologies), et la fertilité sont les autres domaines sur lesquels les patients nous consultent fréquemment.

    Le prix du « deuxièmeavis », 295€, n’est-il pas un obstacle pour beaucoup ? 

    Nous organisons la prise en charge du deuxième avis sur notre plateforme par un tiers, complémentaires santé ou branches professionnelles. En conséquence, les patients n’ont pas à payer et n’ont pas à avancer de frais.

    Notre service concerne des gens de toutes catégories sociales, notamment en dehors des catégories les plus aisées.

    Cela concerne donc bien des personnes qui n’auraient pas eu accès à ce niveau d’expertise et dans les délais que notre service permet.

    Les patients qui font appel à notre service se répartissent pour 20% à l’étranger et 80% en France. Sur ces 80%, nous comptons 77% de patients qui résident en province, et pas dans les grandes agglomérations. Nous recensons également plus de 50% de patients exerçant comme ouvriers, employés ou dans les professions intermédiaires, 35% de retraités et seulement 19% de CSP+.

    Comment fonctionne votre plateforme ?

    C’est très simple, il faut aller sur le site, ouvrir un compte et indiquer sa maladie. Pour chaque maladie nous proposons une liste de médecins qui peuvent répondre avec des informations les concernant, comme leurs lieux de consultation, les délais d’attente pour un rendez-vous physique, etc…

    Pour ceux qui souhaitent un deuxième avis sur notre site, un questionnaire personnalisé doit être rempli qui recueille les questions qu’ils se posent, l’histoire de leur maladie, leurs antécédents médicaux et chirurgicaux, l’autorisation pour un contact du médecin qui rendra le deuxième avis avec leur médecin traitant et leur préférence éventuelle pour un traitement. Pour permettre l’accessibilité de notre service au plus grand nombre, ce questionnaire peut aussi être renseigné par téléphone. Les examens médicaux demandés pour leur maladie doivent être téléchargés ou envoyés par courrier pour que l’on s’en occupe

    Ensuite, les patients font le choix du médecin parmi ceux proposés, sinon nous leur affectons le 1er praticien disponible et expert dans leur maladie.

    Lorsque le dossier a été affecté, le médecin a 7 jours pour répondre sous forme de compte rendu écrit. Ce compte rendu écrit, c’est une vraie force, un outil de dialogue entre le patient et son médecin. D’ailleurs beaucoup de patients disent : « On a l’impression d’être écoutés, d’une relation humanisée ».

    Quels sont les rapports entre les praticiens avec lesquels vous travaillez et les médecins traitants de vos patients ?

    Il faut savoir qu’une grande majorité des patients ont fait la démarche sur notre site en informant leur médecin traitant.

    La recherche du deuxième avis est aujourd’hui déjà très fréquente en cas de maladie grave et est souvent proposée par les médecins eux-mêmes !

    Quels sont les développements à venir que vous imaginez à partir de la plateforme « deuxièmeavis » ?

    Nous réfléchissons à de nouveaux services, toujours dans le cas de maladies graves ou complexes car nous avons acquis une réelle expertise dans ce domaine avec deuxièmeavis.fr.

    Notamment nous travaillons à l’adaptation de notre service pour des structures médico-sociales car nous avons des demandes de leur part pour aider leurs professionnels de santé à accéder à l’expertise médicale sans systématiquement déplacer les patients résidents.

    Nous sommes convaincus que la télémédecine est une vraie solution pour les patients âgés ou en situation de handicap.