Syndicats

  • Ouverture des candidatures au Lab Santé, hackathon sur le thème de l’innovation en santé et de l’IA

    Avec le mécénat de la Fondation MACSF, Start Up Inside et l’Institut Pasteur organisent le Lab Santé : un hackathon ouvert à tous, qui se tiendra du 1er au 3 juin 2018, sur les thèmes de l’innovation en santé et de l’intelligence artificielle.

    Il réunira une soixantaine d’entrepreneurs de tous horizons : chercheurs, UX et UI designers, développeurs, data scientists, intrapreneurs de grands groupes et professionnels de santé.

    Des experts rejoindront une équipe pluridisciplinaire pour incuber un projet : de la problématique à la solution, en passant par un prototypage pour transformer une idée en start-up.

    Pour candidater, suivre ce lien.

    Plus d’informations auprès de Annie Cohen – 01 71 23 83 69 – annie.cohen@macsf.fr ou Aurélie Zanussi – 01 71 23 73 98 – aurelie.zanussi@macsf.fr

  • « Iconeus rend possible une imagerie du cerveau jusqu’à présent inaccessible » (L. Lecointre, Iconeus)

    Iconeus est l’un des trois vainqueurs de la catégorie Healthcare des Wilco Stars 2018 organisés début avril 2018 par l’accélérateur de start-ups Wilco.

    H&TI a interrogé un de ses co-fondateurs, Ludovic Lecointre, Chief Executive Officer, qui a défendu le projet porté par Iconeus lors de la soirée. Il était soutenu par Véronique Frechin, marraine d’un soir et responsable de l’innovation chez WeHealth By Servier, laboratoire partenaire de l’accélérateur Healthcare de Wilco.

    Dans l’entretien accordé à H&TI, Ludovic Lecointre présente la solution d’imagerie neuro-fonctionnelle en temps réel et interactive qui révolutionne la recherche en neurosciences en ce qu’elle permet de visualiser et de comprendre le fonctionnement du cerveau, ainsi que d’en établir une cartographie fonctionnelle précise sous forme de table de connectivité cérébrale.  À terme, « elle permettra de mieux comprendre les pathologies qui sont aujourd’hui mal détectées et mal prises en charge, comme l’autisme, et de parfaire les traitements afin de réduire l’impact sociétal des maladies affectant le système nerveux », explique-t-il. Son application pourrait déboucher sur la réduction de séquelle et de récidives dans le cadre de certaines interventions, ainsi que des coûts de celles-ci.

    Qui est l’équipe derrière le projet d’imagerie neuro-fonctionnelle d’Iconeus ?

    La genèse du projet s’inscrit dans les travaux du Laboratoire de Physique des Ondes pour la Médecine de l’Institut Langevin (Inserm), dirigé par le Dr Mickael Tanter, qui est à la pointe de l’imagerie médicale échographique mondiale. Il s’est associé avec une équipe de 4 chercheurs qui sont co-fondateurs : Zsolt Lenkei, médecin neurobiologiste du Laboratoire de Plasticité du Cerveau, Mathieu Pernot et Thomas Deffieux, physiciens de l’Inserm et Bruno Osmanski, CTO d’Iconeus, docteur en physique des ondes et expérimenté en neurosciences.

    Depuis, l’équipe s’est élargie au moment de la création d’Iconeus, en avril 2016, bien que nous ne soyons actifs que depuis fin 2016, avec l’arrivée  Mohamed Nouhoum, doctorant en physique des ondes et Thomas Kieffer, ingénieur informatique. Iconeus  est passé d’une personne début 2017 à quatre personnes début 2018 et projette le recrutement de six collaborateurs supplémentaires  début 2019.

    Vous êtes le seul pharmacien de l’équipe. Comment votre parcours vous a mené à la tête de la start-up ? 

    J’ai été cadre supérieur dans la recherche et développement dans l’industrie pharmaceutique au sein de grands laboratoires, tels Pfizer ou Bristol-Myers Squibb, ce qui m’a donné des bases dans la gestion des processus et des hommes dans un environnement international. Et mon expérience de 12 ans de pharmacien titulaire m’a permis de me frotter aux différents aspects de gestion d’une PME de 13 personnes, car il fallait être un peu comptable, un peu juriste et au final je trouve que c’est assez similaire à l’aventure d’une start-up. Et puis, à titre personnel j’ai goût certain pour le risque.

    Dans le cadre de ma mission d’expert indépendant auprès de l’ANSM dans l’évaluation pharmaceutique des dossiers de mise sur le marché, j’ai été impliqué dans l’évaluation pharmaceutique d’un projet fondé sur une technologie développée par le laboratoire de Mickael Tanter. Ce projet n’avait pas abouti, car il y avait trop d’obstacles réglementaires et scientifiques à l’époque, mais j’avais  beaucoup apprécié le travail avec les chercheurs et comme je souhaitais changer d’activité, j’avais laissé entendre à Mickael Tanter qui si un autre projet émergeait je souhaitais travailler avec lui. Un jour, il m’a appelé en m’annonçant qu’il avait une technologie à haut potentiel et me proposer de m’associer au projet en qualité de CEO de la structure qui allait la porter et j’ai accepté.

    Comment a émergé l’idée d’un imageur neuro-fonctionnelle ?

    Ce sont au départ des chercheurs qui sont venus à la rencontre de Mickael Tanter et qui lui ont fait part d’un besoin insatisfait. Le besoin se faisait sentir aussi bien en recherche académique, du côté des chercheurs, qu’en clinique, du côté des praticiens à l’hôpital. Les premiers espéraient une solution qui permet d’étudier le fonctionnement du cerveau dans des conditions réelles sans contraintes, alors que les deuxièmes en ont besoin pour comprendre les maladies et trouver les traitements adéquats. C’est le point de départ – le constat que l’on ne connaît pas les fondamentaux du cerveau.

    Pourtant, le seul outil dont les chercheurs disposent à l’heure actuelle pour faire de l’imagerie fonctionnelle est l’imagerie par résonance magnétique (IRMf) qui ne permet pas de rendre compte du fonctionnement cérébral dans de bonnes conditions.

    Par ailleurs, le coût des maladies du système nerveux en Europe représente 800 milliards d’euros par an.  C’est le premier poste de dépense qui absorbe 35% du budget santé des États européens, sans parler des coûts indirects causés par la perte de performance ou d’autonomie des personnes qui en souffrent.

    Le manque de connaissances en recherche fondamentale et d’outil efficace en recherche appliquée ont abouti à un système de soin peu efficace. Et Mickael Tanter avait déjà mis au point une nouvelle technologie  qui pouvait avoir des applications en imagerie médicale. Avec son équipe ils ont encore amélioré cette technologie pour augmenter ses performances, notamment sa sensibilité, et en faire  une solution d’imagerie neuro-fonctionnelle en temps réel et interactive à destination des laboratoires de recherche en neurosciences et des laboratoires pharmaceutiques du monde entier.

    Quel est le plus de la solution et qu’apporte-t-elle par rapport aux solutions disponibles sur le marché ? 

    Notre imageur chamboule l’imagerie neurofonctionnelle telle qu’elle est disponible aujourd’hui. Tout d’abord, il permet de mieux voir que les outils d’imagerie disponibles sur le marché donnent à voir – c’est comme passer d’un écran de télévision analogique à un écran 4K.

    En outre, étant donné qu’il s’agit d’une méthodologie légère à mettre en œuvre, elle permet de changer le contexte de l’imagerie en libérant le sujet de la contrainte de l’appareil et en examinant les sujets dans les conditions de vie réelles.

    Pour un chercheur, cela implique de pouvoir suivre un animal éveillé et complètement libre de ses mouvements et obtenir des résultats sans le biais d’une anesthésie. Pour un professionnel de santé, l’appareil représente la possibilité de réaliser des examens qui sont impossibles à pratiquer aujourd’hui.

    Pouvez-vous décrire votre solution et expliquer son fonctionnement ?

    Notre neuro-imageur est un appareil de paillasse qui se compose d’une boîte électronique très puissante mobile et d’accessoires pour connecter le sujet : une sonde échographique de la taille d’une pièce de 20 centimes qui va capter l’activité cérébrale du sujet. Il est équipé d’algorithmes de traitement du signal qui sont protégés par des brevets. Iconeus est titulaire d’une licence d’exploitation exclusive mondiale en neurosciences. 

    L’innovation technologique mise à part, le neuro-imageur est mobile, ce qui peut paraître anodin, mais qui est en réalité une petite révolution en imagerie et a des implications importantes en termes de logistique notamment dans les laboratoires de recherche. Les chercheurs sont peu regardants sur l’aspect esthétique. Ce qui les intéresse surtout, c’est la puissance de calcul que le boîtier permet de générer.

    Par ailleurs, nous mettons à disposition des chercheurs des matrices de connectivité (connectivity pattern) entre les différentes zones du cerveau que l’utilisation de notre neuro-imageur a permis d’établir pour un certain nombre d’activités ou de pathologies.

    Pouvez-vous expliquer ce qu’est une matrice de connectivité ?

    L’examen fonctionnel de l’activité cérébrale permet d’établir ce que l’on appelle des matrices de connectivité entre différentes zones du cerveau. Il s’agit de la signature biologique liée à une activité cérébrale. Elle permettra de différencier un fonctionnement « normal »  d’un fonctionnement pathologique. La connectomique est une science nouvelle qui repose sur ces matrices qui se présentent sous forme de tables ou de carrés, avec en abscisses et en ordonnées les noms de différentes zones du cerveau étudiées par les chercheurs. De petits carrés colorés indiquent le degré de connectivité entre les zones.

    Ces matrices sont d’un enjeu fondamental pour l’avenir de la science, car elles permettent la compréhension fonctionnelle de certains phénomènes cérébraux et déboucheront sur la mise en place de traitements adaptés.

    En quoi la technologie de l’imageur va aider les chercheurs et quels usages ils vont en avoir ?

    Nous avons divisé notre cible en deux segments : le segment pré-clinique qui couvre aussi bien la recherche académique que la recherche appliquée, et le segment clinique qui vise l’application médicale au sein d’établissements de santé.

    Notre proposition de valeur est de permettre aux chercheurs d’acquérir de nouvelles connaissances grâce à une nouvelle forme d’expériences pour comprendre et traiter maladies.

    Les chercheurs impliqués dans l’étude du cerveau ont besoin d’étudier l’intégralité du cerveau pour pouvoir observer ce qui se passe quand on le soumet à un stimulus, et de comprendre comment les différentes zones du cerveau sont interconnectées pour produire une réponse.

    Aujourd’hui, aucun outil ne permet de le faire de façon satisfaisante. L’IRMf, dans le cadre des études fonctionnelles du cerveau fournit des résultats limités, biaisés et imprécis. Elle ne permet pas d’examen dans les conditions de vie réelle. Les sujets examinés doivent être anesthésiés ou  immobilisés, alors que notre solution permet d’examiner des animaux conscients, donc libres de leurs mouvements. Grâce à cette interaction possible, les chercheurs aboutissent à des résultats non biaisés et peuvent envisager des études qui étaient impossibles jusqu’alors.

    En termes de qualité, l’IRM envoie une image toutes les 4 à 6 secondes et ne peut donc pas capter les phénomènes biologiques du cerveau qui interviennent à des fréquences temporelles inférieures à la seconde, alors que notre imageur le peut.

    Quels sont à terme applications cliniques visées par le neuro-imageur d’Iconeus ?

    Disposer d’un outil accessible et facile à mettre en œuvre, et qui produit une image de l’activité cérébrale aiderait à prendre les bonnes décisions cliniques pour améliorer le pronostique des patients.

    On n’y est pas encore, mais à l’avenir, lorsque la technologie sera mûre, on elle pourra être utilisée en pédiatrie au service de plusieurs objectifs médicaux. Ainsi, on pourra faire des  échographies visant l’établissement d’un diagnostic précoce de pathologies comme l’autisme. On connaît l’importance d’une détection précoce, car elle permet une prise en charge susceptible de réduire le handicap, mais actuellement en France l’âge moyen des enfants au moment du diagnostic se situe entre 4 et 6 ans. Cependant, selon les recommandations de la Haute Autorité de Santé , le diagnostic devrait intervenir à l’âge de 30 mois.

    D’autres spécialités médicales pourront tirer bénéfice de notre solution, mais pour le moment, nous préférons ne pas dévoiler notre stratégie de développement.

    Iconeus a été incubé par Wilco. Avez-vous bénéficié d’autres dispositifs d’aide et que vous ont-ils apporté ?

    Avant même la création d’Iconeus, le laboratoire dirigé par Mickael Tanter avait reçu un soutien financier de la Commission européenne à hauteur de 2,5 millions d’euros via le Conseil européen de Recherche (ERC).

    Iconeus s’est établi grâce à l’aide du concours i-LAB, concours national opéré par Bpifrance d’aide à la création d’entreprises de technologies innovantes. C’est à l’occasion de l’édition de 2015 du concours que la start-up ancêtre d’Iconeus, Neuroflows, a été lauréate du concours dans la catégorie Création. Grâce à l’accompagnement au sein de l’accélérateur Wilco, nous avons pu bénéficier de prêts d’honneur qui ont beaucoup contribué au développement de la société. Enfin, tout récemment, Iconeus a été lauréat du Concours Innovation Numérique (CIN), financé par le Programme d’Investissements d’Avenir (PIA), qui va nous permettre de recruter quatre personnes pour développer de nouvelles technologies.

    Ces aides ont essentiellement servi au recrutement d’ingénieurs et à l’achat de matériel, car la fabrication de nos appareils exige la disponibilité de nombreux composants électroniques qui représentent des coûts conséquents pour nous.

    En termes d’accompagnement, nous bénéficions d’une incubation par Agoranov, incubateur parisien qui nous a ouvert de nombreuses portes, du programme de Wilco qui donne de la visibilité aux start-ups et donne aux porteurs de projets des clés pour bien structurer leur projet et les démarches à effectuer.

    Dans quelle phase de votre projet en êtes-vous ?

    Bien qu’il nous reste un long chemin à parcourir avant de pouvoir atteindre des clients du segment clinique, aujourd’hui nous commercialisons déjà notre solution en pré-clinique. Nous avons des clients qui font de la recherche qui sont des industriels, comme le laboratoire pharmaceutique Boehringer Ingelheim en Allemagne et un grand CRO européen qui, pour des raisons de concurrence, souhaite rester anonyme. En parallèle, des acteurs du monde académique sont également clients, puisque nous avons deux universités américaines qui vont faire l’acquisition de notre prototype cet été.

    Quelles sont les prochaines étapes et projets de développement que vous envisagez ?

    Nous entamons actuellement des discussions avec des business angels et des fonds d’investissement dans l’objectif de lever des fonds. Le fait que nous ayons déjà fait les premières ventes en mai 2017 et fin 2017, alors que nous en sommes qu’au stade de prototype, nous donne de la légitimité face aux investisseurs. Nous allons commencer par une levée de fonds d’un montant entre 500 000 et 700 000 euros courant 2018, car nous souhaitons mettre en place une preuve de concept clinique, vers la fin de l’année. Donc, le reste de l’année sera consacré à l’élaboration d’un plan de travail en vue de l’initiation de la preuve de concept (le POC), qui sera une première application clinique de notre prototype. L’objectif du POC est de procéder à l’examen de quelques sujets seulement afin de valider le design du produit et du logiciel associé, et de valider le geste du médecin dans son environnement de travail et la qualité des images fonctionnelles.

    En 2020, nous espérons faire une levée de fonds conséquente en vue de conduire l’étude clinique pour faire la démonstration d’efficacité de notre neuro-imageur et pour laquelle nous aurons besoin de quelques millions d’euros, entre 2 et 5 selon nous. Si tout se déroule comme prévu, nous espérons la finaliser en 2022. Nous allons procéder à des commercialisations aussi bien en Europe qu’aux États-Unis et nous visons également l’Asie.

     

  • Les 7 pôles de compétitivité en santé français se constituent en réseau pour valoriser leurs actions

    Les sept pôles de compétitivité en santé français – Alsace Biovalley, Atlanpole biothérapies, Cancer-Bio-Santé, Eurobiomed, Lyonbiopôle, Medicen Paris Region et Nutrition-Santé-Longévité – ont annoncé par communiqué le 11 avril 2018 le renforcement de leur collaboration afin de valoriser les résultats de leurs actions depuis 2005 au bénéfice du secteur de la santé en France.

    Les sept pôles regroupent au total 1 300 adhérents, dont 1 000 PME.

    Les projets labellisés par les sept pôles représentent près de 5 milliards d’euros. Près de 1 000 adhérents, dont 748 PME, ont participé ou participent à ces projets. Les projets achevés ont permis la mise sur le marché de 400 produits ou services ainsi que la création de 54 entreprises.

    Intensifier les actions communes

    Forts de ce bilan, les sept pôles ont décidé d’intensifier leurs actions communes de façon à faire reconnaître la capacité d’innovation de leurs adhérents ainsi que le poids économique des filières santé qu’ils représentent.

    « Nous sommes ravis de développer ce travail en réseau des sept pôles de compétitivité en santé. Il permettra de donner un nouvel élan aux actions interpôles déjà existantes depuis 2014. Dans la perspective de la phase 4 des pôles de compétitivité, nous nous organisons afin de multiplier et structurer ces actions », déclarent conjointement les sept présidents des pôles.

    « Ensemble, nous sommes plus forts et donnons plus d’opportunités à nos adhérents. Les chiffres consolidés montrent l’impact qu’ont les pôles sur le tissu économique français. Nous allons continuer notre mission pour dynamiser l’emploi, améliorer l’attractivité des territoires et réindustrialiser la France. »

  • Bayer Korea : 3 start-ups health tech sud-coréennes rejoignent le programme Grants4Apps

    Bayer Korea et l’Agence coréenne de promotion et d’investissement commerciaux (KOTRA) ont annoncé le 16 avril 2018 que trois start-ups de santé numériques sud-coréennes avaient été sélectionnées pour participer à au programme d’accélération Grants4Apps Korea destiné à aider les start-up prometteuses à poursuivre leurs activités dans le secteur des technologies de la santé.

    Les trois lauréats sont :
    – Is it Fresh (IoT) ;
    – NuriBio (diagnostic du cancer) ;
    – Deep Medi (dispositif de tension artérielle).

    Les trois vainqueurs bénéficient du soutien stratégique de Bayer Korea

    Les trois sociétés sélectionnées par le jury du Grants4Apps Korea sont :

    • Is it Fresh, une entreprise health tech qui a développé un capteur jetable centré sur l’IoT ;
    • NuriBio, fabricant d’un développeur de réactifs d’analyse pour le diagnostic précoce du cancer ;
    • Deep Medi, une société qui a conçu S-vital, un dispositif de tension artérielle qui fonctionne en utilisant des caméras intégrées dans les smartphones.

    Les trois start-ups recevront un mentorat et des conseils personnalisés de la part des employés de Bayer Korea et de KOTRA ainsi que d’experts externes de l’industrie. Elles disposeront également d’un espace de travail au sein du bureau sud-coréen de Bayer d’avril à juillet 2018.

    Une journée de démonstration prévue au cours de l’été 2018

    Après le programme, Bayer Korea prévoit d’organiser une journée de démonstration au cours de laquelle les trois start-ups pourront présenter leurs produits et participer à des sessions de réseautage avec des investisseurs et des représentants de l’industrie.

    Il s’agit de la deuxième édition de Grants4Apps Korea, la version coréenne du programme mondial d’innovation conçu par Bayer, Grants4Apps Accelerator, qui permet de découvrir, de financer et de soutenir des start-ups du secteur de la health tech numérique sélectionnées dans le monde entier.

  • La plateforme Bipsoin invente les « Bippers » et simplifie le recrutement de soignants vacataires

    Lancée en septembre 2017, la plateforme de e-recrutement Bipsoin aide les établissements à trouver des personnels soignants et autres professionnels du secteur sanitaire et médico-social vacataires. 

    Imaginé par un directeur de maison d’accueil spécialisée, confronté à des problèmes d’absentéisme et ayant besoin d’anticiper les remplacements, ce site web met en relation les établissements (Ehpad, MAS, SSR, CHR, CAMSP, FAM, etc.) et des « Bippers » (infirmières, aide-soignants, auxiliaires de vie, kinésithérapeute, rééducateurs, etc.)

    La start-up francilienne sera présente dans le Village Start-up du Paris Healthcare Week du 29 au 31 mai 2018.

    Des besoins de remplacements quotidiens

    Pour Dominique Diaz, à l’origine de Bipsoin, le constat était clair : l’absentéisme dans les établissements  sanitaires, sociaux et médico-sociaux est de 18 % en moyenne et le quotidien d’un directeur est rythmé par des besoins de remplacements urgents. Dans les groupes d’établissement, en moyenne un équivalent temps plein est alloué à la gestion des remplacements. Par ailleurs, l’appel à l’intérim est source d’augmentation des dépenses et faire appel aux salariés de l’établissement pour pallier aux absences est source d’épuisement professionnel et engendre des surcoûts liés aux repos compensateurs.

    Il fallait donc imaginer une solution pour maintenir le taux d’encadrement tout en n’augmentant pas les charges et en améliorant la qualité de la prise en charge des patients/résidents. 

    La base de données partagée Bipsoin est née en septembre 2017.

    Fonctionnement du site de e-recrutement

    Les soignants disponibles s’inscrivent sur la plateforme web et deviennent des Bippers : ils remplissent des informations personnelles et professionnelles (expériences, diplômes et documents administratifs) et renseignent leurs disponibilités sur un calendrier. Après vérification, seuls des professionnels qualifiés sont sélectionnés et intégrés dans le gisement de ressources. Les Bippers ont un accès gratuit et illimité à bipsoin.fr

    Pour « recruter » des Bippers, Bipsoin mise sur des actions marketing et des campagnes ciblées (par métier, sur une zone géographique etc.) ou encore des partenariats avec les centres de formation. En avril 2018, ils étaient près de 700 bippers inscrits sur la plateforme.

    Mise en relation avec les candidats

    Les établissements qui font appel à Bipsoin ont un accès instantané à une multitude de profils de soignants disponibles et compétents (Solution SAAS avec accès à la recherche de vacataires 24h/24 en ligne). De plus, pour davantage de proximité, la solution intègre une fonctionnalité permettant la mise en relation avec des candidats situés à proximité des établissements. Il en résulte « une réactivité et un gain de temps non négligeables » dans le processus de recrutement. 

    Grâce à un système de matching et d’alertes par SMS et E-mail, les candidats sont directement avertis des offres de vacations qui correspondent à leur profil. Dès acceptation, un contrat de travail avec signature électronique est automatiquement généré.

    La solution Bipsoin met avant tout l’accent sur la fluidité du service et le niveau d’expertise des profils proposés. 

    Aussi, pour les établissements, les bénéfices sont :

    • la réduction des coûts liée à l’économie de temps de gestion ;
    • une souplesse et une réactivité accrues dans la planification des remplacements;
    • la possibilité de recruter de nouveaux profils y compris sur des filières dont la « ressource » se fait plus rare (médecins, Infirmièr(e)s, anesthésistes, orthophonistes, etc.).

    Bipsoin compte déjà parmi ses clients le Groupe SOS, l’APF, l’Ugecam, la Fondation OVE, les Papillons blancs, l’établissement National Antoine Koenigswarter, etc.

    2 formules d’accès à la plateforme :

    • Bip Infinity : Avec engagement de 1 an. Constitué d’un socle forfaitaire mensuel auquel s’ajoute le coût à la vacation par type de ressources recrutées et selon la durée de la mission
    • Bip Open : Sans engagement. Utilisation à la carte.

    Tarifs sur demande.

  • « Startup Lions » : un road trip entrepreunarial à la rencontre des start-ups africaines de la e-santé

    De 2014 à 2017, Samir Abdelkrim a sillonné les routes en construction de la tech africaine. Des hauts plateaux éthiopiens aux collines de Kigali, des techs hubs de Tunis ou de Lagos aux hackatons de Dakar, il a exploré les écosystèmes numériques de plus de 20 pays et rencontré plus de 185 entrepreneurs, dont un bon nombre dans le domaine de la e-santé.

    « Ce qui motive ces entrepreneurs, c’est de trouver des solutions aux problèmes de leurs pays, conquérir de nouveaux possibles, changer le monde des hommes grâce au pouvoir des bits », écrit-il dans l’ouvrage qu’il a écrit à la suite de cette aventure, Startup Lions, paru fin 2017 et destiné aux industriels qui souhaitent investir, aux personnes ayant un projet de start-up en Afrique, à ceux qui sont curieux de découvrir l’expérience de ces entrepreneurs, etc.

    Health&Tech Intelligence vous propose une chronique de cet ouvrage en mettant en avant les start-ups de la e-santé et les projets associés identifiés par Samir Abdelkrim.

    « Notre avenir s’invente aujourd’hui en Afrique »

    « D’après nos statistiques, le taux de mortalité infantile des bébés de moins d’un an est passé de 47‰ en 2009 à 31‰ en 2015 », explique Erick Gaju, directeur du département de télémédecine au ministère de la Santé du Rwanda. Il attribue cette réussite au déploiement de RapidSMS, première appli de télémédecine déployée à grande échelle en Afrique et utilisé jusque dans les villages les plus reculés. RapidSMS est l’une des nombreuses innovations mises en avant par Samir Abdelkrim dans Startup Lions. Selon cet entrepreneur également chroniqueur pour Le Monde, « notre avenir s’invente aujourd’hui en Afrique ».

    Il revient sur l’histoire de ce développement rapide et phénoménal des TIC en Afrique – « de l’hyperabsence du téléphone à l’hyperprésence du mobile » par exemple ou encore le déploiement des tech hubs – au nombre de 500 en 2017, seulement dix ans après le début de la révolution numérique. Il explique surtout que « contrairement à ce qui se passe en Occident, où l’innovation peut avoir tendance à privilégier une certaine élite technologique, en Afrique, l’innovation est radicalement inclusive ». Les considérations ethniques, religieuses ou de sexe n’entrent pas en compte pour la créations de start-ups comme de hubs.

    Start-ups de la e-santé de l’African tech

    Certes, les TIC en Afrique peuvent servir à communiquer, à gérer son bétail, à désenclaver les agriculteurs, à recenser le nombre de tracteurs ou surtout à payer ses factures via téléphone. Cependant, Samir Abdelkrim a aussi découvert lors de son enquête de nombreuses start-ups et des solutions numériques dédiées à « sauver des vies », parmi lesquelles :

    • Gifted Mom au Cameroun : cette appli créée en 2013 compte plusieurs dizaines de milliers d’utilisatrices. La start-up répond par SMS aux questions que se posent les femmes enceintes. Elle les accompagne tout au long de leur grossesse et les renseigne sur les dates de visites prénatales dans les hôpitaux. L’accompagnement se poursuit après la naissance de l’enfant. Gifted mom envoie des rappels sur les dates de vaccination du nouveau-né. Chaque utilisatrice reçoit au moins 3 SMS par semaine et dans les situations d’urgence comme un début d’hémorragie, l’équipe de Gifted Mom contacte l’hôpital le plus proche de l’utilisatrice et s’assure de sa bonne prise en charge.
    • MOS@N au Burkina Faso : cette start-up montée en 2013 se destine à résoudre les problèmes de santé maternelle et infantile auxquels sont confrontés les districts ruraux de la province de Kossi qui ne disposent pas d’infrastructures suffisantes. Il s’agit là aussi d’une appli mobile destinée à informer et conseiller les femmes enceintes afin de leur éviter des complications médicales. Un grand nombre d’entre elle ne sachant pas lire, l’envoi de SMS est doublé d’un système de messagerie vocale, décliné dans les langues locales. L’appli envoie chaque jour des messages de rappel aux mères : conduite à avoir en cas de saignements, règle sanitaires de base, nutrition du bébé, rappel des vaccins, etc.
    • Safe Delivery App en Ethiopie : cette appli est destinée à la formation des sages-femmes pour prévenir les complications liées aux grossesses. Elle leur apporte des conseils, de l’information médicale ainsi que plusieurs vidéos animées en langues locales pour perfectionner leurs compétences obstétriques par l’apprentissage de nouveaux protocoles. Une fois téléchargées, les vidéos sont disponibles offline, ce qui se révèle pratique au regard d’importantes restrictions qui frappent l’internet éthiopien. Les smartphones sont fournis gratuitement par l’équipe de Safe Delivery App et chaque sage-femme bénéficie d’une journée de formation pour bien comprendre les fonctionnalités des appareils.
    • Medtrucks au Maroc : cette start-up lutte contre les déserts médicaux en allant à la rencontre des Marocains souffrant d’insuffisance rénal. Les caravanes sont dotées de matériel médical d’occasion revalorisé et équipées pour dispenser des séances de dialyse. Grâce au big data, Medtrucks va mettre au point une plateforme de géolocalisation. Le but est de collecter des données géographiques et médicales propres aux déserts médicaux (points d’eau existants, centres médiaux d’urgence situés en zone rurale, etc). La start-up mettra ces données à disposition des centres de soins marocains souhaitant étendre leurs activités hors des zones urbaines. 
    • mPedigree au Ghana lutte contre les contrefaçons de médicament, très répandues en Afrique. L’appli développée permet de vérifier avec son téléphone qu’un médicament n’est pas une contrefaçon. Il suffit de gratter un code à plusieurs chiffres situé sur la boîte de médicament et de l’envoyer par SMS à une base de données pour vérification. mPedigree a signé des accords avec AstraZeneca, Sanofi-Aventis et Hewlett-Packard pour la base de données sécurisée en ligne. L’appli a séduit plusieurs pays africains et en 2015 un demi-milliard de boîtes de médicaments avaient été identifiées.
    • BeThree en Tunisie développe un bracelet connecté dont l’algorithme permet de prévenir les crises cardiaques. Ce bracelet intelligent peut détecter en temps réel des changements brutaux du rythme cardiaque et d’évolution de la pression artérielle. Lorsque les signaux biologiques du porteur du bracelet deviennent anormaux, le bracelet envoie un SMS aux proches du porteur et leur envoie les coordonnées GPS du malade, qui permettront aux services de santé d’intervenir au plus vite.
    • Ebola Care App au Nigeria, aide les professionnels de santé à « tracer » les porteurs du virus Ebola et à les contacter, en coordination avec les unités de soins les plus proches. L’appli inclut une option permettant de prendre des photos et d’obtenir un diagnostic à distance. Si la zone couverte n’est pas connectée à Internet, les données continuent d’être stockées sur l’appareil pour analyse ultérieure.

    Zips, les drones civils pour soigner les malades isolés

    Enfin, l’auteur décrit en détails l’expérience rwandaise des « Zips », ces drones qui depuis 2016, servent à soigner les populations les plus éloignées des services hospitaliers : poches de sang, médicaments et vivres peuvent être livrés à des malades vivant dans des villages difficiles d’accès.

    Le Rwanda a pour cela repensé entièrement son système de santé pour devenir le premier État à expérimenter, puis industrialiser l’usage d’une quinzaine de drones civils. Un projet développé grâce à l’aide de la start-up américaine de robotique Zipline et à l’ONG médicale Gavi.

    Startup Lions, Au cœur de l’African Tech de Samir Abdelkrim (auto-édité, 19,90 €). A commander via ce lien.

  • Appel à projets : l’Ambassade de France aux États-Unis attribue la Bourse iGEM 2018

    L’Ambassade de France aux États-Unis a publié le 11 avril 2018 un appel à candidature aux start-ups biotech françaises spécialisées dans la biologie synthétique à qui elle propose un soutient financier dans le cadre de leur participation à la compétition internationale de biologie synthétique International Genetically Engineered Machine (iGEM), initiée par le MIT en 2004.

    La bourse sera attribuée à un projet porté par une équipe, ce qui exclut les projets individuels.

    Les projets retenus seront dotés d’une bourse d’une valeur entre 800 et 1 600 euros (soit 1 000 à 2 000 dollars).

    Les dossiers doivent être soumis avant le 4 mais 2018 à 18 h (heure française) et les équipes sélectionnées seront dévoilées en juin 2018.

    Ambassade de France engagée dans la promotion de l’enseignement supérieur et de la recherche français 

    C’est le service de la Mission pour la Science et la Technologie de l’Ambassade de France aux États-Unis, qui via sa bourse Life sciences : inventing – creating- having fun propose un soutien aux équipes françaises prenant part aux compétitions américaines dans le domaine des sciences de vie.

    Critères d’éligibilité

    Les dossiers soumis seront évalués selon les critères suivants :

    • clarté de la présentation des objectifs, ainsi que des éléments de contexte ;
    • originalité et pertinence du projet ;
    • qualité rédactionnelle ;
    • réalisme du plan budgétaire ;
    • participations antérieures à iGEM et résultats obtenus.

    Modalités de soumission

    Un dossier décrivant le projet doit être soumis et doit tenir sur 4 pages en incluant les éléments suivants :

    • Page 1 : titre du projet, coordonnées du chef d’équipe et du coordinateur, et liste des membres de l’équipe avec leurs affiliations ;
    • Page 2 : description du projet ;
    • Page 3 : plan budgétaire ;
    • Page 4 : toute information pertinente (historique de la participation à l’iGEM, implications pour les recherches à venir, potentiel de collaboration à long-terme avec d’autres chercheurs, etc.).

    Le modèle préétabli est à télécharger ici.

    Une fois complété, le document doit être envoyé à l’adresse suivante : attache-sdv.la@ambascience-usa.org

  • AI Challenge Paris Region 2018 : appel à projet international à destination des start-ups d’IDF

    Le 12 avril 2018, Valérie Pécresse, la présidente de la Région Île-de-France, a ouvert le concours AI Challenge Paris Region 2018 afin de soutenir dans la durée, le développement stratégique et commercial de 3 acteurs émergents de l’IA en Île-de-France, positionnés dans des secteurs  variés que le digital, les mobilités, la santé ou la ville durable et intelligente, etc.

    Le lauréat remportera 700 000 euros, alors que les deux structures suivantes dans le classement pourront empocher 150 000 euros sous forme de dotation en capital.

    Le concours vise les start-ups disposant d’une solution en phase pilote ou déjà déployée, dans le meilleur des cas, et qui est issue d’une innovation récente adossée à l’IA. Les structures candidates doivent s’être constituées depuis moins de 5 ans, avoir levé moins de 500 000 euros et avoir programmé une autre levée de fonds dans les 24 mois.

    Les candidatures sont à soumettre via la plateforme dédiée avant le 17 juin 2018.

    Structurer l’écosystème des start-ups en IA

    Cet appel à projet vise les start-ups franciliennes, mais également les start-ups désireuses de s’implanter en Île-de-France quelle que soit leur nationalité. Il s’inscrit dans la stratégie d’attractivité de la Région en faveur de l’IA et en particulier dans les domaines de la mobilité et de l’industrie 4.0 (infrastructures, applications, plateformes).

    Il renforce la participation de la Région dans le projet Digihall qui vise à la création d’un pôle de référence international sur le numérique et l’IA à Paris-Saclay.

    Pour la Région, l’objectif du « AI Challenge Paris Region 2018 » est triple :

    • positionner l’Île-de-France sur la scène internationale comme un territoire incontournable dans le domaine de l’IA ;
    • développer et capitaliser sur un écosystème d’innovation régional de premier plan en matière d’IA ;
    • participer à l’accélération de la transition numérique des acteurs de l’économie francilienne, notamment industriels.

    Partenaires financiers et industriels

    Le projet est porté par la Région, mais soutenu par de nombreux partenaires dont Dassault Systèmes, Atos, EY, Empruntis et le cabinet d’avocats d’affaires international Dechert.

    Dépôt de candidatures et calendrier

    • 17 juin 2018 : clôture des candidatures qui se font exclusivement en ligne et peuvent être déposées sur la plateforme dédiée : aichallenge.parisregion.eu ;
    • 3 juillet 2018 : à l’issue du processus de candidature, un jury de 15 personnes, co-présidé par Bertrand Braunschweig, Directeur du centre INRIA de Saclay-Île-de-France et composé des partenaires et de scientifiques, désignera les 10 premiers lauréats ;
    • octobre 2018 : désignation des 3 lauréats finaux lors des assises régionales de l’IA, évènement fédérateur pour l’IA francilienne, sous la co-présidence de Bertrand Braunschweig.

    Accompagnent

    Les 10 lauréats bénéficieront d’un accompagnement pendant trois mois :

    • deux mois d’encadrement par Ernst & Young dans un premier temps, puis un accompagnement par les sponsors industriels (Dassault Systèmes, Atos, Empruntis) au cours duquel les experts aideront les candidats sur des problématiques techniques liées aux produits déployés;
    • un mois d’accompagnement où les candidats sollicitent des mentors et experts mobilisés dans le cadre du Challenge sur des problématiques qu’ils jugent stratégiques pour la réalisation de leur produit et le développement de leur entreprise (expertise technique, recrutement, marché, etc.).

    Contact 

    Une adresse électronique est disponible : aichallenge@parisregion.eu 

  • Bpifrance & CNAM : le fonds Patient Autonome de 50M€ pour les start-ups de la santé connectée

    Bpifrance annonce un partenariat avec la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) ce 12 avril 2018 afin de conjuguer leurs synergies au service de l’identification et d’aide au développement des start-ups les plus prometteuses de la santé connectée.

    Ce partenariat structurant avec la Cnam est adossé au fonds Patient Autonome créé par Bpifrance à la fin de l’année 2017 et qui est doté de 50 millions d’euros. Sont visées les start-ups proposant des solutions innovantes permettant une optimisation de coûts ou l’amélioration du parcours de soins, de la qualité et de l’efficience des soins, fondées sur la télémédecine ou l’IA entre autres.

    Bpifrance annoncera prochainement ses premiers investissements dans le cadre du fonds Patient Autonome.

    La Cnam, un acteur privilégié au plus près des besoins des patients

    Bpifrance voit en l’association avec la Cnam la possibilité d’optimiser ses opportunités d’investissement en bénéficiant de l’expertise de la Cnam et de son évaluation fine des solutions riches en valeur médicale.

    La Cnam est plus à même de juger de l’adéquation des solutions proposées aux besoins des patients et des pratiques des professionnels de santé. Son apport sera primordial dans la prise en compte de la réglementation nationale et supranationale et les évolutions à venir.

    Bpifrance va en s’associant à la Cnam diversifier ses canaux d’identification de start-ups prometteuses à soutenir.

    Le fonds Patient Autonome

    Le partenariat est articulé autour du fonds Patient Autonome qui vise à renforcer le déploiement de solutions innovantes favorisant l’autonomie du patient. Les fonds alloués à une start-up sont censés servir à finaliser un prototype, valider sa pertinence et sa portée sur un marché ou stabiliser une stratégie de développement à l’international.

    Les solutions recherchées dans le cadre du partenariat doivent permettre entre autres :

    • une prise en charge améliorée agissant sur l’axe de la relation patient et  professionnel de santé via notamment les techniques telles la télémédecine, le monitoring à distance et les thérapies digitales ;
    • une amélioration du parcours de soins dans le cadre de maladies chroniques telles le diabète, les cancers, ou les maladies mentales en agissant sur trois axes :
      • la prévention des maladies et de leurs complications ;
      • en facilitant le diagnostic de la maladie ;
      • le suivi de l’évolution de la maladie en temps réel notamment grâce à l’IA et l’apprentissage profond.

    Pour Annelore Coury, la directrice déléguée à la gestion et à l’organisation des soins de la Cnam, l’identification de projets les plus porteurs qui vont façonner la santé de demain rentre dans le cadre de la mission de la Cnam d’améliorer la santé des patients et de moderniser les pratiques.

  • La Wilco Academy récompense Iconeus dans la catégorie Healthcare

    Le mardi 3 avril 2018, l’accélérateur Wilco a organisé sa Wilco Academy à la Bibliothèque Nationale de France avec le soutien de la Caisse d’Épargne Ile-de-France afin de récompenser 6 start-ups les plus prometteuses et emblématiques ayant été accélérées en 2017.

    Sur un ensemble de 15 start-ups à haute composante technologique, dans la catégorie Wilco Healthcare, c’est la start-up Iconeus qui a été récompensée. Cette start-up, parrainée par WeHealth By Servier, propose une solution d’imagerie neurofonctionnelle en temps réel. Elle était en compétition avec TheraPanacea et Sancare.

    Wilco Academy, la grande finale des start-ups de la promotion 2017 de l’accélérateur

    La Wilco Academy, finale des meilleures start-ups 2017, mettait à l’honneur 15 start-ups accélérées par Wilco en 2017 sur un ensemble de plus de 150.

    Il s’agit d’une sélection de trois start-ups finalistes par accélérateurs (Healthcare, Retail, Industry, Digital et BtoC) établie par les mentors, jurés et partenaires de Wilco.

    L’objectif est de leur permettre de pitcher pendant 1 minute 30 pour leur laisser la possibilité de remporter le Grand Prix de leur catégorie et devenir des Wilco Stars.

    Par ailleurs, chaque start-up est parrainée par un partenaire de Wilco qui disposait dans le cadre de la soirée d’une intervention d’une minute pour promouvoir le projet porté par la start-up.

    Prix exceptionnel Charlotte Meaud décerné à PandaGuide

    L’ouverture de la soirée a été consacrée à la remise de prix Charlotte Meaud remis chaque année à une start-up dont la solution ou le produit se distingue par son engagement social et sociétal.

    Il s’agit d’un prix associé à une dotation de 10 000 euros et qui a été décerné à Arnaud Lenglet, CEO de PandaGuide. La start-up propose une application qui permet d’adapter l’environnement de ceux qui le perçoivent différemment, afin de permettre à leurs utilisateurs de reconquérir leur autonomie.

    Les start-ups issues du secteur de la santé : Iconeus, Therapanacea et Sancare

    Iconeus améliore la recherche en exploitant le big data

    Dans la catégorie Wilco Healthcare, Iconeus la start-up qui rend possible l’imagerie neuro-fonctionnelle en temps réel, s’est vu remettre le prix par Virginie Couriol, Responsable Innovation de la Caisse d’Epargne Ile-de-France. 

    La start-up était représentée par Ludovic Lecointre, son CEO, et parrainée par Véronique Frechin, Responsable de l’innovation chez WeHealth By Servier et qui est partenaire de l’accélérateur Healthcare.

    Sa solution fournit une neuroimagerie fonctionnelle par ultrasons pour la surveillance de l’activité cérébrale basée sur l’imagerie du flux sanguin. Ses scientifiques travaillent pour analyser le cerveau et le système nerveux central, et comprendre les pathologies associées pour trouver des traitements efficaces. Iconeus a développé des outils dotés de technologies de pointe pour les mettre à disposition des chercheurs afin de démultiplier leurs capacités de recherche.

    Pour y arriver, Iconeus code de puissants algorithmes analysant des données massives donnant lieu à des données riches de sens pour orienter la recherche menée dans les laboratoires.

    Therapanacea et Sancare

    Therapanacea et Sancare sont les deux autres start-ups du trio Healthcare qui étaient en compétition pour remporter le prix de la catégorie Healthcare.

    Therapanacea met l’intelligence artificielle au service du traitement du cancer par radiothérapie, alors que Sancare facilite le travail des acteurs de soin en automatisant leurs démarches administratives grâce au machine learning.