Soins

  • IA conversationnelle en soins primaires : Google publie une étude de faisabilité dans The Lancet

    Des chercheurs de Google et du Beth Israel Deaconess Medical Center (BIDMC, Boston) ont publié le 8 octobre 2026 dans The Lancet une étude de faisabilité prospective sur AMIE, un agent conversationnel de recherche à visée diagnostique. D’avril à novembre 2025, 114 patients ont été inclus ; 98 ont échangé avec AMIE dans les cinq jours précédant une consultation de soins primaires non programmée, puis vu leur médecin. Nouveauté : l’outil a été évalué en conditions réelles de soins.

    Pourquoi cela compte : l’étude décrit un cadre pour tester un agent conversationnel face à des patients, avec supervision médicale en direct et critères d’arrêt fixés à l’avance.

    Une supervision médicale en direct, sans arrêt de sécurité, testée sur 98 patients

    Selon les auteurs, des médecins superviseurs ont suivi toutes les conversations et étaient formés à intervenir selon des critères de sécurité définis à l’avance. Aucun arrêt n’a été nécessaire. Les superviseurs ont toutefois relevé une hallucination, une information inventée par le système, et ajouté des informations cliniques dans cinq échanges.

    Une synthèse jugée utile dans 33 cas sur 44

    AMIE ne remplace pas la consultation : la transcription et la synthèse de l’échange sont transmises au médecin avant la visite. Les médecins ont répondu au questionnaire dans 60 cas sur 98, dont 44 où ils avaient lu la transcription au préalable. Dans ces 44 cas, ils ont jugé l’outil utile pour préparer la visite 33 fois et estimé qu’il avait pu modifier leur pratique 25 fois. Les 75 % mis en avant par Google portent donc sur 44 cas, soit moins de la moitié des patients.

    Des patients plus favorables à l’IA après l’échange

    L’attitude des patients envers l’IA s’est améliorée après l’échange avec AMIE et est restée plus favorable après la visite chez leur médecin. Les notes sont toutefois contrastées : les évaluateurs cliniques ont jugé les conversations favorablement dans 87 à 100 % des cas (17 critères), les patients dans 48 à 96 % des cas (16 critères). Certains aspects de l’échange satisfont donc moins les patients, ce qui plaide pour une mesure critère par critère plutôt que pour un score global.

    Google s’appuie sur une étude prospective publiée

    Google présente ce travail comme sa première publication dans la revue principale du Lancet, et précise que des essais cliniques plus larges restent nécessaires. En passant par une étude prospective évaluée par les pairs, l’entreprise relève le niveau de preuve attendu des acteurs qui préparent un assistant destiné aux patients. En France, Doctolib a annoncé un laboratoire d’IA clinique doté de 20 millions d’euros en 2026, pour aider notamment le patient à préparer sa consultation.

    Sources : Google, communication (8 octobre 2026) – fiabilité : déclarative. The Lancet (8 octobre 2026) – fiabilité : publication évaluée par les pairs. https://doi.org/10.1016/S0140-6736(26)01535-7

  • États-Unis : l’IA peut déjà assurer 16 à 22 % des soins ambulatoires facturés, selon McKinsey

    Les consultations simples en premier

    L’estimation porte sur les soins « discursifs » : accueil, tri, diagnostic, conseil, orientation et suivi, c’est-à-dire le travail clinique fondé sur le raisonnement et l’échange, sans geste physique. Les consultations sans autre acte ou avec des actes peu complexes représentent 11 à 15 % des actes ambulatoires (1,5 à 2 milliards) et 8 à 12 % de la dépense. L’interprétation des résultats d’examens et d’imagerie en représente 5 à 7 % (700 à 900 millions d’actes).

    La part de dépense concernée atteint 13 à 16 % pour l’assurance commerciale et Medicare, contre 2 % pour Medicaid. Selon les auteurs, près d’un adulte sur trois consulte déjà au moins une fois par mois un agent conversationnel pour une question de santé.

    Trois leviers de transformation

    McKinsey distingue trois évolutions, qui peuvent progresser en parallèle : la prise en charge par l’IA des échanges cliniques, des parcours de soins personnalisés à partir de l’historique et des résultats de chaque patient, et des interventions autonomes associant IA et robotique. Les auteurs n’anticipent pas un remplacement des cliniciens, mais une transformation des volumes de patients, des modes de paiement et de l’organisation du travail. Ils citent comme conditions la confiance, la protection des données, le contexte clinique des données et des modèles d’organisation capables de passer à l’échelle.

    L’estimation repose sur la facturation américaine ; aucun chiffre équivalent n’est fourni pour la France ou l’Europe.

    Source : McKinsey & Company, « The AI-powered future of care » (28 septembre 2026) · fiabilité : déclarative (analyse de cabinet de conseil)

  • IA prédictive intégrée au DPI et reliée aux équipes d’intervention : mortalité en baisse de 18 %

    Alerte clinique automatisée : l’étude évalue l’effet du dispositif sur 23 132 patients

    Une étude publiée cet été dans le NEJM AI évalue le déploiement de l’Epic Deterioration Index (EDI), un modèle d’apprentissage automatique intégré au dossier patient informatisé, couplé à l’envoi automatique de notifications aux équipes d’intervention rapide (Rapid Response Teams, RRT). Menée par Thomas A. Nahass et ses collègues dans 11 établissements d’un même système de santé régional (hôpitaux universitaires, communautaires et non universitaires), la recherche porte sur 23 132 hospitalisations en médecine ou chirurgie présentant un score EDI d’au moins 60, entre octobre 2022 et août 2024. L’objectif était de déterminer si cette organisation, alliant prédiction algorithmique et circuit d’alerte clinique, était associée à une baisse de la mortalité hospitalière ajustée au risque.

    Concrètement, le système générait des alertes en temps réel dans le dossier patient informatisé et adressait automatiquement une notification aux équipes RRT lorsqu’un patient atteignait le seuil de risque défini. Sur les séjours de la période post intervention, 5 746 (46,6 %) ont généré une notification aux équipes RRT, sans que toutes ces alertes se traduisent par une activation effective de l’équipe.

    POURQUOI CELA COMPTE : Pour les directions des systèmes d’information hospitaliers, l’enjeu réside dans l’architecture du circuit d’alerte. La valeur clinique d’un outil de surveillance par IA dépend autant de sa capacité à identifier un risque que de son intégration à une chaîne de décision humaine capable d’agir dans un délai utile. En France, les scores prédictifs de dégradation restent le plus souvent en expérimentation ou hors du DPI, sans circuit d’alerte organisé vers une équipe dédiée : l’étude fixe un point de comparaison pour les établissements qui les déploient.

    Réduire les alertes ignorées

    L’étude ne mesure pas la performance d’un algorithme isolé, mais son effet une fois branché à une organisation de soins capable d’y répondre. C’est une réponse directe au problème classique de l’alerte ignorée, bien documenté en informatique médicale, où un score de risque s’affiche dans le dossier patient sans déclencher d’action clinique concrète. En couplant systématiquement la prédiction à une notification directe vers les équipes de réponse rapide, le dispositif transforme une information passive en déclencheur opérationnel.

    Plus d’interventions rapides, sans hausse des transferts en soins intensifs

    Après le déploiement, les activations des équipes de réponse rapide ont concerné 37,5 % des patients, contre 25,3 % avant l’intervention, soit un écart de 12,2 points (IC 95 % : 11,0-13,4). Après ajustement, la probabilité d’activation d’une RRT était 1,74 fois plus élevée dans le groupe post intervention (OR ajusté : 1,74 ; IC 95 % : 1,61-1,88).

    Sur le plan de la mortalité, le taux brut est passé de 23,1 % avant l’intervention à 18,6 % après, soit une baisse de 4,5 points (IC 95 % : -5,6 à -3,5). Après ajustement sur l’âge, les comorbidités, le type d’hôpital, le score EDI et les effets propres à chaque établissement, les patients du groupe post intervention présentaient des odds de mortalité hospitalière inférieures de 18 % (OR ajusté : 0,82 ; IC 95 % : 0,74-0,91).

    Point notable pour les directions d’établissements : les auteurs ne relèvent pas de hausse significative des escalades vers un niveau de soins supérieur. Celles-ci concernaient 1,1 % des patients après l’intervention contre 1,0 % avant, un écart de 0,1 point non significatif (IC 95 % : -0,18 à 0,37 ; OR ajusté : 1,34 ; IC 95 % : 0,97-1,85). Autrement dit, la multiplication des interventions des équipes de réponse rapide ne s’est pas traduite par une pression supplémentaire sur les lits de soins intensifs.

    Les auteurs appellent à la prudence sur le lien de causalité. D’autres évolutions organisationnelles concomitantes, non isolées par le protocole, ont pu contribuer aux résultats.

    Un modèle prédictif n’a d’impact que s’il est relié à une organisation capable d’agir

    Pour les directions des systèmes d’information hospitaliers (SIH) et les responsables qualité, l’enseignement central dépasse la seule performance prédictive de l’EDI. Il porte sur l’architecture du circuit d’alerte : la valeur clinique d’un outil de surveillance par IA dépend autant de sa capacité à identifier un risque que de son intégration à une chaîne de décision humaine capable d’agir.

    L’intérêt de ce critère est que l’étude ne se contente pas de démontrer la performance théorique d’un algorithme sur un jeu de données rétrospectif, mais documente un déploiement en conditions réelles, à grande échelle et sur la durée (11 hôpitaux et 23 132 patients suivis), avec des résultats quantifiés et évalués (hausse de 12,2 points des activations RRT, baisse de 18 % de la mortalité ajustée, absence de hausse significative des escalades de soins).

    C’est ce niveau de preuve qui distingue un cas d’usage IA réellement opérationnalisé d’un simple pilote ou d’une promesse technologique.

    L’alerte IA couplée aux équipes rapides réduit la mortalité, un résultat confirmé par un second cas recensé dans notre base de cas d’usage IA santé

    Ce résultat n’est pas isolé. Une étude prospective multisite publiée dans Nature Medicine, portant sur 590 736 patients monitorés, a évalué TREWS, un système développé par Bayesian Health pour la détection précoce du sepsis. Le principe est le même que celui de l’EDI : un algorithme intégré au dossier patient informatisé surveille en continu les signes vitaux, les résultats biologiques, les antécédents et les notes cliniques, et déclenche une alerte exploitable par les soignants avant même l’initiation des antibiotiques.

    Là encore, l’effet clinique ne se mesure pas à l’alerte elle-même, mais à ce qui suit : lorsque l’alerte est confirmée par un soignant dans les trois heures, la mortalité intra-hospitalière recule de 3,3 points en valeur absolue, soit une baisse de 18,7 % en relatif, un ordre de grandeur proche de celui observé avec l’EDI et les équipes de réponse rapide. L’étude relève par ailleurs un taux d’adoption clinique de 89 % et des alertes déclenchées en moyenne 3,6 heures avant la première antibiothérapie chez les patients dont le sepsis n’avait pas été reconnu immédiatement.

    Deux modèles distincts, mais une même architecture ; alerte algorithmique couplée à une confirmation humaine obligatoire, et un même ordre de grandeur d’impact sur la mortalité. De quoi suggérer que le facteur déterminant n’est pas tel ou tel algorithme, mais la manière dont il s’insère dans une chaîne de décision clinique.

    Un niveau de preuve encore variable d’après notre cartographie des cas d’usage IA aux urgences

    Ce niveau de preuve n’est pas toujours la norme. Sur une cartographie de 28 cas d’usage de l’IA appliqués aux urgences, 8 citent une étude scientifique en source. La grande majorité des cas recensés sont documentés par des déploiements hospitaliers ponctuels, souvent limités à un à trois établissements, sans évaluation d’impact publiée. Autrement dit, la plupart des outils aujourd’hui en service dans les services d’urgences n’ont pas encore fait l’objet d’une démonstration comparable, en échelle et en rigueur méthodologique, à celle apportée par l’étude de Nahass et al. C’est précisément ce qui distingue un cas d’usage IA réellement évalué d’un déploiement encore au stade de la promesse.

    Source : Nahass T.A. et al., Implementation of an AI-Triggered Rapid Response – Association with Mortality, NEJM AI, vol. 3, n°9, publié le 29 juillet 2026 · fiabilité : publication évaluée par les pairs · DOI : 10.1056/AIoa2500973

  • Partage de données de santé : l’Allemagne rejoint l’initiative européenne « 1 + MillionGenomes »

    L’Allemagne vient de signer la déclaration « Vers l’accès à au moins 1 million de génomes séquencés dans l’Union européenne d’ici 2022 ». Une nouvelle annoncée par la Commission européenne dans un communiqué daté du 16 janvier 2020. L’Allemagne est le 21e État membre de l’UE à rejoindre cette initiative lancée en 2018, qui a établi « un mécanisme de collaboration sur les données du génome humain visant à améliorer la prévention des maladies, à permettre des traitements plus personnalisés et à fournir une échelle suffisante pour de nouvelles recherches à impact clinique ».

    «  Des jeux de données de séquençage génomique sont aujourd’hui disponibles dans de nombreux États européens, tant dans le cadre des stratégies nationales que dans des projets de recherche existants mais ils sont dispersés et pour la plupart déconnectés les un des autres », souligne la Commission. Elle estime que « relier ces jeux de données et les rendre accessibles de manière sécurisée afin de créer une plus grande cohorte facilitera la recherche de solutions innovantes pour la médecine de précision et la santé publique ».

    Les objectifs de l’initiative « 1+Million Genome »

    Dans son infographie de synthèse sur le programme 1+Million Genome, la Commission européenne estime qu’un « un accès transfrontalier sécurisé et authentifié aux données génomiques » au sein de l’UE » est nécessaire pour :

    • « faire progresser la compréhension des associations génétiques qui provoquent ou prédisposent aux pathologies complexes » ;
    • « apprendre à identifier le cancer à un stade beaucoup plus précoce, afin d’améliorer la prévention » ;
    • « identifier de nouveaux gènes-cibles pour développer plus rapidement de nouveaux médicaments »;
    • « renforcer l’efficacité de la prévention en améliorant la précision du dépistage et en réduisant ses coûts » ;
    • « améliorer les résultats pour les patients et assurer la soutenabilité de la santé et de la prestation de soins dans l’UE » ;
    • « contribuer aux investissements, à la croissance économique et à l’emploi ».

    L’initiative rassemble a ce jour 22 pays (21 États membres de l’UE + la Norvège) :

    L’Autriche, la Bulgarie, la Croatie, Chypre, la République tchèque, l’Estonie, la Finlande, l’Allemagne, la Grèce, la Hongrie, l’Italie, la Lettonie, la Lituanie, le Luxembourg, Malte, les Pays-Bas, la Norvège, le Portugal, la Slovénie, l’Espagne, la Suède et le Royaume-Uni.

    La France, l’Irlande, le Danemark, la Pologne la Belgique et la Suisse ont rang d’observateurs.

  • Grève : les internes réclament une revalorisation des rémunérations et des mesures pour la formation

    Revaloriser les rémunérations et revoir les modalités de formation. Telles sont les revendications principales de l’Intersyndicale nationale des internes (Isni), qui appelle les internes en médecine à la grève illimitée à partir du 10 décembre 2019 pour dénoncer la « dégradation des soins », dans le contexte d’une crise de l’hôpital public, et en particulier des urgences, qui dure depuis plusieurs mois. Les internes de biologie médicale et de pharmacie (FNSIP-BM) se rallient au mouvement, soutenu par ailleurs par les syndicats de praticiens hospitaliers et de jeunes médecins (SNJMG).

    Selon les organisateurs, le taux de participation est d’environ 60 %, soit 16 000 internes sur 27 000. Les services hospitaliers risquent d’être sous tension puisque les internes grévistes ne peuvent être assignés qu’après l’ensemble des médecins séniors.

    Tout comme les collectifs (Inter-Urgences, Inter-Hôpitaux) et syndicats mobilisés depuis plusieurs semaines, l’Isni critique le plan « Investir pour l’hôpital » présenté en novembre par le gouvernement, qui prévoit notamment une rallonge budgétaire de 1,5 milliard d’euros sur 3 ans par rapport à ce que prévoyait la trajectoire initiale. Les opposants réclament, entre autres :
    • un doublement du budget dédié à la santé ;
    • la reprise intégrale de la dette des hôpitaux ;
    • de meilleures conditions de travail pour les professionnels de santé.

    L’Isni demande également la mise en place de « mesures d’urgence » propres au statut de praticien en formation des internes, qui travaillent « en moyenne 56 heures hebdomadaires », selon le président de l’intersyndicale Justin Breysse, soit au-delà des 48 heures réglementaires. L’organisation souhaite notamment :
    • un décompte horaire et non en demi-journée du temps de travail permettant « un paiement des heures supplémentaires » ;
    • une revalorisation des indemnités de garde ;
    • un investissement de fonds publics dans la formation.

    À noter que le syndicat d’internes en médecine générale (Isnar-IMG) a annoncé le 9 décembre son intention de déposer un préavis de grève pour le 17 décembre 2019, journée d’action nationale retenue par les collectifs et syndicats hospitaliers. La précédente mobilisation, le 14 novembre, avait réuni plusieurs milliers de médecins et soignants dans toute la France.

    Grève des internes : récapitulatif des demandes de l’Isni

    Concernant la défense du système de santé, l’Insi réclame :

    • la suppression de l’article 3 du PLFSS, qui acte la non-compensation par le budget de l’État des mesures issues de la loi du 24 décembre 2018 portant mesures d’urgence économiques et sociales : selon l’intersyndicale, il s’agit d’ »un tournant historique, faisant supporter les mesures « gilets jaunes » par le déficit de la Sécurité sociale » ;
    • un Ondam minimum à 4,4 % : le PLFSS pour 2020 prévoit qu’il soit porté à 2,45 % ;
    • une reprise de la dette des hôpitaux par l’État et non par la Sécurité sociale.

    Concernant l’amélioration de notre statut de praticien en formation, l’Insi exige :

    • un décompte horaire du temps de travail des internes et un paiement des heures supplémentaires ;
    • une politique d’aide au logement indexée sur les prix de l’immobilier ;
    • une revalorisation des indemnités de gardes ;
    • l’investissement de fonds publics pour la formation des internes ;
    • le maintien des règles concernant l’obtention des licences de remplacement.

    L’intersyndicale refuse également la procédure qu’elle qualifie de « big matching » pour 2020 et demande que « la concertation aboutisse avant de mettre en péril l’avenir professionnel de [leurs] mandants ».

  • HDW19 : focus sur 4 projets retenus dans le cadre du 1er AAP Health Data Hub (colloque ministère)

    Consommation individuelle d’antibiotiques et survenue de bactériémies communautaires à bactéries résistantes ; la transplantation rénale et les médicaments immunosuppresseurs ; l’insuffisance cardiaque (IC) et le télésuivi des pacemakers connectés ; le parcours de l’infarctus du myocarde (IDM) aigu en Île-de-France. Tels sont les sujets sur lesquels portent les 4 projets « Health Data Hub » (HDH) présentés dans le cadre du colloque « Données de santé et intelligence collective », organisé le 18 novembre 2019 par le ministère des Solidarités et de la Santé en ouverture de la Health Data Week, une semaine d’événements centrés sur les données de santé. À noter qu’au total, 10 projets ont été retenus à l’issue de l’appel à projets (AAP) lancé en début d’année par le gouvernement en vue de la création du HDH, prévue le 1er décembre 2019.

    Les 4 projets exposés sont les suivants :

    • projet Bacthub : la consommation individuelle d’antibiotiques joue-t-elle un rôle sur la survenue des bactériémies communautaires à bactéries résistantes ? ;

    • projet Rexetris : relations exposition – effet à long terme chez le patient transplanté rénal des médicaments immunosuppresseurs ;

    • projet Hydro : prédiction des crises d’insuffisance cardiaque (IC) via le télésuivi des pacemakers connectés  ;

    • projet Parcours IDM : parcours de l’infarctus du myocarde (IDM) aigu en Île-de-France, par appariement du registre e-Must au SNDS pour comprendre et expliquer les déterminants de l’IDM aigu et son parcours de soins.

    Olivier Clatz, directeur du Grand Défi « Comment améliorer les diagnostics médicaux par l’intelligence artificielle (IA) ? », a par ailleurs annoncé en introduction du colloque le lancement d’un nouvel AAP porté par le Grand Défi IA en lien avec le HDH :
    • ouverture le 16/12/2019 – clôture le 31/O3/2020 ;
    • projets portant sur la médecine 4P ;
    • 300 000 euros de subventions accordés aux projets retenus et l’appui du Health Data Hub et de son équipe. Un prototype de solution devra être livré en 24 mois.

    Projet Bacthub :

    • la consommation individuelle d’antibiotiques joue-t-elle un rôle sur la survenue des bactériémies communautaires à bactéries résistantes ?
    • Présentation par Laurence Watier, directrice scientifique, chef de projet, Inserm et Christel Daniel, directrice adjointe du département « web innovations données » à l’AP-HP ;

    Ce projet est basé sur la réalisation d’une thèse, qui vient de début : il devrait donc être achevé dans 3 ans.

    • 150 000 à 200 000 patients inclus.

    L’innovation du projet :

    • inclusion des données avec l’entrepôt de l’AP-HP et le SNDS : l’objectif est de proposer un chaînage de toutes ces données ;
    • la caractère innovant porte sur la standardisation des données : le niveau d’interopérabilité entre établissements de santé ne permet pas aujourd’hui un chaînage aisé de ces données. L’approche des porteurs du projet est de finaliser l’harmonisation des données de l’AP-HP en lien avec l’Agence numérique de santé (ANS).
    • autre aspect innovant : mise en place de méthodes et d’outils pour garantir la qualité des données de cet échantillon et le consolider en lien avec les professionnels de l’AP-HP avant le transfert sur la plateforme des données.

    Collaboration : les acteurs impliqués

    Le projet avance « plutôt bien même si c’est lent, parce que de toute façon la construction de ce genre de projet est tout le temps lente », notent les porteurs du projet, notant que le déploiement du RGPD avait notamment alourdi les procédure.

    Le HDH apporte « une aide considérable » au projet en termes de coordination des acteurs et sur le plan technologique, avec la mise à disposition d’ingénieurs spécialisés en intégration des données, précisent les porteurs.

    Projet Rexetris :

    • Relations exposition – effet à long terme chez le patient transplanté rénal des médicaments immunosuppresseurs
    • présentation par le Pr Pierre Marquet, directeur UMR-1248, Inserm, chef de projet, université de Limoges et Nicolas Chatauret, chef de projet recherche Rexetris – Agence de la biomédecine.

    Les données seront hébergées par le Health Data Hub d’ici d’ici le 1er semestre 2020

    Contexte et enjeux du projet 

    Focus sur le système expert Abis

    Objectifs du projet :

    Questions médicales : 2 études en cours

    Collaboration : les acteurs impliqués

    Projet Hydro :

    • Prédiction des crises d’insuffisance cardiaque (IC) via le télésuivi des pacemakers connectés.
    • Présentation par Arnaud Rosier, directeur général d’Implicity, qui porte le projet avec David Perlmutter, directeur de la R&D à Implicity.

    L’innovation du projet :

    Collaboration : les acteurs impliqués

    Projet Parcours IDM :

    • Parcours de l’infarctus du myocarde (IDM) aigu en Île-de-France, par appariement du registre e-Must au SNDS pour comprendre et expliquer les déterminants de l’IDM aigu et son parcours de soins.
    • Présentation par Sophie Bataille, MOA pilotage stratégique, parcours IDM – GCS SESAN, et Matthieu Hanf, parcours ID – GCS Sesan.

    Le registre e-Must :

    L’innovation du projet :

    Collaboration : les acteurs impliqués

    Selon Sophie Bataille, il serait intéressant d’avoir « une politique nationale afin d’avoir des registres [régionaux] allant dans la même direction pour qu’ils puissent se regrouper quand chacun d’entre eux sera prêt ».

  • Projet de loi de bioéthique : garder l’humain au coeur des nouvelles technologies

    Le projet de loi bioéthique prévoit d’encadrer l’usage de l’intelligence artificielle (IA) et des big data en santé par l’humain. Le texte propose d’imposer au professionnel de santé le fait d’informer le patient de l’usage d’un traitement algorithmique de données massives pour des actes à visée préventive, diagnostique ou thérapeutique et des résultats obtenus. Ce document, qui fait suite au rapport du comité consultatif national d’éthique, entre dans sa phase parlementaire. Après l’audition des ministres par la Commission parlementaire le 9 septembre 2019, les discussions sur les amendements vont démarrer le 10 septembre avant les débats parlementaires à l’Assemblée nationale du 24 septembre au 9 octobre.

    Plus précisément, pour que l’IA reste un outil d’aide à la décision et que la décision finale reste entre les mains du professionnel de santé, l’intervention de ce dernier sera rendue obligatoire pour réaliser l’adaptation des paramètres du traitement, assurant ainsi une garantie humaine lors de l’utilisation de l’intelligence artificielle.

    Concernant le traitement algorithmique des données génétiques, le texte insiste sur le consentement de la personne et sur l’usage limité aux fins médicales ou de recherche scientifique. Le texte prévoit également de limiter le recours aux techniques d’enregistrement de l’activité cérébrale et d’encadrer l’usage des dispositifs de neuromodulation à risque.

    La révision des lois de bioéthique s’inscrit dans un contexte de développement technologique inédit. Le titre III du projet de loi vise à « appuyer le diffusion des progrès scientifiques et technologiques dans le respect des principes éthiques ». Il concerne en premier lieu l’IA mais aussi les neurosciences et la neuromodulation.

    IA : informer les patients et garantir l’usage

    L’article 11 du projet de loi prévoit que « lorsque pour des actes à visée préventive, diagnostique ou thérapeutique est utilisé un traitement algorithmique de données massives, le professionnel de santé qui communique les résultats de ces actes informe la personne de cette utilisation et des modalités d’action de ce traitement ». Dans la même idée, « l’adaptation des paramètres [d’un tel traitement] est réalisée avec l’intervention d’un professionnel de santé et peut être modifiée par celui-ci ».

    Dans la lignée des autres textes règlementaire, notamment le RGPD, la traçabilité est imposée pour rendre les données accessibles aux professionnels de santé concernés et garantir la décision thérapeutique. D’ailleurs, le texte prévoit, toujours dans son article 11, « l’intervention du professionnel pour réaliser l’adaptation des paramètres du traitement et consacre le principe d’une garantie humaine lors de l’utilisation de l’intelligence artificielle » ; ce qui permet de préserver la maîtrise finale de la décision par le professionnel de santé.

    Encadrer l’examen des caractéristiques génétiques

    L’article 10 du projet de loi prévoit que l’examen des caractéristiques génétiques constitutionnelles ne peut être réalisé qu’à des fins médicales ou de recherche scientifique après consentement express de la personne par écrit.

    Elle devra être informée de la nature de l’examen, de son indication s’il s’agit de finalités médicales ou de son objectif scientifique. Elle devra également être informée si l’examen révèle des caractéristiques sans lien avec l’objectif initial mais qui pourrait nécessiter des mesures de prévention pour elle ou sa famille. Elle pourra toutefois refuser cette révélation en étant informé des risques.

    Encadrer l’enregistrement de l’activité cérébrale

    Le projet de loi précise dans son article 12, les finalités de recours aux techniques d’enregistrement de l’activité cérébrale. Il interdit l’emploi de l’imagerie cérébrale fonctionnelle dans le domaine de l’expertise judiciaire et renforce l’interdiction des discriminations fondées sur les données  issues de l’enregistrement de l’activité cérébrale, en particulier en matière de prévention et de couverture des risques.

    Interdire les dispositif de neuromodulation à risque

    L’article 13 du projet de loi donnerait au ministère chargé de la Santé le pouvoir d’interdire, après avis de la Haute autorité de santé (HAS), les dispositifs de neurostimulation qui présenteraient un danger ou une suspicion de danger grave pour la santé humaine.

    Via une électrode de stimulation ou un produit diffusé par cathéter, cette technique augmente ou diminue l’excitabilité d’un neurone ou d’un groupe de neurones. Elle agit directement sur une zone cérébrale, la moelle épinière ou une racine nerveuse. Elle est utilisée à usage récréatif sans être, pour l’instant, encadrée par une règlementation française ou européenne.

  • La France et l’OMS collaborent en vue de créer une académie, plateforme de formation via IA et RV

    Le Président français Emmanuel Macron et Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), annoncent la création à venir de l’Académie de l’OMS, dont l’objectif est de « révolutionner l’enseignement continu tout au long de la vie dans le domaine de la santé » (communiqué).
    Les deux hommes ont signé une déclaration d’intention en vue de cette fondation le 11 juin 2019, au siège de l’organisation mondiale à Genève.

    La nouvelle instance proposera des formations via une plateforme numérique de pointe basée sur un campus à Lyon, qui sera doté d’environnements d’apprentissage de haute technologie, d’un centre de simulation d’urgences sanitaires de niveau mondial ainsi que d’espaces de collaboration favorisant la co-conception, la recherche et l’innovation. Les formations seront dispensées par le biais d’antennes dans les 6 régions de l’OMS (Afrique, Amériques, Asie du Sud-Est, Europe, Méditerranée orientale et Pacifique occidental).

    L’académie rassemblera des compétences dans les domaines des sciences de l’éducation pour adultes et des sciences comportementales. Elle sera équipée de technologies pédagogiques de pointe, comme l’intelligence artificielle (IA) et la réalité virtuelle (RV). « Elle appliquera les normes de l’OMS et elle disposera de données afin de dispenser un enseignement multilingue accrédité, adapté et à fort impact pour répondre à des besoins différents », précise l’OMS.

    L’Académie sera ouverte à tous les acteurs de la santé

    Cette académie sera ouverte aux parties prenantes de plusieurs secteurs « susceptibles d’avoir une influence dans le domaine de la santé » (dirigeants, enseignants, chercheurs, agents de santé, membres du personnel de l’OMS et grand public), indique l’organisation. Elle sera l’une des divisions internes de l’OMS et l’organisation assurera une coordination ainsi qu’une collaboration avec tous les États Membres afin d’ »optimiser l’aide à l’apprentissage apportée à tous », est-il expliqué.

    Progresser vers l’objectif du « triple milliard »

    L’OMS souhaite, via ce projet, répondre aux besoins d’apprentissage et de perfectionnement du personnel de son organisation et des acteurs intéressés dans l’optique de progresser vers l’objectif du « triple milliard », soit le fait d’atteindre en 2023 le chiffre d’un milliard de personnes supplémentaires :

    • bénéficiant de la couverture sanitaire universelle ;
    • mieux protégées dans les situations d’urgence sanitaire ;
    • bénéficiant d’un meilleur état de santé et d’un plus grand bien-être.
  • Données de santé : le CCNE prône une exploitation contrôlée par une « garantie humaine »

    « Données massives et santé : une nouvelle approche des enjeux éthiques ». C’est l’intitulé de l’avis 130 du Comité consultatif national pour les sciences de la vie et de la santé (CCNE), rendu public le 29 mai 2019. Cet avis est une réponse du CCNE à une saisine effectuée par la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn en janvier 2017. Il s’inscrit dans la ligne de l’avis 129 daté de juin 2018, contribution à la révision de la loi de bioéthique 2018-2019, et du rapport remis en novembre 2018 par son groupe de travail « Numérique et santé ».

    « On ne saurait adopter une position hostile à ces technologies numériques en raison des risques dont elles sont porteuses, indique le comité dans un dossier de presse daté du 29 mai 2019, car il serait contraire à l’éthique de ne pas favoriser leur développement si elles peuvent bénéficier à la santé de tous et aider à la rationalisation des coûts ». Dans les 12 recommandations détaillées à la fin de l’avis, le CCNE détaille les conditions dans lesquelles l’exploitation des données de santé peut être conforme aux exigences éthiques.

    Jugeant que « la pertinence des décisions qui sont prises dans un parcours de soin à l’aide du traitement algorithmique de données massives repose sur la qualité de ces données, sur l’absence de biais dans leur sélection et sur la rigueur de la méthodologie utilisée pour leur traitement », le CCNE estime que « les résultats obtenus ne peuvent être évalués et validés que par une garantie humaine, condition d’une responsabilisation des acteurs », ajoutant que cette garantie « devrait être assurée par des instances indépendantes de contrôle » (recommandation n°4).

    « La confiance qui est au cœur de la relation de soin nécessite la préservation d’une relation personnelle directe entre le professionnel de santé et le patient[, qui] ne saurait être réduit à un ensemble de données à interpréter, rendant inutile son écoute et la prise en compte de son vécu. » C’est ce qui est affirmé dans la recommandation n°7, dans laquelle il est précisé que « l’utilisation par le professionnel de santé des technologies récentes doit aussi avoir pour but de libérer du temps pour l’écoute et l’échange en simplifiant le recueil des informations pertinentes ».

    Information et formation

    « Toute personne a droit à une information compréhensible, précise et loyale sur le traitement et le devenir de ses données, que son consentement soit ou non requis », estime le CCNE en ouverture de sa première recommandation, précisant que « cette information, dont l’application effective doit pouvoir être évaluée, est adaptée à chaque contexte et actualisée[, et] doit en outre être aisément accessible, particulièrement lorsqu’elle s’adresse aux personnes les plus vulnérables ».

    Le comité estime parallèlement (recommandation n°5) que les professionnels de santé « doivent bénéficier, lors de leur formation initiale et tout au long de leur carrière, d’une formation adaptée aux technologies numériques, aux principes éthiques qui régissent le recueil et le traitement des données, aux moyens à mettre en œuvre pour les respecter, et aux risques de biais qui résultent de leur non-respect ». Il ajoute que les experts de la gestion et de l’analyse des données massives ainsi que les chercheurs doivent eux aussi « être suffisamment avertis des questionnements éthiques que soulèvent ces technologies pour pouvoir assurer efficacement la protection des droits fondamentaux et des libertés individuelles ».

    « Compte tenu du rythme particulièrement important des innovations scientifiques et technologiques », le CCNE estime nécessaire d’«évaluer périodiquement la mise en œuvre effective des dispositifs juridiques » les concernant (recommandation n°2). Il est à cet égard nécessaire, selon le comité, de « mener une réflexion sur la notion de consentement au recueil et au traitement de données massives » (recommandation n°3). Le CCNE juge à cet égard « essentiel » que « le titulaire des données soit informé des modalités par lesquelles l’autorité de contrôle assure sa fonction de tiers de confiance » (recommandation n°11).

    Données et enjeux de société

    Le comité indique que « l’individuation du risque[qu’] implique l’avènement d’une médecine de précision peut porter atteinte à la mutualisation dans les mécanismes de financement de la santé » (recommandation n°8). Selon l’avis, cette évolution contient « le risque d’une dérive vers un profilage de nature discriminatoire, notamment pour des raisons économiques », ce qui nécessite une « vigilance [des acteurs de santé] pour la préservation de nos valeurs d’égalité, d’équité et de solidarité ». 

    Le CCNE « insiste » (recommandation n°9) sur la nécessité de « veiller à ce que les personnes qui n’ont pas accès aux technologies du numérique, par exemple pour des raisons économiques ou de difficulté à comprendre leur mode de fonctionnement[, bénéficient,] comme les autres, des avancées dans le domaine de la santé [et] ne subissent ni pénalisation ni discrimination dans leur accès aux soins ».

    Il considère que les sites et applications qui « donnent, hors parcours de soin, des conseils pour améliorer l’hygiène de vie et le bien-être doivent pouvoir être évalués [ainsi que] la qualité de l’information délivrée aux utilisateurs[, afin d’éviter] des conséquences négatives sur le comportement et la santé des personnes » (recommandation n°6).

  • Vidal lance Parcours de soins, une offre d’e-formation conçue pour les médecins

    Vidal, spécialiste de l’information sur les produits de santé, lance Parcours de soins, une offre de formation numérique gratuite à destination des médecins mais aussi des autres professionnels de santé et des patients. Les formations sont conçues par des experts, avec l’objectif de suivre l’évolution des recommandations et les innovations thérapeutiques.

    L’utilisateur accède à la plateforme grâce à une identification unique sur le site Campus.vidal.fr, depuis tout ordinateur, téléphone mobile ou tablette, de n’importe où, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.
    Il peut consulter des modules personnalisés (selon profil et spécialité) avec des suppléments appelés « Vidal Live », des reportages vidéo ou des web-débats, et mettre à jour ses connaissances au moment le plus opportun pour lui.
    Les modules de formation durent de 5 à 15 minutes maximum. Le programme permet de reprendre là où l’utilisateur s’est arrêté et d’évaluer ses connaissances en fin de module.

    Deux modules de formation sont d’ores et déjà disponibles, sur le thème des médicaments biosimilaires et du traitement de la cystite.

    Les formations en ligne attirent

    Cette initiative a été lancée par Vidal sur la base des résultats d’une enquête réalisée en mars 2018 sur les attentes des médecins en matière de formation médicale : 94 % des 393 praticiens interrogés ont participé en 2017 à au moins une formation, réalisée en ligne pour 55 %. 77% d’entre eux ont fait évoluer leurs pratiques suite à ces formations.

    65 % des médecins sont demandeurs de formation en ligne (Imago Research)

    Ces résultats se sont vus corroborés par l’étude Imago Research réalisée en septembre 2018, selon laquelle 65 % des médecins sont demandeurs de formation médicale à distance pour actualiser leurs connaissances.