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  • La Fondapol préconise de solliciter les fonds privés pour financer l’innovation hospitalière

    Solliciter les fonds privés pour financer l’innovation hospitalière via la création de « Health Impact Bonds », telle est l’une des grandes propositions de la note « Hôpital : libérer l’innovation » publiée par la Fondapol le 15 février 2017.

    Cette note émet trois préconisations pour répondre au défi de « l’adaptation en continu » auquel est confronté le système de santé face à la rapidité de l’innovation :
    • un nouveau modèle de financement de l’innovation hospitalière ;
    • une simplification réglementaire
    • une incubation des start-up dans les hôpitaux.

    Les health impact bounds, un nouveau modèle pour financer l’innovation

    Un financement sur résultats

    La Fondapol propose de s’inspirer des social impact bonds instaurés au Royaume-Uni en 2010 pour financer le développement de l’économie sociale et solidaire. Ils fonctionnent sur le modèle suivant :

    • Les pouvoirs publics confient à une organisation sociale une action précise.
    • Des objectifs mesurables, une méthode d’évaluation, des conditions de rémunération et une échéance sont fixés contractuellement.
    • À l’échéance, si les objectifs sont atteints, les investisseurs perçoivent de l’État la rémunération contractuelle de base.
    • Si les objectifs sont dépassés, la rémunération peut, selon les clauses du contrat, être augmentée.
    • En cas de sous-performance,le taux de rendement est réduit.
    • Si l’échec est significatif, la rémunération des investisseurs peut tomber à zéro.

    Les health impact bonds fonctionneraient ainsi :

    • Un établissement soumet un projet à l’ARS.
    • Des objectifs mesurables à atteindre sont convenus : un nombre minimum de bénéficiaires, une meilleure observance des traitements, une amélioration de l’état de santé des patients, etc.
    • Une fois les objectifs, la période d’expérimentation et le mode d’évaluation convenus, un rendement contractuel et conditionnel est défini ;
    • des Health Impact Bonds peuvent ensuite être émis auprès d’investisseurs institutionnels ;
    • une évaluation indépendante est réalisée a posteriori.

    Un fonds dédié pour les health impact bonds

    La Fondapol préconise la création d’un fonds dédié aux Health impact bonds pour les rendre attractifs :

    • il serait abondé par BPIFrance, des mutuelles, des institutions de prévoyance, des assurances privées, des banques et d’autres acteurs en capacité d’épargne ;
    • il investirait dans un portefeuille diversifié de projets d’innovation hospitalière ;
    • le montage financier conférerait plus de 50 % du capital du fonds aux grands investisseurs privés.

    Intégrer des incubateurs de start-up de la santé dans les hôpitaux

    La Fondapol préconise de créer des incubateurs de start-up dans les hôpitaux sous la responsabilité des directeurs d’hôpitaux et de cliniques, proposition qui rejoint la plateforme présidentielle de la FHF et celle des CHU.

    Ces incubateurs auraient deux objectifs :

    • sélectionner des start-up ;
    • promouvoir l’intraprenariat et les projets innovants portés par le personnel hospitalier lui-même.

    Leur financement serait assuré par :

    • une enveloppe dédiée ;
    • ou une fraction des enveloppes qui financent actuellement l’innovation hospitalière.

    Une simplification réglementaire portée par une consultation nationale

    Enfin, la Fondapol propose de s’inspirer de la méthode de consultation mise en œuvre dans le cadre de l’élaboration de la loi pour une République numérique : une consultation impliquant l’ensemble des Français leur permettrait de débattre des enjeux de l’innovation en santé et des moyens nécessaires pour la promouvoir.

  • Investissements d’avenir (PIA) : Alsace BioValley et Health Factory lancent les Défis Santé Numérique

    Health Factory et le pôle de compétitivité Alsace BioValley ont annoncé le 9 février 2017 avoir été retenus pour organiser des Défis Santé Numérique à l’échelon national dans le cadre du PIA.

    L’objectif de ce programme est de faire émerger des innovations dans le secteur du numérique en santé, fruits de collaboration entre grands groupes industriels, établissements de soins et start-up & PME.

    Le premier défi est lancé en février 2017.

    Modalités de participation

    Les acteurs de la santé (grands industriels, établissements de santé, assureurs, acteurs publics) sont invités à soumettre un défi Santé numérique pour résoudre l’une de leurs problématiques médicales sur le site : http://defis.santenumerique.co/

    Les start-up & PME innovantes pourront répondre à chaque défi proposé par un acteur de santé. Elles seront alors intégrées dans des consortiums collaboratifs, aux côtés des porteurs du défi.

    Chaque candidat ou consortium constitué déposera ensuite un dossier présentant son projet d’innovation, dossier qui sera étudié et évalué par un jury en fonction du caractère innovant et de la capacité à répondre à la problématique posée initialement.

    Les projets lauréats bénéficieront d’un financement jusqu’à 45 000 €.

    Le premier Défi santé numérique

    Lancé en février 2017, ce défi est porté par le Centre Henri Becquerel (Centre de Lutte contre le Cancer de Rouen).

    Défi à relever

    Au regard des besoins identifiés par les patients, leurs proches et les professionnels de santé, une solution numérique adaptée à la prise en charge des patients atteints de cancer et traités par chimiothérapie ambulatoire devrait comprendre l’ensemble des fonctionnalités suivantes :

    • permettre l’échange d’informations entre les patients et les professionnels de santé ;
    • assurer une remontée d’informations par les patients sous forme active et passive ;
    • assurer le décodage et l’encodage de l’information d’une façon compréhensible par son destinataire, professionnel ou patient ;
    • s’appuyer sur des systèmes experts d’intelligence artificielle pour aider à la priorisation, la redirection, la décision sur l’ensemble des flux d’information ;
    • assurer une interopérabilité satisfaisante avec les systèmes d’information tant hospitaliers que libéraux, y compris les portails dédiés aux patients.

    Calendrier

    • 28 février 2017 – Paris : présentation du défi & échanges au Numa
    • 23 mars 2017 – Strasbourg : présentation du défi & échanges à l’IRCAD
    • 10 avril 2017 : atelier de design-thinking au Numa
    • 20 avril 2017 : date limite de dépôt de la lettre d’intention
    • 31 mai 2017 : date limite de dépôt du dossier de candidature
    • 20 juin 2017 : audition devant le jury
    • début juillet 2017 : annonce des lauréats

    Tous les documents nécessaires sont téléchargeables sur le site http://defis.santenumerique.co/defi-chimio

    L’ensemble de ce programme est conçu et piloté par Alsace BioValley et Health Factory, financé par la DGE via Bpifrance et l’ASIP Santé, et soutenu par Alsace Innovation, le GCS Alsace e-santé et Rhenatic.

  • Imagerie : la CSMF proteste contre la baisse unilatérale de tarifs

    « Une mainmise de l’Etat sur la convention médicale », telle est la réaction de la CSMF à la suite de la publication de la baisse de certains tarifs d’imagerie médicale au Journal officiel du 12 février 2017.

    Rappelant que « la convention est un contrat de droit privé qui régit les rapports entre les médecins libéraux et les Caisses de l’Assurance maladie », la CSMF « interpelle le gouvernement pour que ces décisions arbitraires soient suspendues et rappelle son attachement au mécanisme conventionnel, seul garant d’une médecine libérale et sociale, accessible à tous ».

    Le Snitem et la FNMR s’étaient déjà mobilisés contre la baisse des tarifs de certains actes d’imagerie début février, appelant à une réflexion sur l’avenir de l’imagerie.

  • Un spectroscope connecté pour l’identification des médicaments par les patients et pharmaciens

    La start-up américaine Stratio a mis au point un spectromètre connecté, baptisé « LinkSquare » qui vise à permettre aux patients et pharmaciens de connaître la composition exacte de leurs médicaments dans l’optique d’éviter une confusion et/ou une contrefaçon.

    Aux États-Unis, la commercialisation grand public est prévue pour mars 2017 pour 750$ (environ 707€ environ).

    Éviter les erreurs de médicaments par les patients

    Avec cet appareil spectroscopique, l’utilisateur peut recueillir les données spectrales brutes d’un médicament. Ces dernières sont caractéristiques et spécifiques. On parle d’ « empreinte spectrale » propre à chaque médicament.
    Ensuite ces informations spectrales sont exportées puis analysées par un logiciel.
    Il en résulte un graphique visualisable sur smartphone ou plateforme web révélant la nature du médicament et sa composition exacte.

    En pratique, l’utilisateur éclaire le médicament avec une lumière visible et infrarouge et observe la réaction de ce dernier à plusieurs longueurs d’onde (composantes de la lumière), dans l’objectif de révéler ses caractéristiques intrinsèques.

    Identification de l’échantillon médicamenteux analysé

    L’identification du médicament est réalisée grâce à un algorithme configuré à l’aide de la technique du machine learning. Les données recueillies par le spectromètre sont comparées à l’empreinte spectrale de chaque médicament par recherche de correspondance avec les autres empreintes spectrales de médicaments déjà enregistrées dans la base de données.

    Détecter les contrefaçons et optimiser l’efficacité des officines

    LinkSquare pourrait s’avérer utile dans deux domaines distincts aux États-Unis :

    Optimiser l’identification médicamenteuse et l’efficacité globale d’une officine

    Le spectroscope pourrait être utilisé dans les pharmacies de ville qui souhaitent parfaire leur efficacité opérationnelle et leur protection contre le mélange des médicaments par les patients.

    En effet aux États-Unis le système officinal est différent du système français: ce sont les « techniciens de pharmacie » (l’équivalent des préparateurs en officine) qui préparent les prescriptions, mais l’identification des pilules par exemple est réalisée par un technicien agréé avant de délivrer les médicaments aux patients.

    Le spectroscope LinkSquare vise à permettre à ces techniciens de confirmer eux-mêmes l’identification du médicament.

    Lutter contre la contrefaçon

    Organismes, agences et commerçants de détail font face à un considérable problème de contrefaçon concernant les médicaments en provenance des pays en voie de développement.
    Le spectroscope pourrait permettre d’identifier et caractériser les médicaments et de remonter à la source de la fraude.

    Pour mémoire, il existe d’autres spectroscopes sur le marché mais ces derniers utilisent uniquement la lumière visible ou infrarouge, la start-up explique fournir plus de données à traiter par algorithme en combinant les deux.

  • « Hôtels hospitaliers » : appel à projets du ministère de la Santé auprès des établissements de santé

    Marisol Touraine, ministre de la Santé, a lancé le 10 février 2017 un appel à projets auprès des établissements de santé qui souhaitent proposer à leurs patients une prestation d’hébergement non médicalisé, en amont ou en aval de leur prise en charge.

    L’appel à candidatures est ouvert jusqu’au 12 mars 2017.

    La possibilité de proposer une prestation non médicalisée d’hébergement de patients a été ouverte aux établissements de santé par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2015. L’objectif est notamment de permettre aux patients d’éviter des transports fatigants en cas de séances de soins régulières ne nécessitant pas d’hospitalisation.

    L’appel à projets s’inscrit dans le cadre d’une expérimentation de trois ans, qui sera financée par le biais du fond d’intervention régional (FIR).

    Les établissements peuvent proposer l’hébergement non médicalisé dans leurs locaux, de façon distincte des locaux d’hospitalisation, ou le faire réaliser par un tiers.

  • Télémédecine : le SML demande l’entrée de la télémédecine dans le champ conventionnel

    Le Syndicat des Médecins Libéraux demande notamment l’arrêt des expérimentations de l’article 51, à l’issue de la réunion conventionnelle du mercredi 8 février 2017.

    Pour le syndicat, la proposition de l’Assurance maladie sur la télémédecine se résume à :

    • la transmission du dossier du médecin traitant à un nouveau médecin traitant selon le souhait du patient, lors de son entrée en EHPAD avec 15€ de rémunération de part et d’autre,
    • la possibilité d’une téléconsultation du médecin traitant à l’initiative d’un professionnel de santé pour les patients en EHPAD, nécessitant un échange visuel, en dehors de l’urgence.

    Les médecins libéraux expliquent que tous les autres actes de télémédecine sont renvoyés aux expérimentations en cours dans le cadre de l’article 51 de la Loi HPST, une « usine à gaz » résultant selon eux d’une « vision totalement ARS dépendante, un cahier des charges hospitalo-centré » dont ils se sentent « exclus ».

    Ils estiment qu’ainsi la médecine libérale prend « un retard considérable qu’il lui sera probablement difficile de combler ».

    C’est pourquoi le SML demande :

    • l’arrêt des expérimentations dont la généralisation est uniquement géographique,
    • la simplification des process sans compromettre la sécurité d’échange des données,
    • l’entrée des actes de télémédecine dans le champ conventionnel.

  • Premier sommet de la santé France – Inde : 1er et 2 mars 2017 à Paris

    Le premier Sommet de la santé France-Inde aura lieu les 1er et 2 mars 2017 dans les locaux de Biocitech à Romainville (93).

    Organisé par Medicen, Biocitech, l’Ambassade d’Inde en France et DECCS, cet événement réunira environ 150 entreprises, 20 fonds d’investissement, une vingtaine de PDG autour de 4 tables rondes, moments de networking et 2 sessions B to B autour des thèmes suivants : appareils médicaux, e-santé et Healthtech.

    Trois impératifs convergents ont été identifiés pour les deux pays :      

    • Permettre un meilleur accès au diagnostic et aux soins dans les zones reculées, rendant le traitement accessible à tous, y compris aux personnes démunies.
    • Réduire le coût des soins – du diagnostic aux dispositifs médicaux, aux produits et protocoles chirurgicaux et aux soins à domicile – en rationalisant les organisations, la normalisation et la réingénierie systématique.   
    • Innover dans les nouveaux produits et les protocoles ainsi que dans les processus. 

    Personnalités attendues

    • Nora Benhabiles, Directeur des partenariats industriels et des collaborations externes de la Division de recherche fondamentale au CEA
    • Marina Cavazzana Directrice du département de biothérapie à l’hôpital Necker
    • Manuel Gea, Cofondateur et directeur de Bio-Modeling Systems
    • Dr. Taslimarif Saiyed, Directeur et chef de l’exploitation de la société C-CAMP
    • Dr. Ajay Bakshi PDG de Manipal Health Enterprises
    • Pr. K. VijayRaghavan Responsable du Département de biotechnologie, Gouvernement de l’Inde et Président du BIRAC, Conseil d’assistance à la recherche en biotechnologie
    • Dr Vijay Chandrun
    • Dr. Naresh Trehan, Chirurgien cardiovasculaire et cardio-thoracique

    Le programme est disponible via le lien ci-contre : Programme France India Healthcare Summit 2017

    L’inscription (payante) est réalisable via le lien ci-contre : Inscription

  • MAIA, PAERPA et PTA : le cloisonnement des actions source de segmentation et de concurrence (CNSA)

    Le cloisonnement dans le pilotage national des projets MAIA (CNSA), PAERPA (DSS) et PTA (DGOS) est source de segmentation et de concurrence entre acteurs : tel est le constat dressé par la CNSA dans son rapport d’évaluation des dispositifs MAIA mis en ligne le 9 février 2017.

    Cette segmentation se reproduit également au niveau des ARS, MAIA étant généralement pilotée par les directions de l’offre médico-sociale, tandis que PAERPA et PTA le sont par d’autres directions, ce qui peut « entraîner des logiques de concurrence en interne au sein des ARS ».

    Dans ce contexte, « une mise en cohérence en amont de la formulation de la politique de santé est attendue » par les acteurs de territoires : pilotes MAIA, ARS et conseils départementaux.

  • L’Anap organise la journée nationale Hospi Diag à Paris le 27 avril 2017

    La journée nationale « Hospi Diag », organisée par l’Agence nationale d’appui à la performance des établissements de santé et médicaux sociaux, aura lieu le 27 avril 2017 à Paris.

    A cette occasion, médecins, chercheurs, institutionnels, usagers, soignants, chefs de pôle, présidents de CME, DG, DIM, DAF, contrôleur de gestion, journalistes et étudiants sont invités à :

    • découvrir les nouveaux usages d’Hospi Diag,
    • débattre avec les acteurs de terrain,

    pour échanger leur expérience d’utilisation d’Hospi Diag pour organiser entre autres :

    • la contractualisation interne avec les pôles,
    • le dialogue et de gestion Établissement/ARS,
    • la réflexion dans le cadre de la mise en place d’un GHT,
    • la démarche de contrôle par une Chambre régionale des Comptes.

    Inscription et programme seront détaillés ultérieurement, pour tout renseignement vous pouvez vous adresser à : hospidiag@anap.fr  

    Pour mémoire, Hospi Diag est un outil d’aide à la décision permettant de mesurer la performance d’un établissement de santé qui pratique de la médecine, de la chirurgie ou de l’obstétrique, en comparaison avec d’autres établissements de santé. Il permet d’identifier ses forces et ses faiblesses et donc ses gisements de performance dans 5 composantes : qualité des soins, pratiques professionnelles, organisation des soins, ressources humaines et finances.

  • Présidentielle : les CHU interpellent les candidats autour de 17 propositions pour un New Deal

    17 propositions pour un New Deal des CHU, tel est le projet sur lequel les conférences des directeurs généraux de CHU, des présidents de CME et des doyens de faculté de médecine ont demandé aux candidats à l’élection présidentielle 2017 de se positionner.

    Présenté lors des Assises des CHU de décembre 2016, ce New Deal s’articule autour de la promotion de l’excellence des CHU à l’international, de l’accès aux soins, de la recherche, de la formation et des ressources humaines.

    Lors d’une conférence de presse organisée le 7 février 2017, les présidents des trois conférences ont insisté sur la nécessité de préserver les budgets consacrés à la recherche dans les CHU et de renforcer les liens entre établissements pour atteindre une masse critique.

    Les présidents de conférences envisagent des rapprochements entre CHU dans le contexte des nouvelles grandes régions, afin :

    • d’atteindre une masse critique en matière de recherche, par exemple avec la création d’entrepôts de données régionaux ;
    • de renforcer les complémentarités entre CHU d’une même région, notamment sur les missions de recours ;
    • de fluidifier les carrières hospitalières au niveau d’une même région ;
    • d’harmoniser la formation des professionnels de santé entre facultés d’une même région.

    Une éventuelle fusion de CHU n’est toutefois pas envisagée actuellement.