PSY

  • « Les patients sont de plus en plus intéressés par les données techniques » (Pr Damien Léger, AP-HP)

    Le Professeur Damien Léger, qui dirige le centre du Sommeil et de la Vigilance de l’Hôtel-Dieu (AP-HP, Paris), a accordé un entretien à Health&Tech Intelligence sur les apports de la e-santé en matière de prévention, de dépistage et de suivi des troubles du sommeil :

    • les applis et bracelets connectés permettent de mesurer les phases d’éveil et d’endormissement, pas la qualité du sommeil ;
    • les dispositifs médicaux, pour l’apnée du sommeil, sont de plus en plus communicants et permettent une alerte précoce des soignants ;
    • la télétransmission des données recueillies à domicile est complexe sur le plan juridique ;
    • la capacité à mesurer le sommeil sans capteurs est l’innovation qui permettra d’améliorer le confort des patients.

    Tels sont les principaux points abordés par le Pr Léger dans cet entretien.

    Quels peuvent être les apports du numérique pour le suivi des troubles du sommeil ? Où en est-on actuellement, entre produits orientés « bien-être » et dispositifs médicaux ?

    Il existe des technologies numériques depuis longtemps pour bien suivre les patients à domicile, comme les bracelets d’actimétrie (examen du rythme veille-sommeil). De bonne qualité, ils fournissent de nombreuses informations utiles pour mesurer le sommeil. Ces appareils ne sont pas remboursés par l’Assurance maladie.

    De nouveaux outils comme les bracelets connectés liés à une application permettent de renseigner sur le rythme coucher/lever. Bien que leurs algorithmes ne soient pas toujours bien validés, ils peuvent aider dans la pratique clinique dès lors que le transfert des données vers le dossier médical est possible. Je précise que ces outils ne renseignent pas sur le sommeil, mais sur le comportement vis-à-vis du sommeil, notamment le temps passé au lit. La mesure des phases de sommeil qu’ils proposent n’a pas de validation scientifique.

    Il existe aussi des applis utiles pour le sommeil. Nous avons par exemple mis au point une appli qui s’appelle ISommeil, et dont le développement a été financé dans le cadre du programme d’investissements d’avenir. Elle permet de mesurer le temps de sommeil et les ronflements. Elle facilite également l’endormissement et le réveil avec des séquences sonores et des lumières adaptées. Disponible aujourd’hui en 3 langues, elle a été téléchargée plus de 100 000 fois.

    Qu’en est-il de l’apnée du sommeil ?

    La majorité des dispositifs médicaux sont équipés de capteurs mesurant la compliance des patients : flux, durée d’utilisation de l’appareil, etc. Avant, les données étaient récupérées grâce à une petite carte intégrée à l’appareil. La nouveauté aujourd’hui, c’est que certains dispositifs médicaux télétransmettent les données, et permettent ainsi aux médecins de récupérer des données traitées. C’est le cas par exemple de Nowapi (VitalAire, Air Liquide Healthcare).

    Mais la télétransmission des données mesurées par les dispositifs médicaux est complexe sur le plan juridique : elle est en effet autorisée si le patient ne s’y oppose pas.

    Du point de vue du praticien, cette télétransmission apporte un gain de réactivité : les données sont traitées par le prestataire avec un niveau d’alerte, ce qui permet de réagir plus rapidement.

    Quels sont les apports du numérique en matière de prévention et de dépistage des troubles du sommeil ?

    En matière de prévention, nous travaillons actuellement avec la sécurité routière sur les systèmes embarqués pour dépister la somnolence au volant. Il s’agit encore d’un gadget pour les constructeurs, avec un positionnement marketing plutôt que l’élaboration de véritables outils. Nous souhaiterions que ces systèmes soient validés par une commission d’experts.

    En matière de dépistage, le matériel du lit commence à être utilisé pour évaluer la durée de sommeil : oreillers connectés, draps connectés, bandeaux sous les matelas… La start-up Rythm a, de son côté, développé Dreem, un bandeau censé améliorer la qualité et augmenter la durée du temps de sommeil profond. Ce n’est pas un dispositif médical.

    Le matériel médical, notamment les polysomnographes, est de plus en plus fiable, miniaturisé et numérisé. Les tracés de sommeil sont toutefois encore longs à lire. Pour en faciliter la lecture, nous menons actuellement un projet de machine learning dans le cadre d’un consortium avec Polytechnique et Rythm. Il est financé dans le cadre du PIA.

    Quelles sont les conséquences du numérique sur vos pratiques professionnelles ?

    Le métier de techniciens du sommeil est en cours de développement et de professionnalisation. Nous avons monté un DU à l’université Paris Descartes, et en formons entre 40 et 50 chaque année. Les techniciens du sommeil, qui sont souvent d’anciens infirmiers ou techniciens de radiologie, sont capables d’équiper les patients, en laboratoire ou en cabinet médical, et d’analyser une partie de leurs données. La prescription et l’analyse restent du ressort du médecin.

    Par ailleurs, les patients sont de plus en plus intéressés par les données techniques. Je pense notamment aux personnes souffrant de syndrome d’apnée du sommeil : il y a beaucoup d’indicateurs directs sur les appareils, et ces personnes connaissent leurs chiffres (pression moyenne, nombre d’apnées…). La situation est plus confuse pour les insomniaques, car ils maîtrisent mal les notions autour du sommeil, et ne savent pas quoi faire de leurs données.

    Travaillez-vous avec des entreprises/start-up à la co-construction de solutions ?

    Nous sommes amenés à valider des algorithmes dans le cadre de la recherche, mais nous sommes très prudents sur leur présentation et leur validation. Il faut garder en tête l’intérêt des patients.

    Le cadre actuel d’évaluation des technologies de santé est-il adapté à ces innovations ?

    Une fois que les produits sont validés, nous les utilisons, en les adaptant si besoin. Nous n’avons pas de rôle spécifique dans l’évaluation, et, pour l’instant, il n’y a pas de dispositifs médicaux qui nécessiteraient d’évaluation en vie réelle.

    Comment se dessine l’innovation pour le suivi du sommeil ?

    Je pense à la capacité à mesurer le sommeil sans capteurs, car ces derniers gênent les patients. La literie « intelligente », et plus largement l’environnement des dormeurs, apporte des informations de plus en plus précises.

  • « L’importance des bonnes pratiques d’e-santé », appel à contribution ( Catel)

    Le Catel a lancé le 7 mars 2017 un appel à contribution à l’enquête préliminaire sur l’importance des « bonnes pratiques d’e-santé ».

    Il s’agit de choisir 8 bonnes pratiques, parmi 40 identifiées par le CATEL, et d’évaluer leur importance. La synthèse des réponses exprimées sera présentée lors du CATEL Visio 2017 qui aura lieu le 23 mars 2017 dans 25 villes connectées.

    Vous pouvez contribuer au sondage via le lien ci-contre : Sondage

    L’inscription à la visioconférence est possible via le lien ci-contre : Inscription

  • Innovation organisationnelle : 18 projets lauréats de l’appel à projets Fondation Crédit Agricole

    400 000 €, tel est le montant alloué aux 18 projets lauréats de l’appel à projets « désertification médicale et accès au soins » de la fondation Crédit Agricole Solidarité et Développement (CASD) rendus publics le 1er février 2017.

    Le jury, composé de représentants de la fondation CASD, de La Médicale, de la CAMCA, compagnies d’assurance du groupe Crédit Agricole, a sélectionné les lauréats porteurs de projets dans des domaines comme la e-santé, la télémédecine, ou les soins mobiles en faveur de l’accès aux soins dans les déserts médicaux.

    Quatre projets « coups de cœur » ont également été distingués.

    Les autres projets lauréats

    E-santé

    • Association pour la recherche en psychiatrie, à Paris – 10 000 € : création de Bloom up, dispositif de e-santé à destination des médecins et de leurs patients dans la prise en charge de la dépression.

    Télémédecine

    • Hôpital de Dieuze, Lorraine – 20 000 € : amélioration de l’accès aux soins des personnes âgées par un dispositif de télémédecine permettant la mise en place de consultations à distance (ophtalmologie, dermatologie et gériatrie) dans les grands hôpitaux de Meurthe-et-Moselle.
    • La maison de Santé de Bethel, Bas Rhin – 25 000 € : équipement des EHPAD du territoire d’Alsace en télémédecine pour lutter contre le renoncement aux soins des personnes âgées et/ou en situation de handicap.
    • GCS e-santé Picardie – 15 000 € : développement d’un dispositif de télémédecine mobile, dans le domaine de la dermatologie, sur le territoire de l’Aisne, de la Somme et de l’Oise.

    Accompagnement vers le soin

    • Réseau Aloïs, Ardèche – 14 900 € : création de groupes de paroles et de soutien en visio-conférence pour les patients souffrant de troubles cognitifs et leurs aidants sur le Plateau du Vivarais-Lignon.
    • Médecins du monde, Auvergne – 20 000 € : développement de la pratique de la médiation sanitaire en zone rurale dans les Combrailles pour aller à la rencontre des personnes isolées ou en situation de précarité et les accompagner vers le système de santé.

    Maisons et centres de santé

    • Commune de Coulombiers, dans la Vienne – 25 000 € : transformation d’anciens garages en Maison médicale pour maintenir l’offre de soins sur le territoire, après le départ en retraite du médecin de la ville.
    • L’Ordre de Malte France, Limoges – 20 000 € : création d’un dispensaire social pour permettre aux personnes en difficulté d’accéder aux soins en dermatologie, dentisterie, médecine générale et ophtalmologie.

    Prévention santé

    • Union Régionale des Professionnels de Santé médecins libéraux, Martinique – 10 000 € : mise en place d’une campagne de prévention du suicide, à destination notamment des praticiens, pour contribuer au repérage des patients à risque.
    • Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie, Lorraine – 20 000 € : mise en place d’un Véhicule Santé Itinérant pour aller à la rencontre des personnes isolées afin de favoriser la prévention et l’accès aux soins en lien avec les addictions.

    Soins mobiles

    • Adalea, Côtes d’Armor – 25 000 € : développement du Point Santé Bretagne en créant un service itinérant pour aller vers les populations fragiles en milieu rural.
    • AGAPE 24, Dordogne – 20 000 € : acquisition d’un minibus pour faciliter l’accès aux soins des résidents en EHPAD et des personnes âgées isolées.
    • Santélys, Nord-Pas-de-Calais – 20 000 € : développement de Diabetobus, dispositif favorisant l’accès aux soins des personnes isolées et/ou en difficulté, atteintes de diabète ou risquant de l’être.
    • Samu social de Paris, Île-de-France – 25 000 € : soutien à l’action du Bus Espace Enfants-Parents (BEEP), bus sanitaire et sociale accueillant familles et enfants vivant en hôtel social, afin de leur garantir un accès aux soins de proximité.
  • Luxembourg : la fédération des hôpitaux souhaite mieux connecter patients et professionnels

    La Fédération des hôpitaux luxembourgeois, qui rassemble les établissements hospitaliers du Luxembourg, a indiqué le 6 mars 2017 souhaiter mieux « interconnecter » patients, hôpitaux et médecins, en simplifiant l’organisation hospitalière.

    Cette prise de position s’inscrit dans le contexte d’un projet de réforme du système hospitalier luxembourgeois, qui devrait être présenté en septembre 2017. Il vise notamment à simplifier la carte hospitalière et à permettre d’introduire la facturation à l’activité des établissements, ces derniers étant actuellement financés par dotation globale.

    Dans le détail, la Fédération des hôpitaux luxembourgeois propose trois axes de réforme :

    • gouvernance : la FHL souhaite un renforcement des moyens de pilotage de l’activité mis à disposition des directions d’établissements ;
    • attractivité médicale : la FHL souhaite une plus grande implication des médecins hospitaliers dans l’organisation des soins hospitaliers, et une amélioration de leur rémunération ;
    • information des patients : la FHL appelle à la mise en place d’une meilleure information sur les soins, afin de renforcer la transparence des hôpitaux.

  • Colloque Health Technology Assessment : Quel modèle d’évaluation pour l’e-santé ? 16 mars 2017-Paris

    Le Centre d’Études et d’Innovations en Santé (CEIS) de la Fondation A. de Rothschild organise le 16 mars 2017 un colloque sur le thème « Quel modèle d’évaluation pour l’e-santé : de la start-up à la diffusion ».

    • La e-santé: définition, périmètre et enjeux;
    • prospectives en e-santé;
    • stratégie de la Haute Autorité de Santé en e-santé
    • cadre réglementaire et juridique;
    • regards croisés autour des pratiques en e-santé en France;
    • modèles d’évaluation : technique, médicale (efficacité), médico-économique (efficience):
    • éthique et e-santé,

    telles seront les problématiques abordées.

    Par ailleurs, la stratégie nationale de l’innovation en santé sera présentée par Jean-Yves Fagon, Délégué Ministériel à l’innovation en Santé.

    Programme

    • 9h: Discours introductif – Julien Gottsmann, Directeur Général de la Fondation A. de Rothschild
    • 9h10: Stratégie nationale de l’innovation en santé – Jean-Yves Fagon, Délégué Ministériel à l’innovation en Santé
    • 9h30: E-santé : définition, périmètre et enjeux – Philippe Burnel (DSSIS, Ministère de la Santé)
    • 10h: Prospective en e-santé ; enseignements de l’étude PIPAME – Sandrine Degos (Care Insight)
    • 10h30: Positionnement stratégique de la HAS en matière de dispositifs connectés – Grégory Emery (HAS)
    • 11h: Cadre réglementaire et juridique en e-santé – Nathalie Beslay (Beslay + Avocats)
    • 11h30: Table ronde : Regards croisés autour des pratiques en e-santé en France, animée par Jean-Patrick Lajonchère, fédérateur de la famille prioritaire à l’export « Mieux se soigner »
      • Outils et évaluation en e-santé du point de vue d’une start-up – Frédéric Durand-Salmon (Bepatient)
      • Innovations en e-santé versus pratiques cliniques – William Rolland (Snitem)
      • Plateforme communautaire de santé utilisant la technologie blockchain – Jean-Christophe Despres (entrepreneur)
      • Démocratie sanitaire et patient e-connecté – Eric Balez (Association François Aupetit) & Loïc Blaise (Life Odyssey)
    • 12h30: Questions / Réponses
    • 12h45: Cocktail déjeunatoire

    Évaluation technique : quelle innovation pour répondre à quel besoin ?

    • 14h: Parcours ophtalmologique 3.0 – Nicolas Donatini (ZEISS)
    • 14h20: Optimisation du parcours du patient porteur de plaies chroniques complexes grâce à une solution de télémédecine utilisant des lunettes connectées – Jean-Paul Lembelembe (Groupe Hospitalier Saint-Augustin)
    • 14h40: Jeux vidéo thérapeutiques au service d’enjeux de santé publique – Marie-Laure Welter et Pierre Foulon (ICM Pitié-Salpêtrière)

    Évaluation médicale : quelle efficacité ?

    • 15h: Dépistage de la rétinopathie des prématurés par télémédecine à la Fondation : mise en place, réalisation et perspectives – Amandine Barjol et Georges Caputo (Fondation A. de Rothschild)
    • 15h20: Perspectives en chirurgie maxillo-faciale : croissance faciale assistée et e-technologie – Emmanuel Racy (Fondation A. de Rothschild)

    Évaluation médico-économique: quelle efficience ?

    • 16h: Évaluation médico-économique des applications télémédecine et des objets connectés en santé – Bruno Detournay (CEMKA-Eval)
    • 16h30: Évaluation médico-économique du dépistage de la rétinopathie des prématurés par télémédecine – Isabelle Durand-Zaleski (URCeco AP-HP)
    • 16h50: Évaluation médico-économique de l’étude CAPRI – Marie Ferrua (Institut Gustave Roussy)

    Conclusion: Réflexions éthiques sur la e-santé – Christian Hervé (Université Paris Descartes-Hôpital Necker)

    Vous pouvez vous inscrire via le lien ci-contre : Inscription

  • CEA, CNRS, Inserm & Institut Pasteur dans le top 15 mondial des organismes de recherche innovants

    Le CEA, le Centre national de la recherche scientifique, l’Inserm et l’Institut Pasteur occupent le top 15 mondial 2017 des organismes de recherche publics les plus innovants selon le classement « Top 25 Global Innovators-Government » publié par Reuters-Clarivate le 1er mars 2017.

    Ces organismes français sont respectivement 2e, 8e, 9e et 15e dans ce classement établi d’après le nombre et la pertinence des brevets et des publications scientifiques de 600 organismes.

    11 des premières institutions sont européennes, 8 sont américaines.

    Ce classement annuel identifie et établit la liste des institutions publiques les plus innovantes en termes de sciences et technologies. Issu du partenariat entre Reuters et Clarivate Analytics, il est basé sur l’analyse d’indicateurs, comme notamment le nombre de dépôts de brevets, de publications et citations d’articles de travaux de recherche.

    Par rapport au classement 2016, le CEA passe de la première à la deuxième place. La troisième place est occupée par le Fraunhofer allemand, le plus grand établissement européen de recherche appliquée, comprenant 67 instituts et unités de recherche.

    États-Unis et Allemagne sont les pays les plus présents, avec cinq instituts chacun, suivis de la France et du Japon (4).

    Les 3 principaux critères d’évaluation

    Le classement mesure essentiellement l’innovation au niveau institutionnel. Il a été établi sur une période d’évaluation de 8 ans en ce qui concerne les dépôts de brevets et les publications scientifiques. 600 organisations mondiales, incluant des établissements d’enseignement, des organismes à but non lucratif et des institutions financées par les États, ont préalablement été identifiées.

    • Brevet: nombre total déposé par chaque organisation, fréquence de leur demande auprès des offices mondiaux ou des autorités locales.
    • Publication scientifique : nombre d’articles écrits par des chercheurs dans des revues académiques.
    • Rendement, gestion ou financement par le gouvernement.

    Classement 2017 des Institutions

    • 1 Health & Human Services Laboratories, USA
    • 2 Alternative Energies and Atomic Energy Commission (CEA), France
    • 3 Fraunhofer Society, Allemagne
    • 4 Japan Science & Technology Agency, Japon
    • 5 National Institute of Advanced Industrial Science & Technology, Japon
    • 6 Korea Institute of Science & Technology, Corée du Sud
    • 7 Medical Research Council, Royaume-Uni
    • 8 National Center for Scientific Research (CNRS), France
    • 9 French Institute of Health & Medical Research (Inserm), France
    • 10 Agency for Science Technology & Research, Singapour
    • 11 Chinese Academy of Sciences, Chine
    • 12 National Institute for Materials Science, Japon
    • 13 RIKEN, Japon
    • 14 National Research Council Canada, Canada
    • 15 Pasteur Institute International Network (Institut Pasteur), France
    • 16 Max Planck Society, Allemagne
    • 17 US Department of Veterans Affairs, États-Unis
    • 18 Commonwealth Scientific & Industrial Research Organisation, Australie
    • 19 German Cancer Research Center, Allemagne
    • 20 German Research Center for Environmental Health, Allemagne
    • 21 Jülich Research Center, Allemagne
    • 22 United States Navy, États-Unis
    • 23 Spanish National Research Council, Espagne
    • 24 Los Alamos National Laboratory, États-Unis
    • 25 Lawrence Livermore National Laboratory, États-Unis
  • Faire avancer la santé numérique : 36h Chrono PACA à Marseille le 8 mars 2017

    La 8e étape régionale de la campagne FASN aura lieu le 30 mars 2017 à Marseille.

    Cette journée s’articulera autour :
    • d’une conférence sur « Le numérique, colonne vertébrale des projets régionaux de santé ? » en présence notamment de Philippe Burnel, Délégué à la stratégie des systèmes d’information de santé au ministère des Affaires sociales et de la santé;
    • d’ateliers d’experts sur différentes thématiques (GHT, maintien à domicile, cancérologie, généralisation des services numériques d’appui à la coordination);
    • d’un challenge start-up;
    • des Minutes de l’Innovation.

    Les ateliers d’experts

    • La généralisation des services numériques d’appui à la coordination, auquel participeront les URPS médecins, pharmaciens et infirmiers;
    • Les GHT : confrontant un DSI (directeur systèmes d’information) d’un centre hospitalier, un institutionnel et un éditeur de logiciel;
    • Maintien à domicile;
    • Cancérologie.

    Les Minutes de l’Innovation

    L’après-midi sera consacrée aux Minutes de l’Innovation visant à promouvoir les projets régionaux les plus innovants en santé numérique ayant un impact organisationnel.
    Plusieurs équipes y présenteront un projet e-santé déployé dans un établissement ou une structure associative et sélectionné par un comité d’experts. Les projets seront ensuite évalués par tous les participants au regard de leur performance sur 5 aspects : accessibilité, coordination, efficience, co-construction, décloisonnement.

    Par ailleurs, le challenge start-up est co-organisé avec Eurobiomed, CIU Santé, Grand Luminy Technipôle et la Métropole Nice Côte d’Azur.

    Le détail du programme et des intervenants est accessible via le lien ci-contre : Programme FASN Marseille 2017

    Vous pouvez vous inscrire via le lien ci-contre : Inscription

  • Consultations hospitalières en ville : le CH de Lunéville ouvre des consultations avancées

    Le Centre hospitalier de Lunéville a lancé début mars 2017 des consultations avancées dans l’est de la Meurthe-et-Moselle. Proposées deux fois par mois, ces consultations seront dédiées à la pédiatrie et à la gynécologie.

    « Ces consultations ne viennent pas en concurrence des praticiens déjà sur le secteur mais en complémentarité », indique l’hôpital, précisant que « l’objectif est d’offrir des consultations spécialisées pour des pathologies spécifiques qui nécessitent le point de vue d’un spécialiste ou le suivi d’une personne après hospitalisation qui aurait contraint celle-ci à se déplacer jusqu’à Lunéville ».

    D’autres centres hospitaliers – Maubeuge, Corbeil – ont également annoncé depuis le début de l’année 2017 l’ouverture des consultations en ville, provoquant les protestations de la CSMF, qui souhaite que « chacun reste à sa place dans l’organisation de notre système de santé ».

    Par ailleurs, la Fédération hospitalière de France a nommé Remi Fauquembergue au poste de directeur de projet « proximité et ouverture de l’hôpital sur la ville »,en janvier 2017.

  • Imagerie : 3000 scanners obsolètes en Europe, la France bien équipée (COCIR)

    3000 scanners sont obsolètes en Europe, soit 25 % du parc, selon une étude publiée par le COCIR à l’occasion du Congrès européen de radiologie, qui rassemble 25 000 professionnels à Vienne du 1er au 4 mars 2017.

    La majorité de ces appareils considérés obsolètes, c’est-à-dire vieux de plus de 10 ans, se situent en Allemagne, en Italie, en Pologne, en Espagne et au Royaume-Uni. La France est quant à elle bien équipée, avec 70 % de scanners de moins de 5 ans.

    Ces scanners sont trop anciens pour pouvoir accepter les technologies les plus récentes, qui permettent de diminuer les doses de radiation de moitié.

    En 7 ans, le nombre pays présentant plus de 10% de leurs scanners datant d’au moins 10 ans a triplé, selon le Cocir.

  • Présidentielle : la FNEHAD appelle à investir le champ du numérique en santé

    Investir le champ du numérique pour accompagner les mutations du système de santé : telle est l’une des 4 propositions présentées par la FNEHAD le 28 février 2017 dans la perspective de l’élection présidentielle pour « construire l’hôpital de demain ».

    Les trois autres recommandations de la FNEHAD portent sur le développement du potentiel de l’hospitalisation à domicile, l’adaptation de la formation des professionnels de santé, et l’amélioration de l’organisation des soins.

    Investir dans le numérique

    Concrètement, en matière de numérique, la FNEHAD préconise de :

    • réunir les projets et missions numériques en santé sous l’égide d’une seule entité ;
    • fixer un objectif d’interopérabilité entre les systèmes d’information ;
    • déployer les outils connectés à grande échelle ;
    • assurer la couverture de l’ensemble du territoire en haut débit d’ici 2022.

    Développer l’hospitalisation à domicile

    La FNEHAD propose de :

    • Doubler l’activité d’HAD d’ici 2022.
    • Renforcer le modèle économique de la HAD, notamment par une réforme du modèle de la T2A de l’HAD.
    • Mieux coordonner l’HAD avec tous les acteurs du domicile.

    Renforcer la coordination des soins

    La FNEHAD propose de :

    • Mettre en cohérence les modes de tarification des diverses offres de soins.
    • Identifier sur chaque territoire le rôle de chaque acteur de santé et du médico-social dans l’orientation du parcours du patient.
    • Favoriser les partages de compétences de tâches en garantissant la qualité et la sécurité des soins.
    • Mieux accompagner le développement des maisons et pôles de santé en renforçant l’appui méthodologique des ARS et en améliorant leur financement.
    • Fixer des exigences claires à tous les acteurs du domicile en matière de qualité et de sécurité des soins.

    Adapter la formation des professionnels de santé

    La FNEHAD propose de former les professionnels de santé à une pratique « moderne » de leur métier :

    • Promouvoir des stages hors CHU pour les futurs médecins.
    • Instituer des modules de formation communs regroupant les professionnels du sanitaire et du médico-social.
    • Initier les étudiants en médecine à l’économie de la santé et à la gestion de maisons de santé.