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  • Traumatismes graves : un partenariat de recherche pour déployer des outils d’aides à la décision

    TrauMatrix est un partenariat de recherche scientifique et médicale, signé pour une durée de 3 ans, qui a pour objectif de « développer les premiers outils d’aide à la décision (basé sur intelligence artificielle) pour la gestion des patients atteints de traumatismes graves dans les 24 premières heures ». Cette initiative, dont le lancement a été annoncé le 25 octobre 2019 par communiqué, est portée par l’association Traumabase, l’AP-HP, le CNRS, l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), l’École polytechnique et Capgemini Invent.

    3 axes sont privilégiés dans le cadre de ce projet : la prise en charge du patient, le diagnostic et la gestion de la stratégie de soins (dont la prise en charge du choc hémorragique et du traumatisme crânien). Le but est de permettre un accompagnement des acteurs médicaux tout au long de la chaîne de décision des 24 premières heures, en plaçant « l’intelligence artificielle au cœur de la pratique de la traumatologie de demain », commentent les partenaires (communiqué).

    Un outil d’aide à la décision pour les médecins anesthésistes réanimateurs

    TrauMatrix vise à aboutir à un outil d’aide à la décision à destination des médecins anesthésistes réanimateurs. La solution permettra :

    • de les accompagner en temps réel dans leur prise de décision, en orientant la prise en charge des patients grands traumatisés vers les bonnes unités de soins ;
    • de prédire la probabilité d’événements comme le choc hémorragique ou le traumatisme crânien et l’ajustement de la stratégie de soins ;
    • de préciser, en parallèle, la nature des ressources hospitalières, matérielles et humaines à anticiper « afin d’apporter une meilleure réponse aux besoins du patient et d’augmenter ses chances de survie et d’absence de séquelles », précisent les partenaires (communiqué).

    Le projet repose sur la Traumabase, registre national de données sur les traumatismes graves

    Le projet repose sur la Traumabase, un observatoire régional crée en 2011 et devenu depuis un registre national de données médicales sur les traumatismes graves.

    Cette base est portée par un réseau d’une centaine de médecins urgentistes et anesthésistes-réanimateurs répartis dans toute la France. Elle fédère actuellement une grande partie des acteurs français de la traumatologie lourde.

    La Traumabase permet :

    • d’alimenter les démarches d’amélioration de la prise en charge des patients ;
    • de faciliter la recherche scientifique autour d’études prospectives et interventionnelles.

    Une collaboration multidisciplinaire

    « La collaboration avec l’École des hautes études en sciences sociales, le CNRS et l’École polytechnique initiée par le Dr Tobias Gauss, le Pr Catherine Paugam-Burtz et le Dr Sophie Hamada, des hôpitaux Beaujon et Bicêtre (AP-HP), a permis de lancer une dynamique de recherche autour du choc hémorragique et d’initier les premiers travaux sous l’impulsion de Julie Josse, professeur au Centre de mathématiques appliquées (CMAP – CNRS/École polytechnique) et à l’Inria XPOP et DataIA, et de Jean-Pierre Nadal, chercheur CNRS au Centre d’analyses et de mathématiques sociales (CNRS/École des hautes études en sciences sociales) », indiquent les partenaires.

    Capgemini Invent en charge du développement de modèle de prédiction via l’IA

    Capgemini Invent a rejoint le partenariat en tant qu’expert de la valorisation des données et de l’intelligence artificielle (IA). Dans le cadre de TrauMatrix, la société va développer des modèles de prédiction et a pour mission d’élaborer, à terme, une plateforme de services en collaboration avec les experts médicaux de la Traumabase et les scientifiques de l’EHESS, du CNRS et de L’École polytechnique

    « Un des enjeux est notamment de bien cibler les moments clefs du parcours de soin des traumatisés sévères dans un écosystème complexe de prise en charge et de soins », est-il précisé.

    « TrauMatrix est un catalyseur d’interactions entre médecins et chercheurs ou ingénieurs »

    « Outre l’opportunité de développer des méthodes dans une situation où les données ont tous les défauts (hétérogénéité, données manquantes, de sorte qu’aucune méthode connue n’est bien adaptée), le projet TrauMatrix est un catalyseur d’interactions entre médecins et chercheurs ou ingénieurs, entre chercheurs de disciplines ou d’expertises différentes, et contribue à la formation de jeunes scientifiques autant attirés par le côté hautement technique du point de vue mathématique et informatique, que par la problématique de santé publique », commente Jean-Pierre Nadal, directeur de recherche au CNRS et directeur d’études à l’EHESS, chercheur au laboratoire de physique de l’École normale supérieure (CNRS/ENS Paris/Sorbonne Université /Université de Paris) et directeur du Centre d’analyse et de mathématique sociales (CNRS/EHESS).

  • Urgences : chiffres clés, le plan du ministère (focus) et les alternatives numériques au 15

    « Mettre en place dans tous les territoires un service distance universel pour répondre à toute heure à la demande de soins des Français : le Service d’accès aux soins (Sas) ». Il s’agit de la première (340 M€) des 12 mesures du Plan de refondation des urgences, présenté en septembre 2019 par la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn, en réponse à la crise profonde qui touche le secteur, une crise marquée par un mouvement social qui dure depuis plusieurs mois.

    Dans ce contexte, Health & Tech Intelligence fait le point sur les services d’urgence en France, avec :

    • un focus sur les chiffres clés (au niveau national et par région) ;
    • une présentation des alternatives au 15 : la téléconsultation est perçue par certains acteurs comme un outil d’aide au désengorgement des urgences ; il existe par ailleurs des applications mobiles ou web visant spécifiquement à limiter le nombre de visites évitables au sein des urgences ;
    • un point sur les autres services vers lesquels se tourner avant d’envisager un passage aux urgences.

    À NOTER : l’équipe chargée de conduire les travaux sur le Service d’Accès aux Soins (SAS) a été nommée début octobre 2019 (4 membres). Elle est en train de mener une concertation (durée : 2 mois) auprès des professionnels de santé sur les différentes organisations possibles du SAS. La ministre Agnès Buzyn choisira fin novembre un modèle d’organisation pour pouvoir mettre en place ce service à l’été 2020.

    Urgences : les chiffres clés

    En général :

    • 6,3 millions d’entrées hospitalisation de court séjour dans les CHU (2017, chiffres novembre 2018);
    • 5 millions de passages aux urgences dans les CHU (2017, chiffres novembre 2018) : le nombre d’urgences a augmenté de près de 9 % entre 2015 et 2017 :
      • 637 structures d’urgence autorisées en France (2017) ;
      • 1 291 services d’urgences dans les régions métropolitaines françaises (2018) ;
      • 74 moyens aériens pour l’activité Smur (2017).

    Sources : Reseau-CHU et Statista

    Nombre de services d’urgences dans les régions de France en 2018 (hors Outre-mer) :

    Nombre de services d’urgences dans les dix plus grandes villes de France en 2018 (hors Outre-mer) :

    Pacte de refondation des urgences (753,5 M€) : repères

    « Un recours central au numérique »

    12 mesures clés figurent dans le Plan de refondation des urgences, présenté comme une déclinaison, pour les urgences, du plan Ma Santé 2022. Il est basé sur un renforcement de la proximité et la confiance accordées aux territoires, avec un « mode de financement adapté » et un recours central au numérique, « qui doit faire partie du système de santé d’avenir », indique la ministre des Solidarités et de la Santé (point presse de septembre 2019).

    Au total, ce sont 753,5 millions d’euros de crédits supplémentaires qui sont engagés sur la période 2019-2022. Pour l’année 2020, cela représente 150 millions d’euros.

    • Les 12 propositions sont présentées en détail par H&TI dans un article spécial, accessible ici.

    Pacte de refondation des urgences : une réponse globale, en soutien des initiatives de terrain

    Ces mesures du plan national « urgences » viendront « conforter et amplifier des initiatives prises localement (…) par des acteurs locaux et dont ils ont pu évaluer le caractère pertinent », commente l’ARS Centre-Val de Loire dans un communiqué publié en septembre 2019.

    L’ARS Centre-Val de Loire présente quelques initiatives clés déployées dans la Région pour désengorger les services d’urgence :

    Il existe bien entendu d’autres initiatives locales, multiples, déployées dans les autres régions au niveau territorial. Parmi elle figure notamment Entr’actes, une application de coordination des soins primaires, développée dans l’Essonne (Île-de-France) par des professionnels de santé afin notamment d’éviter aux patients d’aller aux urgences si leur état leur permet d’être soignés à domicile.

    Alternatives au 15 : les solutions numériques se développement sur le marché

    La téléconsultation comme alternative

    « La téléconsultation peut être une alternative au 15, en tous cas un complément, indique Maxime Cauterman, directeur médical France de la société de télémédecine Livi, intervenu en juin 2019 dans le cadre de l’événement FASN « Parcours innovants ». Nous avons une expérience de près de 30 000 téléconsultations en France aujourd’hui, qui tend à le prouver. Nous sommes réellement dans un concept de gradation des soins, nous ne prétendrons jamais remplacer la médecine présentielle. »

    Les structures présentielles « sont efficaces mais s’installent toujours dans des endroits plutôt urbains, où il y a de la densité [médicale], donc qui finalement vont rajouter de l’inégalité d’accès aux soins puisqu’elles ne s’adressent pas à des populations en désert médical, commente l’entrepreneur. Nous sommes contactés par des Samu ou des centres 15 qui sont demandeurs de téléconsultations. »

    Les start-ups françaises proposant un service de téléconsultation :

    Maxime Cauterman nuance cependant ses propos en indiquant que la téléconsultation ne résoudra pas à elle seule la crise des urgences. « Le problème d’effectifs est un vrai problème actuellement, à travers notre prisme d’urgentistes nous le voyons de façon très prégnante », note-t-il.

    En Bourgogne-France-Comté, par exemple, « il y a une réflexion sur les soins non programmés, qui est une réflexion, compliquée, complète Eric Blondet, président de l’URPS Médecins libéraux de la Région (FASN « Parcours innovant). Nous sommes dans une région qui souffre d’une densité médicale très faible, où la densité en médecins urgentistes est catastrophique : la télémédecine est un des axes de réflexion mais n’est pas la seule réponse. On commence la réflexion autour des CPTS car c’est un des enjeux majeurs de ce dispositif ».

    4 applications mobiles ou web pour fluidifier les services d’urgences :

    Alternatives aux urgences : les autres services vers lesquels se tourner

    Entre 8 h et 20 h en semaine :

    • médecin traitant ou généraliste : la plupart ont une permanence et gardent libres des créneaux horaires pour recevoir des patients dans la journée. 

    La nuit et le week-end :

    • maison ­médicale de garde (MMG) – dans les grandes villes : assure des consultations urgentes (hors urgences vitales) en médecine générale pour les patients de tout âge pendant les horaires de fermeture des cabinets médicaux, les week-ends et les soirs de semaine. Il existe des MMG dans toutes les grandes villes ;
    • le numéro 116 117 (unique et gratuit), mis en place par le Gouvernement : mise en relation avec un médecin de garde aux heures de fermeture des cabinets médicaux. Le numéro est disponible dans certaines régions seulement. Certains acteurs, dont la CSMF, réclament une généralisation du dispositif dans toute la France.

    24 h sur 24 et 7 jours sur 7

    • SOS Médecins (couvre 60 % du territoire) : service joignable au 3624 (numéro national et payant) ou au numéro local.

    Et aussi : Urgent Care, des consultations sans RDV de petites traumatologies et de soins immédiats

    En janvier 2014, le Cosem, une association qui gère plusieurs centres médicaux à Paris, a ouvert dans le centre Auber, un service appelé « Urgent Care ».

    Ce service « s’engage à prendre en charge et à prodiguer des soins sans rendez-vous dans l’heure qui suit l’arrivée du patient », explique le Cosem.

    • Fonctionnement : une équipe de médecins urgentistes, en binôme avec des infirmières, travaille dans un secteur dédié aux urgences légères ou modérées du quotidien. En cas de complication ou de cas grave, le patient est ré-orienté vers le service d’urgence d’un hôpital de proximité ou vers les cliniques avec lesquelles le Cosem a établi des conventions (secteur 1).

    Par ailleurs, plusieurs hôpitaux parisiens adressent au centre Cosem Auber des patients en petite urgence pour désengorger leur propre service via le service Urgent Care.

    • Chiffres clés :
      • équipe de 8 médecins urgentistes et de 3 infirmières ;
      • 9 600 patients reçu en 2015 : depuis sa création en 2014, l’unité de soins immédiats Auber a doublé le nombre de visites pour atteindre 10 000 patients en 2016.

    Depuis février 2017, le nouveau centre Cosem Saint-Michel dispose également d’un service Urgent Care. Il propose sans rendez-vous une prise en charge en urgence par le biais d’un plateau technique adapté, composé de médecins, d’un laboratoire de biologie et d’un service de radiologie, les patients pourront bénéficier, en urgence, d’une prise en charge globale.

    Ces Urgent Care sont placés sous la responsabilité du Dr Patrick Vidal, médecin urgentiste.

  • Journées nationales des industriels (Asip Santé) : les 21-22 novembre 2019 (inscriptions ouvertes)

    La Délégation du numérique en santé et l’Agence du numérique (Asip Santé) organisent les Journées nationales des industriels (JNI) les jeudi 21 et vendredi 22 novembre 2019 à Paris. L’événement s’adresse à l’ensemble des industriels des secteurs de la santé et du médico-sociale (éditeurs de logiciels, intégrateurs, hébergeurs de données, SSII…).

    • La première journée sera dédiée à la feuille de route Ma Santé 2022 et à ses enjeux pour les industriels (format conférences). L’objectif sera aussi de présenter les sujets dans l’actualité tels que le cadre réglementaire et les projets nationaux. Parmi les intervenants principaux : Dominique Pon et Laura Létourneau, pilotes du chantier numérique du plan national.

    • La seconde journée sera rythmée par des ateliers technico-pratiques centrés sur la mis en œuvre des référentiels socles : interopérabilité, carte e-CPS, Pro Santé Connect.

    Au cours de ces 2 jours, un projectathon sera également organisé sur le volet de synthèse médicale (pour toute question sur le projectathon, écrire à ci-sis@sante.gouv.fr).

    Le programme détaillé de la journée sera communiqué ultérieurement. 

    Les inscriptions, gratuites, sont à réaliser sur le site Eventbrite.fr, accessible via ce lien.

  • Symposium « Les 3 Sphères » par Docaposte : « La e-santé rend-elle plus heureux ? » (25/11/2019, Paris)

    « Et si le numérique en santé contribuait au bonheur ? » C’est la question centrale du symposium « Les 3 Sphères », organisé par Docaposte, filiale numérique du groupe La Poste, le 25 novembre 2019 à Paris sur le thème « La e-santé rend-elle plus heureux ? ».

    Experts, institutionnels et patients partageront leurs expériences et convictions au cours de l’événement.

    Au programme :

    • la vision internationale : USA, Canada, Italie ;
    • la volonté des institutionnels français, nationaux et territoriaux ;
    • la parole aux patients et professionnels de santé ;
    • des projets concrets en France au service d’une ambition : numérique et santé for good ? ;
    • la clé de voûte : la confiance dans le numérique en santé ? ;
    • la révélation d’une innovation e-santé qui contribue au bonheur.

    Pour les inscriptions, envoyer un email à gaelle.picard@docaposte.fr.

    La e-santé, c’est :

    • « mieux guérir et accompagner les patients mais c’est aussi prévenir, informer, conseiller, soutenir, simplifier… ; permettre à chacun de devenir acteur de sa santé ;
    • aider les professionnels de santé, médico-sociaux et les institutionnels pour alléger leurs tâches quotidiennes et les rapprocher de leurs patients comme des citoyens ;
    • nourrir la science pour offrir à tous la qualité de vie à laquelle on aspire », contextualisent les organisateurs de l’événement.

    Parmi les intervenants :

    • Nicolas Bouzou : essayiste et économiste ;
    • Professeur Gérard Fletcher (Italie) : professeur de politique et coordinateur du programme européen MyHealthMyData de blockchain en santé ;
    • Sandrine Degos : fondatrice du think tank et présidente de Care Insight ;
    • Michel Nadeau (Canada) : P.-D.G. de Tactio, un des leaders de la e-santé en Amérique du Nord ;
    • Chahra Louafi : directrice du fonds Patient Autonome à Bpifrance ;
    • Et des scientifiques, des médecins, des représentants de patients ainsi que d’autres intervenants, acteurs clés du secteur.

    L’événement sera animé par Fabien Guez, médecin et journaliste télé spécialisé dans la santé.

  • Téléconsultation : la Société française de santé digitale lance une enquête auprès des praticiens

    « Quels freins identifiez-vous pour vous lancer ? Quels sont les points sur lesquels vous auriez besoin d’être formés ? » Tel est le type de questions posées par la Société française de santé digitale (SFSD, ex Société française de télémédecine) dans le cadre d’une enquête sur la téléconsultation lancée le 21 octobre 2019 à destination des professionnels de santé (médecins, infirmiers, pharmaciens, kinésithérapeutes…).

    Objectif : connaître les interrogations des praticiens à propos de la téléconsultation pour mieux les accompagner dans le changement et permettre à la santé digitale de rentrer dans leurs pratiques, indique la SFSD, le tout pour « prendre de bonnes décisions collectives ». L’idée est d’identifier les freins à la pratique de l’acte et les ressources nécessaires pour les lever.

    Le questionnaire (5 questions, 1 minute de sollicitation au total) est accessible sur le site Enquete-telemedecine.carteblanchepartenaires.fr.

    Les réponses recueillies serviront de support à une table ronde, organisée sous la forme d’un webinaire le 3 décembre 2019, de 19h à 19h45, par la SFSD, en partenariat avec les URPS, France Assos Santé, AVECsanté (ex FFMPS), Carte Blanche Partenaires et Nile. Les intervenants pourront échanger à distance avec les professionnels de santé et répondre à leurs questions en direct. Les inscriptions sont à réaliser par le biais d’un formulaire en ligne (suivre ce lien).

  • Données de santé et intelligence collective (ministère) : le 18/11/2019 – inscriptions bientôt closes

    Le ministère des Solidarités et de la Santé organise un colloque sur le thème « données de santé & intelligence collective » le 18 novembre 2019 à Paris, en partenariat avec le Grand Défi « Amélioration des diagnostics médicaux par l’intelligence artificielle ». Le discours d’introduction sera assuré par la ministre Agnès Buzyn.

    « Le numérique envahit désormais toutes les dimension de la médecine : la prévention, le diagnostic, la recherche médicale, la communication. Cette évolution ne doit pas être perçue comme une fragilisation du lien humain, qu’elle peut au contraire renforcer », contextualise le ministère. Au cours de la journée sera illustré comment la valorisation des données de santé peut servir un projet collectif bénéficiant à la santé de tous, avec la présentation des actions de l’État, de projets innovants et de tables rondes.

    Parmi les intervenants figurent :
    • Dominique Pon, responsable ministériel de la transformation numérique en santé ;
    • Annelore Coury, déléguée à la gestion et à l’organisation des soins à la Cnam ;
    • Stéphanie Combes, cheffe de projet Health Data Hub (Drees) ;
    • Olivier Clatz, directeur du Grand Défi (Secrétariat général pour l’investissement).
    Divers acteurs du secteur, y compris des industriels (Doctolib, Sivan – Moovcare, Cardiologs…) seront également présents.

    Les inscriptions pour participer à l’événement (gratuites) doivent être réalisées par le biais d’un formulaire en ligne, accessible via ce lien (nombre de places limitées). Le colloque sera par ailleurs retransmis en direct sur le site internet du ministère (aucune inscription nécessaire pour y avoir accès).

    À NOTER : cette journée lance le top départ de la Health Data Week, une semaine dédiée aux données de santé organisée par la société Care Insight et rythmée par 5 rendez-vous : le Health Data Hub, une journée de conférence sur le Health Data Hub ; un webinar axé RH, santé et data, un afterwork start-up challenge « IA, data et patients : les pépites de la data en santé » ; un H&TI morning special Ethik IA et un dîner du Cercle des décideurs numérique et santé.

    Programme prévisionnel

    Le secrétariat de la manifestation

    • Tél : 01 47 70 45 78
    • Email : donnees-sante@ptolemee.com
  • ExclusifDéveloppement de l’usage de la donnée et de l’IA : AMI pour professionnels de santé (gouvernement)

    Le gouvernement lance auprès des professionnels de santé (PS) un appel à manifestation d’intérêt (AMI) sur le développement de l’usage de la donnée et de l’intelligence artificielle (IA). Cet AMI, ouvert le 9 octobre 2019, est à « destination exclusive des organisations professionnelles : conseils nationaux professionnels (CNP), leurs structures fédératives et les collèges professionnels ne disposant pas d’un CNP », indiquent les services du Premier ministre.

    Le but est d’engager les PS dans la réflexion et l’implémentation de la transformation numérique en santé afin d’orienter les futures actions de l’État en matière de données de santé et d’IA. L’appel « vise à identifier les freins et les leviers à activer pour libérer l’usage de la donnée et de l’intelligence artificielle, dans l’objectif de servir au mieux les patients, les soins courants et les besoins de la recherche », précise le gouvernement.

    Cet AMI est organisé conjointement par le ministère des Solidarités et de la Santé (Health Data Hub et Délégation ministérielle du Numérique en Santé) et le Grand Défi « Amélioration des diagnostics médicaux par l’intelligence artificielle », dirigé par Olivier Clatz.

    Le dossier de réponse, téléchargeable ici, doit être rempli en ligne via le site Demarches-simplifiees.fr, accessible via ce lien, avant le 15 novembre 2019. À noter qu’une réunion d’information sur l’AMI est organisée le 29 octobre, de 13h45 à 16h00 au 20, avenue de Ségur, 75007 Paris. Les inscriptions, obligatoires, sont à réaliser sur Eventbrite.fr.

    Nature des soutiens apportés

    « L’objectif de cet appel est de recenser largement les besoins et attentes des professionnels de santé, indique le gouvernement. Il vise à identifier les demandes communes à plusieurs professions, ainsi que les meilleures propositions afin d’orienter les actions publiques à venir. »

    Ces actions pourront être soutenues par le Grand Défi du Conseil de l’innovation, le Health Data Hub et la Délégation du numérique en santé.

    Ce soutien pourra prendre la forme :

    • d’un investissement de l’État dans une ou plusieurs structures numériques permettant de développer l’usage des données (soins courants, recherche) et leur exploitation par l’intelligence artificielle (IA) ;
    • d’un investissement de l’état pour la constitution de bases de données ouvertes : cet investissement pourrait intégrer le financement d’une prestation d’annotation de données par les professionnels ;
    • du financement de challenges visant à mettre en compétition la communauté de recherche (public et privé) pour apporter des solutions algorithmiques à des enjeux de santé majeurs ;
    • d’un investissement de l’État pour le développement et la mise à disposition d’outils logiciels ouverts permettant d’accélérer l’usage de la donnée de santé ;
    • du financement de projets de recherche, sur appel à projet, et sur les thématiques d’intérêt proposées ;
    • du financement de projets d‘expérimentation, sur appels à projets à destination des entreprises et sur les thématiques d’intérêt proposées, soit sous forme de projets individuels, soit sous forme de programmes collaboratifs associant plusieurs entreprises et des laboratoires ;
    • d’un financement direct aux organisations sous forme de subventions pour ces prestations d’accompagnement des mécanismes d’intervention de l’État : cet investissement pourra porter sur le financement de personnels, d’études, de colloques/workshops, de déplacements, ou tout autre prestation nécessaire à la réalisation des propositions.

    Les réponses seront analysées pour guider les futures actions de l’État

    Le dossier de réponse a pour but de recueillir la vision des professionnels de santé. Les différentes réponses seront analysées pour guider les futures actions de l’État listées ci-dessus. « Les organisations sont invitées à consulter largement leurs membres afin de faire remonter les propositions les plus représentatives », est-il noté.

    L’AMI ne doit pas nécessairement être complet pour être accepté

    « Toutes les sections du dossier de réponses ne sont peut-être pas pertinentes pour chaque profession. L’AMI ne doit pas nécessairement être complet pour être accepté, explique le gouvernement. De même, les réflexions peuvent être en cours de structuration sur certains sujets proposés. Les répondants sont encouragés à partager leurs réflexions, même encore en développement, afin de stimuler les actions futures de L’État. »

    Des rendez-vous individuels avec les représentants des organisations professionnelles pourront être par ailleurs sollicités postérieurement au dépouillement de cet AMI afin de détailler certaines réponses.

    Calendrier

    • 9 octobre : ouverture de l’AMI ;
    • 29 octobre : Organisation d’une réunion d’information sur l’AMI, de 13h45 à 16h, au 20, avenue de Ségur, 75007 Paris ;
    • 15 novembre : clôture de l’AMI ;
    • 1er décembre : début des consultations individuelles des organisations et premières mises en œuvre des actions.
  • Concours d’idées CNSA : imaginer les lieux de vie de demain pour les seniors (deadline : 16/03/2020)

    La CNSA lance un concours d’idées sur la thématique « lieux de vie collectifs & autonomie ». Elle invite dans ce cadre les futurs architectes à penser les établissements médico-sociaux du futur sur la base d’un cahier des charges. Cette édition 2020 a pour but d’imaginer la maison de retraite de demain. 

    Ce concours, qui bénéficie du soutien de la Fondation Médéric Alzheimer, s’adresse aux étudiants dont les idées renouvelleront l’architecture des établissements pour personnes âgées en perte d’autonomie. Le jury encourage la constitution d’équipes pluridisciplinaires (étudiants en architecture, en médecine ou en soins infirmiers, paysagistes…) et l’inscription du projet dans une dimension prospective globale (prise en compte des aspects médicaux, sociaux, environnementaux…).   
     
    Les dossiers sont examinés par un jury pluridisciplinaire, présidé par un membre de l’Académie d’architecture.

    Calendrier :
    • date limite de dépôt des dossiers : 16 mars 2020, 16 heures (voie postale) ;
    • sélection des lauréats (pré-jury) : les 11 et 12 juin 2020 ;
    • sélection des lauréats (jury) : le 18 juin 2020 ;
    • remise des prix : automne 2020.

    Objectifs du concours  

    Le concours d’idées CNSA « lieux de vie collectifs & autonomie » est organisé par la CNSA en collaboration avec la Direction générale des patrimoines du ministère de la Culture et en partenariat avec les acteurs du secteur médico-social et de l’architecture.

    Ce challenge entend attirer l’attention des étudiants en architecture sur un thème social important, encore insuffisamment exploré dans les programmes universitaires.

    « L’architecture possède de véritables vertus thérapeutiques, commente la CNSA. Elle peut aisément se mettre au service du projet de vie et de soins de l’établissement, grâce à une collaboration étroite entre le maître d’ouvrage et son architecte. »

    Catégories et prix

    Le concours comporte 2 catégories, ouvertes en alternance une année sur deux :

    • imaginer la maison de retraite de demain ;
    • imaginer les lieux de vie collectifs innovants pour personnes handicapées de demain.

    Le concours 2020 est doté de 17 000 € :

    • le lauréat du premier prix reçoit une récompense de 12 000 € de la CNSA ;
    • le lauréat de la mention spéciale reçoit un chèque de 5 000 € de l’un des partenaires que sont la Fondation Médéric Alzheimer et le Comité national coordination action handicap (CCAH) : cette année, il s’agit donc de la Fondation Médéric Alzheimer.

    Modalités de candidature

    « Les étudiants élaborent leur projet sur la base d’un cahier des charges qui définit les principes généraux pour la conception du lieu de vie collectif », est-il précisé dans le descriptif du concours.

    Pour candidater, les étudiants doivent fournir un dossier composé des pièces suivantes :

    • le formulaire de dossier de candidature au concours d’idées CNSA (doc, 600 Ko) dûment rempli ;
    • une copie de la carte d’étudiant 2019-2020 de chaque membre de l’équipe et leur curriculum vitae ;
    • une note descriptive présentant le fonctionnement du projet et son aspect novateur, son intégration dans le tissu urbain ou rural, son parti architectural, les ratios de surface, les matériaux utilisés ;
    • deux panneaux maximum de format A1, souples ou rigides, présentant : plans, coupes et façades, perspectives permettant d’illustrer les points importants du projet, à l’échelle 1/200 ;
    • une vidéo de 3 minutes maximum présentant le projet.

    Les dossiers doivent être envoyés en recommandé avec accusé de réception ou déposés contre récépissé au secrétariat du concours, en deux exemplaires papier accompagnés d’une clé USB contenant l’ensemble des documents et la vidéo (hormis les panneaux A1 pour lesquels un exemplaire suffit), au plus tard le 16 mars 2020 à 16 heures (cachet de la poste faisant foi) à l’adresse suivante :

    CNSA
    Direction des établissements et services médico-sociaux
    Concours d’idées CNSA lieux de vie collectifs & autonomie
    66 avenue du Maine
    75682 Paris cedex 14

    « Les dossiers des projets ne seront pas retournés aux candidats, mais seront conservés à leur disposition pour un retrait éventuel jusqu’au 31 octobre 2020 », indique la CNSA.

    Tout dossier incomplet peut constituer un critère d’exclusion.

    L’ensemble des documents sont à télécharger en suivant le lien ci-contre.

    Contact

    • CNSA
    • Secrétariat du concours et informations
    • Lucie Gendrot — 01 53 91 21 69 — prix.autonomie@cnsa.fr

  • La relation de soins à l’épreuve de l’IA : enjeux éthiques et perspectives (22/11/19, Gironde)

    « L’intelligence artificielle bouleverse les repères dans le soin : quels en sont les enjeux éthiques et les perspectives ? » Telle est la problématique du colloque organisé le 22 novembre 2019 à Pessac, en Gironde, par l’Espace de réflexion éthique de Nouvelle-Aquitaine (Erena) et le CFPPS, centre de formation continue du CHU de Bordeaux.

    « L’évolution rapide des technosciences et notamment les progrès dans le secteur de l’intelligence artificielle bouleversent les repères classiques dans le domaine du soin, contextualisent les organisateurs. Ils offrent des perspectives nouvelles en matière de santé mais constituent aussi un véritable défi pour les autorités sanitaires en termes de sécurité et de qualité et imposent un devoir de lucidité sur les enjeux et les risques. Le questionnement éthique peut ainsi se placer à différents niveaux : individuel, institutionnel, législatif, sociétal et politique. »

    Le bulletin d’inscription, téléchargeable via ce lien (fin de document), est à retourner avant le 20 novembre 2019 au CFPPS par email, fax ou courrier (coût par participant : 70 euros, gratuit pour les étudiants).

    Contact pour les inscriptions :
    CFPPS – Alexandra Urbain
    tél : 05 57 65 65 86 – Fax : 05 57 65 63 87
    Email : alexandra.urbain@chu-bordeaux.fr

    Programme

    Matin

    Après-midi

    Intervenants :

    • Laurence Devillers, professeur en intelligence artificielle ;
    • Anne-Laure Boch, neurochirurgienne, docteur en philosophie ;
    • Marie-José Del Volgo, directeur de recherches en psychopathologie et praticien hospitalier ;
    • Nelly Le Reun, médecin gériatre ;
    • Clément Goehrs, médecin en santé publique ;
    • Lucile Dupuy, docteur en sciences cognitives et ergonomie des interfaces ;
    • Bernard Nordlinger, professeur d »université-praticien hospitalier, chirurgien spécialiste des cancers digestifs.

    Conditions d’inscription (places limitées)

    • Montant de l’inscription : 70 € (repas compris) ; gratuit pour les étudiants
    • Pour les agents hors CHU de Bordeaux : retourner le bulletin d’inscription avant le 20 novembre 2019 au CFPPS par mail, fax ou courrier ;
    • Pour les agents CHU de Bordeaux : transmettre le bulletin d’inscription de formation habituel par voie hiérarchique avant le 20 novembre 2019

    Cette journée peut faire l’objet d’une prise en charge au titre de la formation continue.

  • Les libéraux lancent leur outil numérique de tiers payant en collaboration avec le Crédit Agricole

    7 syndicats de professionnels de santé libéraux (médecins, infirmiers, pharmaciens, kinésithérapeutes, audioprothésistes et biologistes) proposent Paymed, une offre numérique pour permettre la dispense d’avance de frais pour tous les patients. Ils demandent l’ouverture d’une négociation avec l’Union des complémentaires santé (Unocam) pour généraliser le dispositif, lancé en mai et présenté début octobre 2019 lors d’une conférence de presse.

    Paymed repose sur un modèle similaire à celui développé par les pharmaciens pour vérifier les droits des assurés et garantir les paiements par la Sécurité sociale et les diverses mutuelles, assurances ou institutions de prévoyance (plus de 470 organismes). Il s’agit d’un logiciel permettant aux professionnels de récupérer leur dû en moins d’une semaine, contre un abonnement de 35 à 60 euros par mois selon leur activité.

    Le système se veut « simple, sécurisé et indépendant », indique le Dr Philippe Vermesch (SML, médecins). Paymed est majoritairement détenu par le Crédit Agricole mais les syndicats fondateurs sont actionnaires de la société.

    Ces derniers espèrent obtenir le soutien du gouvernement, déclarant que le tiers payant sera indispensable dans le cadre de certaines des réformes annoncées par le ministère (plan « urgences », « 100 % santé » et résiliation « à tout moment » des complémentaires).

    Objectif : se détacher des complémentaires santé

    Avec cet outil, les professionnels libéraux souhaitent se détacher des complémentaires santé, qui ont lancé leur propre plateforme (Inter-AMC), « encore peu utilisée et cible de multiples critiques » commente l’AFP.

    Un mécanisme actuel jugé contraignant par les professionnels

    « Ce n’est pas possible d’avoir 5 % de non-paiements », rapporte Luis Godinho (Unsaf, audioprothésistes), cité par l’AFP, précisant que les montants atteignent parfois « plusieurs centaines, voire plusieurs milliers d’euros ».

    Un autre problème pointé du doigt par les acteurs est la lourdeur administrative de la démarche, chaque praticien devant « signer un document de 14 pages » et se retrouvant ainsi « lié aux mutuelles par un contrat individuel », explique le Dr Jean-Paul Ortiz (CSMF, médecins), qui estime nécessaire la mise en place d’une alternative.

    Les 7 syndicats fondateurs de Paymed

    Médecins :

    • Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) ;
    • Syndicat des médecins libéraux (SML)

    Infirmiers :

    • Fédération nationale des infirmiers (FNI)

    Pharmaciens :

    • Fédération des syndicats de pharmaciens de France (FSPF)

    Kinésithérapeutes

    • Fédération française des masseurs kinésithérapeutes rééducateurs (FFMKR)

    Audioprothésistes :

    • Union nationale des syndicats d’audioprothésistes de France (Unsaf)

    Biologistes

    • Syndicat des biologistes (SDB).