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  • Les dépenses de santé dans la zone OCDE devraient dépasser la croissance du PIB d’ici 2030 (rapport)

    Les dépenses de santé par habitant augmenteront à un taux annuel moyen de 2,7 % dans la zone OCDE et atteindront 10,2 % du PIB d’ici 2030, par rapport à 8,8 % en 2018 : elles dépasseront ainsi la croissance du PIB au cours des 15 prochaines années dans la quasi totalité des pays de la zone. C’est ce que révèle le Panorama de la santé 2019 de l’OCDE, publié le 7 novembre 2019.

    Dans le détail, l’organisation indique que les États-Unis est le pays qui a dépensé le plus dans le secteur de la santé en 2018, avec 16,9 % de son PIB. Suivent ensuite :
    • la Suisse : 12,2 % de son PIB ;
    • l’Allemagne, la France, la Suède et la Japon : 11 % de leur PIB.
    A contrario, certains pays affichent des dépenses de santé inférieures à 6 % de leur PIB, comme le Mexique, la Lettonie, le Luxembourg et la Turquie, avec un taux à 4,2 %.

    Les auteurs du rapport notent que les dépenses pourraient, de manière générale, être plus efficaces dans les domaines des médicaments génériques, de l’organisation des professionnels de santé (en transférant certaines tâches des médecins vers les infirmiers ou d’autres profesionnels) et de la sécurité des patients.

    La panorama met par ailleurs en avant « des tendances préoccupantes pour ce qui est des résultats sur le plan de la santé et des modes de vie malsains », relevant que l’espérence de vie progresse moins vite dans la plupart des pays de l’OCDE, en particulier aux États-Unis, en France et aux Pays-Bas. La consommation d’alcool, de tabac et d’opioïdes ainsi que l’obésité sont notamment pointés du doigt.

    À noter : Les indicateurs de l’édition 2019 de ce panorama ainsi que les notes par pays seront disponibles ldébut décembre.

    « les systèmes de santé peuvent et doivent faire mieux pour améliorer la santé de nos populations, commente Stefano Scarpetta, directeur de l’emploi, du travail et des affaires sociales à l’OCDE. Il est essentiel, si nous voulons affecter des ressources là où elles auront le plus d’impact, d’évaluer comment les systèmes de santé transforment la vie des individus pour le meilleur. »

    Génériques, organisation et sécurité des patients : des améliorations possibles

    Dans son panorama, l’OCDE indique que les dépenses pourraient globalement être plus efficaces dans les domaines suivants :

    • les médicaments génériques : le recours à ces produits pourraient permettre de réaliser des économies, note l’OCDE, mais actuellement ils ne représentent que la moitité du volume des produits pharmaceutiques vendus dans les pays de la zone.
      •  En 2017, « les génériques ont représenté plus des trois quarts du volume des produits pharmaceutiques vendus au Chili, en Allemagne, en Nouvelle-Zélande et au Royaume-Uni, mais moins d’un quart au Luxembourg et en Suisse », précise l’organisation ;
    • la répartition des tâches des professionnels de santé : selon le rapport, transférer certaines tâches effectuées par les médecins vers les infirmiers et d’autres professionnels de santé peut atténuer la pression des coûts et permettre de gagner en efficacité. « Les systèmes de santé et de protection sociale emploient aujourd’hui plus de travailleurs que jamais auparavant, les soins et les services sociaux représentant environ un emploi sur dix dans les pays de l’OCDE », contextualise l’organisme.
    •  la sécurité des patients : l’améliorer est bénéfique pour la santé et peut aussi permettre de réaliser des économies, commentent les auteurs du rapport, relevant que près de 5 % des patients hospitalisés ont contracté une infection nosocomiale en 2015-2017.

    L’espérance de vie progresse moins vite dans la plupart des pays

    L’espérence de vie moyenne dans la zone OCDE est de 81 ans. L’organisation note que, depuis peu, elle progresse moins vite dans la plupart des pays, notamment aux États-Unis, en France et aux Pays-Bas. « L’année 2015 a été particulièrement mauvaise, l’espérance de vie ayant reculé dans 19 pays », indique-t-elle.

    Une augmentation de l’obésité et du diabète

    Cette évolution est notamment liée à la prévalence croissante de l’obésité et du diabète, « qui n’a pas permis de maintenir les progrès accomplis précédemment en matière de réduction des décès dus aux maladies cardiaques et aux AVC », analyse l’OCDE. Les taux d’obésité continuent d’augmenter dans la plupart des pays de l’OCDE : 56 % des adultes sont en surpoids ou obèses et près d’un tiers des enfants âgés de 5 à 9 ans sont en surpoids.

    À noter également que les maladies respiratoires, comme la grippe et la pneumonie, ont entraîné davantage de décès ces dernières années, notamment chez les personnes âgées.

    Le nombre de décès liés aux opioïdes est élevé dans certains pays

    Le problème des opioïdes est également mis en avant dans le rapport. Depuis 2011, les décès liés à ces substances ont augmenté d’environ 20 % dans les pays de l’OCDE, faisant environ 400 000 victimes aux États-Unis. Le nombre de décès dus aux opioïdes est également assez élevé aux au Canada, en Estonie et en Suède.

    La consommation de tabac et d’alcool reste préoccupante 

    « Le tabac [et] l’alcool continuent de tuer prématurément et de dégrader la qualité de vie », observe par ailleurs l’OCDE :

    • les taux de tabagisme diminuent mais 18 % des adultes fument encore quotidiennement ;
    • la consommation d’alcool atteint en moyenne 9 litres d’alcool pur par personne et par an dans les pays de l’OCDE, soit près de 100 bouteilles de vin : près de 4 % des adultes sont dépendants à l’alcool.

    La pollution atmosphérique également pointée du doigt

    La pollution atmosphérique est responsable d’environ 40 morts pour 100 000 habitants dans les pays de l’OCDE. Les taux de mortalité sont beaucoup plus élevés dans des pays comme l’Inde et la Chine, avec environ 140 décès pour 100 000 habitants.

    Facteurs de risques pour la santé dans les pays de l’OCDE

    Panorama de la santé 2019 dans les pays de l’OCDE (en anglais)

  • Influence for Health : sensibiliser et soutenir les patients via les réseaux sociaux (témoignages)

    Sensibiliser, mobiliser, apporter du soutien ou encore changer le regard sur une pathologie par le biais des réseaux sociaux. Tels sont les objectifs des patients et professionnels de santé venus témoigner en octobre à l’occasion de l’édition 2019 d’Influence for Health, un événement dédié aux influenceurs santé coorganisé par Orange Healthcare, RCA Factory et Buzz e-santé, en partenariat avec le Réseau communication santé, le Festival de la communication santé et What’s Up Doc. Ces nouveaux acteurs de la santé numériques agissent pour certains au sein d’une association de patients ou de professionnels, pour d’autres en dehors.

    Les influenceurs présents lors de l’événement représentent à eux 6 plusieurs centaines de milliers de followers, et plusieurs millions de vues chaque mois. Health & Tech Intelligence revient en détail sur ces témoignages :
    • Martin : comment Instagram lui a permis de surmonter son handicap ;
    • The French Radiologist : une étudiante en médecine devenue influenceuse ;
    • Karine : comment se mobiliser sur les réseaux sociaux face au cancer ;
    • Vincent : comment les réseaux sociaux l’ont aidé dans son activité de kinésithérapeute ostéopathe ;
    • Diab’Aide : 2 jumelles parlent de leur quotidien de personnes diabétiques sur YouTube ;
    • Seper Hero : un voyage à l’origine d’une communauté qui a donné sens à la vie de Marine, atteinte de sclérose en plaques (SEP).

    « À Orange, nous développons des outils de communication numérique. Nous proposons de l’hébergement en données de santé. Ici, nous voulons montrer que les services de santé numériques sont au service des professionnels de santé et des patients« , commente Emmanuelle Pierga, directrice de la communication d’Orange Healthcare.

    Focus sur 6 acteurs de santé présents sur les réseaux sociaux

  • Asie : MyDoc (Singapour) et l’assureur BaoViet déploient des services de santé numériques au Vietnam

    La société singapourienne MyDoc, qui propose l’une des principales applications de téléconsultation en Asie, signe un accord avec BaoViet, l’une des plus importantes sociétés d’assurance du Vietnam avec une part de marché de 40 %. L’objectif de cette alliance est de développer des cliniques numériques (solutions de e-santé) au Vietnam afin d’améliorer l’accès aux soins au sein du pays. Selon les 2 partenaires, qui ont annoncé leur alliance début novembre 2019, c’est la première fois qu’un service de clinique cashless est proposé aux titulaires d’une assurance maladie au Vietnam.

    Le service sera déployé par étapes, avec des médecins locaux agréés du groupe de cliniques DHA, établissement partenaire, et un grand groupe de pharmacies multi-sites. Les adhérents de l’assurance BaoViet pourront accéder gratuitement à une conciergerie numérique et à des services de santé à valeur ajoutée sur leur téléphone mobile, dont des téléconsultations et la e-prescription, en anglais mais aussi en vietnamien.

    En dehors du Vietnam, MyDoc étend actuellement ses activités à Hong Kong, en Thaïlande, aux Philippines et en Inde, où il exploite des cliniques virtuelles et physiques pour les employés du siège de son investisseur UST Global.

    À noter que la start-up n’est pas la seule société singapourienne à s’intéresser au marché vietnamien. Depuis le mois de septembre, Doctor Anywhere, une plateforme de télémédecine de la cité-État, a conclu deux accords respectifs avec deux entreprises vietnamiennes pour déployer des services de e-santé au sein du pays.

    « Des normes et des procédures strictes » pour sélectionner les partenaires cliniques

    « Nous sélectionnons soigneusement les meilleurs partenaires cliniques à travers une série de normes et de procédures strictes, indique le Dr Snehal Patel, P.-D.G. et cofondateur de MyDoc dans un communiqué. Toutes les équipes cliniques sont tenues de suivre une formation clinique et sur les produits [mais aussi de] passer des consultations tests avant d’obtenir la certification. Ce n’est qu’en faisant passer nos patients au premier plan que nous pourrons fournir des soins de qualité aux 600 millions de personnes en Asie du Sud-Est. »

    MyDoc multiplie les partenariats avec les compagnies d’assurance

    MyDoc a récemment noué des partenariats avec d’autres compagnies d’assurance telles que Prudential, en 2019, et AIA, en 2018, pour offrir à leurs clients respectifs un système intégré de gestion de santé ou de dépistage, généralement au moyen d’applications destinées aux clients conçues par les compagnies d’assurance.

    « Nous simplifions le processus de réclamation de l’assurance maladie et nous nous attaquons au manque de capacité dans le domaine des soins en réduisant les réadmissions à l’hôpital, commente le Dr Snehal Patel (communiqué). Notre modèle de passerelle intégrée offre plus qu’un accès rapide aux meilleurs soins. Nos équipes de recherche clinique peuvent utiliser des millions d’études réalisées sur des données cliniques anonymisées sur sept ans pour identifier les modèles de maladie et leurs traitements. Nous permettons aux fournisseurs leaders comme BaoViet d’obtenir les bons soins au bon moment et de les pratiquer hors des hôpitaux. »

    Le Vietnam attire les start-ups de e-santé singapouriennes

    Un taux d’inflation médicale en hausse

    Le Vietnam affiche actuellement le taux d’inflation médicale le plus élevé d’Asie (14,2 %). Selon les chiffres officiels, d’ici 2021, le pays devrait dépenser 22,7 milliards de dollars (20,48 Mds €) dans le domaine des soins, soit une augmentation de 12,5 % par rapport à 2017 (16,1 Mds USD ; 14,52 Mds €).

    Doctor Anywhere a signé 2 accords avec des sociétés vietnamiennes depuis septembre

    Les sociétés de e-santé basées à Singapour ont récemment étendu leur présence au Vietnam.

    En septembre 2019, Doctor Anywhere, une start-up de télémédecine de la cité-État, a signé un accord de coopération stratégique avec Bao Minh Insurance, un autre grand groupe d’assurance vietnamien. Le but de ce partenariat est de regrouper sur une plateforme unique une série de services de santé en ligne et hors ligne, notamment de téléconsultation et de délivrance de médicaments, un marché en ligne pour les achats en matière de santé et de bien-être ainsi que des services de santé à domicile.

    Doctor Anywhere a également signé en octobre un accord avec ViettelPay, une société qui appartient à Viettel, le plus grand opérateur de téléphonie mobile du Vietnam. Par le biais de cette alliance, les clients de ViettelPay vont pouvoir se connecter directement à la clinique virtuelle de Doctor Anywhere pour consulter un médecin et accéder à une gamme de services de bien-être directement sur l’application ViettelPay.

  • H&TI Webinar : la prise en charge de l’AVC, chiffres clés et innovations (visionner l’échange)

    À l’occasion du webinar portant sur la prise en charge de l’AVC en France, organisé le 30 octobre 2019, Health & Tech Intelligence a eu le plaisir de recevoir Franz Bozsak, P.-D.G. et cofondateur de Sensome, qui a notamment présenté sa solution dédiée à la thrombectomie, une alternative à la prise en charge de l’AVC qui consiste à retirer par voie endovasculaire, à l’aide d’un stent, le caillot qui bouche l’artère cérébrale pour rétablir la circulation sanguine. La technique a été validée par la Haute autorité de santé (HAS) en 2017.
    La session était animée par le Dr Béatrice Falise-Mirat, directrice scientifique de Care Insight.

    Lors de cette conférence, les deux participants sont revenus sur le plan AVC 2010-2014, comprenant notamment la mise en place de la télé-AVC, ainsi que sur les facteurs de risques et la répartition géographique de cette pathologie. L’alternative à la thrombolyse intraveineuse qu’est la thrombectomie était au cœur de la discussion. Cette pratique en augmentation pose désormais la question de son accessibilité à tous.
    La vidéo de cet échange est disponible en ligne et visionnable ci-dessous. 

    Le prochain H&TI Webinar sera consacré aux challenges IA en santé, avec comme invité Hugo Mania, chargé de mission cloud & datacenter au ministère de l’Économie et des Finances. Connectez-vous le 19 novembre 2019 de 11 heures à 11h35 pour suivre cette nouvelle session. Les inscriptions, gratuites mais obligatoires, sont à réaliser via ce lien.

    Visionner le webinar « la prise en charge de l’AVC en France » :

    Pour aller plus loin :

    Consulter ici l’indicateur réalisé par H&TI sur l’AVC.

  • Hitachi et le Centre Léon Bérard lancent un lab de recherche pour lutter contre le cancer via l’IA

    L’entreprise tech japonaise Hitachi et le centre de lutte contre le cancer lyonnais Léon Bérard (CLB) signent un accord afin de promouvoir conjointement la recherche et le développement en vue d’améliorer l’efficacité des diagnostics et des traitements du cancer par le biais de l’intelligence artificielle (IA). Dans ce cadre, ils créent un nouveau laboratoire de recherche, baptisé « Hitachi Lyon Lab », sur le site du CLB, indique l’établissement français dans un communiqué publié le 6 novembre 2019.

    Plus précisément, la société japonaise et le centre lyonnais mèneront ensemble « une activité de recherche et de développement sur de nouvelles technologies de dépistage et de diagnostic des cancers grâce à l’exploitation de l’imagerie médicale, comme la TDM/IRM, à l’aide de l’IA« , explique le CLB. Les deux partenaires prévoient également de développer des outils de prédiction de la réponse à la radiothérapie grâce à l’utilisation des données transcriptomiques et génomiques des tumeurs.

    « Il est devenu possible d’analyser les informations du génome d’un individu à faible coût »

    Selon les statistiques de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le Japon est le pays effectuant le plus grand nombre de TDM et d’IRM par million d’habitants, note le Centre Léon Bérard (CLB) dans son communiqué.

    « Avec les progrès réalisés dans le domaine des équipements d’imagerie de diagnostic, le nombre d’images examinées par les radiologues est en augmentation et les technologies visant à réduire la charge de travail des radiologues grâce à l’intelligence artificielle (IA) sont en cours de développement, contextualise le CLB. De plus, en raison des grandes avancées en matière de technologie d’analyse génétique de ces dernières années, il est devenu possible d’analyser les informations du génome d’un individu à faible coût, tandis que la médecine personnalisée offrant des soins médicaux adaptés à chaque individu est devenue un centre d’intérêt majeur dans les pays développés. »

    Lutte contre le cancer : 2 partenaires experts

    Hitachi est spécialisé dans les domaines diagnostiques-cliniques et informatiques

    Hitachi développe des solutions conçues pour améliorer la qualité et l’efficacité des soins médicaux dans les domaines diagnostiques-cliniques (tels que des équipements d’imagerie de diagnostic et des systèmes d’hadronthérapie) et informatiques (tels que des technologies de l’information et des systèmes basés sur IA)

    L’entreprise japonaise cherche également à améliorer la prise en charge des personnes atteintes de cancer en proposant des système d’hadronthérapie (méthode de radiothérapie) à divers hôpitaux de renommée mondiale. Ainsi, elle a permis de traiter plus de 60 000 patients dans ce cadre à ce jour, indique l’établissement lyonnais.

    Le Centre Léon Bérard fournit des diagnostics et des traitements de pointe

    Le Centre Léon Bérard, de son côté, se concentre principalement sur des activités orientées sur le soin, la recherche et la formation. Il est affilié à Unicancer, la fédération nationale des centres de lutte contre le cancer, qui rassemble 20 centres similaires.

    Le CLB fournit des diagnostics et des traitements de pointe aux patients atteints de cancers, dont des protocoles de radiothérapie et des traitements innovants. « Les images, ainsi que les données moléculaires des tumeurs, qui vont être au cœur de cette nouvelle collaboration,sont collectées et conservées au CLB à des fins de diagnostics, [de] traitements mais aussi de recherches, avec le consentement des patients », précise l’établissement français.

    Hitachi Lyon Lab : l’expertise clinique du CLB associée au savoir-faire d’Hitachi en IT/IA

    Dans le cadre de leur partenariat, Hitachi et le Centre Léon Bérard vont mener des recherches au sein du nouvel Hitachi Lyon Lab afin d’améliorer l’efficacité des diagnostics et des traitements du cancer, en combinant l’expertise clinique et les données associées aux traitements contre le cancer des patients du CLB avec le savoir-faire d’Hitachi dans le domaine de l’imagerie de diagnostic et d’IT/IA.

    Ainsi, ils développeront conjointement des technologies d’imagerie de diagnostic capables de détecter les éventuelles localisations cancéreuses et d’accompagner les radiologues dans l’établissement d’un diagnostic à partir d’images de type TDM et IRM avec l’aide de l’IA, explicite l’établissement lyonnais.

    « L’identification de marqueurs biologiques exploitant les données génomiques dans un contexte de résistance permettra également de prédire les réponses et de formuler des pronostics quant à l’issue de la radiothérapie », ajoute le CLB.

  • L’AP-HP et Owkin lancent des projets de recherche sur données centrés sur le machine learning (IA)

    Améliorer la prise en charge des patients et faciliter le développement de nouveau médicaments dans 3 domaines principaux : l’oncologie, l’immunologie et la cardiologie. Tels sont les objectifs de la première série de projets de recherche sur données lancée conjointement par l’AP-HP et Owkin, une start-up française spécialisée dans l’apprentissage automatique (machine learning) appliquée à la recherche clinique. À noter que l’AP-HP est le premier centre européen d’essais cliniques et qu’il dispose du plus grand nombre de données de soins en France dédiées à la recherche.

    3 des 7 premiers projets (oncologie, immunologie et cardiologie) retenus par l’AP-HP et Owkin débuteront « dans les semaines à venir », indiquent les deux partenaires dans un communiqué publié le 30 octobre 2019. Leur but est de mieux comprendre l’hétérogénéité des maladies et de prédire leur évolution ainsi que la réponse aux traitements.

    Chacun des 3 projets porte sur :

    • les images de pathologie digitale (lames anatomopathologiques numérisées) et les caractéristiques cliniques de patients atteints de cancer du foie : mené par le Dr Julien Calderaro, anatomo-cyto-pathologiste à l’hôpital Henri-Mondor (AP-HP), et son équipe ;

    • les images de radiologie classique, les images de pathologie digitale (qui utilise des échantillons de pathologie traditionnels et les transforme en images numériques à très haute définition) et les caractéristiques cliniques de patients atteints de cancer du foie : mené par la Pr Valérie Vilgrain, cheffe du service de radiologie de l’Hôpital Beaujon (AP-HP), et son équipe ;

    • les images de pathologie digitale et les caractéristiques cliniques de patients atteints de néphrite lupique de classe III et IV : mené par le Pr Eric Daugas, du service de néphrologie de l’Hôpital Bichat (AP-HP), le Pr Anne Couvelard, cheffe du service d’anatomo-pathologie de l’Hôpital Bichat AP-HP, et leurs équipes.

    La signature de l’accord-cadre relatif à ce partenariat est le fruit d’un travail réalisé en amont entre les cliniciens chercheurs de différents hôpitaux de l’AP-HP et les spécialistes en intelligence artificielle (IA) de Owkin, notent les deux partenaires. « Déjà en collaboration pour divers projets, dont Healthchain (visant à sécuriser le partage des données sensibles de santé), Owkin va désormais travailler avec l’ensemble des hôpitaux de l’AP-HP », précisent-ils.

    Objectifs des 3 premiers projets de recherche sur données

    Projet sur les images de pathologie digitale (lames anatomopathologiques numérisées) et les caractéristiques cliniques de patients atteints de cancer du foie :

    • mené par le Dr Julien Calderaro, anatomo-cyto-pathologiste à l’hôpital Henri-Mondor (AP-HP), et son équipe.

    « L’idée est de combiner l’expertise d’Owkin et la nôtre afin de prédire plus finement la survie de nos patients après résection pour carcinome hépatocellulaire » en identifiant de nouveaux critères anatomopathologiques de pronostic et de réponse aux traitements, explique le Dr Julien Calderaro.

    Projet sur les images de radiologie classique, les images de pathologie digitale (qui utilise des échantillons de pathologie traditionnels et les transforme en images numériques à très haute définition) et les caractéristiques cliniques de patients atteints de cancer du foie :

    • mené par la Pr Valérie Vilgrain, cheffe du service de radiologie de l’Hôpital Beaujon AP-HP.

    L’objectif est de mieux personnaliser le traitement de chimioembolisation hépatique (TACE) dont les critères de réponse tumorale après traitement sont clairement définis.

    « En revanche, les critères prédictifs de réponse ne sont pas bien connus. Une meilleure connaissance pourrait permettre de mieux personnaliser les indications de la TACE. La collaboration avec Owkin va tenter de répondre à cette question en analysant les données du scanner baseline (avant tout traitement) ainsi que les données histopathologiques de la biopsie de la tumeur en utilisant des outils d’intelligence artificielle », précise le Pr Valérie Vilgrain.

    Projet sur les images de pathologie digitale et les caractéristiques cliniques de patients atteints de néphrite lupique de classe III et IV :

    • mené par le Pr Eric Daugas, du service de néphrologie de l’Hôpital Bichat (AP-HP), le Pr Anne Couvelard, cheffe du service d’anatomo-pathologie de l’Hôpital Bichat AP-HP, et leurs équipes.

    Le but est d’identifier de nouvelles données pertinentes issues des images d’histologie rénale des néphropathies lupiques et jusqu’ici négligées par l’interprétation médicale, malgré un haut niveau d’expertise selon le Pr Eric Daugas.

    L’objectif, in fine, est de proposer un traitement et une surveillance de la maladie personnalisés aux patients.

    « Actuellement, les meilleures prises en charge des patients ayant une atteinte rénale sévère au cours du lupus systémique souffrent de l’absence de prédiction individuelle de l’échec des traitements standards. Le projet proposé en collaboration avec Owkin doit déterminer l’apport d’une interprétation sans a priori des données cliniques et histologiques rénales recueillies au diagnostic pour améliorer la prise en charge de patients atteints de néphropathies lupiques graves, explique le Pr Eric Daugas. Un tel projet n’aurait pu naître rapidement – il a été construit en moins de six mois – sans notre rencontre avec les équipes d’Owkin. »

    Un accord-cadre de recherche entre Owkin et tous les hôpitaux de l’AP-HP

    Ces projets de recherche sur données sont lancés quelques mois après la signature d’un accord-cadre entre l’AP-HP et Owkin, en février 2019, pour une durée de 3 ans.

    Objectif : allier recherche médicale et intelligence artificielle

    Il est prévu dans le cadre de ce partenariat que les deux partenaires « pourront décliner rapidement et dans des conditions facilitées des études cliniques collaboratives », indiquent-ils (communiqué). L’idée est de conjuguer « toutes [les] actions en un effort collectif alliant recherche médicale et intelligence artificielle (IA) », commente Thomas Clozel, co-fondateur et P.-D.G. de Owkin, qui estime que « la démocratisation de l’accès à l’IA aux chercheurs va permettre la réalisation de grandes avancées ».

    Des projets déjà en cours

    La signature de cet accord-cadre résulte du travail réalisé en amont entre les cliniciens chercheurs de différents hôpitaux de l’AP-HP et les spécialistes en IA de Owkin. Parmi les projets sur lesquels collaborent déjà les deux organisations figure Healthchain, qui vise à sécuriser le partage des données sensibles de santé. Ce projet est financé par Bpifrance.

    « Les équipes feront appel à différentes technologies permettant d’optimiser leurs recherches, comme le « federated learning » (apprentissage fédéré : permet de concevoir des IA sans compromettre la vie privée des utilisateurs), le « transfer learning » (apprentissage par transfert : permet de transférer des connaissances d’une ou plusieurs tâches sources vers une ou plusieurs tâches cibles), les registres distribués et la cryptographie avancée », précisent l’AP-HP et Owkin.

  • Le CHU et l’Institut du cancer de Montpellier lancent une plateforme d’analyses oncogénétiques

    L’Institut du cancer de Montpellier (ICM) et le CHU de Montpellier vont mettre en place une plateforme hospitalo-universitaire de biopathologie commune, renforcant ainsi leur collaboration en matière de génétique moléculaire des cancers. Le dispositif sera effectif à partir du 1er juillet 2020, indiquent les 2 partenaires dans un communiqué publié le 25 octobre.

    La plateforme, localisée au laboratoire de biologie des tumeurs solides du CHU, sera dotée « des outils et des technologies les plus récentes en matière de biologie moléculaire, tels que les outils de séquençage à très haut débit », précisent l’ICM et l’établissement de soins. L’objectif central de la solution sera de réaliser les analyses d’oncogénétique moléculaires, activités dédiées au diagnostic et à la prise en charge thérapeutique des tumeurs solides de l’adulte.

    Selon les 2 établissements, le plus de la plateforme réside « dans la centralisation qu’elle propose avec une seule gouvernance, un mode de fonctionnement unique, et une organisation optimale dans la réalisation du séquençage, de l’analyse du génome et de la gestion des flux de données ». Par ailleurs, l’objectif est de « poursuivre plus efficacement encore » le développement et l’application d’une médecine prédictive, pronostique et personnalisée pour les patients.

    Ce partenariat a aussi pour but de renforcer l’activité de recherche des 2 établissements en :
    • proposant aux cliniciens la mise en place de nouveaux tests biologiques basés sur des technologies innovantes ;
    • répondant de manière commune à des appels d’offres aux niveaux régional et national ;
    • amplifiant leur politique de développement de recherche clinique par la réalisation d’études s’appuyant sur l’utilisation de la plateforme.

  • 2ème édition de la Health Data Week : une semaine dédiée aux données de santé, 18-22/11/2019 à Paris

    Le think tank Health & Tech organise du 18 au 22 novembre 2018 à Paris la Health Data Week, une semaine dédiée aux données de santé rythmée par 5 rendez-vous :

    • un colloque « données de santé et intelligence collective » – journée de conférence : Paris, le 18 novembre organisé par le ministère des Solidarités et de la Santé en collaboration avec le Grand Défi IA.

    • un webinar « les challenges IA en santé : état des lieux et mode d’emploi » : en ligne, le 19 novembre de 11h à 1h35 ;

    • un afterwork start-up challenge « IA, data et patients : les pépites de la data en Santé » : Inno.centre, 6 rue Pierre Larousse, 75014, Paris, le 19 novembre, de 18h30 à 20h suivi d’un cocktail networking ;

    • un H&TI morning special Ethik IA : Inno.centre, 6 rue Pierre Larousse, 75014, Paris, le 20 novembre, de 9h30 à 11h30 ;

    • un dîner du Cercle des décideurs numérique et santé : Paris le 26 novembre, à partir de 20h.

    Les inscriptions à ces événements peuvent être effectuées en suivant ce lien.

    Un colloque « données de santé et intelligence collective » : Paris, le 18 novembre

    Une journée de conférence organisée par le ministère des Solidarités et de la Santé

    Un webinar « les challenges IA en santé : état des lieux et mode d’emploi » : en ligne, le 19 novembre de 11h à 11h35 

    Connectez-vous et posez vos questions en direct à nos intervenants. Les débats seront animés par la société Care Insight.

    Afterwork start-up challenge : Inno.centre, 6 rue Pierre Larousse, 75014, Paris, le 19 novembre, de 18h30 à 20h

    Cet afterwork permettra de faire un tour d’horizon des start-ups qui innovent dans le domaine de la data en santé.

    Un jury d’experts présélectionnera les startups les plus innovantes, qui disposeront de quelques minutes pour pitcher et convaincre.

    Après délibération, une remise de prix sera organisée.

    L’événement sera suivi d’un cocktail networking.

    un H&TI morning special Ethik IA  : Inno.centre, 6 rue Pierre Larousse, 75014, Paris, le 20 novembre, de 9h30 à 11h30 

    Une matinée de discussion conçue avec Ethik IA sur l’éthique, la data et la régulation.

    Dîner du Cercle des décideurs numérique et santé : Paris, le 26 novembre, 20h

    Ce dîner spécial Health Data Week réunit les membres du Cercle des décideurs numérique et santé autour d’un invité sur la data en santé.

    Le Cercle des décideurs numérique et santé vise à faire travailler ensemble industriels, acteurs de santé, institutionnels et relais d’opinion sur une plateforme commune « au-delà du portage politique », est-il expliqué sur le site du réseau. Son ambition est d’ »accompagner l’émergence d’une filière industrielle d’excellence, qui réponde aux enjeux de santé publique, de sécurité, de pérennité et de création de valeur économique ».

  • Traumatismes graves : un partenariat de recherche pour déployer des outils d’aides à la décision

    TrauMatrix est un partenariat de recherche scientifique et médicale, signé pour une durée de 3 ans, qui a pour objectif de « développer les premiers outils d’aide à la décision (basé sur intelligence artificielle) pour la gestion des patients atteints de traumatismes graves dans les 24 premières heures ». Cette initiative, dont le lancement a été annoncé le 25 octobre 2019 par communiqué, est portée par l’association Traumabase, l’AP-HP, le CNRS, l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), l’École polytechnique et Capgemini Invent.

    3 axes sont privilégiés dans le cadre de ce projet : la prise en charge du patient, le diagnostic et la gestion de la stratégie de soins (dont la prise en charge du choc hémorragique et du traumatisme crânien). Le but est de permettre un accompagnement des acteurs médicaux tout au long de la chaîne de décision des 24 premières heures, en plaçant « l’intelligence artificielle au cœur de la pratique de la traumatologie de demain », commentent les partenaires (communiqué).

    Un outil d’aide à la décision pour les médecins anesthésistes réanimateurs

    TrauMatrix vise à aboutir à un outil d’aide à la décision à destination des médecins anesthésistes réanimateurs. La solution permettra :

    • de les accompagner en temps réel dans leur prise de décision, en orientant la prise en charge des patients grands traumatisés vers les bonnes unités de soins ;
    • de prédire la probabilité d’événements comme le choc hémorragique ou le traumatisme crânien et l’ajustement de la stratégie de soins ;
    • de préciser, en parallèle, la nature des ressources hospitalières, matérielles et humaines à anticiper « afin d’apporter une meilleure réponse aux besoins du patient et d’augmenter ses chances de survie et d’absence de séquelles », précisent les partenaires (communiqué).

    Le projet repose sur la Traumabase, registre national de données sur les traumatismes graves

    Le projet repose sur la Traumabase, un observatoire régional crée en 2011 et devenu depuis un registre national de données médicales sur les traumatismes graves.

    Cette base est portée par un réseau d’une centaine de médecins urgentistes et anesthésistes-réanimateurs répartis dans toute la France. Elle fédère actuellement une grande partie des acteurs français de la traumatologie lourde.

    La Traumabase permet :

    • d’alimenter les démarches d’amélioration de la prise en charge des patients ;
    • de faciliter la recherche scientifique autour d’études prospectives et interventionnelles.

    Une collaboration multidisciplinaire

    « La collaboration avec l’École des hautes études en sciences sociales, le CNRS et l’École polytechnique initiée par le Dr Tobias Gauss, le Pr Catherine Paugam-Burtz et le Dr Sophie Hamada, des hôpitaux Beaujon et Bicêtre (AP-HP), a permis de lancer une dynamique de recherche autour du choc hémorragique et d’initier les premiers travaux sous l’impulsion de Julie Josse, professeur au Centre de mathématiques appliquées (CMAP – CNRS/École polytechnique) et à l’Inria XPOP et DataIA, et de Jean-Pierre Nadal, chercheur CNRS au Centre d’analyses et de mathématiques sociales (CNRS/École des hautes études en sciences sociales) », indiquent les partenaires.

    Capgemini Invent en charge du développement de modèle de prédiction via l’IA

    Capgemini Invent a rejoint le partenariat en tant qu’expert de la valorisation des données et de l’intelligence artificielle (IA). Dans le cadre de TrauMatrix, la société va développer des modèles de prédiction et a pour mission d’élaborer, à terme, une plateforme de services en collaboration avec les experts médicaux de la Traumabase et les scientifiques de l’EHESS, du CNRS et de L’École polytechnique

    « Un des enjeux est notamment de bien cibler les moments clefs du parcours de soin des traumatisés sévères dans un écosystème complexe de prise en charge et de soins », est-il précisé.

    « TrauMatrix est un catalyseur d’interactions entre médecins et chercheurs ou ingénieurs »

    « Outre l’opportunité de développer des méthodes dans une situation où les données ont tous les défauts (hétérogénéité, données manquantes, de sorte qu’aucune méthode connue n’est bien adaptée), le projet TrauMatrix est un catalyseur d’interactions entre médecins et chercheurs ou ingénieurs, entre chercheurs de disciplines ou d’expertises différentes, et contribue à la formation de jeunes scientifiques autant attirés par le côté hautement technique du point de vue mathématique et informatique, que par la problématique de santé publique », commente Jean-Pierre Nadal, directeur de recherche au CNRS et directeur d’études à l’EHESS, chercheur au laboratoire de physique de l’École normale supérieure (CNRS/ENS Paris/Sorbonne Université /Université de Paris) et directeur du Centre d’analyse et de mathématique sociales (CNRS/EHESS).

  • H&TI Webinar : la prise en charge de l’AVC en France, chiffres clés et innovations (30/10/19, 11h)

    Chers abonnés,

    Nous avons le plaisir de vous inviter au prochain H&TI Webinar, à l’occasion de la journée nationale pour la prise en charge de l’accident vasculaire cérébral (AVC) en France, un enjeu majeur de santé public.

    Le Webinar sera articulé autour :

    • des principaux indicateurs de santé publique liés à l’AVC ;
    • des innovations dans la prise en charge de l’AVC ;
    • des start-ups qui proposent des solutions de prévention ou de suivi post AVC.

    Connectez-vous le 30 octobre 2019 de 11h à 11h35 et posez vos questions en direct aux intervenants.

    L’échange sera animé par le Dr Béatrice Falise-Mirat, directrice scientifique de Care Insight.

    Les inscriptions, gratuites, doivent être réalisées via ce lien.