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  • La CPAM en Côtes d’Armor : déploiement de 32 000 DMP et généralisation prévue pour septembre 2018

    Le Groupement de Coopération Sanitaire e-santé Bretagne revendique la création de près de 32 000 DMP créés sur le département des Côtes d’Armor, dans un communiqué du 30 janvier 2018.

    L’expérimentation débutée en janvier 2017 se poursuit auprès de neuf caisses d’assurance maladie dans l’objectif de développer les usages du DMP sur le département et de promouvoir sa création auprès de nouveaux bénéficiaires.

    Parmi les bénéficiaires prioritaires, on compte les établissements de santé et les officines. La généralisation du DMP sur tout le territoire doit débuter à partir de septembre 2018.

    Le projet pilote lancé en janvier 2017 auprès de 9 caisses d’assurance maladie (Côtes d’Armor, Amiens, Besançon, Clermont-Ferrand, Créteil, Strasbourg, Toulouse et Tours) a permis d’identifier les bonnes pratiques associées au déploiement et de préciser la stratégie de déploiement national.

    Critères de succès

    • des acteurs engagés : établissements de santé, représentants des professionnels de santé libéraux, représentants d’associations de patients, acteurs du secteur médico-social, représentants des EHPAD, ARS Bretagne ;
    • l’accompagnement du GCS e-santé Bretagne sur l’ensemble du projet ;
    • des établissements de santé particulièrement engagés qui ont permis le déploiement du DMP dans leurs structures et développé l’usage du DMP par son alimentation automatique avec le compte-rendu d’hospitalisation ;
    • l’accompagnement de terrain pour les professionnels de santé libéraux par les Délégués de l’Assurance Maladie (DAM) et les Conseillers Informatique Service (CIS) qui ont assisté les professionnels libéraux dès le début de l’opération afin de les guider pour la mise à jour de leur logiciel métier ou pour la connexion via la plateforme www.dmp.gouv.fr. Cette action a débouché sur le raccordement de près de 500 professionnels de santé libéraux au DMP et son utilisation de fait dans la pratique de routine (consultation et alimentation).

    Bilan chiffré du déploiement

    Au cours de l’année 2017, les assurés du régime général d’assurance maladie des Côtes d’Armor ont procédé à l’ouverture de leur DMP :

    • en ligne, sur le site mon-dmp.fr : 6 174 ;
    • dans les accueils de la CPAM : 18 595 ;
    • par l’intermédiaire des établissements de santé du département : 3 429 ;
    • par l’intermédiaire des des professionnels de santé libéraux : 1 907.

    Les établissements de santé partenaires de l’expérimentation participent à la fois à la création des DMP et à leur alimentation. Ils sont actuellement 6 et sont complétements opérationnels : CH de Saint-Brieuc, CH de Guingamp, CH de Lannion, CH de Dinan, Hôpital Privé des Côtes d’Armor à Plérin et la Polyclinique du Trégor à Lannion.

    Les professionnels de santé libéraux ayant recours au DMP sont au nombre de 484 fin janvier 2018, alors qu’ils n’étaient que 74 au 31 août 2017. La progression fulgurante sur le 3e trimestre de 2017 est attribuable aux conseillers informatique service (CIS) de la CPAM qui faisaient de l’accompagnement pro-actif auprès des libéraux.

    Cap sur la généralisation du DMP au sein du territoire

    En 2018, un travail sera entrepris avec les hôpitaux de psychiatrie et les EHPAD et quelques établissements pilotes permettront de tester les procédures de déploiement et de création du DMP dans ces structures.

    Jusqu’à présent le DMP était créé aux ouvrants droit et un axe de développement supplémentaire consiste à procéder à la création d’un DMP pur les ayants droit en 2018.

    Établissements de santé

    Dans la catégorie établissements de santé, la priorité est donnée aux établissements de médecine-chirurgie-obstétrique (MCO). Cinq établissement de santé supplémentaires sont concernés par le déploiement (CH de Lamballe, CH de Quintin et la Polyclinique du Pays de Rance à Dinan), dont deux sont en attente de la mise à jour de leur outil informatique (CH de Paimpol et CH de Tréguier).

    Officines

    Au cours du 1er semestre 2018, les patients pourront également procéder à la création de leur DMP dans les pharmacies. La Cnam a souhaité s’appuyer sur le réseau des officines pour permettre une montée en charge encore plus importante du nombre de DMP créés en proposant aux pharmaciens une incitation financière à la création de 1€ par DMP ouvert.

  • Priorités des protocoles de coopération du ministère : diabète, pathologies respiratoires et cancer

    La prévention et le suivi des pathologies cardio-neurovasculaires et du diabète, des pathologies respiratoires et des cancers constituent les trois premières priorités du ministère des Solidarités et de la Santé dans le cadre des priorités nationales en matière de protocoles de coopération, telles que fixées par l’Arrêté ministériel publié au Journal officiel du 3 février 2018.

    Le dispositif des protocoles de coopération

    Inscrit dans le Code la santé publique, les protocoles de coopération entre professionnels de santé permettent d’étendre le périmètre des activités médicales. L’objet (les disciplines ou les pathologies), la nature de la coopération, le lieu et le champ d’intervention des professionnels de santé concernés doivent répondre à un besoin régional spécifique, sous réserve d’être approuvés par la HAS et l’agence régionale de santé.

    L’arrêté du 3 février 2018 fixe 9 domaines prioritaires en tout et il faut ajouter les suivants aux trois premiers :

    • prévention de l’hospitalisation et maintien à domicile des patients âgés ;
    • prévention et suivi des pathologies ophtalmologiques ;
    • prévention et suivi des pathologies gynécologiques et obstétricales ;
    • prévention et suivi des pathologies bucco-dentaires ;
    • prévention des pathologies et suivi du développement des enfants ;
    • prévention et suivi des pathologies en santé mentale.
  • Plan stratégique AP-HP 2017-2022  : inscrire la télémédecine dans les pratiques quotidiennes

    L’AP-HP vise en 2020 un objectif de 150 000 patients pris en charge via un dispositif de télémédecine, téléconsultation, télé-expertise et télésurveillance confondues – c’est ce qui ressort de la réunion de la Commission médicale d’établissement de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) du 9 janvier 2018 lors de laquelle elle a approuvé le Plan stratégique 2017-2022 de l’AP-HP pour la télémédecine.

    C’est l’occasion de faire un focus sur les projets de développements en cours et à horizon 2022 ainsi que sur un bilan des activités de télémédecine en 2016 lorsque 46 000 patients ont bénéficié d’un service de ces trois catégories dans le cadre de leur prise en charge médicale.

    Le document de travail de l’AP-HP est téléchargeable via le lien ci-contre.

    Principaux objectifs du plan approuvé

    Il vise à améliorer le parcours de soins des patients avec comme objectifs principaux:

    • faire de la télémédecine un mode d’exercice quotidien ;
    • développer une offre de télémédecine régionale avec notamment la télé-expertise de recours pour les groupements hospitaliers de territoire (GHT);
    • ouvrir la télé-expertise à la médecine de ville;
    • développer la  téléconsultation « directe » (sans intervention d’un professionnel de santé auprès du patient) pour les personnes déjà suivies à l’AP-HP (consultations récurrentes pour les maladies chroniques, suivi des porteurs de dispositifs médicaux implantables…).

    Les axes d’inflexion définis pour les ARS :

    • parcours de soin ;
    • appui sur terr-esanté ;
    • prise en charge à domicile via SIAD afin de limiter les déplacements des généralistes ;
    • ouverture à l’intégration de coopération entre personnel de santé.

    Perspectives de développement d’ici 2022 : télésurveillance et 150 000 téléconsultations en 2022

    En 2018 et 2019, la priorité vise le développement de la télésurveillance dans le cadre de l’expérimentation ETAPES en cardiologie et en diabétologie.

    Parmi les projets de télé-expertise visant à aboutir à une offre institutionnelle :

    • télé-dentisterie (TLE) pour le médico-social en déploiement à Henri Mondor et Louis Mourier ;
    • radiothérapie dans les hôpitaux Bicêtre, Trousseau et Robert Debré ;
    • médecine fœtale à Trousseau.

    Voici quelques objectifs chiffrés d’ici 2020 et 2022 respectivement :

    • 50 000 de téléconsultations en 2020, soit 1% des consultation à l’échelle de l’AP-HP et 150 000 en 2022;
    • 50 000 actes de télé-expertise, puis 70 000 en 2022 ;
    • 30 000 actes de télésurveillance en 2020, puis 60 000.

    Bilan des activités en télémédecine 2016

    Actuellement, un certain nombre d’activités informelles reste toujours non recensé et d’autres ne sont pas complètement abouties.

    En 2016, l’AP-HP a recensé, 39 activités de télémédecine réparties dans 73 centres experts, ainsi qu’une vingtaine de projets en cours de développement. 

    Voici des exemples des activités déployées à l’AP-HP :

    • en télé-expertise :  le télé-dépistage de la rétinopathie diabétique (OPHDIAT) qui a permis de prendre en charge 17 000 patients en 2016 ; la télé-expertise en dermatologie (pour les services d’urgences ou d’application carcérale, etc.) par échange de photographies des lésions dans un contexte sécurisé ;
    • en téléconsultation : dans le domaine de la neuropédiatrie pour le suivi d’enfants polyhandicapés ou de la gériatrie pour des personnes âgées résidant en EHPAD ;
    • en télésurveillance : dans les services de cardiologie pour suivre des patients ayant des dispositifs médicaux implantables (ex : défibrillateur implantable).

  • CHU de La Réunion : décision favorable du Copermo pour le plan de retour à l’équilibre

    Le Comité interministériel de performance et de la modernisation de l’offre de soins hospitaliers (Copermo) a validé mercredi 31 janvier 2018, les propositions formulées par la direction du Centre Hospitalier Universitaire de la Réunion. Un soutien financier a été obtenu et les contreparties actées.

    Pour rappel, Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la Santé, qui s’était rendue au CHU de l’île début octobre 2017 avait annoncé une aide de 50 millions d’euros à la structure qui accusait, en 2016, un déficit de 35 millions d’euros.

    Il s’agissait, selon elle, d’une « aide transitoire » répartie sur quatre ans, dont 14 millions dès 2017.

    En contrepartie, la direction du CHU a proposé des mesures d’économie, ce qui a suscité une grève du personnel mardi 30 janvier 2018. A l’appel de la CFDT, une partie du personnel a cessé le travail et 34 médecins ont proposé leur démission. Ils protestaient contre le manque de concertation dans l’élaboration du plan de retour à l’équilibre.

    Que prévoit le plan de retour à l’équilibre ?

    Concernant le plan de retour à l’équilibre, Lionel Calenge, le directeur du CHU de La Réunion, s’est engagé à réaliser 30 millions d’euros d’économies sur 5 ans. 11 millions concerneraient la masse salariale. 155 postes devraient ainsi être supprimés, parmi lesquels 6 médicaux, mais aussi des soignants, comme des infirmiers, des aides-soignants et des agents des services hospitaliers.

    L’accord du Copermo… vers un redressement de la situation ?

    Le Copermo a rendu une décision favorable pour le soutien au financement du bâtiment central du site de Saint-Pierre et pour le plan de retour à l’équilibre, présenté par la direction de l’établissement.

     « Cette validation est un signal de confiance et de crédibilité adressé par le gouvernement au dossier du CHU, et une première étape importante dans son redressement », écrit l’ARS Océan Indien dans un communiqué du 2 février 2018. L’agence poursuivra l’accompagnement attentif du CHU dans son engagement à dépasser ses difficultés financières et mener sa modernisation au bénéfice des patients. Un point mensuel sera assuré par ses services.

    Un point semestriel sur l’état de mise en œuvre du plan d’action et ses effets sur le suivi de la situation financière du CHU sera assuré à cet effet au niveau national. Ce suivi renforcé permettra notamment au Copermo de piloter le versement des aides nationales en fonctionnement consenties en contrepartie de l’effort de redressement accompli par le CHU lui-même.

  • Patients confiants et médecins méfiants quant à l’usage des outils de la e-santé (Odoxa)

    Lors de la conférence annuelle de l’Agence des Systèmes d’information partagés de Santé (ASIP Santé) organisée le mardi 30 janvier 2018, Gaël Sliman, directeur de l’institut de sondage Odoxa, a présenté les résultats d’une enquête réalisée pour l’ASIP sur le thème : « Les Français et la e-santé ».

    Il ressort de cette étude que 80% des Français sont « prêts » à la diffusion de la e-santé et que 74% d’entre eux pensent qu’elle va contribuer à améliorer la qualité de leur prise en charge et de la relation qu’ils entretiennent avec les professionnels de santé. En revanche, ces derniers sont plus méfiants quant aux bienfaits avérés des outils de la e-santé : seuls 45% des médecins pensent qu’ils amélioreront la qualité de la relation patient-soignant.

    Les Français sont favorables au développement de la e-santé.

    Il ressort de l’étude réalisée par Odoxa que les Français sont enclins au développement de la e-santé et qu’ils ne la perçoivent pas comme une menace à la qualité de la relation patients-soignants.

    • 8 sondés sur 10 se disent « prêts » aux innovations et nouvelles technologies en santé ;
    • 90% d’entre eux considèrent que le médecin doit avoir plus facilement accès aux données ;
    • 86% d’entre eux pensent que l’accès aux données permet de dégager du temps et de simplifier les démarches administratives.

    La e-santé contribuerait à améliorer l’information des patients 

    Les outils connectés seraient les garants d’une meilleure information, selon une majorité de sondés :

    • 78% des personnes interrogées jugent que le patient peut être mieux informé avant son hospitalisation grâce au recours aux technologies de la e-santé ;
    • 81% d’entre elles pensent que ces outils permettent aux médecins de mieux conseiller les patients à l’issue de leur hospitalisation.

    Clivage entre les patients et les médecins sur les bénéfices présumés de la e-santé sur la prise en charge des patients

    Si les patients pensent que la e-santé facilitera leur prise en charge et améliorera la qualité de la relation qu’ils entretiennent avec leurs médecins, ces derniers ne partagent pas leur avis.

    • 74% des sondés considèrent que grâce aux outils connectés, la gestion administrative va être simplifiée et le médecin disposera de plus de temps auprès de ses patients ;
    • 70% des sondés jugent que l’hôpital peut offrir un accueil personnalisé aux patients grâce aux outils de la e-santé. En revanche, seuls 48% des médecins interrogés partagent cet avis.
    • 58% des personnes interrogées pensent que les TIC favoriseront la relation patient-soignant, contre 45% des médecins interrogés..

    Les sondés convaincus des bienfaits liés à l’usage des données de santé

    • 63% des personnes interrogées estiment qu’il existe des risques importants liés à l’usage, au partage, et au piratage de leurs données de santé ;
    • Toutefois, 59% des personnes sondées font confiance aux administrations pour assurer la protection des données de santé ;
    • 76% des sondés pensent que leurs données peuvent contribuer à l’avancement de la recherche.
  • Doc&You s’associe avec Maincare Solutions pour développer la télémédecine en Afrique

    Doc&You, start-up qui œuvre à faciliter l’accès aux soins des patients en Afrique, vient de conclure fin janvier 2018 un partenariat avec Maincare en adoptant sa solution Covalia pour déployer des téléconsultations en Tunisie, au Maroc et en Côte d’Ivoire.

    Une offre de télémédecine

    Créée en 2016 par Christophe Jacquinet, ancien directeur d’ARS et Olivier Pardessus, actuel président de la start-up Doc&You, l’offre de la société s’articule autour de sa plateforme ResoDoc qui englobe les services suivants :

    • rendez-vous médicaux en ligne ;
    • paiement de soins en ligne ;
    • réseau médical de télémédecine (télé-expertise, visio-expertise en staff médical et forum médical) ;
    • adressage médical des patients qui consiste à orienter le patient ;
    • financement participatif de santé.

    Ses services visent aussi bien les patients et leurs proches que les médecins de proximité, les médecins experts, les établissements de santé et les assureurs santé.

    Le partenariat avec Maincare au service d’un réseau médical francophone en Afrique

    Doc&You souhaite créer un réseau médical francophone en Afrique et en collaboration avec les professionnels de santé en  France. À cet effet la start-up a opté pour les solutions de télémédecine Covalia de Maincare dont les fonctionnalités seront intégrées à ResoDoc pour mettre en relation les médecins de ResoDoc dans leurs pays d’une part et en Afrique francophone et en France d’autre part.

  • IA : le Cnom s’approprie le débat et énonce des recommandations dans un Livre blanc

    Le Conseil national de l’ordre des médecins (Cnom) a publié un Livre blanc à destination des médecins et patients le 22 janvier 2018 à l’heure de l’IA, des data, des robots et des algorithmes. Cette publication a donné lieu à un débat organisé le 30 janvier 2018 au siège du Cnom.

    La publication du Livre blanc est une façon de prendre part au débat et d’alerter les autorités sur la nécessité de s’atteler à la question et d’organiser un débat public impliquant l’ensemble des acteurs professionnels et la société civile. Le Livre blanc inclut 33 recommandations listées dans son dernier chapitre et se compose de 6 chapitres sur la révolution numérique, la médecine numérique, la formation, la recherche et l’éthique du médecin face à son patient à l’ère numérique.

    Le débat a davantage mis en avant les préoccupations de différents acteurs et a cherché à identifier les points clé d’un débat public que les autorités publiques se doivent d’animer  et qui est jugé crucial par le Cnom. Les principaux thèmes abordés rejoignent ceux du Livre blanc et concernent l’identification des risques associés à l’IA, la préservation de la relation médecin-patient, la formation des professionnels qui doit tenir compte des évolutions prévisibles des métiers, etc.

    Recommandations du Cnom

    Elles sont au nombre de 33. La tribune du Pr Jean-Gabriel Ganascia, président du comité d’éthique du CNRS, qui clôt le Livre blanc illustre la position du Cnom et l’état d’esprit que l’association des médecins promeut, à savoir que l’IA ne doit pas être chassée du domaine médicale et qu’elle y a tout à fait sa place, sans pour autant la diviniser, et que sa contribution doit être dirigée vers un marché industriel d’aide à la décision médicale et non pas vers celui qui dicterait une décision rendue par algorithme.

    Voici les sujets traités et mis en avant par le Cnom:

    • l’importance d’identifier les risques potentiels liés aux nouveaux usages et outils ;
    • la nécessité d’un débat public visant à orienter les autorités régulatrices ;
    • la création d’un service public d’information auquel doivent être associés les sociétés savantes et les patients ;
    • la garantie d’une société et d’individus libres inscrite dans le droit positif ;
    • la garantie d’un profit commun à l’ensemble des citoyens sans discrimination.

    Le Livre blanc est téléchargeable ci-contre.

    Débat interdisciplinaire

    Parmi les sujets clés abordés par les nombreux intervenants on trouve la relation médecin-patient, la formation et l’impact de l’utilisation des données.

    Le vice-président du Cnom a annoncé la parution prochaine d’un document visant à guider les professionnels de santé, et notamment les médecins libéraux, dans l’application du nouveau Règlement général sur la protection des données (RGPD).

    Dans sa conclusion, il a également rappelé afin de lutter contre les inégalité d’accès aux soins l’importance de « fibrer et de câbler » les zones du désert numérique afin de réduire la fracture numérique.

    Voici les principales affirmations et recommandations qui ont émergé au cours du débat.

    Ne pas précipiter les événements à vouloir trop emboîter le pas à la Chine ou aux États-Unis

    Pr Laurence Devilliers, spécialiste en informatique enseignant à la Sorbonne et chercheuse au CNRS, déplore le manque d’analyse de l’impact du recours aux robots sur l’humain. Sans s’y opposer, elle recommande cependant de ne pas mettre en relation de jeunes enfants et des robots par manque de retour d’expérience sur les conséquences socio-psychologiques associées à ce type d’interaction.

    Le Pr Guy Vallancien a exprimé ses craintes concernant le retard que la France et l’Europe affichent par rapport aux États-Unis ou la Chine. Cependant la majorité des intervenants s’accorde pour dire qu’il faut réguler avant de s’engouffrer dans l’application directe des technologies sortant des laboratoires de recherche. À cet effet, le Pr Olivier Palombi, représentant la Conférence des doyens, soulignait qu’à l’occasion d’une visite en Chine, il avait pu constater les moyens colossaux dont disposait la nation, mais qu’il n’avait pas décelé une stratégie nationale animant l’ensemble des acteurs, ce qui devrait être poursuivi en France.

    Le Pr Devilliers appelle à prendre en compte les nouveaux rapports créés entre les machines dotées d’une intelligence artificielle et les hommes, et considère qu’un temps d’adaptation et de suivi est indispensable et qu’il faut éviter une confiance aveugle en le progrès que les machines peuvent apporter.

    Appel à la mise en place d’une organisation internationale chapeautant le débat sur l’IA

    Selon l’ensemble des intervenants, une organisation supranationale se chargeant d’examiner l’ensemble des questions émanant du numérique ayant un impact sur l’humain serait indispensable dans un contexte de plus en plus global.

    Déjà parmi les recommandations du Cnom, on trouvait la suggestion du lancement d’une « World Consultation on Human Being » en vue d’une « Convention of Parties (COP) » pour des action à échelle planétaire.

    Les participants ont émis la nécessité d’une éthique internationale et ont même évoqué un droit d’ingérence éthique. Le Pr Devilliers appelle à la création d’une éthique des machines intelligentes, à la création de standards pour la communauté mondiale et d’élever le débat au sommet mondial pour couvrir les considérations médicales, mais également d’écologie.

    Data : faire des données un bien commun inaliénable

    Selon le Cnom, les données constituent un enjeu de souveraineté. Les intervenants concordent avec le conseil et soulignent l’importance de préserver le patrimoine que les données représentent. L’exploitation des données donnera lieu à des progrès médicaux plus importants que la recherche fondamentale selon le Pr Uzan. D’où l’importance de les préserver tout en les exploitant, et ne pas les céder moyennant finance aux acteurs privés ou internationaux, selon le Pr Ganascia.

    Victor Demiaux, conseiller de la présidente de la CNIL, soulignait l’attachement de la CNIL à trouver un équilibre entre protection et réutilisation des données ainsi que l’impact qu’elles peuvent avoir sur la sécurité nationale. Il a mis l’accent sur le fait que la régulation ne s’oppose pas à l’innovation et que son rôle est de la pérenniser et de la sécuriser. La régulation agit comme un élément de confiance.

    Sur le plan technique, selon la directrice de l’INDS, Dominique Polton, on doit avant tout s’atteler à la création de systèmes d’information (hospitaliers) efficaces et interopérables et s’interroger sur les usages des données collectives anonymisées qui existent déjà et pour lesquelles aucune stratégie d’exploitation n’existe.

    Elle soulignait également que notamment dans le domaine de la cancérologie, l’utilisation et l’exploitation de données simples, sans parler du big data, entre le patient et le médecin peuvent contribuer à détecter les signes de rechute et trouvait particulièrement utile le rôle qu’elle pouvaient avoir dans le raccourcissement des délais du système de soins pour augmenter les chances de survie de plus de 6 mois.

    Démocratie sanitaire : la place du patient et sa contribution à la connaissance scientifique

    Les intervenants ont tous affirmé la place du patient dans le système des soins et le caractère humain de la relation qui doit ‘établir avec son médecin. Au-delà de cet aspect, le Pr Serge Uzin, vice-président santé de l’Université Pierre et Marie Curie et conseiller national du Cnom, soulignait le rôle primordial que pouvait revêtir l’IA dans l’analyse des données provenant d’un espace dont les intervenants ont jugé qu’il était indispensable à prendre en compte, à savoir les réseaux sociaux.

    Il constate que nous sommes dans l’ère de la démocratie sanitaire où les patients s’expriment, sont acteurs des soins que l’on leur prodigue.

    Selon lui, c’est dans l’analyse des réactions et des contributions des patients notamment sur les réseaux sociaux que la contribution de l’IA serait majeure. Elle peut permettre l’émergence de nouvelles connaissances grâce à l’analyse des informations fournies par les patients dans le cadre de l’évaluation clinique ou de l’évaluation d’un nouveau protocole notamment, et à la fois contribuer à transformer les données profanes en véritables données scientifiques.

    Le Pr Ganascia soulignait le rôle de plus actif du patient dans le processus de soins et pour illustrer le gain d’autorité de ce dernier, évoquait le « crowdfunding des données » déjà mis en place qui consiste à collecter des données des patients afin de les mettre au service de la recherche.

    Formation initiale multidisciplinaire et formation continue

    Le Pr Devilliers soulignait que la pluridisciplinarité n’existait pas à l’hôpital et qu’il est nécessaire de prendre l’homme dans sa globalité dans le cadre d’un traitement médical.

    Le Pr Olivier Palombi a souligné la nécessité de changer de vision pédagogique au profit d’un apprentissage tout au long de la vie, car selon lui les étudiants actuels sont amenés à être formés et à se former en apprentissage continu.

    La deuxième priorité pour lui est la construction des formations transdisciplinaires ou de double cursus (Pr Uzan), car un professionnel de santé travaille toujours en équipe. La question des université des patients amenant des malades chroniques à devenir experts de leur pathologie et acteurs du système de santé n’est pas une mission simple et soulève de nombreuses questions, telle celle de la rémunération, qui reste ouverte.

    Enfin, le besoin de formations nouvelles a été identifié pour permettre l’émergence de nouveaux experts capable de faire face aux changements actuels et appréhender les défis rencontrés dans le cadre de la recherche notamment.

    Donner à l’éthique la place qu’elle mérite dans le débat public

    Le Pr Lucas soulignait la démarche éthique dans l’approche des changements qui se profilent. Il a notamment indiqué que plus la société devient technique, plus l’éthique doit gagner du terrain et les interrogations qui questionnent le bien-fondé des changements doivent être posées. 

    L’éthique ne doit pas contrecarrer le progrès des nouvelles technologies, mais faire en sorte qu’il soit au service du bien commun. Elle y parviendra si on mène les interrogations et la réflexion nécessaires face aux nouvelles pratiques qui surgissent rapidement et modèlent le monde qui nous entoure.

  • Dr Philippe Souchois, Directeur des Opérations adjoint de Ramsay Générale de Santé

    Ramsay Générale de Santé a annoncé le 29 janvier 2018 que le Dr Philippe Souchois, collaborateur ayant occupé différentes positions au sein de la structure, a été promu Directeur des Opérations Adjoint depuis le mois d’octobre 2017.

    Depuis 2011, Philippe Souchois est en charge de la qualité des soins, des risques, des filières de soins et de la cancérologie de Ramsay Générale de Santé et il est également membre du Conseil d’Administration de la Fondation Ramsay Générale de Santé.

    Promu, il reporte à Damien Michon, Directeur des Opérations depuis décembre 2017, et en tant que Directeur des Opérations adjoint, assure la mise en œuvre des projets médicaux des 22 pôles territoriaux du groupe, dont la vocation est de proposer des parcours de soins coordonnés pour répondre aux besoins en santé d’une zone géographique et qui s’appuient sur des filières de soins pour offrir aux patients des conditions de prise en charge innovantes au sein d’un périmètre géographique déterminé.

  • Michel Gagneux annonce les 6 orientations stratégiques de l’ASIP lors de sa conférence annuelle

    L’ASIP Santé (Agence des Systèmes d’information partagés de Santé) organisait, mardi 30 janvier 2018, sa conférence annuelle de rentrée sur le thème : « E-santé : innover ou réguler? ». Plusieurs experts et acteurs de terrain ont livré leur analyse des défis que doit relever l’éco-système de la e-santé pour généraliser les usages innovants du numérique en santé dans un cadre commun d’urbanisation, de sécurité et d’interopérabilité.

    Plusieurs intervenants ont pris la parole au grès de deux tables rondes consacrées aux « deux visages de la création de valeur », à savoir l’innovation et la puissance publique prescriptrices de normes, et aux « enjeux d’une nouvelle dynamique de diffusion et d’accompagnement ». A l’issue de ces tables rondes, Michel Gagneux, directeur de l’ASIP Santé, a présenté les orientations et les chantiers prioritaires de l’Agence pour les prochains mois et années.

    Six pistes pour une stratégie opérationnelle

    Les acteurs de la e-santé « sont en train de parvenir à une communauté de vue globale et un niveau maturité collective », constate Michel Gagneux,  qui lui paraissent être « le socle du succès de la e-santé ». Il appelle à ce que ces acteurs « soient au rendez-vous de l’accélération de l’innovation au service des pratiques professionnelles, de notre système de santé et des patients. ». Michel Gagneux esquisse six pistes qui constitueront les bases d’une stratégie opérationnelle lisible à long terme.

    Élaborer, en concertation avec les acteurs de la e-santé, une doctrine d’urbanisation

    Le premier enjeux, souligne M. Gagneux, consistent à « régler les problèmes d’incohérence et de mauvaise urbanisation que nous connaissons aujourd’hui ». Avant d’évoquer les innovations de seconde génération comme l’intelligence artificielle, et l’accélération de l’innovation, il convient d’admettre que les acteurs de la e-santé ont encore des « progrès à réaliser pour l’aboutissement des grands projets nationaux ».

    Le programme territoire de soins numérique, à titre d’exemple, touche aujourd’hui à sa fin. Les promoteurs de projets et les pouvoirs publics doivent « s’interroger sur l’interopérabilité de ces projets pour les rendre diffusables à grande échelle sur l’ensemble du territoire français ». Ainsi, en concertation avec l’ensemble des acteurs concernés, les pouvoirs publics devraient élaborer une « doctrine d’urbanisation » qui leur servirait de « guide ».

    Rapprocher les start-ups des établissements de santé

    Il importe aujourd’hui «  d’identifier, de capter les innovations, de les orienter vers les priorités de santé publique qui ont été retenues au niveau gouvernemental, à l’échelle d’une région ou d’un grand établissement».

    Michel Gagneux souligne l’existence de nombreuses initiatives porteuses d’exemplarité. Rapprocher les établissements de santé et les start-ups est donc « l’une des clés du succès » de la e-santé. A l’exception de quelques initiatives locales jugées pertinentes et efficaces, Michel Gagneux regrette l’absence de dispositifs de mise en relation, adoptés et instaurés collectivement par l’ensemble des acteurs de l’écosystème de la e-santé.

    Élaborer et adapter les référentiels aux évolutions et usages réels de la e-santé

    L’ASIP Santé s’interroge également sur la « capacité d’agilité » à donner aux cadres régulation de l’innovation pour la rendre possible à grande échelle.

    Michel Gagneux constate que les acteurs de la e-santé rencontrent actuellement des « problèmes d’adaptation » des systèmes et qu’il importe donc à ce titre de développer des moyens d’adéquation des méthodes, pour faire en sorte que les référentiels et normes définis par les pouvoirs publics soient, le plus en amont, compatibles avec l’évolution des usages et des technologies. Lorsqu’ils sont réinterrogés par de nouveaux usages ou des innovations technologiques, ils doivent pouvoir être suffisamment souples pour être réutilisés, adaptés, et retransformés au service des acteurs. L’ASIP Santé réfléchit actuellement à ces enjeux de souplesse des cadres de régulation et des nomenclatures pour accompagner les évolutions de la e-santé.

    Dès le second trimestre de 2018, l’agence proposera pour son cadre d’interopérabilité comme pour la politique de sécurité des données, différentes méthodes et suggestions qui doivent permettre d’accélérer le processus d’élaboration des référentiels et d’adaptation aux enjeux d’usage.

    Améliorer l’accompagnement et la lisibilité des dispositifs de l’écosystème de la e-santé

    Le système est jugé « complexe, au pilotage compliqué », marqué par la segmentation des acteurs et de pôles de responsabilité qu’il est important « d’aligner sur des objectifs prioritaires », selon Michel Gagneux. La dimension d’accompagnement et de lisibilité stratégique constituent deux priorités de l’ASIP Santé. M. Gagneux espère atteindre en 2018 « un seuil significatif d’usage et d’échange par messageries sécurisées de données des établissements de santé et des laboratoires vers les professionnels de ville » et développer des méthodes d’accompagnement, d’information et de conduites du changement auprès des acteurs concernés.

    Élaborer une stratégique politique de long terme pour orienter les investissements vers la e-santé

    Michel Gagneux explique qu’il existe des modalités opérationnelles concrètes à mettre en oeuvre au cours des prochains mois : il s’agit de donner aux acteurs de la e-santé, aux promoteurs de projets et à leurs bénéficiaires, une lisibilité stratégique de long terme et des éléments de politiques stables qui permettront aux acteurs financiers d’investir sur les éléments de la e-santé de demain. L’Etat peut, en concertation avec les acteurs concernés, définir des indicateurs et poser les jalons d’une stratégie de long terme. Il s’agit de rassurer les promoteurs de projets et de bâtir un cadre stable.

    Michel Gagneux propose ainsi de mettre en place une gouvernance durable qui associe plusieurs niveaux : étatique, territorial, et industriel. L’ASIP Santé est par ailleurs en train de réviser un contrat pluriannuel 2019-2021 qui devrait intégrer l’ensemble de ces axes. 

  • Les « Chiffres clés de l’offre de soins » (DGOS) montrent la progression du recours à la télémédecine

    La Direction générale de l’offre de soins (DGOS) a publié, mardi 23 janvier 2018, l’édition 2018 des « Chiffres clés de l’offre de soins en France », des professionnels de santé, de ses composantes hospitalières et ambulatoires, de son financement et de sa modernisation. 

    Ce panorama comporte plusieurs axes consacrés au secteur hospitalier, à l’activité hospitalière, au secteur de ville, aux professionnels de santé, au financement des établissements de santé, à l’accès aux soins, à la modernisation du système de santé, et aux innovations médicales. Il montre notamment la progression du recours à la télémédecine et aux outils digitaux dans le secteur sanitaire.

    L’innovation technologique et la modernisation du système de santé

    Un recours croissant à la télémédecine 

    Selon l’étude, 2,5 millions de patients ont été pris en charge en télémédecine en 2017. A cela s’ajoutent 195 projets de télémédecine financés par les Agences régionales de santé, dont 80% impliquent au moins un établissement de santé et 42% la médecine de ville. 

    S’agissant de la recherche, la somme de 1,6 milliard d’euros a été allouée au financement des activités de recherche, d’enseignement et d’innovation répartie sur 117 établissements de santé en 2017. On dénombre par ailleurs 228 structures d’appui à la recherche dans plus de 75 établissements. 

    Enfin, 319 projets ont été sélectionnés dans le cadre du programme hospitalier de recherche clinique et 4 autres programmes PRT, PRME, PREPS, PHRIP, pour un montant total de 135 millions d’euros.

    La transformation numérique de l’offre de soins

    En ce qui concerne l’équipement numérique des hôpitaux, 41% des établissements de santé ont des prescriptions informatisées de médicaments, de biologie, d’imagerie et d’actes infirmiers tandis que 90% des établissements hospitaliers utilisent un dossier patient électronique.

    On recense enfin 5 projets pilotes pour le programme Territoires de Soins Numériques (TSN) représentant 80 millions d’euros entre 2014 et 2017.

    Recomposition du paysage sanitaire français

    Un paysage hospitalier marqué par le déploiement des GHT

    On dénombre aujourd’hui 3 089 établissements hospitaliers en France, dont 1 389 établissements publics, (soit 45% de l’offre hospitalière), 1 009 hôpitaux privés à but lucratif (33%) et 691 établissement privés d’intérêt collectif ou ESPIC (22%), totalisant 408 245 lits dont 253 364 dans le secteur public.

    La DGOS recense 135 groupements hospitaliers de territoires (GHT) regroupant en leur sein 891 établissements de santé et 684 groupements de coopération sanitaire (GCS). 

    Montée en puissance de la chirurgie en ambulatoire

    La prise en charge des patients en ambulatoire poursuit sa progression depuis 2014 où 50% des patients admis en vue d’une chirurgie quittaient l’hôpital moins de 12 heures après leur admission. Les taux de recours en chirurgie ambulatoire s’établissent à 52% en 2015 et 54% en 2016.

    Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la Santé, a fixé à 70% le nouvel objectif de taux de recours en chirurgie ambulatoire pour 2022.

    Garantir l’accès aux soins sur l’ensemble du territoire

    Montée en charge des structures assurant la coordination entre secteurs de soins

    Aujourd’hui, rappelle la DGOS, « la prise en charge passe par la détermination de parcours de soins associant étroitement les trois secteurs, hospitalier, de ville et médico-social ». Des structures spécifiques ont vu le jour au cours des dernières années pour assurer leur coordination.

    En 2017, on dénombre ainsi 910 maisons pluridisciplinaires de santé, 1 933 centres de santé dont 350 pluri-professionnels, 565 réseaux de santé (en 2015), 30 plateformes territoriales d’appuis et 65 communautés professionnelles territoriales de santé. La France compte 223 571 médecins en 2017, toute spécialité confondue.

    Déploiement des dispositifs de lutte contre les déserts médicaux 

    Depuis la création du dispositif de lutte contre les déserts médicaux en 2013, les jeunes médecins ont signé 2281 contrats d’engagement de service public (CESP), soit près de 500 médecins de plus qu’en 2016.

    Par ailleurs, près de 800 contrats de praticiens territoriaux de médecine générale (PTMG) ont été signés. Ce dispositif vise à apporter une garantie de revenus pendant deux ans à de jeunes médecins généralistes, en cas d’installation dans une zone dite « fragile » en offre médicale (soit 6 900 euros bruts par mois).