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  • L’Assemblée nationale se saisit de la question de la réforme de l’accompagnement de la fin de vie

    La commission des affaires sociales de l’Assemblée Nationale organisait, le mercredi 18 avril 2018, une table ronde sur l’accompagnement des personnes en fin de vie, en présence de spécialistes de la question. 

    La table ronde s’inscrivait dans le cadre de la révision des lois de bioéthique. Elle visait à permettre aux membres de la commission d’entendre les acteurs, voire les militants, de l’accompagnement de la fin de vie afin, selon les termes de la présidente de la commission, de « peser les termes du débat » et d’« écouter ceux qui voient la fin de vie au quotidien ».

    La table ronde réunissait le Pr Emmanuel Hirsch, professeur d’éthique médicale à la Faculté de médecine de l’Université Paris-Sud 11, le Pr Serge Perrot, président de la Société française d’étude et de traitement de la douleur (SFETD) et chef du service de la douleur à l’hôpital Cochin-Hôtel Dieu, le Dr Anne de la Tour, présidente de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP) et chef de service soins palliatifs et douleurs chroniques au Centre Hospitalier Victor Dupuy d’Argenteuil, et Brigitte Micheau, bénévole, Sylvain Fernandez-Curiel, chargé de mission santé de France assos santé, Tugdual Derville, fondateur de SOS fin de vie et délégué général d’Alliance VITA, et Caroline Roux, déléguée générale adjointe et coordinatrice des services d’écoute.

    Une réunion d’information et d’échanges

    En guise de préambule, la députée Brigitte Bourguignon (LaREM) a fait savoir que la réunion était « dissociée de la révision de la loi de bioéthique (…), destinée non à légiférer, mais à écouter ceux qui voient la fin de vie au quotidien », rapporte le Quotidien du Médecin dans un article publié le 18 avril 2018. 

    Combler le retard français en matière de prise en charge de la douleur et de la fin de vie

    La France présente un certain retard en matière de prise en charge de la douleur dans des unités de soins palliatifs. Le Dr Anne de la Tour rappelait à ce titre que : « 311 000 personnes requièrent un accompagnement palliatif par an, soit 60 % des situations de fin de vie. Or 75 % courent le risque d’une insuffisance de soins palliatifs ». Les effectifs et moyens matériels sont encore insuffisants dans les unités de soins palliatifs, dont l’accès est pourtant garantit par la loi du 9 juin 1999 visant à garantir le droit à l’accès aux soins palliatifs.

    Pistes esquissées pour réformer l’accompagnement de la fin de vie en France

    • reconnaissance de la médecine palliative comme véritable spécialité médicale (Pr Serge Perrot); pour rappel, l’Ordre des médecins y est pour l’heure opposé en France, d’après le Pr Perrot.
    • augmentation du nombre d’unités de soins palliatifs présentes sur le territoire national ;
    • valorisation des approches alternatives de traitement de la douleur, comme l’hypnose, la psychologie ou l’acupuncture, à travers des parcours et des forfaits hors T2A.
    • valorisation des solutions et technologies innovantes en matière d’accompagnement des personnes en fin de vie ;
    • révision de la loi Leonetti-Clayes du 2 février 2016 créant de nouveaux droits en faveur des malades et personnes en fin de vie, laquelle réaffirme l’interdit de recourir à l’euthanasie en France. Le Pr. Emmanuel Hirsch considère que le compromis institué par la loi (refus de l’euthanasie active, légalisation de la sédation profonde et continue, dont la définition vient d’être précisée par la Haute Autorité de santé qui publiait en mars 2018 un guide sur la mise en oeuvre de cette pratique médicale) est « intenable » et doit être révisé. D’autres participants refusent de légaliser l’euthanasie, à l’image du Dr. Anne de la Tour, qui estime que la législation en la matière évolue à un rythme trop soutenu et que les médecins ne disposent pas de suffisamment de temps pour s’y adapter.

  • Innovations organisationnelles : l’ARS IDF lance un appel à projets auprès des acteurs de santé

    L’Agence Régionale de Santé Ile-de-France a annoncé le 17 avril 2018 qu’elle soutiendrait – dans le cadre du dispositif régional « Innovation en santé » (article 51 de la loi de financement de la sécurité sociale) – des projets ambitieux et innovants en matière d’organisation élaborés et proposés par des acteurs de santé franciliens.

    L’organisation en parcours vise à l’amélioration de la capacité du système de santé à repérer et prendre en charge les populations qui en ont besoin et le renforcement de la coordination entre professionnels.

    Les associations d’usagers, les établissements de santé (publics ou privés), les fédérations et syndicats, les professionnels de santé, les start-ups, les professionnels de l’aide à domicile, les organismes complémentaires et les collectivités territoriales peuvent proposer des projets spontanément.

    L’ARS Île-de-France souhaite sélectionner, mener à bien et évaluer 10 projets dans la région d’ici à 2022.


    Décloisonner le système de santé

    Pour rappel, afin de promouvoir l’innovation en santé, l’article 51 de la LFSS 2018 prévoit la possibilité de mettre en œuvre des expérimentations dérogatoires aux modes de tarification de droit commun pour permettre l’émergence d’organisations innovantes dans les secteurs sanitaire et médico-social. Celles-ci doivent concourir à l’amélioration de la prise en charge et du parcours des patients, de l’efficience du système de santé et de l’accès aux soins.

    L’appel à projets de l’ARS IDF doit permettre d’identifier les modèles permettant de décloisonner le système de santé et d’inciter à la coopération entre les acteurs, notamment à travers des objectifs d’efficience et une meilleure prise en compte de la prévention et de la qualité des soins.

    Les expérimentations retenues seront évaluées de manière exigeante, de manière à contribuer à la mise en œuvre d’organisations innovantes faisant appel à des modes de financements inédits.

    Catégories d’expérimentations recherchées

    Plus précisément, le décret n° 2018-125 du 21 février 2018 relatif au cadre d’expérimentations pour l’innovation dans le système de santé liste les catégories d’expérimentations entrant dans le champ de la loi. Il s’agit :

    • de l’organisation et du financement d’activités de soins, de prévention et d’accompagnement sanitaire, médico-social ou social, à destination d’individus ou de populations, de manière alternative ou complémentaire aux modalités en vigueur, selon différentes modalités précisées par le décret ;
    • l’organisation et le financement d’activités de soins, de prévention et d’accompagnement sanitaire, médico-social ou social, et le financement de technologies ou de services non pris en charge par les modalités existantes ;
    • des prises en charge par l’assurance maladie des médicaments et des produits et prestations de services et d’adaptation associées au sein des établissements de santé, notamment par la mise en place de mesures incitatives et d’un recueil de données en vie réelle ;
    • de la prescription des médicaments et des produits et prestations de services et d’adaptation associées, notamment par le développement de nouvelles modalités de rémunération et d’incitations financières ;
    • du recours au dispositif de l’article L. 165-1-1 pour les dispositifs médicaux innovants avec des conditions dérogatoires de financement de ces dispositifs médicaux.

    Pour tout complément d’information

    Pour présenter les éléments clés de votre projet, pour déposer votre lettre d’intention, deux adresses génériques :

    – contact pour tout projet ayant une portée innovante : ARS-IDF-INNOVATION@ars.sante.fr

    – contact pour les projets relevant du périmètre de l’article 51 : ARS-IDF-ART51@ars.sante.fr.

    Un comité technique régional, composé de collaborateurs de l’ARS et de l’Assurance Maladie, étudiera l’opportunité, l’impact des projets et pourra également apporter un soutien méthodologique à la formalisation du cahier des charges national aux projets qui relèveraient de « l’article 51 ».

    Par ailleurs, un Comité régional de l’innovation en santé (CRIS), composé de représentants des fédérations, de l’ensemble des URPS, de la CRSA et de personnalités qualifiées du monde académique et économique spécialisé en santé, sera informé de l’état d’avancement des expérimentations et rendra un avis sur la généralisation des expérimentations. Il pourra auditionner des acteurs économiques et des offreurs de service.

  • « Quelle place pour les infirmiers dans la télémédecine ? » (Nathalie Depoire, Syndicat CNI)

    Le 13 avril 2018, Nathalie Depoire, présidente du Syndicat Coordination nationale Infirmière (CNI), a adressé à Emmanuel Macron, Agnès Buzyn, Nicolas Revel, directeur général de la Caisse nationale d’assurance maladie, Patrick Chamboredon, président de l’Ordre National des Infirmiers et l’ensemble des parlementaire, une lettre ouverte au sujet de la tarification à l’acte de télémédecine.

    Elle évoque notamment les questionnements d’une infirmière au sujet de la place du personnel paramédical dans la prise en charge en télémédecine  – questionnements que le syndicat partage – et demande une réponse adaptée. Selon le syndicat, les négociations sur la rémunération des actes de télémédecine sont « une profonde injustice » pour la profession et avant de réclamer une juste rémunération, il demande « la reconnaissance des compétences des infirmiers ».
     
    Health&Tech Intelligence publie cette tribune in extenso et ouvre le débat.

    Notre système de santé doit faire face à un flux croissant de patients lié à l’avancée en âge et son corollaire de maladies chroniques, véritable problème de santé publique. Les contraintes économiques induisent de multiples injonctions paradoxales générant un mal être croissant des professionnels de santé, conduisant parfois à des fins dramatiques. En tant que présidente du syndicat CNI, je reçois le questionnement de Nicole Tagand, responsable d’une consultation infirmière plaies chroniques hospitalière, qui a contribué en tant qu’expert, à l’élaboration et la mise en place d’une expérimentation de télémédecine dédiée aux patients en Ehpad.

    Sa réflexion pose la question de la place de l’infirmière, acteur majeur et maillon indispensable de la chaîne du soin dans notre système de santé. Est-il économiquement viable de faire abstraction des infirmiers, profession paramédicale la plus importante en effectifs dans l’hexagone ?

    Partageant ses interrogations, je vous propose de découvrir ci-après son écrit :

    La télémédecine doit-elle être réservée aux médecins ?

    « L’acte de télémédecine est maintenant rémunéré et pour cela une tarification requérant (demandeur) et requis (expert) est instaurée, financée par l’assurance maladie alors que jusqu’à présent, les expérimentations étaient financées par l’ARS sur le FIR ou le FEDER. Lors de la mise en place des « expérimentations » le 23 avril 2015 (9 régions pilotes avaient été choisies par la DGOS pour expérimenter ce dispositif, ndrlr) les régions Basse-Normandie et Languedoc-Roussillon étaient déjà prêtes, et la rédaction du protocole de coopération de Montpellier stipulait bien que l’acte de télémédecine n’était pas dérogatoire dans la prise en charge des plaies par un expert infirmier. Par définition, les expérimentations sont une étape avant la mise en place d’une méthodologie et ses implications organisationnelles et financières pour l’amélioration du service rendu, ou abandon en cas d’inefficacité.

    Quelle n’a été ma surprise de voir la tarification à l’acte de télémédecine, que ce soit en téléconsultation, ou en télé expertise limitée à des interactions de médecin à médecin uniquement ! L’inscription à la CCAM implique que seuls les médecins pourront l’utiliser et prétendre à rémunération, sauf à demander un protocole de coopération pour obtenir une dérogation sur cet acte, ce qui est loin d’être une simple formalité, et encore plus loin de l’obtention d’une rémunération identique.

    C’est une profonde injustice, car comment imaginer qu’un médecin puisse être expert de la science infirmière ? De l’approche kinésithérapeutique ? Ou de toute approche paramédicale, qui par définition collabore en complémentarité pour apporter au patient des soins adaptés tenant compte de sa globalité, et son devenir par la prévention et l’éducation. Cela se fait tous les jours dans un travail de collaboration où chacun apporte savoir et savoir-faire pour l’élaboration de stratégies et d’actions adaptées, personnalisées au patient. Faudra-t-il passer par un protocole de coopération systématiquement? Pourquoi cloisonner le numérique supposé ouvrir le champ des possibles ?

    Un médecin ne peut être un expert infirmier, et les infirmiers développent des expertises dont ont besoin les médecins. Le domaine des plaies fait appel à l’expertise infirmière de longue date, ce qui est entériné par les deux protocoles de coopération validés à Montpellier et Toulouse. N’est-il pas paradoxal de déclarer que les médecins se raréfient, qu’il est urgent de travailler en collaboration et en complémentarité, et d’éteindre la richesse du numérique en l’étouffant dans un goulot médical qui ne serait de fait qu’un intermédiaire pour communiquer ? En 2007, la prescription infirmière est introduite pour « fluidifier » le parcours patient, et éviter un recours systématique au médecin pour prescrire ce dont l’infirmier avait besoin pour réaliser les soins. Doit-on imaginer que pour demander une expertise paramédicale ou portée par un paramédical, le médecin soit le seul opérateur possible ? Peut-on croire que les médecins traitants vont se faire un plaisir de servir d’intermédiaire à des infirmiers pour exposer une demande pour laquelle ils ne sont pas outillés (description de la plaie, pansements utilisés, état des pansements au retrait, pose de bandes de compression…) ?

    Que la demande soit encadrée et justifiée n’est pas un problème, information du médecin, accord du médecin sont déjà établis depuis 2007. Mais que feront les médecins libéraux qui ont déjà dans leur carnet d’adresse des experts paramédicaux à qui ils adressent leurs patients sur des thématiques ciblées ? Qui vont-ils solliciter ?

    Je comprends bien l’intérêt pécuniaire des médecins, et encore, mais quel est l’intérêt de la caisse d’assurance maladie ?

    L’ordre des médecins publie sur son site ses avis, ne serait-il pas opportun d’en faire autant pour les infirmiers? Notre ordre n’est-il pas le porte-parole de nos savoirs et de notre savoir-faire ? Avant de réclamer une juste rémunération, ce qui appartiendrait à nos syndicats, libéraux et hospitaliers réunis, la reconnaissance de nos compétences est indispensable, et renforcerait notre fierté professionnelle, bien malmenée. Le leadership ne se décrète pas, il se vit et se voit par le prisme de nos comportements, notre capacité à se positionner, à être des acteurs incontournables du domaine de la santé.

    Les paramédicaux sont inaudibles sur les avis, décrets et publications : manque de voix ou manque d’écoute ? Si le numérique est un outil, alors il doit offrir la même diversité, complémentarité au patient pour une prise en charge de qualité. A l’heure où l’on s’interroge enfin sur la pertinence de la T2A, pâle reflet financier de l’activité dont les hôpitaux se meurent, faut-il accepter sans rechigner d’être une fois de plus écartés du champ de vision du soin au patient ?

    A la dernière question de Nicole, je répondrai non bien sûr : il incombe aux professionnels infirmiers d’exiger la reconnaissance qui leur est due et pourtant si souvent niée. C’est donc à la fois au nom des professionnels infirmiers, mais aussi pour une réponse adaptée aux besoins de santé de la population que je vous demande d’examiner cette question.

    Vous remerciant de l’attention portée à cette demande et restant disponible, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, Madame la Ministre de la Santé et des Solidarités, Monsieur le directeur général de la Caisse nationale d’assurance-maladie (CNAM), Monsieur le président de l’Ordre des Infirmiers, Mesdames, Messieurs les députés et sénateurs, mes respectueuses salutations.

  • IA : Sophia Genetics créé un pôle R&D en France pour développer son outil d’aide au diagnostic

    Sophia Genetics, spécialiste de la médecine basée sur les données (Data-Driven Medicine), a annoncé dans un communiqué du 12 avril 2018 l’ouverture d’un premier centre R&D en France, dans la technopole Izarbel de Bidart (Nouvelle-Aquitaine).

    Avec l’IA SOPHiA qui a déjà aidé au diagnostic de 200 000 patients dans le monde, la start-up suisse compte sur les talents français pour muscler encore davantage sa technologie. Plus de 30 postes seront prochainement créés.

    Sophia Genetics utilise l’IA afin d’aider plus de 420 hôpitaux dans 60 pays. Elle propose des solutions numériques pour analyser les données génétiques générées par le séquençage de l’ADN de leurs patients. Il fournit ainsi un diagnostic précis et rapide dans les domaines de l’oncologie et des maladies héréditaires.

    L’entreprise a déjà réalisé trois levées de fonds depuis sa création en 2011, pour un total de 60 millions d’euros.

    Un centre R&D au sein du campus d’une école d’ingénieurs

    Jurgi Camblong, CEO et co-fondateur de la start-up commente l’ouverture du centre de recherche et développement : « La France est un territoire historique pour Sophia Genetics dont la technologie accompagne au quotidien des cliniciens dans plus de 45 CHU et Centres de Lutte Contre le Cancer (CLCC). De plus, les experts français en informatique et mathématiques appliquées sont reconnus au niveau mondial. Fin 2017 déjà, nous avions investi dans une technologie développée par l’équipe du Pr Thierry Colin à l’INRIA/INP de Bordeaux. Avec l’ouverture de ce pôle R&D dans le campus de l’école d’ingénieurs ESTIA, nous allons pouvoir accélérer le développement de notre plateforme IA. »

  • Appel à projets : l’Ambassade de France aux États-Unis attribue la Bourse iGEM 2018

    L’Ambassade de France aux États-Unis a publié le 11 avril 2018 un appel à candidature aux start-ups biotech françaises spécialisées dans la biologie synthétique à qui elle propose un soutient financier dans le cadre de leur participation à la compétition internationale de biologie synthétique International Genetically Engineered Machine (iGEM), initiée par le MIT en 2004.

    La bourse sera attribuée à un projet porté par une équipe, ce qui exclut les projets individuels.

    Les projets retenus seront dotés d’une bourse d’une valeur entre 800 et 1 600 euros (soit 1 000 à 2 000 dollars).

    Les dossiers doivent être soumis avant le 4 mais 2018 à 18 h (heure française) et les équipes sélectionnées seront dévoilées en juin 2018.

    Ambassade de France engagée dans la promotion de l’enseignement supérieur et de la recherche français 

    C’est le service de la Mission pour la Science et la Technologie de l’Ambassade de France aux États-Unis, qui via sa bourse Life sciences : inventing – creating- having fun propose un soutien aux équipes françaises prenant part aux compétitions américaines dans le domaine des sciences de vie.

    Critères d’éligibilité

    Les dossiers soumis seront évalués selon les critères suivants :

    • clarté de la présentation des objectifs, ainsi que des éléments de contexte ;
    • originalité et pertinence du projet ;
    • qualité rédactionnelle ;
    • réalisme du plan budgétaire ;
    • participations antérieures à iGEM et résultats obtenus.

    Modalités de soumission

    Un dossier décrivant le projet doit être soumis et doit tenir sur 4 pages en incluant les éléments suivants :

    • Page 1 : titre du projet, coordonnées du chef d’équipe et du coordinateur, et liste des membres de l’équipe avec leurs affiliations ;
    • Page 2 : description du projet ;
    • Page 3 : plan budgétaire ;
    • Page 4 : toute information pertinente (historique de la participation à l’iGEM, implications pour les recherches à venir, potentiel de collaboration à long-terme avec d’autres chercheurs, etc.).

    Le modèle préétabli est à télécharger ici.

    Une fois complété, le document doit être envoyé à l’adresse suivante : attache-sdv.la@ambascience-usa.org

  • Un groupe de santé indien s’unit à une société japonaise pour booster la health tech dans les 2 pays

    CHD Group, une organisation de santé publique indienne, a signé fin mars 2018 à Mangaluru (Inde) un protocole d’accord avec Global Digital Mojo Japan Corporation, la filiale japonaise d’un groupe basé à Hong Kong.

    Les deux sociétés coopéreront dans le domaine de la health tech pour renforcer les relations entre l’Inde et le Japon dans le secteur. Elles travailleront avec différents partenaires locaux et gouvernements pour assurer une croissance partagée entre les deux pays.

    Digital Mojo Japan : le nouvel atout technologique de CDH

    Le même accord a été signé à Tokyo par le Dr. Edmond Fernandes, P.-D.G. de CHD Group, et Kayoko Tsuchiya, P.-D.G. de Digital Mojo Japan Corporation.

    Digital Mojo Japan va devenir la branche technologique de CHD au Japon et CHD poursuivra de son côté son objectif visant à introduire les innovations technologiques japonaises sur les marchés indiens de la santé et à favoriser les relations indo-japonaises dans le domaine de la health tech.

    Un partage des expertises pour lancer de nouvelles solutions de santé

    Parmi les projets annoncés :

    • l’organisation de session de brainstorming entre les deux organisations sur des thématiques précises afin de faire émerger des solutions innovantes visant à faire face aux principaux défis de santé rencontrés par les deux pays ;
    • la mise en place de sessions d’entrepreneuriat social ;
    • l’organisation d’hackathons ;
    • la mise en œuvre de projet de recherche sur le plan académique.
  • Digitaliser le secteur de la santé d’ici 2030 est impératif pour en assurer la continuité (Aruba)

    Automatisation, robotique et l’auto-diagnostic prendront une place de plus en plus importante dans le système de soins futur, selon le rapport Building the Hospital of 2030 d’Aruba, société de Hewlett Packard, dont les conclusions ont été dévoilées le 7 avril 2018.

    Un recours accru aux objets connectés (IoT), tels qu’aux outils portatifs et applications numériques, à l’IA et au big data dans le cadre d’examens médicaux ainsi que dans l’organisation-même des organismes de santé est ce que prédit le rapport.

    Selon le rapport, améliorer les soins, en transformer l’expérience du patient et le travail des professionnels de santé sont des possibilités qu’offre l’intégration de technologies mobiles, du cloud et des IoT, à condition de leur associer des mesures de sécurité adéquates.

    IoT, IA, données numériques, hôpital automatisé et plus de temps consacré aux soins

    Lorsqu’une trentaine de hauts responsables du secteur de la santé et de futurologues sont interrogés, dans le cadre de l’élaboration du rapport par Aruba, pour construire l’hôpital de 2030, ce sont les objets connectés, l’auto-mesure et l’exploitation des données qui ont la part belle au sein des établissements de santé.

    L’IoT permettra l’auto-diagnostic par les patients, l’automatisation de l’hôpital et libérera du temps aux professionnels de santé

    Selon le rapport, les dispositifs connectés portatif, les applications numériques, les capteurs et autres technologies offriront des possibilités de « s’autodiagnostiquer » en tant que patient et d’automatiser les examens cliniques à l’hôpital :

    • surveiller l’état de santé des patients à distance, notamment dans le cadre de pathologies chroniques telles que le diabète qui nécessitent des prélèvements réguliers ;
    • faire son propre diagnostic en demeurant à son domicile ;
    • faire du triage automatique aux admissions à l’hôpital, grâce à une « technologie d’imagerie » capable d’établir un bilan de santé fondé sur les constantes vitales sans assistance humaine (fréquence cardiaque, fréquence respiratoire, température), et aux capteurs mesurant la tension artérielle et pouvant générer un électrocardiogramme en « moins de 10 secondes ».

    Le recours aux technologies en amont de l’intervention du professionnel de santé doit permettre du libérer du temps à ce dernier afin qu’il puisse pleinement se consacrer à prodiguer des soins. Le rapport souligne que les praticiens et le personnel infirmier sont gênés par des tâches administratives qui occupent actuellement 70% de leur temps et que la digitalisation de leur activité leur permettra de :

    • analyser rapidement les résultats ;
    • consulter les dossiers des patients depuis leur appareil mobile ;
    • croiser les données disponibles et celles prélevées en temps réelles pour améliorer la prise en charge et renforcer la pertinence des soins.

    L’IA comme remède contre l’effondrement des systèmes de santé

    Selon le Dr Hugh Montgomery, professeur à l’University College de Londres, l’IA va non seulement rendre possible un diagnostic considérablement plus rapide, démultiplier les capacités d’analyses, rendre les soins personnalisables, mais également offrir une possibilité de sauver les systèmes de santé qui supportent une pression actuelle qui n’est pas soutenable.

    Néanmoins, il est, selon les auteurs du rapport, indispensable de mettre en œuvre des mesures qui contribueront à l’acceptation de l’IA et préconisent à cet effet :

    • la mise en emphase des avantages que le recours à l’IA dans le cadre de diagnostics et de traitements ;
    • l’exigence du consentement exprès du patient.

    Numérisation rime avec risque accru

    Si selon le rapport des établissements de santé affichent une politique volontariste et les deux tiers ont déjà entamé la digitalisation de leurs processus en connectant à leur réseau les moniteurs de surveillance et en procédant à la mise en réseau des appareils d’imagerie ou de radiographie, des problèmes de sécurité associés doivent être résolus.

    89% des organismes de santé ayant adopté une stratégie IoT ont connu une violation de données liée à l’introduction des IoT dans leurs processus, selon le rapport Aruba. En cela, la sécurité des réseaux constitue le défi majeur de la pénétration du secteur de la santé par les IoT.

  • Indian health group CHD joins forces with Digital Mojo Japan to boost health tech in both countries

    CHD Group, an Indian public health organization, signed a Memorandum of Understanding in late March 2018 in Mangaluru (India) with Global Digital Mojo Japan Corporation, the Japanese subsidiary of a technology firm based in Hong Kong.

    The two companies will cooperate in the field of health tech to strengthen relations between India and Japan in this area. They will work with different local partners and governments to ensure shared growth among the two countries through industry institution interaction.

    Digital Mojo Japan to be the technological arm of CDH Group

    The same deal was signed in Tokyo by Dr Edmond Fernandes, CEO, CHD Group, and Kayoko Tsuchiya, CEO, Digital Mojo Japan Corporation.

    Digital Mojo Japan will become the technological arm of CHD Group in Japan and CHD will continue its public health agenda towards bringing Japanese tech innovations into Indian markets and promoting Indo-Japanese relations in the field of eHealth.

    A sharing of expertise to launch new health solutions

    Among the announced projects:

    • A variety of thematic consultative ideations;
    • Social Entrepreneurial sessions;
    • Organization of hackathons;
    • Creation of academic-field based mandates.
  • Atelier UE : convergence des plates-formes pour des services intelligents à domicile pour la santé

    La Commission européenne organise le 13 avril 2018 un atelier sur le sujet de la convergence des plates-formes pour des services intelligents à domicile pour la santé (et pour l’énergie).

    L’atelier Platform Convergence for Smart Home Services for Health and Energy vise les acteurs de la santé œuvrant dans les domaines de la maison intelligente et de la vie saine en encourageant des comportements de vie sains ou sur la maison intelligente et les réseaux interopérables.

    Ce sera également l’occasion de prendre connaissance des appels d’offres Horizon 2020 pertinents, puisque la Commission européenne présentera les appels Horizon ouverts actuellement dans les domaines d’application de la maison intelligente et de la vie saine (DT-TDS-01-2019: Smart and healthy living at home) ainsi que des réseaux domestiques intelligents et interopérables (DT-ICT-10-2018-2019: Interoperable and smart homes and grids).

    Les participants seront divisés en trois groupes en fonction de leur sujet d’intérêt :
    • Interoperable Homes and Grids;
    • Health and Care ;
    • Architectures, Standards, Security
    .

    L’inscription est gratuite, mais obligatoire et se fait via ce lien.

    Pour contacter l’organisateur, écrire à l’adresse suivante : CNECT-E4-EVENTS@ec.europa.eu

  • Roche Diabetes Care France soutient Pharmacorp dans l’éducation thérapeutique des diabétiques

    Roche Diabetes Care France, la filiale de Roche dédiée à la prise en charge du diabète, conclut un partenariat avec le groupement Pharmacorp pour mettre en place au sein des officines du groupement un service d’accompagnement des patients souffrant de diabète de type 2 (DT2) dans le domaine de la diététique.

    Roche Diabetes Care France prodigue une formation spécifique aux pharmaciens participant au « Programme Corp » qui vise à une meilleure prise en charge du poids et de la glycémie des patients DT2 dans les officines.

    Le concept des « pharmaciens-coachs en nutrition » a été testé fin 2017 au cours d’une phase-pilote et va être déployé à partir de la fin avril 2018. Des discussions sont en cours avec des mutuelles pour une prise en charge du coût de ce service.

    Une alliance entre la proximité avec le patient et un industriel dédié à la gestion du diabète

    Les pharmaciens et les experts du diabète, avec tous les moyens logistiques et humains, s’associent pour construire ensemble une solution visant un meilleur suivi et l’observance des patients diabétiques.

    Concrètement, Roche Diabetes Care France a mis en place un parcours de formation spécifique aux pharmaciens du groupement afin qu’ils puissent proposer en officine un entretien diététique par semaine sur une période de 3 mois aux DT2 pour les aider à maîtriser leur poids et comprendre le lien entre leur alimentation et leur glycémie

    Un projet-pilote en fin 2017 a validé la formation en phase de déploiement actuellement

    En 2017, ce sont 7 000 professionnels de santé qui ont été formés par Roche Diabetes Care France dans le cadre du « Programme Corp » et 1 500 officines qui ont été accompagnées dans leurs actions de sensibilisation au diabète.

    La formation est assurée en partie à distance, sous forme de vidéos ou de modules accessible en e-learning, et en partie en direct par une infirmière basée à Toulouse.

    Le déploiement du programme est poursuivi et entre en phase de diffusion large à partir de la fin avril 2018 avec trois objectifs nouveaux :

    • accroître le nombre d’officines participantes ;
    • mettre en place une communication sensibilisant les patients au nouveau service médical disponible ;
    • favoriser l’accès au service en obtenant une pris en charge de son coût, notamment en partenariat avec les mutuelles.

    Roche Diabetes Care : sortir de l’approche purement commerciale et se positionner comme partenaire

    Le partenariat illustre le constat du président du groupement de pharmacies, Laurent Filoche, qui revendique l’évolution du métier de pharmacien et des attentes du patient.

    Du côté de Roche Diabetes Care, qui se réjouit de cette collaboration, un changement de logique s’opère. L’industriel sort de sa position de simple fournisseur de produits et mène une réflexion sur le service rendu et l’accompagnement qui peut être proposé aux pharmaciens et aux patients.

    À ce titre, Valérie Delachenal, directrice Ventes chez RDCF, déclare: « Industriels de santé ou pharmaciens, notre objectif est le même : le suivi et l’observance du patient. C’est pour cela que nous sommes non seulement des fournisseurs de produits mais que nous développons aussi des outils, des supports, des partenariats, tout cela pour offrir une valeur ajoutée à nos produits et répondre aux besoins des patients ».