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  • Convergence des systèmes d’information des GHT – état d’avancement au 2e semestre 2018

    Adrien Picard, chargé de mission à l’ASIP Santé, a partage au cours d’un atelier du Cercle des Décideurs Numérique et Santé le 16 octobre 2018 son analyse et son retour d’expérience sur le suivi et la mise en place des projets SI dans les territoires, en lien avec le ministère des Solidarité et de la santé et les partenaires locaux.

    L’ASIP accompagne les GHT dans la convergence de leurs systèmes d’informations, en mettant en place un dispositif complet d’appui des GHT vers la convergence des SI, sous le pilotage de la DGOS.

    Plan d’action de l’ASIP santé au deuxième semestre 2018

    Au second semestre 2018, l’ASIP renforce son dispositif d’accompagnement sur le volet SI avec une structure en trois axes: 

    • la visibilité des projets numériques, grâce à l’analyse des schémas directeurs des SI GHT ;

    • un lien de « terrain » avec les GHT, par l’animation de comité régionaux ;

    • l’expertise de l’ASIP santé par un appui ponctuel aux acteurs de terrains.

    Analyses et retours : panorama de projets médicaux et de soins partagés des GHT

    Les analyses menées par l’ASIP Santé portent sur les différents projets médicaux et des soins partagés par les GHT (échantillon de soixante GHT correspondant à 639 filières), les filières les plus représentées étant : 

    • par approche pathologique (45% des GHT) : majoritairement les cancers et les grossesses;

    • par le mode de prise en charge des patients (42% des GHT) : majoritairement les urgences de soins critiques;

    • par une approche populationnelle (13% des GHT) : majoritairement les personnes âgées. 

    Schémas directeurs des SI (SDSI)

    Dans le cadre du dispositif national d’accompagnement des GHT, l’ASIP Santé recueille et analyse enfin les schémas directeurs SI des GHT. Une première analyse de 80 SDSI a été réalisée en juillet-août 2018, afin de : 

    • disposer d’une visibilité d’ensemble sur les projets numériques envisagés par les GHT ;

    • d’étudier les opportunités de partage et de convergence SI entre GHT ;

    • d’identifier les actions portées par les GHT, les régions, et les acteurs nationaux ;

    • d’alimenter les réflexions pour la construction du programme de modernisation « Hop’EN ».

    Une convergence des identités des professionnels

    En juillet 2018, 34% des GHT ont un projet de convergence de leur référentiel des identités de santé et 36% des GHT ont un projet de convergence de leur « active directory » qui permet de représenter et de stocker les éléments constitutifs du réseau tels que les ressources informatiques.

    Pour l’hébergement des données de santé:

    • 34% des études sont en cours ;
    • 19% d’internalisation sont en cours ;
    • 13% de résultats regroupent les chiffres non-communiqués ou les projets non démarrés.

    Pour l’avancement de la convergence du socle fonctionnel et le  » dossier patient informatisé  » DPI: 

    • 75% des GHT sont au stade de l’étude ; 

    • 9% au stade de la solution en cours d’achat ; 

    • 10% des GHT ont acheté la solution ; 

    • 18% sont en cours de déploiement ; 

    • 5% ont une solution déployée.

  • Cancer du poumon : un partenariat Elsan-Sivan Innovation pour utiliser Moovcare dans 4 cliniques

    Permettre aux patients suivis à la polyclinique de Gentilly à Nancy d’utiliser gratuitement l’application Moovcare pour le suivi de leur cancer du poumon, tel est l’objectif du partenariat signé entre Sivan Innovation et le Groupe Elsan annoncé dans un communiqué du 16 octobre 2018.

    L’application Moovcare vise à établir les symptômes et à détecter une potentielle rechute grâce à un questionnaire rempli par un patient en rémission d’un cancer du poumon et permet d’alerter rapidement le médecin.

    L’application a déjà été testée à la Clinique Victor Hugo du Mans et, à terme, devrait être étendue à d’autres cliniques du groupe. À ce titre, un partenariat a été signé entre les deux acteurs pour que l’application soit mise gratuitement à disposition des patients et des professionnels de santé dans 4 des établissements d’Elsan.

    Améliorer le suivi et détecter les rechutes grâce à l’appli Moovcare

    Le communiqué d’Elsan indique qu’entre 75 % à 90 % des rechutes du cancer du poumon sont symptomatiques.

    C’est pourquoi une prise en charge précoce de la rechute est primordiale.

    La société Sivan Innovation a développé une application permettant d’alerter plus rapidement le médecin des éventuels symptômes de rechute du patient. La détection passe par le remplissage d’un questionnaire hebdomadaire par le patient qui vise à dresser la liste des symptômes ressentis sur une liste de douze symptômes les plus représentatifs d’une rechute.

    Taux de survie amélioré

    En cas de soupçon d’une rechute après analyse des résultats, l’application envoie une alerte à l’équipe soignante du patient qui peut prendre contact avec lui pour convenir d’un examen.

    Cette application est dotée d’un algorithme créé par Fabrice Denis, oncologue-radiothérapeute à la clinique Victor Hugo du Mans, un établissement Elsan.

    « Moovcare est une application innovante qui devrait être accessible au plus grand nombre de patients atteints de cancer du poumon pour améliorer leur suivi, leur prise en charge et leur survie », déclare-t-il.

    L’application a été testée par 300 malades dans le cadre de 4 études cliniques initiées par le Dr Denis et par Sivan Innovation sur une période de deux ans. Alors que dans le cadre d’un suivi classique fait dans le cadre d’une prise en charge d’un cancer du poumon le taux de survie est de 33 %, le taux de survie des patients ayant fait partie de ces études atteint les 50 %.

    Partenariat Elsan-Sivan Innovation

    Ce partenariat s’inscrit dans le cadre d’un pilote expérimental d’Elsan ; quatre de ses établissements vont mettre à disposition de leurs professionnels de santé et de leurs patients l’application à titre gracieux. Le premier établissement à en profiter sera la polyclinique de Gentilly à Nancy.

  • La CSMF : oui à la coordination, non à la dispensation par le pharmacien dans le cadre du PLFSS 2019

    La Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) a fait connaître sa désapprobation de la proposition d’autoriser les pharmaciens à dispenser certains médicaments, incluse dans le PLFSS 2019 approuvé par la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale le 17 octobre 2018.

    Il s’agissait d’une proposition à titre expérimental, introduite par un amendement prévoyant une mise en œuvre dans deux régions pour une durée de trois ans, qui instaurait la dispensation par les pharmaciens d’officine de certains médicaments à prescription médicale obligatoire, dans le cadre d’un protocole médical et de coopération entre le médecin ou une communauté de santé de structures d’exercice coordonné, dans les pathologies suivantes : la cystite, la conjonctivite ou l’eczéma.

    Selon le syndicat, il s’agit d’un transfert de la responsabilité de poser un diagnostic médical et d’établir une prescription de médicaments vers le pharmacien.

    La CSMF y voient une remise en cause des prérogatives de chaque métier « sous le prétexte de la coopération » et une source de dysfonctionnements potentiels affectant la prise en charge des patients. Elle souligne par ailleurs les problèmes de responsabilité juridique qu’entraînerait la dispensation directe par les pharmaciens de certains médicaments à prescription médicale obligatoire (PMO).

    La confédération estime que « des expérimentations aussi dangereuses » ne rentrent pas dans le cadre des évolutions nécessaires de notre système de santé français.

  • Ping An Good Doctor intègre son système de consultation assisté par IA dans 100 hôpitaux chinois

    Ping An Good Doctor, la principale plateforme de santé chinoise, a annoncé le 15 octobre 2018 sa coopération avec plus de 100 hôpitaux de première classe en Chine (Grade III) pour construire des « hôpitaux intelligents » complets en tirant parti de son système de consultation médicale assistée par intelligence artificielle (IA), appelé « AI Doctor« .

    Dans le cadre de cette coopération, le système AI Doctor a été entièrement intégré au système d’information de l’hôpital (HIS), aux applications mobiles et aux comptes publics WeChat, le principal réseau social chinois des hôpitaux. Les patients peuvent par ailleurs numériser un QR code pour accéder au dispositif.

    Parmi les établissements de soins partenaires figurent le 303ème hôpital de l’Armée populaire de libération du peuple chinois, le Qingdao Eye Hospital, le premier hôpital affilié de l’université Jinan et le troisième hôpital affilié de la Southern Medical University.

    Fin juin 2018, Ping An Good Doctor comptabilisait 228 millions d’utilisateurs et 48,6 millions d’utilisateurs actifs mensuels.

    AI Doctor fait gagner du temps aux médecins

    En se basant sur des interactions homme-ordinateur simples et rapides, AI Doctor recueille les informations du patient, telles que ses antécédents médicaux, l’historique de ses prescriptions et ses allergies, puis les introduit dans son dossier de santé électronique (DSE).

    Avant la consultation, le médecin peut donc accéder aux données médicales ainsi structurées du patient, lui permettant d’éviter de poser à la personne des questions qui lui ont déjà été posées par le passé et de ne pas passer à côté d’informations vitales. Par ce procédé, il ne perd également plus de temps à saisir certaines données dans le DSE du patient, ce qui réduit sa charge de travail et améliore l’efficacité ainsi que la précision de ses consultations.

    Des données sur plus de 2 000 maladies courantes

    Comptabilisant plus de 300 millions de consultations en ligne, AI Doctor dispose de données sur plus de 2 000 maladies courantes et répond instantanément à des dizaines de milliers de demandes de renseignements d’ordre médical.

    Selon Ping An Good Doctor, les hôpitaux connectés à AI Doctor ont renforcé l’efficacité et la précision de leurs consultations, réduisant les coûts de fonctionnement tout au long du processus de diagnostic.

    Par ailleurs, la plateforme permet également une gestion numérique structurée des dossiers médicaux. Ainsi, les hôpitaux bénéficient d’un système de registres complet, leurs médecins peuvent établir des diagnostics plus cohérents et ils disposent d’une méthode plus intelligente de collecte des dossiers.

    Le gouvernement chinois mise sur l’IA pour résoudre les défis de santé du pays

    La pénurie des ressources médicales et le déséquilibre de la distribution des médicaments font partie des principaux problèmes du système de santé chinois.

    Les solutions basées sur internet et l’intelligence artificielle (IA), qui peuvent aider à résoudre ces problèmes, sont soutenues par tous les acteurs du secteur et l’ensemble des ministères du gouvernement. En avril 2018, la Commission nationale de la santé de Chine (National Health Commission of China) a publié « Les normes et réglementations de construction en matière d’informatisation hospitalière (essai) » (« National Hospital Informatization Construction Standards and Regulations (Trial)« ), proposant que l’ensemble des principaux hôpitaux du pays utilisent pleinement les applications et les technologies émergentes telles que le services internet, les systèmes d’analyse des big data et l’IA.

    Développer les services numériques pour les patients

    La commission a également déclaré que les hôpitaux devraient fournir des services en ligne aux patients, tels que la prise de rendez-vous à distance, la télé-consultation à l’hôpital et des dispositifs de communication médecin-patient.

    Le nouveau règlement vise également à faire en sorte que les hôpitaux mettent en place des dossiers de santé électroniques complets pour les patients afin d’accélérer la numérisation des hôpitaux et le développement de soins intelligents.

    Les hôpitaux chinois rencontrent des problèmes techniques

    Cependant, de nombreux hôpitaux en Chine rencontrent actuellement des problèmes techniques lors du déploiement de systèmes de santé intelligents, tels que le coût élevé qu’implique une transformation numérique et l’incapacité à bien gérer les DSE et le nombre important de données hospitalières. Ils sont également confrontés à des problèmes d’interopérabilité et d’optimisation du processus de service de santé.

    Ping An Good Doctor élabore une solution complète pour la transformation numérique des hôpitaux

    Pour surmonter ces obstacles, Ping An Good Doctor et les hôpitaux partenaires de l’entreprise sont en train d’élaborer conjointement une solution complète pour la transformation numérique des établissements hospitaliers.

    La solution associe la technologie médicale de pointe et la technologie internet mobile de Ping An Good Doctor aux capacités de service des hôpitaux afin de créer une meilleure connexion entre les hôpitaux, les médecins et les patients.

    Cela contribuera à améliorer l’efficacité des services hospitaliers, à alléger les ressources en services médicaux et à réduire les charges qui en résulteront pour les hôpitaux, les médecins, les patients et le gouvernement, le tout en accélérant le déploiement de la stratégie nationale de « Chine en bonne santé » (« Healthy China »).

  • Les SPÉ-CSMF organisent les 2èmes états généraux de la médecine spécialisée, le 17/11/18 à Paris

    Le syndicat libéral des médecins spécialistes « les Spé-CSMF », membre de la CSMF et présidé par Patrick Gasser, organise le 17 novembre 2018 à la maison de la chimie à Paris les 2èmes états généraux de la médecine spécialisée sous la thématique : « Pertinence / Expertise pour une meilleure efficacité des prises en charge sur tous les territoires ».

    Il est possible de s’inscrire à l’événement en suivant le lien ci-contre. 

    Programme

    8h30 – 8h45

    Accueil des participants

    8h45 – 9h

    Accueil du président, le Dr Patrick Gasser

    9h – 10h

    Table ronde « Innovation : source de dynamique pour tous les métiers »

    • M Philippe Tcheng, président du LEEM
    • Dr Fabrice Denis, président du Syndicat National des Radiothérapeutes Oncologues, le parcours de soins 2.0
    • Dr François Pelen, ophtalmologiste, Point Vision
    • Dr Christine Kowalczyk, présidente de l’Union régionale des médecins libéraux de l’océan indien (URPS-OI)

    Animé par le Dr Jean Baptiste Bonnet et Jean Paul Durand.

    10h – 10h30

    Pause

    10h30 – 11h45

    Table ronde « Efficacité / Pertinence : comment réussir cette complémentarité ? »

    • Pr Dominique Le Guludec, présidente du collège de la HAS
    • Pr Olivier Lyon-Caen, médecin conseil national à la Cnam
    • Pr Patrick Jourdain , conseiller médical DGOS
    • Mme Sonia Tropé, directrice de l’Association nationale de défense contre l’arthrite rhumatoïde (Andar)

    Animé par le Dr Jean François Thébaut et le Dr Olivier Mariotte.

    11h45 – 13h

    « Quel avenir pour la Sécurité Sociale : consensus et dissensus ? »

    • M. Nicolas Revel, directeur général de la Cnam
    • M. Didier Bazzocchi, directeur général délégué santé du groupe Covéa

    Animé par le Pr Olivier Göeau Brissonnière et le Dr Franck Devulder.

    13h – 14h

    Déjeuner

    14h – 15h15

    Table ronde « Comment construire la coordination en santé sur tout le territoire – communication numérique ? »

    • Mme Anne-Marie Brocas, présidente du Haut Conseil pour l’Avenir de l’Assurance Maladie (HCAAM)
    • Mme Véronique Wallon, ancienne directrice générale de l’ARS Auvergne Rhône Alpes
    • M. Jean-Marc Aubert, directeur de la Drees
    • M. Thierry Chiche, président Exécutif Groupe Elsan
    • M. Stanislas Niox-Château, président de Doctolib

    Animé par le Dr Paul Garassus et le Dr Alice Descheneau.

    15h15 – 16h15

    Grand témoin M. Claude Tendil, président de la Commission réforme de la protection sociale au Medef

    16h15 – 17h00

    Regards croisés « Expertise, efficacité et pertinence : quel sera le statut du Médecin Spécialiste de demain ? »

    • Pr Guy Vallancien, urologue, membre de l’Académie nationale de médecine
    • Pr Sadek Béloucif, président du Syndicat national des médecins des hôpitaux publics (SNAMHP)
    • Dr Jean-Philippe Masson, président de la FNMR
    • Dr Hélène Le Hors, présidente du SCPF

    Animé par le Pr Olivier Göeau Brissonnière et le Dr Mickaël Benzaqui.

    17h00 – 17h30

    Conclusion : Dr Patrick Gasser – Pr Jean Sibilia, président de la conférence des doyens des facultés de médecine.

  • La Mayo Clinic (USA) finalise le déploiement de son DSE Epic, évalué à 1,3 milliard d’euros

    La Mayo Clinic a annoncé dans un communiqué publié le 8 octobre 2018 avoir franchi une étape historique avec la mise en œuvre finale en Floride et dans l’Arizona de son dossier de santé électronique (DSE) unique, basé sur la solution d’Epic Systems, un déploiement évalué à 1,5 milliard de dollars (1,3 milliard d’euros).

    Le 6 octobre, le système Epic a été mis en service sur les campus de Mayo à Jacksonville, en Floride, ainsi qu’à Phoenix et à Scottsdale, en Arizona. Ils étaient les derniers sites à intégrer ce dispositif, qui constituera la base de leurs opérations pour les années à venir.

    Un projet remontant à 2015

    L’initiative portant sur la mise en place du dossier de santé électronique (DSE) d’Epic au sein de la Mayo Clinic – qui visait à remplacer les systèmes Cerner et GE existants – a été annoncée pour la première fois début 2015 mais le dossier était étudié depuis plusieurs années.

    « Nous sommes convaincus qu’un DSE intégré, au sein de toutes nos organisations, peut nous aider à remplir notre mission fondamentale de répondre aux besoins des patients », avait déclaré à l’époque à Healthcare IT News Christopher J. (Cris) Ross, P.-D.G. du groupe, qui avait prédit que le déploiement du dispositif prendrait « environ quatre ans ».

    Premiers lancements : juillet 2017

    Les deux premières douzaines de sites du groupe hospitalier ont adopté la solution en juillet 2017. Le dispositif a ensuite été lancé en novembre 2017 au sein des établissements du réseau Mayo Clinic Health System et en mai 2018 à la clinique Mayo de Rochester (Minnesota).

    52 000 employés du groupe Mayo utilisent le système d’Epic aujourd’hui

    Au total, le projet mobilise près de 500 informaticiens. Actuellement, quelque 52 000 employés du groupe Mayo utilisent l’outil d’Epic dans 90 hôpitaux et clinique du Minnesota, de la Floride et de l’Arizona.

    « Un projet extrêmement complexe »

    « Le projet est extrêmement complexe en raison du nombre de spécialités et de sous-spécialités impliquées, a explique Cris Ross dans une interview réalisée début 2018. Nous ne nous concentrons pas uniquement sur la création et la fourniture d’une solution technique convergente. Nous nous sommes également investis dans la dimension humaine du changement pour aider [les professionnels de santé] à adopter, à utiliser et à maîtriser le système Epic. [Tout cela] est accompli grâce à une stratégie globale de gestion du changement. »

    Un investissement rentable

    La Mayo Clinic a déclaré que l’investissement lié au déploiement d’un système unifié serait rentable car l’accès aux informations cliniques et de facturation sera facilité, quel que soit leur emplacement.

    De plus en plus de grands systèmes de santé américains tels que Mayo gravitent autour des solutions d’Epic et de Cerner, et la même tendance se manifeste également à l’étranger. Parmi les autres contrats importants conclus cette année par Epic Sytems figurent ceux avec Advocate Health Care (Chicago) et Trinity Health (Michigan).

  • Les enjeux autour de l’évaluation des IoT et leur impact sur l’offre de soins (univ. Paris Diderot)

    Le 8 octobre 2018 se déroulaient les premières rencontres académiques de l’évaluation des objets connectés en santé organisées par l’AP-HP, l’université Paris Diderot et l’Inria. Face aux objets connectés (IoT), les attentes et les espoirs sont immenses mais les questions qu’ils soulèvent sont aussi nombreuses et requièrent une réflexion interdisciplinaire que les trois acteurs ont décidé d’entreprendre. 

    Cette assemblée visait entre autres à interroger les enjeux autour de l’évaluation des IoT afin de garantir que le développent intérêt du patient.

    Des différentes interventions, il est ressorti que les IoT en santé bousculeront plusieurs domaines :
    • les données : un cadre réglementaire d’accès aux donnée est nécessaire mais peut avoir moins d’impact sur les acteurs de taille et il faudrait davantage réguler les usages des données ;
    • le modèle assurantiel : la disponibilité des données médicales de divers type ne pourra pas être sans conséquence sur les modèles d’assurance en santé actuels ;
    • les business models : les start-ups doivent être résolument plus proches des professionnels des usages qui seront fait des solutions qu’elle proposent ;
    • intelligence artificielle (IA) : les véritables enjeux autour de l’IA telle qu’elle est en train de se développer sont la traçabilité et « l’explicabilité » des algorithmes sur lesquels les outils reposent.

    Après avoir investi le champ du bien-être et du quantified-self*, des IoT se sont invités dans le champs de la santé dans lequel les domaines d’application sont nombreux, notamment dans le cadre du suivi à distance. Les acteurs académiques ont considéré qu’il fallait donc s’intéresser aux questions d’ordre éthique, économique, clinique, psychologique, sociétal, technologique et numérique.

    Changements de paradigmes et besoin d’interdisciplinarité

    Au cours de l’introduction, Martin Hirsch soulignait l’avènement des IoT et la nécessité d’être capable des les évaluer. Cette évaluation implique, selon lui, une analyse du service médical rendu ainsi que des effets indésirables, au même titre que se fait l’évaluation des effets indésirables liés aux médicaments.

    Il avance par ailleurs que les IoT changent les paradigmes qui régissaient le système des soins, soit :

    • le rapport entre le médecin et le malade ;
    • le rapport du malade au système de santé ;
    • les conditions économiques dans lesquelles s’exerce le soin.

    Selon Martin Hirsch, forger des outils et des doctrines constitue un enjeu stratégique à échelle mondiale pour les soins de demain pour ne pas se faire dépasser par l’avalanche des IoT.

    Christine Clerici, présidente de l’université Paris Diderot, soulignait dans son discours introductif la nécessité de l’interdisciplinarité dans le cadre de cette analyse qui ne peut que se placer à l’intersection des sciences fondamentales, naturelles et humaines.

    Elle soulignait également que la question sous-jacente aux IoT concernait les données. Elle préconisait une attention particulière au moment d’exploiter les données recueillies à l’aide d’outils technologiques par le patient car ce dernier n’est pas un professionnel de santé.

    Ainsi, selon Christine Clerici, la dimension clé dans la question du recueil, de l’évaluation et de l’exploitation des donnés réside dans leur fiabilité.

    Le modèle assurantiel sera chamboulé par la disponibilité des données générées par les IoT

    Durant son intervention, le Pr Étienne Minvielle, titulaire de la Chaire de Management, directeur de l’équipe d’accueil management des Organisations de Santé (EA 7348 MOS) et en charge de la mission « parcours innovant » à l’institut de cancérologie Gustave Roussy, s’est attaché à soulever les questions autour de la pénétration des IoT dans le secteur des soins.

    Parmi les principaux points qu’il a soulevés, on peut noter sa vision de l’impact des IoT sur le secteur de l’assurance en santé. 

    Il fait remarquer qu’à la suite de la disponibilité des données médicales générées par les IoT, les assureurs :

    • auront une meilleure connaissance du risque encouru par chaque individu et des comportements adoptés face au risque ;
    • des actions de prévention des facteurs de risques personnalisées en complément de la gestion de la réparation médicale et qui soient d’application directe par le biais des employeurs.

    L’autre versant de cette disponibilité des données massive comporte les risques et les questions qui y sont associés :

    • l’intrusion d’autres acteurs dans les informations confidentielles tels que les GAFA ;
    • la justification du maintien de la solidarité collective face au risque personnalisé ;
    • le risque d’accroissement d’inégalités fondées sur les IoT ou les connaissances provenant de données massives qu’ils permettent de générer : la fracture numérique, la cybersécurité, la discrimination génétique, la couverture assurantielle, etc.

    Au final, selon lui la meilleure contribution des IoT à la santé des personnes réside dans la personnalisation des soins qu’ils permettent.

    Réglementer l’usage des données ?

    Interrogé par un auditeur sur la politique réglementaire et le cadre juridique à construire autour des données de santé, le Pr Étienne Minvielle se montre réaliste. Il juge qu’un cadre juridique strict ne suffirait pas pour empêcher les GAFA d’obtenir et d’utiliser les données personnelles des patients. Aux États-Unis, par exemple, où la réglementation est moins stricte ou insuffisante, ils les utilisent déjà.

    Une solution serait de réguler les usages qu’ont les acteurs des données. Ainsi, les ceux qui souhaiteraient exploiter les données de santé devraient passer par une accréditation émise par un organisme indépendant qui entérinerait l’usage qu’ils comptent en faire pour qu’une relation de confiance puisse s’établir.

    Les écueils à éviter par les start-ups, principaux acteurs de l’écosystème des IoT

    Le Pr Etienne Minvielle soulignait que dans le cadre des IoT touchant à la santé des citoyens, nous sommes dans des temps longs et des cycles de recherche et d’autorisation des dispositifs fidèles aux cycles d’évaluation dans le domaine de la santé. Il s’agit là du premier constat que les start-ups doivent intégrer dans leur business model pour éviter de s’essouffler à mi-chemin.

    Autres considérations à prendre en compte :

    • associer les professionnels de santé à leur projet le plutôt possible afin de répondre correctement à la question de l’usage qui est cruciale – la solution proposée doit répondre à un besoin précis d’une communauté de professionnels de santé ;
    • ne pas attendre et oublier de procéder à l’évaluation de la valeur ajoutée d’une solution dès le « temps zéro », car si une analyse est basée sur les données, les données de départ sont tout aussi importantes que les données postérieures ;
    • ne pas écarter les considérations économiques dès l’éclosion des projets car actuellement les IoT de bien-être et de santé ne font pas généralement l’objet d’un remboursement ;
    • bien définir le marché de lancement qui doit être favorable aux solutions technologiques, donc ne pas écarter la possibilité de s’exporter avant de revenir à la conquête du marché français.

    L’IA n’est pas porteuse d’un changement de paradigme ni de révolution mais va continuer à faciliter le travail des professionnels

    Le défi majeur lié à l’IA réside dans la traçabilité

    Selon Eric Fleury, directeur de l’Inria, l’intelligence artificielle (IA) a depuis longtemps été un facilitateur dans le domaine de la santé. Par ailleurs, la « e-santé » et la « e-médecine » sont selon lui deux concepts différents. le premier est lié au bien-être et le second à la médecine. Ainsi, les IoT n’évoluent pas de la même façon dans ces deux domaines.

    Ainsi, lorsque l’on parle de la médecine, le défi majeur associé aux solutions reposant sur l’IA est celui de « la traçabilité et de l’explicabilité », à savoir une démarche qui consiste à rendre toute décision apportée par une solution d’intelligence artificielle transparente en mettant à nu tous les éléments de la chaîne du processus qui a abouti à la proposition d’une solution.

    Les données nourrissant l’IA doivent être fiables

    Selon lui, la rupture peut se situer dans le domaine économique et plus précisément dans l’économie de l’assurance qui pourra être bouleversée.

    Il faut aussi calmer certaines ardeurs quant aux aspirations qui existent autour des données car pour arriver à de bonnes conclusions permettant de vérifier une hypothèse scientifique, il faut se fonder sur des données fiables, soit celles produites dans le cadre d’une expérience scientifique. Ainsi, la gratuité ou la disponibilité de données multiples provenant de sources multiples n’est pas forcément la méthode scientifique la plus adaptée.

  • Appel à patients chroniques : l’AP-HP vise les 100 000 volontaires pour sa communauté ComPaRe

    Dans le cadre de sa communauté de patients pour la recherche ComPaRe, l’Assistance Publique – Hopitaux de Paris (AP-HP) a lancé le 4 octobre 2018 un appel à patients souffrant de maladies chroniques. Toutes les maladies sont concernées :
    • les maladies fréquentes comme le diabète, la bronchite chronique, le cancer, l’hypertension artérielle, la lombalgie chronique ;
    • les maladies moins connues comme le vitiligo, l’endométriose, la maladie de Verneuil, la maladie de Crohn ou encore d’autres maladies rares.

    L’objectif est de constituer une communauté de 100 000 patients volontaires pour apporter, par la recherche clinique, des connaissances nécessaires à l’amélioration de la qualité de vie des patients et de la prise en charge de leur maladie chronique.

    Les informations dans la cadre de cette recherche sont hébergées par la plateforme de recherche publique portée par l’AP-HP, ComPaRe, pilotée par le directeur du Centre d’épidémiologie clinique de l’Hôtel-Dieu, le Pr Philippe Ravaud.

    Contribuer à la recherche en fournissant des données ou en la façonnant

    Les conditions d’accès sont les suivantes :

    • être majeur ;
    • être détenteur d’une adresse de messagerie électronique ;
    • être pris en charge pour une ou plusieurs maladies chroniques (c’est-à-dire une affection nécessitant un suivi médical de plus de six mois).

    Données impactant 20 millions de personnes

    Actuellement, à peu près un tiers de la population française souffre d’une maladie chronique soit environ 20 millions de personnes. Améliorer la recherche dans ce domaine contribuerait à éviter à ce que la qualité de vie ne soit pas détériorée de façon considérable par la pathologie à cause, notamment, d’errances de diagnostic, de complications ou d’invalidités et de souffrances physiques et morales associées.

    Aujourd’hui, 7 000 volontaires ont adhéré à ComPaRe tout comme 29 associations de patients partenaires, depuis le lancement de la plateforme en 2017 sous la direction du Pr Philippe Ravaud, directeur du centre d’épidémiologie clinique de l’Hôtel-Dieu AP-HP.

    Actuellement, sept cohortes dédiées au diabète, à la maladie de Verneuil, au vitiligo, à la lombalgie chronique, aux maladies rénales, aux vascularites et à l’hypertension artérielle ont été mises en place. Il est prévu que quatre autres cohortes spécifiques soient constituées d’ici la fin 2018.

    Recueil des données via des questionnaires via la plateforme

    Les patients volontaires  s’inscrivent et contribuent directement en ligne, sur la plateforme hébergée et sécurisée https://compare.aphp.fr.

    Ils répondent aux questionnaires élaborés par des chercheurs qui portent sur des dimensions liées directement à leurs maladies, les symptômes associés, les traitements reçus, mais également sur des  aspects liés à leurs perceptions et ressentis : le vécu et l’impact de la maladie sur leur vie quotidienne et la qualité de vie. En fonction de la pathologie, renseigner les questionnaires peut prendre entre 10 et 30 minutes par mois.

    Le traitement de ces données doit permettre aux chercheurs d’identifier des pistes pour améliorer la qualité de vie et la prise en charge des patients.

    Participer aux instances de gouvernance

    Les patients volontaires peuvent aussi apporter leurs contributions à toutes les étapes de la recherche clinique :

    • gouvernance des études via les conseils scientifiques ;
    • conception des études (proposition et choix des questions et des informations recueillies, etc.) ;
    • réalisation des études (aide au recrutement d’autres patients et à la promotion de la communauté via les Patients Ambassadeurs, analyse des données avec les chercheurs…).
  • Délais de prise de rendez-vous : 2 jours pour un généraliste et 52 jours pour un ophtalmologiste

    Selon une étude de la DREES relative aux délais d’accès aux soins publiée le 8 octobre 2018, un rendez-vous sur deux avec un médecin généraliste est obtenu en moins de deux jours et pour certaines spécialités médicales, ces délais peuvent dépasser deux mois.

    Selon les résultats de cette étude, huit Français sur dix jugent les délais de prise de rendez-vous raisonnables et la part reportée vers les urgences ne représente que 3% des rendez-vous.

    Plus de deux mois d’attente pour certaines spécialités médicales

    En ophtalmologie, dermatologie, cardiologie, gynécologie et rhumatologie, les délais d’attentes sont les plus importants. Toutefois, les délais sont moindres, lorsque la demande de rendez-vous est liée à l’apparition ou à l’aggravation de symptômes.

    Dans certaines spécialités médicales, les délais d’attente moyens avant consultation sont supérieurs à deux mois :

    • 61 jours en dermatologie ;
    • 80 jours en ophtalmologie ;
    • 50 jours chez le cardiologue ;
    • 3 semaines chez le pédiatre et le radiologue ;
    • 1 mois chez le chirurgien-dentiste ;
    • 1 mois et demi chez le gynécologue et le rhumatologue.

    Des temps d’attente plus longs dans les communes où l’accessibilité géographique aux professionnels de santé est faible

    Les délais d’obtention d’un rendez-vous sont plus importants pour les communes où l’accessibilité aux professionnels de santé est la plus faible :

    • 1 demande de rendez-vous sur 2 chez le chirurgien-dentiste aboutit en plus de 17 jours ;
    • 21 jours: c’est le délai médian pour les demandes de patients des communes où l’accessibilité est la plus faible ;
    • 15 jours: c’est le délai médian pour les demandes de patients des communes où l’accessibilité est la plus forte ;
    • 1 prise de rendez-vous sur 2 aboutit à un rendez-vous en 52 jours ;
    • 79 jours: c’est le délai médian des demandes émanant du quart des patients des communes où l’accessibilité est la plus faible, contre 40 jours pour les requêtes de patients des communes où elle est la plus forte.

    Pour 8 demandes de rendez-vous sur 10 les délais sont jugés corrects ou rapides.

    • 8 Français sur 10 jugent « rapides et corrects » les délais entre la date de prise de contact et la date de rendez-vous ;
    • 39% des délais de rendez-vous sont jugés trop longs en ophtalmologie ;
    • 46% des délais de rendez-vous sont jugés trop longs pour la dermatologie. 

    En cas de non-obtention d’un rendez-vous, le recours a un autre praticien est préféré aux urgences hospitalières

    De façon générale, 9 prises de contact sur 10 aboutissent à un rendez-vous avec un professionnel de santé. Cependant, 17 % des demandes de rendez-vous avec un ophtalmologiste n’aboutissent pas contre 5 % pour un médecin généraliste.

    Plusieurs raisons expliquent ces échecs : 

    • dans 15% des cas le professionnel ne proposait pas de créneaux horaires possibles pour le patient.
    • dans 14% des cas le professionnel ne recevait pas de nouveaux patients.
    • dans 22% des cas, il était injoignable au moment de la prise de rendez-vous. 

    Lorsque les demandes de rendez-vous n’aboutissent pas :

    • 56% des Français contactent un autre professionnel ;
    • 32% renoncent à leurs demandes ;
    • 3% seulement optent pour le report du rendez-vous vers les urgences hospitalières.
  • L’UNPS et l’Uncam signent le nouvel Acip : les outils numériques au cœur de la stratégie à 5 ans

    L’Accord Cadre Interprofessionnel (Acip) fixant les lignes directrices des prochains accords conventionnels pour les cinq années à venir a été signé le 10 octobre 2018 entre l’Union Nationale des Professionnels de Santé (UNPS) et l’Union Nationale des Caisses d’Assurance Maladie (Uncam) siège de l’Assurance Maladie.

    Il s’agit d’un cadre structurant qui définit la dynamique à poursuivre par la voie conventionnelle et qui s’articule autour de trois axes-clés :
    • le déploiement d’outils favorisant l’exercice coordonné ;
    • la généralisation de la prise en charge coordonnée des patients ;
    • la simplification des conditions d’exercice des professionnels de santé.

    Ces axes s’inscrivent dans le cadre de la stratégie de transformation du système de santé, Ma santé 2022, présentée le 18 septembre 2018 et qui nourrit les ambitions suivantes : conforter l’offre de soins de premier recours ; renforcer la prévention, l’efficience et la qualité de la prise en charge des patients ; améliorer l’articulation entre les établissements de santé et l’ambulatoire pour assurer la continuité des parcours des patients ; améliorer les conditions d’exercice des professionnels de santé.

    L’Union Nationale des Professionnels de Santé (UNPS) représentait 12 professions de santé : médecins, chirurgiens-dentistes, sages-femmes, pharmaciens d’officine, biologistes responsables infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, orthophonistes, orthoptistes, pédicures-podologues, audioprothésistes et transporteurs sanitaires.

    Dans l’Acip est inscrite la reconnaissance de l’importance du recours aux outils numériques comme moyens de faciliter les échanges entre professionnels de santé au service d’une prise en charge des patients de qualité.

    Accompagner le déploiement d’outils numériques favorisant l’exercice coordonné

    C’est pourquoi les deux acteurs se sont entendus sur e bien-fondé des outils suivants et leur déploiement accéléré :

    • le Dossier Médical Partagé (DMP) : un objectif de 40 millions de DMP ouverts d’ici à 5 ans a été fixé dans l’Acip. Les professionnels de santé sont invités à y intégrer le volet de synthèse médicale, les résultats d’examen et les vaccinations, alors que des travaux devraient être engagés avec les éditeurs de logiciels dans l’objectif de faciliter l’intégration automatique de données structurées dans le DMP ;
    • la Messageries Sécurisées de Santé (MSSanté) dont l’usage généralisé par l’ensemble des professionnels de santé devrait se faire d’ici à 3 ans ;
    • un calendrier progressif de 4 ans du déploiement de la e-prescription (selon le type de prescriptions, en commençant d’abord par les médicaments puis en s’étendant ensuite sur les examens de biologie, d’imagerie et les actes infirmiers) a été arrêté : la prescription électronique permet de simplifier et sécuriser le circuit de l’ordonnance, de fluidifier les échanges entre les médecins et les professions prescrites, et de favoriser la coordination des soins ;
    • l’équipement pour effectuer des actes télémédecine : les outils et les organisations nouvelles facilitant le recours à la télémédecine vont être associés à une aide à l’investissement technique que leur mise en place requière.

    Développer la prise en charge coordonnée des patients

    Les outils numériques dont le déploiement est encouragé par l’Acip sont au service d’une prise en charge coordonnée des patients, qui est également formalisée dans l’accord signé :

    • l’Acip acte le principe de la nécessaire généralisation de l’exercice coordonné qui sera repris dans tous les accords conventionnels à venir. Cet exercice coordonné peut prendre plusieurs formes :
      • maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP) ;
      • équipes de soins primaires ;
      • toute forme d’organisation pluriprofessionnelle générant une réponse coordonnée de proximité ;
    • nécessité pour les professionnels de santé d’organiser à l’échelle de leur territoire une réponse collective aux besoins de santé de la population dans le cadre de communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) ;
    • la pratique coordonnée de la médecine pourra s’appuyer sur le recours et l’essor des pratiques de télémédecine rendant possibles une prise en charge et un suivi plus rapides sur l’ensemble du territoire ;
    • l’exercice coordonné doit enfin favoriser l’implication des professionnels de santé dans les actions et programmes de prévention et de promotion de la santé.

    Simplifier les conditions d’exercices des professionnels de santé

    Les priorités ici consistent à :

    • maintenir l’accompagnement individualisé des professionnels avec les praticiens-conseils et les délégués d’assurance maladie sous forme d’échanges confraternels autour :
      • de cas-patients ;
      • de pathologies, orientés vers le parcours de soins des patients ;
    • proposer un accompagnement des professionnels par des conseillers informatiques dans le domaine des outils numériques fondamentaux, mais à la fois les télé-services.