PSY

  • Initiative IDF lance le « prêt santé initiative » pour lutter contre les déserts médicaux franciliens

    Initiative Île-de-France, un réseau associatif francilien d’accompagnement, de financement et d’hébergement des entrepreneurs, lance le « prêt santé initiative » (PSI), un dispositif régional d’accompagnement et de financement dédié aux professionnels de santé en partenariat avec la région Île-de-France, la Caisse des dépôts et le Crédit agricole d’Île-de-France, telle est la nouvelle annoncée le 6 novembre 2018.

    L’objectif vise à :
    • augmenter le nombre d’installations pour lutter contre la désertification médicale ;
    • participer au maintien du lien social et de l’économie locale ;
    • donner les moyens aux professionnels de la santé de s’installer sur l’ensemble du territoire francilien.

    Pallier la fracture médicale de la région IDF par l’installation de maisons médicales et en augmentant les fonds propres de professionnels de santé

    Face aux constat que de nombreux territoires de la région manquent de professionnels de santé notamment pour répondre aux besoins de soins de proximité, le réseau associatif a décidé de lancer un dispositif spécifique dédié à l’accompagnement et au financement des professionnels de santé de la région.

    Une baisse régulière de 6 % des effectifs de médecins libéraux inscrits au tableau de l’Ordre des médecins creuse les disparités et les déséquilibres de la couverture médicale en région, une baisse couplée à une augmentation du besoin de santé qui s’explique par l’augmentation de la population et de facteurs aggravants tels que l’augmentation de la dépendance, l’accroissement des pathologies chroniques, etc.

    « La désertification médicale dans de nombreux territoires de l’Ile-de-France est l’une des causes d’inégalité d’accès aux soins. L’absence de services de proximité, tels que la santé, déséquilibre l’écosystème économique et social local. En tant qu’acteur du développement économique, Initiative Ile-de-France a décidé de s’engager pour l’accompagnement et le financement des professionnels du secteur médical et paramédical à travers la création du dispositif PSI, afin de favoriser leur installation », explique Édouard de Penguilly, président d’Initiative Ile-de-France.

    À travers le dispositif, Initiative souhaite favoriser l’installation des maisons médicales et des professions de santé et renforcer les fonds propres des professionnels de santé.

    Un prêt d’honneur sans intérêt ni garantie jusqu’à 30 000 euros

    Grâce au partenariat avec la région Île-de-France, la Caisse des dépôts, le Crédit agricole d’Île-de-France, l’Agence régionale de santé (ARS), les Unions régionales de professionnels de santé (URPS) ou les Ordres et l’écosystème de la santé, l’association vise à répondre aux besoins urgents du secteur libéral en tension du fait du coût des investissements et du fonctionnement de l’installation et de l’activité.

    Le prêt d’honneur, sans intérêt ni garantie pouvant atteindre jusqu’à 30 000 euros par porteur de projet, doit être utilisé comme levier pour un prêt bancaire. Il est associé à un accompagnement en amont et en aval de l’installation qui inclut des services suivants : expertise du projet d’installation, formation à la gestion d’entreprises, expertise financière, juridique et comptable, etc. 

  • Medicen s’engage pour l’IA en santé : le pôle accompagne l’institut PRAIRIE et TheraPanacea

    L’Institut PRAIRIE, un des quatre instituts spécialisés en IA retenu le 6 novembre 2018 par les autorités pour faire partie du réseau d’élite 3IA, et la société TheraPanacea ont été sélectionnés par Medicen pour leur fournir un accompagnement qui s’inscrit dans la volonté du pôle de compétitivité d’appuyer les politiques de développement de l’IA en santé, selon une annonce du pôle du 8 novembre 2018.

    Medicen prend cette orientation en misant sur les projection de croissance du secteur qui atteindrait près de 20 milliards d’euros en 2023.

    Institut PRAIRIE – Paris Artificial Intelligence Research Institute

    À l’occasion du sommet AI for Humanity en mars 2018, Emmanuel Macron, Président de la République, a dévoilé la stratégie française en matière d’IA en annonçant la création d’un réseau d’instituts interdisciplinaires d’intelligence artificielle. C’est à cette occasion que l’Institut PRAIRIE a été créé.

    Il réunit :

    • acteurs académiques:
      • CNRS 
      • Inria
      • l’Université PSL;
    • entreprises :
      • Amazon
      • Criteo
      • Facebook
      • Faurecia
      • Google
      • Microsoft
      • NAVER LABS
      • Nokia Bell Labs
      • Groupe PSA
      • SUEZ
      • Valeo.

    Objectifs

    L’ensemble de ces acteurs poursuivent trois objectifs :

    • contribuer de manière significative au progrès des connaissances fondamentales en IA diffusées librement au sein de la communauté scientifique internationale ;
    • participer à la résolution de problèmes concrets à fort impact applicatif ;
    • contribuer à la formation dans le domaine de l’intelligence artificielle.
    • positionner la France dans le domaine de l’IA à l’échelle internationale.

    « Avec PRAIRIE, l’idée est de rassembler dans un même lieu des chercheurs en intelligence artificielle sur l’apprentissage, le traitement automatique des langues, la robotique… C’est-à-dire tous les sous-domaines qui sont nécessaires pour les rassembler et progresser sur l’intégration de tous ces champs », indique Eric Fleury, directeur du centre de recherche Inria de Paris. « Cet institut va mener des recherches fondamentales, comme dans un laboratoire classique, avec des doctorants, des post-doctorants, des chercheurs, des visiteurs étrangers, en lien avec des instituts étrangers de premier plan, et avec toutes les entreprises qui participent. »

    Mailler un écosystème local et international

    L’Institut PRAIRIE à Paris accueillera des chercheurs juniors et seniors, des doctorants et post-doctorants, ainsi que des visiteurs. Il a vocation à être ancré dans des partenariats forts avec les acteurs majeurs de l’IA française en recherche, formation, et innovation, dans un système de gouvernance regroupant les acteurs académiques et industriels.

    En outre, il s’appuiera à échelle international sur un réseau de partenariats avec les centres d’excellence en IA pour favoriser les échanges. Des accords de collaboration ont déjà été signés avec :

    • Center for Data Science à NYU ;
    • le laboratoire d’intelligence artificielle de UC Berkeley (BAIR) ;
    • l’Institut de robotique de l’Université de Carnegie-Mellon à Pittsburgh ;
    • MILA à Montréal ;
    • Max Planck Institute de Tübingen ;
    • le Czech Institute of Informatics, Robotics and Cybernetics (CIIRC) ;
    • Turing Institute de Londres.

    Un marché à fort potentiel

    Medicen, souhaite soutenir les projets en IA, car il s’agit d’un domaine qui recèle de potentiel d’emplois et de croissance, selon le pôle.

    Il exprime par cette initiative son soutien aux projets déjà soutenus par l’État ou la Région, dans le cas de TheraPancea, qui, pour son logiciel de radio-oncologie, a reçu en octobre le prix AI Challenge Paris  Region doté de 700 000 euros.

    Selon le communiqué de Medicen, les projections en termes d’emploi et de croissance dans le domaine de l’IA en santé sont favorables : le marché de l’IA en santé représentait en 2016 environ 1,2 milliard d’euros et devrait représenter en 2023 près de 20 milliards d’euros, avec un taux de croissance annuel de près de 50%.

  • Réactions DMP : les patients intéressés et les professionnels satisfaits mais avec des réserves

    À la suite de la campagne de relance du DMP le 6 novembre 2018, les acteurs de santé ont émis des réactions :

    • présente lors du lancement de la campagne par Agnès Buzyn et Nicolas Revel, France Assos Santé plaide en faveur du DMP et s’appuie une enquête* selon laquelle 70 % des Français sont spontanément intéressés par la possibilité de disposer d’un outil de centralisation en ligne de ses données de santé, une proportion qui atteint 85 % après présentation du dossier médical partagé (DMP).

    Du côté des professionnels de la santé, les avis jusqu’ici exprimés sont plutôt favorables, quoique mitigés :
    • le Syndicat des médecins libéraux (SML) pense que le retour à un DMP est « une décision raisonnable » mais estime que l’Assurance maladie « aurait pu, comme elle le fait pour les autres professions de santé habilitées à le faire, instaurer une rémunération incitative afin de rémunérer le temps passé par les médecins à ouvrir des DMP » ;
    • la Confédération des Syndicats médicaux français (CSMF) se réjouit elle aussi de la relance du dispositif, mais émet quelques conditions pour que l’outil soit une réussite, dont « l’évolution urgente de tous les logiciels professionnels utilisés par les médecins pour permettre l’élaboration de données structurées facilement utilisables ».

    « La généralisation du DMP doit à présent être une priorité » (SML)

    « La généralisation du DMP est un élément incontournable à la mise en œuvre de la coordination des soins, indique le syndicat. Le SML salue la volonté de l’Assurance maladie et regrette le temps ainsi que l’argent englouti dans un gouffre financier dont il faudra reparler. (…) La généralisation du DMP doit à présent être une priorité, et le SML souhaite que l’utilisation du DMP soit simple et n’entraîne pas de double saisie. »

    « Le DMP [doit contenir] un volet de synthèse médicale structuré » (CSMF)

    Selon la CSMF, le dossier médical partagé « n’apporte rien au patient » s’il ne contient pas « un volet de synthèse médicale structuré », expliquant que s’il se résume « à une boîte dans laquelle chaque Français aurait en vrac toutes les données concernant sa santé, il sera inexploitable, raison de ses échecs répétés ».

    Le volet de synthèse médicale évoqué « nécessite des données structurées qui ne peuvent être élaborées que par le médecin traitant », explique la confédération. Son élaboration nécessite un temps de travail médical qui « doit être reconnu et être financé » lors de sa publication, « en particulier pour les patients polypathologiques, en affection de longue durée ou atteints d’un handicap », précise-t-elle.

    Afin de faciliter la création de ce volet de synthèse médical structuré, les logiciels professionnels des médecins « doivent devenir beaucoup plus ergonomiques », recommande la CSMF, une évolution jugée « indispensable » mais qui variable selon l’éditeur.

    En résumé, selon la confédération, les conditions de la réussite du nouveau DMP passent par :

    • « le financement de l’élaboration d’un volet de synthèse médicale pour le médecin traitant, pour les patients polypathologiques ou atteints d’un handicap, ainsi que pour les nouveaux patients » ;
    • « l’évolution urgente de tous les logiciels professionnels utilisés par les médecins pour permettre l’élaboration de données structurées facilement utilisables ».

    La CSMF appelle le gouvernement à accompagner les médecins pour la création de ces volets de synthèse médicale.

    « Le DMP permettra à chacun de devenir acteur de sa santé » (France Assos Santé)

    « Le DMP permettra à terme à chacun de devenir acteur de sa santé, ceci renforcé par la possibilité de renseigner des informations diverses, telles que la personne de confiance, ses choix en matière de dons d’organes et, à venir, ses directives anticipées », a déclaré France Assos Santé dans un communiqué du 7 novembre 2018 présentant les résultats de son enquête.

    Selon l’association, les usagers sont au cœur du dispositif grâce « à la possibilité d’ajout de documents personnels, la gestion individuelle des autorisations d’accès délivrées aux professionnels de santé de son choix ainsi que la possibilité de masquage des informations qu’ils ne souhaitent pas partager ».

    Enseignements principaux de l’enquête France Assos Santé :

    Globalement :

    • 70 % des Français interrogés sont spontanément intéressés par la possibilité de disposer d’un outil de centralisation en ligne de ses données de santé ;
    • après présentation de la nouvelle version du DMP, ce taux atteint 85 %, « mettant en avant l’intérêt marqué pour ses principales fonctionnalités », commente France Assos Santé.

    Les raisons qui inciteraient à l’ouverture du DMP principalement citées :

    • la possibilité de partager des informations avec les professionnels de santé pour permettre une meilleure prise en charge (raison citée par 36 % des répondants) ;
    • le fait de bénéficier d’un accès centralisé à ses données de santé (36 %).

    Les fonctionnalités qui inciteraient principalement à l’utilisation du DMP :

    • permettre l’accès à ses informations de santé en cas d’urgence médicale (57 %) ;
    • faciliter la coordination entre les professionnels de santé intervenant tout au long du parcours de santé (54 %) ;
    • éviter la déperdition d’informations pour ne pas recourir à des actes répétés et redondants (51 %) ;
    • avoir un espace regroupant toutes les données médicales (46 %) ;
    • limiter les risques d’interactions entre les différents traitements (39 %).

    À propos des questions de confiance et de sécurités des données

    • La majorité des Français sondés (51 %) font davantage confiance à un acteur public qu’à un acteur privé (17 %) pour la mise en œuvre d’un dossier médical en ligne ;
    • 54 % des personnes interrogées souhaitent solliciter des garanties en termes de sécurisation des données, « les freins identifiés à l’utilisation d’un DMP étant la question du vol ou du piratage des données et de la récupération des informations par d’autres acteurs (employeurs, compagnie d’assurance…) » ;

    54 % des répondants considèrent par ailleurs « la gratuité de l’accès au service » comme un critère important pour l’utilisation de cet outil.

  • Projet 3IA : 4 instituts fortement impliqués dans la santé retenus dans le cadre de l’appel à projets

    Les sites de Grenoble, de Nice Sophia Antipolis, de Paris et de Toulouse avaient été présélectionnés pour être désignés comme « Instituts interdisciplinaires d’intelligence artificielle » (3IA) dans le cadre de l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) lancé durant l’été 2018, qui s’inscrit dans le programme national pour l’IA du président de la République Emmanuel Macron.

    Les quatre sites en question sont plus précisément : MIAI@Grenoble-Alpes (Grenoble), 3IA Côte d’Azur (Nice), Prairie (Paris) et Aniti (Toulouse). Tous ces instituts ont pour application privilégiée la santé aux côtés d’autres secteurs tels que l’environnement, le développement des territoires et les transports, précise le communiqué du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (Mesri) paru le 6 novembre 2018.

    Ces candidats doivent étayer leur proposition de projet avant le 15 janvier 2019 en vue de l’obtention de la labellisation 3IA. Une fois celle-ci obtenue, les établissements se verront attribuer une subvention de valeur variable, prélevée dans l’enveloppe globale de 100 millions d’euros budgétée par le programme prioritaire de recherche du PIA3 et le Mesri.

    Initiative au sommet : un réseau d’excellence 3IA

    Le 25 juillet 2018, Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, et Guillaume Boudy, secrétaire général pour l’Investissement, ont lancé un AMI afin de recueillir les candidatures des pôles de recherche, de formation et d’innovation qui pourront candidater pour l’obtention du label 3IA.

    Frédérique Vidal a déclaré à ce propos : « Le développement des technologies d’IA s’accélère fortement et irrigue l’ensemble des secteurs de l’économie et de notre vie quotidienne, en posant de nouveaux sujets économiques, sociaux, éthiques et démocratiques. Cette compétition est mondiale et, en son sein, les [États-Unis] et la Chine font la course en tête en portant des visions de l’IA sensiblement différentes de la vision européenne. Pour ces deux raisons, la France et l’Europe se doivent d’être à la pointe mondiale de l’IA et l’impulsion donnée par le Président de la République est décisive. Les 4 sites présélectionnés pour les instituts permettront de former un réseau avec les meilleures institutions de recherche mondiale en IA. »

    Le programme national en IA à 3 axes

    Cet appel à manifestation est la concrétisation du 3e défi d’intelligence artificielle du programme national en IA tel que défini par le Conseil de l’innovation du 18 juillet 2018 aux côtés des mesures suivantes annoncées :

    • amélioration des diagnostics médicaux par l’intelligence artificielle ;
    • sécurisation, fiabilisation et certification des algorithmes d’IA ;
    • renforcement des moyens des appels à projet portant sur l’intelligence artificielle de l’Agence nationale de la recherche (+10 M€/an) dès 2018.

    12 candidatures reçues au total et 4 retenues

    Douze dossiers ont été déposés au total par 12 sites : Bordeaux, Grenoble, Lille, Marseille, Nancy, Nice Sophia Antipolis, Paris (deux), Paris-Saclay, Rennes, Strasbourg, Toulouse.

    Sur ces douze candidats, quatre ont été retenus par un jury international réunissant des personnalités scientifiques reconnues dans le domaine de l’IA sous la présidence d’Aude Billard, professeur à l’École polytechnique fédérale de Lausanne.

    Les instituts doivent déposer un projet détaillé avant le 15 janvier 2019. La suite du processus se décline comme suit :

    • obtention du label 3IA définitivement après examen par le jury international ;
    • sélection des premières chaires individuelles de recherche au sein de chaque 3IA ;
    • accord d’un soutien financier par l’Agence nationale de la recherche.

    « Le 3e programme des investissements d’avenir, partie intégrante du Grand plan d’investissement, a pour objectif de poursuivre la transformation du paysage français de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, précise pour sa part Guillaume Boudy. Avec l’action intitulée « Programmes prioritaires de recherche », nous soutenons la structuration de certains secteurs scientifiques et/ou technologiques qui présentent des enjeux particuliers pour la France. Parmi ces programmes, celui consacré à l’IA est et restera le plus important, ce qui illustre clairement l’investissement de l’État dans ce secteur. Cet appel à manifestations d’intérêt a donné lieu à un nombre élevé de propositions de grande qualité, traduisant l’engagement des communautés scientifiques concernées mais aussi – et cela a été souligné par le jury international – celui des entreprises partenaires. »

  • 40 établissements de Ramsay Générale de Santé dotés du portail d’admission en ligne Ramsay Services

    Le groupe d’hospitalisation privée, Ramsay Générale de Santé, a annoncé le 7 novembre 2018 le déploiement au sein de l’hôpital privé Sainte-Marie à Chalon-sur-Saône (71) de son portail patient Ramsay Services, un outil qui vise à simplifier les démarches administratives des patients et à proposer une gamme de services pour faciliter leur hospitalisation, depuis l’admission en ligne jusqu’au suivi post-hospitalisation.

    Le groupe avait annoncé en juin 2018 la généralisation du déploiement de Ramsay Services, appelé également « plateforme digitale de services ».

    Pour rappel, les principales fonctionnalités et services disponibles sur le portail sont :
    • l’admission en ligne : enregistrement de l’hospitalisation, prise de rendez-vous avec l’anesthésiste, choix du niveau de confort de la chambre, informations sur la prise en charge de la complémentaire santé (mutuelle), conseils pratiques pour préparer son séjour ;
    • une offre de services aux personnes additionnelles « réservables » en ligne pour le patient hospitalisé ou son entourage : aide-ménagère, auxiliaire de vie, garde d’enfants ou d’animaux à domicile, livraison de repas ;
    • un questionnaire de satisfaction patients ;
    • un suivi post-hospitalisation qui maintient le contact entre le patient et l’hôpital une fois de retour à domicile.

    Progression du déploiement au sein du groupe

    Éric Calderon, directeur de l’hôpital privé Sainte-Marie, souligne les avantages et les bénéfices de ce nouveau service (communiqué) : « La qualité de la prise en charge de nos patients est une clé essentielle du résultat thérapeutique. Le déploiement de Ramsay Services sur le site internet de notre établissement va permettre à nos patients d’aborder sereinement leur hospitalisation en facilitant des démarches administratives qui peuvent parfois sembler longues et fastidieuses. »

    Le déploiement de la plateforme a été initié en mai 2017, lorsque 6 établissements pilotes ont intégré l’outil. À ce jour, le groupe compte près de 40 établissements dotés du portail Ramsay Services et, comme prévu dès le départ, 84 % des hôpitaux et cliniques du groupe seront couverts d’ici à la fin de l’année 2018.

    Le groupe vise un objectif de couverture la plus complète possible d’ici la fin de l’année 2019, soit 58 établissements de médecine-chirurgie-obstétrique équipés.

  • États généraux du diabète : la fédération propose de lancer des plateformes mutualisées de télésuivi

    Le 7 novembre 2018, à l’occasion d’un point presse portant sur la restitution des premiers états généraux du diabète et des diabétiques, la Fédération française des diabétiques a dévoilé 15 propositions « pour une médecine fondée sur l’humanisme », dont deux d’entre elles portent sur la e-santé et les technologies de santé :

    • proposition 11 consiste à « faciliter le quotidien des patients en favorisant les consultation à distance et le télésuivi« . L’une des idées centrales ici est la création de centres experts de suivi et de pratiques intégrées, avec une expérimentation dans la région Auvergne-Rhône-Alpes pour définir des parcours patient plus efficaces en coordonnant les parcours et en offrant des plateformes mutualisées de télé-suivi des patients ;

    • proposition 13 visant à « intégrer la qualité de vie des patients dans l’évaluation des technologies de santé (médicaments, dispositifs médicaux) ». L’une des initiatives avancées ici est le renforcement des moyens humains et financiers du Comité économique des produits de santé (CEPS) pour accélérer l’accès aux technologies de santé.

    La restitution de ces états généraux et la présentation des différentes propositions aura lieu le 14 novembre 2018 au ministère des Solidarités et de la Santé, l’objectif pour la fédération étant de participer activement à la transformation du système de santé français dans le cadre du plan Ma Santé 2022, qui a identifié la lutte contre le diabète comme l’un des axes forts de la réforme.

    Proposition 11 : favoriser les consultations à distance et le télésuivi

    Les personnes diabétiques, en particulier de type 1, sont et seront encore plus nombreuses dans les années à venir à être équipées de capteurs de glucose en continu, d’outils de mesure de l’activité physique, d’une pompe à insuline connectée ou d’applications de pilotage de leur diabète.

    La Fédération française des diabétiques estime que l’ensemble de ces objets et plus précisément les données qu’ils génèrent sont actuellement « largement sous-exploitées alors même que cette « transformation numérique » devrait améliorer la coordination du parcours de santé, faciliter la relation médecin-patient, aider le professionnel de santé à la décision médicale et à l’évaluation de ses pratiques ».

    Plan d’action

    • Créer un centre expert de pratiques intégrées pour adolescents et adultes atteints d’un diabète de type 1.
      La Fédération souhaite fonder des centres experts de suivi et de pratiques intégrées, le diabète de type 1 et sa technicité étant parfois compliqués à appréhender pour les patients.
      Avant la généralisation de ce type de centre, le modèle des centres dit « Diabeter » pourrait être expérimenté dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, dans le cadre de l’article 51, co-construit entre professionnels de santé et associations de patients. Les cliniques Diabeter, créées en 2006 aux Pays-Bas par les pédiatres Henk-Jan Aanstoot et Henk Veeze, sont spécialisées dans la prise en charge du diabète de type 1 de l’enfant et du jeune adulte, qui peuvent bénéficier d’un suivi en présentiel ou à distance selon leurs besoins. Une solution numérique permet au patient d’accéder à ses données de santé et au soignant de disposer des données de ses patients pour adapter ses consultations (temps, contenu).
      L’objectif de l’expérimentation en Auvergne-Rhône-Alpes est de définir des parcours patient plus efficaces en coordonnant les parcours et en offrant des plateformes mutualisées de télé-suivi des patients. 
      • Quand ? En 2018.
      • Qui ? Le ministère des Solidarités et de la Santé, la Caisse nationale de l’assurance maladie, la Fédération française des diabétiques et les services de diabétologie.
    • Développer sur tout le territoire le programme Etapes et faciliter l’inclusion des patients par le professionnel de santé.
      La fédération note que le programme Etapes n’est pas parfaitement connu par l’ensemble des acteurs (professionnels de la santé, patients) et que, de ce fait, la maillage territorial n’est pas optimal. Elle estime donc qu’il est nécessaire que tous les acteurs s’engagent à favoriser l’inclusion des patients diabétiques dans le programme pour permettre un déploiement territoire homogène, en créant notamment « une communication spécifique sur les modalités, les conditions d’inclusion mais également les bénéfices pour les patients ».
      • Quand ? En 2019.
      • Qui ? La Direction générale de l’offre de soins, les Agences régionales de santé (ARS), l’Union régionale des professionnels de santé et la Fédération française des diabétiques.
    • Réaliser une campagne de communication pour informer l’ensemble des acteurs de l’entrée de la téléconsultation dans le droit commun et permettre son déploiement rapide et homogène sur l’ensemble du territoire.
      La téléconsultation est entrée dans le droit commun en septembre 2018, mais beaucoup de patients ne maîtrisent pas encore totalement son fonctionnement et ses modalités (coût, remboursement, etc). La fédération souhaite donc lancer une campagne de communication et d’information auprès des acteurs concernés, aussi bien auprès des patients et du grand public que des professionnels de santé.
      • Quand ? En 2019.
      • Qui ? Le ministère des Solidarités et de la Santé, la Caisse nationale de l’assurance maladie, la Société française de télémédecine, France Assos Santé et la Fédération française des diabétiques.
    • Élargir les critères d’inclusion du programme Etapes à tous les diabétiques de type 1 et les diabétiques de type 2 insulinotraités.
      La télésurveillance, qui est actuellement limitée aux personnes diabétiques de type 1 ou de type 2 déséquilibré, doit être accessible à tous les patients diabétiques insulinotraités, recommande la Fédération française des diabétiques, soulignant qu’il est nécessaire d’élargir les critères d’inclusion. 
      • Quand ? À la fin de l’expérimentation Etapes.
      • Qui ? Le ministère des Solidarités et de la Santé, la Caisse nationale d’assurance maladie, les parlementaires et la Fédération française des diabétiques.

    Proposition 13 : intégrer la qualité de vie des patients dans l’évaluation des technologies de santé

    Cette intégration est indispensable pour :

    • restaurer la confiance entre les industriels des technologies de santé et le reste de la société ;
    • mieux prendre en compte le vécu des utilisateurs de ces technologies de santé ;
    • améliorer le système de pharmacovigilance et matériovigilance ;
    • donner aux décideurs les données nécessaires à la réévaluation et l’adaptation du prix en fonction des résultats des études en vie réelle.

    Plan d’action :

    • mettre en place des campagnes de communication envers les prescripteurs autour de la « bonne prescription au bon patient au bon moment » ;
    • renforcer les moyens humains et financiers du Comité économique des produits de santé (CEPS) pour accélérer l’accès aux technologies de santé ;
    • renforcer le cadre législatif et réglementaire relatif à la sécurité sanitaire du médicament et des produits de santé ;
    • construire des méthodologies robustes pour recueillir et prendre en compte les données en vie réelle ;
    • transformer les essais cliniques pour qu’ils intègrent les données en vie réelle ;
    • conditionner la prise en charge des technologies de santé au regard de leurs performances en vie réelle.

    Points forts en dehors de la e-santé

    Créer un statut intermédiaire à la reconnaissance qualité de travailleurs handicapés (RQHT)

    En dehors de la e-santé, l’un des axes forts présentés par la Fédération française des diabétiques est la volonté de créer d’ici 2020 un statut intermédiaire à la reconnaissance qualité de travailleurs handicapés (RQHT) pour les personnes en affection longue durée (ALD) afin de favoriser leur maintien dans l’emploi (proposition 5), la RQHT n’étant pas justifiée dans le cadre des personnes diabétiques, qui peuvent mener une vie professionnelle « normale ».

    Assouplissement de la loi pour l’obtention du certificat médical permettant de passer le permis de conduire (en dehors des 15 propositions)

    Par ailleurs, Gérard Raymond, président de la fédération, a annoncé avoir signé le 6 novembre 2018 un accord avec les ministères de l’Intérieur et de la Santé ainsi que la Sécurité routière pour alléger le processus d’obtention du certificat d’aptitude permettant aux personnes souffrant de diabète de passer le permis de conduire.

    Les diabétiques pourront désormais demander ce certificat auprès de leur médecin traitant ou d’un spécialiste, sans passer par un médecin agréé (préfecture) comme la loi l’exige actuellement. « C’est une grande révolution », insiste Gérard Raymond.

  • L’AP-HP s’engage pour la réussite du DMP et ouvre un « espace patient » en ligne sécurisé

    C’est pour répondre à un double objectif – poursuivre sa propre transformation numérique et soutenir le déploiement du DMP – que l’AP-HP lance ce 6 novembre 2018 un espace sécurisé à destination des patients du centre hospitalier, accessible via le lien ci-contre, regroupant un panel de services en ligne.

    Cet espace personnel du patient centralise l’offre de services suivants :
    • prise de rendez-vous ;
    • préparation des démarches administratives ;
    • règlement des soins et prestations ;
    alors que trois autres services sont en cours de développement  :
    • remplissage en ligne de questionnaires médicaux ;
    • consultation des documents de soins ;
    • demande d’inscription en maternité.

    Des services en ligne existent depuis 2015 à l’AP-HP

    • Payer ses soins et ses prestations est un service mis en place en 2015 qui permet aux patients de régler leurs soins en quelques clic.
    • Prendre rendez-vous en ligne est une fonctionnalité disponible depuis l’été 2017, mise en œuvre grâce à un partenariat avec Doctolib. Selon une enquête de l’AP-HP, dont les résultats ont été publiés en février 2018, 85 % des patients usagers (25 000 usagers interrogés) de ce service en étaient satisfaits ou très satisfaits.
    • Réaliser des démarches administratives est le dernier service à avoir été ajouté dans l’espace patient début 2018. Grâce à cette fonctionnalité, les patients peuvent réaliser leur pré-admission en amont de leur venue en hospitalisation ou en consultation.

    Les patients ayant créé un compte personnel dans l’espace qui leur est dédié sur le site de l’AP-HP peuvent gagner du temps en accédant à un formulaire partiellement pré-rempli. Réaliser cette démarche en ligne leur permet de se rendre directement en consultation ou dans le service d’hospitalisation.

    Cette façon de préparer leur pré-admission est garante de la bonne qualité des données recueillies car elles permet d’éviter les erreurs, notamment au moment de la facturation.

    Modalités de connexion

    Les patients majeurs déjà suivis à l’AP-HP peuvent désormais se créer un compte en quelques clics, notamment grâce à l’utilisation du service d’authentification de l’État, FranceConnect. Leurs traits d’identité sont alors comparés avec ceux des systèmes d’information de l’AP-HP et un code de vérification leur est envoyé pour finaliser la connexion en toute sécurité.

    De nouveaux services disponibles dès début 2019

    La disponibilité de trois nouveaux services, listés ci-après, est annoncée « dans les prochains mois » :

    • compléter des questionnaires médicaux : début 2019, les patients pourront se voir adresser par leur médecin des questionnaires, spécifiques à leur pathologie, qui faciliteront leur prise en charge et leur suivi en consultation. Au cours de la phase pilote, le service sera disponible dans cinq spécialités avant d’être étendu à l’ensemble des spécialités demandeuses dans les mois suivants :
      • rhumatologie,
      • pneumologie ;
      • oncologie ;
      • cardiologie ;
      • anesthésie ;
    • accéder à ses documents médicaux : les patients auront accès en ligne à leurs comptes rendus d’hospitalisation et de consultation pour répondre à la demande croissante d’accès libre aux comptes rendus par les patients. Ce service ne sera pas disponibles dans les hôpitaux européen Georges-Pompidou et Robert-Debré, mais à terme le champ des documents disponibles sera élargi pour inclure les données liées à l’imagerie, aux actes de biologie, etc. ;
    • demander son inscription en maternité : les patientes de l’AP-HP pourront s’inscrire au sein de l’une de ses treize maternités dès le printemps 2019. Un formulaire unique sera mis à leur disposition et elles pourront être facilement réorientées au sein de l’institution.
  • Le SML regrette les atteintes à l’indépendance des libéraux instaurées par le PLFSS 2019

    Alors que le PLFSS voté par l’Assemblée nationale le 30 octobre 2018 va être examiné par la commission des Affaires sociales du Sénat le 7 novembre et débattu par les sénateurs entre le 12 et 20 novembre 2018, le Syndicat des Médecins Libéraux (SML) a réagi dans un communiqué du 2 novembre 2018 à plusieurs mesures inscrites dans le texte adopté.

    Le SML salue les mesures telles que  le relèvement de l’Ondam ou des mesures visant à faciliter l’exercice libéral occasionnel, mais dénonce à la fois une « mise sous tutelle » croissante des médecins libéraux notamment à travers la volonté d’accélérer le déploiement des communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS).

    Des progrès nuancés et un libéral qui se sent contraint

    Le SML salue le relèvement de l’ONDAM de 2,5 % pour 2019, soit 200,3 milliards d’euros afin d’accompagner la transformation du système de santé.

    Parmi d’autres mesures jugées positives par le syndicat :

    • la protection sociale des indépendants ;
    • l’harmonisation du congé maternité et la prolongation du congé paternité en cas d’hospitalisation du nouveau-né ;
    • la dématérialisation des arrêts de travail, que le SML souhaite voir étendue aux prescripteurs hospitaliers ;
    • les dispositions destinées à simplifier l’exercice libéral occasionnel qui lèvent un des derniers obstacles dissuadant les jeunes médecins de rejoindre les cabinets libéraux durant leur formation.

    Les regrets : les CPTS remises en cause

    Malgré le taux de l’ONDAM relevé, le SML retient :

    • les 3,840 milliards d’euros d’économies qu’il faudra réaliser afin de limiter l’évolution tendancielle des dépenses d’assurance maladie ;
    • le gel début 2019 des 120 millions d’euros dévolus aux soins de ville dans l’objectif de couvrir une partie du dépassement éventuellement constaté en cours d’exercice.

    Par ailleurs, les médecins libéraux ont le ressenti que leur pratique est de plus en plus contrainte par des mesures redondantes.

    Le SML s’interroge ainsi sur les dispositifs censés accélérer la mise en œuvre des communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) et le déploiement des assistants médicaux.

    Le syndicat s’interroge sur cette volonté d’accélérer le déploiement de ces dernières et rappelle que dans le cas de l’adoption définitive du texte actuel du PLFSS, le directeur général de l’Assurance maladie devra engager « dans le délai d’un mois à compter de la promulgation […] des négociations conventionnelles en vue de déterminer les mesures visant à inciter au développement de l’exercice coordonné et au recrutement de personnels salariés ayant vocation à assister les médecins dans leur pratique quotidienne ».

    La réorientation des urgences à l’hôpital et la prescription par les pharmaciens refusées

    Le SML s’oppose en outre au forfait de réorientation des urgences à l’hôpital vers les soins de ville et encore davantage à l’introduction d’une rémunération au forfait en ville.

    Dans un autre communiqué, le SML se réjouit du rejet de l’amendement ayant proposé l’introduction de la possibilité pour les pharmaciens de prescrire certains types de médicaments.

  • Selon 93 % des médecins, la téléconsultation résoudrait certains problèmes des patients (Hellocare)

    93 % des médecins estiment que la téléconsultation résoudrait certains problèmes de leurs patients, révèle un étude réalisée en juillet 2018 par Hellocare, une société qui propose une plateforme de télémédecine.

    En ce qui concerne le type de problèmes concernés, 96,4 % répondent qu’un tel dispositif permettrait aux patients de limiter leurs déplacements, 85, 7 % de réduire le délai avant une consultation, la même proportion cite une baisse du renoncement aux soins, enfin, 60,7 % pensent que l’un des avantages des consultations à distance est la diminution du temps passé en salle d’attente.

    Cette enquête, présentée sous la forme d’une infographie diffusée le 5 novembre 2018, est un complément à une étude Ipsos intitulée « Télémédecine : une réponse complémentaire efficace pour faciliter l’accès aux soins », publiée le 29 mai 2018. Elle a été menée à partir d’un échantillon de 30 médecins et de plus de 1 000 patients français.

    Autres enseignements principaux de l’étude

    • 20 % des consultations pourraient déjà être faites en ligne, soit environ 60 consultations par mois par médecin généraliste ;
    • 68 % des médecins généralistes déclarent déjà échanger avec leurs patients par SMS, une proportion qui est de 58 % chez les spécialistes ;
    • 6 personnes interrogées sur 10 ont déjà renoncé à consulter un professionnel de santé et 38 % ont attendu trop longtemps avant de consulter pour un problème a priori bénin et qui s’est par la suite aggravé.
  • Sensibilisation : le GCS e-santé Pays de la Loire crée l’escape game « Sant’escape sécurité numérique »

    Dans le cadre du mois européen de la cybersécurité (octobre) et de sa volonté de « diversifier les outils de sensibilisation sur la sécurité numérique en santé », le groupement de coopération sanitaire (GCS) e-santé Pays de la Loire propose un escape game (jeu d’évasion grandeur nature avec une énigme à résoudre) dédié aux structures et professionnels de santé de la région baptisé « Sant’escape, sécurité numérique », annonce le GCS dans un communiqué publié le 29 octobre 2018 sur son site web.

    Toutes les sessions de jeu s’achèvent par un débriefing au cours duquel les conséquences des mauvaises pratiques sont expliquées, l’importance des actions individuelles au service d’une démarche collective est rappelée et des documents de sensibilisation sont remis aux participants.

    Cette activité est le premier élément d’une offre régionale d’escape games développée sous l’appellation « Sant’escape », dont la structuration est soutenue par l’Agence régionale de santé (ARS) Pays de la Loire. Le GCS précise que ce catalogue sera progressivement complété par d’autres thématiques, comme la qualité, la sécurité des soins et la e-santé.

    Le jeu « Sant’escape, sécurité numérique » sera présenté lors de la Journée régionale « sécurité numérique en santé », organisée le 20 novembre 2018 à Angers par le GCS et l’ARS des Pays de la Loire.

    Présentation de l’escape game

    Auriane Lemesle, référente régionale « sécurité des système d’information » au GCS e-santé Pays de la Loire à l’origine de ce projet, présente le scénario de l’escape game comme suit : « Cinq journalistes s’introduisent dans une salle de réunion de l’Institut médical des étoiles pour découvrir pourquoi Johnny Jackson (une célébrité inventée) a été pris en charge par cette structure. Les bonnes pratiques de base en matière de sécurité numérique ont-elles été bien suivies dans cet établissement ou seront-elles la clé d’accès aux informations de santé de l’inventeur du Lune Walk ? Ils ont 45 min pour trouver le scoop et rebooster les ventes du journal Ouest People ! »

    Un partenariat entre 5 structures

    Pour développer l’outil « Sant’escape-sécurité numérique », un groupe de travail réunissant des spécialistes en sécurité des systèmes d’information, en gestion des risques, en protection des données personnelles et en communication a été formé avec les collaborateurs suivants :

    • le GCS e-santé Pays de la Loire ;
    • QualiREL Santé, structure d’appui à la qualité, à la gestion des risques et à l’évaluation des Pays de la Loire ;
    • le groupement hospitalier de territoire (GHT) 85 ;
    • LNA Santé, anciennement Le Noble Âge ;
    • l’Association d’hygiène sociale de la Sarthe.

    QualiREL Santé chargé de promouvoir le jeu auprès des qualiticiens et gestionnaires de risques régionaux

    « Sant’escape-sécurité numérique » a été créé avec Orange Cyberdéfense, une filiale rassemblant les activités de sécurité numérique du groupe Orange, en collaboration avec QualiREL Santé, qui va promouvoir l’outil auprès du réseau des qualiticiens et de gestionnaires de risques régionaux ainsi que des professionnels médico-soignants et des cadres de santé.